Bonjour,
Je suis rentrée hier soir, je vous fais un retour (et si qqun tombe sur cette conversation et est intéressé par le retour d’expérience). De nos difficultés, comme des choses plus simples que prévues.
Voyage incroyable.
Shikoku : aucun regret. Mon coeur d’Ardéchoise a vibré. C’est un endroit très reculé, assez magnifique. L’ambiance est apaisante. Avoir une voiture une semaine a été très appréciable pour moi (j’adore conduire. Rouler à gauche est loin d’être insurmontable). Je suis d’accord : 3 nuits sont suffisantes. Nous avons eu une nuit en rab, mais c’était la nuit à l’hôtel Kazurabachi. L’onsen en plein air privatisé vu sur les montagnes pendant 1 heure a été l’un de meilleurs moments du voyage. Avant, nous sommes allés 3 nuits dans un ryokan à 5 minutes beaucoup plus modeste mais tout aussi accueillant. Les garçons ont profité d’un petit onsen quasi privatisé tous les soirs. On était en demi pension, repas traditionnels matin et soir, servis par une grand mère extrêmement bienveillante.
A shikoku, il y a une ambiance familiale, apaisante, et authentique que j’ai particulièrement apprécié. Il y a des randonnées, des ponts de liane, des onsens, le village d’épouvantails, et juste se balader en voiture s’arrêter et profiter de la vue. C’est ce que j’ai préféré de tout le voyage.
Bien sûr, Kyoto a été incroyable. Miyajima est un joyau à ne pas manquer. Nous avons fait une halte, au retour entre Hiroshima et Tokyo, au château d’Himeji (mon mari voulait absolument le voir). Nous avions loué un locker pour poser nos bagages. Faisable. Et en effet, la dernière journée à Tokyo a été une bonne idée pour faire le plein de souvenirs avec de rentrer (en sac à dos, on n’avait acheté avant que des petites babioles). On a trouvé une salle d’arcade sympa dans un centre commercial qu’ils ont beaucoup aimé, et ces dernières heures de loisir ont bien clôturé le séjour.
8 hébergements en 21 jours a été finalement beaucoup plus facile à gérer que prévu, mais nous sommes habitués à vadrouiller. Ce rythme a été soutenu, mais je ne le regrette pas. L’avion est quasiment un non sujet. Les enfants ont enchainé les dessins animés et les jeux sur leur écran, le temps est passé vite. Le décalage horaire, le premier jour, a été rude. Le lendemain déjà, on était frais pour visiter. Franchement tout ça, pas de souci.
Je dirais que ce qui a été difficile pour nous, ça a été de “gérer” 3 enfants de 10, 7 et 4 ans dans un pays aussi strict, aussi longtemps (surtout bien sûr les deux derniers). Etre les uns sur les autres est habituel pour nous en vacances car nous voyageons en van à 5. Mais il y a quelque chose que nous n’avions pas anticipé, c’est le fait que là-bas, clairement, vous ne laissez pas criser votre enfant de 4 ans car elle vous fait un caprice. En 3 semaines, je n’ai pas vu un enfant japonais pleurer, crier, courir à droite à gauche. Je le savais, mais je ne pensais pas que c’était “à ce point”. Je devais donc “céder” ou mettre des écrans à mes enfants beaucoup trop souvent à mon goût, mais si je le l’avais pas fait, cela aurait été un manque de respect envers les japonais, et je ne voulais pas les déranger.
Dernier point : la poussette nous a été clairement indispensable pour notre fille de 4 ans. Elle a régulièrement fait la sieste dedans. Même notre fils de 7 ans a dormi dedans le dernier jour après l’avion, en attendant le train.
A l’aéroport, le fait d’avoir une poussette vous rend prioritaire et nous a évité beaucoup de files d’attente à droite à gauche… Bon à savoir.
Evidemment, passé le mauvais côté de devoir en permanence “tenir” les enfants (du moins nos deux derniers), le bon côté est que j’ai trouvé les japonais extrêmement bienveillants et attentionnés.
La nourriture : pas de sujet non plus. C’est bon partout, les enfants n’ont posé aucun problème là-dessus, et vous pouvez acheter n’importe quoi de déjà tout fait en supermarché pour vous faciliter la vie et éviter de cuisiner. C’est d’ailleurs dans ces moments simples qu’on repère des anecdotes rigolotes (je n’ai jamais vu une densité de faux ongles aussi importantes que dans le rayon beauté d’un supermarché de Matsuyama…)
Et pour le fameux débat de faut-il emmener ses enfants aussi loin, pour un voyage aussi cher, aussi jeune, je répondrais pour ma part que je n’ai aucun regret, malgré les difficultés rencontrées. J’espère, en les emmenant partout, leur donner ce goût de découvrir l’autre. D’être curieux. Tolérant, et ouverts d’esprit. De ne pas avoir peur de l’inconnu.
C’est peut-être idéaliste, mais cela me motive à chaque voyage. Après tout, le temps passe vite… Les enfants grandissent, et les souvenirs se créent maintenant. Il ne faut pas avoir de regret !
En espérant que cela aide une famille à se lancer dans l’aventure.
Encore merci à ce forum, et pour vos réponses qui m’ont aidée !