Trek à cheval à Songpan

Forum Chine

Conseillé par beaucoup de guides touristiques ainsi que des voyageurs que nous avons rencontré, nous avons souhaité réaliser un trek à cheval de 3 jours.Ci-dessous la lettre que nous avons adressé à l’ambassade de France suite à notre mésaventure… Nous ne souhaitons pas vous faire peur au sujet de la Chine, ce pays est magnifique et agréable mais nous pensons qu’entre voyageur il est important de se tenir informé…

Acteurs :
Nous (Tony Szpala, Sophie Mulot), 3 autres touristes participants au trek, le
patron de Shun Jiang horse treks, le sous-chef, le guide et le policier
anglophone.

Descriptif
des agresseurs :

Le
patron : Un homme d’1,75 m environ, brun, cheveux mi courts, bedonnant.

Le
sous-chef : Un petit vieux sec aux cheveux courts et grisonnants.

Le
guide : Confère photo.

Faits :

Le dimanche
21 avril 2013, nous nous étions renseignés pour un trek de 3 jours auprès de
l’agence Shun Jiang horse trek qui se trouve à Songpan (seule agence du village
à proposer ce service et conseillée dans différents guides touristiques).

L’agence
proposait des treks de deux ou trois jours, nous avons choisi celui de trois
jours car nous avions pour objectif de nous rendre à l’Ice mountain.

Il était
convenu de partir le 22 avril 2013 à 9h du matin pour se rendre dans une maison
Tibétaine et y passer la nuit. Le deuxième jour, nous devions nous lever pour
aller à l’Ice Mountain. Enfin, le troisième jour nous devions rentrer à Songpan.
Ceci était le contrat (la société possède un récapitulatif de ce court
séjour et des prix).

Concernant
les prix : le repas, le guide ainsi que les chevaux et le matériel étaient
inclus sauf le logement. Le logement était de 10 yuans par nuit et par personne.

Les prix
étaient de 220 yuans par jour et par personne pour un trek de deux jours et de
240yuans par jour et par personne pour un trek de trois jours (sous prétexte
que le trek de 3 jours était plus dur pour les chevaux).

Finalement,
nous devions payer 1440 yuans soit 720 yuans par personne.

Le 22 avril
2013, à cause d’un problème de carte bleue nous avons seulement payé 1000 yuans
et nous devions leur donner l’acompte à notre retour deux jours plus tard.

Au départ de
ce trek, trois autres touristes de différentes nationalités se sont joints à
nous.

Nous sommes
partis vers 10h00 et sommes arrivés à la maison Tibétaine vers 15h. Fin de la
journée alors qu’il n’était que 15h. Pour couronner le tout, nous avons dû nous
contenter de partager un plat de pain et de légumes pour cinq personnes (certes
nous étions rassasiés mais le repas restait bien pauvre vis-à-vis du prix que
nous avions payé).

Nous avons
donc fini la journée à attendre le dîner pour aller se coucher.

Le 23 avril
2013, nous sommes partis à 10h pour l’Ice Mountain. Après environ 1h30 de trek
à cheval le guide nous a arrêté afin d’avoir une vue sur la Ice Mountain. Il
nous a expliqué que c’était tout pour la journée car il n’était pas possible
d’accèder à cette dernière à cause de la neige qui tombait et que nous devions
rentrer pour le déjeuner à la maison Tibétaine. Mauvais prétexte puisqu’il est
évident qu’une Ice Mountain soit couverte de neige éternelle. De plus, les 3
touristes et nous même sommes partis
marcher en direction de celle-ci. La montagne nous semblait largement praticable
à pied ou à cheval. Nous en avons conclu que le guide n’avait tout simplement
pas envie d’y aller à cause du froid ou de sa paresse.

Quand nous
sommes redescendus (à pied), le guide nous a montré une cascade que nous
allions visiter dans l’après-midi pour combler le manque d’activité de la
journée (cette cascade n’avait rien d’extraordinaire, une simple cascade que
l’on peut voir partout).

Au moment du
déjeuner (13h30), nous et les trois autres touristes avons décidé de rentrer
sur Songpan car nous ressentions que nous allions y perdre notre temps et notre
argent. De plus nous savions que nous avions le temps de nous y rendre.

Nous en
avons alors fait la demande au guide qui a refusé sous prétexte que les chevaux
étaient fatigués (ils n’avaient fait que 2h de marche) et que la route du
retour était trop longue.

Nous avons
donc appelé le patron qui nous certifiait que si nous rentrions le deuxième
jour, nous payerons les trois. Au final, nous avons conclus que ce trek peut
largement se faire en deux jours et non trois et qu’il ne s’agissait juste que d’une
question d’argent.

Après avoir
insisté, nous avons convenu de déjeuner, de rentrer à Songpan et de parler
directement de ce problème face à face avec le patron.

