Pourquoi je n'aime pas le Cambodge

Forum Cambodge

Avec ce titre provocateur, je sais que je vais m’attirer les foudres d’une partie de la communauté qui est amoureuse du Cambodge. Mais ce n’est pas mon cas et je vais essayer de faire preuve d’honnêteté intellectuelle et d’exposer mon point de vue de manière courtoise. Je vous demanderais donc d’en faire autant.

J’ai vécu 3 ans et demi en Thaïlande. Je vis au Cambodge depuis 5 mois. Je ne vais pas comparer les deux pays qui ont chacun leurs particularités.

Je prends également en considération le passé difficile du Cambodge et le fait que ce soit un pays qui manque de tout. Mais malgré cela, ça ne m’empêche pas de me sentir malheureux au Cambodge.

Alors oui les temples d’Angkor sont majestueux, les enfants sont incroyables et le visa très facile à obtenir… On pourrait également citer la culture khmère qui est intéressante. Mais j’ai beau chercher plus loin, je ne trouve pas d’autres qualités à ce pays.

Déjà, je ne supporte pas la pauvreté du pays. Les infrastructures et rues sont délabrées et sales, les chantiers de construction à l’abandon, les déchets s’accumulent au sol, les eaux usées des égouts remontent, les coupures de courant assez fréquentes et le système bancaire complètement bancale. Il y a deux monnaies officielles et le coût de la vie est assez chère à cause du dollar américain.

Les cambodgiens peuvent être agréables et souriants mais ils manquent cruellement d’éducation et de manières. Entre le non respect du code de la route, leur non respect des distances interpersonnelles, leur propension à hurler et leur rudesse, c’est difficile à vivre au quotidien. Tout tourne autour du dollar, les gens sont particulièrement pressants et condescendants avec les étrangers. Voire même mesquins, malhonnêtes et racistes. Je ne me suis jamais senti en confiance avec un cambodgien, au mieux il veut me gratter quelques dollars, au pire il va me manquer de respect.

Alors oui la pauvreté pousse les gens à tous les moyens pour gagner de l’argent. Je comprends mais pour avoir été en situation de précarité extrême, je n’accepte pas ce genre de comportements. Les femmes sont très vénales et les hommes agressifs. Je respecte tout le monde et j’ai de la peine pour cette pauvre femme qui est obligée de vendre ses charmes pour survivre. D’accord mais tu es barmaid, ne m’insulte pas alors que je viens boire un verre chez toi. Je comprends la peine du chauffeur de tuktuk qui galère à avoir deux courses dans la journée… Mais arrête de me harceler avec tes tuktuk brothers et fais l’effort de dire bonjour. Comment veux tu que j’aille boire un verre chez toi ou louer tes services de taxi si je me sens agressé et oppressé ? Même quand tu refuses leurs services, ils insistent lourdement.

La communauté expat est tout aussi déplorable, qu’elle soit francophone ou non. Une chose me choque, les Khmers et les étrangers ne se mélangent pas entre eux, sauf dans les bars à fille et les bars occidentaux tenus par des cambodgiens. Les expats sont très hypocrites, faux, sournois et médisants. Mais le pire, c’est qu’ils ont un complexe de supériorité car ils vivent au Cambodge. Tout le monde reste en clan et parlent dans le dos des autres. Tout le monde se la raconte car il a un petit business (alors qu’ils sont endettés depuis le covid). Au secours.

C’est devenu tellement insupportable que je fuis les gens. A Siem Reap, Kampot, Phnom Penh, c’est partout la même histoire. Alors je pardonne aux cambodgiens et aux étrangers mais je ne peux pas rester au Cambodge car mon moral est au plus bas. C’est impossible de se connecter aux gens.

Bonjour Jemethaï,

Tu avais déjà dressé un bilan tout aussi négatif dès ta première semaine à Siem Reap. Tu es pourtant resté 5-6 mois de plus jusqu’aujourd’hui. Ta vision du Cambodge ne semble pas avoir évolué.
Je te rejoins sur le manque de propreté et en particulier le fait de balancer ses déchets directement au sol ou dans le fossé, sans même penser que cela va contribuer à bloquer les caniveaux / buses. Je te rejoins aussi sur le sans-gêne de certains (que ce soit regarder une vidéo sur le téléphone dans le bus, son à fond, que ce soit parler fort / mastiquer dans les restaurants, etc.) ou sur la lourdeur des conducteurs de tuk-tuk.

