Assam, Négaland et Méghalaya avril 2025

Forum Inde

Jeudi 20 mars.
Le réveille sonne très tôt mais je ne dors pas, j’ai trop peur de ne pas entendre l’alarme. Je quitte la maison à 04h, la pluie a cessée et à cette heure les camions ne sont pas nombreux à circuler. J’arrive à l’aéroport de Barcelone facilement à 06h20, je préviens le voiturier de mon arrivée et il vient rapidement récupérer ma voiture.
Cette fois-ci je pars à nouveau avec Etihad Airways, j’ai pris le billet durant mon voyage au Cambodge, Barcelone /Kolkata, Delhi /Barcelone à 567 euros. A ce tarif je n’ai pas réfléchis longtemps pour savoir si je devais ou pas le prendre et j’ai bien fait car à mon retour il était passé à 700euros. Je crois entendre des voix « où là là mais comment fais tu pour obtenir un billet à ce tarif, par quel site tu passes ? Trop forte la MarieJo, une chose est certaine je suis bien contente de cette affaire.
Les vols Barcelone/ Abu Dhabi et Abu Dhabi se passent très bien et nous arrivons à l’Heure prévue à Kolkata à 2h55. Il n’y a pas grand monde à l’immigration et je passe assez vite, mon bagage n’est pas encore sur les tapis.
Mon sac récupéré je pars enregistrer mon vol suivant avec la compagnie Indigo, vol à 05h40 pour Guwahati avec une arrivée à 07h. Je commence à être bien fatiguée, je prends un taxi à l’aéroport qui me conduit à la Gruham Sojourn Homestay. La maison est à l’étage et le quartier à l’air calme avec des restaurants dans la rue. La chambre ne sera prête qu’à partir de 10h, en attendant je me repose sur la banquette.
Une fois dans la chambre, je prends une douche ça remet en forme. Je dois aller changer mes euros, je cherche sur google un bureau à proximité de mon hébergement et je pars à sa recherche. Je le trouve assez facilement et les personnes qui m’accueillent sont très aimables et j’obtiens un bon taux (1euro - 90rs).
Je me balade dans ce quartier, la gare n’est pas très loin et des petits marchés longent les rues.
Je reviens dans mon quartier, je longe l’avenue principale sur 500m pour arriver au musée. La visite est très intéressante, j’y trouve en autre les célèbres masques de Majuli.

Je ne suis plus très loin du Brahmapoutre, la tentation est trop grande pour ne pas aller y faire un tour. J’espérai y trouver une promenade tout le long mais ici ça n’existe pas.
Je rentre tranquillement et je repère dans ma rue plusieurs et restaurants et sur le pas de porte de mon logement je découvre une pâtisserie avec des gâteaux qui ressemblent plus aux nôtres en France qu’ici en Inde. Une visite s’impose et je ne suis pas déçue.

Ce soir je dîne dans un resto dans la rue. La carte est un peu décevante, des burgers, des pizzas, des pâtes, rien de très indiens.
Ça sera donc des pates à la tomate.

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Samedi 22mars
J’ai passé une bonne nuit, la maison est bien calme malgré mon réveil très matinal. Grrr que j’aimerai pouvoir dormir plus longtemps mais je sens bien que c’est bien terminé pour aujourd’hui.
Le petit déjeuner est inclus et l’homme de service me sert une omelette, des toasts, beurre confiture et thé.
Aujourd’hui je consacre ma journée à visiter les temples éloignés du centre ville et je quitte la maison pour aller à la recherche d’un auto rickshaw.
Nous commençons par le temple Kamakhya, situé sur les collines de Nilachal à Guwahati.
Le chauffeur emprunte des ruelles qui montent, la circulation est intense par ici. Il me laisse au milieu des boutiques qui bordent la rue et va m’attendre plus loin en dehors de la cohue. Je dois emprunter un passage réservé pour les piétons qui monte jusqu’au temple. Les boutiques de fleurs, d’encens de souvenirs longent les ruelles jusqu’au temple.
Ce temple est l’un des plus anciens et vénérés centres de pratique tantriques. Il est dédié à la déesse Kamakya, elle est considérée comme la déesse du désir.
Je suis la seule touriste occidentale et je suis impressionnée de voir autant de monde avec autant de dévotion. Le temple par lui-même n’est pas exceptionnel mais je dois avouer qu’en en ayant tellement vu je deviens difficile. Ici il faut venir pour l’ambiance.
En entrant dans l’enceinte je vois sur la gauche une pièce où les prêtres et astrologues attendent les fidèles.

