Le MRAH à Bruxelles

Forum Bruxelles


Musée Royal d’Art et d’Histoire
L’entrée est gratuite le premier dimanche du mois.
Le restaurant, Gédéon, est définitivement fermé.
Inutile d’acheter un ticket en ligne.
Que voir dans ce musée? Un cardiologue et ses cœurs, une oreille cassée, un certain Rascar Capac, un livre ouvert qui était souvent fermé nous racontant la fin de vie horrible d’un saint homme, une maquette de la ville de …, un sphinx mystérieux, un cloître,…


Commençons la visite par la nouvelle salle, (Art nouveau, Art déco belge et XIXe siècle) ouverte en mai 2025.


Reconstitution du jardin d’hiver conçu en 1900 par l’architecte Victor Horta, pour l’ingénieur Jean Cousin.


C’est Jean Delhaye, le dernier collaborateur de Victor Horta, qui a sauvé le jardin d’hiver.


Le bain de Constant Montald ( 1913)


Garde-robe de Paul Hamesse ( 1905)


Paul Hankar affiche d’Adolphe Crespin ( 1894)


Paravents de Paul Hankar (1897-1898)


Tombe de Paul Hankar au cimetière du Dieweg à Uccle


La Famille d’Hélène De Rudder -Du Menil (1897)


Armoire haute de salle à manger de Victor Horta (1902)


Horloge de parquet de Gustave Serrurier-Bovy ( 1905)


Table à écrire de Georges Hobé ( 1897)
Chandeliers d’Henri van de Velde ( 1898-1899)


Coffret de mariage de Paul Dubois ( 1897)


Sphinx mystérieux de Charles Van der Stappen (1897)


Les bâtisseurs des villes de Charles Van der Stappen (1893)
Dans le parc du Cinquantenaire


Lustre de Gustave Serrurier-Bovy (1899)


Vase aux Cygne de Philippe Wolfers (1897)


Lampe de table Modell F-2 d’Henry van de Velde ( 1897)


Oscar Van de Voorde ( 1902)


Salle à manger de Céline Dangotte


Série de vase de Marcel Wolfers (1935)


Milieu de table de Marcel Wolfers (1935)


Le Précurseur de Marcel Wolfers ( 1928)


Marcel-Louis Baugniet ( 1930-1935)


Tapisserie de Floris Jespers ( 1939)

La suite des salles du MRAH au prochain épisode mais avant de vous conté la fin de vie terrible histoire d’un saint homme :smiling_face_with_tear: un passage chez le cardiologue s’impose! :thinking:

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Le mobilier Art nouveau fait plaisir à découvrir.
Quelle époque !
Elle stimule le palpitant qui justifie cette visite chez le cardiologue.
Combien de temps pour avoir le R.V ?

Merci pour cette visite originale.

Difficile à dire, c’est un spécialiste.
Mais je dois y passer avant de raconter la fin de vie dramatique d’un saint homme. Une histoire qui se passe il y a longtemps, une histoire ou certains ont confondus le début et la fin. Un livre fermé, ouvert pour les grandes occasions. Une histoire pleines de rebondissements, une cachette secrète et un parchemin. Toutes les pièces du puzzle se sont enfin mises en place sauf une (comme un meuble de chez Hic&A).
Des indices: 1493 et 1835, des flammes, une scie, un bœuf, pas de couleur, une intrigue politique!
Quel teasing :joy:

C’est pire que les recherches que vous faites sur certaines adresses qui vous font perdre la tête et le sourire ! :rofl:

Un de mes musées préférés et pas seulement à Bruxelles mais dans toute l’Europe.
La collection de cœurs est fascinante.
En revanche je déplore la fermeture du restaurant où on mangeait très bien pour un prix modique et avec la sensation d’être merveilleusement accueilli.
La maquette d’une ville qui cache la sienne depuis des années et des années dans un musée fermé.
Entre autres objets il manque le moaï ou un bouddha dans cette énumération à la Prévert.
Les photos donnent une envie folle d’y retourner…
Merci !

Bonjour Avo,
Je vais envoyer votre adresse au service marketing du musée :sweat_smile:. Si le restaurant est fermé c’est par un manque de rentabilité. Le nombre de visiteurs du musée est faible pour ne pas dire très faible, le restaurant en a pâti. Il avait été renouvelé et n’est resté ouvert que 6 mois.
Le prix d’entrée est négligeable : gratuit pour les moins de 18 ans, 10€ pour les 19-64 ans, gratuit le premier dimanche du mois. Pour être faudrait-il doubler le prix d’entrée pour que ce musée soit pris au sérieux ! Tout n’est pas perdu, en semaine les écoles sont nombreuses dans les salles.

