Comme un trait (de côte …) surlignant l’horizon matin, tel apparaît la silhouette longiligne de l’île d’Anguilla lorsqu’on l’aperçoit depuis la mer. C’est cet aspect tout en longueur qui a motivé son nom. Le célèbre navigateur et « découvreur » Christophe Colomb pour la baptiser l’a ainsi comparé à une anguille …
Située au cœur des Caraïbes, cette petite île s’étire entre ciel et mer sur environ 26 kilomètres pour seulement 5 de large.
Le ferry vient de quitter l’île de Saint-Martin en direction de Blowing Point Harbour, le port et la porte d’entrée maritime d’Anguilla.
Notre programme ensuite ? Un road trip en quelque sorte à sillonner l’île, plutôt en long qu’en large ! En fait, on s’apprête à en faire le tour pour profiter de son ô combien séduisant littoral, de plage en plage, mais pas seulement …
Une dernière petite précision, le « road trip » se fera obligatoirement en conduisant à gauche, Anguilla est en effet un territoire ultramarin du Royaume Uni.
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Sur le ferry … le temps de traverser le bras de mer qui sépare l’île de Saint-Martin de celle d’Anguilla. Une bonne vingtaine de minutes de navigation sont nécessaires pour atteindre le port de Blowing Point.
Un oiseau marin nous accompagne, comme s’il nous guidait vers notre destination.
La gare maritime est maintenant en vue, une structure cubique qui en impose pour une île de seulement 15 000 habitants, environ.
Le nom de l’île s’affiche ici en grandes lettres affublées d’un cœur, le classique « Love » qui fleurit ainsi un peu partout, à l’entrée des villes et donc de cette petite île.
Le moment de débarquer approche, juste après quelques manœuvres indispensables pour accoster au bord du quai.
Ensuite, place à quelques formalités douanières. En effet on vient de poser le pied en terre étrangère, Anguilla est un territoire britannique d’outremer.
Cette gare maritime paraît presque flambant neuve mais le passage devant le douanier se fait à l’ancienne, avec même un coup de tampon frappé sur le passeport ; à l’époque du tout électronique on a un peu perdu l’habitude de voir son passeport estampillé du sceau d’un pays visité.
Autre formalité à effectuer avant de s’installer au volant pour débuter notre périple, prendre possession de la voiture de location réservée. Conduire à Anguilla demande aussi de faire valider son permis de conduire en réglant une Driver’s licence locale.
Et le loueur en me donnant les clefs d’insister sur la principale recommandation à ne pas oublier lors de la conduite sur les routes de l’île : « Rouler à gauche ! ».
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Anguilla étant surtout renommée pour ses plages, les visiteurs en général débutent leur parcours en filant sans tarder vers une d’entre elles, on peut le comprendre.
Bref, est-ce par esprit de contradiction ? On va entamer notre découverte par un autre site, un des rares « monuments » de l’île. Un monument de pierre.
Direction vers l’extrémité ouest d’Anguilla. Là, le sable clair laisse la primeur aux falaises ocres et à une spectaculaire arche rocheuse qui vaut le coup d’œil.
Cette arche est située tout au bout d’une piste chaotique faite de terre, de cailloux et de nids de poule.
Même si l’on a l’impression d’être au milieu de nulle part, ici le touriste est attendu. L’accès à la vision de l’arche est encadrée pour ne pas dire ceinturée, comme également le petit terrain qui fait office de parking (obligatoire).
Un souriant guide « Bondy ou Bandy … » ?, si je me souviens bien, nous présente les lieux en quelques mots … mais seulement après avoir réglé les 5 dollars par personne pour la vue et les photos. Soit !
Ici, il y avait auparavant une grotte qui s’est effondrée dans les années 70 en laissant ce décor et en point fort cette arche monumentale.
Cette côte avec sa succession de falaises abruptes s’avère impressionante mais on l’a compris, elle s’effrite sapée par l’assaut des vagues et des tempêtes.
Mettant en garde les curieux randonneurs, un panneau alerte du danger d’une balade au bord de ces à-pics. D’ailleurs, le sentier longeant en zigzag ce trait de côte est fermé par un grillage.
Finalement c’est un peu dommage, nous ne pourrons voir de plus près le jet d’eau jaillissant par intermittence d’un impressionnant «Trou de souffleur » !