On insiste
encore sur le fait que le déjeuner n’était que du pain et des légumes.

Vers 20h,
nous sommes arrivés à l’agence à Songpan et nous nous sommes entretenus avec le
patron et le sous-chef. Nous avons demandé à nous faire rembourser le troisième
jour, ce qui nous semblait logique à tous (les 5 touristes).

Nous nous
sommes appuyés sur les tarifs conclus au début du séjour avec le patron (soit
240 yuans par jour ou confèrent les tarifs ci-dessus). De ce fait, il devait
rendre 240 yuans aux trois touristes étrangers et nous rendre 40 yuans (nous
avions payé 1000 yuans et 2 jours de trek valaient 960 yuans pour deux). Le
patron a d’abord refusé mais après l’avoir menacé d’appeler la police, il a
voulu rendre seulement 200 yuans aux trois autres touristes (accord verbal) et il
nous demandait 40 yuans supplémentaire pour que les comptes soient bons (il ne
voulait pas qu’il y est de différences entre nous cinq et amortir ce qu’il
allait perdre). Les trois touristes étrangers ont accepté le deal car ils préféraient
obtenir 200 yuans plutôt que rien.

Conclusion,
le patron nous demandait 40 yuans alors que selon le contrat il devait nous les
donner.

Nous ne
consentions absolument pas l’accord verbal passé entre les trois touristes et
le patron.

Par la
suite, nous sommes partis tous les 5 alors que le patron criait :
« Si vous n’avez pas d’argent ne venez pas en Chine » (Chose
inadmissible pour quelqu’un qui fréquente le tourisme, ce qui prouve qu’il ne
pense qu’à son argent et non à la qualité de son service et au bien-être des
touristes). De plus, il nous demandait nos origines, comme-ci c’était une
généralité que les Français agissent comme cela : du vrai racisme.

Après avoir
subi de nombreuses arnaques après deux mois de tourisme en Chine, Tony Szpala
n’a pas pu accepter ces propos et ne voulait pas que quelqu’un comme lui (le
patron) puisse tenir un commerce en continuant d’arnaquer les touristes qui
souhaitent se faire plaisir en faisant un trek à cheval à Songpan. Par
conséquent, il est retourné dans l’agence et a exigé qu’on lui rende ses 40
yuans (acte puéril mais nécessaire pour lui).

Il s’est
donc assit au bureau en attendant ses 40 yuans en disant au patron qu’il avait
tout son temps et ne bougerait pas de là sans son argent. Tony a ensuite
provoqué le patron en mettant ses pieds sur le bureau et en dessinant sur les
papiers de l’agence.

De-là, le
patron commençait à devenir violant, à tirer Tony de la chaise et à essayer de
le mettre par terre en essayant de lui faire mal. En même temps, le sous-chef et
lui en ont profité pour lui donner des coups (les premiers coups donnés) dans
le ventre avec les trois touristes en spectateur et témoins. Le patron parlait
en chinois et faisait le cheval sur Tony (ce qui selon Sophie touche à son
intégrité).

Sophie commençait
à paniquer et crier en leur disant de ne pas toucher Tony comme cela.

Face à cette
scène qui prenait trop d’importance, les trois autres touristes ont préféré
s’éloigner avant que la police arrive et qu’ils aient des problèmes (chose approuvée
par Sophie) pour finalement s’éclipser.

Finalement,
la police soit disant appelée par le patron n’était autre que le guide pour
prêter main forte à celui-ci et casser la figure à Tony. Ils étaient donc trois
face à Tony et Sophie.

Quand Sophie
a voulu arrêté le patron face à Tony, il l’a alors violement pointé du doigt en
lui tapant le visage et en lui criant dessus en Chinois (avant cela, il avait
déjà montré des signes de violence envers elle en lui tendant la main comme une
gifle). Hors d’elle, elle l’a alors giflé. Il s’est jeté sur elle pendant que
Tony frappait le sous-chef. Ensuite, Tony a voulu défendre Sophie et lorsque le
patron a voulu donner un coup de poing à celui-ci, Sophie a tenté de lui donner
un coup de gourde en plastique pleine d’eau. Elle a manquait son coup et la
gourde s’est renversé par terre, le sol est alors devenu glissant et le patron
est tombé en avant par terre. A ce moment-là, Tony est arrivé sur lui pour lui
donner des coups de pieds et des coups de poings et est tombé à son tour dans
l’eau.

Le patron
qui a eu le temps de se relever en a profité pour frapper Tony par terre avec
l’aide du sous-chef et du guide.

Pendant que
le sous-chef et le patron s’occupait de Tony, le guide à tenter de fermer la
porte de l’agence mais Sophie s’est jetée sur lui et nous avons finalement tous
fini dehors, excepté le patron qui a voulu prendre un banc en bois dans son
agence pour frapper Tony.