Interdit aux plus de 64 ans ou leur fait-on l’aumône ? :rofl:

Vous avez raison sur toute la ligne, la mentalité de plus en plus dominante est que tout ce qui n’est pas cher n’a aucune valeur, triste époque où le prix devient un critère de visite!
Quand nous y avions déjeuné il y avait tant de monde qu’on nous avait demandé de revenir une heure plus tard et nous avions été surpris par le nombre de clients qui visiblement n’étaient pas des visiteurs mais des personnes travaillant dans les environs, ils ont dû se fatiguer.

8€, cela ne valait même pas la peine d’en parler :joy:, c’est tellement dérisoire au vu de la qualité de ce qui est proposé.

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La salle des cœurs


Portrait du cardiologue Noubar Boyadjian par son épouse Micheline.

La salle des cœurs.
Plus de 500 pièces en relation avec le cœur y sont exposées. Leur particularité? Elles constituent l’essentiel de la collection du Dr Noubar Boyadjian, un cardiologue bruxellois, qui a travaillé de nombreuses années à l’Hôpital Saint-Pierre.
Cette collection, constituée dès 1958 par le médecin et son épouse Micheline, une artiste peintre (peinture naïve), a été cédée au Musée d’Arts et d’Histoire en 1990.


C’est un mannequin portant un ex-voto (1873) qui vous accueille à l’entrée de la salle.


Lampe d’église (France fin du XIXe siècle)


Une série de boites en écaille, carton et verre, bois marqueté et paille marqueté.


Boite à fard en argent en 5 parties. Lorsque le pot rond central est dévissé les 4 autres réservoirs s’ouvrent.


Encrier en argent


Statue de Notre-Dame des Sept Douleurs (Italie XVIIIe siècle)


Série d’ex-voto du XIXe et XXe siècle.


Tronc d’église ( Espagne XVIIIe siècle)


Flacons de fiançailles et de mariages.


Boites à lettres d’amoureux en papier mâché (Allemagne XVIIIe siècle)
Jetez un œil à l’arrière de la boite!


Assiettes de mariages (Pays-Bas, faïence de Delft)


Jeu de l’oie ‘’ Récréation Spirituelle" (France XIXe siècle)


Le miroir du pécheur (Epinal XIXe siècle)


Petite table en acajou et marqueterie

Ce n’est pas la salle la plus “spectaculaire” du musée, elle à le mérite de proposer une collection de cœurs sous toutes les formes et matières.
Et il faut faire patienter le client :joy: avant la terrible histoire d’un saint homme.


Je dévoile une image de cette terrible histoire. Une histoire dans laquelle je parlerai, aussi, d’un décapeur. Pas un décapeur thermique mais un homme!

Le médecin cardiologue Noubar Boyadjian est-il devenu collectionneur monomaniaque suite à son exercice professionnel ou dans le cadre de ses études ou était-il déjà accumulateur avant ?
Une bien belle collection originale qui a dû demander du temps à constituer.
Mais quand on aime (avec le coeur) on ne compte pas.

Merci pour cette belle découverte.

Hélas, il n’est plus parmi nous pour lui poser cette question.
Un peu de philosophie belge dans ce monde de brute!
Un article consacré à sa collection se termine par:
La croyance et le cœur, le fameux cardiologue n’aurait-il pas mis le doigt sur l’essentiel ?
On peut penser que le cardiologue avait un collègue ophtalmologue, qui lui disait: On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux". :wink:


“Seul l’ignorant hait l’art”

Avant de conté la tragique histoire de ce saint patron, je vous emmène dans le reste de la salle !


St Barthélemy (XIVe siècle)


De gauche à droite → évolution de la représentation de statues de dévotions
De 1380 à la fin du XVe siècle


Relief en ivoire (XIVe siècle)


Retable des Apôtres de Tongres ( 1435). Il s’agit du seul exemplaire existant en Belgique d’un retable destiner à conserver et exposer des reliques.


St Pierre (troisième à partir de la gauche)


Antependium se trouvait devant l’autel.(Espagne XIIIe siècle)


Récipient médiéval servant aux ablutions des mains. (Aristote et Phyllis). Cette représentation en peu olé, olé :smile: est issue d’un poème : Le Lai d’Aristote du normand Henri d’Andeli ou d’Henri de Valencienne.


Le tapisserie tournaisiennes. Au XIVe et XVe siècle les ateliers de tissage connaissent un essor considérables.


St Georges ( Bavière 1480-1490)


Détail du retable de Pailhe ( 1510-1530)


Le retable d’Oplinter ( 1530-1540)


Détail du retable d’Oplinter


Retable de sainte Barbe et de saint Léger provenant de Wannebecq.


