La France des mystères

05 janvier 2016

Des sorcières, des fantômes, des monstres, des ogres, des fées, des serial-killers, des arbres guérisseurs…
Vous pensez que tout cela n’existe que dans la fiction ? Embarquez donc dans notre tour de France des mystères.
Vous y croiserez la bête du Gévaudan, la fée Mélusine, les sortilèges de Brocéliande, les sorcières du Berry, le trésor caché des cathares, l’horrible Gilles de Rais ou Gargantua.
Au menu, des maisons hantées, des lieux maudits, des repères d’alchimistes, des forêts magiques : tout ça, c’est en France !
On vous a préparé une sélection de lieux où frissonner en France. Bouh, fais-moi peur…
Fantômes et demeures hantées

Pas facile de visiter les maisons hantées, souvent fermées au public. Les médias titrent volontiers sur ces vedettes du paranormal, tourmentées par des rires d’enfant (Hem, Nord), des frôlements nocturnes (Bresle, Oise), des apparitions (Gréoux-les-Bains, Alpes de Haute-Provence) ou des objets frappeurs (La Roche, Lozère). Bon, on peut rester sceptique...
Maisons et châteaux hantés
À Paris, la maison néogothique du n° 1 impasse Frochot (75009) a, ainsi, mauvaise réputation. Le musicien Victor Massé y mourut d’une sclérose, la femme de ménage du propriétaire suivant y fut assassinée à coups de tisonnier. En 1970, sa nouvelle propriétaire, Sylvie Vartan, refusa d’y séjourner.
Si vous voulez vraiment frissonner, le château hanté de Fougeret, à Queaux (Vienne), est ouvert à la visite. Des mediums y dialoguent avec les fantômes et des nuitées y sont organisées !
Plus d’infos : Château hanté de Fougeret
Enfin, pour se familiariser avec les poltergeists, ectoplasmes et autres esprits frappeurs, les enfants iront au musée de la Maison hantée de Carcassonne ou à celle de Disneyland Paris. Les « durs à cuire » se rendront au ténébreux Manoir de Paris (75010), avec ses histoires à frémir d’horreur, mais n’y allez pas tout seul…
Plus d’infos : Office de tourisme de Carcassonne et Manoir de Paris
Les esprits des églises
Certains lieux saints seraient parfois fréquentés la nuit. L'église d’Incarville (Eure) vibrerait de la respiration de son ancien abbé. Parricide, une dame blanche laverait sans fin le sang de ses vêtements à la chapelle du Châtelard (Ain).
Malgré un exorcisme, quatre moines, massacrés à la Révolution, continueraient à hanter l’abbaye cistercienne de Mortemer à Lisors (Eure). Le musée des Légendes et Fantômes y évoque une dame blanche, la Garrache, femme et louve à la fois...
Plus d’infos : Abbaye de Mortemer
Au pays des sorcières

Malheur au pauvre innocent pris dans une ronde infernale ! La veille des fêtes et des solstices, les sorciers et sorcières se réunissaient, dit-on, durant la nuit pour leur sabbat. Au menu, hommages au diable, orgie et festin à base de sacrifices vivants.
Réminiscence des cultes païens ? Rave party avant l’heure ? Ces réunions impies furent dénoncées par l’Église lors des « chasses aux sorcières » du XIIIe au XVIIe s.
Témoins en seraient les ruines des châteaux bourguignon de Mâlain et basque de Saint-Pée-sur-Nivelle, proche de l’impressionnante grotte navarraise de Zugarramurdi.
On raconte aussi que des sorcières volent la nuit autour de la montagne de la Rhune ou des monts d’Arrée, et que les « ronds de sorciers » entourés de champignons et les mégalithes les attirent… à voir !
C’est la fête aux sorcières
Les sorcières sont fêtées également aux Birettes de Bué (Cher), à Morbecque (Nord), aux Cucurbitades de Marchiennes (Nord), aux Bruixes de Tresserre (Pyrénées-Orientales), avec force élixirs, bières et gâteaux de sorcières.
Magie noire, magie blanche, les recettes sont multiples, mais préférez cette dernière, le mauvais sort n’existe que si l’on y croit !
Monstres, dragons et loups

