Le meilleur de Majorque

Claude Hervé-Bazin
par Claude Hervé-Bazin

12 septembre 2019

Mirador de Es Colome
Mirador de Es Colomer © nanisimova - stock.adobe.com

En Espagne, les Baléares font la course en tête. Un calcul a récemment fait la une de la presse locale : depuis les balbutiements du tourisme, près de 400 millions de visiteurs ont posé le pied dans l’archipel ! Cette année, ils devraient être encore 15 millions. Ça ne doit pas être par hasard… 

Majorque, représentant à elle seule 80 % du territoire des Baléares (3 640 km2), reçoit logiquement le plus de monde. Si certains y viennent encore dans l’unique optique de vacances farniente dans ses stations balnéaires à l’urbanisme parfois contestable, l’île ne manque pas d’autres atouts. Et, en plus, c'est à l'arrière-saison qu'elle se révéle dans toute sa beauté, plus tranquille et authentique.

Sa capitale, Palma, vaut le voyage à elle seule, avec sa vieille ville pleine de caractère et ses musées. De là, un train centenaire cabote jusqu’à la charmante Sóller, nichée dans son amphithéâtre rocheux planté d’orangers. Plus largement, la côte ouest, soulignée par la belle Serra de Tramuntana — parcourue de sentiers de randonnée —, se pare de falaises nappées de pins et de villages de pierre ocre. Parmi eux : Valldemosa, rendu célèbre par le séjour qu’y firent Georges Sand et Frédéric Chopin.

Au-delà, il y a le long doigt rocheux du cap Formentor se précipitant en mer, des grottes aux stalactites et stalagmites géantes, des marchés plein de vie et, bien sûr, une jolie collection de plages et de calas (criques) sablonneuses — pas toutes bétonnées.

Lire aussi notre dossier Baléares : quelle île choisir ?

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Le meilleur de Majorque : villes et culture

De la cathédrale de Palma à la chartreuse de Valldemossa, en passant par le musée Miro, l'île de Majorque est une destination culturelle de choix.

Palma de Majorque

Palma de Majorque Cathédrale
Cathédrale - Palma de Mallorca © Balate Dorin - stock.adobe.com

Palma, la capitale des Baléares n’est pas née d’hier. Romaine, vandale, puis longuement arabe avant d’intégrer le giron aragonais au XIIIe s, elle conserve du passé un cœur compact, resserré, attachant, battant la chamade autour de La Seu, la fière cathédrale, juchée sur son promontoire tourné vers la mer et enchâssée de la plus grande rosace gothique d’Europe. Il fallait marquer le triomphe du catholicisme sur l’islam.

Autour de ce bastion de la foi, ruelles et venelles irriguent un plan illogique, hérité de l’ancienne médina. Bien des palais, à la belle pierre ocre, entrouvrent leurs grilles ou leurs portes sur des patios pavés aux majestueux escaliers. Des plantes en pots y imaginent des jardins, bercés par les cloches de multiples églises. Sant Francesc, Santa Eulària, Montesión affirment, chacune à leur manière, la force du baroque et la passion espagnole pour les représentations sacrées douloureuses — que l’on retrouve dans les musées d’art et d’histoire (Museu Diocesà, Museu de Mallorca…).

Face à La Seu, le palais royal de l’Amudaina marque depuis plus de 1 000 ans le siège du pouvoir. On domine d’ici la verdure du S’Hort del Rei et le Parc de la Mar, aux vastes bassins reflétant l’arrogance de la cathédrale. Vers l’ouest, la Lllotja, la bourse du commerce médiévale, dresse ses hautes colonnes-palmiers. Splendide. Le castell de Bellver (XIVe), à l’inhabituelle forme ronde, veille au loin, depuis sa colline.

Coup de cœur : le centre de Palma conserve de très beaux édifices modernistes (l’Art Nouveau espagnol), notamment celui de L’Águila, au masque grimaçant.