Pour les expatriés, il y a des cons partout évidemment, mais de là à généraliser… Je ne crois pas que les expatriés au Cambodge soient plus, ou moins, insupportables que ceux en Thaïlande.
Le fait que tu fréquentes les bars, les endroits touristiques où le dollar est roi et les expatriés nombreux, ne signifie pas que tu as fait le tour du royaume et que tu peux mettre tout le monde dans le même sac !

Les cambodgiens, comme partout, sont plus agréables si on leur dit bonjour, si on sourit, si on est un minimum positif. Quand on les ignore ou qu’on les évite, il ne faut pas s’attendre à être invité à boire une bière, voire même partager leur repas.
Je ne sais pas si c’est ton cas, je t’avais d’ailleurs posé la question quand tu avais écrit détester Siem Reap et tu avais répondu être ouvert et souriant. Je ne comprends donc absolument pas comment, en étant amical avec les cambodgiens, tu puisses systématiquement te sentir agressé. Peut-être ne dégages-tu pas autant de sympathie que tu veux bien le penser ?
Tu aurais pu sortir des sentiers battus (SR, PP et Kampot), loin du tourisme. Louer une moto et partir en vadrouille dans la campagne, à aucun moment tu ne te serais senti agressé. Cela aurait peut-être changé ta façon de voir le Cambodge.
Rester en ville, entouré d’occidentaux (touristes comme expatriés), ce n’est clairement pas la meilleure façon d’appréhender un pays à dominance rurale.

Pourquoi être resté si longtemps si le Cambodge te tape sur les nerfs depuis le premier jour ?

1 « J'aime »

Bonjour,

Je partage en partie tes impressions, non pas en tant que résident mais comme simple voyageur lambda au cours d’un périple de trois semaines de Saïgon à Angkor en 2015. Le Cambodge ne fera partie des pays que nous aurons le plus apprécié, loin s’en faut. Je vois d’après ton témoignage qu’en sept ans, les choses ne se sont pas améliorées. En revanche je n’ai pas trouvé les Cambodgiens antipathiques.

Je livre ici un extrait de mon carnet de voyage sur Phnom Penh, publié au retour du voyage, sur un autre forum bien connu, mais mort aujourd’hui. Évidemment ces impressions toutes personnelles m’ont valu les avanies de certains, comme d’habitude sur les forums.

Phnom Penh, capitale en crise

Après l’harmonie, le charme et une relative sérénité des canaux et des rizières du delta du Mékong, le contraste est brutal. Phnom Penh, ce fut le choc. Phnom Penh fut pour nous une ville exténuante.

• Phnom Penh est une ville de deux millions d’habitants, la plupart d’origine rurale, très dégradée et qui s’est mal remise du traumatisme de 1975.

• Une ville où se pratique une urbanisation sauvage, où des promoteurs immobiliers sans scrupule profitent de la corruption généralisée. Un exemple : le lac Boeung Kak, le plus grand de Phnom Penh qui a disparu sous un immense projet immobilier, New City of East, lequel a chassé la population locale. Ce projet avait fait grand bruit.

• Une ville bruyante, où la circulation est chaotique voire dangereuse pour les piétons, où il est extrêmement difficile de circuler à pied, tant les trottoirs sont dégradés, occupés par des motos ou des voitures en stationnement anarchique. Voitures et motos et tuk-tuk circulent sans vergogne à contresens.

• Une ville polluée et très sale, où les détritus s’entassent un peu partout, où les voies d’eau servent d’égouts à ciel ouvert.

• Une ville aux contrastes sociaux scandaleux : d’un côté la grande pauvreté, voire la misère pour une partie de la population de l’autre les 4X4 Lexus Toyota rutilants, dont les propriétaires (militaires gradés, membres du KPK, personnels des ONG) paradent derrière leurs vitres fumées. Du fait de la grande pauvreté, on est sollicité tous les 25 mètres par la mendicité.

• Une ville où le tourisme sexuel se pratique au grand jour et où les enfants ne sont pas à l’abri. Un vieux cochon d’occidental en compagnie d’une jeunette au visage triste, fut une de mes premières visions dans cette ville!