Monstres et vilaines bêtes abondent dans le bestiaire du fantastique. Réminiscences des animaux préhistoriques ?
La Vouivre
Il ne fait pas bon rencontrer la Vouivre, sorte de gros lézard ailé qui se chauffe sur les rives des étangs de la Brenne (Indre)…
Si vous la regardez dans les yeux, vous vous transformez en pierre ! Sauf si, comme devant le sombre porche de la grotte des sources de la Loue (Doubs), vous arrivez à dérober l’escarboucle qu’elle porte entre les yeux et qu’elle dépose pour se baigner. Vous ferez fortune et elle mourra à coup sûr !
La Tarasque de Tarascon
Autre vilaine bête, la Tarasque de Tarascon ressort sous forme d’effigie effrayante, tous les 29 juillet, jour de la sainte Marthe.
Des fêtes mémorables, instituées par le roi René en 1469, évoquèrent durant des siècles ce monstre antédiluvien dont les coups de queue causaient les crues du Rhône et inondaient la Camargue. La carcasse de la Bête faramine se repose rue des Halles, tout le reste de l’année.
Plus d’infos : Ville de Tarascon
La bête du Gévaudan
Elle a bel et bien existé. Des expositions estivales à Auvers et un musée à Saugues (Haute-Loire), dans les profondes forêts de la Margeride auvergnate, racontent comment ce loup de taille extravagante ravagea la région entre 1764 et 1767.
La Bête émut même le roi Louis XV, qui envoya ses chasseurs sur place. Symbole de terreur religieuse, elle alimenta les faits divers, dévorant les enfants, les bergers et les pucelles….
Tué par un chasseur, le loup mesurait 1,50 m de long, 77 cm au garrot et sa mâchoire s’ouvrait sur près de 20 cm… Un gros vilain chien largement médiatisé, quoi !
Plus d’infos : Musée de la bête du Gévaudan
Les vampires
Les vampires (et les montres imaginaires…) ont leur musée juste en face de l’entrée Gambetta du célèbre cimetière du Père-Lachaise. Au fond du café le Bear, dans ce qui semble être un cabinet de curiosité, objets étranges et funéraires sont expliqués par un littéraire passionné, Jacques Sirgent, « vampirologue » et grand collectionneur en la matière.
Sur réservation uniquement, de 3 à 25 personnes, avec visite ésotérique possible du cimetière du Père Lachaise.
Lire aussi Où voir des monstres en France ?
Plus d’infos : Musée des Vampires et des monstres de l’imaginaire
Ces diables d’alchimistes

Transformer le plomb en or ? Ils ont tous essayé, de Nicolas Flamel (dont on peut voir la maison à Paris, 3e arr.) à Fulcanelli. Une recherche qui mène à la sagesse, la vraie pierre philosophale.
Bourges, capitale des alchimistes
Bourges, dans le Cher, passe pour la capitale de l’alchimie en Europe. Tout comme Prague, elle est possède une rue de l’Alchimie.
Haut lieu de l’ésotérisme, la magnifique cathédrale gothique conjugue allègrement le chiffre 5. Samael et ses dragons tentent Ève, à gauche du portail central. Proche de l’ours gisant au pied de Jean de Berry, astrologue reconnu, le fond de la crypte est chargé d’ondes magnétiques.
Les sculptures énigmatiques du palais Jacques Cœur (XVe s) rivalisent avec celles de l’hôtel Lallemant où les 30 caissons du plafond de l’oratoire renferment les secrets de la pierre philosophale. Un secret bien gardé par les chimères extravagantes de la cour, où le fou qui tire la langue symboliserait la sagesse…. Les Berruyers n’en reviennent pas.
Plus d’infos : Office de tourisme de Bourges
Châteaux ésotériques
Jean Bourré n’est pas en reste au château du Plessis-Bourré (XVe s) à Écuillé, Maine-et-Loire, où l’on retrouve un plafond de 24 caissons peints de scènes alchimiques sur le mercure, le souffre et le sel. Les plantes symboliques d’un nouveau jardin médiéval initient au langage codé de l’alchimie.
Plus d’infos : Château du Plessis-Bourré
En Charente, la galerie ésotérique du château de Dampierre-sur-Boutonne (XVIe s) a survécu à plusieurs incendies. 93 caissons forment une suite de devises et de proverbes emblématiques. Le jardin de Diktynna propose trois parcours initiatiques et un labyrinthe.
Plus d’infos : Château de Dampierre-sur-Boutonne
Le château de Gilles de Rais à Tiffauges