Le martyre de saint Léger. On lui coupe la langue :face_with_open_eyes_and_hand_over_mouth:


Le Christ attendant le trépas (1515)
Le Christ est assis sur un rocher appelé"pierre froide" et attend d’être crucifié

Toute ces représentations pour vous préparer à des images encore plus nombreuses et terribles!


Le retable de saint Georges de Jan Borman.
Sept panneaux comme les 7 années pendant lesquelles les romains essaient qu’il abjure sa foi.
Un des plus beau retable au monde! Pourquoi? On trouve la signature de Jan Borman sur un sabre d’une des statues. La date de création est inscrite sur une des statues. Un décapeur qui n’a rien décapé du retable. Une statue surnuméraire lors du remontage. Des panneaux qui se trouvaient à gauche au lieu d’être à droite. Et enfin un parchemin trouvé dans une cache.


Le prénom JAN (Jan Borman sur le sabre)


L’année de création du retable - 1493


Le supplice de la roue
Les roues et les personnages à l’arrière plan sont sculptés dans un seul bloc de bois.


Saint Georges brûlé une première fois.


Le retable a été restauré par un certain Sohest entre 1830-1835. Ce Sohest était connu pour être un décapeur de retable, la polychromie n’étant plus en vogue au 19e siècle. Une observation attentive, complétée par des analyses en laboratoire, a révélé que contrairement à la tradition, le retable n’a jamais été recouvert de polychromie. Ceci peut expliquer le travail du bois d’une finesse remarquable, notamment dans les détails minutieux des riches costumes, qui seraient perdus même sous la plus fine couche de peinture.


Saint Georges brûlé une seconde fois.
Une finesse tellement remarquable que vous pouvez sentir la chaleur des flammes si vous posez votre main sur le vitre de protection.


St Georges ébouillanté dans un bœuf en bronze.
Les restaurateurs ont trouvés, cachés sous les scènes, une petite figure en prière sculptée. L’analyse au radiocarbone révèle que le bois date de l’époque du retable. Borman a peut-être caché cet ex-voto en guise de prière ou de remerciement.


Saint Georges scié en deux
L’ordre illogique des scènes a finalement pu être expliqué en étudiant les emplacements des chevilles et des clous originaux utilisés pour fixer les scènes dans la caisse. Ceux-ci montrent clairement que Sohest a démonté, puis replacé les scènes dans un autre ordre pour une raison encore inconnue. Au cours de la restauration actuelle, le sens du récit établi par Jan II Borman a finalement été restitué.


Dieu récompense saint Georges avec la mort!

Vidéo sur l’histoire du retable

Une triste histoire sans happy end? Non! regardez la vidéo, il y a un happy end.

La suite? Une oreille cassée!

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Bonjour Tonton Georges,

Aurons-nous la présence du célèbre reporter belge bien qu’il n’y ait aucun doute sur le nom de son successeur ! :wink:

Exceptionnel le travail d’ébénisterie et de sculpture de ce retable.
Très beaux commentaires toujours aussi précis.
Une conversion en tant que guide est-elle envisagée ?

Par contre, je ne suis pas en accord avec la citation d’introduction.
Avant de parler d’ignorant encore faudrait-il définir ce qu’est l’Art.
Pour moi, il est protéiforme.

Pas du tout!

Nous sommes en 1905, règne du roi Léoplod II, connu pour la colonisation de l’État indépendant du Congo. A l’époque , je suppose, que l’Art était ce qui est était exposé au musée et que cela représentait le courant dominant.

L’Art étant protéiforme il englobe justement toutes les formes d’expression artistique et l’igniorant est celui qui est incapable d’en apprécier une ou plusieurs.

Le 7ème et le 9ème art n’existaient pas, par exemple…

La notion de savoir inhérent ou démontré ne justifie en rien une aptitude à apprécier quoi que ce soit.
On peut être confronté à toutes les formes d’art et n’en estimer aucune.
Cela ne fera pas de l’individu un sous homme.
Sa sensibilité peut s’exprimer ailleurs.