Mais notre sympathique Bondy me le montre en pointant son index. « C’est là, un peu plus loin entre ces deux parois rocheuses ». - Ah, ok !
J’aperçois ainsi à plusieurs reprises un faible jet en mode brumisateur. Il jouait « petit » ce jour-là, le temps était clément (et c’était tant mieux …) et la mer plutôt calme.
Bref, on l’aura tout de même aperçu ce « Blower hole » … après être passé auparavant au Blowing Point, en débarquant sur l’île. Décidément, le vent et les alizés auront inspiré les locaux pour donner des noms à ces deux lieux de l’île.
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Reprise du volant (à droite) pour rouler (à gauche), of course !
Heureusement, ces petites routes sont peu fréquentées, cela permet de s’habituer peu à peu à cette conduite à gauche et à ne pas se laisser dominer par ses automatismes … et voilà qu’encore je déclenche les essuie-glaces au lieu du clignotant, ah ces commandes inversées, grr !
Chemin faisant, à quelques centaines de mètres de la côte, la petite route longe un paysage de campagne. Une végétation aride avec des arbustes et quelques brins d’herbes sèches, de quoi ouvrir l’appétit à ces biquettes, Bê ! Bê !
Quant à ces chevaux, eux, ils sont silencieux et attentifs à l’amateur de photo qui dirige son objectif vers cette case traditionnelle en bois. Toute pimpante avec sa teinte rose.
Cependant, il faut bien le reconnaître, un tel panorama rural avec une ancienne case en bois n’est plus l’image la plus courante sur Anguilla et ce, depuis l’essor du tourisme balnéaire.
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Retour vers le littoral avec une première escale au bord d’une plage, une transition entre les falaises ocres et les étendues de sable blanc.
Voici Barnes beach, la discrète. La baie et la plage, peu fréquentées, sont encadrées et parsemées de rochers.
Donnant directement sur la plage, un bâtiment a de quoi surprendre. Non, il ne s’agit pas d’une résidence pour touristes comme on pourrait s’y attendre mais d’une Université !
L’UAA … l’Université Américaine d’Anguilla où des étudiants débutent, en autre, des études médicales, l’inscription de School of Medecine en témoigne.
Un tel emplacement avec ce décor de rêve, est-il le plus favorable pour se concentrer pour « bûcher » ses cours ? On reste dubitatif !
Elles sont pourtant invitantes ces chaises de plage et donnent l’envie de s’y poser un moment … Mais non, un autre souhait, plus fort à cet instant de la matinée, nous pousse à poursuivre la découverte de l’île.
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Continuons donc le périple avec un arrêt à Meads beach. Une des plus réputées plages de l’île.
Un premier coup d’œil après s’être garé ne trompe pas, on est vraiment ici au bord d’un éden bleu. Je pourrais énumérer une liste de superlatifs pour décrire cette longue plage : paradisiaque, sublime … mais plus sincèrement et beaucoup plus simplement, voilà les mots et les exclamations que tout visiteur prononce en découvrant cette plage : « Wow ! Oh là là ! … Super, j’adore ! ». Quant aux visiteurs américains, eux, c’est bien entendu le classique « Oh my god ! » qui leur vient spontanément à la bouche.
L’effet Waouh ! est ici garanti : un tel sable clair et un bleu si intense idéalement mis en lumière par le soleil. Ça ne s’oublie pas !
… et en tournant le regard l’autre partie de la plage : “Wow !”, encore.
Grisé par l’enthousiasme d’une telle vision … on voudrait, impatient, profiter de tout à la fois. Fouler le sable les pieds caressés par l’écume des vagues, s’immerger et nager dans ces eaux cristallines, se reposer sur le sable … et immortaliser ces instants en prenant des photos sans attendre et sous tous les angles … ce sera mon premier choix, on ne se refait pas !
En plan large, en perspective ou en gros plan … mais que ce décor est plaisant à photographier !
Au bout de Meads beach, sur la corniche, le prestigieux Hôtel Malliouhana idéalement placé, offre à n’en pas douter à ses clients des vues à couper le souffle … bon, offre n’est sans doute pas le terme le mieux choisi car pour tous ces privilèges, emplacement et luxe, les tarifs de séjour explosent !
