La République Dominicaine est surtout connue pour ses hôtels tout inclus à Punta Cana. Mais Punta Cana n’est pas une ville. C’est seulement 40 km d’hôtels tout inclus (avec un aéroport, le 1er du pays, pour alimenter tous ces hôtels), avec, aussi, de belles résidences, et, de ci, de là, des zones commerciales pour portefeuilles sur pattes. En résumé, une zone qui n’a strictement rien à voir avec la vie dominicaine. Ce type de vacances ne convient pas à tout le monde.
D’un autre coté, il n’est pas possible, raisonnablement, de conseiller la location d’une voiture dans ce pays. Voir une émission de la télévision française à ce sujet là : https://drive.google.com/file/d/1WDuF-dBTDaWtAFT3hNSinQx9Mok1vqEc/view
C’est pourquoi, je vous propose un circuit personnalisé, à la portée de toutes les bourses, mais sans location de véhicule.
Billet d’avion : Faites vos recherches, au moins 4 mois à l’avance, sur Google flights. Inscrivez-vous, et pour chaque date de voyage, cochez la case adéquate pour être alerté de tout changement de prix.
Avec des exceptions dans les régions de Punta Cana et de la capitale, à travers tout le pays, la plupart des guaguas (minibus de transport en commun) cessent leur service au coucher du soleil ou peu après.
Notez bien qu’avoir une grosse valise constitue un véritable handicap pour voyager dans les guaguas (minibus de transport en commun). Je vous conseille donc de vous limiter à un bagage cabine (attention, chaque compagnie a ses tailles et poids maximum) +, éventuellement, à ce que les compagnies aériennes ont l’habitude de qualifier d’objet personnel, à savoir un petit bagage à placer sous le siège devant vous dans l’avion (même mise en garde, taille et poids, que ci-dessus). Donc, vous emporterez quelques T shirts à séchage rapide et infroissables (ceux fabriqués en polyester), et vous ferez votre petite lessive chaque jour (ou, suivant le programme, tous les deux jours).
Tenue vestimentaire pour vos visites : rien de cher et visible sur vous. Pas de bijoux, pas de sac à main, et encore moins la panoplie du parfait touriste. Fondez-vous dans la masse. Tenue idéale : jean, T shirt, casquette, chaussures de sport fermées. Ne vous faites pas repérer de très loin comme touriste en courant après le bus. C’est le bus qui vous attendra (si si!!!) ou en attendant le bus en plein soleil. Un dominicain recherchera toujours de l’ombre, ne serait-ce que d’un poteau.
Enfin, payez tout en pesos. La plupart du temps, seulement en espèces. Emmenez des euros que vous changerez en pesos au fur et à mesure de vos besoins. A l’aéroport d’arrivée (qui ont tous une boutique de change), vous changerez le minimum en raison du taux de change très défavorable qui y est, habituellement, pratiqué.
Vous arrivez par l’aéroport de Puerto Plata : voyez ci-dessous à partir de la partie 3
Vous arrivez par l’aéroport de Saint Domingue : voyez ci-dessous à partir de la partie 2
Partie 1. Vous arrivez par l’aéroport de Punta Cana.
1ere option : vous prenez un taxi. Ils sont à l’aéroport 24 heure sur 24 et 7 jours sur 7. Ils pratiquent des prix très exagérés.
Autre option très nettement plus économique : vous sortez à pied de la zone aéroportuaire (350 mètres du terminal A, ou du terminal B).
-Terminal A :Suivez les panneaux qui indiquent Santo Domingo, Higuey, Bavaro, etc.
-Terminal B, En sortant de l’aéroport, allez à droite, puis au carrefour, allez à gauche, en direction de l’hôtel four points que vous voyez de là. Pour ces quelques centaines de mètres, le prix du taxi est de 20 dollars US !!! Alors faites ces 350 mètres à pied !
Vous arrivez sur le boulevard qui longe l’aéroport. Que vous partiez du terminal A ou du terminal B de l’aéroport, ne traversez pas, vous êtes dans le bon sens. Terminal A ou terminal B : A votre droite, vous voyez un abribus.
La guagua (minibus) à prendre est une guagua sitrabapu (c’est écrit dessus sur les deux cotés). Dernier passage vers 22 heures.
Vous demandez “¿Cruce de Verón ?” (prononcez Croussai dai Vairon ?). On vous dit “si” (oui), vous montez. En cours de route, pour payer, on vous redemandera où vous allez (¿Adonde va ? - a dondai ba). Vous redites “Cruce de Verón” (croussai dai vairon) et vous donnez, lorsqu’on vous demandera de payer, 75 pesos (à peine plus d’un euro) par personne (prix juin 2025), + autant pour la valise si elle prend la place d’une personne.