Il ne faut pas oublier que le verbe “ignorer” a plusieurs sens dont ceux de " ne pas tenir compte de", " laisser de côté", à part celui de " ne pas avoir acquis un certain savoir"
Une autre approche consiste à tirer les conséquences de cette affirmation : n’est-il pas vrai que les gens cutivés ont toujours une culture indéniable dans le domaine artistique?
De même que le fait que quelqu’un hait l’Art a pour explications possibles qu’il est ignorant dans ce dpmaine ou qu’il le néglige.
C’est en tout cas vérifié pour les personnes que je connais…
Être confronté à des formes d’art ne signifie oas en être adepte et encore moins féru…
On peut apprécier spontanément mais le savoir à propos d’une œuvre d’art décuple le plaisir, l’appréciation. Nous avons vu il y a moins de deux mois une annonciation à Santa Maria di Castello ( Gênes) à propos de aquelle la guide a passé plus d’une demi-heure à expliquer le moindre détail, je peux vous assurer que même si elle nous a paru très belle dès le premier coup d’oeil savoir la somme de messages qu’elle transmettait nous l’a rendue inoubliable… et connaître les codes ne fait qu’enrichir le regard qu’on porte…
Il n’est pas dit que celui qui hait l’Art est un sous-homme et puis le fait qu’on peut aimer au moins une forme d’expression artistique et ainsi échapper à l’ignorance peut très bien être sous-entendu, d’ailleurs je sais que tout conduit a tout…

Le verbe “Haïr” n’est-il pas excessif ?
Il exprime un sentiment fort que l’ignorant peut ne pas ressentir.
Il peut tout simplement ne pas s’y intéresser sans état d’âme.

En effet “haïr” est le cas limite, celui des nazis poursuivant, empriisonnant, persécutant, etc les peintres qu’ils qualifiaient de dégénérés : Egon Schiele, Otto Dix, Kokoshka, Ernest Ludwig Kirchner, George Grosz, Franz Marc, etc.
Beaudelaire fut condamné pour immoralité …
Combien de musiciens furent déportés, bannis par les maoïstes? Parfois torturés par les Khmers rouges?
Des dessinateurs de journaux satiriques ont été assassinés.
Des cinéastes, des scénaristes n’ont plus pu travailler aux États-Unis
Tous ceux qui se sont attaqués à eux ne savaient pas ce qu’était l’Art…


Les 4 salles devaient rouvrir leurs portes fin juin. Ce ne sera pas le cas.
L’aile Antiquité comprend les salles consacrées à Rome, la Grèce et l’Égypte, ainsi qu’à l’art du Proche-Orient et à l’art islamique. On peut y admirer des momies et des scarabées égyptiens, des mosaïques romaines et des vases grecs. Mais depuis février, la visite est fortement réduite, l’aile étant entièrement fermée pour des raisons de sécurité et de rénovation.

Les salles Amérique
Le Musée d’Art et d’Histoire possède l’une des collections les plus importantes d’Europe et même du monde entier en raison de sa grande exhaustivité. Les Olmèques, les Mayas, les Aztèques, les Incas et tant d’autres groupes ethniques sont bien représentés. Les cultures moins connues sont plus explicitées dans l’exposition actualisée, telles que celles du Costa Rica, du Panama, des Caraïbes, de la Colombie, de l’Équateur, du Chili, etc. L’élaboration de divers thèmes a été mise à jour, notamment : le jeu de balle, les rituels et les sacrifices, l’écriture maya, le calendrier aztèque, les vases Mochica…


Cette tête olmèque est une réplique en résine de la tête numéro 6 de San Lorenzo.


Aurait-elle inspirée Hergé dans l’album: Vol 747 pour Sydney?


Couple de musiciens - Mexique (entre -300 et 400 ap. J.-C.)


Mexique - Le chien est censé accompagner l’âme des morts vers l’autre monde. Il était également apprécié pour sa chair.(entre -300 et 400 ap. J.-C.)


Cihuatotl , déesse des femmes mortes en couche - Mexique (entre 600 et 900 ap. J.-C.)


Vase en forme de pied - Mexique ( entre -300 et 400 ap. J.-C.)


Pécari et personnages assis - Costa Rica (entre 700 et 1100 ap. J.-C.)


Pendentifs - Panama (entre 500 et 1500 ap. J.-C.)

La photo qui va suivre peut heurter la sensibilité des lectrices et lecteurs


Cet homme vécu aux alentours de 1500 au nord du Chili actuel. Il mesurait environ 1,52 m, sa momie fut ramenée en Belgique en 1841 et exposée dans le musée depuis 1921.


Cette momie inspira Hergé pour l’album: Les 7 boules de Cristal


Rascar Capac, celui-qui-déchaîne-le-feu-du-ciel


Porteur d’offrandes, culture Chimu, côte Nord du Pérou ( entre 1000 et 1400 ap. J.-C.)


La statue inspira également Hergé pour l’album: L’Oreille cassée


Poteau funéraire chemamull - Chili (entre 1700 et 1900 ap. J.-C.)


Encensoir - Equateur (entre 600 et 1550 ap. J.-C.)


Cet homme mâche de la coca (petite boule déformant sa joue) - Equateur ou Colombie (entre 500 et 1550 ap. J.-C.)


Le dieu Xipe Totec est représenté affublé d’une second peau attachée dans le dos et sur le torse. - Mexique (entre 1325 et 1521 ap. J.-C.)