Bref, Phnom Penh ne semble pas avoir terminé sa convalescence, même si l’on peut voir ici et là les signes d’une renaissance avec de belles boutiques, des cafés accueillants, des artisans et artistes talentueux.
Ce n’est plus la « perle de l’Asie »

On va me dire que je suis trop sévère avec cette ville et que je brosse un tableau trop négatif. Peut-être, mais comment pouvons-nous vraiment apprécier une ville quand celle-ci nous met dans un état d’épuisement tel (et en plus il faisait très chaud) que nous avons malheureusement dû renoncer à poursuivre notre balade jusqu’au Vat Phnom, préférant nous détendre dans la fraîcheur et le calme de notre hôtel ? Dommage…

Et le Palais royal ?

Avec le Musée national, c’est sans doute ce qu’il y aurait de plus intéressant à voir à Phnom Penh, à condition d’aimer la restauration ripolinée qui a été faite, à grand renfort de dorures, après les dégradations dues aux Khmers rouges.

Alors que nous nous dirigeons vers l’entrée du Palais royal en traversant la vaste esplanade qui fait face au fleuve, un quidam s’approche de nous, une documentation illustrée sur la ville à la main. « Le palais est fermé aujourd’hui ! » nous affirme-t-il. Ben voyons ! La ficelle est trop grosse, mon gars. Ton tuk-tuk n’est pas loin et des chauffeurs de tuk-tuk qui nous sollicitent à tous les coins de rue, on a fini par s’y habituer. Nous attendons donc l’heure d’ouverture à 14 heures et nous ne sommes pas seuls. Il y a foule, c’est le week-end !

Petit avertissement. Pour la visite du palais royal, il faut absolument avoir les épaules couvertes et éviter le short. En effet même les châles ne sont pas acceptés pour entrer au Palais royal. Les contrôleurs font systématiquement ôter le châle aux femmes, pour vérifier qu’elles ont bien la tenue ad hoc, à savoir un T-shirt ou un chemisier, sinon il y en a vendre à l’entrée!.. Un commerce bien rodé! C’est cela aussi Phnom Penh! (aucune information sur ce point de la part du Lonely Planet, un guide pas toujours bien renseigné !)

Je veux bien qu’une tenue vestimentaire soit exigée par respect d’un lieu à caractère religieux tel que la Pagode d’Argent. Mais à condition que l’on respecte réellement ce lieu, mais il n’en est rien, car que voit-t-on dès que l’on entre dans le sanctuaire, après s’être déchaussé ? Des hordes de touristes braillards et indisciplinés, dont on suppose qu’ils sont pour la plupart d’entre eux, de culture bouddhiste… Le respect ne tient donc qu’à la longueur d’un bout de tissu !

La Pagode d’Argent, avec son Bouddha d’émeraude, son Bouddha grandeur nature en or massif, orné de milliers de diamants et ses centaines de petits bouddhas d’or et d’argent est loin d’être un lieu de prière et de méditation. On reste interdit devant tant d débauche de richesses et l’on se demande où est l’enseignement du Bouddha dans tout cela (mais c’est une dérive commune à bien d’autres religions). Et que voit-on à la sortie? Des mendiants dépenaillés…

Certes ce palais ne manque pas d’harmonie ni d’élégance par l’ordonnancement de ses toitures khmères, les espaces verts sont remarquables et bien entretenus, malgré tout on a un sentiment partagé en sortant de ce lieu.

Il y a beaucoup de choses que je comprend dans ces impressions, et pourtant, je suis étonné que vous ne trouviez ces “défauts” qu’au Cambodge alors que je les trouve extrêmement répandu dans toute l’asie du sud-est continentale (j’entends par là Vietnam / Laos / Thaïlande / Cambodge / Birmanie, je n’ai pas fait la Malaisie). Oui, le monde est chaotique, la circulation effrénée dans les grandes villes, mais c’est partout ainsi dans cette région du monde et, et c’est tout à fait personnel, ça fait partie du charme. De là à dire de plus qu’il est impossible de circuler à pieds dans les grandes villes cambodgienne, je n’ai personnellement jamais eu de problème, pas plus qu’à Hanoï ou Bangkok. L’astuce, certes il faut la connaitre et c’est parfois déroutant, est de s’engager prudemment et d’avancer à allure régulière : les usagers de la route vous éviteront, EUX.

