Le meilleur du Belize

Claude Hervé-Bazin
par Claude Hervé-Bazin

20 décembre 2019

Belize Tobacco Caye
Tobacco Caye © Erwin Barbé - stock.adobe.com

Les Anglais, qui l’occupèrent jusqu’en 1981, l’appelaient Honduras britannique. Drôle de pays : moins grand que la Bretagne (22 965 km2), le Belize, bordé par le Mexique et le Guatemala, est la seule contrée anglo-saxonne dans l’hispanomonde américain.

Un héritage du temps où les corsaires de Sa Majesté écumaient les côtes caraïbes, avant de se reconvertir à l’extraction des bois précieux, esclaves à l’appui. Résultat : les Bélizéens sont pour bonne partie noirs ou métis et anglophones, même si les récentes vagues d’immigration ont vu la part des Latinos s’accroître – et une grande communauté mennonite se développer, loin du monde moderne…

Au-delà de ces particularismes, le Belize révèle une autre facette fascinante : coincé entre les plus grandes forêts tropicales centre-américaines et la seconde plus longue barrière de corail au monde, voilà un vrai paradis écologique, peu exploité. Pas de bananeraies industrielles ici (ou si peu), peu de pollution, peu de routes disséquant la nature en tronçons.

Resté largement en marge du développement, le Belize se réveille doucement en mettant en avant ce patrimoine naturel rare et précieux. Sans oublier ses grandes cités mayas, qui, elles aussi, émergent à peine de leur gangue de végétation…

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Belize City : 100 % caraïbe

Belize City
Belize City © photosounds - Shutterstock

Il flotte dans les rues de Belize City quelque chose des ports antillais un peu interlopes de jadis, aux maisons en bois dépenaillées trop souvent secouées par les ouragans, posées le long de canaux crados et de rues aux alignements approximatifs.

La plus grande ville du pays (65 000 habitants) est avant tout un nœud de communications : on y atterrit, on y embarque pour les îles, on y fait le plein et ses courses avant de prendre la route. Peut-être ira-t-on, avant, trinquer au Bird’s Isle devant une soupe de pieds de vache, entre un groupe de soca et un seau de bière.

Belise City Saint-John Cathedral
St John’s Cathedral © Office de Tourisme du Belize

Peut-être fera-t-on le (rapide) inventaire des vestiges coloniaux : le Swing Bridge (pont tournant) enjambant la Belize River juste avant son embouchure, le Musée National installé dans l’ancienne prison, la jolie Cour Suprême, la Government House of Culture cernée de cocotiers et, tout au bout de la rue, la modeste St John’s Cathedral, grande comme une église de campagne, ventilateurs en prime. L’air est moite, ici.

Inutile d’aller bien loin pour trouver la nature. Au Belize Zoo d’abord, plus sanctuaire que prison, où se côtoient toutes les espèces locales, ocelots et jaguars inclus. Au Community Baboon Sanctuary, ensuite, où plusieurs villages se sont alliés pour cesser de déboiser et protéger, non pas les babouins, mais les singes hurleurs qui habitent en nombre le coin. Plutôt que de les entendre de loin, ici, on les observe de près.

Coup de cœur : le petit Nature Resort, au Community Baboon Sanctuary, dispose d’une poignée de jolies cabañas en bois, plantées entre les manguiers. On peut aussi y camper.

Nord du Belize : les cités mayas d’Altun Ha, Lamanai et Cerros

Belize Altun Ha
Altun Ha © Cindy Miller Hopkins/Danita Delimont - stock.adobe.com

Double plaza, pyramides bien en place, l’image correspond en tout point à l’idée qu’on se fait d’une cité maya, visiteurs exceptés (le site est souvent désert !). Datant de l’époque classique (500-900), Altun Ha, qui compta sans doute près de 10 000 habitants, a livré aux archéologues quelque 800 objets en jade (!), dont une tête du dieu du Soleil, malheureusement planquée depuis dans les coffres de la Banque centrale… Plus étonnant encore : des silex dits « excentriques », à dents, en forme de disque, ou taillés de profils humains, dont on peut voir quelques beaux exemplaires sur place.