Dans les pas de Joan Miró

Majorque Cala Major
Cala Major © kaleff - stock.adobe.com

On ne le sait pas forcément : né à Barcelone, le chantre du surréalisme, qui voulut un temps “assassiner la peinture” avant d’adopter son célèbre style naïf, a longtemps vécu à Majorque, dont sa femme et sa mère étaient originaires. C’est même sur l’île, au contact de sa “catalanité”, que Joan Miró développa à partir de 1942 son vocabulaire pictural imagé, tournant autour d’une trilogie majeure : femmes, oiseaux et étoiles.

En 1956, les Miró s’installent à Cala Major, sur le flanc sud de Palma, à quelques encablures du palais royal de Marivent. Si le quartier a depuis été rattrapé par l’urbanisation, il faut imaginer alors une colline plantée de pins, dominant la Méditerranée.

C’est là, aujourd’hui, que se dresse la Fundació Pilar I Joan Miró, gravitant autour d’un vaste bâtiment moderne inauguré en 1992, où les œuvres de l’artiste sont exposées par roulements. Au-dessus, son atelier semble n’avoir guère bougé, avec ses collections, son matériel et des toiles inachevées. Un peu plus haut, une vieille maison rachetée par le couple servait à Miró pour composer ses plus grandes œuvres ; sur les murs, apparaissent les esquisses au fusain d’œuvres célèbres.

Pas bien loin, les paisibles jardins de Marivent, récemment ouverts au public, exposent 12 sculptures de Miró. On en découvre d’autres sur le front de mer de Palma.

Coup de cœur : à Sóller, dans la vieille gare, une exposition gratuite retrace l’évolution de l’œuvre de Miró et décode son usage fécond de symboles plus ou moins abscons.

Sóller

Majorque Puerto Soller
Puerto Sóller © Dmitrii - stock.adobe.com

C’est par le rail, forcément, qu’il faut gagner la petite ville de Sóller. Partant de la Plaça d’Espanya, au centre de Palma, le vieux train inauguré en 1912 parcourt la Serra de Tramuntana, qui s’amoncèle en crêtes et falaises à l’ouest de Majorque. Le parcours est splendide, nostalgique et… terriblement touristique !

Parvenu au cœur de Sóller, on découvre la gentille gare moderniste, à trente pas du centre névralgique de la Plaça Constitució, dominée par une église (Sant Bartomeu) et une banque (Banco Santander) elles-mêmes réinventées par des disciples de Gaudí à l’aube du XXe siècle. Le reste est autrement plus intemporel : des enfants qui jouent au foot, des papys qui prennent le frais et des terrasses où l’on s’attable pour un jus d’orange tout juste pressé. Le tramway dévalant vers Puerto Sóller se glisse au milieu.

Coincée dans sa large cuvette enserrée sur trois côtés par un amphithéâtre rocheux, Sóller a longtemps vécu en tournant le dos à Palma avec, pour tout débouché, ce port à la baie traçant un parfait arc de cercle, très protégée, devenue station balnéaire. On y exportait jadis les oranges vers la France. On s’y dore aujourd’hui la pilule, avant d’aller admirer la mer du haut des falaises où se perche le phare du cap Gros.

Coup de cœur : tout autour du cœur de Sóller, de fort belles propriétés se dissimulent dans leurs vergers d’orangers et de mandariniers. Plusieurs ont été transformées en hôtels fort plaisants, dans une belle sérénité mêlée de senteurs ennivrantes.

Valldemossa

Difficile d’échapper à la foule et au mythe à Valldemossa. Ce gros village, perché sur les contreforts de la belle Serra de Tramuntana, à mi-distance de Palma et de Sóller, est enchaîné depuis plus d’un siècle et demi au souvenir de Georges Sand et Frédéric Chopin, qui vinrent y hiverner en 1838-1839. À cette époque, la desamortización venait juste d’entériner la dissolution des biens monastiques au profit de l’Etat : la chartreuse de Valledemosa fut revendue aux enchères et débitée en tranches.