Pour vous repérer : Voir le plan 1. La guagua longe l’aéroport jusqu’à un rond point (le premier rond point si vous partez du terminal B, le second rond point si vous partez du terminal A) , puis, à ce très grand rond point, prend à droite, un km plus loin, à gauche, puis tout droit pendant 4 km. Là, la route formera une courbe vers la gauche. 100 mètres plus loin, vous êtes à la Cruce de Verón (c’est un carrefour en T avec une seule route qui part vers la droite). Il n’est pas impossible que vous voyez presque tout le monde descendre dans une toute petite gare routière sur le partie de trajet de 4 km tout droit. Demandez, à voix haute, « ¿Cruce de Verón ? » et on vous confirmera, très probablement que vous devez descendre. Puis vous ferez comme tout le monde en montant dans une autre guagua.
Vous pouvez aussi, en partant de l’aéroport, prendre une autre guagua, genre grand monospace. La seule différence est qu’elle fera un trajet plus sinueux, mais, si votre téléphone est équipé d’une application GPS, ça n’a aucune importance pour vous repérer.
Vous allez passer une nuit ou deux au « Dominican Dreams apartments. Il s’agit de petits studios tout confort. Prix, environ, 30 euros. J’y suis allé plusieurs fois. Je recommande. Vous pouvez réserver par simple whatsapp au +1 829 743 7848 . Le propriétaire, qui se nomme Jacopo, ne parle pas français. Donc, vous devrez traduire votre texte en espagnol. Mais vous pouvez aussi trouver d’autres hébergements à Verón sur des plateformes bien connues.
En cas d’urgence, vous pouvez aussi aller à l’hôtel Van Liet, tout près de l’hébergement cité ci-dessus. Environ 1000 pesos la nuit = environ 15 euros), chambres très petites, mais propres. Whatsapp +1 829 602 0909 en espagnol. Mais réserver à l’avance est problématique, sauf à nettement plus cher sur une plateforme. Idem en ce qui concerne les autres hôtels locaux indiqués sur le plan.
Venant d’Europe, vous vous réveillerez particulièrement tôt. Vous pourrez aller prendre un petit déjeuner très exactement à la Cruce de Verón (voir point 6, plan 2). En effet, là, c’est ouvert très très tôt pour les gens qui prennent le 1er autocar du matin (5h50) pour aller à St Domingue.
Vous pourrez faire le tour de Verón, où il est rare de voir un touriste. Vous pourrez prendre la guagua pour aller à Higuey (point 8, plan 2). Un peu moins d’une heure de route. En cours de route, sur votre droite, vous verrez un bâtiment sur lequel est écrit (en espagnol, bien sûr) « vente souvenirs en gros, fabriqués en Chine ». C’est principalement là que viennent se fournir les vendeurs de souvenirs de Punta Cana…
A Higuey, vous irez visiter la basilique la Altagracia à l’architecture très moderne. Vous trouverez sans peine où vous restaurer et vous désaltérer, à pas cher du tout. Higuey est le chef lieu de la province de la Altagracia où on ne voit guère de touristes et donc, vous pourrez vous imprégner de la vie dominicaine. Où que vous soyez dans la ville, vous vous repérerez facilement avec la basilique.
Pour le retour, vous retournerez au terminus des guaguas. Il y en a plusieurs qui vont à Bávaro, Cabeza de Toro, Cap Cana, et aéroport de Punta Cana. Toutes ces lignes passent par la Cruce de Veron. Donc pas de souci pour rentrer.
Autre journée : prendre la guagua pour aller à Bávaro (Punta Cana). Mais vous risquez d’être déçu, car il n’y a rien à voir, tandis que, même si les plages en République Dominicaine sont publiques, à Punta Cana (et pas seulement là), l’accès à la plage peut être difficile à trouver entre deux hôtels… Mais c’est vrai que les plages de Punta Cana sont superbes, tandis que les fonds marins lui donnent, fréquemment, cette couleur émeraude.
