Retour, jour par jour, de notre périple

Forum États-Unis

Voilà une chose que je n’avais pas prévue de faire: raconter notre périple jour par jour. Comme tout les primo partants, j’étais à la recherche d’expérience. Et comme toute expérience est bonne à prendre, je me dis que la mienne pourrait servir à d’autres.

Je remets les choses dans leur contexte:

Il y a un an, nous cherchions mon épouse et moi-même notre destination pour 2013. Après un premier voyage aux USA en 2011 coté est (boucle “classique” à une exception près: New York - Philadelphie - Washington - Raleigh (pour voir la famille) - Niagara - Cape Cod - Boston) et surtout après avoir vu et revu des images de cet ouest mythique, on s’est dit: “Pourquoi pas ?”

Après avoir lu itinéraires, blog et autres discussions sur ce forum nous esquissons notre propre projet. Après l’avoir soumis à l’approbation de certains experts de ce forum (notamment un que je remercie encore une fois :p) qui me l’ont démonté pour mieux m’aider à le reconstruire, nous avions un chouette projet: De San Francisco à Yellowstone en passant par les grands classiques du Nevada, de l’Arizona et de l’Utah, tout ça en un mois de voyage.

Les réservations d’hotel et de voiture ayant été effectuées par internet depuis chez moi, il ne nous restait plus qu’à attendre le 29/04. Et vous savez quoi ? Il est arrivé !!!

Comme je le disais, ce fameux jour est enfin arrivé. Nous décollons à 10h45 de Bruxelles à destination de San Francisco avec escale à Philadelphie. Nous voilà donc partis de la maison à 6h45 pour une heure de trajet (qui devrait durer normalement 25 minutes !!! ) ce qui nous fait arriver trois heures à l’avance. Bon, on a le temps ! On va enregistrer direct nos bagages pour SF afin d’en être débarrassés et on va déjeuner à notre aise.
Lorsqu’il est enfin temps d’embarquer, le voyage peut commencer !!!

Nous avions achetés nos billets chez US Airways (645 euros par personne pour Bruxelles - SF - LV - Bruxelles) … Et ben quel changement par rapport aux compagnies asiatiques ou mêmes européennes. Des télés communes qui diffusent deux films en anglais sans sous titre et qui font payer les écouteurs. Un repas vraiment pas terrible mais des hôtesses agréables … En gros, une première partie de vol assez longue et ennuyeuse (heureusement que nous avions acheté des magazines !).

Arrivé à Phillie, débarquement, passage à la douane (ouf, il ne m’ont pas ennuyé avec mon esta valide encore pour une dizaine de jour seulement), récupération des bagages, on rend le formulaire à la douane, on redépose les bagages sur le tapis roulant, recheck des passeports, re-passage sécurité et puis on attend enfin la correspondance … en allant grignoter un petit bout. Ca parait long comme ça mais en réalité du débarquement jusqu’à la porte d’embarquement suivante, il nous a fallu 50 minutes sans courir. Comme nous avions 4h30 d’escales, on était tranquille.

Enfin, on redécolle … après avoir attendu près de 45 minutes sur la piste pour décoller !

Re-vol long et ennuyeux (même si j’ai pas mal dormi, mon épouse m’a confirmé que c’était le même en moins bien, y’avait même plus de tv et les magazines étaient finis !), on atterrit enfin à San Francisco. La par contre, ca va très vite, on récupère nos bagages dans les premiers (coup de bol) et on monte dans un taxi (il est 22h, heure locale) direction notre hotel: le Carlton dans Sutter Street pour 4 nuits (nous avons trouvé une grosse promo pour cet hotel assez cher en temps normal).
Prix du taxi: 50 dollars tip inclus.

Check in à l’hotel et enfin dodo !!!

Après une bonne nuit de repos (le lit est vraiment bon), une bonne douche et nous voilà d’attaque pour notre première journée en ville. Au programme, découverte de la ville en prenant de la hauteur. En effet au sud ouest de la ville se trouve deux parcs sympas apparement qui sont sur les collines et qui offriraient de chouettes vues sur SF. En allant par la, on a prévu un arrêt à Alamo Square pour les Seven Painted Ladies.

Mais avant tout; le ptit déj au Lori’s Dinner qui se situe à 15 minutes de marche de l’hotel dans notre rue. Ambiance sympa et sixties, nous commandons l’assiette des champions: oeufs brouillés, roasties, saucisses, bacon et pancakes ! Autant le dire: impossible de terminer ! Nourriture bonne mais facture salée: 45 dollars tip inclus ! C’est pas grave, c’est le premier jour, on se fait plaisir !

En sortant de la, nous devions aller prendre le bus qui nous ameneraient à Alamo Square. Pour ce faire (et comme j’aime bien tout prévoir), j’avais imprimer de chez moi tout les itinéraires en bus dont j’avais besoin sur le site du muni.

Nous voilà donc à remonter la rue (ça grimpe sec dans cette ville, surtout après le ptit déj !) pour trouver le premier arrêt de bus. On le trouve, et la premier point positif, dans la guérite, un affichage lumineux nous indique quand passera la prochain. Pratique !!! Le bus arrive, on paye les deux dollars par personne et on reçoit le ticket TRANSFER car on a une correspondance (en réalité, il le donne systématiquement). On lui demande si il sait nous arreter à tel endroit (pour être sur de pas le rater) et deuxième point positif: les chauffeurs de bus sont sympa ! (Ca s’est vérifié avec la plupart par la suite).

On arrive à Alamo Square après avoir gravit un dernier bloc.
Petit parc sympa ou les gens promènent leur chien (en laisse d’un coté du parc, sans laisse de l’autre. Comme toujours, c’est très réglementé ici) et qui donne effectivement sur les Ladies. C’est vrai qu’elles sont jolies ces Dames avec leurs couleurs différentes mais dommage qu’on ait construit un immeuble à appartement d’un coté et que l’on fasse des travaux de l’autre. Ca empeche d’avoir la photo qui va bien avec ces vieilles Dames en premier plan et le Financial Center derrière. Il faut ruser pour n’avoir qu’elles. Ca reste joli de toutes manières ! De l’autre coté du parc, de belles maisons dans le même style sont à voir (plus colorée même).

Après avoir flané un peu, nous repartons prendre le bus suivant qui nous emmenera à Twin Peaks. Comme le ticket transfer est valable deux heures, nous remontons dans le bus sans payer (troisième point positif !!! ). Après encore une correspondance, nous voilà au pied de la colline. Dans mes préparatifs, je n’avais pas trouvé de bus qui nous ameneraient au sommet. J’avais donc prévu de grimper à pied, sauf que … ca monte sec et il fait chaud (j’avais oublié de préciser, le temps est splendide et il annonce encore mieux pour les jours à venir) !
Heureusement, un bus a la bonne idée de passer par la, de s’arreter à notre niveau et de nous emmener jusque la haut (le chauffeur ne voulait même pas qu’on paye, il y avait juste deux autres touristes dans ce bus). Il nous dépose au pied d’une première volée d’escaliers qui nous permet d’atteindre notre but. Et la, Wahou !! Tout San Francisco s’étale à nos pieds du Golden Gate jusqu’au Bay Bridge avec la baie et Alcatraz. Bon, j’imagine que voir cette vue aussi dégagée relève peut-être un peu de la chance mais il en faut ! Après avoir pris quelques milliers de photos, nous redescendons à pied vers notre prochaine destination: Tank Hill park.

15 minutes de marche plus tard, nous y voilà. C’est un tout petit parc avec lui aussi une chouette vue (mais moins impressionante quand même). Il est surtout temps de manger. Pour ce faire, nous avions été chez Whole Food Market avant de monter dans le premier bus, acheté une salade (énorme !!) pour madame, des sandwichs pour moi. Quel pied de manger avec cette vue et ce calme … puis d’un coup: énorme sirène d’alarme ! On se dit que ca y est, les ET sont la! Mais nous sommes vite rassurés par une demoiselle assise à coté de nous qui nous explique que cette sirène sert à prévenir en cas d’envahisseurs et qu’ils font juste des tests. Ouf !

Bon, retour hotel en bus … programme de la journée terminé …

Et puis non ! On a vraiment passé une bonne nuit et on veut en profiter. On avait pas spécialement prévu de prendre le cable car mais bon, ca serait dommage de ne pas le faire. On décide donc de prendre la ligne Powell Hyde près du Lori’s Dinner de ce matin. On va faire la file sur le trottoir et on attend. Premier cable car: il n’en prend que 4. On attend le suivant. Il arrive et la un groupe de !*&@! se jette pour passer devant tout le monde. Finalement tout le monde rentre mais on se retrouve à l’intérieur du cable car alors que je voulais être sur la margelle … 6 dollars pour ca ??? On voit rien et on est collé l’un à l’autre. Belle arnaque ! Finalement, arrivé à Lombard street, pas mal de personnes descende et l’accompagnateur me dit d’aller me placer dehors tout devant. Juste au bon moment, j’ai pu filmer tranquille l’arrivée dans la baie avec vue sur Alcatraz. Allez, ok, demi arnaque (mon épouse, elle n’a rien vu, elle se contente de la vidéo).

Arrivée sur le pier, toutes sortes de vieux bateaux à voile se trouvent la. Ils se visitent mais c’est payant. Pas pour cette fois ! On préfère se ballader tranquillement sur la jetée. Arrivé au bout, on veut faire des photos du Golden Gate et d’alcatraz mais on est gené par pas mal d’obstacles. On décide donc d’aller sur la jetée “d’à coté” qui entre beaucoup plus dans la baie (c’est une jetée en béton et plus en bois). Bien m’en a pris, les points de vue sont vraiment sympa.

Nous décidons à présent de rentrer (après avoir fait un petit arret sur la plage pour se reposer un peu les jambes et profiter de la vue). On avait prévu de le faire en cable car à nouveau … Mais ouiiiiiii ! Au moins deux heures de files ! Pas question d’attendre ! Mon plan en main, je trouve le bus qui nous ramène en 20 minutes à notre hotel.

Au soir, on commence à bien fatigué et nous décidons de manger un petit bout au bar à coté de l’hotel: le Fly. Pizza honnête et cocktail agréable pour un prix correct (on était en happy hour). 21 heures et on s’endort !

La deuxième nuit fut plus courte. En effet, le décalage horaire n’aidant pas, nous sommes tout deux réveillés à 5h15. Pas trop grave, de toute facon, on devait se lever tot car aujourd’hui nous allons à Alcatraz. Nous avions réservé il y a de ca quelques temps le early bird, avec départ donc à 8h45.

On prend le bus qui nous emmène à 10 minutes de l’embarcadère. Comme on était levé tot, parti tot, on a le temps d’aller jusqu’au Starbucks “voisin” déjeuner à notre aise. On revient vers 8h à l’embarcadère, on présente nos tickets, on fait la photo touriste obligatoire (vendue 22 dollars les deux quand on revient, et le pire c’est qu’on fait ca devant un fond représentant Alcatraz !) et on embarque.
En regardant sur le plan, je comprends vite qu’il faut se mettre à gauche du ferry pour une meilleure vue. Effectivement la vue sur la ville, sur le Golden Gate et sur Alcatraz sont vraiment terribles.

20 minutes de traversée plus tard, on pose le pied sur The Rock. On décide de foncer direct en haut afin d’être le plus tranquille possible dans les cellules (c’est un conseil de Mayannick il me semble et il est bon !). On recoit notre audio guide (gratuit) et c’est parti. Je ne suis habituellement pas un grand fan de ces audioguides mais je dois avouer que celui-ci est vraiment terrible car raconté par des personnes ayant vécu Alcatraz, des bruits d’ambiance et plein d’anecdotes. Le lieu est vraiment impressionant et pas mal conservé du tout. Comme on avait été dans les premiers, j’ai pu avoir les couloirs de la prison en photo completement vides. Une demi-heure après, c’était plus possible du tout …
Le récit dure 45 minutes et on le rend avant de passer par la boutique souvenir.
Mais pas question de repartir comme ca. On retourne profiter de la vue sur SF qu’on a d’en haut. Puis, vers 11h, on décide de reprendre le ferry car on craignait que vers midi, le ferry soit pris d’assaut. Bien nous en a pris !

On décide de pousser jusqu’au pier 39 car notre projet pour ce midi, c’était de manger chez Bubba Gump. Avant ça, on va rendre visite aux otaries qui se prélassent au soleil.
Bubba Gump, c’est sympa, c’est copieux mais c’est cher !!! Enfin bon, on se fait plaisir, on est en vacances !!! On a pris chacun une assiette de poissons frits, de scampis frits et de frites … Très équilibré tout ca !! Une bière et un cocktail sans alcool pour accompagner et nous voila allégé de 60 dollars.

Bon, c’est pas tout ça mais on a des choses de prévues cet après midi: redescendre à pied jusqu’à notre hotel en passant par différents points d’interet.

Première étape: la coit tower. Arrivés au pied des escaliers et après ce qu’on venait de s’empiffrer, décision est prise qu’on la voit très bien d’en bas. On part direct pour la deuxième étape: la Transamerica Pyramid.

La tour en elle-même est impressionante mais c’est le minuscule parc à son pied qui est sympa. Tout les employés qui viennent manger autour d’une chouette fontaine et à l’abri du soleil ,qui tape dur, grace à une belle végétation. On en profite bien puis nous repartons, cette fois ci pour le Hyatt Regency.

Alors la, c’est la claque. Le lobby de cet hotel est gigantesque et d’un design particulier. On aime ou on aime pas mais c’est vraiment impressionnant. On prend l’ascenseur “extérieur” pour une vue plongeante sur ce hall immense !

Allez, on continue direction l’entrée de chinatown sur grant street. On y arrive, on y pénètre un peu et on ressort. C’est vraiment des arnaques à touristes. Des magasins même pas tenu par des asiatiques. Pour Chinatown, on repassera !

Dernière étape du jour: Union Square. On y arrive, on se prend un petit coca et on s’installe sur des chaises à l’ombre. C’est vraiment une jolie place bordée de palmiers et de grands immeubles. Retour à l’hotel car on commence à fatiguer.

Arrivé vers 16h à l’hotel, on se repose un peu et nous ressortons manger dans un ptit resto thai à l’entrée de Tenderloin: Osha

Bonne cuisine thai copieuse à prix raisonnable avec service efficace et agréable.

Retour à l’hotel après avoir pris un verre au bar à coté.
Dodo !

Pour cette dernière journée à San Francisco, nous avions pour point de mire le Golden Gate Bridge et le Golden Gate Park (bizarrement assez éloigné l’un de l’autre, le Présidio étant lui collé au pont).

Avant de démarrer, arrêt au starbucks pour un petit déj rapide et au whole food pour le repas du midi. C’est vers 8h15 que nous nous présentons à l’arrêt de bus direction la Lombard Street. En effet, nous ne l’avions vue que du dessus avec le cable car et nous n’étions pas descendu pour ne pas rater la dernière partie (la plus spectaculaire). Après avoir gravi une côte monstrueuse, nous revoila à l’arrêt du cable car. Vu d’en haut, la pente n’est pas à nos yeux impressionnante, beaucoup d’autres rues offrant des dénivellés plus fort. Elle est par contre assez jolie car toute aménagée avec des haies et des fleurs. Je prends mon courage à deux mains et je descends (tout seul, mon épouse préférant se réserver pour la suite) … Mouais, c’est joli mais, à mes yeux, ça ne mérite pas plus qu’une photo. Les voitures sont toujours présente sur le cliché et vu la hauteur des haies, c’est difficile de se rendre vraiment compte de la pente. Pas grave, je remonte rejoindre ma compagne. Nous repartons chercher un arrêt de bus qui nous conduira à notre premier objectif: le Golden Gate Bridge !

