Retour de notre périple de 12 jours dans le Péloponnèse. Comme vous pourrez le constater, nous nous sommes éloignés de pas mal de nos demandes initiales. Nous avons suivi certaines fois vos conseils avisés et d’autres fois pas. Nous avons improvisé dans ce séjour qui s’est mué en road trip.
Le principal est que nous avons bien apprécié la destination. Sans être une révélation, la Grèce, du moins la partie du Péloponnèse que nous avons traversé, nous a conquis par son patrimoine naturel et culturel. Nous avons sillonné une région qui nous a semblé la plupart du temps a demi éveillée. Routes très peu fréquentées, villages endormis, caps balayés par les vents, monastères isolés, plages désertes. Nous n’avons pas subi la présence touristique (sauf à Athènes).
Bref petit compte rendu de notre parcours élaboré (en partie) grâce à vous :
Arrivée à Athènes et départ en voiture de loc en direction de Corinthe, avec stop au canal, puis pour Nauplie où nous avons passé 2 nuits. Nous sommes arrivés le dimanche en milieu d’après midi, il y avait pas mal de monde, notamment de bus touristiques. Puis la vieille ville s’est vidée et nous avons été tranquilles pour flâner dans les rues en début de soirée. Nous sommes aller dîner en dehors de la zone touristique. L’accueil a été très sympa et nous avons bien mangé. Nous y sommes donc retournés le soir suivant !
Le lendemain, départ pour Epidaure et visite du théâtre antique et ses alentours. Le théatre est effectivement magnifique, mais il ne reste pas grand-chose du centre de soin d’Asclepios. 20€ l’entrée tout de même. Il faut faire preuve de beaucoup d’imagination pour redonner vie à ces tas de cailloux.
Puis petit détour par Epidavros pour un pic nic sur la plage de Kalamaki.
Au retour, nous avons gravi les 850 marches menant à la citadelle de Padami. On a profité de la vue, sans entrer pour éviter de payer 20 euros par tête. En fait, le gouvernement a aligné ses tarifs pour les touristes étrangers à 20euros par personne et par « site majeur ». L’acropole est même passé de 20 à 30 euros en avril dernier…
La promenade faisant le tour du cap est bien agréable, l’ambiance est détendue, les ruelles charmantes et la ville est calme, comme se réveillant à peine au sortir de l’hiver pour entamer la saison estivale.
Le lendemain matin, belle baignade à la plage de Nauplie en contemplant les remparts au dessus de nous. Très sympa. Puis départ pour le site de Mycènes. A l’arrivée, pas mal de bus sont garés, on voit de la route des touristes errer au milieu de tas de cailloux sur une colline. Le tarif est encore de 20 euros l’entrée. Le calcul est vite fait, ce sera sans nous ! On repart en direction de Dimitsana.
Changement de cadre, mais toujours cette impression de village endormi à notre arrivée. C’est très calme. Et tant mieux. Les Grecs n’ont pas l’air de stresser beaucoup.
Jour 4 : Aris, le gérant sympathique de notre auberge nous réserve un taxi pour nous amener à Stemnitsa (15€) en 15 minutes. De là, on reviendra sur Dimitsana en empruntant le chemin de randonnée qui traverse les gorges de Loussios. Superbe. Et long. On arrive complètement rincés au village vers 18h30. Bonne ambiance le soir où on retrouve les quelques randonneurs croisés sur le chemin à l’un des rares restos ouverts. Tout le monde est content d’être arrivé !
Jour 5 : Le temps s’est gâté dans la nuit. On plie bagage entre petite averse et accalmie avec rayon de soleil. Arrêt à l’ancient Gotry, en bordure de la rivière Loussios. L’eau est vraiment trop froide pour la baignade mais le site est magnifique et propose également quelques vestiges archéologiques (gratuits!). On pose nos sacs le soir à Kalamata.
Je vous rejoins sur le fait que la ville n’offre rien de particulier. Mais c’est justement cela qui pourrait nous plaire. On a également envie de voir comment les grecs vivent au quotidien, sans la perfusion des touristes pour les alimenter. Même si on a compris qu’il y a des touristes à peu près partout dans le pays. La vieille ville de Kalamata est agréable le soir. C’est plutôt ambiance familiale, alors que du côté du bord de mer, c’est beaucoup plus jeune et festif. Justement, la plage ne nous charme pas plus que ça. Faut dire que le temps est plutôt moche.
Jour 6 : Mais pourquoi pas un petit tour en Messenie ? C’est à à peine 1 heure de route et la balade dans la baie de Navarin pour découvrir la plage de Vodoikilias semble prometteuse. Pas déçus effectivement. On s’est arrêtés au port de Pylos en premier, déguster un café frappé sur la place. Puis on a fait le tour de la zone humide Lmini Divarion avant de se jeter dans l’omega parfait de la vodoikilias Beach. Puis on a pris le sentier montant vers la grotte de Nestor et le château fort, offrant une superbe vue. Rebaignade dans la descente.