Belize Lamanai
Lamanai © wollertz - stock.adobe.com

Plus importante encore (35 000 habitants sans doute), Lamanai est entièrement retournée à la forêt. Une piste y mène, mais la plupart des visiteurs l’abordent de préférence en bateau, en remontant cette New River dont la population de sauriens a donné son nom à la cité, signifiant « crocodile submergé ».

Les singes hurleurs y veillent (notamment) sur le temple du Jaguar et le Grand Temple (33 m), au sommet duquel on grimpe pour un panorama imprenable sur la canopée. Mais le plus surprenant est au bout du site, à l’abri des regards : le bien nommé temple des Masques est greffé de deux grands visages en stuc hiératiques de Kinich Ahau, le dieu du Soleil. Rayonnant.

Coup de cœur : fort peu visité, Cerros date de la période préclassique. Si l’essentiel de ses ruines sont moins impressionnantes que celles des cités postérieures, on y découvre un petit temple aussi beau que rare, tournant le dos à la mer des Caraïbes, plaqué de 4 splendides têtes en stuc superbement restaurées. Son nom: 5C-2nd…

Parenthèses mennonites à Shipyard

Belize Mennonites
Mennonites © akramer - Shutterstock

Ceux qui se rendent à Lamanai en 4x4 (inutile d’y penser en véhicule standard) traversent un drôle de village éparpillé, multipliant les fermes et les éoliennes : Shipyard. Très vite, des carrioles à cheval et des calèches surgissent, transportant des barbichus à chapeau de paille ou de cowboy, des femmes en noir, des enfants blonds en salopette sombre.

Qui sont-ils? Des mennonites, membres d’une secte protestante née en Suisse au 17e siècle et parvenue en Amérique au gré des persécutions, après divers détours. Les premiers d’entre eux ont débarqué au Honduras britannique en 1958, en quête de recoins isolés où pratiquer leur foi, caractérisée par un refus viscéral de la modernité.

Pas de magasins ici, mais seulement des épiceries cachées dans des granges, où les habitués passent commande en (vieil) allemand. Pas d’églises non plus : on prie ici dans les fermes, une semaine sur deux ! Et pas d’électricité, bien sûr. Shipyard est à la fois la plus grande communauté mennonite du Belize (environ 3 800 habitants) et la plus traditionaliste. Et si l’essentiel de la population y est agricultrice, les rares tracteurs n’ont pas de roues en caoutchouc : trop confortable. Elles sont en métal.

D’autres villages mennonites se révèlent au fil du voyage. Sur la route de Sarteneja, au nord-est du pays. Dans la région de San Ignacio. Au Sud, aussi. Selon les dernières estimations, les mennonites seraient aujourd’hui environ 12 000 au Belize.

Coup de cœur : la Shipstern Nature Reserve, aux portes de Sarteneja, organise une rare incursion dans le village mennonite de New Belize.

La grande barrière de corail méso-américaine

Belize Ambergris
Snorkeling à l'île d'Ambergris © Jennifer Jean - stock.adobe.com

Elle s’étend sur près de 1 000 km de long, de la pointe du Yucatán jusqu’aux îles de la Baie, au Honduras. Voilà, après l’Australie, la 2e plus grande barrière de corail au monde !

Première destination touristique à s’être développée au Belize dès les années 1980, l’île d’Ambergris s’y étire tout en longueur, déroulant un ruban de sable de près de 40 km pour 1,5 km de large. D’un côté : lagunes saumâtres et mangrove. De l’autre : les plages qui ont fait sa renommée, jusqu’à la voir (trop) bétonnée, côté San Pedro.

On ne vous conseille pas tant d’y venir pour des vacances balnéaires que pour ce que l’on trouve sous la surface des eaux turquoise. Juste à la pointe sud d’Ambergris se dessine la petite réserve marine de Hol Chan, aux herbiers et récifs en (relatif) bon état. Toute sortie s’y termine à la Shark-Ray Alley, un endroit assez extraordinaire où se réunissent bancs de poissons denses, grandes raies pastenagues et requins-nourrices (certains atteignent 3 m, mais, pas d’inquiétude, ils sont peu agressifs !).