Déesse de l’eau Chalchiuhtlicue - Mexique (entre 1325 et 1521 ap. J.-C.)


La suite, le premier étage.


Le premier étage est consacré au Sud-Est Asiatique. Encore une salle où Hergé a trouvé l’inspiration.

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Les ressemblances sont indéniables
Question sensibilité les momies d’adolescents du Perou sacrifiés pour apaiser les dieux sont plus terribles .
Merci pour cette suite

Passionnante et surprenante cette mise en lien avec l’art de la BD. La momie est sympathique. Elle donne l’impression de rire. Pas effrayante pour un sou.
Merci, cher guide grâce à qui, visiter le patrimoine culturel de Bruxelles devient une activité facile, economique, hors des contraintes de temps.

Continuons la visite!


Shiva Nataraja - Inde du sud ( XIIe- XIIIe siècle)
Avec sa main gauche inférieur dans une posture qui évoque la trompe de l’éléphant, il montre son pied gauche qui écrase un personnage nain qui signifie l’ignorance.


Shiva que l’on retrouve dans l’album: Les cigares du pharaon


Ganesh - Inde du nord ( Xe- XIe siècle)


Lama - Tibeto-Chinois XIXe siècle


Couple divin - Tibet -Fin du XVIIIe siècle


L’Arhat Ajita


Céramique funéraires - Dynastie des Sui-Tang (581-907)


Bodhhisattva - Dynastie des Jin - (+/-1200)
Les yeux sont en cristal de roche.


Cloche de temple datée 1664.


Appuie-tête en porcelaine - Dynastie Song - (XIIe siècle)


Lit-alcôve chinois - Dynastie des Quing - (XVIIIe siècle);
Ce type de lit-alcôve n’était pas utilisé uniquement pour dormir la nuit. On pouvait s’y retirer au cours de la journée pour … y lire au calme ou tenir une conversation privée avec quelqu’un.


Ce lit se compose de 2 parties: un vestibule avec des petites armoires et la partie arrière avec le matelas.


Paravent monumental - Epoque Jiaqing (1796-1821)


Quel musée au monde peut se targué de posséder une telle collection de tambours de bronze vietnamien?

image
Splendeur et misère!
Dans la même salle que la collection (unique au monde des tambours) :confused:


Maquette de La Maison des Batak (Sumatra, Indonésie)


Masque de sorcier - Indonésie


Armoire à manuscrits religieux - Thaïlande (XVIIe siècle)
et
Ornement Chofa - Thaïlande ( XVIIIe siècle - XIXe siècle)


Verseuse - Période Shang


Nécessaire de mendiant sivaïste - Inde


Moine bouddhiste - Thaïlande - (XVIe siècle)


Katar - Inde , Rajasthan - (XIXe siècle)


Le Khouttar ou katar dans l’album: Les cigares du pharaons.

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Collection extraordinaire que vous nous présentez clairement.
Il est très agréable et instructif de lire ces correspondances entre les artefacts et leur présence dans l’oeuvre d’Hergé.
Merci.

Les salles des Arts décoratifs européen XVIIIe Siècle.
Dans trois salles rénovées (2024), plusieurs thèmes sont développés, reflétant les grandes influences qui guidaient la vie à l’époque : la nature, l’État, la religion, la philosophie, la science et la technique. Outre le contexte européen général de l’histoire et des styles artistiques, une attention particulière est portée à la situation locale dans les Pays-Bas méridionaux et la Principauté de Liège.


Ces salles se situent à droite de la copie de la statue du moai.


La laque européenne - Nécessaire de toilette à décor de chinoiserie - 1770

Favorisé pour l’importation d’objet d’extrême-orient, l’engouement pour le décors laqués se répand dans les milieux aristocratiques européens.


Le siècle de horlogerie
De gauche à droite
Pendule “Boulle” - 1700
Cartel rocaille - 1740-1750
Pendule “L’Etude et la Philosophie” (d’après Boizot) - 1780-1790

Les progrès de horlogerie sont considérables. Les mécanismes sont de plus en plus fiable, précis, élaborés et stables dans la durée.


Pendule squelette révolutionnaire - Ridel (Horloger) et Cotteau (Émailleur) - 1796
Cette pendule à mouvement de type squelette laisse découvrir son mécanisme d’horlogerie afin que ses propriétaires puissent admirer la complexité de son mécanisme. Assemblée vers 1800, cette pièce présente une armature simple supportant les trois cadrans à montants émaillés, à fond bleu nuit et au décor de marbre blanc et noir. Le cadran supérieur, d’un décor de nuit étoilée, indique l’âge de la lune représentée en émail blanc, c’est-à-dire le temps qui s’est écoulé depuis la dernière nouvelle lune, mesuré en jours. Celui du centre indique les heures en chiffre arabe ainsi que les mois du calendrier . Le troisième cadran, situé sous une arche dans la partie inférieure de la pendule, représente les saisons : épis de blé pour l’été, grappe pour l’automne, pot à feu pour l’hiver et bouquet de fleurs pour le printemps.