Je fais le tour du temple, les fidèles font la queue pour entrer et recevoir le darshan, pour moi la visite est interdite.

Je quitte le lieu et je pars rejoindre le chauffeur qui me piste au milieu de la cohue.
Nous repartons en ville et nous continuons en direction d’une autre colline, la colline Chitrasal ou colline Navragraha. Ce temple est dédié aux neufs corps célestes ou Navragrahas de l’astronomie hindoue.
A l’intérieur, le temple abrite neuf Shivalingams, chacun représentant une planète et ornés de tissus de couleurs différentes pour les distinguer.
Le bleu pour Shani, dieu de la planète saturne, est de couleur noire, avec une épée et deux poignards à la main, elle a pour monture un corbeau ou un chien,
le jaune pour le gourou, vert pour Vénus,…
Il y fait très sombre et il faut un moment pour s’habituer à cette pénombre. L’atmosphère ici est profondément spirituelle, remplis de parfum d’encens et de prières.

A l’extérieur des bruloirs d’encens et de lampes à huiles enfument l’entrée du temple.

Et les singes ont élu domicile, pour certains c’est la chasse aux puces.

Je retrouve le chauffeur qui me ramène à proximité du Brahmapoutre que je longe à pieds jusqu’au départ du téléphérique. J’ai le temps et je décide d’aller voir où mène la traversée du Brahmapoutre. Nous sommes nombreux à faire la traversée. Nous arrivons sur un terre plein où des chauffeurs de rickshaws attendent les clients pour nous amener à des temples.
Tout le monde fait comme moi et rachète un billet pour revenir au point de départ (300rs aller).
De retour je continue ma promenade jusqu’à l’embarcadère pour aller sur l’île d’Umananda ou Peacock Island. (billet 200rs)
Ici aussi il y beaucoup de monde, il faut grimper une petite colline pour arriver au temple et l’ambiance est très sympathique.

Au retour je reprends la route en direction de mon logement. Je passe devant la High cour, en face de celle-ci j’ai repéré deux belles maisons coloniales. Je m’y arrête devant pour en regarder une qui est dans un beau parc bien entretenu, la maison est magnifique. Un gardien, mitraillette sur l’épaule s’approche de moi et me fait signe de partir, je ne bronche pas et quitte les lieux rapidement.
Je passe devant le planétarium, il y a du monde qui attend la prochaine visite à 16h, je préfère aller déjeuner qu’attendre la visite.
Il y a des restos en face et j’en trouve un bien sympathique, le Hangout. J’y mangerai mon premier masala dosa.

A la sortie je prends la rue sur la gauche qui me conduit à un petit marché. Je reviens sur mes pas, visite un emporium et je me dirige tranquillement vers la pâtisserie. Aujourd’hui je goûte un macaron au citron, bon ce n’est pas très indien mais cette pâtisserie est tellement craquante que je ne résiste pas.
Ce soir j’essaie un autre restaurant, ça sera champignons sauce fromage et riz et c’est très bon. (240rs)

Je ne me couche pas très tard, je suis fatiguée après cette journée bien remplie.
A peine couchée, je sens que mon estomac n’est pas très content. La nuit sera mouvementée et je ferai régulièrement la navette entre le lit et la salle de bain. Je commence bien le voyage si dès le premier jour je fais une intoxication alimentaire. Je ne sais pas très bien ce qui m’a mis dans cet état mais je vais faire plus attention à ce que je bois et mange les jours prochains.

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Dimanche 23 mars

J’ai réussi à dormir sur le matin et maintenant que je suis bien au lit je dois me préparer, j’ai réservé un taxi pour 9h.

Le petit déjeuner sera très léger ce matin, je n’ai pas faim.

Le taxi est à l’heure, je suis fatiguée, je vais pouvoir me reposer pendant le trajet.

Nous partons pour Hajo à une trentaine de kilomètres de Guwahati de l’autre côté du Brahmapoutre.

Le site de Hajo est très important car il regroupe des sanctuaires et des temples dédiés à Vishnu, Shiva , Durga, Bouddha et un saint musulman.

Je commence par le temple Hayagriva Madhava le plus célèbre et le plus sacré. Il est dédié à Vishnou mais il est aussi important pour les bouddhistes que pour les hindous.

Il est situé en haut d’une colline et pour y accéder il faut donc monter de nombreuses marches, c’est difficile ce matin pour moi mais en mettant le temps j’y arrive.

Le temple d’origine a été construit entre le VI° ET VII° et reconstruit en 1583. Une partie du temple d’origine existe encore notamment une rangée d’éléphants caparaçonnés en haut relief entourant le bâtiment et serait bouddhiste.