Une précision au sujet de ce nom Malliouhana, on le rencontre régulièrement sur l’île … c’est le nom donné il y a bien longtemps à cette île d’Anguilla par ses premiers habitants, les Caraïbes.
Certains voguent au large pour profiter de ce littoral et pour nous le moment de reprendre la route …
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Toujours sur cette même côte, un nouvel arrêt s’impose. Un belvédère est ici aménagé pour bénéficier d’un point de vue presque aérien sur la jolie Baie de Sandy Ground.
On est loin de tout sur cette île au milieu de la Caraïbe mais avec ces panneaux et les distances indiquées, on mesure l’éloignement … Paris n’est qu’à 6716 kilomètres.
Une anse régulière de sable entre mer et plan d’eau … saumâtre. Plusieurs étangs séparés de la mer jalonnent ainsi le littoral d’Anguilla. Autrefois, les anguillais y exploitaient le sel.
En photo ci-dessous, cet autre « Pond » vu plus à l’Ouest de l’île, des eaux aux reflets rosés et des oiseaux, aux fines pattes comme des échasses, qui barbotent entre filet d’eau et vase.
Revenons au balcon sur la mer en surplomb de la Baie de Sandy Ground, la vue s’étend vers le large avec un point d’accroche, un minuscule îlot où le sable blanc domine. Et au centre de ce confetti bien nommé Sandy island, on voit juste une poignée de palmiers et quelques toits, ceux d’un resto de plage.
Direction à présent vers Sandy Ground, le banc de sable. Une route en lacets et en descente parcourue et nous voici sur la plage. Bien calme ce matin.
Quelques embarcations de pêcheurs ancrées dans la baie, un étal de souvenirs et de fripes pour touristes et un établissement dont le bleu intense ne passe pas inaperçu. Pour ce cadrage j’ai intégré les voitures garées, histoires de compléter la palette de nuances.
Le bleu et le orange ton brique sont les couleurs signature de l’île d’Anguilla. Elles dominent donc pour la décoration des façades, des fresques et aussi de ce parc.
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Incontournable lors de toute visite d’Anguilla, un passage ou un plutôt un long arrêt, c’est selon vos envies, à la plage de Shoal Bay.
Sans doute la plus célèbre de toute l’île et probablement la plus fréquentée … même si sa si longue étendue laisse de la place pour y profiter de son propre coin de tranquillité.
Un parking (gratos !) à proximité de l’accès principal de la plage est très pratique pour s’y garer.
Le chemin qui mène à la mer semble bien quelconque pour une plage souvent vantée comme le top des tops de toutes celles des îles Caraïbes.
Il faut bien l’admettre, Shoal est séduisante à souhait ! La perspective vers la droite et sa pointe de sable bordée de cocotiers est vraiment un must et mérite le qualificatif de paradisiaque.
Et de l’autre côté, la vue n’est vraiment pas mal non plus avec ce rivage de sable qui semble infini.
Le long de la route qui surplombe ce littoral … une autre vue du banc de sable de Shoal et de ce fascinant bleu marine, à perte de vue.
Quelques cossues villas ou autres résidences de luxe jouissent de ce panorama d’exception, un vrai privilège dont on ne doit pas se lasser … et si on prenait encore plus de hauteur ?
Souvenir d’un survol de ce littoral, une splendide vue avec ce camaïeu de bleu lagon.
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Retour au sol et au bord de cette côte avec une nouvelle baie qui associe plage et port de pêche. Escale ici à Island Harbour.
L’atmosphère est on ne peut plus paisible en cette chaude après-midi. Il n’y a pas foule en bord de plage, seuls quelques locaux attablés dans cette cahute sont en train de jouer aux dominos.
Près du ponton des casiers vides laissent imaginer les fameuses langoustes piégées régulièrement dans ces nasses.
Au-delà du ponton et à seulement quelques centaines de mètres, on aperçoit l’île de ce port d’Island Harbour … Scilly Cay, c’est son nom.
Sympa parait-il la virée jusqu’à cet îlot et pourquoi pas en kayak de mer. Bon, je me laisserai bien tenter par la petite aventure.
Sur ce rocher confetti, se trouve un petit établissement, tout simple avec une particularité, les murets et les pieds de tables sont constitués d’amoncellements de coquillages, des lambis. Original.