Pour la pauvreté en revanche, elle m’a frappé au Cambodge. Contrairement aux pays susmentionnés où l’on rencontre des gens qui ont peu mais ne semblent pas dans la misère extrême, au Cambodge, c’est plus frappant, plus triste.

Pour la saleté en revanche, oui. Après, c’est un lieu commun des pays en développement. La Baie d’Ha Long m’a bien plus choquée que Siem Reap.

Je n’ai pas non plus eu l’impression que les cambodgiens étaient si malveillants, j’en garde même un plutôt bon souvenir. Comme dans tout ce coin du monde, encore une fois. Même si j’ai un attachement particulier pour les birmans qui étaient admirables de gentillesse et d’accueil, tout en sourires et toujours prêts à aider sans aucun intérêt commercial.

En résumé de ce pavé : je comprend les impressions, moins le fait que ce soit ciblé sur la Cambodge quand vous avez visiblement fait les autres pays qui me semblent assez proches sur les points évoqués. Après, comme vous, ce n’est pas le pays que j’ai préféré dans cette région du monde, mais je suis amoureux du Vietnam alors ça ne compte pas vraiment.

En tout cas, le titre me faisait peur, mais votre message est intéressant et permet de montrer une autre “facette” du pays, même si c’est purement subjectif.

PS : je réagis en revanche au passage sur la tenue imposée dans les lieux de culte (et le "commerce bien rôdé) et la remarque sur les touristes bouddhistes bruyants : chacun fait ce qu’il veut chez lui et à ses traditions. Donc oui, épaules couvertes, et jambes jusque sous les genoux (même pour les hommes). Il faut le savoir, mais ce n’est quand même pas secret. Quand au bruit, cela vous parait irrespectueux, mais n’est-ce pas une vision très occidental du culte ? Vous êtes vous poser la question ? En Birmanie, j’ai remarqué que beaucoup de temples / pagodes étaient des lieux de vie : les gens venaient y boire le thé en groupe, avec les enfants qui jouaient à l’intérieur du temple. Les birmans étant particulièrement pieux, j’en ai déduit que c’était normal et pas irrespectueux. Je ne peux pas l’affirmer, mais c’est peut-être une approche différente de nos églises.

Bonjour
Juste pour vous indiquer que je suis actuellement au Cambodge et mon moral est au beau fixe. Pas beaucoup de touristes, des prix corrects comme un peu partout en Asie du Sud est, une population souriante si on daigne s’écarter des endroits les plus touristiques. Pour ce qui est de la propreté j’ai vu bien pire au Vietnam et en Birmanie. Quant aux expatriés, désolé de vous décevoir mais ce n’est pas ce que je recherche.

Bonjour à tous et merci pour votre politesse et vos réponses constructives !

Première chose, j’essaie de ne pas généraliser et j’ai rencontré des cambodgiens extraordinaires… Mais c’est une infime partie de mon expérience au quotidien. J’admets que je suis en pleine transition dans ma vie, je viens de quitter ma copine thaïlandaise avec qui j’ai vécu quatre années donc ce n’est pas toujours facile. Mais j’essaie d’être optimiste et d’aller de l’avant sans juger les gens.

Je vous donne un exemple concret de ce qui m’est arrivé hier. Je suis sorti du cyber café ou je travaille tous les jours et je me suis dirigé vers la porte principale d’un immeuble qui loue des appartements. A peine j’ai touché la poignée de la porte qu’une cambodgienne m’a littéralement hurlé dessus en braillant en khmer et quelques mots d’anglais. J’ai été surpris devant autant d’agressivité surtout que je n’ai rien fait de mal… Heureusement, un cambodgien qui était assis devant la porte a fait l’interprète et a traduit les propos de la dame “qu’est-ce que tu veux ?”, j’ai répondu que je souhaite me renseigner sur les loyers. Loin de se calmer, la cambodgienne a continué à me hurler dessus pour répondre à ma question. Une fois l’information obtenue, j’ai poliment pris congé en étant toujours sur le choc. Cette dame m’a donné tous les arguments pour ne pas prendre un appartement dans ce complexe.