Des sculptures recouvrent le mur arrière du temple.

Les femmes ont revêtus leur beau sari pour venir ici.

Je reviens à la voiture et nous partons au temple de Kamaleswara situé lui aussi en haut d’une colline. Il y a beaucoup moins de monde et je fais l’attraction. Les séances photos et selfies s’imposent.

De retour à la voiture, nous changeons de direction et nous partons au village de SualkucLhi. C’est l’un des plus grands villages tisserands du monde et on le surnomme le Manchester de l’Est.
Le chauffeur m’amène dans une maison où l’étage est réservé aux métiers à tisser.


Au Rdc une pièce sert de boutiques.

La rue principale du village est bordée de boutiques de saris, le chauffeur me propose de m’y arrêter mais je suis trop fatiguer et je préfère rentrer me reposer.

En fin d’après-midi je me motive pour sortir et je pars me balader jusqu’au Nerhu parc situé à un km de la gh.

Le soir je suis un peu mieux et je vais diner au même restaurant que la veille. (chicken curry et riz)
Je ne me couche pas très tard, je suis fatiguée après cette journée bien remplie.

Lundi 24 mars.
La nuit a été calme et j’ai bien dormi. Je prends mon petit déjeuner (omelette, toasts) avant de quitter la maison. Je dois prendre un taxi (400rs) pour rejoindre l’arrêt des bus qui se trouve à l’extérieur du centre ville. Je pars pour Kaziranga, le bus est confortable et tous les passagers ont une place assise, c’est presque le luxe du coup (500rs). Nous partons aux alentours de 9h30. Sur la route nous faisons un arrêt d’une demi-heure, le temps du repas.
Au départ nous longeons des rizières puis les jardins de thé prennent le relai. Des grands arbres sont plantés au milieu des théiers. Le paysage est magnifique et je reste scotchée à la fenêtre.
Avant d’arriver à Kaziranga nous longeons le parc, la vitesse est limitée à 30km/h, et j’ai pu apercevoir des rhinos et des éléphants. C’est excitant de voir tout ça.
Le bus me laisse au bord de la route et je prends un rickshaw pour m’amener à la GH Green Gables Kairanga que j’ai réservé sur booking (4088rs pour 2 nuits ptt dej compris). La maison est neuve et tenue par un couple de jeune bien sympathique. Elle est en pleine campagne proche des jardins de thés.

Une fois installée l’hôte de la maison me propose de m’amener visiter un jardin d’orchidées avec 500 variétés. (entrée 500rs). Les orchidées poussent dans une grande serre, la visite est guidée. Il y en a de toutes les couleurs, individuelles, en grappes, c’est impressionnant.

La serre est dans un grand jardin au milieu des bambous et un petit spectacle de danse est offert aux visiteurs.
Mon taxi m’attend à la sortie et nous rentrons à la maison où je dînerai.

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Mardi 25 mars.
Très bonne nuit au calme, c’est bien agréable.
Depuis que je suis arrivée en Assam, je constate que cette partie est beaucoup moins bruyante et la circulation moins intense et donc beaucoup moins fatigante.
J’ai réservé une jeep pour ce matin et le départ est prévu à 7h. (4000rs la jeep)
Je prendrai mon petit déjeuner au retour.
A l’entrée du parc, toutes les jeeps au moins une trentaine sont rassemblées. C’est un peu inquiétant de voir autant de monde au même endroit, à la même heure.

Le chauffeur va s’inscrire à l’entrée et nous attendons l’ouverture des portes prévues à 07h30. Avant d’entrée, un gardien fouille mon sac, les bouteilles plastics et les cigarettes sont interdites. J’avais pris une bouteille et heureusement le chauffeur l’a caché avec ses
affaires.
Toutes ces jeeps au départ qui démarrent en même temps sont un peu inquiétante pour la visite.
Nous passons devant un sanglier, au loin j’aperçois des biches, un éléphant et des rhinocéros unicornes, cette espèce est unique dans cette région et on en voit qu’en Asie.

Un peu plus loin plusieurs jeeps sont à l’arrêt, nous nous approchons très lentement , le chauffeur s’informe auprès de ses collègues et me fait signe de regarder dans les broussailles, je vois une grosse tâche brune, un tigre, qui s’enfonce rapidement dans la jungle. Je n’ai pas pu le photographier, j’espère qu’on en verra un autre de plus près. Ce début commence à m’exciter.
Nous continuons sur un sentier, les voitures se sont éparpillées, les chauffeurs se téléphones dès qu’ils voient un animal intéressant à faire découvrir.
Un peu plus loin on aperçoit des éléphants sauvages, que je suis heureuse d’en voir d’assez près, c’est un rêve qui se réalise.

