A force de lire des commentaires sur les visites des temples, je me pose une question : jamais il n’est fait mention de moines occupant ces temples. Ne son-ils pas habités? Ne voit-on jamais leurs occupants? Y a-t-il moyen de les rencontrer sans les déranger? Peut-on assister à des prières? Ou ils ne “vivent” qu’en dehors des heures de visites du public…
fuchan2
Tous les temples de Kyoto ne sont pas occupés par des moines.Pour ceux qui le sont, seules certaines parties communes sont ouvertes au public. Généralement, leurs quartiers sont dans des bâtiments séparés des lieux de visite.
C’est assez rare de les voire déambuler dans les temples et leurs horaires de prières ne sont pas pendant les visites.
La visite du temple Kokedera (temple de mousses) comprend une prière et une séance de calligraphie. C’est le temple le plus cher de kyoto (3000 yens l’entrée)
Pour assister à coup sur à une prière, il faut aller à Koyasan pour dormir dans un temples. Vous vivres “comme des moines” pendant une nuit. Mai le côté “commercial” est plus qu’évident à plus de 10 000 yens la nuit avec un repas végétarien.
Il y a également quelques Shukubo à Kyoto, comme le temple Hiden-in dans l’arrondissement de Higashiyama. La nuit et le petit dej coûtent 4500 yens par personne. L’anglais y est parlé… et il n’y a que des étrangers.
Anonyme3
Merci pour cette réponse. J’en profite pour aller plus loin, je ne cerne pas toujours très bien la différence entre les temples bouddhistes et les sanctuaires shinto : n’y a-t-il pas des prêtres et des cérémonies dans certains sanctuaires?
fuchan4
Effectivement, la différence visuelle entre un temple bouddhiste et un sanctuaire shintô n’est pas évidente. La couleur générale ne suffit pas, même si la couleur rouge est plus dédiée à un sanctuaire, cela n’est pas la règle générale.
Je vais essayer de décrire les différences principales en commençant par le sanctuaire shintô:
Le signe extérieur le plus marqué est la présence d’un “Torii” à l’entrée d’un sanctuaire. Une simple corde tressée tendue entre deux piliers peut également être révélatrice.
Le nom d’un sanctuaire se termine souvent par le suffixe “jingu”.
Il y a des “komainu” gardiens de part et d’autre des portes d’un sanctuaire (lions, chiens, renards…).
Il y a toujours une fontaine de purification à l’entrée d’un sanctuaire (pour se laver les mains et la bouche suivant un rituel bien précis.
On sonne la cloche et on frappe dans ses mains avant de prier le “Kami”, divinité du temple.
Quelques signes distinctifs d’un temple bouddhiste:
Il y a toujours une représentation de bouddha (statue ou peinture) dans un temple.
Leur nom se termine souvent par “ji”
Il y a un “senko”, grand brûleur d’encens à la porte d’un temple.
Les pagodes ne se trouvent que dans les temples.
On prie silencieusement dans un temple, et on n’invoque que Bouddha.
Ce ne sont que les différences les plus marquées. Parfois il n’y a qu’un seul de ses signes distinctifs… il ne faut pas le manquer.
Mais la frontière est ténue entre les deux religions. de toute façon, au Japon il y a deux fois plus de croyants que d’habitants, chacun ayant plus ou moins une “période” Shintô, Chrétienne ou autre religion étrangère, et bouddhiste dans sa vie. Et là, il y a de quoi dire…