A l’arrière de ce dernier mécanisme, un balancier oscillant orné d’un masque doré rayonne.


Tour à guillocher - Pays-Bas autrichiens - 1720
Ce tour, actionné par une pédale, est utilisé pour graver mécaniquement des motifs formés d’arcs réguliers.


On l’utilise essentiellement pour l’ornementation d’objets métalliques ( tabatières, bijoux, montres de gousset, …)


Allégorie du commerce - J.P. Van Baurscheidt - 1721

Le riches marchands font embellir leurs maisons avec des jardins à la française et des sculptures comme cette allégorie.


Pot à sucre -Manufacture de porcelaine de Vincennes-Sèvres - 1753

La manufacture de Vincennes obtient le monopole de la production dès 1745. Transféré à l’initiative de Madame de Pompadour elle devient le lieu de développement du biscuit (porcelaine sans émail ni couverture). Près la découverte d’un gisement de kaolin près de Limoges, en 1765, elle commencera, elle aussi, à produire de la porcelaine de pâte dure.


L’indifférent - Manufacture de porcelaine de Meissen - 1740
Vidéo explicative de cette porcelaine


Moule en plâtre pour la production de pièces en série de tasses.


Verre de Bohême


Verre de cristal -1760


Bouteille à vin ou à bière - Pays-Bas du Sud - 1730

Nos régions deviennent le plus important producteur de bouteilles du continent européen. Des centaines de milliers de bouteilles sont produites pour les marchés français et hollandais et leur commerce avec les colonies d’Afrique, d’Asie et de d’Amérique. La forme en ‘oignons’ du début du siècle cède sa place plus tard à la forme ‘maillet’, à cul rentrant, favorisant le dépôt de la lie.


Les verres pharmaceutiques

Parallèlement au pots de pharmacies en porcelaine, des flacons et des récipient de verre sont couramment utilisés pour le transport et la conservation des substances médicinales.


Les cotonnades imprimées introduites dans nos régions à la fin du 17e siècle par la Compagnie des Indes orientales, étaient connues sous le nom de sits, chintz ou indiennes.


Jusqu’au 18e siècle, la soie importée dans les Pays-Bas méridionaux provenait d’Italie et de France. L’industrie du tissage de la soie, établie à Lyon depuis le début de la Renaissance connait alors un intense développement, favorisé en partie par l’amélioration techniques des métiers à tisser et la création de nouveaux motifs.


Verre de Bohême -Milieu du 18e siècle


Nécessaire de voyage (d’après des dessins de Jean-Baptiste Huet) - 1763- 1774

Dès le premier tiers du 18e siècle, les manufactures de porcelaine créent pour les élites des petits ensembles pour le service des boissons chaude. Ils prennent le nom de ‘nécessaire’ lorsqu’ils sont placés dans un coffret. qui permet leur transport.


Le service du Duc d’Orléans.
Le service commandé en 1787 par le Duc d’Orléans, à la manufacture de porcelaine de Tournai, comprend plus de 1600 pièces.


Armoire de sacristie - Namur - 1730


Allégorie de l’avènement de Joseph II - Manufacture de porcelaine de Tournai - 1780

Dès le début de l’époque moderne, la propagande politique un mode d’expression imagé jusqu’alors à la glorification de la puissance divine. Les images du souverain et des ses représentants officiels soutiennent et encourage les mythes et idéologies à des fins de légitimation du pouvoir en place.


Ciboire - 1769

Dans le cadre de la Contre-Réforme, d’importantes campagnes d’embellissement et de restauration du patrimoine religieux sont entreprises dans les territoires catholique. Les arts sacrés sont utilisés à des fins de propagande religieuse.


Écritoire néo-classique - Fin du 18e siècle
A cette époque ou le besoin d’écriture va croissant les écritoires prolifèrent.


Encyclopédie ou dictionnaire universel de Fortunato Bartolomeo De Felice - 1770
D’esprit moins français et moins anti-religieux que celle de Diderot et d’Alembert dont elle s’inspire l’Encyclopédie d’Yverdon, appelée aussi Encyclopédie protestante, a connu une forte diffusion dans le Nord de l’Europe.


Moïse sauvé des eaux - Tapisserie Bruxelloise - Deuxième 1/4 du 18e siècle.


