Séjour Grèce 12 jours en Mai

Forum Grèce

Effectivement il semble qu’il y ait beaucoup à faire et voir en Grèce.
Pour une première expérience, on s’est dit que le Péloponnèse pourrait nous convenir. La région semble ne pas manquer de sites d’intérêt mêlant patrimoine culturel et naturel. Je garde Eubée (et vos bons plans) en tête pour cette fois ou une prochaine ! On aura une voiture de loc, donc on verra sur place comment ça se passe.

(Pour ma part, c’est l’Inde qui m’avait happé fin des années 90 pour une bonne décade !)

Ca se rapproche !
Concernant la location de la voiture, on va la prendre le 1er jour à l’aéroport.
Nous allons donc visiter Athenes en dernier.

Ne connaissant pas la circulation dans Athènes, Ma question : à cout équivalent, vaut il mieux la rendre à l’aéroport et rejoindre le centre ou la rendre dans le centre directement ?

Bonjour

La circulation dépend de l’heure et de pleins d’autres paramètres. Voir aussi le surcoût demandé pour la rendre dans le centre.
Si vous visitez Athènes en dernier la voiture ne vous servira pas. Donc il faudra payer un parking pendant les jours où vous y serez. Je ne suis pas certaine que ce soit valable.
Faites le calcul.

Si vous la rendez et que vous allez à l’aéroport sans voiture, sachez qu’il y a une navette 24h/24 bus X95 qui part toutes les 20 minutes de Syntagma. Le billet vaut 5.5 euros. Sinon le métro mais il ne passe que toutes les 36 minutes pour l’aéroport et c’est 9 euros.
Dernière option le taxi, compter 40/45 euros en journée.

merci Caroline,
on ne compte pas garder la voiture à Athènes pour les 2 derniers jours de visite de la capitale. Je me demande juste si ce n’est pas trop galère de conduire dans le centre ville pour aller à l’agence de location restituer la voiture. Car la rendre à l’aéroport fait perdre un peu de temps…
J’ai finalement sélectionné Avis ou budget (même compagnie), moins cher que Sixt sur ma période et il n’y a pas de surcôut centre ville ou aéroport.

ça dépend de ce que vous appelez galère à conduire… si vous êtes à Paris Lyon ou Marseille ça vous paraitra simple… si vous habitez dans le fin fond de la Creuse ça va vous faire tout drôle!

Rouler dans le centre ville d’Athènes n’est pas plus périlleux que dans toute autre grande ville avec une circulation intense par endroits.
Y’a des feux rouges, des files, des bus, des scooters. Rien d’exceptionnel. Ca ne m’a jamais posé de problème.

Notez que Avis et Budget sont dans le même immeuble sur la grande avenue Syggrou, coté numéros impairs. L’avenue a la particularité d’être très large avec un terre-plein central et l’interdiction de faire un demi tour aux carrefours si vous arrivez du mauvais coté.

La video ci-dessous est prise du coté ou se trouvent Budget et Avis, pas très loin de leurs agences.

Donc programmez votre GPS, il vous indiquera comment faire un détour pour prendre l’avenue afin de vous retrouver du bon coté.
En arrivant par le Nord ça peut donner un trajet dans ce genre là:

Pour remettre le réservoir d’essence au bon niveau il y a des stations services sur l’avenue.

Parfait, merci pour ces infos détaillées. Ce sera donc restitution au centre ville !

J’avais confondu Athènes et New Delhi :face_with_hand_over_mouth:

Retour de notre périple de 12 jours dans le Péloponnèse. Comme vous pourrez le constater, nous nous sommes éloignés de pas mal de nos demandes initiales. Nous avons suivi certaines fois vos conseils avisés et d’autres fois pas. Nous avons improvisé dans ce séjour qui s’est mué en road trip.
Le principal est que nous avons bien apprécié la destination. Sans être une révélation, la Grèce, du moins la partie du Péloponnèse que nous avons traversé, nous a conquis par son patrimoine naturel et culturel. Nous avons sillonné une région qui nous a semblé la plupart du temps a demi éveillée. Routes très peu fréquentées, villages endormis, caps balayés par les vents, monastères isolés, plages désertes. Nous n’avons pas subi la présence touristique (sauf à Athènes).