C’est donc dans des appartements occupant l’ancienne cellule n° 4, spacieuse et avec terrasse sur la campagne, que le couple s’installa dans l’espoir d’améliorer la santé du musicien. Très vite, il se mit à pleuvoir des cordes et Chopin, qui travaillait malgré tout, se retrouva plus malade que jamais. Les amants, vus comme des pestiférés, rejetés pour leur manque de piété, finirent par fuir sur un bateau transportant des cochons…

Aujourd’hui, le ton a bien changé. Deux musées concurrents (cellules n° 4 et n° 2) se partagent des souvenirs : piano authentique, feuillets manuscrits, portraits et petits objets personnels abandonnés dans la hâte du départ. Au-delà, l’ancien monastère révèle une fort belle pharmacie, aux pots en céramique contenant toujours quelques onguents, les appartements du prieur et leur riche bibliothèque, sans oublier le palau del rei Sanxo attenant, réinventé au XIXe s dans le goût de l’époque.

Coup de cœur : la visite de la chartreuse comprend, plusieurs fois par jour, un petit concert gratuit d’œuvres de Chopin.

Les marchés de Majorque

Majorque Sineu Marché
Marché de Sineu © Jeanne Emmel - stock.adobe.com

Méditerranéenne de cœur, bonne vivante, Majorque aime vivre dehors et faire bombance. Très attachés à leur terre et à ses fruits, les Majorquins sont les premiers à se rendre, panier en main, dans les nombreux marchés organisés autour de l’île.

À Palma, chaque matin de la semaine (dimanche excepté), les habitués se retrouvent pour les uns au Mercat de l’Olivar, pour les autres au Mercat de Santa Catalina, pour soupeser, humer, goûter le cas échéant. Un peu plus grand, le premier possède un coin dédié aux poissons et fruits de mer ; le thon rouge tranché y côtoie les lamproies et les gambas, les boqueroncitos (petits anchois) et les lubinas (bars). Vers 11h, les vendeurs, tôt levés, s’offrent une pause café aux comptoirs latéraux, bientôt relayés par les travailleurs et touristes venus goûter tapas, huîtres et sushis.

Au centre de l’île, la jolie bourgade de Sineu est réputée pour son marché du mercredi, où l’on vend même poules, lapins, moutons et chèvres ! Fondé en 1306, il trouve son écho dans la feria agricole du premier dimanche de mai. Pas bien loin, à Inca, c’est le lendemain que ça se passe, avec plusieurs centaines de stands colonisant l’essentiel du centre-ville, entre la gare et la Plaça de Mallorca. Il est alors bien difficile de trouver une place à la table d’un des vieux cellers (caves) où se mitonne une cuisine traditionnelle servie avec vue directe sur les foudres (tonneaux de vin XXL).

Coup de cœur : au Mercat de l’Olivar, à Palma, le Bar d’Es Peix est incontournable et ses places assises vite prises d’assaut. Couleur locale garantie.

Le meilleur de Majorque, côté nature

La superbe Serra de Tramuntana, la péninsule de Formentor, les grottes : découvrez les merveilles naturelles de Majorque...

La Serra de Tramuntana

Majorque Puig Major
Puig Major © rasferret - stock.adobe.com

Culminant à 1 436 m au Puig Major (record des Baléares), à moins de 4 km de la mer, la Serra de Tramuntana souligne toute la côte ouest de Majorque d’une fantastique embardée de sommets empilés et de falaises. Une vraie forteresse naturelle, protégée depuis 2011 au titre de Patrimoine mondial de l’humanité.

C’est au sud, entre Andratx et Esporles, que les panoramas se révèlent le plus impresssionnants. Survolant la Méditerranée, la route y serpente de mirador en belvédère. Passent Estellens et Banyalbufar, entourés de terrassses soulignant bien la valeur des terres arables et l’héroïsme quotidien des paysans de jadis. Plus au nord, Deià, mythique pour les Britanniques (un de leurs poètes y vécut), accroche ses vieilles maisons de pierre à un promontoire coiffé par une église et son cimetière. Charmant.