La volière - Tapisserie d’Aubusson - Seconde 1/2 du 18e siècle


Porte-bouquet pour Frédéric Ier de Prusse - Manufacture de Wolbeer (Berlin) - 1701-1710

Les grands porte-bouquets pyramidaux sont parmi les objets spectaculaires produit par les potiers de Delft ds la fin du 17e siècle. Réalisé par paire pour décoré les palais princier, ils témoignent de l’engouement pour les fleurs qui se trouvent non seulement dans les jardins de la société de cour et de l’élite bourgeoise mais aussi dans leurs intérieurs.


Commode du maître l’ébéniste français Jacques Dubois - 1745-1750


Brûle-parfum japonisant - 1750-1765


Samovar - Van Deuren (Malines) - 1775


Au milieu du 18e siècle, un véritable phénomène de mode lancé en Saxe se répand rapidement dans toute l’Europe: les terrines et soupières à l’imitation d’animaux, de légumes et de fruits.


Couvre-plat en trompe l’œil du maître orfèvre parisien Antoine-Sébastien Durand - 1750-1752

Et la suite?


Le musée a déroulé le tapis bleu pour la salle suivante. Une salle ou encore vous allez découvrir une chose exceptionnelle. Il n’y a que 5 musée au monde qui en possède une. Le Muséum américain d’histoire naturelle de New-York ne possède qu’une copie. La venue de cet artefact ne s’est pas faite sans mal!

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La salle Océanie
Bien que la collection complète ne soit pas exposée, quelques pièces majeures de Rapa Nui (île de Pâques) sont visibles : une statue colossale en pierre (moai), une coiffe monumentale (pukao) en scorie rouge provenant d’une autre statue, ainsi que deux chefs-d’œuvre de la sculpture sur bois de Rapa Nui.
Seuls deux autres musées dans le monde possèdent des statues entières de Rapa Nui : deux à la Smithsonian Institution à Washington (USA) et deux autres au British Museum à Londres (UK).
Le musée du Quai Branly possède une tête de moiä. Cette statue fut également offerte.
Le Musée national d’histoire naturelle au Chili a restitué la statue en sa possession en 2022.

Quand un musée possède une telle statue, quasiment unique au monde, on ne relègue pas un tel artefact dans un placard à balai. :sleepy:


Cette tête est une copie en epoxy . A la fin des années 1980, une équipe allemande a procédé à 2 moulages de 2 moiä. En 1990 le MRAH a acquis le tirage de l’une d’entre elles. Ce moulage ne concerne que le buste, haut de plus de 4m.
Le moiä offert au musée en 1935 par le peuple Rapa Nui est situé à l’arrière des 3 salles consacrées aux arts décoratifs du 18e siècle.


Pou Hakanononga, surnommé « le dieu des pêcheurs de thon ».
Cette sculpture vieille d’environ 700 ans est la plus ancienne connue de Rapa Nui, le nom d’origine de l’île. En 1934, elle fut mise au jour lors d’une expédition franco-belge menée par Henry Lavachery (MRAH) et Alfred Métraux (Musée de l’Homme), puis offerte au musée. Son transport jusqu’en Belgique à bord du navire Mercator fut une véritable prouesse, étant donné son poids de six tonnes.


Le 2 mars 1934, Alfred Métraux quitta Lorient à bord du Rigaut de Genouilly sans Henry Lavachery qui n’avait pas reçu les fonds du FNRS. Lavachery rejoigna l’expédidition, plus tard, à Lima.
Le voyage retour se fera à bord du Mercator.


Pukao (ornement de tête) - 17e/18e siècle


Le navire école Mercator. « Son nom se réfère au géographe Gerardus Mercator, l’inventeur de la carte maritime » , « A son bord, on pouvait loger soixante cadets et quarante hommes d’équipage »
Ce navire-musée est amarré dans le port de plaisance d’Ostende.


Moaï kavakava (figure humaine aux côtes saillantes) - 15e siècle
Sculptées dans du toromiro, un arbre endémique à l’île et dont les qualités plastiques sont remarquables.


Moiä tangata moko (Homme lézard) - antérieur au 18e siècle;


Tahonga (Pendentif en forme d’oiseau) - début de XIXe siècle


Alfred Métraux (à gauche) et Henri Lavachery lors de l’escale du Mercator à Honolulu


Le Néerlandais John Fernhout


Pou Hakanononga, sur le pont du Mercator

Film d’Henri Storck
Film d’une 20taine de minutes. A partir de la 16ème minutes les péripéties de la mise à bord du Mercator de la statue.

Pourquoi cette statue a t’elle été donnée?
C’est un remerciement de tous les efforts que les deux explorateurs belge et français ont accomplis pour les habitants de l’île de Pâques, entre autres en apportant un médecin qui a soigné les lépreux de l’île.