Bref petit compte rendu de notre parcours élaboré (en partie) grâce à vous :

Arrivée à Athènes et départ en voiture de loc en direction de Corinthe, avec stop au canal, puis pour Nauplie où nous avons passé 2 nuits. Nous sommes arrivés le dimanche en milieu d’après midi, il y avait pas mal de monde, notamment de bus touristiques. Puis la vieille ville s’est vidée et nous avons été tranquilles pour flâner dans les rues en début de soirée. Nous sommes aller dîner en dehors de la zone touristique. L’accueil a été très sympa et nous avons bien mangé. Nous y sommes donc retournés le soir suivant !
Le lendemain, départ pour Epidaure et visite du théâtre antique et ses alentours. Le théatre est effectivement magnifique, mais il ne reste pas grand-chose du centre de soin d’Asclepios. 20€ l’entrée tout de même. Il faut faire preuve de beaucoup d’imagination pour redonner vie à ces tas de cailloux.
Puis petit détour par Epidavros pour un pic nic sur la plage de Kalamaki.
Au retour, nous avons gravi les 850 marches menant à la citadelle de Padami. On a profité de la vue, sans entrer pour éviter de payer 20 euros par tête. En fait, le gouvernement a aligné ses tarifs pour les touristes étrangers à 20euros par personne et par « site majeur ». L’acropole est même passé de 20 à 30 euros en avril dernier…
La promenade faisant le tour du cap est bien agréable, l’ambiance est détendue, les ruelles charmantes et la ville est calme, comme se réveillant à peine au sortir de l’hiver pour entamer la saison estivale.

Le lendemain matin, belle baignade à la plage de Nauplie en contemplant les remparts au dessus de nous. Très sympa. Puis départ pour le site de Mycènes. A l’arrivée, pas mal de bus sont garés, on voit de la route des touristes errer au milieu de tas de cailloux sur une colline. Le tarif est encore de 20 euros l’entrée. Le calcul est vite fait, ce sera sans nous ! On repart en direction de Dimitsana.
Changement de cadre, mais toujours cette impression de village endormi à notre arrivée. C’est très calme. Et tant mieux. Les Grecs n’ont pas l’air de stresser beaucoup.

Jour 4 : Aris, le gérant sympathique de notre auberge nous réserve un taxi pour nous amener à Stemnitsa (15€) en 15 minutes. De là, on reviendra sur Dimitsana en empruntant le chemin de randonnée qui traverse les gorges de Loussios. Superbe. Et long. On arrive complètement rincés au village vers 18h30. Bonne ambiance le soir où on retrouve les quelques randonneurs croisés sur le chemin à l’un des rares restos ouverts. Tout le monde est content d’être arrivé !

Jour 5 : Le temps s’est gâté dans la nuit. On plie bagage entre petite averse et accalmie avec rayon de soleil. Arrêt à l’ancient Gotry, en bordure de la rivière Loussios. L’eau est vraiment trop froide pour la baignade mais le site est magnifique et propose également quelques vestiges archéologiques (gratuits!). On pose nos sacs le soir à Kalamata.

Je vous rejoins sur le fait que la ville n’offre rien de particulier. Mais c’est justement cela qui pourrait nous plaire. On a également envie de voir comment les grecs vivent au quotidien, sans la perfusion des touristes pour les alimenter. Même si on a compris qu’il y a des touristes à peu près partout dans le pays. La vieille ville de Kalamata est agréable le soir. C’est plutôt ambiance familiale, alors que du côté du bord de mer, c’est beaucoup plus jeune et festif. Justement, la plage ne nous charme pas plus que ça. Faut dire que le temps est plutôt moche.

Jour 6 : Mais pourquoi pas un petit tour en Messenie ? C’est à à peine 1 heure de route et la balade dans la baie de Navarin pour découvrir la plage de Vodoikilias semble prometteuse. Pas déçus effectivement. On s’est arrêtés au port de Pylos en premier, déguster un café frappé sur la place. Puis on a fait le tour de la zone humide Lmini Divarion avant de se jeter dans l’omega parfait de la vodoikilias Beach. Puis on a pris le sentier montant vers la grotte de Nestor et le château fort, offrant une superbe vue. Rebaignade dans la descente.
On a bien gagné le droit de déguster un pita Gyros chez O’Tzimis, la taverne légendaire de la vieille ville de Kalamata. Il y a beaucoup de monde ce vendredi soir. Les gens sont assis à des tables tout autour du kiosque décoré vintage. Nous optons pour des coussins qui se libèrent sur le bord de la fontaine. Les serveuses sont débordées, je me fraie un chemin et commande nos 2 sandwiches et nos boissons. Le gérant refuse mon billet me disant « pay later ». Après un long moment d’attente, des excuses pour nous avoir oubliés, nous mangeons enfin. C’est toujours le feu en cuisine, les souvlakis fusent tels les flèches d’appolon. Je retourne pour payer, le gars aux manettes commencent à faire le calcul, s’embrouille alors que d’autres commandes tombent. Il me retend mon billet et me répète « pay later please ! » J’ai finalement profité d’une accalmie pour enfin payer mon addition de 12€…