Plus loin sur un tronc d’arbre un varan du Bengale puis je vois des aigles.

Le chauffeur s’arrête et me montre une branche au bord de l’eau où se reposent des tortues.

le rhino unicorne, bien présent et imposant.

des biches avec des beaux bois sortent d’un bosquet

La matinée passe très vite et je suis enchantée de la visite.
Sur le chemin du retour, une jeep est à l’arrêt, le chauffeur se retourne vers moi et me dit tiger, on s’arrête, plusieurs voitures sont à l’arrêt maintenant, on attend 5mn, 10mn, les voitures repartent et mon chauffeur attend encore 5 bonne minutes et redémarre doucement, il passe le bosquet et au loin dans un étang on aperçoit un tigre qui nage et qui disparait dans la jungle. J’ai eu le temps de le photographier, oh les photos ne sont pas super mais quel souvenir.

Nous rentrons à la gh à 10h30 et je suis tellement emballée que je lui demande s’il est libre cet après-midi pour repartir en safari.
Je prends le petit déjeuner, œuf dur, rotis, pomme de terre, thé. Je vais tenir jusqu’à ce soir.
Je pars me balader autour de la maison, je prends une ruelle, je longe les habitations et au bout je tombe sur un grand jardin de thés.

A 13h30 le driver vient me chercher et nous allons plus loin pour ce nouveau safari.
Au départ nous sommes beaucoup moins nombreux que ce matin. En entrant mon sac est bien fouillée, je n’ai pas pris de bouteille d’eau cette fois.
Nous roulons un peu et très vite je vois des rhinos assez proches du chemin.

Un peu plus loin, nous faisons un arrêt, nous descendons de voiture, et un gardien me montre un cobra caché dans les broussailles, impossible de le photographier. On continue et là ce sont des éléphants qui sont au bord de l’eau, plus loin un traverse le chemin, nous le poursuivons c’est vraiment excitant, encore plus loin ils sont en famille dans les broussailles.

un échassier guette le poisson

Je suis vraiment heureuse et ravie de cette journée même si cet après-midi nous n’avons pas vu l’ombre d’un tigre.
Retour à la maison vers 17h30, la journée a été forte en émotion.

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mieux vaut tard que jamais, voici la carte de mon voyage

26 mars au 30 mars. MAJULI
Mon hôte m’accompagne au bord de la route et nous attendons 5mn l’arrivée du bus. Ici tout le monde voyage assis et c’est bien appréciable. Tout le long du trajet nous longeons les jardins de thés qui sont de chaque côté de la route. C’est le début de la saison pour la cueillette et les femmes sont au travail.
A Jorhat, je prends un rickshaw qui me conduit à Neematighat, à 12kms, où se trouve l’embarcadère pour rejoindre l’île de Majuli. La traversée se fait en ferry et dure 1heure, c’est assez lent et le ferry est complet. Il transporte des voitures, motos, marchandises et piétons.
Nous arrivons à Dakhinpat et à la descente du ferry je me fais vite prendre en charge par le conducteur d’un taxi partagé. Il faut attendre que la voiture soit pleine pour démarrer, c’est-à-dire 10 passagers et nous allons jusqu’à Garamur. En arrivant je trouve facilement un tuctuc qui me conduit à la maison d’Ananda. Nous passons par le restaurant et un employé me conduit au bout du chemin où se trouve les logements, ce sont des bungalows en bambous très simple, propre, accolés les uns aux autres. L’endroit est très sympa et bien calme. Je passe l’après-midi tranquillement. Je fais la connaissance du patron qui me conseille une sortie en tuc-tuc pour le lendemain. Nous allons au restaurant où des cartes de cette partie de l’île sont affichées. Nous programmons la journée du lendemain pour visiter les satras les plus importants. Les distances sont trop importantes pour les faire à vélo, je dois donc prendre un tuc-tuc pour la journée.
satra = monastère hindou. Sur les 65 satras qui existaient sur l’île, il n’en reste que 22 aujourd’hui et sont tous dédiés à Vishnou et ce sont également des centres culturels.
Les moines sont connus pour leurs danses et leurs chants traditionnels mais il faut venir au moment des festival, hélas en ce moment il n’y en a pas.

Jeudi 27. Le chauffeur de rickshaw, Binud, vient me chercher à 8h15 et il me conduit à Chamagari satra. C’est le centre de la culture des masques à Majuli.
En arrivant, je trouve les masques exposés sur les murs extérieurs.

Une petite pièce sur le côté est remplie de têtes qui représentent divers personnages et créatures mythologiques.