Belize Blue Hole
Trou Bleu © James - stock.adobe.com

Plus au large, le célèbre Trou Bleu (Blue Hole) perce la grande barrière d’un rond bleu outremer presque parfait, souligné par une corolle de récifs. Diamètre : 300 m. Profondeur : 124 m. Y aller en bateau n’apporte rien ; c’est d’avion et uniquement d’avion que l’on ramènera la photo qui tue. Au prix d’un modique investissement de 270 US$.

Conseil : à Hol Chan, mieux vaut privilégier une sortie de snorkeling l’après-midi. La plupart des visiteurs y vont le matin, de même que ceux qui logent à Cay Caulker ; les eaux sont en conséquence beaucoup plus encombrées à ce moment-là.

Caye Caulker : l'île tranquille du Belize

Belize Caye Caulker
Cay Caulker © Marek - stock.adobe.com

Si beaucoup d’îles, au Belize, sont privées et hors d’atteinte (ou juste hors de prix !), la ronde des ferries met Caye Caulker à la portée de tous. De Belize City ou d’Ambergis, la traversée, aux faux airs de croisière, ne prend que 30 à 45 min.

Voilà une île bien sympathique, en marge des courses à l’échalote et des prétentions. Peu de béton, ici, plutôt des maisons en bois colorées aux toits de tôle. Pas de goudron, mais des rues de sable chaud. Et plus de vélos que de voiturettes de golf – trop nombreuses à San Pedro, elles y ont rendu la ville infréquentable aux piétons.

Que fait-on à Caye Caulker ? On lézarde, avant tout, en comptant les geckos sur les murs. On se réveille tard pour un petit déjeuner de pancakes à la banane, avant d’embarquer vers le récif ou… vers le hamac. Une pause fraîcheur, face au bar de l’Iguana Reef Inn, et voilà que l’on tombe nez à nez avec des hippocampes…

Certains ont repéré, aussi, tout au bout de la calle La Posa, une guitoune sur un ponton de bois : on y achète des petits poissons pour nourrir les tarpons. Habituellement craintifs (les pêcheurs les adorent), ces grands prédateurs voraces surgissent d’un bond de l’eau pour engloutir le menu fretin qu’on leur tend à la main – si les pélicans n’interviennent pas entre temps !

Le soir, les quelques rues du village s’animent. Le soleil se couche au Lazy Lizard, une bière à la main, du côté du Split, et le poisson grille sur les barbecues.

Coup de cœur : on adore les jolies Maxhapan Cabañas (3 chambres), tenues par la charmante Louise, qui prête volontiers un vélo.

San Ignacio et les cités mayas de l’intérieur du Belize : Xunantunich et Caracol

Belize Xunantunich
Xunantunich © milosk50 - stock.adobe.com

Changement de décor. Dans l’intérieur des terres, le vert a vite fait de remplacer le bleu. À moins de 3 h de Belize City, San Ignacio se présente à cheval sur la Macal River. Ex-bastion des chicleros (ceux qui saignaient les sapotilliers pour faire du chewing-gum), San Ignacio s’entoure d’une mosaïque de forêt, de ranchs et de fermes. La proximité du Guatemala change déjà la donne : ici, on parle volontiers espagnol.

Sur la colline dominant la ville par le sud, Cahal Pech rappelle l’omniprésence de la civilisation maya en ces terres. À 10 km à l’ouest, Xunantunich, la « jeune femme de pierre », s’est figée au-dessus de la rivière Mopan. On y découvre 3 plazas bien ordonnées, dessinant sur un seul axe 3 terrasses de différents niveaux, dominées par la silhouette majestueuse du Castillo (42 m) – orné sur deux de ses faces de frises en stuc intercalées de masques.

Contrairement au Mexique, où il devient de plus en plus rare de pouvoir grimper sur les pyramides, aucun interdit ici : le faible nombre de visiteurs le permet encore. Tant mieux, car le panorama, tout vertigineux soit-il, est splendide.

