Cuba. L'agonie du régime. ⏳

Forum Cuba

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Un dernier plan pour la déroute.

Le gouvernement cubain a annoncé vendredi 6 février 2026 un paquet de mesures d’urgence dans les domaines de l’éducation, du travail et du transport pour faire face à la crise énergétique que traverse le pays sous la pression des États-Unis.

“Le carburant sera destiné à la protection des services essentiels à destination de la population et aux activités économiques indispensables”, a résumé le vice-Premier ministre.

Parmi les mesures annoncées figurent la réduction de la semaine de travail dans les entreprises d’Etat à quatre jours, du lundi au jeudi, des restrictions à la vente de carburant, une réduction des services de bus et de trains entre provinces, ainsi que la fermeture de certains établissements touristiques.

En matière d’éducation, les journées de cours seront plus courtes et les universités fonctionneront sous forme semi-présentielle. Ces mesures doivent permettre d’économiser du carburant pour favoriser “la production de nourriture et la production d’électricité” et permettre “la sauvegarde des activités fondamentales qui génèrent des devises”, a précisé Oscar Pérez-Oliva Fraga.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Sur le plan politique, la situation demeure inchangée à Cuba. Aucune forme de dissidence n’est tolérée. La moindre manifestation publique — qu’il s’agisse d’un rassemblement ou d’une simple pancarte — entraîne immédiatement une répression sévère. En revanche, la situation économique, déjà fragile, se détériore à un rythme accéléré. La pénurie de pétrole touche désormais tous les secteurs. Même dans les quartiers touristiques de La Vieille Havane ou dans celui des ambassades à Miramar, les ordures s’accumulent et ne sont plus ramassées régulièrement, faute de carburant pour les camions.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:

La Havane/ À côté de moi dans le taxi collectif, un jeune homme écoute une vidéo YouTube à plein volume sur son téléphone. La vidéo critique violemment Alejandro Castro Espín, emploie à plusieurs reprises le mot « dictature » et dénonce la répression du régime cubain. Personne ne s’en offusque. Personne ne lui demande d’éteindre son appareil. Personne ne le contredit sur le plan idéologique. Quelques minutes plus tard, dans une longue file d’attente devant une agence du monopole Etecsa, une femme écoute une chanson de Los Aldeanos qui critique le castrisme. Les employés de l’État ne semblent pas s’en soucier, et certains dans la file d’attente chantent même le refrain.

Jamais auparavant le gouvernement cubain n’avait été critiqué aussi ouvertement. Je ne me souviens d’aucun moment, dans notre histoire récente, où les critiques du Parti communiste aient été aussi répandues, aussi virulentes et aussi bruyantes.

Les défenseurs du système sont fortement désavantagés à Cuba. Il ne reste plus rien de la ferveur idéologique qu’ils manifestaient autrefois. Nombreux sont ceux qui gardent le silence, guettant le changement qui se profile inévitablement, tandis que d’autres ont rejoint les rangs des critiques à une vitesse surprenante. Les masques tombent, les médailles sont dissimulées, et féliciter l’opposant du quartier est devenu une façon d’afficher clairement sa position. Le rapport de force entre ceux qui s’accrochent au modèle actuel et ceux qui souhaitent une ouverture politique penche largement en faveur de ces derniers. Nous sommes, en fin de compte, la majorité, et « ils » le savent.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Visite de Bruno Rodríguez à Madrid

Avec comité d’accueil de cubains…

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Un article surréaliste dans cubadebate (la presse officielle communiste; la seule autorisée)

Quel genre de Cuba voulons-nous ?

C’est bien le moment de se poser la question après 67 ans de parti unique. Il n’y avait pas de projet jusque là ?..

Castro-communisme :person_gesturing_no:. Ca sent le sapin…

Un cubain répond dans les commentaires de l’article:

Peter a dit :

Nous voulons une Cuba libre et démocratique, où règnent la liberté d’entreprendre, la liberté d’expression, la liberté de choisir ses dirigeants, la paix, sans répression ni violations des droits humains, une société éradiquée de la corruption, où le peuple est prospère et où chacun décide de son propre avenir sans ingérence d’aucune autorité. Nous voulons également qu’il n’y ait aucune différence entre les exilés et les Cubains résidant sur l’île.

18 février 2026 à 16h09

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour,

tout cela est bien triste, et pourtant tout était tellement prometteur il y a quelques lustres
(ndlr : 1 lustre est égal à 10 ans.).