Jour 7 : La pluie s’invite à nouveau. On en profite pour faire un tour au marché qui se tient tous les mercredis et samedis matins faire le plein d’olives et d’oranges.
Sur un coup de tête, on décide de tracer vers le sud, des fois que la pluie n’irait pas jusque là…

On s’arrête à Kardimili avant de plonger dans la région de Mani. Nous séjournons près de Limeni. La Méditerranée dans sa splendeur bleutée vient sculpter des côtes façonnées de roches volcaniques. La nature est aride, sauvage, rude. Les habitants semblent tous s’être reclus dans des chateaux forts.

Jour 8 : Depuis la terrasse, on admire un couple de dauphins traversant la baie au petit matin. Le temps maussade nous a rejoint. La mer a quitté son manteau bleuté. Nous allons donc nous enfermés dans les grottes de Davos à 30mn de là. Puis le vent et les nuages nous emmènent ensuite vers le cap Tagani. Notre petite rando, seuls au monde, l’impression de marché sur une planète étrangère dans cette atmosphère de fin des temps nous occupera 3 bonnes heures. Avant d’aller nous restaurer dans la paisible bourgade d’Areopoli.

Jour 9 : Grand soleil. Direction plus au sud vers Gerominelas, port endormi aux eaux cristallines. On est au bout du monde ? Non pas encore. Il faut atteindre le cap Tanore avec son phare qui illumine l’extrémité sud du Péloponnèse. Une petite crique de galets blancs nous accueille au départ de la balade menant au cap. C’est là que nous nous baignerons et nous relaxerons à l’ombre de l’unique arbre après les 2 heures de marche dans les rocailles sous un soleil implacable.
Chaque fois que le soleil domine, je me dis que la Grèce, je n’irai sûrement jamais en juillet/Aout…

Jour 10 : On remonte la région du Magne côté Est, arrêt baignade à Porto Kagio, joyau dans son écrin puis vers le port de Gythio par une route vertigineuse peuplée de chèvres. On rejoindra Sparte en fin d’après midi.

Jour 11 : Sparte. Pour beaucoup il n’y a rien à voir. Et pourtant nous avons bien apprécié notre étape. Déjà, c’est à 10 minutes du site de Mystras. Et nous voulions un peu nous racheter d’avoir occulté l’héritage culturel du pays en visitant un des sites majeurs du pays. Certes, il ne concerne par la grèce antique, mais au moins les vestiges sont plus récents et donc pour certains encore debout… Tout comme Kalamata, Sparte fait partie des ville grecques qui ne dépendent pas uniquement du tourisme et offre donc un aperçu de la vie quotidienne des citoyens. J’ai trouvé la ville plus agréable que Kalamata. C’est plus homogène, plus organisé au niveau architectural. Là où Kalamata, c’est un peu n’importe quoi. Le centre ville n’est pas grand et se parcourt en 15 minutes. On en profite pour aller admirer la statue du Leonidas, les quelques vestiges de mosaiques mises en valeur par la ville ou par une galerie d’art, puis se fondre dans la populace sur la place principale.
Nous ne regrettons pas non plus l’heure et demie passée au musée de l’olive et de l’huile d’olive.

Direction finale vers la capitale. Arrêt baignade tout de même à Kellina Beach, magnifique plage, juste en contrebas de l’autoroute entre Corinthe et Athènes. Puis la gifle du retour à la civilisation, les embouteillages (complètement oubliés ceux là), la foule, les hordes de touristes. On est restés dans Koukaki, quartier tranquille, résidentiel et sympathique, bien que se transformant en zone exclusive air bnb. On a fait une incursion dans la Plaka en début de soirée, mais on a fui. On a bien apprécié le coucher de soleil sur la colline de Filopappou, la visite du Parthénon, sans trop de monde vers 17h, la balade entre les places Syntagma et Monastiraki. Et cerise sur le gateau, visite chez le barbier pour ma part (après une grève gilette de 12 jours cause bagage cabine uniquement). Si vous n’avez pas expérimenté, je vous conseille la finition greek style, vous ne le regretterez pas :smile:

12 jours bien remplis, va falloir poser des congés pour se reposer maintenant…

Bonjour et merci de ce retour c’est tellement rare!

