sauf à vivre très loin du centre, et c’est trois heures de transport le matin et le soir dans ces conditions, ou dans une favela, sont très proches de ceux des grandes villes européennes chères.
Le plano de saude, c’est l’assurance santé privée, parce que le SUS public… sans commentaire (bons médecins, mais listes d’attente interminables, inconfort, etc.) . Tous ceux qui en ont les moyens tentent d’y échapper et je ne sais pas si un stagiaire français y a droit, en plus. Vous êtes jeune, vous ne courez pas grand risque de maladie “foudroyante” qui empêche un retour en France pour se réfugier à l’ombre de la carte vitale, mais le risque d’accident est toujours possible et c’est dur de rentrer en avion avec une hépatite virale, par exemple.
Je me suis cassé une jambe à Belém, on a commencé par me demander ma carte de crédit et par faire un retrait avant de m’examiner! On peut prendre des plans à géométrie variable, qui n’assurent par exemple que le risque accident, ou avec une restriction géographique.
Je rentre de Belém qui est pourtant une ville chère et les prix de la plupart des aliments sont, en R$, peu ou prou du même montant qu’en euros en France: c’est à dire qu’ils coûtent 2,6 fois moins… mais gaffe à ne pas acheter de l’importer, tout grimpe alors en flèche.
Mais à peu près tout ce qui est manufacturé coûte aussi cher ou plus cher qu’en France (électro ménager, ordinateur, télé, etc)
SP, c’est spécial. Vie culturelle intense, mais mégalopole qui souffre de gigantisme, avec bruit, pollution énorme, embouteillages gigantesques, etc… Je ne saurais trop vous conseiller d’aller voir en vacances, avant de prendre une décision
Enfin tu dis que pour le visa, en principe “il ne devrait pas y avoir de problème”… En es-tu sûr? Le Brésil est de plus en plus restrictif et il ne faut surtout pas croire les bonnes âmes qui certifient pouvoir arranger le coup. Si on n’entre pas dans un des cas prévus, c’est non, si on y entre, c’est “peut être”. J’avoue un peu ma perplexité devant le statut de stagiaire en entreprise, qui n’est ni de travail (professions contingentées) ni d’étudiant (conditions strictes aussi)
De toute façon, possible ou pas, prises de tête garanties: démarches longues et ardues. Comme pour un Brésilien prétendant faire un stage chez nous, au moins.