Ce genre d’expérience désagréable est quasi quotidien. Les cambodgiens ne sont pas malveillants mais ils sont très malpolis et manquent d’éducation. Autre exemple, je rentre dans une supérette, je dis les politesses en khmer et je demande avec le sourire (et en anglais) s’ils vendent des chargeurs pour téléphone. Je me suis fait sévèrement envoyer chier. Ok je ne parle pas le khmer mais je fais l’effort et je compense en adoptant un comportement courtois. Ce n’est pas normal de réagir de la sorte.

Une autre fois dans un bar, j’aborde de manière respectueuse une cambodgienne après un échange de regard. Elle a tout de suite créé une scène. Au bout de vingt secondes. Si elle n’est pas intéressée par mon approche, elle me peut me congédier de manière courtoise. Dans un autre bar, je décide d’y boire un verre car il joue une chanson thaïlandaise que j’aime énormément. Je me suis fait accueillir par un très sec “tu ne viens que pour la musique de toute façon”. C’est le principe même d’un bar non ? Désolé de ne pas vouloir louer ses services d’escort. C’est tellement gênant que j’ai pris congé. Dernier exemple, je toque à la porte de mes voisines pour partager quelques bières et discuter… J’ai une romance avec l’une d’entre elles. Je me suis fait accueillir par son amie avec un regard noir et un langage corporel agressif alors que je suis un voisin discret.

Alors, suis-je parfait ? Peut-être que non, même si je reste poli et souriant je suis de plus en plus sur la défensive et ça doit se ressentir. Mais je n’ai plus envie de faire l’effort de m’intégrer si c’est pour subir ce genre de comportement. C’est très difficile de vouloir avancer dans un pays qui ne veut pas de moi. Je ne suis pas le seul à subir ce genre de comportement, un de mes amis s’est fait violemment agressé par deux cambodgiens en scooter qui lui ont dérobé ses affaires personnelles.

Pour être totalement transparent, j’ai eu quelques tensions avec des filles de bar qui étaient lourdes et insistantes pour que je loue leurs services c’est pourquoi je ne fréquente plus ce genre d’endroits. Je n’ai pas envie d’avoir de problèmes. Je me suis aussi disputé avec une cambodgienne que je courtisais, j’ai été trop insistant. C’est de ma faute.

Je ne veux pas comparer avec la Thaïlande mais c’est tout de même un pays plus civilisé. Alors oui, tout n’est pas parfait et j’ai rencontré des gens malpolis mais ils sont minoritaires. Tout tourne autour de l’argent et du statut social et c’est souvent pénible. Et que dire du gren jai et et de la réputation. Mais je ne me suis jamais senti oppressé comme c’est le cas au Cambodge. Bien au contraire, j’étais accueilli. Je suis déjà allé au Laos mais pas assez longtemps pour me faire un avis.

Pour rebondir à “Louer une moto et partir en vadrouille dans la campagne, à aucun moment tu ne te serais senti agressé” je ne suis pas d’accord. J’ai fait une expédition en VTT dans la campagne de Kampot. Je me suis fait harceler à l’entrée d’une grotte par des enfants qui ont été envoyé par leur père pour m’imposer une visite guidée. J’ai joué le jeu et j’ai donné cinq dollars, pas le choix. Un peu plus loin, j’ai demandé mon chemin a des enfants qui m’ont réclamé quelques dollars. Ce qui me surprend, c’est que l’on me dise que le Cambodge est un pays merveilleux ou les gens sont accueillants. J’ai l’impression que ça s’est dégradé depuis le COVID.

Pour répondre à ta question bobby, j’ai eu des problèmes de visa en Thaïlande et il fallait bien atterrir quelque part d’autant plus que je n’ai énormément de revenus. C’est pourquoi je travaille d’arrache-pied pour gagner plus d’argent et partir dans un pays tout aussi accueillant en termes de visa (Mexique ?).

Merci pour ton retour herodote, hâte de lire la suite.

La morale de l’histoire : il ne faut pas traîner les bars ni trop boire aussi bien au Cambodge qu’en Thailande ou même en France !

@kristofe

Dans les Hauts de France aussi ?

Ils ont le cœur chaud dit-on !

@jemethai

Apres lecture vous devriez envisager les Philippines, visa et extension tres facile, l’anglais pour communiquer, coût de la vie.
Apres il faut bien choisir son ile pour une expatriation ou alors etre en nomade d’ile en ile :slight_smile:

Le Vietnam est sympa mais le visa ne dépasse pas 1 mois, impossible d’y rester sans des visas run en permanence. dommage car Danang est un endroit agréable à vivre.