Tremblez petits enfants ! Le Barbe-Bleue des contes de Perrault a bel et bien existé…
Au XV e s, Gilles de Rais fut accusé du meurtre de centaines d’enfants, de magie noire et de pédophilie, entre autres joyeusetés.
Cet ancien compagnon de Jeanne d’Arc, maréchal de France, recherchait la pierre philosophale pour renflouer les caisses de ses nombreux châteaux. Il fut pendu au-dessus d’un bûcher, à 35 ans.
Un procès souvent remis en question, mais qui fait le bonheur des visiteurs du château de Tiffauges (Vendée), animé de spectacles et de machines de guerre.
Pour en savoir plus : Château de Tiffauges
Le donjon de Pouzauges (Vendée), les tours éventrées de Champtocé (Maine-et-Loire) et les ruines de Machecoul (Loire-Atlantique), cadre de ses sinistres méfaits, se visitent également.
Pour en savoir plus : En pays de Loire Tourisme
Les diables de Bessans (Savoie) et d’ailleurs

Si vous voulez rencontrer le diable, rendez-vous à Bessans, dans la vallée de la Maurienne (Savoie).
Au XIXe s, le sculpteur sur bois et sacristain Vincendet voulut faire une farce au curé. Il déposa une statuette d’un diable ailé emportant sous son bras le saint homme, devant la fenêtre du presbytère.
Le curé la rapporta devant la fenêtre du sacristain. Cela dura des jours, jusqu’à ce qu’un touriste passe, trouve le diable de bon aloi et l’achète.
Les Vincendet, puis d’autres, continuèrent a tailler des diables qui devinrent l’emblème du village. À voir sur la fontaine et dans les chapelles baroques de la vallée (Saint-Antoine).
Pour en savoir plus : Site de Bessans et Office de tourisme de la Maurienne
Le diable apparaît souvent comme constructeur de ponts, en échange d’une âme. Une légende à l’origine de nombreuses œuvres d’art bien utiles au voyageur, tels le pont Valentré à Cahors (Lot) et Valentin à Orthez (Pyrénées-Atlantiques).
Sur les traces de la fée Mélusine

Le mythe de la fée Mélusine puise son origine chez les Celtes, voire chez les Scythes. Selon la légende, cette belle femme se métamorphose lors de son bain du samedi : ses jambes deviennent une queue de poisson, tandis que des ailes de dragon lui poussent dans le dos.
Le pays mélusin en Poitou…
Épouse du comte poitevin Raymondin, Mélusine s’installe avec lui au château de Lusignan (Vienne) et donne son nom à la région, connue sous le nom de « pays mélusin ».
Surprise lors de son bain par son mari, Mélusine s’enfuit, jurant la perte des châteaux de la seigneurie. Il ne reste que quelques murailles de cette forteresse considérée autrefois comme la plus grande de France… et une randonnée à faire : le circuit de Mélusine (9 km au départ de Lusignan).
Plus d’infos : Site de Lusignan
… mais aussi dans l’Yonne
Image féerique ou maléfique, Mélusine est également assimilée à Louise de Clermont, amie de Catherine de Médicis (XVIe s). Une femme qui sort de l’ordinaire, enterrant son riche et jeune mari et s’éteignant… à 92 ans.
Intelligente mais sans pitié, elle fait égorger ses vassaux du Tonnerrois dans l’Yonne. Revenue en son château de Maulnes, elle fera taire les pleurs de sa protégée en la jetant au fond du puits. De quoi rêver devant l’étrange château pentagonal de Maulnes, dont on visite actuellement la restauration…
Isolé sur une butte ventée, il présente toutes les formes de la construction ésotérique, courante dans le langage architectural de l’époque. Construit sur les dessins d’Androuet du Cerceau, son escalier s’élève sur cinq étages autour d’un puits central alimenté par trois sources.
Une construction énigmatique où les angles s’enchevêtrent et tournent autour de l’axe artésien. Maulnes a fasciné, entre autres, le chanteur Antoine, le couturier Karl Lagerfeld et Patrice Chéreau dans « La Reine Margot ».
Plus d’infos : Site de Maulnes et Office de tourisme de l’Yonne
À lire : Maulnes en Tonnerrois - Rêve de pierre de la Renaissance, J. L. Dauphin, éd. Du Palais
L’ogre Gargantua : un vrai tour de France !