Dans un autre registre, mais peut-être le parallèle est-il douteux, nous aussi en France nous avons notre Fidel Castro, ou plutôt notre Fidela Castra.

Je vous laisse chercher, indice, cette personne est édile, je n’en dis pas plus.

Bonjour,

Alors plus que quelques lustres puisque un lustre est égal à une période de cinq ans.

Ah, au temps pour moi, vous avez bien fait de corriger, comme quoi, on en apprend tous les jours.

Bonjour :slightly_smiling_face:,

*Qu’est-ce qui est triste ? *
La peur qui change de camp ? La chute de la dictature ? La fin prochaine de la répression castriste ?..

Sur le plan intérieur : famine, chair à canon pour la guerre de Poutine, exploitation de professionnels recrutés à l’étranger, répression, emprisonnements politiques, racisme, divisions familiales, coupures d’électricité, criminalité, crise sanitaire et éducative, corruption, exode. Est-ce que cela vaut la peine de continuer ?


Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

La Révolution a perdu de son lustre.

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Pourquoi la dictature cubaine tombera avant 2027

Le sentiment d’une fin d’ère est palpable et renforcé par les pénuries de services essentiels et de carburant.

Le sentiment d’une ère qui s’achève est palpable. Ce sentiment est renforcé par les pénuries de carburant et leurs conséquences sur l’électricité et les transports ; par la rareté des denrées alimentaires et des médicaments ; par la montée de la répression et de la criminalité ; et par le manque de services essentiels tels que les soins de santé et la collecte des ordures . La résurgence de maladies infectieuses, comme la dengue et le chikungunya – communément appelés « le virus » – ne fait que souligner l’horreur de la situation.

Pendant des décennies, le régime castriste, invoquant l’orthodoxie révolutionnaire, a condamné et persécuté toute forme d’initiative privée, qu’il considérait comme un facteur d’inégalité. Ce climat de fin de cycle, exacerbé par le manque flagrant de solidarité au sein de ses élites, renforce le sentiment, chez la majorité de la population, d’avoir été trahie par la Révolution . L’amertume est d’autant plus grande qu’il devient évident que, dans ce naufrage, chacun est désormais livré à lui-même.

Le déclin du régime cubain est antérieur au retour de Trump à la Maison-Blanche et relève, dans une large mesure, de la seule responsabilité du régime au pouvoir depuis près de 70 ans. Il ne faut pas oublier que la plupart des problèmes étaient déjà présents fin 2024, même si la situation s’est accélérée au cours de l’année écoulée.

Avant l’été ou la fin de l’année, d’une manière ou d’une autre, comme me l’a dit un ami cubain, avec ou sans pression internationale, la dictature finira probablement par tomber. Son maintien au pouvoir dans l’immédiat relèverait du miracle . Par conséquent, dans les circonstances actuelles, la solution la plus logique serait de cesser de nuire à la population. Ce ne sera certes pas un processus facile, mais il sera néanmoins nécessaire et approuvé par la majorité de la population.

En 2020, l’auteur-compositeur-interprète Ray Hernández a composé « El Bucanero » (Le Boucanier ), une description saisissante des difficultés que traversait le régime, le comparant à un vieux voilier : « La ligne de flottaison est percée de trous et le mât principal est brisé », « l’ancre est rouillée… et il n’y a pas un seul pied de bois qui ne soit rongé par les termites. » Bien qu’il ait par la suite nuancé ses critiques, se soit déclaré communiste et loyal au gouvernement et à la Révolution, et ait vivement condamné les manifestations de juillet 2021, un vers de sa chanson résume parfaitement la situation actuelle : « Oubliez le trésor, car nous avons perdu la carte . » Face à l’ampleur de la catastrophe, la question est de savoir si un cartographe se profile à l’horizon, capable de tracer une nouvelle carte qui permettra à la société cubaine de naviguer dans les eaux tumultueuses qu’elle devra traverser dans un avenir proche et de redevenir la Perle des Caraïbes.

https://www.elmundo.es/opinion/2026/03/08/699842ffe85ece59318b459a.html

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Cuba : fin de récréation pour le régime

C’est la mère des révolutions latino-américaines. Le dernier État officiellement communiste de l’Occident. La chute de Nicolás Maduro et l’arrêt des livraisons de pétrole par le Venezuela ont achevé de précipiter l’île dans le gouffre économique et social. Mais l’embargo renforcé par Donald Trump cache un système qui a étranglé sa propre population. Ingénieux et résilients, les Cubains n’ont d’autre envie que de s’affranchir de leur prison à ciel ouvert. Washington promet un changement historique tandis que le régime compte bien trouver une porte de sortie…

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Les dirigeants cubains cherchent à sauver leur peau

Miguel Díaz-Canel, l’homme d’État raté d’une dictature en phase terminale

Dépourvu de charisme, d’autorité et doté d’un penchant pour la répression, le dirigeant cubain incarne l’épuisement politique du castrisme.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Hasta pronto
Chavitomiamor

1 « J'aime »

Tu habites où en France ?
Dans le nord, le sud ?