Comme quoi la vie est quand même bien faite … Les bus passent en moyenne toutes les 5 minutes et la probabilité de rencontrer un couple adorable étant quand même assez faible ! C’est ce qui nous est arrivé. Nous montons dans notre premier bus, nous descendons à notre correspondance et un couple de jeunes descendent en même temps. Très vite, la conversation s’engage ( ils sont français de Guyane) et comme nous allons dans le même sens, on prend le même bus.

Enfin, le voilà ! On l’avait déja vu de loin (les premiers jours) et en photo mais en fait, il est vraiment M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E ce pont !! En plus, entièrement visible ( car comme depuis le début, il fait splendide, voire chaud, 30 degrés tout de même ! ). Avec nos nouveaux amis, nous décidons de descendre sur les petits chemins permettant de le voir légèrement de coté afin de prendre les photos. C’est là que nous décidons de nous séparer (on avait des programmes différents) mais nous prenons nos noms respectifs (de nouveaux amis facebook !) et fixons rendez-vous au soir dans un bar à vin à coté de l’entrée de Chinatown.

Nous voilà parti, mon épouse et moi, tout d’abord sur le pont. Nous n’allons pas trop loin car la matinée était déja bien avancée et nous avions prévu de marcher aujourd’hui. Après quelques clichés, nous repassons sous le pont et partons en direction de Baker Beach, ou j’avais vu qu’il y avait une vue splendide sur le monstre. Un panneau: 1.1 mile. Bon, allons y ! Et la, à peine quelques pas, et l’on se retrouve dans l’alignement parfait avec le pont ! Chouette photo !
Nous continuons notre chemin, fait de petits sentiers et d’escaliers pour arriver sur Marshall Beach. Quasi déserte et offrant une vue à couper le souffle (seuls quelques nudistes sont présents), cette plage vaut largement le petit effort fourni !

(suite sur un prochain post plus tard)

C’est un plaisir de vous lire:soit on decouvre avec vous,soit on se rappelle des lieux connus.Pour ma part je serai à San Francisco la semaine prochaine pour la …19ème fois,toujours un bonheur.
Allez,la suite,la suite…

Je disais donc que Marshall Beach était splendide … à regarder les photos, je me dis que c’est encore mieux. La vue qu’on a de la vaut vraiment d’être vue !

Soit, l’objectif premier était d’aller sur Baker Beach, nous reprenons donc notre chemin, toujours en longeant la côte. 30 degrés, et pas un poil d’ombre, ça commence à être dur. Enfin,à l’approche de cette fameuse plage, quelques arbres nous permettent de respirer. Plus qu’une boucle et nous y sommes. Qu’y découvre-t-on ? Une plage, certes jolie, mais envahie par des centaines de familles et groupe d’amis … Mouais, à choisir, je retourne sans hésiter sur Marshall.

On quittons donc cette plage pour chercher l’arrêt de bus qui nous conduira au Golden Gate Park (j’avais pensé à le faire à pied, mais on commencait tout doucement à fatiguer). Je trouve enfin le croisement … mais pas l’arrêt de bus !!! Une dame qui voit que je galère, s’arrête et me demande si elle peut m’aider. C’est pas de refus ! En réalité, il était sous mon nez … La fatigue à mon avis ?

Le bus nous dépose à l’entrée du parc. Ce que j’ignorais, c’était par ou rentrer, j’avais donc décider de commencer à la moitié et de traverser à pied toute sa partie est en faisant une escale au Japanese Tea Garden. Première constatation: il est très beau ce parc. Deuxième constatation: il est ÉNORME. On a marché pendant près de deux heures, à force de tourner, chercher et toujours dans cette chaleur de four tout ça pour arriver jardin japonais … qui ne nous donnait même plus envie … On décide donc de retourner sur Fulton St (au niveau de la 8th avenue, on y est en 10 minutes) pour rentrer à l’hotel se rafraichir et se reposer un peu les pattes. Ce soir, on a encore un peu de marche pour rejoindre nos nouveaux amis.

Anecdote assez sympa: arrivé à l’hotel, je regarde mes messages et je constate qu’une copine de classe que je n’ai plus vu depuis plus de 10 ans m’a envoyé un message. Elle a vu que j’étais en Californie, me dit qu’elle vit à Santa Barbara et propose de nous servir de guide pour sa ville. Ca tombe bien, nous y dormons dimanche, rendez-vous est donc pris !

Nous voilà ressorti pour aller déguster une bouteille de vin californien. L’endroit est assez sympa, bien situé, juste en face de la porte de Chinatown, à deux pas d’Union Square. En réalité, ce n’est pas une … mais deux bouteilles qui y passent. Ainsi qu’un fromage californien et des charcuteries italiennes. Comme tout ça nous a mis en appétit, nous décidons d’aller au Lori’s Dinner afin de manger un burger. Autant nous avions apprécié le premier jour, autant la, la nourriture était pas terrible et le service limite désagréable.

On décide de se séparer la, car demain lever tôt, afin de prendre possession à 7h de notre bolide ! Une chouette rencontre, avec en plus, à la clé, une invitation à se revoir, chez eux, en Guyane.

7h du mat, nous arrivons devant la boutique de Dollar pour prendre possession d’une ford focus ou équivalent. Ce “ou équivalent” me fait toujours un peu peur car jamais dans toutes mes locations je n’ai eu le modèle réservé. Nous sommes les deuxièmes dans la file. Enfin notre tour. Une lanceuse du poids russe nous acceuille avec un accent à couper au couteau, essaye de nous refiler assurance (si on doit venir remplacer un pneu, ca vous coutera 300 dollars) et upgrade (une ford focus pour traverser la Death Valley, c’est beaucoup trop petit !). Après avoir dit “Niet” à tout (je m’étais assuré (!) d’avoir toutes les assurances nécessaires), nous rencontrons Fordy ! C’est une chouette voiture, bien plus grande que ce que nous conduisons chez nous, toute moderne à l’intérieur, avec plein de son quand on met la clé dans le contact (ta porte est pas encore fermée, t’as pas mis ta ceinture, tout va bien pour moi), un vrai jeu de Tetris ! C’est parti, on file à l’hotel récuperer nos bagages que l’on avait mis en consigne et nous sortons de la ville par Bay Bridge avant d’éventuels embouteillages. Bye San Francisco !

En conclusion: j’avais adoré New York pour son coté inhumain et bourré de référence cinématographique, j’ai adoré San Francisco car c’est une belle ville, humaine et très “nature”. Super facile pour s’y déplacer avec un système de bus bien foutu. On y a fait une chouette rencontre et les points d’intêret visité sont pour la plupart splendide. Un endroit ou je pourrais vivre, je pense, même si tout n’est pas rose. Les sans-abris sont nombreux, pas méchant (en tout cas, aucun problème pour nous) mais impressionnant.

Reprenons. Nous sortons de la ville avec quelques hésitations (mon gps ne trouve pas de satellite, je me fie donc au plan se trouvant dans le routard indiquant quelques rares noms de ville pour me diriger avec les panneaux et le bon sens). Enfin, du signal, et je suis sur la bonne route ! Ok, direction le parc de Yosémite ou nous avons prévu de passer une après-midi (aujourd’hui), une journée (samedi) et une matinée dimanche. La route est splendide à peine sorti de San Francisco avec ses collines toute brulée par le soleil. On s’arrête dans la grande ville de Manteca (un bled paumé pour ceux qui n’aurait pas compris l’ironie !) pour déjeuner et faire quelques emplettes. C’est qu’il commence à faire faim ici ! Achat de notre glacière, de quoi manger à midi dans le parc, et c’est reparti. Après 4h de route (presque toujours splendide), nous arrivons à l’entrée ouest du parc. Nous achetons notre pass à la gentille ranger (tirée à 4 épingles, pantalon qui remonte jusqu’au nombril, chemise rentrée et grand chapeau) et nous continuons, direction le visitor center du yosemite village.

Une longue route sinueuse à travers une forêt magnifique nous emmène, entrecoupée de temps en temps par un bref apercu de ce qui nous entoure. Enfin, nous rentrons dans la vallée et la … c’est à tomber à la renverse. On voit nos premières chutes d’eau (une petite puis Bridalveil Fall ou nous nous rendons à son pied grace au petit sentier balisé), nos premiers daims et nos premiers écureuils. On voit El Capitan et Half Dome qui sont splendides. Les lieux sont magiques, tellement tout est paisible si on fait abstraction des autres (et encore, j’imagine qu’en mai, on a vachement la paix par rapport à ceux qui partent en été), difficile de décrire ce que l’on ressent …

Avec tout ça, on a toujours pas été au visitor center. On veut absolument des renseignements car on a vu il y a deux jours qu’il prévoyait d’ouvrir Glacier Point aujourd’hui. Hors, j’avais prévu d’y monter si on avait un peu de chance (jamais je pensais que ca serait le cas) pour faire le Panorama Trail le samedi. On pose donc la question au guichet, elle nous explique qu’il y a un bus qui monte le lendemain à 8h30, qu’il y en a pour une heure de trajet et que ça nous coutera … 25 dollars par personne (!). Par contre, on devra se contenter du four miles trail car panorama est encore difficilement pratiquable. Pas grave, on a déja beaucoup de chances que ce soit ouvert !

Avec tout ça, il est 14h30 et on a toujours pas mangé. On décide donc de chercher une belle vue pour manger. En roulant 2 minutes, on se retrouve face aux Yosemite Falls … superbe ! On mange et on part par le sentier pour rejoindre son pied. Les cascades sont très fournies à ce moment ci de l’année et je peux vous dire qu’on l’a ressenti. On était trempé comme des soupes (mais sec en 3 minutes tellement il fait chaud) mais le lieu est magique.

Après quelques courtes ballades et arrêt un peu partout, nous décidons de partir car nous logeons à Oakhurst. On a fait le choix financier de dormir en dehors des parcs (même si dans ce cas, j’aurais été gagnant à dormir au Curry Village, dans le parc, car oakhurst est à 1h30 de route). Toujours cette belle route à travers la forêt avec un arrêt au splendide Tunnel View. Quelle vue magique sur la vallée, on y verrait un dinosaure sortir qu’on ne serait même pas étonné (enfin peut-être que si, un peu quand même).

Avec tout ça, nous arrivons au B&B que nous avions réservé, qui surplombe la ville et qui offre une chouette vue. En fouinant, j’avais trouvé une chouette promo car normalement les chambres ne sont pas données. Ici, nous avons une suite king, très grande chambre avec un grand lit. Les proprios sont charmants. Nous prenons donc possession des lieux et nous retournons vite en ville manger un petit bout chez Todd’s BBQ. En gros, une sorte de fast food ou on commande de la viande avec plein de sauce. Super bon, mais bonjour le régime ! Entouré d’américains, c’est très drole et pas cher. On décide d’aller se coucher car demain, lever très matinal !

Lever matinal ce samedi. On prépare les chaussures de marche, les batons et à 6h30 on démarre. Le soleil est en train de se lever et un gros nuage noir se profile à l’horizon. A peine sorti d’Oakhurst que quelques gouttes de pluies tombent. Le temps de trouver les essuies glaces et c’est fini. Le nuage a disparu ! Le ciel bleu commence à arriver.

Depuis que nous sommes arrivés, mon épouse a la délicate mission de trouver un ours. La veille, déjà, elle m’avait fait m’arrêter en catastrophe sur la route du retour, peu après Wawona, car elle en avait vu en un. En réalité, un caillou qui ressemblait étrangement à un ours couché de face, avec ses deux petites oreilles. Aujourd’hui, toujours pas d’ours, mais une rencontre sympa après être arrivé dans la vallée. Une petite troupe de daim en train de manger tranquillement sur le bord de la route. Arrêt photo et route vers le Yosemite Lodge ou nous devons prendre la navette.

Arrivé sur place à 8h, nous nous rendons au guichet. Première tuile du séjour, le bus est annulé. Pourquoi ? Il n’en sait rien. Ca fout en l’air notre programme de la journée mais bon, on va improviser. Il y a encore des plaques de neige sur les bords de la route mais Glacier Point étant quand même ouvert aux voitures, on décide d’y aller quand même pour admirer une vue qu’on nous promet splendide. C’est un mensonge !!! C’est beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que ca ! On dirait un décor de cinéma ! Les falaises paraissent irréelle, les cascades resplendissent au loin, le soleil illuminant ce tableau incroyable. Chaque personne arrivant devant la vue ne peut éviter de lacher un “Wahou” (et ce, quelque soit sa langue ! ) d’émerveillement. Difficile de s’arracher de cet endroit mais il est déjà près de 11h et on a prévu de quand même faire une ballade jusque Mirror Lake.

Redescente au village pour y prendre le shuttle (gratuit) qui nous emmenera dans cette partie du parc interdite aux voitures. On mange un bout et c’est parti. Ce système est très pratique, de grand bus hybride qui s’arrête aux différents campings et points d’intêret. On descend et c’est parti pour une petite ballade. Après 20 bonnes minutes de marche, on arrive d’abord à Lower Pool, une espèce de petit lac envahi par des quantités de gamins qui nagent et plongent partout. Le lieu est splendide mais pour le calme, on repassera (ca va pas attirer les ours tout ca !). On avance encore pour arriver à notre but: Mirror Lake qui porte en effet bien son nom, les montagnes entourant le site se reflétant à sa surface. Le site est vraiment agréable mais, malheureusement, un choix s’impose. Dans notre programme original, on devait aller à Mariposa Grove le lendemain matin. Comme notre rando est tombée à l’eau, il n’est que 13h30 quand nous en sommes la de notre réflexion. Que faire ? On décide de ne pas faire le tour afin d’aller voir les sequoias aujourd’hui pour ne pas devoir remonter encore une fois jusqu’ici et être plus à l’aise pour la route du lendemain. Nous reprenons le shuttle et montons dans la voiture. Nous quittons donc la vallée (à regret, vous pouvez me croire) mais nous ne pouvons pas nous empecher de nous arreter à nouveau à Tunnel View quelques minutes.

Vers 15h, nous arrivons à Mariposa Grove, sanctuaire des séquoias. Nous n’en avions jamais vu, on savait que c’était grand mais à ce point la ? En plus, dans un autre parc (Sequoia Park le bien nommé), il y en a un qui serait presque deux fois plus gros que le plus gros d’ici ??? C’est vraiment majestueux et très impressionant ! On part donc pour la ballade qui permet d’admirer certains de ces géants. On arrive au Grizzli Giant qui est vraiment … géant ! On s’arrête la pour contempler ce magnifique arbre. Malheureusement, la fatigue et la chaleur ont raison de nous. On décide de ne pas pousser plus loin et on fait demi-tour.
Avant de partir, un imbécile ne trouve rien de mieux à faire que de passer la barrière pour se faire prendre en photo au pied de l’arbre. Il est quand même noté partout que faire ca, abime les arbres et raccourcit leur vie … Enfin bon …

Nous quittons donc (pour cette fois !) Yosemite en nous promettant qu’on reviendra. Pour revoir ces merveilles et faire ce fameux trail, seule déception pour l’instant.