En face une autre pièce où les jeunes moines travaillent à la fabrication de nouveaux masques. Ces masques sont utilisés dans les bhaonas, pièces de théâtre traditionnelles où les acteurs incarnent des histoires mythologiques en portant les masques pour représenter le personnage. Les masques qui représentent les démons sont les plus beaux.

Certains masques sont destinés à la vente pour les touristes.

Un peu plus loin, le monastère qui ressemble à un grand hall avec des ouvertures sur les côtés où les fidèles viennent prier. Au fond de ce hall, une partie est réservée pour le sacré avec les divinités. Le hall de prière se nomme namghar.


Autour du monastère se trouve les rangées des habitations pour les moines. Ils ont tous une chambre avec une cuisine et toilette partagées.
Les jeunes moines arrivent souvent au monastère dès l’âge de sept ans. Ils sont pris en charge par les anciens et reçoivent une éducation et mettent plusieurs années pour maîtriser les arts enseignés au satra.

Nous partons au village des potiers, Salmora Gaon.
En arrivant au village, Binud s’arrête au niveau d’un four bien traditionnel. Le foyer est sur la partie basse et à l’étage les pots sont posés les uns sur les autres et recouvert de terre qui durcit pendant la cuisson.

Une femme et deux hommes sont en train de récupérer les pots encore tiède. Elle attache les pots avec des lianes de bambou pour les descendre au bord de la route.

Un peu plus loin dans la cour d’une maison, une dame travaille assise sur un tabouret à ras du sol à la création d’un pot.

Elle n’a pas de tour, la terre bien noire est étirée en boudin et elle la dépose dans une soucoupe qu’elle fait tourner avec son pied et avec ses mains elle travaille le boudin pour lui donner une forme. Elle rajoute de la terre au fur et à mesure que la pièce prend forme jusqu’à l’obtention d’un pot. L’argile vient du lit de la rivière.

Les pots sèchent ensuite au soleil puis elle les reprend et elle les tape pour leur donner la forme définitive. Après cette étape ils passeront à la cuisson.

De là nous allons sur le bord du Brahmapoutre où les femmes lessivent, les hommes pêchent sur des barques et des pots sont entreposés avant d’embarquer pour Jorhat où ils seront vendus sur les marchés.

Sur la route nous longeons les maisons mishing, dressées sur pilotis et réalisées en nattes de bambous avec des toits de palme. Chaque maison à sa propre barque qui est rangée sous les pilotis et qui leur sert pendant la mousson qui dure de juin à septembre et l’eau peut monter très haut.

On y trouve également un métier à tisser et les femmes y travaillent très souvent.

Ici elle confectionne un gamosa. C’est un tissu qui peut servir de serviette, de mouchoir, de ceinture. Il occupe une place importante dans la culture assamaise et est utilisé lors des cérémonies sociales, culturelles et religieuses. Le gamosa est également un symbole d’hospitalité, d’amitié et de respect. Plusieurs me seront offerts durant mon séjour.

Nouvel arrêt au satra de Dakhinpat. Il est très ancien et très important à Majuli. Les photos sont interdites ici.
Nous poursuivons jusqu’à Uttar kamalabari satra, également très important. C’est ici que se pratique le Sattriya Nritya, l’une des huit formes de danse classique indienne.

les personnes sur la photo ci dessus portent le gamosa en écharpe.

Sur la route nous faisons un arrêt pour voir deux femmes qui préparent la chaîne de leur prochain tissage.

Nous terminons à Auniati Satra avec son musée.

Retour à la gh après cette belle journée.

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Vendredi 28 mars
Depuis 05h ce matin la pluie tombe, il est 7h et ça continue du coup je reste au lit avec un bouquin en espérant qu’elle cesse rapidement. Une heure après je sors prendre mon petit déjeuner, le ciel est gris et la pluie a cessé.
Je commande une omelette avec des toasts et il me sert une omelette fourrée avec 3 tranches de pain de mie bien ramollie. C’est pas top, je vais faire attention les prochains jours.
Le patron de la gh vient me chercher et m’explique le trajet que je dois faire aujourd’hui à vélo. Nous allons chez le loueur au bout de la rue. J’ai photographié le circuit et bien noté les noms des villages où je dois passer.
Je me balade dans la campagne, en compagnie des oiseaux, je traverse des villages avec des maisons sur pilotis.

Je m’arrête dans un village pour regarder des jeunes qui jouent au carrom et ça ne doit pas être évident.

Un peu plus loin une femme travaille sur son métier à tisser et je m’arrête, je suis toujours fascinée par les métiers à tisser, je reste un moment à observer son travail.

