De retour de NY.
Un peu tristes, un peu nostalgiques, mais en même temps, remplis d’énergie que cette ville peut apporter. Nous étions sur le toît du monde.
Nous avons été très heureux de retrouver cette ville, son immensité, sa gigantesquitude. Ses bruits, ses odeurs, ses langues, ses buildings, ses avenues grouillantes, ses quartiers paisibles, ses canyons, son rythme qui ne s’arrête jamais, ses couleurs. Et tout le reste que j’oublie et qui vont me revenir sitôt après avoir cliqué sur « Envoi ».
Et nous avons aussi retrouver les new-yorkers, leur gentillesse, leur amabilité même face à des gens qui ont du mal à aligner les phrases, leur générosité, leur sens « civique » ( ?) (je laisse ma place dans le métro, je ne resquille pas dans les files d’attente, je renseigne spontanément même lorsque je suis pressé, je ramasse les crottes de mon chien). Ils parlent fort, sont pendus au téléphone ou textotent à longueur de journée, mais restent accessibles et adorent discuter. Il y aurait peut-être certaines choses ou comportement à leur emprunter.
Pas du musée, pas d’ESB ni du TOR.
Le planning a été grosso modo respecté et les modifications ont été la conséquence de la météo. LES et Chinatown ont été supprimés du programme (Pour Chinatown ce n’est pas une grosse perte mais c’est perso)
L’hôtel était situé sur Lexington avenue, à 3 blocs de Grand central. Avec terrasse qui donnait sur l’ESB ! Je passais beaucoup de temps (quand chérie chérie dormait ou n’était pas encore réveillée/prête/pomponnée) à observer ce géant puis Lexington avenue en contre-bas. L’avenue est (peut-être…) bruyante mais au 15 étage c’est à relativiser et lorsqu’on a cette vue on ne pense + aux coups de klaxons ou aux sirènes des ambulances. Et puis après avoir crapahuté, on s’endort plutôt très vite.
Voici qqs infos/sensations/retour en vrac qui sont BIEN SUR à prendre avec le recul nécessaire. Car chacun voyage différement et donc, tous les voyages sont différents.
Les gros +
East village : il fait bon s’y promener. Son rythme est (presque) nonchalant. L’espace y est dégagé.
Les jardins communautaires sont ouverts uniquement le week-end. S’ils sont ouverts en semaine, ce n’est pas avant midi ou 13h.
Les gens qui s’en occupent seront heureux de discuter avec vous (même si vous parlez très mal américain. L’espagnol pourra peut-être venir en renfort)
East village c’est un peu l’opposé de Lower Manhattan, Wall street où l’on sent le cœur de NY battre directement sous le bitume.
Harlem : c’est le beat ! Atmosphère particulière. Et le rythme est là, omniprésent. Nous ne y sommes pas forcement sentis à l’aise mais c’est envoûtant. L’amateur night à l’Apollo theater est à voir, à entendre et à vivre. La messe de la Convent baptist church restera un moment fort. La puissance du chœur est difficile à traduire.
Brooklyn et Brooklyn bridge : Brooklyn ressemble presque à un village. La vue depuis le pont est splendide.
La vue est obstruée dans le dernier quart dans le sens BrooklynManhattan.
Levain Bakery : à ne pas rater. Ne paye pas de mine. Mais votre odorat vous guidera.
Clinton St Baking Cie : je ne dirai qu’une seule chose. Essayer d’arriver assez tôt pour ne pas attendre trop longtemps.
Scotty’s (proche Grand central) est vraiment une bonne adresse pour commencer la journée avec des petits-déj copieux et accessibles.
Le chauffeur du shuttle de retour qui a fait deux détours très rapides pour nous permettre de voir une dernière fois la skyline et aussi la navette Challenger sur le dos de son boeing. Sympa.
Evidemment (et toujours) : Shake shack et Burger joint de l’Intercontinental.
Les petits –
Harlem : Graffiti hall of fame est fermé en semaine (car il se trouve sur le terrain de sport d’une école). Je l’imagineais + voyou et – policé.
Amy’s ruth : mauvais (pas grave) et c’est un nid à français (dommage)
Times square : Brooklyn dinner n’est pas très bon et (surtout ?) très cher. Pas de chance. On ne retournera ni à l’un ni à l’autre. Et on se fiera de moins en moins aux adresses données par les guides. Le on-dit est (bien ?) + intéressant.
Washington meuws est en travaux.
Le nounours du Seagram building a disparu.
Pier 17 ne présente guère d’intérêt (malgré ses immenses voiliers à quai) sauf à devoir s’abriter en cas de pluie, pour envie urgente de pipi ou pour boire un coup en cas de chaleur.
A savoir :
Les contrôles de sécurité à JFK sont bien + draconiens (c’est rien de le dire) que ceux de Charles de Gaulle. Ce qui signifie que la bombe de mousse à raser qui a fait l’aller, ne fera peut-être pas le retour. Idem pour le pulvérisateur d’eau minérale.
Bref, je pense que je vais continuer à rêvasser en regardant photos et vidéos, en lisant le forum, peut-être en suivant un ou deux blogs d’expat’ et en préparant le voyage suivant.
Bref, comment devenir addict d’une ville.
Ps : quant à la (mauvaise) réputation des français, elle n’est pas usurpée après avoir entendu ou vu certains comportements de compatriotes.
Pps :
Evasion2121 : nous ne sommes pas allés au Chart House donc pas de retour personnalisé ! ![]()
Sourisgrise : merci pour vos judicieuses suggestions