Retour à Oakhurst, passage au supermarché pour acheter quelques bières et de quoi grignoter et retour au B&B pour profiter de la terrasse. Ce soir, repas dans un diner d’oakhurst pour y manger une bonne pièce de boeuf.

En conclusion, Yosemite est magnifique, splendide, incroyable (les superlatifs me manquent), les animaux sont partout. Par contre, arriver tôt dans le parc, si on y dort pas, n’est pas un luxe car au matin nous étions quasi seul. Lorsque nous descendions de Glacier Point, on a croisé des files de voitures. On était bien content de nous être levé tot aujourd’hui car une heure après, ca devait être un beau bazar la en haut ! Demain, départ vers Santa Barbara en passant par Solvang et Los Alamos. Par contre, la météo n’est apparement pas terrible pour les trois prochains jours sur Santa Barbara et Los Angeles. On verra !

Aujourd’hui, route vers Santa Barbara en passant par deux petites villes: Los Alamos et Solvang. C’est aussi aujourd’hui que nous avons rendez-vous avec l’amie qui avait pris contact avec moi et son mari.

Nous partons donc d’Oakhurst, la boule au ventre, car Yosemite nous a vraiment marqué. Mon épouse a peur de ne plus voir d’endroits aussi beau. Je la rassure, car moi, j’en suis sur. La route la plus rapide pour Santa Barbara nous fait prendre la US41. Après les vingts premiers miles, nous nous retrouvons dans des prairies à perte de vue, brulées par le soleil, entourés de collines. Un paysage à couper le souffle car hormis la présence d’autres voitures, nous avons vraiment l’impression qu’il n’y a pas de fin à cette route. On dirait qu’on s’enfonce dans un décor sans fin, ponctuée seulement de troupeaux de vaches et de mini tempète de sable. La chaleur est toujours bien présente et rend flou le paysage, les voitures, la route. C’est vraiment une sensation unique que je n’ai jamais ressenti. On avale les miles sans trop s’en rendre compte. De temps en temps, un croisement avec une route qui s’enfonce aussi vers nul part. Vraiment incroyable. Par contre, au loin, le temps a l’air de bien se couvrir.
Nous arrivons petit à petit dans une région de vignoble ou les rares batiments présents sont des vineyards (producteur de vin) et des ranchs.

Début d’après-midi, nous arrivons à Los Alamos. Le routard décrit ça comme une halte sympathique dans un village old time. Mouais ! A part l’hotel qui a effectivement un cachet dans le genre saloon, ce n’est jamais qu’une chaussée au milieu de rien ou il n’y a personne et rien à faire. J’avais lu que Nerverland, la maison de feu Michael Jackson se trouvait dans le coin, mais je n’avais pas fait de recherche plus avant, me disant qu’un panneau nous l’indiquerait. C’était pas le cas, on décide donc de ne pas s’attarder. Nous reprenons la route vers Solvang.

Alors la, par contre, ça vaut le coup d’oeil pour le côté hyper kitch de cette ville “danoise” en plein milieu de la Californie. C’est d’un mauvais gout assumé, rempli de commerces vantant les spécialités danoises. On décide de s’arrêter la pour aller boire une bière … danoise bien entendu. Après avoir cherché un petit temps, nous trouvons un restaurant ou ils acceptent de ne servir qu’à boire et qui annonce des spécialités du pays. On s’installe au bar et on commande. Bière à la bouteille pour tout les deux, elle ouvre son frigo et sort … une Carlsberg !!! Bon, ok, c’est danois. Mais absolument pas spécial pour nous qui en buvons régulièrement chez nous. On l’arrête avant qu’elle ne les ouvrent et elle nous sert donc une bière au fut, danoise … produite en Californie. Dans le genre bière du pays, on a fait mieux ! Bon, en soi, elle n’est pas mauvaise mais la Belgique garde sa place de numéro 1. On reprend la voiture car il nous reste 45 minutes de route jusque Santa Barbara et des lessives à faire avant notre rendez-vous de 17h.

Arrivé à Santa Barbara sous une très légère pluie, nous trouvons notre motel du premier coup et faisons le check-in. Rien à signaler, c’est un motel terriblement traditionnel dans sa conception mais d’un confort apprèciable pour ce genre d’établissement. Seul hic, le service de blanchisserie annoncé sur l’offre de booking n’existe pas. Il faut aller plus bas dans la rue pour trouver un laundry. Il nous reste des vêtements pour le lendemain, on verra ça à Pasadena.

Nous partons à notre rendez-vous, fixé à leur appartement. Nous (re)faisons les présentations d’usage, buvons un verre de vin et ils nous emmènent voir le pier de la ville. Agréable endroit mais malheureusement le temps n’est pas de la partie. On part donc manger dans un bon petit restaurant thai, on se partage une bouteille de vin (encore !) et nous partons boire un verre dans le vieux Santa Barbara. Chouette endroit très animé ! En réalité, nous avions dans un premier temps décidé de faire escale ici car j’avais lu une info qu’une grande fête mexicaine se déroulait à Los Angeles et bloquait la moitié de la ville. Je n’avais plus rien entendu la dessus depuis. Par contre, elle avait bien lieu dans tout les bars de Santa Barbara. La rue était colorée de rouge, de blanc et de vert. Pas mal de personnes portait des sombreros et les bars étaient bondés.

Au final, très chouette soirée, chose que je n’avais pas prévu lors de la conception du voyage, dans une ville beaucoup plus vivante que ce à quoi je m’attendais. De plus, rendez-vous est pris le lendemain matin avec mon amie pour aller visiter le campus de l’UCSB, lieu de travail de son mari.

Nous avons donc rendez-vous à 9h pour aller visiter le campus d’une université, chose que je n’avais pas su vraiment intégré dans notre planning (j’avais Stanford et Berkeley en tête mais pas le temps de les faire).

Après un bon petit déjeuner que l’on a été chercher dans une très bonne boulangerie recommandé par nos nouveaux amis, nous voila parti pour Goletta, petite ville attenante à Santa Barbara. Quel cadre de vie dans cette université. En bord de mer, les palmiers, la plage … Il y a même un lagon ! Comment peut-on se concentrer ici ? Ce campus est vraiment très différent de ce que l’on connait. C’est très bien entretenu, les batiments sont propres et bien tenu et le magasin entièrement voué au mershandising de l’université est vraiment impressionant. On peut trouver quasiment tout, frappé du sigle UCSB. Evidemment, on craque et on achête une casquette pour moi, un thermo pour mon épouse (elle et ses thermos !!!). La ballade s’achève malheureusement car il est temps pour nous de reprendre le fil de notre programme, à savoir passage par Malibu, Santa Monica, Venice Beach, Hollywood boulevard et Bervely Hills. Puis nous devons rejoindre Pasadena (dans la banlieue de Los Angeles) pour y dormir.

Route vers Malibu en empruntant la route 1. Route agréable longeant la mer. J’imagine qu’elle est plus impressionante en direction de San Francisco car ici, ce n’est pas non plus exceptionnel.
Arrivée à Malibu sur le temps de midi, nous cherchons un endroit pour aller marcher sur la plage et photographier les cabines des sauveteurs.
Non seulement nous n’y arrivons pas car une grosse partie est privatisée, l’autre est payante mais en plus de ça, la ville est moche. On insiste pas et on continue vers Santa Monica. Même topo ! Décidement, ça s’annonce mal !
On mange un petit bout et décidons de filer directement à Venice Beach. La, je suis sur qu’on pourra marcher dans le sable !

Et, en effet, après nous être garé sur un parking en bord de plage et surveillé (7 dollars seulement pour le temps qu’on veut), nous déambulons le long de cette digue. Endroit vraiment étonnant, à la limite de la cour des miracles, avec les homeless et les artistes, des commerces vendant tout et n’importe (surtout n’importe quoi), des skateurs dans leur skate park sur la plage. Personnellement, je n’attendais pas grand chose de cet endroit, finalement, j’ai apprécié. Même plus qu’apprécié, j’ai trouvé vraiment ça … cool ! Les cabines des sauveteurs étaient présentes aussi, ainsi que leurs gros 4x4 jaune (comme dans la série. La plage est propre (comparée à chez nous !) et le ciel se dégage pas mal. Bref, on s’en va de la un peu à contre-coeur (moi surtout).

Une petite demi-heure de route plus tard, nous nous garons à nouveau dans un parking juste à coté d’Hollywood Boulevard (pas gratuit mais nous ne comptions pas nous éterniser). Nous arrivons donc sur cette fameuse portion en face du Grauman’s Chinese Theater, lieu des premières mondiales des productions hollywoodiennes. Au final, on se prend au jeu de chercher les étoiles des stars que nous connaissons et on arpente le boulevard la tête vers le bas en évitant les gens qui font pareils. C’est très rigolo et on prend deux fois plus de temps que prévu. Nous assistons même au tournage d’une scène pour on ne sait trop quel production. Nous repartons à la voiture.

En cherchant un peu, j’avais trouvé un endroit sympa pour aller photographier le signe hollywood, de bien plus près que les photos habituelles. Je l’avais encodé en favori dans mon gps et nous voilà parti. On se retrouve donc dans un quartier bourgeois au fond d’une impasse avec un sentier qui part quasiment au pied du signe. On est vraiment tout près, c’est très sympa.

Il est par contre trop tard pour aller voir Beverly Hills (on aurait du le faire avant, je l’avais un peu zappé), on le remet à demain après Universal studios.
Nous partons donc pour Pasadena pour rejoindre notre motel. Chambre nickel, les machines à laver sont la. Corvée nettoyage donc puis nous partons manger une énorme pizza dans un petit resto de la ville recommandé sur tripadvisor. Délicieux et pas cher !

Demain, Universal Sudios donc. En conclusion, Los Angeles ne nous emballait pas trop (sauf pour le parc d’attraction) et finalement on s’y est bien amusé !

Bonjour,
Quel plaisir de lire ce carnet de voyage. L’idée de détailler chaque jour est excellente. J’ai noté plein de renseignements pour notre voyage de cet été qui commence aussi par San Francisco, Yosemite et la côte.
J’attends la suite avec impatience !

Bonsoir Scoob,

Bravo pour votre récit au jour le jour.

Je note tous les bons plans puisque nous y serons cet été pour 3,5 semaines.

Pourriez vous me donner l’adresse de l’impasse pour s’approcher des lettres " Hollywood" ?

J’ attend chaque jour la suite…

Profitez bien de votre voyage !

Isa

Au menu du jour, Universal Studios, but premier de notre venue à Los Angeles.
Comme le parc n’ouvre qu’à 10h en basse saison, on prend le temps de se réveiller de notre bonne nuit de repos. On part prendre notre petit déjeuner au starbucks du coin et on démarre tranquillement vers notre destination. 20 grosses minutes nous sépare du parc et les embouteillages ne sont déjà plus d’actualités à cette heure.

Nous arrivons donc à l’entrée ou on nous propose trois formules de parking: normal (20$), preferred (25$) ou front gate (30$). Le routard, qui n’a pas l’habitude de conseiller la formule la plus chère, insiste sur cette dernière précisant que ce n’est pas inutile. Ce n’est peut-être pas utile mais vachement pratique car on se gare vraiment devant l’entrée (on est à 20m au plus). Pour les 10$ de différence, on conseille de pas hésiter. On fait la file pour acheter nos tickets (nous ne les avions pas acheté à l’avance sur le net) royalement 5 minutes et on arrive au guichet. Là, deux formules pour les tickets 1 jour: normal (80$) ou front line pass (129$). Notre choix s’était porté à l’avance sur le ticket normal car nous étions en semaine et pas dans un mois de haute saison. L’employée essaye quand même de nous vendre les bienfaits de leur ticket très cher (vous passez les files, vous avez des places préférentielles, …) mais nous refusons poliment. On fait scanner nos entrées et nous voila à l’intérieur.

Le routard (toujours lui) propose de réaliser les attractions dans un ordre bien précis afin d’éviter au maximum les files d’attente. En effet, le parc est divisé en trois: Lower Lot, Upper Lot (par la ou on rentre) et le Studio Tour. Nous foncons donc directement dans le Lower Lot, au fond du parc sans trop se préoccuper du décor (on y reviendra plus tard) et nous nous jetons dans Jurassic Park.

Personne dans la file, on monte donc à deux dans le bateau, on s’accroche et c’est parti pour une attraction “mouillante”. C’est chouette, les scènes principales du film sont restranscrites, mais fort court. On est au final très peu mouillé et on a droit à une “belle” photo lors du final. Attraction suivante !

On se dirige alors vers Transformers. Toujours personne dans la file, on marche pendant 5 minutes dans des couloirs complètement vides mais très bien décorés. On est vraiment déja dans l’ambiance mais on se dit qu’en pleine saison, le temps d’attente doit être énorme. L’attraction en elle-même … la claque ! C’est vraiment très impressionant, c’est en 3D et … c’est court (mais moins que Jurassic). Next !

Le Retour de la Momie: la c’est un Roller Coaster. Personnellement, je ne suis pas fan des montagnes russes mais celle-ci reste assez soft. Comme toujours, c’est très bien décoré, l’attraction est vivante mais c’est … court.
Comme il n’y a toujours personne, on retourne faire Transformers (qui au final sera vraiment la meilleure attraction du parc à nos yeux).

Dans notre guide, il conseille d’enchainer avec le Studio Tour. Comme leur premier tuyau était bon, on décide de s’y fier. Au final, c’est la qu’on aura le plus attendu (30 minutes) et ce sera le seul moment ou le coupe-fil aurait pu nous être utile. En soi, rien qui justifie 100 dollars d’investissements supplémentaire.
On fait donc la file, on s’arrange pour se retrouver sur le coté du petit train (6 par rangée) et on se retrouve à gauche (bon choix, on est bien placé pour la majorité des animations). Nous voila parti pour un tour des décors des principaux films de Universal. On est accompagné d’un “guide” qui explique toutes sortes d’anecdotes (en anglais, pas toujours facile à suivre). En attendant, on passe par les décors de Retour vers le Futur (le City Hall), des quartiers de New York (servant à toute une série de films), les explications des effets spéciaux de Fast and Furious, les véhicules les plus célèbres (la Dolorean, la ferrari de Magnum, …) et puis la, c’est la tuile ! Plus de batteries dans l’appareil photo !!! ARGHH !
On continue malgré tout et on passe par Wisteria Lane, le décor de la Guerre des Mondes (très impressionant !) et des Dents de la Mer. Le tour au final dure +/- 45 minutes et c’est vraiment super !

Avant de manger, on décide d’aller faire le Roller Coaster des Simpsons (mon estomac aurait du mal à supporter l’ordre inverse), on avance encore et toujours dans des files completement vide et on se retrouve dans des montagnes russes virtuelles. Ca secoue dans tout les sens, c’est très rigolo mais pas en 3D ce qui fait que pour l’immersion, c’est pas toujours ça.

On enchaine avec la House of Horror. Très amusant pour moi, beaucoup moins pour mon épouse qui m’a presque cassé les clavicules tellement elle me serrait fort ! C’est bien fait, avec de vrais acteurs qui surgissent de n’importe ou. On avance dans des couloirs à thème et on entend les gens plus loin devant nous hurler. Funny !

On termine donc avec Shrek 4D, la plus décevante. Je me revois à Poitiers, au Futuroscope il y a presque 20 ans. La 3D est de mauvaise qualité et les sièges bougent à peine …

Au final, il est 15h et on a fait le tour. Conclusion: le parc est de bonne qualité (aussi bien les attractions que le burger que nous avons mangé au Mel’s Diner) mais les attractions sont relativement courtes et peu nombreuses. Le Studio Tour et Transformers étant pour nous les deux musts du parc. Tout ça reste quand même fort cher (aussi bien l’entrée que la nourriture) mais ca vaut quand même le coup d’être vu surtout pour un cinéphile dans mon genre.