En zoomant, on les devine ces murets en lambis.
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Retour maintenant vers le sud de l’île pour un rendez-vous attendu … Où ? Précisément à Rendez-vous Bay Beach (bref, le jeu de mot était facile, ok!).
Un rendez-vous avec … le spectacle du « Sunset ». Un peu partout on vante cette immense baie-plage, entre autre, pour ses flamboyants couchers de soleil.
Nous y sommes. Et le couchant est bien au rendez-vous ! L’astre et ses rayons se jouent des quelques nuages parsemant l’horizon et inonde de lumière dorée la perspective de cette immense anse (et ça rime !).
Une baignade avec pour vision la luminosité déclinante qui danse sur les flots est vraiment un must, des instants à savourer car cette « golden hour » est très éphémère.
La nuit tombe vite sous les tropiques. Un peu plus tard scintillent et clignotent au bout de la baie les spots d’un bar-resto de plage devenu au fil des tannées une véritable institution et un incontournable pour les visiteurs d’Anguilla.
Dune Preserve est le domaine d’un célèbre chanteur anguillais, Bankie Banks. Son portrait en mode XXL ne passe pas inaperçu depuis la plage.
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Le chanteur s’y produit régulièrement comme d’autres musiciens. Musique caraïbe, reggae, rythmes tropicaux … l’ambiance y est garantie et pas seulement en soirée.
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Le jour se lève tôt sous les Tropiques et dans les îles Caraïbes. Et à Anguilla pour assister au lever de soleil, il faut être un lève-tôt !
Le rendez-vous avec le « Sunrise » ce matin à Rendez-vous Bay, c’est aux alentours de 6 heures du mat. J’y suis, là, au bord de cet étang proche de la plage et qui est bien orienté vers l’Est.
L’intensité lumineuse commence à embraser le ciel. Mais que vois-je au bord de l’eau ? Un ourlet et un tapis blanc ? Comme de la neige ! Pourtant il doit faire déjà autour de 25°C ! Suis-je bien réveillé ?
Bref, vous l’avez compris, il s’agit de cette écume qui se forme parfois en lisière de l’eau sous l’effet du vent.
Voilà que le soleil entre en scène en se faufilant entre les nuages de l’horizon en offrant ses reflets à la surface de l’eau.
…
L’heure du cocorico, enfin ici, selon l’onomatopée en anglais ce serait plutôt un “Cock-a-doodle-doo!” … bref, le chant reste le même quelque soit le pays
Sur la plage un coq fait les cent pas et encore une série de cocoricos !
Alors que le sable et les palmiers de la longue plage de Rendez-vous s’illuminent peu à peu.
Un des atouts de cette grande plage est son orientation et le panorama au loin dont on bénéficie. Splendides ! les silhouettes montagneuses de sa voisine, l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten.
La palette de teintes lumineuses s’enrichit soudain, mais très furtivement, par celles d’un arc en ciel, joli !
Un « rainbow » et des teintes qui figurent sur toutes les plaques d’immatriculation des véhicules à Anguilla : Rainbow City !
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Le moment de reprendre le volant (à droite) pour une nouvelle journée de road trip (à gauche)…
Direction la « City » principale de l’île, c’est à dire la capitale, presque au centre du territoire dans une vallée. D’ailleurs, The Valley est le nom de la petite agglomération.
En parcourant The Valley, de rue en rue, il ne faut pas s’attendre à y trouver des avenues bordées de façades So British ! La ville ne compte qu’environ 3500 hbts (sur un total d’un peu plus de 15000 pour toute l’île, en 2022).
Pour une si petite capitale, la ville paraît pourtant assez étendue, un peu à l’image des périphéries de nos villes avec des avenues larges et une succession de bâtiments espacés.
De petits centres commerciaux, des magasins, des vitrines, des banques, un marché, des parkings et quelques arbres … enfin comme dans toute agglomération.
Capitale oblige, on trouve à The Valley tous les bâtiments des administrations de cette île ultramarine du Royaume-Unis.
Ici le parlement, là les services des statistiques par exemple et à proximité les bureaux du ministère des finances locales.