Je longe une rivière, un gamin se balade dans sa barque, il pêche peut être, et nous nous faisons des grands signes de la main.

J’arrive au niveau d’un pont en bambou, le passage est payant, 20rs.

Plus loin, c’est une traversée en radeau. Les motos et vélos sont autorisés à monter. Le long de la traversée une corde est tendue et le gars qui s’occupe du radeau s’aide de la corde pour faire avancer son radeau. C’est une méthode bien archaïque qui fonctionne bien. (traversée100rs)

Je traverse à nouveau deux autres ponts. Le premier est en mauvais état, une fois traversée je m’aperçois qu’il est possible de passer en dessous.
Sur le second il y a plus de monde pour le traverser et un pont en dur est en construction ce qui facilitera la vie des locaux même si ça perd de son charme.

Tout au long de la journée je longe une rivière avec des filets de pêche, des oiseaux, des rizières, la balade est très sympa, la nature est belle, je vois la vie locale, je me régale.

J’ai certainement pédalé plus longtemps que prévu car à plusieurs reprise j’ai dû revenir sur mes pas mais et demander de l’aide pour retrouver le bon chemin. Le circuit fait une boucle et la journée a été très agréable.
Au retour je dépose le vélo et règle 150rs. Je rentre prendre une petite collation bien méritée après cette journée sportive.

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Samedi 29 mars.
Je repars avec Binud, le chauffeur de rickshaw, il est d’une telle gentillesse que je suis contente de le faire travailler.
Nous repartons visiter des satras, le premier sera Utal Kumabalari satra qui est très ancien. Un groupe de femmes arrivent en même temps et les séances selfies s’imposent dans la bonne humeur. Elles sont très impressionnées de me voir voyager seule, depuis la France, me demandent mon âge et là veulent à nouveau des photos. Je trouve ces moments rigolos et je m’amuse bien. Plusieurs fois pendant mon séjour, on me demande la durée du vol pour venir en Inde depuis la France et à chaque fois cela les laisse rêveur.

A la sortie je vois un bel oiseau, un kingfisher

Ensuite il m’amène visiter une association qui emploient des femmes. La pièce est remplie de métiers à tisser.

Plus loin on arrive dans un plus grand village et j’entends de la musique et je vois des enfants qui défilent. Vite on s’arrête, je veux aller voir ce qui se passe.

Les enfants ont tous des tenues différentes selon le village d’où ils viennent et sont accompagnés par les adultes. Les plus belles tenues seront certainement récompensées. Je passe un bon moment en leur compagnie.

Nous reprenons la route et longeons des rizières

plus loin des femmes pêchent à mains nus sur le bord de la rivière

Nous passons par l’ancien embarcadère qui est à l’abandon, l’étendue de sable est importante.

Nous allons à Kamabalri satra.
Ce satra est très important et les logements des moines ou hutis sont autour du monastère.

La journée a été sympa et tranquille.

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Dimanche 30 mars
Réveil à 5h15. A 6h, le patron de la gh m’accompagne chez Binud qui s’est endormi. Nous partons pour Dakhinpat gate, il n’y a pas de taxi partagé aujourd’hui dimanche. Le trajet en tuc tuc électrique est un peu long et l’heure tourne. Je dois prendre le ferry à 08h. Nous arrivons à 07h20 et il y a déjà beaucoup de monde au stand pour acheter le billet et celui ci est fermé. Le ferry est déjà plein et nous quitte à 8h. Une fois parti, deux hommes arrivent, le guichet s’ouvre et là c’est un peu la bousculade, il y a une rangée pour les hommes, une pour les femmes. Le ferry arrive et ne repartira pas avant 8h20 ce qui m’inquiète car j’ai un train à prendre à Jorhat.
Binud me propose de téléphoner à un taxi à Jorhat qui me conduira à la gare plus rapidement sinon je n’aurai pas mon train. J’accepte sa proposition.
Avant de partir, Binud m’offre un thé et un biscuit qui sont les bienvenus.
En débarquant, le taxi vient à ma rencontre, c’est facile pour lui de me repérer, je suis la seule touriste. Nous partons vite, le trajet est assez long, Binud lui tel pour savoir s’il m’a bien trouvé et lui donne des consignes pour m’accompagner jusqu’au train.
Nous arrivons à la gare mais nous ne prenons pas l’entrée principale, il faut monter un escalier qui surplombe la voie ferrée puis descendre et remonter tout le quai jusqu’au guichet qui est à l’autre bout. Je presse le pas, heureusement il n’y a personne au guichet, achète le billet. Le chauffeur me rejoint et le train entre en gare. Nous allons vite jusqu’à un wagon qui est pratiquement vide, le chauffeur me porte le sac dans le compartiment, descend vite et le train repart. Que d’émotions, le chauffeur allait tél à Birud pour le rassurer.
Sur une grande partie du trajet nous longeons des plantations de thé, c’est magnifique .J’arrive à Dimapur, je descends du train, un gendarme me repère et me conduit au bureau de la police pour m’enregistrer. Je dois présenter le passeport, visa et l’autorisation d’entrée au Nagaland. Il me demande les dates de mon séjour au Nagaland et les lieux que je vais visiter. Il note toutes les infos sur un registre et il me demande l’adresse de la gh où je vais loger à[Kohima.
A la sortie, je prends un tuctuc qui me conduit à l’hôtel Cedar que j’ai réservé par émail. Il est à 300m de la gare. Cet hôtel est très bien, ce sont des jeunes qui sont à l’accueil et sont très sympathiques. La chambre est grande, propre avec un grand lit pour 1680 rs et dispose d’un restaurant que je vais tester.
Je pars visiter les ruines Kacharis qui ferment 10mn après mon entrée. Ce sont des piliers en forme de dômes de champignons. La fonction de ces monolithes demeurent un mystère encore aujourd’hui.