Nous avions prévu d’aller à Beverly Hills après cela. Nous y avons été et je n’ai rien à raconter. On s’y attendait mais on ne voit effectivement que des portails et quelques maisons. Vraiment rien d’interessant. On rentre à l’hotel mais on va d’abord manger une glace pas très loin de la (qui se révèlerons délicieuse). C’est la que nous rencontrons Bob le Marrant dans la série Friends qui vient chercher sa glace. Trop fort !!!

Ce soir, nous retournons manger dans le restaurant d’hier soir et demain départ pour notre deuxième parc: la Death Valley !

Plutot la Vallée des Merveilles !

Nous voila donc parti vers 7h du matin de notre motel de Pasadena (très bonne adresse en passant) pour boucler les 4h30 de route qui nous attendent. Sortir de la ville se fait sans problème mais la météo est franchement pas terrible. Pluie et nuages noirs au menu. Mais je reste optimiste car nous avons une chaine de montagne à traverser, les San Bernadirno Montains. Je suis d’ailleurs bien content de les voir car l’action d’un de mes livres préférés s’y passent. Bon, ben on reviendra, nous n’avons rien vu. Mais, comme je l’espérais, le beau temps nous attendait de l’autre coté et c’est donc le soleil qui nous accompagne pour le reste du trajet. De longues lignes droites au milieu d’immenses prairies. C’est la deuxième fois du voyage que nous traversons ce genre de paysage et ça me fait toujours le même effet: c’est beau, c’est grand et on se sent vraiment minuscule.

Arrivée dans la magnifique ville de Trona (un véritable trou pour ceux qui n’aurait pas compris l’ironie), on fait le plein d’essence avant d’entrer dans la Death Valley. Déja ici, les hommes sont différents: tout crasseux (l’usine du village doit s’occuper de charbon ou un truc du genre) avec des têtes de tueurs, la peau complètement brunie par le soleil. Les maisons sont en toles quand ce n’est pas de simples caravanes. Bref, une vraie ambiance de road-movie un peu trash.

Les portes du désert valent déjà le détour car c’est aussi une immense plaine de terre et de caillou mais la température n’y est pas encore très chaude. On est encerclé par les montagnes et on est complètement seul. Enfin … Un avion de chasse est en train de jouer au dessus de nous. Il passe tout près du sol dans un bruit infernal, il fait plusieurs tours puis s’en va. On fait pareil.

Après une dernière chaine de montagnes, on pénètre enfin dans le parc et nous faisons notre premier arrêt au Mosaic Canyon. C’est bien indiqué sur la route, on s’engage alors sur une piste (état acceptable pour notre Fordy) pour arriver au pied du Canyon. On gare la voiture et on pénètre dans un étroit goulot composé de roches jaunes pareil à du marbre poli. Les parois sont vraiment toutes proches l’une de l’autre, on doit donc marcher à la file indienne. Le ciel est tout bleu et offre un contraste vraiment sympa. Nous n’avancons pas très loin malheureusement car la faim commence à se faire sentir (il est 13h30, on a pris plus de temps que prévu pour arriver à cause de tout les arrêts photo). On reprend donc Fordy et nous arrêtons dans un des endroits “habités” de la Vallée pour y manger notre repas.

On ne traine pas car nous sommes impatients de continuer notre exploration. Un peu plus loin du village nous attendent les Mesquite Flat Sand Dunes. Un endroit étonnant car même si nous dans un désert (c’est quand même l’endroit le plus chaud de la planète dixit les rangers), le sol n’est pas fait de sables mais de terres et de roches. Pourtant, là, ce sont bien de vraies dunes qui apparaissent en plein de milieu de nulle part. Le phénomène est du au croisement des vents dans la vallée qui amènent grain par grain des montagnes voisines. C’est très surprenant car les dunes sont plus hautes et surtout plus étendues que ce que l’on dirait. C’est d’ailleurs très aveuglant sans lunettes de soleil car ça reflète pas mal le soleil toujours bien présent.

On part ensuite vers Salt Creek Interpretative Trail que m’avait conseillé un membre du forum. C’est une petite ballade de 800 mètres sur une passerelle en bois qui permet d’admirer la faune et la flore de la Death Valley. En soi, rien de compliqué sauf que ca commence à vraiment chauffer et le thermomètre de la voiture monte jusque 109 degrés Farenheit (42 degrés Celsius) !!! N’importe quel effort devient compliqué dans ces conditions la. Néanmoins la ballade est sympa. On longe une espèce de ruisseau très peu profond peuplé de petits poissons nommés “Pup Fish” car on dirait qu’ils passent leur temps à jouer (Pup pour Puppies). Ils remontent le courant et puis hop se laisse repartir en arrière. Il y en a partout, c’est très rigolo. Ce qui l’est moins, c’est cette saleté de guèpe qui nous a tourné autour pendant toute la ballade mais qui mesure au moins 1m50 (j’exagère peut-être un peu mais à peine). Enfin soit, c’est à faire. Par contre, toujours pas de chance pour moi, sur le panneau explicatif, ils disent qu’il y a des vipères dans le coin. Hé ben, j’en ai pas vu !

On change de région maintenant. En effet, le parc est divisé en trois “parties”: Stovepipe Wells (ce que l’on vient de faire), Scotty’s Castle (la ou on va maintenant) et Furnace Creek (pour demain).

Après un petit bout de route, nous arrivons dans un endroit étonnant. Un chateau -plutôt une espèce de mas provencal- en plein désert, au milieu d’un oasis. La construction est décrite comme kitch par notre guide du routard (gdr pour la suite) mais nous, on la trouve pas vilaine, hormis les deux grandes tours qui n’étaient pas … nécessaires. Il y a moyen de la visiter mais le temps passe et la journée n’est pas finie. Néanmoins, des personnes rencontrées après nous ont dit que c’était pas mal à l’intérieur. A faire une prochaine fois ?

Nous partons donc pour la dernière visite de la journée: au Ubehebe Crater ! L’avantage avec les USA, c’est que ce genre d’endroit est aménagé pour qu’on puisse arriver au bord de ce cratère. Dans d’autres endroits du monde, j’ai du marcher pendant 4h pour avoir le plaisir d’admirer le fond d’un cratère de volcan. Soit, le trou est grand et il y a même moyen de descendre dans le fond. Ca sera pour une autre fois, je commence à être fatigué et je ne me sens pas de remonter ensuite (même si j’en avais très envie quand même). A la place, on longe le bord pour arriver à un deuxième cratère un peu plus haut. En réalité, tout cet espace est composé de cratères. L’endroit est vraiment reculé, très peu de monde (comme dans le reste du parc aujourd’hui) et on a une vue magnifique sur les environs. Il est maintenant 16h30, on a une heure de route pour rejoindre notre motel à Beatty et demain lever extremement matinal (03h50 !!) pour aller admirer le lever de soleil sur Zabriskie Point, toujours dans cette même vallée.

Nous quittons donc provisoirement la Californie pour aller dormir dans le Nevada.
Beatty, c’est rien au milieu de nulle part. Un bled de cow-boy avec un saloon juste en face de notre motel. Hé bien, on y a passé un début de soirée merveilleux. Pour ma part, je réalisais une espèce de rêve car on se serait cru dans un film.

On rentre donc dans ce fameux saloon. Pas un étranger, que des gens du cru. Chapeau de cow-boy ou casquette de routier, par contre les femmes se sont mis sur leur 31. Tout le monde nous dévisage et le bar se tait. Ca fait vraiment une drole de sensation ! On s’installe au bar et on commande à boire et à manger. Deux secondes après, la conversation s’engage. Le seul qui n’avait pas l’air vraiment du coin nous demande d’ou on vient, ou on va, … questions habituelles. Le cow-boy à coté commence à parler et la … on comprend rien ! Il a un accent tellement fort qu’on dirait que sa phrase n’est composé que d’un seul très long mot. Hallucinant ! Notre premier interlocuteur nous sauve la mise en lui répondant. Pendant que tout le monde discute (j’ai décroché pour ma part, leur accent est vraiment dur à comprendre), je regarde ce saloon. La déco est vraiment surprenante car les murs sont tapissés de billet, principalement de 1 dollar mais pas que, signé par des clients du monde entier. Mais, apparement les gens n’ont pas toujours 1 dollar. Alors il laisse, ici une jante, la une calandre de voiture, toute sorte d’objet qui sont accrochés au mur. Le barman lance le jukebox et la le rêve est lancé. Musique country, saloon, cow-boy, un juteux burger (le meilleur jusqu’à présent) et ma pinte de chope. Je vis un rêve éveillé.
Une deuxième pinte et un Jack Daniels Coca plus tard (tout le monde boit du Jack ici, à toutes les sauces), on décide d’aller se coucher. A regret, je serais rester ici des heures à m’entendre répondre: “Yep” à chaque fois que je commande un verre et à écouter nos cow-boy chanté sur le juke box. Que du bonheur !

Se lever à 3h50 n’est jamais facile, même pour moi qui ne dort pas beaucoup. Mais se lever dans la perspective d’assister à un magnifique spectacle naturel, ça donne un coup de fouet. On se prépare, on charge la voiture et on quitte donc Beatty (à regret, j’y aurais encore bien passé une soirée pour ma part !) pour retourner dans la fournaise de la Vallée de la Mort. Enfin, quand je dis fournaise, le mot est fort. A part le pic à 42 degrés, la température reste quand même dans les 30. Quand on sait qu’en été, elle atteint les 50 degrés, on est pas à plaindre.
Au programme aujourd’hui: la “région de Furnace Creek” et puis Las Vegas ou nous assistons à 9h30 à une représentation de “KA” du Cirque du Soleil.

Première étape donc, Zabriskie Point pour assister au lever de soleil, spectacle apparement magique à cet endroit. On avait été voir les éphémérides sur Internet et le soleil devait faire son apparition à 05h46. On arrive avec un petit quart d’heure d’avance, on gravit la petite côte, je prépare le trépied et l’appareil photo et on attend en compagnie de 5 ou 6 personnes qui ont fait l’effort comme nous. Avant même que le soleil ne passe au dessus de la montagne, il fait suffisament lumineux (et chaud, déjà 22 degrés à cette heure la) pour constater qu’effectivement le site est beau: roche jaune et bordeaux tout autour du point de vue avec une ouverture sur la plaine derrière. Néanmoins, je suis déjà un peu déçu car je m’attendais à plus beau, beaucoup plus beau. Soit, on attend donc le soleil. Des gens commencent à arriver … mais pas le soleil. Il est 6h30 quand les premiers déclarent forfait et s’en vont. Pour notre part, on sera dans les derniers à quitter l’endroit (vers 7h) sans avoir vu ce foutu soleil illuminer ses roches. Pourtant, on voit bien qui brille sur le reste de la vallée mais un nuage est venu se mettre entre lui et nous, ce qui a gaché le spectacle. Petite déception pour nous donc, que cet endroit.

Nous avons oublié dans tout nos préparatifs de prévoir de quoi déjeuner ce matin. Nous nous rendons donc au store de Furnace Creek afin d’y acheter de quoi manger. Cher et pas exceptionnel. Par contre, on en profite pour racheter un gros bidon d’eau car celui d’hier a été bu sur la journée. Au lieu de le prendre sur place, on décide de parcourir les 10 minutes de route pour déjeuner face à l’entrée de notre première promenade de la journée: au Golden Canyon.

Autant le dire, pour moi ça été le plus bel endroit que j’ai fait ici dans la Vallée. Un peu comme à Mosaic, la veille, on pénètre dans un goulot, mais plus large, doré de partout. Pourtant, il est fort tôt et la lumière ne tape pas encore dedans mais la chaleur est déjà présente ici. On s’enfonce donc dans ce canyon qui offre des couleurs splendides. Les petites crêtes de montagne au dessus de nous sont de couleur bordeau (un peu comme à Zabriskie finalement mais dans un cadre beaucoup plus magique) et nous offre un magnifique spectacle. Nous sommes seuls (il y avait une autre voiture sur le parking quand nous sommes arrivés mais nous n’avons pas encore croisé les gens) et nous marchons. Ballade fort agréable à cette heure. Nous allons jusqu’au bout et décidons d’explorer un des petits passages latérals au canyon principal. C’est beaucoup plus resseré mais c’est tout aussi beau. Il est presque 9h quand nous rejoignons la voiture (et les gens qui commencent à arriver). Etape suivante: Artist’s Drive.

La, petite erreur de ma part. La plupart des points de vue d’aujourd’hui sont sur la même route qui se termine en cul de sac. Hors, Artis’ts Drive est une petite route en sens unique qui te fait faire une boucle qui te ramène en arrière. J’aurais donc du aller jusqu’au bout de la route principale et terminer par ca pour ne pas faire des miles pour rien. Pas grave en soi, car nous avons pu profiter seul de chez seul de l’endroit. La route en elle même est très jolie mais c’est surtout l’arrêt à Artist Palet qui vaut le coup. On arrive dans une sorte d’amphitéatre de roche de toutes les couleurs. On dirait qu’elles ont été taguées tellement les couleurs peuvent paraître étrange. C’est vraiment un très beau spectacle qui se poursuit sur la route (mais de manière moins prononcée). On continue notre route.

L’arrêt suivant se fait au Devil’s Golf Course. Endroit nommé comme cela, car seul le diable pourrait jouer sur un terrain pareil. En réalité, c’est un champ de roche fort acerée recouverte d’une couche de sel. L’endroit ne manque pas de charme mais n’est pas des plus impressionnant quand même. Néanmoins, la vue est belle car on se trouve plus au centre de la plaine, ce qui offre du recul sur les montagnes qu’on longe et qu’on explore. On ne s’attarde pas et on redémarre, cette fois-ci pour Badwater, endroit le plus bas de l’hémisphère nord.

Car, en effet, on se retrouve à -86 mètres en dessous du niveau de la mer, sur une bande de sel qui s’enfonce dans la plaine. On prend la photo à coté du panneau indiquant le niveau (comme tout le monde !) et on avance un peu sur ce terrain inhabituel. Ca tape dur ici ! Dès que je me mets à l’arrêt, je sens mes mollets cuire avec la réverbération. Ne pas mettre de lunettes de soleil ici relève de l’inconscience tellement il fait blanc. Un endroit extrême comme je les aime ! En repartant de la, nous faisons sur la route une rencontre inattendue avec un coyote. On s’arrête pour prendre des photos et voilà qu’au lieu de fuire comme je le pensais, il s’approche pour venir s’asseoir derrière la voiture. Ne connaissant pas les moeurs d’un coyote seul, j’évite de descendre et de m’en approcher de trop près. On lui fait donc signe et en route !

La dernière étape dans la Death Valley (snif) nous emmène sur la route de Las Vegas à Dante’s View. On monte donc à 1500 mètres d’altitude pour un panorama sur toute la partie de la vallée que l’on vient d’explorer. La route est sinueuse et grimpe méchamment sur le dernier quart de mile. Au final, on arrive sur un petit parking offrant une vue splendide sur la plaine en contre-bas. Par contre, un petit sentier part sur une petite colline voisine mais n’offre pas spécialement de plus belle vue. Nous restons la quelques temps à contempler et nous décidons de quitter ce parc merveilleux. Ce n’était pas celui que j’attendais le plus mais il m’a vraiment fait fort impression car contrairement à ce que je craignais, il offre toutes sortes d’endroits: plaines, canyon, chateau (!!!) et cratères. Un endroit à découvrir !