A ce propos, les Anguillais ne sont pas mal lotis. Il y a d’abord la manne financière apportée par le tourisme balnéaire de luxe des hôtels et des palaces de l’île. Mais bien plus original et excellent pourvoyeur de revenus pour les îliens, le développement de l’IA, la fameuse intelligence artificielle. Explications .
Chaque site ou adresse internet utilisant le « ai » dans son nom se doit de verser des royalties au territoire d’Anguilla, qui est de part le nom de l’île (Anguilla Island) en est propriétaire.
Et avec la prolifération mondiale de noms de domaines avec « ai », ces recettes sont pour les insulaires un véritable jackpot qui ne cesse d’augmenter d’année en année !
On peut dire que les anguillais bénéficient du gros lot à la Loterie … sans avoir joué !
Petit clin d’œil avec cette image de Loterie locale (où les gains doivent être plus modestes !), il y en a de très nombreuses dans toute l’île, les habitants sont certainement très friands de ces tirages.
Classiquement et en bon visiteur d’un lieu et donc d’une ville, on s’attache à rechercher quelques monuments ou témoignages du passé local. Dans ces contrées plus tournées vers le tourisme balnéaire et où le climat, jalonné au fil du temps de tempêtes, a tendance à effacer son histoire, les vestiges du passé se font en général plutôt rares … et donc à The Valley, les sites historiques sont peu nombreux !
Flânant en ville, je longe d’abord cette Old Factory de ? Renseignement pris (merci le web), j’apprends qu’autrefois dans ces bâtiments on égrenait le coton. C’est à dire on séparait les fibres des graines de la plante. Le coton, une ancienne culture sur ces terres arides.
Mais comme « monuments » à ne pas rater il y a une chapelle et cette église catholique St Gérard. Une façade à l’architecture singulièrement originale.
En contournant l’édifice, on découvre des murs ajourés constitués de briques aux motifs répétitifs. Un bon moyen d’aérer et de ventiler l’intérieur pendant les offices. De nos jours, on a plus l’habitude de tout fermer en forçant la clim !
Sur la même place, la Wallblack house est une des anciennes plantations de l’île, si non la plus ancienne encore sur pied, enfin sur murs. Elle date de 1717. on ne peut voir actuellement que l’extérieur car sur le muret d’enceinte, il est affiché : Closed.
La campagne en ville … sans avoir l’impression d’avoir quitté le centre (dispersé) de The Valley, ni ses bureaux et ses commerces, on se trouve déjà parmi quelques champs de cultures maraîchères. Une vallée agricole dans The Valley, ![]()
Des rangs de légumes tirés au cordeau, des serres et un système d’arrosage performant on imagine car sur un territoire si aride et chauffé à blanc par le soleil des tropiques, les plantes doivent avoir soif pour pousser.
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L’origine de l’île d’Anguilla lui confère un relief particulier parmi les petites îles de cette région des Caraïbes. Anguilla n’est pas de formation volcanique comme Saint-Martin ou Saba, ses proches voisines. En effet Anguilla est pratiquement plate. Le contraste est très visuel lorsqu’on parcoure l’une des parties légèrement élevées de son territoire, la différence saute au yeux : le plateau anguillais en premier plan et au loin en les silhouettes montagneuses du centre de Saint-Martin.
Avec un tel relief, il a été aisé de trouver un terrain plat pour tracer une piste d’aviation. Ce qui n’est pas toujours évident dans les autres îles où les pistes d’aéroport sont souvent tracées à l’étroit entre les versants des collines.
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Et si maintenant on retournait vers le littoral et ses plages, une bonne idée n’est-ce pas ?
Vers le Nord ou le Sud de l’île ? Allez, débutons cette nouvelle série de plages par une des plus belles, assurément, Maundays Bay, direction donc vers le Sud Ouest d’Anguilla.
En roulant sur la Albert Hughes Drive il faut à présent tourner sur la gauche vers le Cap Juluca. Un haut lieu du grand luxe sur l’île avec au bord de l’idyllique plage de Maundays, le A Belmond Hotel, un vrai palace. Ici, tout n’est que luxe et beauté, en version bleu et blanc. Le bleu de la mer et le blanc presque éblouissant du sable fin de la plage.