Jour suivant : vous prenez l’autocar de ligne APTPRA (voir point 5, plan 2). Il s’agit d’autocars très confortables. Le premier départ est à 5h50. Vous trouverez tous les horaires sur le site Internet APTPRA qui donne les horaires au départ de Bávaro vers Santo Domingo. L’autocar s’arrête toujours, 20 mn plus tard à la Cruce de Friusa. Même si vous n’avez qu’une petite valise cabine, elle ira au coffre. On vous donnera un ticket pour la valise. Gardez le bien. 1er autocar du matin, vous payez dans l’autocar. Pour tous les autres, vous devez acheter votre billet dans la boutique (500 pesos, prix juin 2025). Exceptionnellement, vous pouvez, dans la boutique, payer avec votre carte bancaire Visa, y compris pour le 1er autocar du matin.
A noter : les dominicains adorent la climatisation forte. Gardez un vêtement chaud sous la main.
Bon à savoir : l’autocar Expreso Punta Cana, a, exactement les mêmes horaires, les mêmes arrêts, et le même prix : 500 pesos (7,50 euros). On voit l’autocar Expreso Punta Cana depuis la gare routière de l’APTPRA.
1ere possibilité : vous ne visitez pas la capitale. A part, bien sûr, le terminus, les arrêts ne se font qu’à la demande. On ne peut que descendre, personne ne peut monter. Un peu moins de 2 heures après votre départ, un employé APTRA qui accompagne toujours le chauffeur, demandera qui descend à Boca Chica, Andrés etc. Dites fort « Samaná ». Mais l’employé posera la même question concernant les points d’arrêts suivants. Donc vous confirmerez plus tard. Après avoir passé le péage, vous êtes presque arrivé. On vous fera descendre devant la gare routière Caribe Tours. Suite à la partie 3
2ème possibilité : vous voulez visiter un peu la capitale et ses environs.
Je vous conseille de descendre une trentaine de km avant la capitale, à Boca Chica (prononcez « Boca Tchica »). Si on vous demande (évidemment en espagnol) quelque chose, que vous ne comprenez pas, vous précisez « Boca Chica, la bomba » (prononcez « Boca Tchica, la bomba »). Voir plan 4.
On vous demandera si vous avez une valise. Montrez votre ticket valise, même si on ne vous demande rien d’ailleurs.
Partie 2 Vous arrivez en République Dominicaine par l’aéroport de Saint Domingue
Vous n’avez guère d’autre option que de prendre un taxi à l’aéroport. Ils sont là 24h/24, 7 jours/7. Prix 25 dollars US (ou 25 euros) pour aller à Boca Chica.
Que vous soyez arrivé par l’aéroport de Punta Cana ou par celui de St Domingue :
Avant votre départ, vous aurez réservé une chambre à l’hôtel Magic Tropical (voir plan 4). dont l’adresse est : calle José de Jesús Lutrino, Esquina Arismendy Valenzuela, Boca Chica. Whatsapp +1 829 977 5511. La propriétaire, parfaitement francophone, se nomme Camelia. Elle est toujours prête à aider. Les chambres sont très bien, tout est d’une propreté irréprochable, tandis que ce petit hôtel est loin de toute activité bruyante, mais à, seulement quelques minutes à pied de tout. Prix très modéré. Suivant le type de chambre, à partir de 2200 pesos la nuit. Paiement en espèces sur place.
Si vous arrivez d’Europe, vu que vous vous réveillez très tôt en raison du décalage horaire, vous ne voudrez peut-être pas attendre l’heure du petit déjeuner dans cet hôtel (8 heures). Donc allez au repère 3 sur le plan. Un café coûte 15 pesos (environ 0,20 euro!).
A Boca Chica, vous pouvez aller dans un bon restaurant, qui se nomme Hamilton (point 4 sur le plan) mais qui pratique des prix corrects et, surtout, affichés, taxes comprises, ce qui n’est pas toujours le cas dans les restaurants de la rue Duarte (celle qui longe la plage) où on n’hésite pas à vous dire que la TVA n’est pas incluse, ni le pourboire, ce qui est entièrement faux car contraire à la loi. Au restaurant Hamilton, vous pouvez aussi manger pour plus cher si vous mangez, par exemple, une langouste.
Vous pouvez aussi vous restaurer pour presque rien. Vous allez à l’hypermarché Olé. Juste à droite après être entré, vous trouverez un rayon cafétéria. Il y a des couverts à disposition au dessus du rayon (il faut le savoir!!!). Vous pouvez demander qu’on passe votre achat au micro ondes. Au fond du magasin, vous trouverez les boissons que vous voulez, et notamment de la bière bien fraîche. Vous allez, ensuite à la caisse. Bien évidemment les prix sont bas puisqu’il s’agit de prix d’hypermarchés. Gardez le ticket de caisse qui sera contrôlé à la sortie. A la sortie, à gauche, comme à droite, des tables et des chaises sont à votre disposition pour consommer ce que vous venez d’acheter.