Le mythe du géant Gargantua remonte à la nuit des temps. Dieu celtique, Gargan sera assimilé plus tard par l’église à saint Michel. En 1534, il inspire Gargantua sous la plume de Rabelais. Une visite au musée Rabelais de La Devinière (Indre-et-Loire) permet de plonger dans l’univers du géant rabelaisien.
Plus d’infos : Musée Rabelais
Routard impénitent, Gargantua, alias Gargan, est à l’origine d’innombrables noms de lieux en France. Un vrai puzzle touristique où mythes et légendes s’entremêlent.
Ainsi les curieux « buttons » de grès rouge des étangs de la Brenne (Indre) sont les « dépattures » tombés des chaussures du géant, de même que les buttes de la Bresse (Ain), les rochers de Cancale (Ille-et-Vilaine), la butte aux Gargans à Houdan (Yvelines) ou la colline de Sancerre (Cher).
De nombreux monts Gargan lui rendent hommage, près de Limoges, de Neufchâtel-en-Bray, Beauvais ou en Tarentaise… Les rivières et les grottes ne sont pas en reste, comme celle de Gargas (Hautes-Pyrénées) peinte de mains mutilées.
La pierre de Collonges-la-Rouge (Corrèze) serait colorée du sang de Gargantua blessé. Une envie pressante aurait fait jaillir le lac de Nantua (Ain), les rivières du Frémur (Côte d’Armor), du Robec à Rouen (Seine-Maritime), de l’Authie (Somme)… Toujours selon la légende, ses déjections rendent les champs fertiles à Roscoff (Finistère) ou forment les collines de Moirans (Jura).
On ne compte plus les nombreux rochers et palets mégalithiques avec lesquels le géant se serait amusé. Les menhirs représentent ses doigts (Cap Fréhel, Côte d’Armor). Ses fauteuils sont taillés dans la pierre à Baume-les-Dames (Doubs) et Duclair (Seine-Maritime). Ses dents deviennent des pics en Chartreuse (Isère).
Et quand il boit, il assèche carrément les régions pour former le marais Poitevin (Deux-Sèvres) par exemple ! Même sa jument laisse des traces de sabots sur les rochers…
La magie de Brocéliande

S’il est bien un site magique en France, c’est la forêt de Brocéliande, entre Morbihan et Ille-et-Vilaine.
L’antique forêt de Paimpont servit de décor aux exploits du roi Arthur et des Chevaliers de la Table Ronde, sujet favori des légendes médiévales.
Sous les ombrages des chênes centenaires et des pins, les rochers de schiste vert et les eaux changeantes des étangs reflètent les ombres des druides, des chevaliers et des magiciens. De préférence à pied, on y croise le valeureux Lancelot, l’enchanteur Merlin conseiller du roi Arthur, la ravissante fée Viviane « dame du lac » et la malheureuse fée Morgane.
Un cycle arthurien d’amours et de légendes que l’on aborde par la visite du Centre de l’Imaginaire arthurien au château de Comper, aux limites du Morbihan. Les revêches diront « qu’on en fait trop », les poètes se laisseront aller à la magie des lieux.
Rejoignant la fontaine de Barenton, dont quelques gouttes opèrent des miracles, rendez-vous à la petite église de Tréhorenteuc, perdue dans les landes, où l’abbé Gillard représenta en 1942 les symboles de la légende arthurienne sur les vitraux.
C’est le moment de pénétrer dans le Val sans Retour où Morgane, sœur du roi, enferma son amant infidèle. Un sortilège qui perdure, renseignez-vous avant…
Miroir aux Fées, trône de Merlin dans le rocher, chaque pas devient initatique. L’esprit de la Dame Blanche hante le château de Trécesson, tandis que le tombeau de Merlin – souvent environné de vœux –, la fontaine de Jouvence et le jardin aux Moines évoquent des sites mégalithiques.
Pour en savoir plus : Brocéliande Tourisme
Brocéliande à pied, éd. FFRP
Des arbres qui guérissent

Les arbres ont parfois leurs mystères… Remarquables, à loques, à godailles, à clous, ils étaient vénérés par nos ancêtres celtiques. Beaucoup ont disparu, certains ont été remplacés.
Arbres à loques
Les arbres à loques, les plus loufoques, ressemblent à quelques fantômes couverts de linges dans la forêt. Le principe ? Accrochez aux branches de l’arbre, souvent proche d’une fontaine sacrée, un vêtement du malade et faites un vœu. Maux de tête, de la peau, des yeux, des nerfs, tout y passe ou presque…
L’arbre à loques de saint Gleude à Sénarpont (Somme), véritable friperie en forêt d’Eu, permettrait de guérir des fièvres et des maladies de peau.
L’arbre à loques de Hasnon (Nord) , sur la D 40 entre St Amand-les-Eaux et Wallers, près de la chapelle Giblot, est bariolé de culottes et de mouchoirs. Le tilleul des malades de Bailleul (Nord), au lieu-dit Ziekelynde sur la D 23, voit ses branches ligaturées de rubans et de jarretières…
À Saint-Martin-de-Connée (Mayenne), Notre-Dame du Chêne abrite un tronc à loques qui a fait son temps…
Arbres à clous et arbres oratoires
Autres arbres guérisseurs, les arbres à clous, comme le chêne de Viroflay (Yvelines) près de l’église Notre-Dame. Au cœur de cette banlieue parisienne huppée, il est planté de clous et d’ex-votos de remerciements. Comme quoi, ça peut marcher !
Les arbres oratoires ont aussi leur vedettariat et leurs troncs creux abritent une chapelle. Les ifs millénaires de la Haye-de-Routot (Eure) sont le support touristique de la commune. Quant au chêne-chapelle de Saint-Sulpice-le-Verdon (Vendée), il a dépassé le millénaire…
Mystères à gogo