Juste une précision au niveau des prix des entrées sur les sites, le tarif est élevé, mais il n’est pas que pour les touristes étrangers comme vous dites, c’est pour tout le monde, même les Grecs paient ce prix!

Vous nous avez bien aidé à préparer notre séjour, c’est bien normal et ça me fait plaisir de partager notre expérience.

C’ est à la citadelle de Nauplie que les grecs paient 10€, et 20€ pour les étrangers. Je pensais que c’était géneralisé, merci pour la rectification.

ça m’étonnerait beaucoup. Il y a une réduction de 50% pour certaines catégories mais ce n’est pas que pour les Grecs. Par exemple TOUS les européens de moins de 25 ans entrent gratuitement dans tous les sites et musées, les + de 65 ans ont également une réduction moitié prix ou bien la gratuité je ne sais plus.
Idem par exemple pour les accompagnateurs de personnes handicapées ou de sorties scolaires. Ainsi que les personnes qui ont une carte famille nombreuses. Peut-être que la personne devant vous bénéficiait d’une réduction.

Par contre si c’était marqué noir sur blanc “Grecs = 10 € et étrangers = 20 €” c’est très grave et ça mérite d’être signalé car c’est complètement illégal.

Bonjour,

je pense que Caroline a raison.
Ce serait un caractère discriminatoire si un tarif préférentiel était appliqué en fonction de la nationalité, d’autant plus que la Grèce fait partie de l’Union Européenne.
Ce serait aller à rebours de la volonté de Bruxelles de créer une union d’états fondée sur l’horizontalité c’est à dire sur l’homogénéisation (un peu comme dans un shaker pour préparer un cocktail, on mélange, on secoue, puis on boit), et non plus sur la verticalité,qui quand elle est appliquée avec trop de zèle, conduit à de sacrés ravages.
Et je trouve que la Grèce dans ce jeu subtil de la géopolitique, s’en sort plutôt habilement.
Tout est devenu politique, y compris le prix d’entrée des musées et sites touristiques.

Moitié prix pour les +65 citoyens de l’UE.

Effectivement, j’ai rien compris, pas lu jusqu’à la fin le panneau à l’entrée de oa citadelle. Moitié prix pour les seniors et en hiver également.
Cela m’a interpellé, mais pas tant que cela. En Inde au début des années 2000, le gouvernement a augmenté drastiquement les entrées des sites uniquement pour les étrangers.

Merci en tous cas pour vos rectifications :+1:

Merci pour le retour et les détails.

C’est le Siga siga! :slightly_smiling_face:

Et du coup alors, vu que la question revient de temps en temps, vous avez fait comme envisagé au départ, arriver quelque part sans réservation d’hébergement?

Un peu des deux. Avec booking, la réservation, c’est un peu un passage obligé lorsqu’on veut un appartement (ou un logement géré par un particulier) car la plupart du temps il n’y a pas de réception, juste une boite à clé.
A dimitsana par exemple, il n’y avait pas grand chose d’ouvert, mais plutôt des auberges/hotels, avec donc un choix restreint en arrivant.
On a vite compris que payer en cash, cela arrange grandement les commmerçants, et les clients aussi qui peuvent béneficier d’une taxe en moins.
Donc, c’est toujours intéressant de repérer un établissement, passer un coup de fil avant pour négocier un tarif afin d’éviter la commission booking. Mais ça, c’est valable partout dans le monde.

Donc avis aux amateurs de discounts, prévoyez du cash! (ça peut aussi marcher avec les loueurs de voitures).

C’est l’autre tradition culturelle grecque dérivée du “Fakelaki” (les petites enveloppes :slightly_smiling_face:) , encore pas mal ancrée dans les habitudes locales.

Dans les taxis et ailleurs aussi, on remarque le petit panonceau précisant que l’on ne peut pas refuser au client le paiement par carte… Tiens, tiens !

Les Grecs n’auraient donc pas retenu la leçon…

De partout on m’a proposé de payer en carte. Jamais eu une réflexion lorsque je sortais la cb. Par contre, grand sourire lorsque je disais “cash!”

Moi, j’aime bien les fakelakis au bon lait de brebis.
Il y a aussi les bakchichs, mais là, c’est avec des pois chiches.
Bref, il y en a pour tous les goûts et pour toutes les consciences.

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