il ne reste que la porte du fort.

Il n’y a pas grand-chose à visiter à Dimapur, la ville est sale poussiéreuse et tout est fermé. C’est curieux de voir une ville presque morte surtout en Inde. Je rentre à l’hôtel vers 17h.

Lundi 31mars
Je quitte Dimapur à 09h15 en taxi partagé pour Kohima. Le chauffeur est speed, la route est bien sinueuse et souvent à double sens. Nous arrivons à bon port à 10h45. Maintenant je dois prendre un nouveau taxi jusqu’à Khonoma, il n’y a que 22kms mais il faut 1 heure pour y arriver. En arrivant, le taxi m’amène au bureau d’enregistrement ou je dois à nouveau montrer tous les documents. Il m’amène ensuite à la Hills View Cottage Khonoma. La maison est bien fleurie avec de belles vues sur les montagnes et rizières mais c’est brumeux.


La maison est vide à mon arrivée, j’appelle, tape à la porte, personne ne répond. Je patiente assise sur un tabouret et j’intrigue la voisine qui appelle la fille de la maison qui semble bien endormie. Elle m’installe dans une petite chambre, simple et propre avec la salle de bain. La patronne arrive aux alentours de 14h et me propose de déjeuner. Je dois prendre un guide pour visiter le village, il vient me chercher à la maison.
Nous revenons vers le bureau d’enregistrement et prenons la rue qui monte avec beaucoup de marches. Dans ce petit village il y a 3 forts qu’occupaient les « Nagas Angamis » qui résistèrent jusqu’en 1880 contre les britanniques.
« Les Angamis étaient à l’origine des guerriers, coupeurs de tête, ils passaient une grande partie de leur temps à guerroyer contre les villages environnants. Comme symbole de leur puissance ils tranchaient la tête de leurs ennemis. Cela pris fin à l’arrivée des britanniques.

un homme assis sur les marches du fort accepte quelques clichés.

Le Nagaland était animiste et depuis les britanniques ils ont adopté la religion baptiste.
Au mois décembre a lieu le grand festival du Hombrill qui rassemble la plupart des communautés tribales pour des démonstrations culturelles.
Nous descendons sur la place du village qui sert pour les meetings. De part et d’autre de la place je découvre les morungs bien décorés de cornes de Mithun et autres crânes d’animaux, de sculptures en bois… Des fusils, des décorations, les bijoux qu’ils portent lors du festival, des paniers en vannerie décorent les murs.

Les hommes célibataires se réunissent ici et apprennent les coutumes et traditions de la tribu. Les anciens Naga leurs transmettent oralement les pratiques religieuses, la musique et les chants folkloriques, la sculpture sur bois, le tissage du bambou, les dialectes tribaux…
Les cultures sont en étages, ils viennent de ramasser l’ail et maintenant ils cultivent les pommes de terre. La mousson est de juin à septembre et pendant ces 4 mois les terres se transforment en rizières.

Le guide me quitte et je poursuis sur une autre route qui n’aboutit nulle part, il ne me reste plus qu’à remonter et rentrer à la homestay où je fais connaissance avec toute la famille.
Avant d’arriver à la maison je m’amuse avec cette mignonne petite fille.

et très vite ses copains ou frères viennent nous rejoindre

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Mardi 1er avril
Je pars avec le guide et un taxi visiter les alentours de Khonoma. Nous prenons des pistes poussiéreuses qui nous mènent à de beaux points de vue.

