Bonjour,
Où avez vous vu que je voyage en espérant arriver à ma destination finale avec plus de 3 heures de retard ?
S’il y en a un de nous deux qui rêve, c’est vous.
Mais il est clair que si celà arrive je réclame ce qui m’est dû, devant la justice s’il le faut, en cas de refus de la compagnie de s’exécuter après un courrier recommandé. Et vu la simplicité et la facilité de la de la procédure, je ne vois pas pourquoi j’y renoncerais. Le seul problème : il faudra patienter plusieurs mois avant l’audience. Bof ! Vu qu’il s’agit de l’unique difficulté et que l’issue de la procédure est absolument certaine…
Par ailleurs, il est clair que pour certains voyages, on n’a pas d’autre choix que de voyager (ce qui est à éviter chaque fois que c’est possible) avec deux compagnies aériennes différentes. C’est même fréquemment le cas si on prend un premier vol en provenance de la province pour aller à Roissy ou Orly.
Si le vol précédent est en retard, on perdra la correspondance et la seconde compagnie n’en aura rien à faire si on est arrivé en retard du fait de la première : le billet est perdu pour no show.
Et dans cette hypothèse, s’agissant d’un premier vol au départ de l’Europe (et à fortiori de la France), une marge de 3 heures, en plus du temps nécessaire, permet, grâce à l’indemnisation forfaitaire de 250, 400 ou 600 euros, suivant la distance, de compenser, partiellement ou totalement, la perte du billet.
Et au retour en France, s’il s’agit d’une compagnie européenne, si on doit poursuivre son voyage avec le train ou avec un vol interne à la France avec une compagnie aérienne différente, c’est idem : en cas de correspondance ratée pour retard, le billet de train est perdu (sauf billet TGV air) et idem s’il s’agit d’un vol interne.
Là encore, prévoir 3 heures de plus que le nécessaire, permet, grâce à l’indemnisation forfaitaire dûe, de compenser totalement ou partiellement la perte des billets.
Si on est amené à voyager fréquemment, prévoir des délais suffisants, de toute évidence, fait partie des règles de base du savoir voyager…et ne devrait donc pas faire l’objet de railleries de la part de quelqu’un qui nous déclare avoir exercé les fonctions de Directeur Régional d’une compagnie aérienne.
Mais, vu ces ex fonctions, on comprends que ma position d’exiger, sans faille, que les compagnies aériennes respectent mes droits, en faisant appel à la justice s’il le faut, dans le cadre d’une procédure hyper simple au point de rendre inutile les services d’un avocat, dérange singulièrement ce Monsieur.
Courtoisement