De loin en loin, quelques routes secondaires, étroites et encore plus tortueuses, dégringolent vers la mer. Vitesse de pointe : 15, 20 km/h. En bas, tout en bas, des micro-ports se recroquevillent entre les replis des murailles rocheuses, à es Canonge, à Port de Valldemosa, où les barques s’alignent sagement à l’abri des vagues.

Les randonneurs, eux, dévalent le lit du torrent de Paréis, glissant sur ses rochers érodés par les pluies hivernales, pour déboucher sur la parenthèse enchantée de Sa Calobra : une crique turquoise nappée de roches et de pins.

Coup de cœur : près de Ca Salobra, la Cala Tuent, desservie par la route et par mer depuis Puerto Sóller, dessine une belle échancrure sauvage de sable et de galets.

La péninsule de Formentor

Majorque Péninsule de Formentor
Péninsule de Formentor © FelipGV - stock.adobe.com

C’est un roc, c’est un pic, c’est un cap (…), c’est une péninsule ! Dardé en mer, à l’extrémité de la Serra de Tramuntana, face aux accès de violence du vent du nord, Formentor joue les gardiens des terres comme de la mer. Du très touristique Port de Pollença, la route grimpe, descend, remonte et se contorsionne sur 19 km pour finalement atteindre, dans un décor de roche nue et farouche, le phare que les hommes y dressèrent en 1863,  au lendemain d’un dramatique — et énième — naufrage.

Tout commence par une escale. Au mirador d’es Colomer, la mer lèche de ses vagues le pied invisible des falaises, tandis que planent les goélands. Au large, un écueil cruel, comme planté dans l’eau : l’île-caillou de Colomer. De là, un tortillon goudronné monte discrètement vers l’Atalia d’Albercutx. Lorsque le ciel approche, il est temps de se garer, au pied de la vieille tour de guet. Sous les yeux se dessine alors toute la carcasse osseuse du cap, obturant la douce harmonie de la large baie de Pollença.

Halte légendaire, la playa de Formentor étire son séduisant ruban de sable clair sur fond d’eaux émeraudes. La foule est dense, comme les pins qui l’enserrent. Épousant son extrémité, le très chic Royal Hideaway Hotel (5 étoiles au compteur) — le seul du cap —, fut l’un des tout-premiers palaces bâtis à Majorque, durant les Années Folles. Il s’amarre à l’orée d’un domaine entièrement préservé de 1200 hectares…

Coup de cœur : les marcheurs peuvent rejoindre deux criques rocailleuses situées de part et d’autre de la péninsule, Murta (20-30 mn) et Figuera (10-15 mn).

Les grottes de Majorque

Majorque Coves del Drach
Coves del Drach © Balate Dorin - stock.adobe.com

Si sa nature de gruyère n’apparaît pas au premier coup d’œil, le cœur calcaire de Majorque n’a rien à envier à certains des grands karsts européens. Au fil des millénaires, les eaux souterraines y ont excavé un nombre colossal de grottes (environ 2 500 !), reliées pour certaines en de vastes réseaux.

Plusieurs de ces coves (grottes) se visitent, notamment à l’est de l’île. Aux portes de Porto Cristo, les Coves del Drach sont les plus grandes. Pas de dragon sous terre, mais un plafond dégoulinant de stalactites en bataillons serrés coiffant un des lacs souterrains les plus étendus du monde — théâtre d’un concert de musique classique sur barques un peu kitch… Pas bien loin, les Coves des Hams, aux shows ringards, doivent leur nom à leurs étonnantes formations prenant par endroits la forme d’hameçons.

Plutôt que de succomber à ces attractions débitant du touriste à la pelle, on peut mettre le cap vers les Coves d’Artà, percées dans la falaise dominant la petite station de Canyamel. La foule s’y fait moindre et le parcours réserve de belles surprises, dont une stalagmite haute de 22 m et des draperies de 45 m en forme de grandes orgues. Jules Verne, qui y vint, s’en serait en partie inspiré pour son Voyage au centre de la Terre.

