Cuisine thaïe : les spécialités incontournables

29 janvier 2025

Découvrez le meilleur de la cuisine de Thaïlande !
Délicate, complexe, variée, la gastronomie thaïlandaise est sans conteste l’une des plus raffinées du monde. Ses plats sont aussi le reflet des cultures et traditions locales, à l’image de la soupe aux crevettes tom yum kung, qui a été inscrite sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco en décembre 2024.
Concoctée avec des produits ultrafrais, la cuisine thaïe vise à l’harmonie entre les couleurs, les textures, les parfums et les cinq saveurs (salé, sucré, amer, acide et pimenté). Tout un art !
Petit tour d’horizon des plats incontournables de la gastronomie thaïlandaise, qui sont autant de voyages au cœur de l’histoire et des traditions du « pays du sourire ».


Tom yum kung : une soupe inscrite au patrimoine mondial

Parmi les nombreuses soupes que l’on peut déguster en Thaïlande, honneur à la tom yum kung, qui figure désormais sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Originaire du centre du pays, cette soupe colorée et épicée se prépare avec de la citronnelle, du piment, du galanga et des crevettes (kung). La tom yum (ou tom yam) peut aussi s’accommoder avec du poulet, du porc ou du poisson.
Ceux qui préfèrent les plats moins relevés se tourneront plutôt vers la tom kha gai, l’autre star des soupes thaïlandaises. Très onctueuse, elle se cuisine à base de lait de coco, de galanga (kha), de champignons, de citronnelle et de poulet (kai ou gai). Elle existe aussi en version crevettes (tom kha kung).
Pad thai : le grand classique préféré des farangs

C’est un grand classique de la street food et des paillotes de plages, le must dont les touristes étrangers (farangs) raffolent. Des pâtes de riz sautées dans une sauce sucrée-salée avec des morceaux de poulet ou des crevettes, des œufs, de la cacahuète, du citron vert, des pousses de soja et de la ciboule : le pad thai, bon marché et pas du tout épicé, a tout pour plaire aux palais occidentaux et, de fait, son succès auprès des touristes ne se dément pas !
Les Thaïlandais, eux, n’en mangent pas autant que cela, préférant souvent un bon pad see ew, des nouilles de riz larges sautées avec des brocolis chinois et du bœuf.
Les curries, une institution de la cuisine thaïe

Rouge, vert, jaune, massaman, panang… Le curry (kaeng) est mis à toutes les sauces – et couleurs – en Thaïlande. Sous forme de pâte, il est bien plus puissant qu’en poudre. Il s’accorde parfaitement avec toutes les viandes, les poissons et les fruits de mer. Le poulet au curry vert, très parfumé, est un grand classique. Moins connu, le curry panang, d’inspiration malaise, est particulièrement onctueux avec sa saveur sucrée-salée et sa pointe d’arachide.

Toutes les régions ont leurs spécialités à base de curry. Dans le Nord, on déguste ainsi le curry hung lay avec du porc mariné, ou encore le khao soi, une soupe de nouilles au curry gourmande et réconfortante, emblématique de cette région septentrionale de la Thaïlande. Un régal !
Riz thaï : les mille et une manières d’accommoder le riz

Ingrédient essentiel de la gastronomie thaïlandaise, le riz (khao) se prête à toutes les fantaisies culinaires. Qu’il soit blanc ou noir, il se cuisine aussi bien sauté qu’à la vapeur, frit, gluant, salé ou sucré.
Les Thaïlandais sont particulièrement friands de khao pad, du riz frit qui peut se décliner de multiples manières, comme le très populaire khao pad kaprao kai dao, du riz sauté au poulet et au basilic sacré, agrémenté d’un œuf au plat. Complet et savoureux !

Mais le riz peut aussi se transformer en délice sucré absolument irrésistible : le khao niao mamuang, du riz gluant à la mangue fraîche (mango sticky rice, en anglais), préparé avec du lait de coco, du sucre de palme et du sel.
Si les touristes le consomment le plus souvent en dessert, les Thaïs, eux, le considèrent comme un snack sucré. À noter qu’il est possible de remplacer la mangue par du fruit de jacquier ou du durian, pour les plus téméraires.
Les délices du Nord-Est à découvrir

En mêlant savamment saveurs traditionnelles et inventivité culinaire, la région agricole de l’I-San est devenue un haut lieu de la gastronomie thaïlandaise. Parmi ses spécialités les plus appréciées figure la som tam kai yang, une salade de papaye verte au poulet mariné et grillé, un vrai délice rustique !

Autre plat originaire du nord-est de la Thaïlande à ne pas louper, le suea rong hai, que l’on traduit par « tigre qui pleure » ou « larmes du tigre », est du bœuf mariné et grillé, servi avec une sauce épicée. Un must pour les amateurs de viande rouge.
Le meilleur… et le pire de la cuisine thaïe

Si l’on en croit CNN Travel, le massaman est « le meilleur plat du monde » et le « roi des currys » ! Spécialité du sud de la Thaïlande (même si on peut le déguster dans tout le pays) d’origine perse, il se prépare souvent avec du bœuf, accompagné de pommes de terre, de cacahuètes grillées, d’oignons, de cardamome, entre autres ingrédients.

Un autre curry du Sud figure, lui, à la dixième place des « pires plats du monde », selon le classement de TasteAtlas 2024 : le kaeng tai pla, une soupe aigre au poisson. L’année précédente, c’était le kaeng som, un autre curry aux crevettes, qui apparaissait parmi les pires plats, au grand dam des Thaïlandais et des amateurs de cuisine thaïe, qui apprécient ces spécialités dont la saveur prononcée ne plaît, certes, pas à tout le monde. Les goûts et les couleurs…
Pour en savoir plus
Retrouvez tous les bons plans, adresses et infos utiles dans le Routard Thaïlande en librairie
Consulter notre guide de voyage Thaïlande et notre guide de voyage Bangkok
Psst... En plus, il y a un cadeau à l'inscription à nos newsletters !
Les derniers reportages sur le meilleur à Bangkok

Le meilleur de Bangkok

Bangkok par Gavin's Clemente-Ruiz

Bangkok, les coups de cœur de Jean-Philippe Damiani

Bangkok : Khao San Road, In & Off