Nous partons donc vers 11h de la Vallée de la Mort pour Las Vegas ! 2h30 de route à avaler. Peu de temps après notre sortie du parc, le temps vire au franchement dégueulasse avec de la pluie, de gros nuages noirs et froid. Pourtant la météo avait annoncé beau à Las Vegas ! On avance donc et passons un col. Effectivement de l’autre coté, il fait beau. Encore quelques nuages mais il ne pleut plus, des lambeaux de ciel bleu sont présent et la température est remontée. On fait donc notre arrivée dans cette ville du péché sur le coup de 14h. Nous avons réservé au New New York Hotel pour les deux nuits qui arrivent. L’hotel se situe en bout de Strip (ce qui se révèlera pas la meilleure idée qu’on ai eue). On cherche un peu pour trouver l’entrée du parking (gratuit) et on gare notre monture. On cherche encore les ascenseurs, on cherche l’étage et on arrive enfin à la réception. Si on cherche autant, c’est parce que c’est tout simplement ENORME comme endroit. On est directement happé par le jeu car la réception se trouve dans la salle du casino. C’est gigantesque, c’est lumineux, c’est bruyant et c’est bourré de monde ! Spectacle incroyable ou toutes sortes de personnes se cotoyent. Des jeunes comme des plus vieux, des bien habillés comme des véritables touristes, tout y est ! De plus, au Nevada, on peut fumer dans les casinos et boire bien évidemment. Les gens sont donc dans des états plus ou moins avancés d’ébriété. C’est incroyable !

On prend possession de la suite spa réservée et on fait une grosse sieste pour récupérer. On ressort vers 17h30 pour découvrir le strip et aller manger au Mirage (qui se situe de l’autre coté du strip). Quel folie que cet endroit ! C’est bourré de gens, on nous distribue des entrées gratuites et des boissons moins chère tout les deux pas, on nous propose les services de dames pas fort habillées, du grand n’importe quoi ! Néanmoins, les hotels sont vraiments impressionnants de par leur taille et leur forme pour certains. On ne peut pas traverser les rues comme cela, on doit emprunter des passerelles qui passent au dessus et qui en profitent pour te faire passer par les casinos. Tout est fait dans l’optique de vous ramener vers les salles de jeux. On arrive au buffet du Mirage (le Craving’s) ou on a prévu de manger. Tout est de bonne qualité mais au final, on est un peu déçu. Trop de cuisines différents mais des choix fort limités dans chaque. De plus, à part les softs compris dans le prix, les autres boissons sont fort chères. On ressort quand même le ventre trop rempli et on repart à notre hotel.

Pour ce faire, au lieu de retourner à pied, on décide de tester le monorail qui longe le strip. On pensait que c’était gratuit mais en fait c’est 5 dollars par trajet. Pas grave, nos jambes commencent à fatiguer et on arrive à l’hotel en face du notre, le MGM ! Une demi-heure pour trouver la sortie de ce méga-hotel ! On va chercher nos tickets dans la chambre et on revient au mgm car c’est la qu’à lieu notre spectacle.

En réalité, le plus beau spectacle que l’on a jamais vu ! Aucun mot pour exprimer tout ces tableaux qui se succèdent avec des acrobates de génie, ces scènes qui s’inclinent à 90 degrés et qui obligent les acteurs à des mouvements incroyables. La musique sort de nos sièges (les baffles sont intégrés), l’ambiance est incroyable. De plus, la salle a été concue pour ce spectacle, elle offre donc des possibilités aux acteurs incroyables ! Je n’en dis pas plus mais sachez que jamais nous ne regretterons le prix de nos places tellement c’était beau !

Nous finissons la soirée dans le casino de notre hotel en buvant une espèce de rhum glacé en regardant les danseuses. C’est la nuit que Las Vegas se réveille car c’est la qu’on se rend compte du monde. On dirait qu’ils attendent qu’il fasse noir pour sortir tel des zombies claqués leur pognon dans tout les jeux proposés. Une ambiance très particulière qu’on va expérimenter plus avant demain soir (on sera vendredi en plus !)

Bonsoir Scoob,

C’est vraiment très agréable à lire, détaillé, précis. Bravo ! Vous nous donnez toutes vos impressions. Très intéressant ! Tout est très bien dépeint, comme si on y était.

Surtout, gardez tous ces messages comme souvenir. Vous allez pouvoir faire un très beau carnet de route en l’illustrant, je suppose, avec beaucoup de photos. J’espère que vous en mettrez sur le forum. Avec votre pied, vous avez dû faire de magnifiques photos.

Je repars aux USA cet été et, en lisant vos lignes, je suis encore plus impatiente.

C’est super d’avoir pu partir au printemps, il y a sûrement moins de monde et il fait moins chaud qu’en été, surtout pour la Death Valley.

Continuez, j’attends la suite !

Hiacinthe

Super compte rendu J’attends la suite avec impatience
Nous nous y serons fin juillet et tant me dure
Marie

Courte journée au programme car nous avons prévu de ne rien faire aujourd’hui. Du moins, pas grand chose.

On commence donc la journée en douceur, mon épouse se levant à 10h (en voyage, quel sacrilège !). La soirée de la veille s’était terminée de manière alcoolisée car à Las Vegas, on ne sert pas les cocktails dans des dés à coudre. On a craqué pour une sorte de vase d’un contenant de +/- 70 cl. Très marrant et ca permet de passer une nuit tranquille. On se prépare, on va déjeuner et on revient dans la chambre s’occuper des photos et des récits.

Vers midi, on décide de se faire un peu plaisir en allant manger au BLT du Mirage. Ils servent des hamburgers au boeuf de Kobé à tomber par terre. L’addition aussi mais bon, viva Las Vegas ! On joue un petit peu, quasi rien, à peine 8$. Ca permet de se rendre compte que Las Vegas nécessite de prévoir un budget conséquent. En effet, on se retrouve vite frustré devant toutes les tentations proposées. La prochaine fois, on prévoira ca autrement.

L’après-midi est consacrée à la visite du Venetian et des achats souvenirs.
Le Venetian est donc un des super-casino. Je devrais dire THE super-casino !
Son thème est bien évidemment Venise. Je n’y ai jamais mis les pieds et je n’en connais que ce que j’ai lu et vu un peu partout. La ressemblance est frappante ! Dès le hall d’entrée, on lève les yeux au plafond et une énorme peinture murale représentant des anges nous saute aux yeux. On monte au deuxième et la, c’est carrément un canal, avec ses gondoles et ses gondoliers chantant des chansons en italien. Bon, les embarcations sont électriques mais c’est quand même renversant. On longe le canal et on arrive place Saint-Marc, avec les petites terrasses de café, le marchand de glace (italien bien sur …). Manque que les pigeons !!!

On mange au Wendy’s (sorte de Lunch Garden en Belgique, Flunch en France) et on repart chercher la voiture. On ne dirait pas mais on en avale des kilomètres sur le strip. Les casinos sont immenses, la rue est vraiment longue et il fait chaud (plus de 30° aujourd’hui !).

Le programme du soir, c’est d’enchainer les trois spectacles gratuits les plus connus proposés par les casions à savoir celui du Treasure Island, celui du Mirage et celui du Bellagio. On va donc se garer au Mirage (tout les grands hotels proposent des parkings gratuits).

Premier spectacle, celui du Treasure Island. Un monde fou se presse sur la jetée et le trottoir et on attend le début. En gros, l’histoire est complexe: le bateau (un vrai vachement grand en plein Vegas) des gentilles sirènes est attaqué par le gros bateau des méchants pirates. Ca se résume en fait à voir de jolies filles peu habillées faire des chorés (pas vraiment synchro d’ailleurs) face à des mecs balèzes mais un peu plus habillé eux. Les textes sont vraiment pas terribles mais les quelques effets pyrotechniques assez sympa. A voir si on a le temps, mais ne surtout pas regretter si on le rate.

Dès que c’est fini, on suit la foule pour enchainer avec l’éruption du volcan du Mirage. Ca ne dure pas longtemps, genre 3 minutes, mais ca crache du feu dans tout les sens sur une musique de tambour. Beaucoup plus efficace que le précédent.

Vu qu’on passe devant, on va visiter le Caesar Palace, qui est très beau aussi, avec sa fontaine de Trevie en plein milieu d’un hall, du marbre partout et des statues romaines (certaines décapitées, comme les vraies !). On ressort au bout du casino pour arriver au Bellagio.

Le spectacle est certainement le plus connu. C’est celui du ballet des fontaines. De nouveau, ca ne dure que le temps d’une chanson, mais c’est vraiment le plus beau. Ca crache dans tout les sens, ca crache haut, en tournant, … Vraiment chouette !

Comme on a marché des kilomètres, on décide de rentrer à l’hotel car nos pieds ne nous portent plus. Il fait encore 28 degrés et il est presque minuit. Au lit !

Lever à 7h aujourd’hui car 5h de route nous attende pour atteindre la destination du jour. On replie tout, on fait le check-out et en route. On décide de prendre notre petit déjeuner plus tard car on voudrait aller chez Mr D’z à Kingman, adresse connue et reconnue, qui se trouve à quasi deux heures de route de Las Vegas. Ca nous permettra de prendre un vrai petit déj américain et de tenir jusqu’au soir. La route se fait tranquille et on pénètre dans le troisième état de notre séjour, l’Arizona. Le changement est radical dans le paysage. Directement, on est happé par toutes ces montagnes alentours avec cette forme caractéristique, plate au sommet. De grandes plaines sans aucune trace humaine dans un désert rouge. Le cliché est complet lorsque devant nous passe des boules de branches, comme dans les westerns. Il ne manquerait que Lucky-Luke monté sur Jolly Jumper pour que ce soit parfait.

Kingman est donc notre première étape. Toute petite ville que le gps ne connait même pas. Grace aux coordonnées gps, on y arrive sans encombre et on s’arrête donc dans ce dinner résolument rétro et dont on a entendu tant de bien. Omelette et Hashbrown au programme. Enorme et délicieux servie par une serveuse résolument dans le ton ! La déco est kitch à souhait avec ses banquettes roses, ses tables en alu et des photos d’Elvis et autres crooners au mur. Un coup de corne à brume dès qu’un plat est prêt ajoute une note décalée.

Kingman est aussi le point de départ (ou d’arrivée, c’est selon) d’une portion de la route peut-être la plus connue au monde, la Mother Road, la Route 66 !
Ca nous fait un petit détour mais impossible de ne pas l’emprunter sur les 75 miles qui nous sépare de Seligman. La route est magnifique, des trains avec au moins 1000 wagons nous longent. Les batiments sont la aussi, abandonnés pour la plupart, signe d’un temps révolu. En effet, depuis l’avenement des autoroutes, la route 66 a été désertée, laissant la ces motels, ces pompes à essence et ses magasins. Heureusement, quelques commerces font encore de la résistance proposant mille objets à la gloire de la Route ! L’arrivée à Seligman est encore plus surprenante car tout se rapporte à la route 66. Tout les batiments proposent des musées, des magasins de souvenirs. De vieilles voitures sont garées un peu partout, c’est franchement rigolo.

On continue notre route en direction du Grand Canyon, encore 2h30 d’effort. Le paysage se transforme, devient beaucoup plus vert à mesure qu’on se rapproche. Mais la plus belle portion est derrière nous car cette partie ci n’a pas grand chose à proposer.

Nous avons réservé dans un motel à Tusayan, à l’entrée du parc. Comme nous sommes arrivés trop tôt pour eux, nous partons tout de suite au Grand Canyon. Celui-ci est divisé en trois parties. Le village à proprement parlé ou se concentre les lodges, les magasins, la gare et le visitor center. Quelques femelles wapitis broutent le gazon ici et la. On galère un peu pour se garer et on prend la navette qui va nous amener à la deuxième partie du parc, la Hermit Road ou se concentre toute une série de point de vue sur le Grand Canyon, accessible uniquement par les navettes. On décide donc de tous les passer en revue, nous arretant à chaque fois et reprenant la navette suivante.

Je ne vais pas dire que nous sommes décus car le spectacle offert est franchement époustouflant. C’est une faille gigantesque ou on voit à l’oeil nu les différentes couches de sédiments, expliquant une bonne partie de l’histoire de notre bonne vieille terre. Néanmoins, à part les deux trois premiers points de vue moins interessant, les autres offrent la même superbe vue. Certains permettent d’apercevoir un peu mieux le Colorado mais je ne sais pas … la Death Valley ou Yosemite offre des paysages très varié. La, c’est le même endroit encore et encore. C’est très beau, mais pour ma part, les deux parcs fait avant sont beaucoup plus interessant. Je m’avance quand même un peu car demain, une petite rando est prévue pour descendre les premiers kilomètres du canyon. Peut-être que notre avis changera vu de plus bas.

On fait donc le tour complet des points de vue et on retourne au visitor center chercher la voiture. En effet, nous souhaitons retourner au point de vue le plus apprécié pour le coucher de soleil, Hopi Point. On dépose donc la voiture au début de la Hermist Road, on embarque dans le bus et on arrive 10 minutes avant le spectacle. C’est rempli de monde !!! On cherche l’endroit ou on arrive à faire notre trou et ou la vue est belle. Même pas la peine de penser à sortir le trépied, on est serré comme des sardines. Néanmoins, le spectacle est vraiment beau, le soleil qui se couche illumine tout le canyon de rouge brulant. Difficile de décrire cela comme ca, mais un coucher de soleil reste toujours un beau spectacle. La, encore plus ! On remonte dans la navette, on reprend la voiture, on va manger mexicain (chez Sophie Mexican Food, très bon !) et on prend possession de notre chambre. Ouf ! Rude journée !

Je lirai la suite de vos aventures sur le continent americain.Depart demain aux aurores pour San Francisco,avec Yellowstone en ligne de mire,pour la 5ème fois.Quand le virus vous tient…

Bon séjour américain Sangaro

Bonjour Scoob,

C’est avec grand plaisir que je continue à lire votre carnet de route. Je n’avais pas encore eu l’occasion d’entrer dans le Venetian. Nous irons cet été et cela me conforte dans l’idée que le Venetian vaut le coup d’œil.

Quand vous serez à Desert View Point, je vous conseille d’aller à l’intérieur de la Tour, vous y verrez les fresques hopis (photo en cliquant sur mon pseudo).

Bonne route et, surtout, continuez d’écrire !

Bonne journée !

Hiacinthe

Salut Anthony.
Super ton récit …Je ne regrette pas les heures passées ensemble à peaufiner ton périple et merci des tuyaux que tu donnes à la communauté …
A ton retour tu n’échaperas pas à ouvrir un blog avec photos.
Le meilleur reste à venir , profitez en bien tous les deux .
Amitiés
Fred

Aujourd’hui était initialement prévu pour nous permettre de descendre dans le Grand Canyon jusqu’à Indian Gardens. Ca nous aurait fait la journée sans problème car, d’après le visitor center, il faut compter entre 6 et 9h de marche aller/retour. De plus, il classe la rando en very difficult et le temps s’annonce beau et … chaud. Bref, toutes sortes de raisons qui ont poussé mon épouse a préféré une rando moins hard ! Le principal étant de marcher et de descendre un peu dans cette immense faille, on regarde ce qu’il est possible de faire. En réalité, le Bright Angel Trail que nous allons emprunter permet de descendre jusque dans le fond du Grand Canyon mais, comme c’est un sentier aller et retour, on peut s’arrêter quand on veut pour remonter. En regardant ce que le visitor center propose, on décide d’aller jusqu’à la première étape et donc réaliser ce qu’ils appellent le 1&1/2 mile trail. Rando annoncée en 2 à 4h.