Quant aux bâtiments de cet hôtel, ils s’étirent harmonieusement autour de l’arc de cercle que forme la baie. Éclatant de blancheur eux aussi, leur architecture vous fait voyager en Méditerranée entre style mauresque et celui des Cyclades. Un lieu au charme fou … fous comme les prix pratiqués ici pour les séjours !
Discrètement, on y fera un petit tour en se fondant parmi les clients … une courte flânerie, juste le temps dans prendre plein les yeux.
A Anguilla, les rivages et les longues plages se succèdent presque en continue.
Ainsi, à proximité du Cap Juluca, s’étend la longue Cove Bay.
On y accède au bout d’une piste de terre et le décor contraste quelque peu avec celui de la luxueuse voisine de Maudays beach.
Ici, la plage n’est pas entretenue ; c’est à dire pas ratissée chaque jour. Le résultat ? Son aspect est totalement nature et fait ainsi ressortir une vision qui devient désormais trop fréquente avec le triste échouage (parfois en masse) d’algues brunes : les sargasses ! Le dérèglement climatique en est en partie responsable … bref, c’est comme ça !
Une précision tout de même, ce sont surtout les côtes orientées au Sud d’Anguilla qui sont malheureusement les plus impactées. Pour limiter le désagrément les plages des hôtels ou des restaurants de ces beaches sont « nettoyées » quotidiennement.
Bon à savoir … à Anguilla, les rivages exposés au Nord ne subissent pas ce phénomène, comme on a pu le constater avec notamment les rivages de Meads et Shoal .
En citant à nouveau Shoal beach, je veux évoquer bien sûr la superbe Shoal Beach East … La vraie, l’unique, enfin pas tout à fait car il y a une autre Shoal Bay à Anguilla.
Justement elle se situe dans la partie Sud Ouest dont je viens de parler précédemment, presque à l’extrémité de l’île. Mais il ne faut pas confondre les deux, cette Shoal Beach West a subi les assauts dévastateurs de l’ouragan Irma en 2017 et si cela ne suffisait pas, elle reçoit régulièrement les déferlement de sargasse sur son sable …
Aussi, il n’est pas étonnant qu’elle semble un peu délaissée, les anciennes résidences n’ont pas été restaurées … pourtant il y a là une très belle baie, un vrai potentiel touristique ! et aussi quelques fleurs qui rampent sur le sable.
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Et le périple en zigzags en allers-retours Sud-Nord de se poursuivre.
Cap vers la partie Est d’Anguilla afin de découvrir une des baies des plus sauvages et des plus natures. Un rivage sans construction ni résidence balnéaire. C’est où ? Précisément à Savannah Bay. Go ! c’est parti par la Long Path road, enfin pour débuter.
Car parvenu dans ce secteur d’Anguilla, il faut bifurquer de la route principale en prenant la Junk’s Hole road.
Euh ! Comme road on repassera, la voie est un chemin de cailloux, de sable, de terre et bien défoncé et raviné par endroits ! Sur cette voie on ne se demande plus si on doit ici rouler à gauche ou à droite ? en réalité on progresse comme on peut, c’est à dire au pas, sur une piste qui vous bringuebale sans cesse et qui ne semble jamais finir …
De plus le ciel s’ennuage peu à peu laissant craindre une bonne averse tropicale et une voie qui pourrait se transformer en boue !
Finalement s’en est trop, je préfère rebrousser chemin. Se retrouver embourbé ou avec un pneu crevé dans ce nul part du bout du monde ne m’enchanterait guère.
Bref, Savannah beach ne restera pour nous qu’un nom et pas une image.
Les deux seules photos prises de cette petite aventure ne sont pas bien représentatives de notre vécu … c’est une vue d’un des tronçons finalement parmi les plus « roulable », ok ! Et de plus avec un instant ensoleillé alors que je parlais auparavant de gros nuages menaçants.
Bref (bis), un conseil tout de même, si vous voulez avoir une idée de cette baie sauvage et isolée lors d’une escapade à Anguilla, mieux vaut avoir loué un petit 4x4 qu’une berline de ville comme la nôtre.
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Heureusement, le reste du littoral à l’Est de l’île s’avère plus facilement accessible, même si avec le dédale de petites routes et de chemins sinueux, on a tendance a ne pas très bien se repérer.