Bien pratique, vous avez une boutique Caribe Express qui jouxte Olé. Il s’agit d’une chaîne de boutique de change présente dans tout le pays, qui pratique de très bon taux de change. Présentation du passeport obligatoire.
A faire :
Faire le tour de Boca Chica constitue une immersion dans la vie dominicaine. Mais, une fois la nuit tombée, je ne recommande pas la calle duarte (la rue principale qui longe la plage).
Si vous êtes là un samedi ou un dimanche, l’après-midi, allez au bout de la plage, au point 9 sur le plan. Il y a plein de bars et restaurants sur le bord de la plage. C’est la zone favorite des dominicains. Il n’y a pas de plage à la capitale, et, par conséquent, les dominicains viennent à la plage, là, à Boca Chica (ou à Gayacanes). C’est une population joyeuse qui s’amuse et danse sur la plage. Vous pouvez, avant d’y aller, acheter à l’hypermarché Olé, une bouteille de rhum pour les adultes + une bouteille de coca cola pour les enfants + des gobelets, et quelques biscuits. Puis, sur la plage, vous pourrez proposer de partager tout ça avec une famille qui vous semble sympa. Vous serez accueillis à bras ouvert.
Le soir, vous pouvez aller prendre un verre dans un bar sympa (point 6 sur le plan). Il y a toujours de la musique (bachata et merengue bien sur). Fréquemment, vous verrez des couples dominicains y danser. Rien à voir avec la faune qui fréquente la calle Duarte (celle qui longe la plage).
Un tour à la capitale.
Prenez la guagua (voir plan 3). Lorsqu’on s’adressera à vous, vous dites « la capital » et vous ne payez rien jusqu’au terminus à Andrés. Puis, à Andrés, vous prendez la guagua « Boca Chica Expreso » vers laquelle on vous dirigera. Lorsqu’il n’y aura quasiment plus personne, on vous demandera où vous allez. Même si vous ne comprenez rien, répondez « la independencia » et on vous dira où descendre. A quelques dizaines de mètres, se trouve l’entrée de la « zona colonial », la principale zone touristique de la capitale. Dans cette zone, vous trouverez la cathédrale la plus ancienne des caraïbes, avec son clocher construit à coté. Tour le long du bord de mer, vous verrez plein de bâtiments très anciens que vous apprécierez si vous aimez les vieilles pierres. On vous sollicitera pour un tour en calèche. Faites vous bien confirmer le prix AVANT de monter. Bien entendu, les bars et restaurants ne manquent pas.
Pour revenir à Boca Chica, retournez là où vous êtes descendus. Et reprenez la guagua dans le même sens. Mais à partir du milieu de l’après-midi, il est fréquent que les guaguas n’aillent plus jusqu’à la place de l’indépendance. Mais, pas de souci, où que vous soyez dans la zona colonial, vous n’êtes guère plus loin qu’entre 1 km et 2 km du terminus des guaguas de Boca Chica. Vous demandez, tous les 50 mètres, « parque enriquillo » (prononcez « parquet an ri qui yo » (tout le monde connaît), et lorsque vous y serez (une grande place piétonnière pleine de verdure), vous demanderez « guagua Boca Chica » (prononcez gouagoua Boca Tchica), et vous y arriverez. Dernier départ vers Boca Chica vers 22 heures (19 heures le dimanche).
Si vous avez encore du temps (sinon ce sera pour le jour suivant), depuis le terminus des guaguas de Boca Chica, vous voyez l’elevado. Il s’agit de la voie rapide qui surplombe l’avenue. Allez là. Il s’agit d’un gigantesque marché de bric et de broc qui vaut le détour.
Sur le trajet entre Boca Chica et la capitale, il y a lieu de noter que vous pouvez descendre devant « los tres ojos », ce qui signifie les trois yeux (prononcez « los tresse oho » en prononçant le h aspiré). Ce sont des grottes qui se visitent. A proximité immédiate, le faro a colón (le phare de colomb), c’est à dire de Christophe Colomb.
Mais, bien entendu, tout ça me semble trop pour une seule journée, ou alors au pas de course comme les excursions pour « portefeuilles sur pattes ».
Enfin, en partant de Boca Chica, vous pouvez, avec la guagua, aller à Andrés (le terminus), à seulement quelques km de là. Andrés n’a rien de spécial à voir sauf qu’il s’agit d’une toute petite ville typiquement dominicaine. Vous pourrez, bien évidemment, y prendre un verre, ou vous restaurer. Il y rare d’y voir un touriste.