Alors maintenant tes lectures ce sont le Figaro, la Croix…
Je suis MDR…

Et tu as voté pour qui aujourd’hui ?

Et tu es venu en Espagne en vacances.
Le gvt Sanchez c est gauche, gauche radicale et communiste depuis 2018.
Mais Sanchez ne va pas rester.
Toutes les régions passent à droite et extrême droite sauf la Catalogne.
Tu vas pouvoir venir plus souvent.

Il y a un article de El Pais, pour changer du Figaro, que je n ai pas pu lire en entier…:

"Lorsque le secrétaire d état Marco Rubio a déclaré il y a quelques semaines que le problème fondamental de Cuba était son économie, plutôt que la liberté ou la démocratie, Andy Gomez, ancien directeur de l Institut d Etudes Cubaines et Cubano-Americaines de l Université de Miami, n en croyait pas ses oreilles. “Je me suis dit: non, je ne peux pas croire cet…”

Je ne crois pas que tes articles aient beaucoup d impact ici.
Le Routard est un forum de voyageurs.
A un échelon national.

Tu devrais plutot créer une chaine youtube et tu aurais un public international avec plein d abonnés.

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Oui vous avez vendu du parc d’attraction révolutionnaire pendant des années.

On avait bien compris.

Après avoir fredonner pendant des années aux touristes…: :notes:Aquí se queda la clara
La entrañable transparencia
De tu querida presencia
Comandante Che Guevara:notes:

Après avoir traité les exilés cubains de “gusanos”.

Maintenant il est temps pour fofie d’effacer les traces de son passé militant.

Mais pas aussi facile que de changer de répertoire à l’heure des traces numériques.

Reste cette haine des riches caractéristique.

Chassez le naturel. Il revient au galop.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Je ne visite pas un pays en fonction de sa couleur politique. Sinon je ne serai jamais allé à Cuba et ailleurs.

La jeunesse cubaine fait perdre le sang froid et les dernières illusions de nos yumas nostalgiques de la révolution castriste.

Dans nos petites communes. On a déjà du mal a trouver des gens qui se dévoue à gérer le quotidien. Alors tu sais on ne fait pas le difficile. On vote utile. Pas politique.

Sinon oui je lis le Figaro, l’Huma, Libé, la Croix, Les Échos… Depuis le temps, tu n’as pas remarqué que je publie des articles de toute presse.

Hasta pronto
Chavitomiamor.

Ah …

Et donc toi qui te désintéresse de la politique quand tu voyages et qui vote utile et non politique,
que fais tu sur un forum de voyageurs à nous mettre du politique tous les jours de l année 24h/24h et 365 jours par an…?

Tu es le seul sur le Routard à fonctionner comme ça.

Pauvre petit monsieur mesquin et ignorant qui connaît si bien les paroles à la gloire d’un assassin. Celui qui a si bien retourné sa veste et que plus personne ne glorifie c’est bien vous, le petit dictateur de ce forum avec sa sbire espagnole

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Il ne faut pas confondre actualité et politique. Même si parfois les 2 se télescope.

Pourquoi il n’y a plus de touristes à Cuba ?

C’est d’actualité. Mais peut être une cause politique.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Absolument faux, les gens partent et reviennent faire du business ici, acheter une maison …… Va falloir à un moment que vous pensiez par vous mêmes après toutes ces années à faire du copie colle. Apparemment votre cerveau est complètement anesthésié par des années de rancoeur envers ce pays qui vous méprise et vous a floué.

Ignorant, les gens ne viennent plus à cuba car la majorité des touristes veulent ce que vous êtes vous même venu chercher, la facilité, les cubains au service a pas cher, le monsieur il se faisait même apporter son pain à domicile, même pas capable d y aller avec sa bicyclette, le soleil…l’histoire qui n’existe plus et pour certains comme vous les relations à bas prix. Même pas capable d’avoir vécu ici pendant le Covid et se s’investir vraiment. Pathétique et ça donne des leçons

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Pour retourner au sujet de cette discussion :

Hasta pronto
Chavitomiamor

Cela sent le sapin !