Belize Caracol
© ivanka84 - stock.adobe.com

Coup de cœur : des abords de San Ignacio, une piste cahoteuse mène, à travers les monts mayas (voir plus loin), vers la plus grande de toutes les cités précolombiennes du Belize (et l’une des moins visitées). Caracol, c’est son nom, compta peut-être jusqu’à 150 000 habitants ! Difficile d’être sûr, car beaucoup de ses édifices restent enfouis sous la végétation. Venir ici reste encore une aventure : il faut en effet près de 3 h pour parcourir les quelque 40 km à vol d’oiseau qui la séparent de San Ignacio !

La grotte ATM : frissons garantis

Belize ATM Cave
Grotte ATM © Office de Tourisme du Belize

ATM pour Actun Tunichil Muknal, la « grotte du sépulcre de cristal ». Perdue dans un recoin de la Tapir Mountain Nature Reserve, cette grotte pas-comme-les-autres se mérite. Il faut d’abord franchir un gué sur la piste. Puis 3 autres, à pied avec, par moments, de l’eau jusqu’à la taille. Une heure plus tard, on pénètre dans une caverne en plongeant dans les eaux bien fraîches qui en barrent l’entrée… Reste à remonter patiemment, accompagné d’abord par le bruit assourdissant du rio souterrain que l’on suit.

La progression se fait à la frontale, entre boue, draperies, colonnes et stalactites. De vastes salles se devinent. D’autres se recroquevillent sur elles-mêmes. Finalement, un ancien sanctuaire maya est atteint : des ossements humains, des poteries, conservés in situ, jonchent le sol. Ils y ont été soudés par les dépôts calcaires.

Porte et frontière vers l’inframonde, où résidaient les dieux, les grottes avaient pour les Mayas un statut hautement sacré. Preuve encore dans la dernière salle – rejointe en chaussettes, pour s’assurer de ne rien abimer –, où repose le squelette fort bien conservé d’une adolescente.

Sans doute morte étranglée vers l’an 800 de notre ère, elle a été surnommée la « demoiselle de cristal » en raison de la gangue de concrétions luisantes qui l’ont peu à peu enrobée. Elle a probablement été offerte en sacrifice aux dieux pour apaiser leur courroux. Guerre ? Catastrophe naturelle ? Dévotion poussée à son extrême ? Difficile de trancher, mais certains y voient un écho de la fin de la civilisation maya, lorsque les hommes ne savaient plus à quel saint se vouer.

Maya Mountains : où est le jaguar ?

Belize Mountain Pine Ridge Reserve
Mountain Pine Ridge Reserve © Office de Tourisme du Belize

Le terme de montagnes est sans doute un peu généreux : le point culminant de la chaîne, le Doyle’s Delight, atteint tout juste 1 124 m. Son nom même, allusion au Monde Perdu de Sir Arthur Conan Doyle, ne pouvait, par contre, être mieux choisi : le sommet, très difficilement accessible, s’enturbanne d’un épais manteau végétal.

Couvert à près de 60 % par la forêt (record centre-américain), le Belize n’a rien à envier au Costa Rica en tant que destination verte. Un certain nombre de lodges y ont été construits ces dernières années, facilitant l’accès à ces vastes pans de territoire seulement traversés par quelques pistes.

On en trouve notamment dans la Mountain Pine Ridge Reserve, où les heureux possesseurs de 4x4 peuvent aller débusquer les Thousand Foot Falls, hautes de 480 m ! C’est évidemment durant la saison des pluies (juin-novembre) qu’elles sont les plus belles… et les plus difficiles à rejoindre.

Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary
Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary © Matyas Rehak - Shutterstock

Plus accessible, le Mayflower Bocawina National Park n’est pas en reste côté chutes (7), camping et lodges très nature. Mais il cède le pas, dans les priorités, au Cockscomb Basin Wildlife Sanctuary, qui forme la première réserve au monde dédiée exclusivement à la protection du jaguar ! Seuls quelques visiteurs ont, chaque année, la chance de le croiser, mais l’aventure et la nature sont belles. Et l’espoir fait vivre.