Après tout ça, on reprend le voyage.
Partie 3 : côte atlantique
Sur cette région, contrairement aux régions de Punta Cana et de Saint Domingue, compte tenu de la qualité hôtelière et, surtout des faibles prix des hôtels tout inclus d ans cette région (rien, absolument rien, à voir avec Punta Cana!!!), mon choix va plutôt vers un hébergement en hôtel tout inclus, d’autant plus que, vu les prix, ce n’est pas parce qu’on est dans un hôtel tout inclus qu’on ne peut pas en sortir après le petit déjeuner, et y revenir à la tombée de la nuit.
Si vous résidez en Union Européenne, les bas prix se trouvent, notamment, sur deux sites comparateurs allemands (mais il y a de très bons traducteurs en ligne). Je vous en recommande deux : « sonnenklar.tv » et « ab in den urlaub ».
Il y a l’hôtel tout inclus Playabachata, à Maimón (à 9 km à l’ouest de Puerto Plata) dont le prix est au raz des pâquerettes pour un hôtel tout inclus. Hors les périodes les plus demandées (hiver et juillet/août), ça peut être aussi bas que 37 euros par jour pour une personne seule ou 32 euros par personne si deux personnes. Mais il ne faut pas être trop exigeant. C’est bien pour les tout petits budgets et pour ceux qui ne sont à l’hôtel que pour dormir. Pour y aller, reporter vous, ci-dessous, à la sortie recommandée à Maimón, à partir du passage devant l’aéroport, ou à partir de la gare routière Javilla Tours qui se trouve à proximité de la gare routière Caribe Tours.
Pour ceux qui sont un peu plus à l’aise, mais sans pour autant être riches, Il y a aussi le Viva Tangerine by Windham à Cabarete, très bon hôtel tout inclus, dont les prix, hors des périodes les plus demandées sont aux alentours de 50 euros par jour et par personne, sur la base de deux personnes. Par contre le supplément chambre individuelle est exagéré, surtout pour ceux qui ne sont à l’hôtel que pour dormir.
Lorsque vous sortez d’un hôtel tout inclus, cachez le bracelet de votre hôtel, par exemple sous un soutien de poignet pour sportif. Si vous n’avez rien sous la main, coupez une chaussette, et ça fera parfaitement l’affaire.
Je prends l’hypothèse du choix du Viva Tangerine.
1er cas. Je reprends le circuit précédent au départ de Boca Chica, vous, prenez la guagua jusqu’au terminus à Andrés, puis la guagua vers la capitale sauf que vous descendrez à la « parada Samaná ». Vous passez à 2,5 km de l’aéroport Las Americas de St Domingue, bien évidemment largement signalé, puis, lorsque vous passerez au péage, vous serez à 3,5 km de la « parada Samaná », puis vous passerez sous un pont piétonnier. Vous serez alors à 1,5 km de la « parada Samaná ». Là, vous dites fort « parada Samaná ». On vous fera descendre devant le terminus Caribe Tours (autocars de ligne). Environ 1 départ par heure. Le premier à 6h10, le dernier à 18h10. Vous achetez un billet pour Sosúa (600 pesos = 9 euros). Prononcez « Sosoua ». On vous donnera un ticket en échange de votre valise. Gardez le bien.
Après, environ, 2 heures de route, vous descendez à La Vega. En dehors d’éventuels arrêts techniques (chargement de colis par exemple), c’est le 1er arrêt. Là vous attendrez votre autocar de correspondance pour Sosúa (il y a toujours une annonce micro qui indique la destination et le n° des car). Si vous ne parlez pas l’espagnol, demandez simplement au chauffeur « Sosúa ? ».
Arrivé au terminus de Sosúa, environ 2h30 plus tard, vous traversez la route, et vous vous éloignez de quelques dizaines de mètres vers la gauche, afin de prendre la guagua qui fait la route Puerto Plata – Rio San Juan. Là, il s’agit de grands monospaces. En haut du pare brise, se trouve un bandeau rouge « Puerto Plata – Rio San Juan ». Vous faites signe et la guagua s’arrête. Le trajet sera de 13 km pour 50 pesos (moins de 1 euro). Si vous avez une application GPS sur votre téléphone, vous pourrez suivre le trajet. L’hôtel se trouve juste en face d’une station service particulièrement repérable. Vous direz que vous allez à « Cabarete, la bomba » (prononcez « Cabaraitai, la bomba ». L’hôtel est juste en face de « la bomba » (la station service).