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Cuba est en train de mourir

Cuba et les États-Unis cherchent des solutions au blocus qui étouffe l’île , mais qui sont les interlocuteurs à Cuba ? Veulent-ils maintenir le régime castriste au pouvoir, le canal Díaz-Canel n’étant plus qu’un simple pont , comme le dit la chanson de Buena Fe ? Le système politique et économique cubain a échoué. Les causes sont multiples, depuis l’embargo imposé il y a plus de 60 ans par les États-Unis jusqu’à la mauvaise gestion du gouvernement cubain. Le peuple n’en peut plus. Il meurt de faim, de maladies, d’insalubrité et de désillusion. Des rébellions éclatent au sein de petits groupes désorganisés , et les manifestations nocturnes, ponctuées de coups de casseroles, s’intensifient en raison des coupures de courant incessantes. Affirmer que les pourparlers visent à « identifier les problèmes et les solutions possibles » est honteux. La population a déjà exprimé ses besoins : nourriture, liberté et autodétermination.

José de la Paz Naranjo . Saint-Sébastien

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Matilde Visoso, mère célibataire s’occupant d’une fille malade, a raconté qu’elle était bouleversée par la crise qui s’aggrave sur l’île et qu’elle souhaitait un changement dans cette nation des Caraïbes.

«Cuba attend Trump et Marco Rubio, car nous ne pouvons plus attendre. C’est trop — il y a beaucoup de répression, il y a beaucoup de faim, a déploré cette femme au foyer de 64 ans. Cuba est en larmes.»

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

“Tout ce qui est disponible est accaparé par les puissants” : à Cuba, les habitants appellent à la fin de la dictature

Un système dictatorial

Sur l’île, certains artistes expriment clandestinement cette colère à travers leur texte, comme ce rappeur qui déplore que les Cubains n’osent pas manifester dans la rue. Il faut dire qu’ils risqueraient de lourdes peines de prison. “C’est un système dictatorial, les pauvres se sont habitués à la pauvreté et comme ils ont peur de la répression, ils se contentent de vivre avec des miettes, vous comprenez ? Moi, ma peur, c’est que ma mère tombe malade et qu’elle meure à l’hôpital parce qu’il n’a pas les moyens de la soigner, mais je n’ai pas peur du gouvernement”, affirme cet artiste.

“Trump, c’est le seul qui peut nous sortir de là. C’est un ami mauvais, mais c’est notre seul ami”, ajoute-t-il. Les habitants de l’île se demandent si Donald Trump parviendra à venir à bout du régime cubain ou bien s’il se contentera de négocier des concessions économiques sans provoquer de véritables effondrements.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Le petit-fils de Fidel Castro, Sandro Castro : « Les Cubains veulent le capitalisme et Díaz-Canel n’a pas fait du bon travail. »

Le jeune homme a reçu le correspondant de CNN, Patrick Oppmann, dans son appartement de La Havane.

Sandro Castro, l’un des cinq petits-fils de Fidel Castro et Dalia Soto del Valle, a affirmé que de nombreux Cubains soutenaient le capitalisme et aspiraient à un modèle capitaliste souverain. Il a déclaré sans ambages que la majorité des Cubains souhaitaient le capitalisme, et non le communisme.

Concernant le mécontentement généralisé au sein de la société cubaine, Sandro Castro a été direct : « La majorité des Cubains veulent le capitalisme, pas le communisme. Et cela a créé des divisions et, malheureusement, de la haine. »

Hasta pronto :wave:
Chavitomiamor

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Cuba : la fille de Fidel Castro dénonce un régime à bout de souffle

Alina Fernández a fui La Havane en 1993, à l’âge de 37 ans, pour s’installer à Miami, où elle est devenue l’une des critiques les plus virulentes du régime communiste de son père.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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« Voulez-vous que Díaz-Canel quitte le pouvoir ? » : Un sondage a été publié sur les réseaux sociaux et voici ce que disent les Cubains.

Un sondage informel publié sur Facebook par le militant cubain Elieser El Bayardo avec la question « Voulez-vous que Díaz-Canel quitte le pouvoir ? » est devenu un phénomène viral ce week-end, accumulant des milliers de commentaires en quelques heures avec un résultat écrasant : la grande majorité des participants, connectés depuis l’île, ont répondu oui.

