Bonjour les Routards,
Nous sommes partis en Norvège l’été 2025 du 17 au 29 juillet afin de visiter l’île de Senja ainsi que l’archipel des Lofoten. Le fil rouge de cette douzaine de jours a été de toute évidence la randonnée, le tout agrémenté de quelques visites et expériences, de nuitées sous tente ou dans la voiture louée (qui le permettait bien).
Nous avons choisi comme aéroport d’arrivée et de départ celui de Narvik pour plusieurs raisons qui se complétaient: l’envie de visiter l’île de Senja assez proche, le prix du transport aérien légèrement plus avantageux et enfin le prix de la location du véhicule avec surtout le modèle de voiture que l’on recherchait. L’île de Senja ne fait pas partie de l’archipel des Lofoten et lors de la genèse de la préparation de ce voyage, nous n’avions pas planifié de visiter l’île. Mais sa relative proximité avec l’aéroport de Narvik et surtout sa géographie singulière nous ont définitivement fait changer d’avis.
Peu de temps après notre départ de l’aéroport, nous faisons connaissance avec les premiers éléments de paysage caractéristiques de la Norvège:
Quand nous arrivons au camping de Senja, il est déjà 21h30. Une affiche annonce qu’il est complet, heureusement, je l’avais réservé 10 jours avant. A 22h30, quand nous nous installons pour manger, il fait encore bien jour et le thermomètre indique encore 25° alors qu’on est à une latitude de 69° Nord !
Nous nous coucherons vers minuit, bien fatigués mais sous la lumière d’un soleil encore bien présent. Merci à l’axe dévié de rotation de la Terre. On avait anticipé en achetant nos masques de sommeil opaques car oui à cette saison, il fait tout le temps jour.
Vendredi 18 juillet:
On a prévu aujourd’hui deux randonnées sur l’île et quelques arrêts le long de la route. On le voit bien sur la carte, c’est au nord et à l’ouest qu’on trouve les fjords les plus profonds.
Pour des raisons de temps et d’accessibilité, nous privilégierons ceux du nord de l’île.
Notre premier arrêt aura lieu au niveau de la plate-forme aménagée de Bergbotn:
Puis nous nous dirigeons vers Skaland qui sera le point de départ de notre première randonnée. On trouvera sur le parcours plusieurs raisons de s’arrêter surtout qu’en ce premier jour de voyage, notre soif de paysages nordiques est loin d’être apaisée.
La ville de Skaland ne manque pas de praticité: parking gratuit, tables pour pique-niquer au retour de la rando et magasin Joker (supérette) juste à côté.
L’objectif est le sommet du Husfjellet: 670 m de dénivelé, entre 8 et 9 km de longueur et 4h30 annoncés.
Cette randonnée offre deux points de vue majeurs. Le premier sur les îles de Bergsoyan côté Ouest et le deuxième sur le fjord de Steinfjorden.
Le 1er:
Le 2ème:
Au sommet de la rando, on distingue d’ailleurs nettement les “dents du diable” que nous verrons du bas tout à l’heure:
En tout, on aura mis 4h30 avec toutes les pauses. On s’offre une glace à Skaland histoire de recharger les batteries pour la rando suivante.
Nous reprenons la route et nous arrêtons à Tungeneset pour aller voir les dents du diable de plus près:
Nous poursuivons notre route jusqu’à Fjordgard, lieu de départ de notre deuxième randonnée. Fjordgard n’est pas très accueillante. Il fut un temps où on pouvait se garer au pied du départ de la randonnée vers le mont Segla. Dorénavant, tout est condamné, les riverains s’y sont mis également en bloquant tous les espaces de parking possibles à proximité. Il faut maintenant aller se garer à l’extérieur de la ville sur un parking payant (90 couronnes les 3 heures) et qui rajoute 2 km (en AR) de marche.
Cela restera néanmoins anecdotique car la randonnée qui va suivre saura vite nous faire oublier ce désagrément.
Cette randonnée contraste vraiment avec la première. Ce matin nous avions des points de vue d’ensemble. Notre regard embrassait l’immensité. Ici, le mont Segla, perché au bord de la falaise, s’impose en premier plan.
Pour les personnes sujettes au vertige, il est peut-être préférable de rester au pied du mont car après le chemin s’élève au ras de la falaise. Et à partir de cet endroit, on comprend vite ce qu’est la verticalité…
On mettra en tout 2h50 en incluant bien sûr les pauses et … la rallonge vers le parking.
Samedi 19 juillet:
Aujourd’hui, on a aussi envie d’enchaîner deux randonnées d’autant qu’elles ont toutes les deux le même départ. Les 30 premières minutes consistent à marcher dans une zone marécageuse. On a donc encore mis les chaussures de rando imperméables mais le temps sec de ces derniers jours les rendra parfaitement inutiles. Les quelques endroits un peu humides sont en fait recouverts de planches…
On décide de commencer par le chemin qui nous mène au sommet de Barden (659 m d’altitude).
On met donc effectivement environ une demi-heure pour arriver sur un premier plateau qui nous offre déjà une belle vue:
On bifurque ensuite à gauche en direction de Barden perché à 659 m d’altitude. Le chemin n’est pas toujours bien balisé mais c’est plutôt facile de naviguer à vue (et avec la trace sur le téléphone en cas de doute). Il faut parfois mettre les mains mais rien de bien compliqué.
Au sommet, comme on pouvait s’en douter, on a une vue circulaire et notamment sur les deux fjords en regardant au nord: l’Ornfjorden à droite et le Mefjorden à gauche:
Dans ces paysages très escarpés, les arpents de terre habitables ne sont pas monnaie courante. Ainsi, on peut constater que chaque replat est utilisé par l’humain. Sur cette péninsule, on distingue par exemple la petite ville de Fjordgard où on était hier.
On mettra 4h15 pour boucler cette randonnée avec bien évidemment une belle pause pique-nique au soleil devant la vue à 360°.
Après être revenus au niveau du premier plateau (celui qu’on grimpe en 30 minutes depuis le parking), on démarre la 2ème randonnée du jour qui doit nous amener au sommet du Grytetippen.
Effectivement, c’est une randonnée très prisée des locaux pour observer le soleil de minuit mais attention: 800 m de dénivelé sont annoncés, après les 570 m de Barden déjà accumulés dans les jambes et nos réserves d’eau considérablement entamées avec la première rando, nous décidons de ne pas aller au bout une fois arrivés sur le premier plateau situé à 550 m d’altitude.
Qui aurait cru qu’on aurait cette chaleur-ci (24°) un 18 juillet ?
Nous retournons donc tranquillement au camping en n’oubliant pas de nous arrêter dès que l’occasion se présente.
Le soir, une belle lumière offre de belles réflexions sur le lac Ruollajavri situé au bout du camping (pêche possible):
Bilan: Au niveau timing, nous avons passé deux jours et trois nuits sur l’île mais nous aurions su sans aucun souci comment nous occuper un jour de plus.
Evidemment la météo plus que favorable n’a pas contribué à modérer notre enthousiasme ni à éviter les commentaires dithyrambiques sur ce bout de Terre de Norvège.
Si vous désirez vous procurer les traces GPX de ces randos, voir plus de photos, lire plus de détails sur l’hébergement et les activités, j’ai détaillé tout ça sur cette page si ça vous intéresse: L’île de Senja















































































































