2ème cas. Vous arrivez par l’aéroport de Puerto Plata.
L’hôtel se trouve à 19 km de l’aéroport de Puerto Plata. Un taxi, pour ce trajet, coûte 40 dollars US (ou 40 euros). Mais vous pouvez aussi faire le trajet, pour presque rien, en transport en commun. Vous sortez de la zone aéroportuaire à pied (environ 800 mètres), vous traversez la route, et vous faites signe à la première guagua (minibus de transport en commun) qui passe. Il s’agit de la ligne Puerto Plata – Rio San Juan dont je parlais ci-dessus). Elle vous déposera juste devant l’hôtel. Un peu avant Cabarete (suivez le parcours sur votre GPS, par exemple, « Navigator »), vous direz, à voix haute « Cabarete La Bomba » (prononcez Cabaraitai, La Bomba (la bomba c’est la station service. L’hôtel est juste en face) La dernière fois que j’ai fait ce trajet ainsi, le prix était de 100 pesos (1,50 euro mais à payer en pesos) Mais si vous avez une grosse valise, ça peut être un problème. Il m’est arrivé de sortir de l’aéroport après la fin de service des guaguas (dernier départ de Puerto Plata à 19 heures). Dans ce cas, une fois sorti de la zone aéroportuaire, se placer là où c’est bien éclairé, c’est à dire devant la discothèque qui se trouve là. Puis vous ferez signe au premier « carro » qui passe. Ils se distinguent par un signe sur le toit (sur lequel est écrit la ligne), comme nos taxis en France, alors que, curieusement, les taxis dominicains n’en ont pas. Les carros sont des taxis collectifs, qui, comme les guaguas, suivent un trajet fixe. Mais on se serre beaucoup : 2 personnes sur la place passager devant et 4 derrière. Sur ce trajet Puerto Plata – Rio San Juan, les carros circulent 24h/24. Mais, avec les carros, le trajet se fait en deux parties. il faudra changer de carro à son terminus à Sosúa (50 pesos = moins de 1 euro) et aller au terminus (contigu) des carros Sosúa – Rio San Juan (ce dernier avait mis ma petite valise dans le coffre - 75 pesos = à peine plus d’1 euro). Et, idem, vous arriverez juste devant l’hôtel qui est en face de la bomba (station service en espagnol dominicain)
Cet hôtel a un avantage très rare concernant les hôtels tout inclus : il est juste à l’entrée de la petite ville de Cabarete, et donc vous vous trouvez à très courte distance, à pied, de tout : supérette, bureau de change, petit centre commercial, pharmacie, bars et restaurants. Et surtout, la ligne de guaguas qui passe juste devant l’hôtel, va de Puerto Plata à Rio San Juan.
Visites à faire :
Vous pouvez, à pied, vous immerger dans la vie dominicaine : vous sortez de l’hôtel, vous allez à gauche. Changez un peu d’argent en pesos, dans la boutique « Caribe Express » que vous verrez sur votre droite (présentation du passeport obligatoire), puis continuez jusqu’au feu rouge, et là, vous allez à droite. Immédiatement, vous n’êtes plus en zone touristique. Vous pouvez ainsi aller, à pied, jusqu’au bout de la rue, où se trouvent les «cuevas » de Cabarete que vous pouvez visiter. Avant d’arriver là, vous passerez devant l’academia de bachata. Bien entendu, vous pourrez vous arrêter prendre un verre sur ce trajet.
Juste devant l’hôtel, passent les guaguas (minibus de transport en commun) qui font la ligne Puerto Plata – Rio San Juan (c’est écrit sur un bandeau rouge en haut du pare brise). Vous pouvez donc visiter toute la côte pour un prix particulièrement modeste (mais à payer en pesos). Arrêts partout à la demande. Vous aurez juste à dire « no taxi » (éventuellement le répéter, en n’hésitant pas, cette fois-ci, à le hurler), aux taxis qui « montent la garde » juste en face de l’hôtel.