Coup de cœur : dans le village de Red Bank, les sympathiques propriétaires du (très simple) Scarlet Macaw B&B emmènent les visiteurs observer le rare et spectaculaire ara macao (85 cm). Entre décembre et mars (exclusivement), près de 200 de ces perroquets se regroupent dans le secteur pour se nourrir des fruits du roucou.

La côte sud du Belize, entre lagunes et plages

Belize Fête Garifuna
Fête garifuna © Office de Tourisme du Belize

La côte centrale du Belize est le bastion des Créoles (noirs) et des Garifunas, un peuple né du métissage d’esclaves africains en fuite et d’Indiens caraïbes, déportés par les Britanniques et installés sur ces côtes alors inhospitalières au tournant du 19e siècle.

On les retrouve en nombre à Dangriga où, chaque 19 novembre, le Garifuna Settlement Day est célébré à grand renfort de drums (tambours) et de chants, de défilés, de concerts et de nuits blanches – la musique est ici constitutive de l’identité. Flotte alors haut le drapeau noir-blanc-jaune de la communauté (7 % de la population du Belize).

Belize Placencia
Placencia © Adam - stock.adobe.com

Le reste du temps, Dangriga est vite oubliée pour les plages de la côte centrale. Cap, pour les routards, sur le village de pêcheurs garifuna de Hopkins et sur le Driftwood Beach Bar. Cap, pour les Nord-Américains, sur la station de Placencia, posée tout au bout d’une longue, d’une interminable péninsule sableuse et rêveuse, où la spéculation immobilière est lancée. On s’y oublie facilement quelques jours, les pieds dans le sable chaud ; et tant pis si les sargasses ont aussi tendance à coloniser ce littoral-là… Pour se distraire, on remonte la Monkey River, en espérant apercevoir en prime iguane ou croco.

Coup de cœur : au nord de Dangriga, le village oublié de Gales Point, 100 % créole, s’amarre sur un étroit cordon littoral entre mer des Caraïbes et lagunes. C’est là que l’on a le plus de chances, au Belize, de rencontrer des lamantins.

Atolls et îles extérieures du Belize : petits paradis perdus

Belize Glover's Reef
Glover's Reef © Duarte - stock.adobe.com

Il n’existe que 4 atolls dans la mer des Caraïbes. Trois appartiennent au Belize : Turneffe Atoll (le plus grand : 48 km de long, 16 km de large, abritant 3 hôtels de luxe), Glover’s Reef et Lighthouse Reef.

Exceptionnels, mais pas faciles d’accès… Parmi les 450 îles semées tout au long des côtes du Belize et de la grande barrière méso-américaine, beaucoup, on l’a dit, sont privées et hors de portée du commun des mortels.

Belize Tobacco Caye
Tobacco Caye © Duarte Dellarole - Shutterstock

Pour jouer les Robinsons sans se ruiner, Tobacco Caye est parfait. L’îlot, grand comme deux terrains de football, est atteint en barque à moteur depuis Dangriga, au prix de quelques embruns lorsque la mer enfle (emballez vos affaires dans un sac poubelle !).

Posé sur la barrière, à 16 km au large, ce radeau de sable regroupe une vingtaine d’habitants à l’année, quelques centaines de cocotiers, un hôtel, une poignée de jolies cabañas colorées et quelques guesthouses de guingois, surfant sur des eaux translucides. Les raies y volent en surface et les jardins coralliens sont à trois coups de palme.

Plus près des côtes, au sud du pays, les belles Snake Cayes peuvent être rejointes pour une journée de farniente et de snorkeling. Mieux encore, les Sapodilla Cayes, à 2 h au large, déclinent sable blanc, palmiers les pieds dans l’eau, tortues et fonds superbes. Difficile de ne pas en revenir avec la sensation d’avoir abordé une terre (presque) vierge.

Coup de cœur : la compagnie E-Z Boy Tours, basée à Caye Caulker, propose (notamment) des excursions en bateau-camping absolument géniales vers Half Moon Key, Turneffe Atoll et le Blue Hole.

Pour en savoir plus

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