Attention, on nous annonce un gros changement. Réservation billet internet obligatoire et billet à 10 euros.
Traduction de l’article :
C’est une véritable révolution que le parquet de San Marco, en collaboration avec le diocèse, s’apprête à mettre en œuvre en ce qui concerne la billetterie d’accès à la Basilique de San Marco, à partir du 1er juillet. Une réforme complexe et expérimentale (la première phase de test se terminera le 31 décembre) qui a à sa base quelques pierres angulaires fondamentales : des billets plus élevés (tout en préservant certaines catégories vulnérables), achetables uniquement en ligne, des entrées limitées et sur réservation, plus de files d’attente et plus de fonds pour sauvegarder et rouvrir de nombreuses églises de Venise actuellement inaccessibles.
Les billets pour la basilique Saint-Marc sont disponibles depuis 2018 et peuvent être achetés en ligne pour éviter la file d’attente (6 euros) ou sur la place (3 euros), avec des files d’attente qui courent souvent autour du palais des Doges et peuvent durer jusqu’à deux heures. Les premiers, bien que plus chers, sont presque toujours en rupture de stock. La réforme vise à obtenir davantage de ressources, mais aussi à libérer du personnel, grâce aux réservations obligatoires, pour être redéployé ailleurs.
Les nouvelles règles en bref : billet simple avec Torcello et Salute
En bref, à partir du 1er juillet pour entrer à San Marco, vous devrez réserver en ligne, à l’avance, et payer 10 euros. L’entrée gratuite reste valable pour les résidents des communes du diocèse (et autres, comme les guides et les personnes handicapées) et l’entrée gratuite pour les enfants est prolongée, qui passe désormais de 0 à 10 ans. Des réductions sont disponibles pour les plus de 65 ans et les étudiants. Le billet comprendra également l’entrée à la Basilique de Torcello et à la Salute, qui avaient auparavant des billets séparés.
Le nombre de visiteurs est donc limité et tous les billets sont nominatifs. Les prix augmentent également pour la Pala d’Oro, le Musée et le clocher (à l’instar de ce qui s’est passé ces dernières années pour de nombreux musées et églises italiens). Alors adieu les files d’attente sur la place.
Une autre nouveauté importante est l’ouverture plus large aux tour-opérateurs, qui disposeront de 850 billets supplémentaires disponibles par jour par rapport au système précédent, et pourront les acheter 6 mois à l’avance. Ils devront conclure des accords avec le parquet et être intégrés dans un système en ligne ad hoc (B2B), à l’image de ce qui se passe pour de nombreuses attractions touristiques italiennes.
Il s’agit d’un plan très clair, qui comprend des systèmes anti-bot pour empêcher la thésaurisation et éviter la revente de billets, mais qui devra être testé dans la pratique : jusqu’à présent - le cas le plus important a été celui du Colisée - la suppression des guichets physiques, dans le cas de monuments de grand intérêt pour les grands groupes internationaux, n’a pas réussi à empêcher la revente à des prix plus élevés.
La restitution : plus de personnel et de fonds pour des dizaines d’églises
Le plan comprend cependant une deuxième partie, non moins importante que la première, qui donne certainement de l’espoir aux fidèles et aux amateurs d’art. Avec l’augmentation des fonds qui seront obtenus grâce à la billetterie de la Basilique Saint-Marc, et avec une partie du personnel « libérée » du contrôle d’accès, la procuratie vise à rouvrir divers espaces, comme l’Ateneo San Basso, pour en faire un point d’information et une librairie. Et surtout, il vise à rouvrir quatorze églises actuellement inaccessibles ou peu accessibles, et à rendre à nouveau gratuites 20 églises du circuit « Chorus », qui sont actuellement payantes.
De San Lio a Castello, à San Bartolomio au pied du Rialto, de San Luca (San Marco) à Sant’Andrea de la Zirada à Santa Croce, en passant par Sant’Elena ou San Simeon Piccolo et les plus célèbres (et déjà visitables, avec un billet) San Giacomo dall’Orio, San Polo ou Sant’Alvise. Des joyaux qui sont restés fermés pendant longtemps, parfois parce qu’ils sont en cours de restauration, parfois parce qu’il n’y a pas de personnel pour les ouvrir, ou accessibles seulement occasionnellement. Le raisonnement est simple : si les touristes sont prêts à payer beaucoup plus cher qu’aujourd’hui pour San Marco, si les tour-opérateurs demandent cela avant tout, essayons d’utiliser cet argent pour ramener à la ville son patrimoine ecclésiastique, qui est aussi historique, culturel et artistique. La nouvelle promesse du Parquet commence, un nouveau pacte avec la ville, avec les touristes, avec les opérateurs.
Article original : Basilica di San Marco, prezzi più alti e ticket solo online: «Così riapriremo 14 chiese»