El Bayardo lui-même a souligné l’importance de l’exercice : « Cela peut paraître absurde, mais ça ne l’est pas. En seulement 3 heures, plus de 8 000 commentaires et pratiquement 95 % disent oui, il devrait quitter le pouvoir. Je peux également vous assurer que plus de 59 % des vues de la publication proviennent de Cuba. »

Le fait que plus de la moitié des personnes ayant consulté le sondage se trouvent sur l’île, où l’accès à Internet est limité et où la répression de la participation aux environnements numériques s’accroît, confère un poids symbolique considérable à l’exercice, malgré son caractère informel et non contraignant.

Les commentaires des Cubains allaient du sarcasme à l’exaspération la plus sincère. « Même lui connaît la réponse », a écrit un internaute. Un autre s’est montré plus catégorique : « Je veux qu’il soit rayé de la vie et de l’histoire des Cubains. » Un troisième a misé sur le multilinguisme pour appuyer son propos : « Oui, oui, oui, sì, sim, ja… voilà ma réponse en 10 langues. Ce n’est pas que je sois polyglotte, c’est que je voulais qu’elle soit comprise dans le monde entier. »

L’humour ne manquait pas : « Bien sûr, oui, mais il ne devrait pas y aller seul, il devrait emmener tout l’équipage » ; ni l’ironie la plus directe : « Je pense que cette question est inutile. »

Mais certaines voix se sont élevées pour souligner que le problème dépasse le cadre individuel. « Nous le souhaiterions tous, mais remplacer une personne par une autre ne résout rien. Ce qu’il faut, c’est la démocratie et la justice », a écrit un participant. Un autre a conclu par une phrase qui résume le sentiment général : « Le plus important, c’est une Cuba libre et démocratique ; au final, un poste nommé peut être remplacé par un autre. Patrie et vie. »


La triple crise cubaine : économique, politique et sociale

Alors que Cuba est aux prises avec un effondrement économique, une instabilité politique et des troubles sociaux, l’échec du modèle révolutionnaire a atteint un point de non-retour.

D’un point de vue économique, Cuba n’a actuellement rien à exporter, si ce n’est des médecins. Pendant la majeure partie de son histoire, le pays a été le premier producteur mondial de sucre ; cependant, il n’a pas investi dans la réparation et la modernisation de ses sucreries, qui en avaient pourtant cruellement besoin. Quelques années avant sa mort, Fidel Castro a porté le coup de grâce en fermant plus de la moitié d’entre elles. De ce fait, Cuba n’a aujourd’hui que des médecins à exporter, ce qui soulève un autre problème : celui de considérer les personnes comme des marchandises et de ne pas leur offrir des salaires décents.

Politiquement, Cuba manque actuellement de légitimité gouvernementale. Après la mort de Fidel Castro, son leadership messianique et charismatique a pris fin. Son frère, Raúl Castro, lui a succédé, le soutenant toujours par son appui militaire. Raúl n’avait cependant pas le charisme de Fidel, cette capacité à transformer chaque problème cubain en une vision de la nécessité pour le peuple de se sacrifier pour un avenir meilleur. Réformateur, Raúl a tenté d’introduire des réformes de marché, autorisant un certain niveau de travail indépendant, bien que ses réformes n’aient pas eu d’impact significatif.

Raúl a choisi Miguel Díaz-Canel, le nouveau président, comme successeur. Díaz-Canel, cependant, manque de la légitimité de la Révolution, n’est pas du tout charismatique et n’a pas été capable de gérer l’économie cubaine pour résoudre aucun de ses problèmes.
Les problèmes économiques et politiques de l’île ont engendré des protestations sociales massives, menées par une population qui ne croit plus à l’idéal d’un avenir meilleur fondé sur le sacrifice et qui lutte quotidiennement contre de graves difficultés : pénurie alimentaire, manque d’essence et coupures d’électricité. La population vit des envois de fonds de familles et d’amis partis depuis longtemps, exilés comme réfugiés ou réfugiés cherchant simplement une vie meilleure ailleurs, notamment aux États-Unis, en Espagne et en Amérique latine. D’une nation qui comptait 11,2 millions d’habitants il y a à peine dix ans, on estime aujourd’hui sa population à environ 8 millions. C’est une fin tragique pour une nation qui, malgré les inégalités qui persistaient au moment du triomphe de la Révolution (inégalités de classe, de race et de genre), était prospère. L’utopie communiste à laquelle tant de gens croyaient et pour laquelle tant d’autres se sont sacrifiés a tout simplement échoué.

https://espanol.umich.edu/noticias/2026/04/10/la-triple-crisis-de-cuba-economia-politica-y-sociedad/