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Les salles autour du cloître

Le cloître du MRAH est érigé avant la guerre de 1914-1918, en style néogothique, mais les collections n’y ont été exposées qu’ a partir de 1922.


Les œuvres présentées dans la salle lapidaire du cloître remplissent plusieurs fonctions. Des pierres ont été taillées en fonts baptismaux, d’autres en dalles funéraires.


La partie favorite du Père Fouras.
Une légende circule que ce serait ici, en 1927, que le Père Fouras alors séminariste, aurait fait un stage au sein du musée. C’est ce qu’on nomme le destin! Faire un stage, en tant que séminariste, dans un cloître où son exposées des clés et serrures. Ce n’est que 72 ans plus tard que le Père Fouras sera contacté par le producteur Jacques Antoine. Les clés de Fort Boyard était le premier nom de cette émission en 1990. On peut aisément imaginé l’implication du Père dans le déroulement de ce jeu. Ce n’est qu’une légende, mais un grand faisceau d’indice permet d’accrédité cette thèse. C’est ce que nous allons découvrir!


Clé à tige du XVIIe siècle.


Coffret du XVIe siècle


Clé pliante en 3 parties du XVIIIe siècle


Serrure en applique vers 1600

Partie Dinanderie


Chandelier Pascal (1520-1530)


Chandelier à personnage vers 1600


Fontaine avec bassin du XVIIe siècle


Pélican lutrin vers 1500.
Ce pélican lutrin a été crée pour l’abbaye de Cambron-Casteau (actuel Pairi Daiza) . A le fermeture de l’abbaye, en 1797, il passa successivement au prieuré de Nizelles puis à léglise de Bornival.


Chandelier en forme de cerf de XII-XIIIe siècle


Encensoirs


A l’aube du XVIIIe siècle , Louis XIV, réquisitionne l’argenterie civile et religieuse du pays pour financer ses guerres. C’est la refonte générale. L’aristocratie se voit contrainte de se rabattre sur la vaisselle d’étain, qui connaît un essor sans précédent.

Partie instruments de mesure


Boîte de 40 poids - 1609


Gaîne de poids du XVIe siècle clés et 4 serrures différentes destinées aux 4 contrôleurs.
Il est probable que le Père Fouras avait vu cette vitrine.


Cadran solaire chinois du XVIIIe siècle


Cadran équinoxial du 18e siècle


Lunettes perpendiculaires du XIXe siècle


Tellurium de Georges Adams de 1760
Un tellurium est un instrument qui met en scène la Terre, le Soleil et la Lune. Une manivelle permet d’actionner, par le biais d’engrenages subtiles, le couple Terre-Lune autour du Soleil dans leur marche annuelle. Dans le même temps, la Lune parcourt son orbite autour de la Terre le long d’un rail incliné.


Torquetum
Cet instrument extrêmement perfectionné combine un cadran solaire et un cadran lunaire, une table des latitudes pour 86 villes, une table des marées pour 97 ports, une table ds vents, une table de conversion des heures et un calendrier perpétuel pour les années 1720 à 1747


Horloge astronomique de Zacharie Raingo (1810)


Calendrier perpétuel du XVIIe sièvle

Partie verre


Verre à moulin
Une tradition populaire dans les Pays-Bas septentrionaux consiste à monter un moulin à vent en argent sur la coupe d’un verre. Remplaçant la jambe et le pied du verre, cette monture oblige le buveur à vider la coupe d’un trait, avant de le retourner pour le poser. La coutume exige encore qu’il souffle dans le tube afin de faire tourner les ailles du moulin, entraînant l’aiguille de l’horloge.


Pièce montée de cristal (de Baccarat) en 6 éléments vers 1850


Spirale de Giorgio Tavernetti - 1970

Alors convaincu par l’histoire du Père Fouras? Son stage de séminariste dans le cloître du musée, les serrures, les clés, les instruments de mesure du temps,

Et la suite ? Rien pour le moment! :sleepy:
Une nouvelle salle, Plumes et Textiles à officiellement été inaugurée au début du mois d’avril mais n’est pas encore accessible au public. La salle devrait ouvrir d’ici quelques semaines. Le fameux manteau de plumes tupinamba dit de Montezuma du Brésil y sera visible !

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Pour être convaincu par la légende de ce religieux, encore eut-il fallu que je fourrasse la clé dans la bonne serrure.
Celle en applique serait-elle protégée par l’outil du Père pour préserver mes fromages ?
Toujours aussi passionnante cette visite où il suffit de vous suivre et de vous lire pour s’enrichir…
Comment ne pas s’émerveiller face à certaines créations dans leur contexte historique.
Merci.

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