Une fois à
l’extérieur, le patron est allé chercher un couteau de boucher au magasin à
côté de l’office et l’a brandi devant nous. Il a ensuite pris Tony pour le
mettre sur la route et qu’il se fasse écraser par les voitures.

Face à cette
situation, Sophie a tenté de récupérer les affaires mais le sous-chef et le
guide la poursuivait pour la frapper alors qu’elle avait les mains prises.
Sophie a crié à l’aide dans la rue et ne savait comment agir : courir
appeler à l’aide, ne pas quitter les sacs de peur qu’on les lui vole ou alors
repartir défendre Tony. De nombreuses personnes sont alors sorties pour
regarder le « spectacle ».

Une fois
dehors, Tony n’a pas voulu frapper le patron et a également demandé de l’aide
mais personne n’agissait. Le patron a saisi une grosse pierre (environ 25cm de
diamètre) pour frapper Tony à la tête. Heureusement il l’a manqué et l’a
seulement frappé à l’épaule.

On tient à
rajouter que durant cette altercation, ces trois agresseurs nous ont donné
pleins de coup de pieds et nous poursuivaient sans nous laisser la possibilité
de s’enfuir et dans finir là (ils voulaient notre mort et n’arrêtaient pas de
nous dire : si vous n’avez pas d’argent, ne venez pas en Chine).

A cette vue,
Sophie s’est approché des trois hommes en train de frapper Tony pour le
récupérer mais le sous-chef et le guide s’en sont encore pris à elle. Elle criait
qu’elle ne voulait pas se battre mais seulement récupérer ses affaires et son
copain pour partir mais ils ne voulaient rien savoir et profitaient qu’elle
soit chargée du gros sac pour la frapper à la tête.

Enfin, une
voiture de police est arrivée (surement appelée par les villageois) et a pu
nous séparer.

Deux
policiers sont sortis de la voiture et en ont appelé un troisième qui parlait
anglais.

De retour
dans l’agence pour s’expliquer, une multitude de villageois se sont mêlés de
l’affaire ce qui nous rendait la parole impossible. De plus, ils étaient tous
contre nous et le policier anglophone n’essayait pas de nous écouter, faisait
ses propres conclusion et nous donnait tort. Le policier nous a menacés
d’annuler notre visa si nous ne payons pas les 40 yuans.

Une des
témoins dans la rue qui visiblement était la fille du sous-chef a alors insulté
Sophie de pute, sous prétexte qu’elle avait frappé son père (qui était vieux)
alors que c’était l’inverse et qu’elle lui demandait à ce moment-là de l’aide.

Le policier
anglophone nous a alors éloignés avec un autre agent pour réserver une chambre
d’hôtel. Il s’est montré plus correct seul avec nous que face aux villageois.
Il a rassuré Sophie et l’a accompagné pour qu’elle puisse aller retirer de
l’argent pendant que Tony appelait l’ambassade de France. Nous avons donc pu
récupérer nos passeports sans payer les 40 yuans. Par contre, quand l’ambassade
a demandé à Tony le nom et le numéro de téléphone du policier, celui-ci a refusé.
De plus, il ne voulait pas que l’on porte plainte.

En
conclusion, Sophie a subi des blessures physiques (bosse à la tête, hématomes à
la main gauche) et morales. Quant à Tony, il a subi des blessures à la jambe
droite, à l’épaule gauche, à son tatouage récemment passé au laser à la tête et
surtout à la main droite (main gonflée et douloureuse). Il a également subi un
préjudice moral.

Cet
événement nous a profondément marqué, nous donne une bien mauvaise image des
chinois et nous ne sommes pas sûre de vouloir continuer notre voyage dans leur
pays.

Hélas vous n’êtes pas les premiers ni les derniers à avoir des déboires avec le seul tenancier des balades à cheval de Songpan.

C’est un voyou il n’y a pas grand chose à faire sinon éviter le trek à cheval de Songpan.

Après avoir discuté avec des gens de Chengdu ainsi que l’ambassade de France, nous avons appris que cette agence était la seule connue de Songpan pour ces treks et donc faisait un peu fonctionnait à elle seule l’économie du village. Ce qui lui donne une place importante et donne le pouvoir au patron (apparement) de fermer certaines boutiques à sa demande. Certains disent même qu’il a des contacts avec la police, ce qui expliquerait peut être pourquoi la police a refusé que nous portions plainte ou que les villageois nous ont donné tort.
Cela dit, il existe apparement une autre agence excentrée de la ville qui se veut discréte vis à vis de celle ci et qui apparement est très bien.
Sinon, des auberges de jeunesses sur Chengdu comme par exemple Flip Flop hotel proposent des treks à cheval pour finalement moins chers que ce que nous avons eu et visiblement plus surs.

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