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Chavitomiamor

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La dynastie Castro contrôle encore l’avenir de Cuba

La rumeur court que le petit-fils préféré de Raúl Castro serait l’interlocuteur privilégié par Washington pour négocier l’ouverture, si ce n’est la fin, du régime communiste. Elle confirme le pouvoir de la dynastie implantée sur l’île depuis soixante ans par les frères Castro, souligne la revue en ligne cubaine indépendante “El Estornudo”.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Chavitomiamor

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Les entreprises ne fonctionnent plus, les administrations n’ouvrent que deux ou trois jours par semaine, les files devant les banques s’allongent et la vie quotidienne se réduit, pour la majorité, à survivre au jour le jour.

10 euros le litre d’essence !
Dans les rues de La Havane, la circulation automobile est devenue une rareté ; sur les routes nationales, elle a presque disparu. Le carburant, si précieux, se négocie au marché noir à des prix délirants : quatre euros le litre de diesel, jusqu’à dix pour l’essence. Même les ambassades sont rationnées : vingt litres hebdomadaires pour un seul véhicule.

Combien de temps un régime peut-il tenir ainsi ? Nul ne le sait. Ce qui frappe, c’est l’absence de volonté de réforme. Le journal télévisé attribue la crise exclusivement au blocus américain, sans jamais évoquer les responsabilités internes. La population, elle, n’en peut plus.

Les magasins d’État sont vides. Les rares aliments de base disponibles, surtout le riz, proviennent de l’aide internationale (Mexique, Chine, Vietnam, Russie principalement). Le peuple cubain, habitué depuis des décennies aux restrictions, souffre pourtant comme jamais. La misère s’étale au grand jour. Les rues de La Havane sont parcourues de mendiants, les pharmacies sont vides, les rares médicaments se vendent à la sauvette dans les rues. Les poubelles débordent, les ordures n’étant plus ramassées, faute de carburant.

Malgré tout, la population demeure étonnamment calme, paralysée par la peur de la police et de la répression. Pas de soulèvement, seulement des protestations sporadiques, vite réprimées, contre les coupures d’électricité, qui peuvent durer plusieurs jours d’affilée. Impossible dans ces conditions de conserver quoi que ce soit de périssable.

Indifférence du pouvoir

Beaucoup de Cubains espéraient une intervention américaine. Mais avec la guerre en Iran et le temps qui passe, cet espoir s’étiole. Le régime semble indifférent à la souffrance de la population. Il préfère laisser le pays s’enfoncer plutôt que d’engager des réformes qui pourraient menacer sa propre survie.

Car, comme toujours lorsque l’économie se réduit à un vaste marché noir, une minuscule élite profite de cette crise.

Le ravitaillement de l’île repose sur des importateurs, liés à la nomenklatura communiste, qui font fortune dans cette situation.

Cuba tient encore debout, mais sur un fil. Jusqu’à quand un système peut-il survivre lorsqu’il s’effondre tout en profitant à une infime minorité ?

Hasta pronto
Chavitomiamor

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Hasta pronto
Chavitomiamor

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Le régime plus que jamais dans le viseur
Si le régime cubain est aujourd’hui au centre des critiques pour sa gestion de la situation, il l’est aussi pour ses privilèges. Selon un enquête de la BBC, publiée à la mi-avril, le pouvoir aurait accumulé plus de 18 milliards de dollars de réserves et réaliserait également des bénéfices de plusieurs milliards grâce à la holding des frères Castro, Gaesa (groupe de gestion d’entreprises S.A), elle-même contrôlée par les Forces armées révolutionnaires cubaines.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Combien de temps peut durer une fin ? L’énigme reste entière concernant la survie du régime castriste à Cuba, confronté à une embolie économique mortifère. Plus d’essence, plus de diesel, une crise humanitaire aiguë, un pouvoir sans idées autre que le contrôle répressif de sa propre population. Depuis des mois, l’administration Trump caresse publiquement l’idée d’un changement de régime à Cuba, par une action décisive, éventuellement de nature militaire.

https://www.lemonde.fr/international/article/2026/05/19/cuba-l-administration-trump-accroit-sa-pression-pour-un-changement-de-regime_6691389_3210.html

Hasta pronto
Chavitomiamor

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Effondrement à Cuba

Le régime castriste doit entamer une fois pour toutes le processus d’ouverture à la démocratie, étant donné la paralysie totale de l’île.

Hasta pronto
Chavitomiamor

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