Si je me souviens bien, c’est au bout d’une voie bitumée du côté de Sandy Hill que nous avons fais cet arrêt au bord de l’eau.
Dans ce secteur, le long de cette côte on le constate vite, les rochers sont plus abondants que les criques et le sable fin. Des rochers, des cailloux et des pierres coralliennes instables et souvent acérées … attention, il faut bien regarder où l’on pose les pieds. Mais cela permet de découvrir de jolis coraux, finement sculptées et gravées par l’érosion.
En levant le regard vers le large, le canal d’Anguilla se dévoile avec en arrière-plan les silhouettes des mornes de l’île de Saint-Martin que l’on reconnaît bien.
Au pied des rochers, les vagues poussées par le vent et les courants viennent déferler contre les parois coralliennes.
Disséminées sur ces corniches de belles résidences offrent à leurs heureux propriétaires ou vacanciers, de splendides vues marines.
Ici, comme pour la plupart des habitations de l’île, les teintes murales sont éclatantes, de jaune, de rose, de bleu, de vert, d’orange … bref, le nuancier est haut en couleurs !
Puisque j’évoque les constructions sur Anguilla, on est un peu surpris en parcourant l’île de voir tant d’églises et autres lieux de culte. Dans les villages et hameaux, c’est habituel mais sur Anguilla, on en longe même au milieu de nulle part et même en pleine campagne.
Certains édifices ont l’architecture classique des églises avec un clocher quand d’autres sont de simples bâtiments cubiques, seule l’inscription sur leur façade indique qu’il s’agit de bâtiments religieux. Et question confessions, il y en a pour tous les fidèles et toutes les ferveurs : Anglicane, bien sûr, Catholique et bien d’autres encore … Bref, je ne vais pas en faire un inventaire, il serait bien long !
Quelques vues … la première une église méthodiste avec son clocher, sans cloche. La grosse cloche, elle est placée juste à côté sur un socle en pierres.
Ici, deux églises, enfin en premier plan c’est une chapelle sur une tombe dans le cimetière (gazon) qui entoure l’église au petit clocher.
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Et si on allait à Crocus Bay pour achever notre tour du littoral anguillais ? Cette plage figure souvent dans la liste des beaches à voir.
La Coronation Road qui y conduit ne manque pas de charme avec cette allée bordée d’arbres imposants formant une voûte sur la route. Une vue qui détonne presque sur cette île où la végétation se résume souvent à de simples arbustes ou buissons.
La route serpente en s’élevant peu à peu, on chemine dans le secteur de la Crocus Hill, la « montagne » d’Anguilla et donc point culminant de l’île : 65 mètres de haut, ne souriez pas !
Maintenant la route se fait pentue et sinueuse en approchant du rivage.
Eh, pas mal la Crocus beach ! Une jolie crique de sable bordée de cocotiers et encadrée par des falaises.
Au pied des rochers, on aperçoit quelques nageurs qui barbotent. En les voyant munis de tubas on comprend qu’ils sont en pleine séance de snorkeling.
Le snorkeling est une activité qui fait aussi la réputation du littoral anguillais. Car si dans ce récit je n’ai évoqué que le charme de l’île côté plage et terre, sachez que sous l’eau, près des falaises c’est un monde merveilleux qu’offre ce littoral avec sa multitude de poissons tropicaux à observer …
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Pour nous le Road trip est sur le point de s’achever avec un dernier arrêt dans une … station service ! Afin de faire le plein avant de ramener notre véhicule et de prendre le ferry en direction de l’île de Saint-Martin.
Devant le port d’embarquement de Blowing Point Harbour, sur un portique est inscrit en grosses lettres, un merci aux visiteurs, c’est sympa !
Mais après ce périple à sillonner cette île où l’on a tant apprécié la beauté unique de son littoral, on a très envie de retourner le compliment, avec un grand Merci Anguilla !
…
Quelques infos et avis, en complément du récit.
- La Carte d’Anguilla, afin de situer tous les lieux et les plages visités et évoqués dans le texte/photos. Ils sont encadrés sur la carte.
- Pour se rendre à Anguilla (depuis l’île de Saint-Martin)
En Ferry, embarquement à la Gare Maritime de Marigot, 30 € + taxes 7 €
Les 30 € sont à régler en espèces sur le bateau, pas de réservations en ligne.