Il est 8h45 quand nous commencons la descente. Le chemin est facile car bien damé mais la descente se fait quand même sentir. On longe donc les falaises couleur ocre du Grand Canyon, la végétation s’intensifie un peu. Il fait magnifique et c’est très agréable de se dégourdir un peu les jambes. On passe sous deux arches creusées dans la pierre et en une heure on atteint le but de notre marche. En réalité, un point d’eau et des toilettes situées en contre-haut de l’Indian Gardens, qui offre donc une vue magnifique sur cette valée au milieu du canyon.

Petite anecdote: lors de la descente, on entend de grands cris d’oiseaux. On lève les yeux au ciel pour voir un couple (de corbeaux, vu la couleur) s’attaquer à un oiseau brun qui avait tenté d’approcher le nid accroché à la falaise. Ils l’ont attaqué sur une certaine distance pour revenir en vitesse protéger leurs progénitures.

On prend le temps de profiter, de se reposer un peu et de boire un coup. On oublie pas les photos et on entame la remontée. Plus difficile, non pas par la pente qui en soi n’est pas insurmontable, mais plutot par l’altitude. Il ne faut pas oublier qu’au sommet on est +/- à 2300 mètres d’altitude et qu’on est descendu de seulement 300 mètres. Ce qui fait que pour nous, petits belges habitués au niveau presque zéro, l’oxygène se fait plus rare ! Néanmoins, en le faisant à son aise, en s’arrêtant régulièrement et en buvant bien, ca se fait sans trop de souci. On arrive en haut vers 11h15, ce qui veut dire que sans courir, on se situe dans la moyenne basse de ce qu’ils annoncent. On repart à l’hotel pour aujourd’hui, mon épouse ayant attraper une migraine durant la remontée.

En conclusion:

je dois avouer que hier, j’étais un peu décu de ce qui nous était proposé comme point de vue (sauf hopi point, le plus joli à mes yeux) excepté pendant le coucher de soleil. Je trouvais que tous se ressemblait fortement, notament à partir de Hopi Point. Cette courte rando m’a quelque peu réconcilié avec cet endroit car il est bien plus agréable d’en profiter en marchant plutot que se contenter de regarder sans rien faire d’autre. Seul, j’aurais probablement pu descendre jusque Indian Gardens mais je pense qu’il faut aimer la marche et être endurant pour se lancer la dedans. Néanmoins, le début du parcours ne présentait aucune difficulté technique. Voilà, cet après-midi, c’est repos, mise en ordre des textes, photos et avis sur les hotels, suivi des lessives ! Demain, nous quitterons le Grand Canyon par l’est pour rejoindre un des parcs dont j’attends le plus: Monument Valley !

Merci à tous pour vos compliments et autres encouragements. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, je répondrai en mp aussi souvent qu’il le faudra :wink:

Encore merci

PS: Fred, faudra que tu me renseignes sur les blogs :stuck_out_tongue:

Soyons clair tout de suite, cette journée est pour l’instant la plus mémorable du voyage ! La beauté de ce qui nous attend va nous permettre de rêver encore et encore de ces endroits magiques.

Pourtant, tout avait commencé normalement. Réveil tranquille car nous ne sommes pas spécialement pressé aujourd’hui. En effet, le terme de notre journée est à Monument Valley et nous devons y être idéalement vers 16h. Le reste du programme étant finalement assez light, on prend notre temps … mais pas trop quand même.

On passe chercher un milk shake au Mc Do du village et en route pour la troisième et dernière partie du Grand Canyon - la partie est - qui, de toute façon, se trouve sur notre route. On s’arrête à différents points de vue, signalés ou non, et au final, on se dit que c’est ici la plus belle partie de ce parc. Déjà, on la fait en voiture, ce qui permet de le faire à son rythme. C’est surtout beaucoup moins envahi que la partie ouest. Pour finir, on voit beaucoup plus et beaucoup mieux le Colorado que de l’autre côté. On finit par arriver au dernier point de vue: Desert View. Beaucoup plus aménagé, avec des toilettes, un magasin de souvenirs et une petite expo sur les Indiens dans une tour, apparement d’époque (je n’ai pas très bien compris de quand, mais des messages affichent qu’il ne faut pas dégrader les murs car ils sont vieux et non-réparables). La vue proposée, que ce soit d’en bas ou de la terrasse est tout simplement splendide. Certes, moins impressionnante que Hopi Point à l’ouest, mais d’ici on a une vue magnifique sur le fleuve en contre-bas. Il est temps pour nous de continuer notre route …

En conclusion, Grand Canyon est un beau parc mais, à nos yeux, il ne faut surtout pas se contenter de la partie ouest. Marcher dans le canyon est juste génial et lors de notre prochain voyage, on descendra beaucoup plus profond, et pourquoi pas, essayer d’aller dormir au Phantom Ranch se trouvant dans le fond.

On reprend donc la voiture, direction le Navajo National Monument, petit parc se trouvant sur la route vers Monument Valley, ne nous obligeant donc à aucun détour. De plus, j’ai vu qu’il proposait de voir, de loin, des maisons troglodytes indiennes. Comme notre itinéraire ne nous faisait par aucun endroit semblable, c’était une petite étape sympa pour occuper le milieu de journée.

La route est toujours aussi belle, la terre devient de plus en plus rouge au fur et à mesure qu’on avance. On s’arrête à Tuba City pour chercher un pic nic pour le midi et on arrive après 2h de route au Navajo NM. Pour y accéder, on doit quitter la route principale pour prendre une petite route en cul de sac sur une quinzaine de kilomètres. Avantage de ce parc: il est gratuit ! Un premier point de vue situé juste avant le visitor center permet d’admirer d’assez loin le canyon ou sont situées les habitations. On se gare et on cherche le sentier de rando qu’on avait reperé à l’avance: le Sandal Trail, marche d’une demi-heure aller/retour. On ne le trouve qu’en rentrant dans le visitor center car il démarre derrière. C’est un petit sentier sans difficulté qui amène très vite au point de vue attendu. Un téléscope est la, gratuit lui aussi, pour permettre de voir ce village abandonné situé en contre-bas, dans une espèce d’énorme alcove dans la falaise. C’est vraiment joli ! De plus, on rencontre un couple américain avec leurs trois enfants en train de remplir leur cahier du programme des junior rangers. Le père vient discuter avec moi matériel photo et souhaite voir les photos que je fais au télé objectif. Très sympa ! Par contre, la mère veille au grain pour que leurs enfants terminent leurs “devoirs” ! On repart donc au visitor center car la faim commence à se faire sentir. Encore un bon point pour ce parc, des tables de pic nic sont prévues, certaines sous les arbres. Et, comme d’habitude, fontaine d’eau dans le batiment. On repart !

Il est 14h quand on démarre, on en a pour une heure de route et, particularité des indiens, on doit rajouter une heure, ce qui fait que nous arrivons à proximité du parc vers 16h. Avant cela, le paysage se transforme petit à petit pour laisser apparaitre les premières buttes (plus hautes que larges) et les premières mesa (plus larges que hautes). Ce sont ces sortes d’énormes rochers (vraiment, vraiment, vraiment énormes pour des rochers), parfois massifs, parfois effilés. Avant d’arriver, on s’arrête déjà tout les cents mètres, de peur qu’une fois arrivés, ce ne soit pas aussi beau. Lors de nos arrêts, je m’avance un peu dans les bas cotés, et à chaque fois, je fais fuir tout plein de gros rongeurs, style lemmings, en panique face à l’intru. Ils se réfugient tous dans les innombrables galeries qu’ils ont creusées un peu partout. Finalement, après avoir cherché l’entrée (un panneau indique 4 miles next right, on a pas fais attention et on a cherché le chemin 4 miles plus loin. En réalité, c’était 4 miles après avoir tourné à droite directement après …), on arrive au péage. En effet, ce n’est pas un parc national, notre pass ne fonctionnant donc pas. Néanmoins, soyons honnête, le prix reste correct (5$/personne). Des messages indiquent que la piste que nous allons emprunter est très difficile de par la présence de sable, de nid-de-poule et autres embuches. Juste à coté, les publicités pour les tours guidés. Mouais …

On arrive donc à l’entrée de cettte fameuse valley drive, longue de 17 miles qui va nous permettre de circuler au milieu d’un paysage que fabuleux. Déjà, du départ, les trois buttes les plus célèbres sont là, magnifique. Le ciel est bleu et offre un contraste splendide avec la roche rouge. On se croirait vraiment dans un Lucky Luke ! La route est effectivement pas mal défoncée sur les premiers miles mais ça passe sans soucis si on fait attention. Nous avons pourtant une voiture de tourisme mais à aucun moment je n’ai accroché. De plus, à partir du John Ford Point, la route s’améliore sensiblement (probablement pour encourager les gens à acheter un tour guidé, c’est de bonne guerre). 11 points de vue se situe sur cette boucle, tous splendide. Comme on reçoit un petit plan à l’entrée, on connait le nom de toutes ces formations. C’est vraiment un spectacle unique qui nous est donné de voir. J’attendais beaucoup de cet endroit et pour l’instant, il me le rend bien. On s’amuse à faire des photos de nous en train de jouer aux cow-boys, on croise un indien à cheval (en plein Monument Valley, ça fait rêver !) et au bout de trois heures - oui, on a pris le temps mais on a fait près de 40 photos sur la boucle, ceci expliquant cela - on est de retour au seul hotel du parc. J’avais lu qu’on pouvait admirer gratuitement au coucher de soleil depuis leur terrasse. En effet, aucun souci.

Le spectacle est au rendez-vous ! On y est une heure à l’avance mais on a pas regretté une seconde le temps passé à attendre en compagnie d’une petite cinquantaine de personnes, admirant comme nous, les roches devenir de plus en plus rouge. Vraiment, vraiment, vraiment splendide ! Seul petit bémol, ces trois voitures qui ont été se garées quasi au pied des buttes, ce qui oblige de les avoir sur les photos !!! On devrait empècher cela ! Il est 20h30 quand on décide de s’en aller, à regret, vers notre motel du soir, conseillé par mon copain rafa. Il se situe à Mexican Hat, 20 minutes de route. La chambre est effectivement très grande et bien équipée. Ce qui compte surtout, c’était qu’il m’avait dit ne jamais avoir mangé une viande comme eux la prépare. On se rend donc dans ce restaurant en plein air, ou l’on cuit la viande sur un barbecue basculant géant. Un cow-boy se met en devoir de nous préparer le morceau de viande commandé, 600 grammes rien que ca. Et la, effectivement, jamais de notre vie nous n’avions gouté cela !!! J’en aurais mangé sans problème un deuxième tellement c’était bon. De plus, l’ambiance fait beaucoup. Il fait bon (dans les 25, 26 degrés), la musique country et les cow-boys. Que demander de plus ??? Ah oui, que l’addition soit un peu moins salée (120 dollars pour deux steak et quatre coronas tout inclus) mais c’était tellement bon !

C’était donc une journée sensationnelle, avec des endroits tous plus beau les uns que les autres. ce soir, on va rêver !

On se réveille ce matin, la tête encore à Monument Valley. Après s’être appreté à notre aise, nous prenons la voiture, direction Page et le Lake Powell. La route partant de Mexican Hat est vraiment géniale car on est sur une longue ligne droite, avec en fond, les buttes de Monument. Après avoir pris la photo qui va bien de ce magnifique paysage, on reprend la route.

Rien de spécial à raconter sur cette partie la, la route n’a pas grand chose d’interessant, et c’est content que nous arrivons sur Page. La première chose que nous voyons, c’est une horrible usine à trois cheminées qui gache un paysage agréable. Après l’avoir dépassée, c’est mieux mais pas encore vraiment exceptionnel. En effet, on ne fait que deviner le Lake …

J’ai réservé au Courtyard, légèrement en dehors de la ville, à proximité du barrage de Glen Canyon. L’hotel accepte que nous prenions notre chambre a 11h, on en profite pour occuper les lieux et vérifier l’adresse que nous cherchons. En effet, nous souhaitons nous rendre dans un Welcome Center afin de réserver notre activité du jeudi, à savoir une demi-journée de raft sur le fleuve Colorado. C’est un conseil de Rafa que nous voulions suivre car de toutes facons, les excursions en bateau sur le Lake coute vraiment cher (surtout pour ce que nous avions en tête à savoir aller voir le Rainbow Bridge). Nous effectuons notre réservation, pas de problème, il y a de la place.

On part donc manger mexicain (au Fiesta Mexicana) ou l’on mange un très bon (et énorme !) burrito accompagné d’un cocktail à base de tequila et de corona (lui aussi énorme !). En sortant de la, surprise la chaleur s’est méchamment invitée, le thermomètre indique 35°. On avait prévu de faire les trois points de vue les plus connus mais l’alcool plus la chaleur nous décide à nous réfugier un peu dans notre chambre climatisée. On ressort une heure après, c’est encore pire. Maintenant, il indique 42° !!! Bon, tant pis, on va pas rester enfermé toute l’après-midi. Nous partons donc pour notre première étape: le Lone Rock sur le Lake. Après avoir présenté notre pass, on s’engage sur une piste fort sablonneuse. Obligé de donner des coups de gaz pour passer mais notre Fordy n’a peur de rien ! On se gare donc sur la plage pour admirer un panorama vraiment beau. Un énorme rocher solitaire (d’ou son nom) posé sur un bras du Lake, à l’eau bleue magnifique. Quasi personne, à part quelques couples de petit vieux, l’endroit est vraiment tranquille. Les berges du lac sont faites de pierre jaune clair, avec la couleur de l’eau, ca donne de beaux contrastes. Malheureusement, la chaleur nous repousse vers la voiture. On allume même la clim pour la première fois tellement l’air est chaud.

Un peu plus vers la ville, on trouve l’entrée de Scenic View, point de vue en hauteur sur le lac. La vue est jolie mais sans plus. On domine la marina et deux ou trois bras du lac. Malheureusement, on est obligé de jouer avec cette sacrée usine qui se dresse plus loin. Dommage !

Pour terminer ces courtes visites, on part pour Horseshoe Bend, point de vue qui domine le Colorado. On gare la voiture, et c’est parti pour 20 minutes de marche. En temps normal, ca aurait été facile mais la, la température rend le moindre effort insupportable. On s’avance péniblement sur cette piste de sable mou pour enfin arriver au but … et la, c’est le choc ! La vue proposée est splendide, se classant quasi au même niveau (mais dans un autre genre) que celle proposée par Monument Valley. Imaginez que l’on domine de plus de 300 mètres le fleuve qui s’enroule autour d’un piton, formant un fer à cheval. L’eau est bleue verte, les falaises rouge orangée. C’est vraiment extraordinaire ! Après avoir pris les photos, on essaye de se déplacer sur un des cotés. Encore une fois, comme tout le monde, on est obligé de repartir tellement la chaleur est forte. C’est pas grave, le point de vue est tellement grandiose qu’on en a plein la tête et qu’on revit ce moment, même arrivé à l’hotel. Journée finie pour aujourd’hui, demain les deux Antelope Canyons, en espérant que ca ira (des amis y ont été il y a peu et ont trouvé la forte présence de touriste assez insupportable … on verra bien !)