Coup de cœur : plus confidentielles et modestes, les Coves de Campanet, situées au nord-ouest de l’île, dans l’arrière-pays d’Alcúdia, se distinguent par la fragilité de leurs fistuleuses, des stalactites d’une blancheur éclatante et d’une rare finesse.

Le meilleur de Majorque : côté mer

Non, les plages de Majorque ne sont pas toutes bétonnées et surpeuplées. Voici une petite sélection pour poser votre serviette au bon endroit...

Les grandes stations balnéaires

Majorque Alcudia
Alcudia © vulcanus - stock.adobe.com

Majorque = plages. L’équation a fait le succès de l’île depuis des générations. Une fois cela dit, reste à décider : où va-t-on à la plage à Majorque ? Traditionnellement, le principal pôle d’attraction balnéaire est formé par les stations colonisant la quasi intégralité de la baie de Palma, de Magaluf à l’ouest à S’Arenal à l’est. Là, on sort la grosse artillerie : immeubles de 10 ou 15 étages, bars à gogo et gogo girls. Vers l’ouest, Santa Ponça et Peguera prolongent dans une ambiance déjà plus familiale.

Le second axe balnéaire de l’île se trouve au nord, autour de l’ample baie d’Alcúdia et, dans une moindre mesure, de la baie de Pollença. L’une et l’autre déroulent des côtes sableuses sur des kilomètres, le long desquelles hôtels, résidences et appartements ont fleuri. Si les lieux manquent de charme, restent de jolies forêts de pins dans certains coins et des vents soutenus pour les amateurs de kitesurf.

La façade est de Majorque, mojns accidentée, regroupe le plus grand nombre de stations balnéaires. Les principales ont poussé sur les plus longues plages, à Cala Millor et Sa Coma, bardées de tout l’attirail du parfait petit plagiste (promenade littorale, bars et restos à foison, parcs d’attraction). Si l’urbanisme n’y est guère attrayant, il est pire aux Cales de Mallorca, où les tours s’implantent au sommet de courtes falaises dominant d’étroites criques.

Mieux vaut privilégier Cala Anguila, Cala Mendia ou Cala Romantica, aux constructions plus basses. Au-delà, Cala d’Or, quoique artificielle, séduit davantage avec ses bâtiments blancs de style ibizenco noyés dans la verdure.

Les stations balnéaires à taille humaine

Majorque Cala Mesquida
Cala Mesquida © Simon Dannhauer - stock.adobe.com

Pour trouver des stations balnéaires à taille humaine à Majorque, mieux vaut se détourner des baies de Palma et d’Alcúdia.

Si elle ne compte qu’une unique plage (vite envahie), Sant Elm, située au bout d’une route en cul-de-sac, conserve du charme grâce à sa jolie situation entre Serra de Tramuntana, forêts de pins et île sauvage de Sa Dragonera. Au-delà, la côte dresse ses écharpes de falaises à perte de vue. Il faut attendre Port de Sóller pour retrouver un tapis de sable digne de ce nom. La station reste familiale et plutôt calme.

À l’est, il faut bien viser. Cala Mesquida, aux rangées d’immeubles d’appartements, s’ouvre sur un vaste champ de dunes et une belle plage battue par la houle. Cala Ratjada s’adosse à la très jolie Cala Agulla. Et Canyamel se contente de quelques grands immeubles pas trop envahissants. Plus au sud, Portocolom, implanté sur le flanc d’une baie profonde, vit encore en partie de la pêche. Quant à Cala Figuera, elle dresse ses hôtels familiaux le long d’une splendide calanque qui ne demande qu’à être explorée au fil du sentier longeant le rivage. Seul hic : il n’y a pas de plage ici.

C’est au sud-est de l’île, une région basse et sèche, que s’étend la plus grande plage (presque) inexploitée de Majorque, Es Trenc. Plusieurs pistes et routes y mènent, dont une passe contre les salines d’es Salobrar (un peu odorantes…).

Coup de cœur : sur la côte sud, Cala Pí planque sa plagette au fond d’une longue calanque rappelant celle de Cala Figuera. Joli.

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