10 ferries/jour à partir de 8h30, 20 minutes de traversée
(Pour le retour, la taxe à régler depuis Anguilla est de … 28 $ !)
On peut aussi y aller en avion.
- Location de voitures : Parmi les loueurs, Andy’s Auto Rentals a pignon sur rue, juste à gauche en sortant du hall de débarquement, à gauche … comme la conduite sur l’île !
Pour une petite berline 40 $ + 13 % + assurance complément éventuelle (ex pour nos 3 jrs sur l’île).
Nécessité d’avoir une Driver’s licence. Est établie par le loueur, sur place, et 15 $ (pour nos 3 jrs sur l’île). (Tous les tarifs indiqués sont ceux d’avril 2026).
Pour rouler sur les pistes en dehors des routes bitumées, il y en a … sans doute mieux vaut un véhicule style Jeep ou pourquoi pas Quad … pistes avec ornières et boue, après averses tropicales.
- Logements : Pas bons marchés les prix sur place et donc idem pour les hôtels (en bord de plage, very expensive!), Une adresse,(appréciée) sur la splendide Rendez-vous Bay Beach. Great House Hotel
bon rapport qualité -emplacement-prix, certes simple mais clean et surtout les pieds dans l’eau, c’est plus sympa que les Guests Houses de l’intérieur. (avis subjectif, of course! Et sans la prétention d’avoir étudié toutes les possibilités).
- Coup de coeur, évidemment pour les sublimes PLAGES de l’île !
Car l’intérieur de cette île sans grand relief n’est pas le plus intéressant à voir de la destination. Les autres îles de la Caraïbe, d’origine volcanique, avec montagnes et végétation tropicale luxuriante, présentent plus de variétés de paysages … mais à Anguilla, ce sont les plages de rêve l’atout majeur de la destination : paradisiaques et si étendues qu’il y a toujours de la place si l’on veut son coin de tranquillité. D’ailleurs, en avril notamment, sur la plupart des plages, il n’y a pas foule ! Certains secteurs paraissent même presque déserts. Les amoureux du farniente sans bruyants voisins de serviette ne peuvent qu’apprécier …
Difficile de hiérarchiser parmi les plus de 30 plages du littoral … mais quand même.
Le top 5 des paradis blanc/bleu, avec dans le désordre (quoique !) :
Meads Beach : proche de la perfection, si longue, sable blanc, horizon bleu marine, turquoise, outremer … eaux cristallines à souhait. Une immense anse et quelques rochers en perspective à son extrémité pour parfaire le décor.
Shoal Beach : sans conteste, la plus renommée, superbe avec sa pointe de sable et ses palmiers cocotiers, la carte postale idéale, au bon sens du terme.
Rendez-vous Beach : magnifique avec son anse régulière et si étendue, j’ai bien aimé son orientation et donc la vue en fond de décor des silhouettes des mornes de Saint-Martin. Et puis, le spectacle en fin d’après-midi des sunset …
Maundays Bay Beach : une merveille avec sa plage en arc de cercle, sable blanc éblouissant et eau d’un bleu … mais c’est une plage d’un hôtel de luxe pour ses clients.
Les plages publiques comme celles de Cove Bay ou encore Shoal Bay West et un peu aussi Rende-vous Bay sont orientées vers le Sud et sont vulnérables aux échouages d’algues sargasses, un vrai fléau à certaines périodes … bref, mais à savoir, les plages des hôtels sont entretenues et nettoyées régulièrement, ouf ! ;-))
Crocus Bay : (et Little bay), Splendides criques … en surface pour la plage et super, entre deux eaux, pour le snorkeling …
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l’Arche d’Anguilla au Sud Ouest de l’île : un site spectaculaire qui vaut le détour presque au bout de l’île … mais un accès et un parking, payant ! 5 $/par visiteur pour un site naturel isolé sur une côte sauvage et presque déserte … alors que pour les plages les parkings sont gratuits.
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Les îles et îlots de l’Archipel : Prickley Pear Cays, Sandy Island, Scrub island, Scilly Cay, Dog Island, de belles virées à la journée, plage, snorkeling et petits restos. Je ne les ai vu que de loin, en survol ou depuis les côtes, donc difficile pour moi d’en dire plus.
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