Bonjour Scoob,

J’ai eu de nouveau beaucoup de plaisir à lire vos récits. Bravo !

Pour Horseshoe Bend, l’idéal est d’y aller le matin quand le soleil arrive dessus (pour l’heure, cela dépend un peu des périodes de l’année).

En fait, nous y sommes allés aussi au coucher du soleil en arrivant à Page, c’était l’un de mes meilleurs souvenirs, on n’a pas eu chaud, la marche jusqu’au point de vue était agréable, on y était en Juillet. Quelques minutes après notre arrivée, le vent s’est levé, le sable a commencé à nous fouetter les jambes. A cause du vent, nous avons eu beaucoup de mal à déplier et à enfiler notre cape de pluie. La situation était cocasse et le paysage était vraiment de toute beauté. On était des schtroumpfs bleus dans ce paysage orange somptueux.

Je vous souhaite une excellente journée et une bonne visite à Antelope Canyon.

Hiacinthe

Aujourd’hui le programme est simple: visiter les deux Antelope, Lower et Upper, sur la matinée. Pour ce faire, le timing est assez serré car les conseils lu ici et la indiquent que nous devons faire le tour de 11h au Upper et avoir fait Lower avant. Nous arrivons donc à 8h sur le parking du second cité.

On arrive à un guichet ou on attend qu’un guide français finisse de raler sur la montée des prix par rapport à l’année passée (le pass photographe serait passé de 20 à 46$ et comme il accompagne un groupe de photographe “pro” - laissez moi rire - il est pas content et doit se justifier), on paye donc les 6$/personne pour entrer sur le territoire Navajo et payer l’entrée au canyon 20$/personne. La seule différence, mais qui peut être de taille, est qu’on a pas le droit au trépied à ce prix la. On attend notre guide et on démarre dix minutes plus tard avec un groupe d’une vingtaine de personne constitué pour la majorité de gens du troisième age. Au début, on se dit que ca va vraiment être un problème. On verra au final que c’était une bénédiction. Après avoir écouté sagement les règles qui régissent l’endroit, on s’avance jusqu’à un plateau … et rien ! Sauf qu’en y regardant de plus près, une mince faille se trouve à coté de nous. C’est la que ca commence ! On se glisse sans souci, contrairement à ce qu’on pensait, et on descend une volée d’échelles (en réalité, plutot des escaliers de bateau) pour se retrouver dans un autre monde !

Difficile de décrire ce que l’on voit. On se retrouve dans un monde minéral au paroi fort rapprochée qui oblige à quelques petites contorsions. Les parois évoquent des vagues délicates de couleur rose, jaune ou gris foncé. Au dessus de nous, le ciel apparait parfois et éclaire de manière abrupte cet endroit magique. Ca mitraille à tout va ! Au début, le groupe de photographe nous ralentissait. Ils ralaient pour tout et n’avancaient pas. On décide Aurore et moi de partir en avant et la, miracle, on se retrouve tout le long du parcours complètement seul. Le bonheur ! On a le temps de photographier sous tout les angles cet endroit d’un autre monde. De temps en temps, le guide nous demande si tout va bien mais il reste derrière, loin derrière, pour essayer de pousser les “pros”. Le canyon n’est pas très long (200m si je ne m’abuse) mais on fait tellement de photos qu’il faut une bonne heure pour arriver au bout.

On avait lu que les Navajos n’étaient pas forcément des plus engageants. On a probablement eu de la chance car le notre n’était pas avare en explications, expliquant telle ou telle forme dans la roche, ici un aigle, ici un autre animal.
Finalement on ressort par une nouvelle série d’échelles pour se retrouver à l’air libre. Une petite marche en longeant le défilé pour se retrouver sur le parking de départ. L’impression que nous a laissé cet endroit est vraiment fantastique et on referait bien un tour si on le pouvait !

Il est 9h30 quand nous partons chercher un petit déjeuner avant de nous rendre à l’Upper. Au final, on ne trouve pas grand chose et comme on devait faire le plein de Fordy, on se retrouve à manger un muffin dans une pompe à essence. Il est 10h15 quand nous arrivons au premier guichet de Upper. On présente le reçu de Lower pour ne pas repayer l’entrée en territoire indien (à conserver donc !) et on se gare. On attend un peu car nous ne voulons pas partir trop tôt le visiter afin de profiter des lumières incroyables vues sur les photos. Il est recommandé d’y être entre 11h et 13h. Vers 10h30, on se rend au guichet et on se rend compte que les départs se font toutes les heures. Le prochain départ, c’est celui la qu’il nous faut ! Et la, coup de gueule rapide: les prix demandés sont hallucinants ! En effet, dans le guide du routard c’est indiqué à 25$. C’est vrai, sauf pour les départs de 10h, 11h et midi. La c’est 40$ pour une heure sans trépied ! Et 80$ pour un tour de deux heures avec trépied. Faites le compte, au final, c’est cher ces visites !

On hésite une seconde mais on se dit que ca serait bête de ne pas le faire. Les commentaires des gens rencontrés n’étaient en plus pas très engageant car il y a, parait-il, un monde fou. Et effectivement, c’est vite un véritable cirque. A 11h, une dame appelle les couples/groupes un par un et les fait grimper dans des énormes 4x4 surélevés. On se retrouve donc à 12, serrés comme des sardines, et c’est parti à la queue leu leu. Dix minutes de pistes sautillantes plus tard, on arrive à l’entrée du canyon. Une bonne vingtaine de véhicules se garent ou sont déja garés. Multipliés par 16 (4 personnes montent dans la cabine, les plus vieux et ceux ayant des problèmes de dos/nuques qui en font la demande), ca représente pas mal de monde. On écoute les consignes de notre guide et c’est parti.

Effectivement, c’est du grand n’importe quoi. Les groupes s’engagent l’un derrière l’autre avec 5 minutes d’écart, on rattrape le groupe photographe, on se fait gueuler dessus par leur propre guide parce qu’on est dans le chemin, des gens sont en train de revenir (on fait le trajet en sens inverse à la fin), ca provoque des embouteillages d’enfer. Néanmoins, lorsqu’on arrive, le jeu de lumière est vraiment impressionnant. Elle tombe vraiment comme des faisceaux sur le sol ou les parois. Les guides lancent du sable en l’air et l’impression est qu’il y a des esprits dans ces lumières. Avec un peu de patience, on arrive quand même à avoir de belles photos sans personne dessus. En plus, comme je trainais derrière, je me fais rattraper par le guide du groupe d’après. Il me demande si il peut prendre mon appareil et me le règle pour qu’il soit aux bons paramètres. Sympa ! Mais ce n’est pas tout. Il arrête son groupe et me demande de me retourner. Et la, la photo parfaite, comme vue sur certains sites de pros. Un grand merci à lui !

On arrive donc au bout en une heure et on fait le trajet en sens inverse avec comme consigne de ne plus prendre de photos. On a quand même le temps de se rendre compte d’une chose. Il est midi et les rayons lumineux ont quasi déja disparu. Les gens arrivant seulement maintenant vont être décu car sans cela, le Lower est beaucoup, beaucoup plus beau ! On remonte dans le 4x4 et nous voilà à notre point de retour, il est 12h30 tapante. L’heure d’aller manger un sandwich au Subway du coin.

La chaleur est encore forte aujourd’hui, pas loin des 35 degrés, on décide donc de rentrer un peu à l’hotel avant de ressortir. On est impatient aussi de voir le résultat de nos photos. Au total, 625 clichés à deux en deux heures de temps ! Le résultat est vraiment chouette et rend pas trop mal l’ambiance des lieux.

Vers 16h, on décide d’aller à la marina en contre-bas de Page. On en sera pour nos frais car en fait de marina, c’est juste un parking à bateau que l’on ne sait même pas atteindre car il se trouve au milieu de l’eau. Pas de terrasse, pas de passage au milieu des bateaux, on part faire quelques courses, notamment une bombe d’air comprimé pour nettoyer les appareils photos. J’ai peur que le sable omniprésent dans les canyons n’abiment nos appareils.

Après un repas dégueulasse au pizza hut de la ville, on essaye d’aller voir Antelope Point. Peine perdue, c’est une autre marina encore moins interessante que la première. Peut-être y avait-il mieux mais le soleil était déja quasi couché, nous revenons donc à notre hotel pour que je puisse faire ce récit.

En conclusion, les deux canyons sont à faire mais il faut de la chance. On en a eu beaucoup, on en a donc bien profité et pour nous ce fut une très bonne expérience, pas toujours partagée par tous ! Le gros problème venant des prix pratiqués et l’organisation générale favorisant le fric et pas la qualité. Dommage !

Demain, rafting sur le Colorado, petites randos sur le chemin de Springdale et peut-être une première courte rando dans Zion ! Par contre, je n’avais pas vu que l’hotel ne proposait pas de connections internet ce qui fait que je ne pourrais continuer ces récits que le 18, à notre arrivée à Tropic !

Bonjour

Merci Scoob pour ce récit détaillé qui me prépare parfaitement à mon prochain périple cet été de 4 semaines dans les parcs… J’attends la suite avec impatience…
J’en profite pour poser une question : j’ai bien lu que le Upper Canyon proposait des visites guidées uniquement toutes les heures mais qu’en est-il du Lower. Les départs se font aussi toutes les heures ou toutes les 30mns?? Et quelle est la première visite du matin : 08h ??

Merci et vivement le 18 pour la suite…

Merci pour vos encouragements !

Donc, pour le lower, quand nous sommes arrivés à 8h, il y avait au moins déja eu un départ pour un tour photographe. Maintenant, il n’y a rien d’indiqué concernant les heures de départ. Je pense qu’ils attendent plus ou moins d’avoir un groupe constitué. Que du cash !

Pour le upper par contre, ils disent que la machine à CB est cassée. Mais devant moi, une dame réservant pour 4 le tour à 80$ n’avait pas d’autres moyens. Alors la miracle, la machine refonctionnait. J’ai donc moi aussi demandé à payer comme cela. La réponse de la dame: “Oui, on peut mais j’aime pas ça”.

Sinon, pour Monument, en effet le refaire une deuxième fois n’aurait pas été dérangeant mais planning quand tu nous tient :slight_smile: La prochaine fois, ca sera comme ca :slight_smile:

Dans notre programme original, j’avais réservé cette journée en espérant pouvoir aller à The Wave. Comme certains le savent, un système très restrictif de loterie n’autorise que 20 personnes sur le site chaque jour. En janvier, nous avions quand même tenter notre chance mais le résultat avait été négatif. Il fallait donc trouver que faire tout en sachant qu’au soir nous devions être à Springdale pour être à pied d’oeuvre pour Zion le lendemain. La solution est venue de mon cher Rafa qui m’a proposé des idées inédites et pas mal en dehors des sentiers battus. On verra qu’au final ce fut de belles découvertes.

Nous avions donc réservé deux jours plus tot, à notre arrivée à Page, une demi-journée de rafting sur le Colorado. Nous avions donc rendez-vous au Welcome Center à 3 minutes de notre hotel à 7h du matin. On signe l’acte de présence et nous attendons en compagnie d’une bonne cinquantaine de personnes le bus qui va nous déposer au pied du barrage de Glen Canyon. Le temps que tout le monde soit prêt, il est 7h30 et nous prenons la route. Dix grosses minutes plus tard, nous pénétrons dans un tunnel “Restricted Area” gardé par une personne armée. Ca rigole pas ! A la sortie de ce long tunnel, nous nous retrouvons au pied du barrage. On nous met un casque de chantier sur la tête pour nous protéger d’éventuelles chutes de pierre jusqu’au petit embarcadère. En fait de rafting, ce sont de gros zodiaques à quatre boudins. Nous embarquons à douze et notre guide/pilote se présente, met en route le moteur et nous voila à descendre le cours du Colorado. Instant magique car le soleil pénètre petit à petit dans le canyon (il ne fait d’ailleurs pas très chaud à ce moment la !), dévoilant des couleurs merveilleuses, donnant de magnifique contrastes entre le noir de l’eau, le rouge des falaises et le ciel tout bleu.
Réguilèrement, Tif (notre guide) coupe les gazes pour nous expliquer telle ou telle particularité de l’endroit, nous raconter de petites anecdotes ou juste pour profiter du calme intégral des lieux. C’est vraiment prenant et on souhaite que ces moments la ne s’arrête pas. On navigue pendant une bonne heure à ce rythme la, moi installé sur le boudin extérieur (ce qui a ses avantages pour prendre des photos car personne ne veut faire comme moi). Le soleil commence à chauffer quand nous débarquons sur une petite plage ou nous allons passer une bonne demi-heure pour aller voir des pétroglyphes indiens au bout d’un petit sentier. Tif nous a prévenu que l’endroit était habité par des serpents. Avec ma chance, je n’ai toujours pas réussi à en voir un seul !
Les autres bateaux arrivent après nous (notre guide avait eu la bonne idée de partir en premier pour qu’il n’y ai personne sur les photos) et la plage se retrouve envahie par des hordes de jeunes étudiants en voyage scolaire (quelle chance ils ont ceux la !!!) qui se jette à l’eau en criant et en s’éclaboussant à qui mieux mieux. Nous remontons sur le bateau et continuons cinq minutes notre progression pour nous retrouver dans Horseshoe Bend. L’endroit est aussi splendide que le reste, mais mis à part que l’on voit les gens tout en haut des falaises, difficile de le voir d’en bas. Après quelques explications, il est déja l’heure de rentrer. La, c’est plein gaz jusqu’au bout et on ne s’était pas rendu compte qu’on avait aussi bien avancé car le trajet retour prend du temps. En chemin, nous croisons des pècheurs à la mouche avec leur grand pantalon ciré, lancant leurs lignes inlassablement, un pècheur en bateau avec son chien, des hérons, …
On arrive déjà au barrage, en étant pas mal mouillé (le retour est beaucoup plus humide que l’aller vu qu’on remonte le courant). On remonte dans le bus et nous arrivons vers 11h15 au centre.

La suite du programme est constitué de courtes randos se trouvant sur le chemin de Zion. Ne sachant pas si nous trouverons de quoi manger, nous retournons au Subway de Page avant de reprendre la route.

Après avoir été remplir nos gourdes au Visitor Center situé au barrage, nous arrivons vers 12h15 au lieu de départ de notre première marche: Toadstool Hoodoos. Un petit panneau indique le petit parking. Nous nous préparons et nous commencons à marcher au milieu d’un véritable chaos minéral. Toutes les roches ont l’air d’avoir subi la colère d’un géant, c’est rouge, c’est blanc, souvent les deux en même temps. Le sentier est facile à suivre et pas très long. Rafa m’avait conseillé d’utiliser un baton de marche car l’endroit serait infesté de serpents. A mon grand malheur, pas un seul ne se signale !
Nous arrivons assez vite au but de notre rando. Toadstool Hoodoos, c’est un empilement de roche rouge évoquant des espèces de champignons de pierre. Des rochers sont posés en équilibre improbable suggérant la participation de l’homme. Mais non, ceci est tout à fait naturel et c’est vraiment très beau.
Sur le chemin du retour, toujours à la recherche de mon premier serpent, je suis surpris par un bruit venant de ma gauche, dans un buisson. Sur de mon fait, je dégaine l’appareil photo et commence à fouiller le végétal du regard. J’avance doucement mon baton et le bruit se fait de plus en plus fort. Impossible de le trouver ce foutu reptile ! A mon avis, c’était plutot un gros insecte … Toujours pas de chance ! Vingt minutes après, nous sommes de retour à la voiture.