Vous pouvez aller ainsi à Sosúa, à une dizaine de km (50 pesos). En sortant de l’hôtel, ne traversez pas, vous êtes dans le bon sens. Il s’agit d’une station balnéaire bien connue. Dans la guagua, vous dites fort « Metro ». Il s’agit du terminus d’une ligne régulière d’autocar (tout le monde connaît). Vous prenez la rue qui commence sur le coté de Metro. Vous allez jusqu’au bout et vous arrivez sur l’une des plages de Sosúa (playa Alicia). Il faudra descendre des marches. Elle a un gros avantage : cette plage est encaissée (d’où les marches), et donc, il n’y a quasiment pas de vent. A Sosúa vous trouverez une multitude de restaurants et de bars. Sosúa est très fréquenté par les hommes seuls…
Maimón : Il s’agit d’une petite ville dominicaine, située à 50 km de Cabarete, mais à, seulement 3 km de l’hôtel PlayaBachata. Cette petite ville est principalement composée de restaurants de poissons et de fruits de mer, tous aussi bons les un que les autres, et à des prix sans aucun rapport avec les restaurants des zones touristiques.
Pour y aller, en sortant de l’hôtel, ne traversez pas. Faites signe à la première guagua qui passe. Vous passerez par Sosúa, puis vous passerez devant Playa Dorada, puis devant Costa Dorada, puis devant l’hypermarché « Jumbo » (on le repère de très loin), puis vous traverserez Puerto Plata. Lorsqu’il n’y aura pratiquement plus personne dans la guagua, on vous demandera où vous allez. Répondez « Javilla Tours » (prononcez « Havilla Tour » avec le h aspiré) et on vous déposera juste devant la gare routière Javilla Tours. Prix 100 pesos. Là vous direz que vous allez à Maimón, et on vous dira quelle guagua prendre : il y a des guaguas directes sans aucun arrêt jusqu’à Santiago (deuxième ville du pays), et d’autres qui s’arrêtent partout à la demande. Le parcours, avec cette seconde guagua (là ce sont des minibus), sera d’une douzaine de km. Vous passerez devant l’entrée des hôtels PlayaBachata et Senator. Pour ceux qui veulent aller au PlayaBachata dites plutôt « Senator » car il est plus connu (et plus cher). Puis vous passerez devant le port de croisières Amber Cove, puis, immédiatement après, vous serez à Maimón. Dites « los Primos » (c’est mon restaurant préféré).
Retour : prenez la guagua Javilla Tours. Elle suit un trajet tout droit jusqu’à l’hôpital de Puerto Plata. Là, elle tourne à gauche. Descendez, et retournez où passait la guagua avant de tourner à gauche. Vous verrez là, les guaguas, genre grands monospaces, de la ligne Puerto Plata – Rio San Juan dont c’est le terminus. Vous la prenez, et elle vous déposera devant votre hôtel.
Bien entendu, à l’aller, ou au retour, vous pouvez faire un arrêt à Puerto Plata.
Téléphérique de Puerto Plata (à ne faire que lorsqu’il fait très beau car l’unique intérêt est la vue sur Puerto Plata). On commence le trajet de la même façon. Puis, devant l’hypermarché Jumbo, vous descendez, et, au même endroit, vous prendrez une guagua (genre grand monospace) qui affiche, sur le pare brise, la lettre C. La route de cette guagua est toujours tout droit depuis ses deux terminus (près de Playa Dorada, et près de Cofresi (là où se trouvent les hôtels Lifestyle, et Ocean World). Vous direz que vous allez au « Téléferico ». C’est signalé sur la route. Il vous restera à faire 650 mètres, mais d’une route particulièrement pentue. Si vous voulez, vous pourrez faire appel à un motoconcho (moto taxi) qui attendent toujours les clients là.
Retour, vous reprenez la guagua C en sens inverse, jusqu’à l’hôpital que vous verrez sur votre droite. Comme déjà indiqué, c’est le terminus des guaguas Puerto Plata – Rio San Juan. Mais, si vous oubliez de descendre à l’hôpital, aucune importance : la route de la guagua C et de la guagua Puerto Plata – Rio San Juan, est la même jusqu’au terminus de la C, peu après la 2ème entrée de Playa Dorada.
La laguna gri gri
Il s’agit d’une lagune qui s’est formée lors du tremblement de terre de 1958. Eaux cristallines, poissons, réserve naturelle d’oiseaux dont on dit que certaines espèces ne vivent que là. Deux belles plages. Prévoyez un maillot de bain et de quoi vous changer. Pensez à emporter un répulsif à moustiques : achetez dans un colmado, ou supérette, ou hypermarché, une bombe de « off ». Elles se repèrent très bien par leur couleur orange. Vous vous en vaporisez sur la peau, et plus de moustiques.
Pour y aller, en sortant de l’hôtel Tangerine, traversez, et n’hésitez pas à HURLER « NO TAXI » aux taxis qui « montent la garde » face à l’hôtel.