Et au niveau de l’accueil dans les bars et les filles, vous conseillez plutôt le Vietnam ou les Philippines ? Car pour être sincère, ça a l’air d’être la préoccupation première de ce routard !

Tes interventions etaient pertinentes jusqu’a ce message. Fais un effort intellectuel christophe, merci.

Je vais a Saigon dans un mois phuketman, j’ai entendu du bien de Hoi An et Da Nang mais le visa vietnamien est un gros probleme… A voir les Philippines

bonsoir le cyber-café dont vous parlez et otez-moi d’un doute j’espère que vous en êtes au moins le gérant si ce n’est le propriétaire ?

Je ne comprends pas le fond de ta pensee.

Imaginez qu’en Mai 1968 des révolutionnaires intellectuels formés dans nos écoles d’élite aient renversé la république et pris le pouvoir en France, convaincus que la victoire du prolétariat permettra de créer un monde nouveau sans exploitation de l’homme par l’homme. Imaginez que ces hommes et femmes, soutenus par l’intelligentsia internationale de gauche et les leaders tels que Noam Chomsky ou une partie de nos politiques, décident de mettre en œuvre une société nouvelle basée sur l’agriculture et l’abolition de la propriété. Imaginez qu’ils vident les grandes villes, et notamment Paris, pour mettre tous ces cols blancs aux mains propres dans les champs de blé de matin au soir avec un quignon de pain 2 fois par jour et de l’eau croupie. Imaginez que ces derniers meurent de faim, de maladies, de coup de bâton ou de fusils parce qu’ils ont montré leur éducation ou simplement porté leurs lunettes de vue, démontrant ainsi qu’ils savaient lire. Imaginez qu’ils périssent, tous, sans exception sauf quelques-uns qui parviennent à fuir la France et ne souhaiteront plus jamais y retourner, dégoutés par ce que leur propre peuple leur a infligé. Imaginez un pays, dans les années 70, avant-hier donc, à l’époque de vos parents, où n’ont survécus que ces agriculteurs sans éducation (certes les agriculteurs des années 70 en France étaient éduqués, mais il ne venaient pas de subir 100 ans de protectorat étranger). Imaginez qu’après 5 ans de massacres il ne reste rien, ni école, ni entreprise, ni lieu de culte, ni monnaie ou banque, rien que des champs de blés et des charniers, et que les révolutionnaires prennent le maquis pendant encore 20 ans jusqu’à l’aube des années 2000, hier donc, votre époque cette fois (mais pas vous puisque vous savez lire donc vous seriez mort …). Imaginez donc que la France reconstruise tout avec des paysans et des pécheurs qui ne sont jamais allé à l’ecole et leurs enfants traumatisés, et pas plus éduqués qu’eux…
Comment serait la France aujourd’hui, seulement 20 ans après, après seulement une géneration ? Polie et courtoise ? Elégante et propre ? Raffinée, tolérante, et ouverte sur le monde… ? Je n’en suis pas certain. Je ne cherche pas d’excuses aux désagréments rencontrés par cet expatrié au pays du sourire artificiel venu tenter sa chance au Cambodge, mais simplement des pistes de réflexion pour essayer de comprendre, des pistes qui auraient certainement permis une approche autre des Cambodgiens et un dialogue différent, qu’ils méritent mais qu’il est difficile de créer sans la confiance, confiance qu’il faut gagner durement, spécialement quand on est français et que l’on a abandonné un peuple qui, quelques années avant la guerre civile, était encore sous notre « protection ». Aujourd’hui encore certains cambodgiens refusent d’envoyer leurs enfants à l’école et de les éduquer au cas où ça recommence. Il faut un regard plus profond qu’un coup d’œil dans les bars à filles pour comprendre cela.

2 « J'aime »

En gros, d’accord avec vous. Moi, ce je ne peux pas supporter au Cambodge est l’abondance de panneaux avec la sale g… d’Huong Sen, un ancien Khmer rouge, et ses copains, qui pillent le pays depuis 50 ans et aucun gouvernement ou média étrangers les dénoncent. Et puis, ne pas oublier les innombrables visiteurs occidentaux pédophiles qui ne se cachent même pas vu que le gouvernement aiment bien leurs dollars.

Sujets suggérés

Services voyage