Le trésor de Rennes-le-Château (Aude)
En 1885, l’abbé Saunière s’installe à Rennes-le-Château, au fin fond des Corbières. Il restaure son misérable presbytère et découvre des parchemins et un trésor. Bientôt, un domaine somptueux abrite son grand train de vie.
Mais quel trésor Saunière a-t-il pu découvrir ? Le trésor de Jérusalem, celui de saint Louis, le Graal, l’acte de mariage de Jésus avec Marie-Madeleine ?
Une histoire sulfureuse qui rebondira en 1956, avec un journaliste peu scrupuleux. Les chercheurs de trésor affluent. Le délire ésotérique s’exacerbe. Les fouilles sont dorénavant interdites.
Plus d’infos : Rennes-le-Château
Le Saint Graal en Ariège ?
Le pog de Montségur (XIII e s), dressé à 1 207 m d’altitude en Ariège, attire depuis toujours les fans du catharisme. Il fut le siège de l’église hérétique des cathares.
Parmi les fantasmes qui courent sur Montségur, on raconte que la coupe en émeraude où aurait été recueilli le sang du Christ, le fameux Graal, est cachée ici sans avoir jamais été retrouvée. Un archéologue farfelu, Otto Rahn, en avait même persuadé les nazis. Mais rien ne corrobore cette hypothèse…
Quoi qu’il en soit, chaque année, des milliers d’adeptes se rendent sur ce lieu hautement historique, sublimé par le culte solaire, le 21 juin.
Plus d’infos : Château de Montségur
Les hiéroglyphes indéchiffrables de Glozel (Allier)
Plus récente, l’affaire Glozel à Ferrières-sur-Sichon dans l’Allier, a fait elle aussi couler beaucoup d’encre.
En 1924, les Fradin découvrent des objets archéologiques près de leur ferme, dont des tablettes gravées d’un alphabet énigmatique. Les plus grands noms de l’archéologie internationale y laisseront leur réputation…
La datation au carbone 14 identifiera des objets préhistoriques et médiévaux, mélangés à d’habiles contrefaçons. Par qui ? Et quelle est cette étrange écriture ?
Plus d’infos : Musée de Glozel
Repaires de serial killers

L’Auberge rouge en Ardèche
Au début du XIX e s, il ne faisait pas bon s’arrêter à l’auberge de Peyrebeille, en Ardèche. Après le dîner, le couple d’aubergistes, les Martin, faisait assommer les clients par leur domestique Jean Rochette, avant de les tuer et de les dépouiller de leurs biens.
De 1810 à 1833, ils commirent leurs forfaits sans discontinuer. On ne sait pas au juste combien de victimes les Martin firent.
Les hôteliers et le domestique furent jugés à Privas et guillotinés en 1833 sur le lieu même de leurs forfaits.
L’histoire de ce lieu a inspiré Claude Autant-Lara qui en a fait un film intitulé L’Auberge Rouge, avec Fernandel. En 2007 est sorti un autre film sur le même sujet avec Balasko, Jugnot et Clavier.
Quant à l’auberge, elle a été transformée en petit musée qui reconstitue cette sordide histoire. On peut même dormir dans l’annexe. Brrrr…
La demeure du Docteur Petiot (Paris, 16 e arr.)
Le bon docteur Petiot cachait un horrible Mr Hyde. Dans son hôtel particulier du 21, rue Le Sueur, il a détroussé et tué un grand nombre de juifs pendant l’Occupation.
Sous prétexte de les soigner, il immergeait les victimes dans la chaux vive et brûlait les restes. Le 11 mars 1944, la fumée le trahit et les pompiers découvrirent l’horrible charnier.
Petiot échappa à la police en prétendant qu’il avait tué... des collabos. Il fut arrêté à la Libération, enrichi de 140 millions, puis jugé et guillotiné en 1946.
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