Notre seconde étape se nomme Paria Town Site, toujours sur la route vers Kanab. On s’engage sur une piste assez bonne (sauf un court passage en pente fort sablonneuse, je me demande si on arrivera à remonter au retour) pour arriver au bout de quelques miles au beau milieu de nulle part. J’étais censé avoir un point de vue sur la rivière Paria mais à mon avis, je n’ai pas été assez loin. En effet, nous n’avons pas vraiment le temps de chercher car nous avons pénétré en Utah et nous avons perdu une heure sur la journée. On retourne sur la route en donnant un gros coup de gaz pour franchir l’obstacle de l’aller.

Après une heure de route fort ennuyeuse (mon épouse s’était assoupie et le paysage était loin d’être le plus beau qu’on ait vu), nous nous garons juste avant l’entrée du tunnel conduisant dans la vallée de Zion (attention le parking est minuscule et apparement impossible de se garer ailleurs) pour aller faire la dernière marche de la journée: Canyon Overlook Trailhead avec comme but, une vue sur la vallée. Au final, ce n’est pas tant le point de vue le plus interessant de cette marche mais plutot la marche en elle même. En effet, on suit un sentier que l’on devine plus que l’on ne voit au milieu de roche, on longe des précipices, on marche sur une petite passerelle à flanc de falaise, on passe dans une espèce de tunnel ouvert sur un coté sous la falaise. Vraiment très fun, pas difficile et long d’une petite demi-heure. Un vrai plaisir ! Par contre, oui la vue est belle mais Tunnel View à Yosemite (dans le même “genre”) est plus impressionnante. Ce n’est pas grave tant la marche nous a amusé.

Retour à la voiture et nous sommes forcés d’attendre une dizaine de minutes à l’entrée du tunnel pour laisser passer les camping car venant dans l’autre sens. Nous voulions nous rendre au visitor center, malheureusement au moment ou nous arrivions, la ranger fermait les portes. Ca sera pour demain.

Nous arrivons à Springdale, nous faisons le check-in et surprise lorsque nous ouvrons la porte de la chamre attribuée, plein d’affaires appartenant à d’autres ! Nous refermons et retournons voir à l’accueil. Ils étaient pas mal gèné et nous ont offert une chambre avec kitchenette en “dédommagement”. Cool !

Après un repas fait au Pizza & Noodles situé à coté de l’hotel (très bonnes pates à prix démocratique) et une énorme glace juste à coté (toute aussi bonne et encore plus démocratique), nous rentrons enfin à l’hotel !

Au final, très chouette journée !!!

PS: finalement, l’hotel a bien internet !

Bonjour Anthony
Bonjour àtous
Une nouvelle fois merci de tes comptes rendus qui donnent envie ou , ce qui est mon cas , font revivre de si délicieux moments.
A tous , lisez attentivement ce que dit notre ami sur la balade en bateau sur le Colorado depuis le barrage. Alors que normalement la "croisière " s’acheve à Lee Ferry’s là pour cause de route fermée suite à un glissement de terrain , le bateau fait demi tour apres Horseshoé Bend pour remonter au barrage.
Avantages : moins de trajet en bus et lumière dans les deux sens…
Inconvénientss : La fin jusqu’à Lee Ferrey’s est sympa et la vue sur les premiers rapides du Colorado impressionnante .
Bonne journée
Fred

Zion était un des parcs dont j’attendais beaucoup. Au programme de la journée, une rando inédite les pieds, voir plus, dans l’eau: les Narrows ! Les photos vues de cet endroit m’avait particulièrement emballé, et puis il faut avouer, c’est original ! Elle était prévue pour l’après-midi, malheureusement …

On se lève tot ce matin car pour se dérouiller les jambes, nous voulions faire une ballade relativement facile, les Emerald Pool Trails. Ce sont trois bassins (Lower, Middle et Upper) relié par un sentier présentant peu de difficulté (contrairement à ce qui est dit dans le gdr ou eux n’en cite que deux). Après un copieux petit déj, nous nous rendons sur le parking du visitor center pour prendre la navette qui nous amènera au point de départ. Il est 8h30 quand nous sommes à pied d’oeuvre. La première partie nous amène donc au Lower par un chemin relativement plat. Rien de spécial à raconter sinon la présence quasi permanente d’écureuils et de deux daims. L’arrivée sur le bassin pourrait être spectaculaire car d’après ce que nous comprenons de l’eau est censée s’écouler en cascade dans le bassin et nous devrions passer derrière le rideau d’eau. En réalité, le peu de précipitations fait que s’écoule doucement quelques gouttes dans un bassin presque sec. Mouais …

Nous continuons notre route pour arriver sur Middle Pools. Le chemin est toujours aussi facile pour un résultat encore plus décevant. La, il n’y a vraiment plus rien à voir si ce n’est deux rigoles d’eau quasi à sec. L’eau tombant dans le Lower venant d’ici, ce n’est pas étonnant.

La dernière partie qui nous amène à Upper est un peu plus grimpante mais ca se fait très bien. On se dirige vers les falaises en suivant un sentier plus vraiment aménagé mais fort agréable. On arrive sur une sorte de petite plage au bord d’un bassin, protégé par les parois rocheuses. L’endroit aurait été plus beau si le temps n’avait pas eu cette vilaine teinte grise. Néanmoins, c’est agréable et un écureuil fait un show rien que pour nous venant même renifler mon sac que j’avais laissé par terre. Malheureusement pour lui, je n’avais rien qui l’interessait. De toute facon, il n’aurait rien eu, il est bien précisé dans tout les parcs de ne surtout pas les nourrir.
Petite anecdote: un monsieur que nous avons dépassé a atteint fort courageusement cet endroit. Il marchait péniblement avec une canne (vraiment péniblement) mais il l’a fait. Chapeau, son calvaire faisait mal au coeur mais ca se voyait qu’il était fier de lui à l’arrivée.

Nous reprenons donc la piste en sens inverse car nous devons nous rendre au visitor center pour préparer notre rando de l’après midi. Nous arrivons en bas peu après 10h. On reprend le shuttle en sens inverse.

Comme mon épouse me le disait, avec notre expérience du temps pourri, il allait pleuvoir. Ce n’était pas encore le cas mais ca n’allait pas tarder. La ranger a qui nous avons affaire ne nous encourage pas vraiment dans notre démarche. Elle nous précise qu’il y a un risque d’orage, qu’il faut surveiller la couleur de l’eau et la présence de moustique pour faire demi-tour en cas d’alerte. De plus, les chaussures d’eau que nous avons amenée ne conviendrait pas à cette ballade. Mais nous pouvons la faire si nous voulons … Rien de très engageant tout ca ! Nous décidons de retourner sur Springdale pour manger un bout et réfléchir à la suite des évenements. Faire quand même cette rando, c’est s’exposé à un risque d’après elle, même minime, et les seules chaussures qui conviendrait serait nos chaussures de rando, qui seront trempées comme des soupes. On en a besoin pour le reste du séjour … Le temps continuant à ne ressembler à rien, c’est bien dégouté que nous décidons de laisser tomber. La nuit que j’avais passée m’avait épuisée car j’avais très peu dormi, on décide donc d’aller se reposer une heure avant de reprendre la route pour quand même essayer d’explorer un peu plus avant le parc.

C’est vers 14h que nous arrivons au départ de Riverside Walk, tout au fond du parc, première partie des Narrows. C’est la partie à sec de la rando que nous avions prévue, nous pouvons donc quand même nous rendre près de la rivière. La ballade est agréable et est vraiment simple. Sur tout le chemin, j’étais à la recherche des tarentules apparement présente dans cette partie du parc, mais comme pour les serpents, le mauvais oeil me poursuit ! Lorsque nous arrivons au bout, nous voyons les gens revenir de la rivière. Ils ont l’air quand même épuisé mais surtout, tous portent les mêmes chaussures étanches et les mêmes pantalons ! On pouvait louer le matériel adéquat ! Si la ranger nous avait dit cela, ca aurait changé pas mal de choses !!! Surtout que l’endroit avait l’air vraiment superbe, malgré le temps toujours plus gris !
Anécdote amusante: lorsque nous sommes montés dans la navette pour arriver ici, une grande famille américaine occupait l’espace. On s’installe sur deux sièges à proximité et tout de suite la conversation s’engage. Ils veulent savoir d’ou on vient et nous pose toutes sortes de questions sur notre voyage. Vraiment très sympa. D’autres personnes montent sur le trajet, et d’un coup quelqu’un de la famille annonce que c’est l’anniversaire de sa femme présente à ses cotés. Tout le bus s’est mise à chanter Happy birthday de bon coeur. Elle ne savait plus ou se mettre mais souriait à pleine bouche. Moment surprenant mais rigolo !

Sur le trajet du retour, nous nous arrêtons pour faire une courte marche, le Wheeping Rock Trail. Ballade très courte, à peine dix minutes pour arriver mais ca grimpe pas mal. Un peu la même configuration que Lower c’est à dire très peu d’eau. Néanmoins, l’endroit offre une belle vue sur la vallée et ne nécessite pas beaucoup d’effort.

C’est le coeur gros que nous retournons au visitor center vers 17h. Comment ne pas être décu ? Deux randos sont à faire dans le parc et nous en avons fait aucune des deux. Le Bright Angel Trail qui est apparement une des plus impressionnantes n’étaient de toute facon pas prévue au programme mais les Narrows … J’en suis déjà à imaginer un itinéraire pour un futur voyage dans ces contrées mais la je consacrerais deux jours à ce parc pour pouvoir les faire toutes les deux, non mais !

Conclusion: Je suis pas mal triste de n’avoir pas pu faire une des randos qui me tenaient le plus à coeur, la faute à des conditions et des conseils pas vraiment en notre faveur. Promis, nous reviendrons !

Demain, route vers Bryce Canyon très tot afin d’avoir le plus gros de la journée dans ce parc, en espérant que le temps soit meilleur que celui annoncé.

Bonjour Scoob,
Je suis toujours avec grand plaisir ton récit. Quel dommage effectivement pour Zion. Moi aussi j’ai prévu de faire les Narrows cet été mais j’ai bien compris que le mot “prévu” a toute son importance pour cette marche.
Quelle genre de chaussures avais-tu ? Nous comptions emmener ces chaussures et des chaussettes néoprène. Est-ce ce genre de chaussures qui ne convenaient pas ? Car si elle ne font pas l’affaire, ça m’évitera de les emmener pour rien.
J’attends avec impatience la suite à Bryce, c’est un très beau voyage en tout cas !

Bonjour Anthony.
Dans ton malheur (relatif!!) c’est ce que tu écris à la fin qui est le plus important :Nous reviendrons.
Tu as eu raison de renoncer si les conditions n’étaient pas réunies , vaut mieux une frustrations que de prendre des risque inutiles . Je suis surpris des risques q’orage en mai . Normalement c’est l’un des mois les moins pluvieux dans l’ouest . Contrairement à Juillet et Aout où j’ai du renoncer à deux belles pistes prévues : Cathédrale Valley à Capitol reef et la Cotttonwood pres de Bryce …Bref
Je suis désolé pour toi aussi pour les chaussure s , je pensais que nous aen avions parlé . Je post donc ici pour que cela profite à tout le monde plutôt qu’en MP.
C’est vrai que cette info est rarement donnée voire jamais : Il est possible de louer des chaussures étanches au visitor center pour la somme de 8$ et un baton de marche pour 4$. Si les chaussures sont bien (montantes , chaussons néoprène)je déconseille vivement le baton qui ressemble à un baton de berber ,non non pas le saucisson!!! il vaut mieux un baton de randonnée . Un seul suffit pour maintenir l’équilibre car les pierres au fonds de l’eau sont glissantes et on ne les vois pas . Pour les chaussure illustrées sur le post suivant ,elles conviennent .Le plus important étant d’avoir une semelle qui ne glisse pas trop une fois mouillée. Nous avions emmené de vielles paires de chaussures de rando basses que nous ne ramenerions pas .
L’heure que tu avais choisi pour faire cette rando mythique , est la bonne . Beaucoup moins de monde surtout au retour et surtout les bonnes lumière qui vont bien…
Vivement la suite sur Bryce. N’oublie pas d’aller faire un tour à Fairyland Point.
Amitiés
Fred

Bonjour,

De nouveau, un grand merci pour ton passionnant récit qui permet d’avoir des infos détaillées sur tout ton parcours.

En ce qui concerne les Narrows, j’ai fait le début un été avec de simples baskets classiques, mais ça glissait et il faut faire très attention de ne pas mouiller son appareil photo. Je retourne cet été à Zion NP et c’est intéressant de savoir qu’on peut se procurer des chaussures adéquates au Visitor Center

Par ailleurs, pour ceux qui aiment la marche, je conseille vivement la rando “Angels Landing”. Elle n 'est pas très difficile (nous n’avions pas d’enfants avec nous à l’époque). C’est une randonnée qui se fait sur les hauteurs et qui offre des très jolis points de vue. Il n’y a pas de barrière de sécurité et il ne faut pas avoir le vertige. Cependant, à part le fait que ça monte (en douceur), le chemin est facile.

Quand nous étions avec les enfants, après la falaise en forme arrondie d’où coule un peu d’eau (c’était peut-être la “Lower Emerald Pool”), nous ne sommes pas revenus sur nos pas en direction du Visitor Center, vous pouvez prendre la “Kayenta Trail” qui monte un peu (où nous avons vu un magnifique lézard bleu qui est sur l’une de mes photos) et qui vous mène à la station de la navette “the Grotto”.

Bonne journée à tous !

Hiacinthe

Bonjour Rafa
Je profite de l’occasion pour te demander combien de temps cela vous avait pris en tout pour faire la rando des Narrows, vu qu’il faut d’abord prendre le shuttle puis marcher sur la Riverside Walk. Je pensais le faire le lendemain matin de notre arrivée mais tu dis que c’est mieux de le faire l’après-midi. Nous arriverons de Las Vegas et avec l’heure de décalage horaire, j’ai peur que l’on ne puisse pas embarquer dans le shuttle avant 14H, ce qui fait peut-être tard.
Et puis merci pour ton avis sur mes chaussures !

Quant aux conditions météo, Scoob n’a pas eu de chance. Avril n’a pas été un bon mois. Je me suis inscrite sur le site qui permet de recevoir des alertes quand il y a trop d’eau et en avril, il me semble en avoir reçu deux ou trois.
Bonne journée à tous

Bonjour Alix06
Je sais qu’Anthony ne nous en voudra pas d’intervenir sur son post car cet échange peut interésser le plus grand nombe.
C’est une bonne question car il ne faut pas négliger le temps sur la Riverside Walk , le temps de la navette et la balade en elle même.
Pour nous le 7/08/2013 , nous sommes arrivés vers 11h30 , pris la navette vers 12h00 apres un tour au visitor center. Début de la rando “The narrows” vers 13h00,2h00 avec pause pique nique pour rejoindre la confluance des 2 rivieres la où les parois de la gorge resserent le plus. Retour sur Riverside 16h30 , sur le parking une heure plus tard.
Soit de 11h30 ou 12h00 à 17h30.
Attention en été aux risques d’orages…
Bonne journée
Fred

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