On a bien gagné le droit de déguster un pita Gyros chez O’Tzimis, la taverne légendaire de la vieille ville de Kalamata. Il y a beaucoup de monde ce vendredi soir. Les gens sont assis à des tables tout autour du kiosque décoré vintage. Nous optons pour des coussins qui se libèrent sur le bord de la fontaine. Les serveuses sont débordées, je me fraie un chemin et commande nos 2 sandwiches et nos boissons. Le gérant refuse mon billet me disant « pay later ». Après un long moment d’attente, des excuses pour nous avoir oubliés, nous mangeons enfin. C’est toujours le feu en cuisine, les souvlakis fusent tels les flèches d’appolon. Je retourne pour payer, le gars aux manettes commencent à faire le calcul, s’embrouille alors que d’autres commandes tombent. Il me retend mon billet et me répète « pay later please ! » J’ai finalement profité d’une accalmie pour enfin payer mon addition de 12€…
Jour 7 : La pluie s’invite à nouveau. On en profite pour faire un tour au marché qui se tient tous les mercredis et samedis matins faire le plein d’olives et d’oranges.
Sur un coup de tête, on décide de tracer vers le sud, des fois que la pluie n’irait pas jusque là…
On s’arrête à Kardimili avant de plonger dans la région de Mani. Nous séjournons près de Limeni. La Méditerranée dans sa splendeur bleutée vient sculpter des côtes façonnées de roches volcaniques. La nature est aride, sauvage, rude. Les habitants semblent tous s’être reclus dans des chateaux forts.
Jour 8 : Depuis la terrasse, on admire un couple de dauphins traversant la baie au petit matin. Le temps maussade nous a rejoint. La mer a quitté son manteau bleuté. Nous allons donc nous enfermés dans les grottes de Davos à 30mn de là. Puis le vent et les nuages nous emmènent ensuite vers le cap Tagani. Notre petite rando, seuls au monde, l’impression de marché sur une planète étrangère dans cette atmosphère de fin des temps nous occupera 3 bonnes heures. Avant d’aller nous restaurer dans la paisible bourgade d’Areopoli.
Jour 9 : Grand soleil. Direction plus au sud vers Gerominelas, port endormi aux eaux cristallines. On est au bout du monde ? Non pas encore. Il faut atteindre le cap Tanore avec son phare qui illumine l’extrémité sud du Péloponnèse. Une petite crique de galets blancs nous accueille au départ de la balade menant au cap. C’est là que nous nous baignerons et nous relaxerons à l’ombre de l’unique arbre après les 2 heures de marche dans les rocailles sous un soleil implacable.
Chaque fois que le soleil domine, je me dis que la Grèce, je n’irai sûrement jamais en juillet/Aout…
Jour 10 : On remonte la région du Magne côté Est, arrêt baignade à Porto Kagio, joyau dans son écrin puis vers le port de Gythio par une route vertigineuse peuplée de chèvres. On rejoindra Sparte en fin d’après midi.
Jour 11 : Sparte. Pour beaucoup il n’y a rien à voir. Et pourtant nous avons bien apprécié notre étape. Déjà, c’est à 10 minutes du site de Mystras. Et nous voulions un peu nous racheter d’avoir occulté l’héritage culturel du pays en visitant un des sites majeurs du pays. Certes, il ne concerne par la grèce antique, mais au moins les vestiges sont plus récents et donc pour certains encore debout… Tout comme Kalamata, Sparte fait partie des ville grecques qui ne dépendent pas uniquement du tourisme et offre donc un aperçu de la vie quotidienne des citoyens. J’ai trouvé la ville plus agréable que Kalamata. C’est plus homogène, plus organisé au niveau architectural. Là où Kalamata, c’est un peu n’importe quoi. Le centre ville n’est pas grand et se parcourt en 15 minutes. On en profite pour aller admirer la statue du Leonidas, les quelques vestiges de mosaiques mises en valeur par la ville ou par une galerie d’art, puis se fondre dans la populace sur la place principale.
Nous ne regrettons pas non plus l’heure et demie passée au musée de l’olive et de l’huile d’olive.
Direction finale vers la capitale. Arrêt baignade tout de même à Kellina Beach, magnifique plage, juste en contrebas de l’autoroute entre Corinthe et Athènes. Puis la gifle du retour à la civilisation, les embouteillages (complètement oubliés ceux là), la foule, les hordes de touristes. On est restés dans Koukaki, quartier tranquille, résidentiel et sympathique, bien que se transformant en zone exclusive air bnb. On a fait une incursion dans la Plaka en début de soirée, mais on a fui. On a bien apprécié le coucher de soleil sur la colline de Filopappou, la visite du Parthénon, sans trop de monde vers 17h, la balade entre les places Syntagma et Monastiraki. Et cerise sur le gateau, visite chez le barbier pour ma part (après une grève gilette de 12 jours cause bagage cabine uniquement). Si vous n’avez pas expérimenté, je vous conseille la finition greek style, vous ne le regretterez pas 
12 jours bien remplis, va falloir poser des congés pour se reposer maintenant…