Puis, vous allez, avec la guagua Puerto Plata – Rio San Juan, jusqu’au terminus à Rio San Juan qui se trouve juste à l’entrée de cette petite ville. Vous prenez la rue qui entre dans la ville, jusqu’au bout. Là, vous pourrez prendre un verre au « café de Paris ». et vous rechercherez un bateau qui vous permettra de visiter la laguna gri gri.
La laguna Dudú
Je n’en vois pas vraiment l’intérêt si vous avez déjà visité la laguna gri gri. A Rio San Juan, on vous montrera la guagua pour aller à Nagua. Après avoir traversé Cabrera, vous y serez presque : la laguna Dudú se trouve entre Cabrera et Nagua.
Les « 27 charcos » (les 27 chutes).
Elles sont situées à Damajagua.
Même trajet, et mêmes guagua que pour aller à Maimón, mais c’est nettement plus loin, après la ville de Imbert. Ce que je reproche beaucoup aux organisateurs d’excursions est qu’ils ne préviennent pas qu’il s’agit d’une excursion qui ne convient qu’aux jeunes sportifs en parfaite forme physique. Donc, je n’insisterai pas sur cette excursion.
Retour vers les aéroports.
Aéroport de Puerto Plata : les informations données ci-dessus sont suffisamment complètes pour savoir comment y aller.
Aéroport de Saint Domingue
Vous prenez la guagua vers Puerto Plata. Elle traversera Sosúa, puis, environ 700 mètres de route de campagne qui longe la plage (playa Sosúa) qui relie les deux parties de Sosúa. Là, vous dites fort « Caribe Tours » (prononcez Caribai Tour), et on vous déposera à la gare routière. Prix 50 pesos, prix juin 2025). Vous achetez un billet pour « Las americas ». (Prix 600 pesos, prix juin 2025). Après, environ 2h30 de route, dont un bref arrêt à Puerto Plata, et un autre bref arrêt à Santiago Canabacoa, vous descendrez à La Vega. Puis vous prendrez l’autocar de correspondance pour « Santo Domingo Las Americas ». 2 heures plus tard, sans aucun arrêt (sauf technique pour chargement de paquets ou pour laisser monter un vendeur) vous arrivez au terminus Santo Domingo Las Americas. Si vous allez directement à l’aéroport, prenez un taxi (ils sont toujours là pour attendre les passagers de Caribe Tours). Distance : 7 km.
Mais je vous conseille plutôt de faire le trajet la veille. Idem, vous pouvez prendre un taxi pour aller passer une nuit à Boca Chica dans le petit hôtel dont je vous ai déjà parlé (13 km).
Ou bien, pour les plus téméraires, sortez de la gare routière, et allez vers la voie rapide Las Americas que vous devrez traverser. Ca semble impressionnant de traverser 2 fois 3 voies, mais la vitesse est limitée à 80 km/heure. Mais prenez votre temps. Là vous prendrez la guagua « Boca Chica ».
Le lendemain, vous prendrez un taxi pour aller à l’aéroport (11 km).
Aéroport de Punta Cana :
Il faut partir très tôt vu la longueur du trajet. Je préfère, pour plus de sûreté, faire un premier trajet la veille pour passer la nuit à Boca Chica (Voir ci-dessus). Puis le lendemain, guagua vers St Domingue et arrêt à Sabana Larga (voir ci-dessous) pour prendre l’autocar APTPRA (2 heures de trajet au départ de Sabana Larga).
Même trajet jusqu’à Las Americas. Là vous allez vous placer, sans traverser la voie rapide, sur le bord de celle-ci. Vous faites signe à la 1ere guagua Boca Chica (ou autre). Si c’est une autre guagua que Boca Chica, demandez, avant de monter «¿ Sabana Larga ? ». On vous dit « si » (oui), vous montez. Trajet de 16 km. Vous repérerez, sur votre droite, le très grand hôpital Dario Contreras. Quelques dizaines de mètres plus loin, vous êtes à Sabana Larga. Vous traversez, et vous verrez tout de suite la boutique « expreso Punta Cana ». Mais je préfère les autocars APTPRA : allez quelques dizaines de mètres plus loin vers la gauche.
Là, vous achetez un billet pour l’aéroport de Punta Cana (500 pesos). C’est le 1er arrêt officiel. Mais j’ai toujours vu faire un arrêt non officiel devant Punta Cana village qui se trouve face à l’aéroport.
Bon voyage.
Les plans sont là :