Nous faisons un arrêt au bord de la route, le guide me montre la falaise où sont accrochés des ruches naturelles, c’est très curieux. Les apiculteurs doivent escalader la falaise pour aller récupérer le miel, que d’acrobaties pour y arriver.

Nous poursuivons la piste qui nous mène sur une grande aire de pique-nique toute propre c’est agréable.

Nous traversons le pont rose et nous suivons le sentier qui nous mène près d’une cascade dans une petite gorge, dommage le chemin ne va pas plus loin, je serai bien partie randonner pour la journée.

De retour à la voiture nous poursuivons jusqu’au village de Poilwa. Dans cette vallée les habitants ont l’électricité dans les maisons mais de téléphone. Cela semble incroyable qu’aujourd’hui on ne puisse pas avoir de téléphone.
Nous prenons une piste qui passe devant la ferme ovine de Poilwa.
Le site est devenu une attraction populaire grâce à ses paysages.
Un panneau indique le lieu Hepuidoi, on arrive au niveau d’une grande prairie, vallonnée avec vue sur les montagnes et la forêt.

Je descends et aperçois un groupe de personnes qui ont disposés une rangée de grosses gamelles. Curieuse, je m’approche d’eux, ils organisent un sacré pique-nique et tous ces plats ont l’air bien appétissant. Ils m’invitent à le partager avec eux mais à la guesthouse ce matin on nous a préparé notre pique nique qui ne sera pas aussi savoureux et je ne peux pas abandonner le guide. Dommage.

Les rhododendrons sont en fleurs et ici ce sont des arbres, impressionnant.

Nous rebroussons chemin et faisons un arrêt à la ferme, il me fait enjamber la clôture et nous allons rencontrer le couple qui vit ici. Le site est vallonné avec des moutons en liberté.

D’un côté les maisons, plus bas un grand grenier très étendu où d’un côté les moutons doivent passer la nuit et de l’autre côté il doit servir pour stocker le riz n pommes de terre…

Avant de rentrer nous allons voir un autre point de vue en face de Khonoma. Le village est assez étendu et le guide me montre au loin la guesthouse. La journée dans la nature a été très agréable.

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Mercredi 2 avril
Je repars pour la journée avec le guide et le taxi.
Nous allons visiter Khonoma et nous commençons par le musée ethnique. Il est très grand mais les pièces exposées ne sont mises en valeur. L’éclairage à travers les vitrines rend les photos avec des reflets, ce n’est pas génial.
On y voit, les vêtements traditionnels des différentes tribus avec les bijoux, les armes, les poteries.

Voici les tatouages des différentes tribus

Nous poursuivons par la grande église baptiste, elle est bâtie sur une colline et domine la ville

L’intérieur est arrondi avec des bancs tout autour, quelques vitraux et des tableaux de scène biblique.

Nous partons à l’endroit où a lieu le festival Hornbill. Le calao est l’emblème du Nagaland qui est un symbole de bravoure. La plume du calao symbolise le prestige et l’honneur chez les Nagas. L’oiseau est représenté symboliquement sur tous les couvre-chefs traditionnels portés lors du festival. L’éléphant, le tigre sont également représentés.
Les morungs sont tous différents selon la tribu représentée.

Après le pique-nique nous allons au cimetière mémorial de Khonoma qui est très bien entretenu. Ce cimetière date de la seconde guerre mondiale et y sont enterrés des soldats britanniques et indiens tués par les japonais.
La vue sur la ville est intéressante.
Des jeunes filles sont en tenue traditionnelle pour le plaisir de se photographier. C’est une drôle d’idée de venir se photographier dans un cimetière. La séance terminée elles reprennent leur vêtement ordinaire et prennent le chemin de la sortie.

Avant de rentrer nous allons visiter le marché où l’on vend des abeilles grillées et des essaims.
Plus loin ce sont les crapauds en vie et des grosses larves qui bougent. La dame qui les vend me propose un test mais non merci et ma grimace le fait bien rire.

Nous reprenons la route de Kohima en écoutant des chansons françaises que le chauffeur a mit dans sa playlist à mon intention c’est trop sympa.

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Magnifique carnet de voyages qui nous donne des idées pour notre prochain voyage en Inde.
Didier

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Merci
Il n’est pas facile de trouver des infos sur cette région qui est pourtant très dépaysante et attachante.
Si vous pouvez y aller au moment des fêtes ça sera un plus avec de beaux souvenirs. L’accueil est partout exceptionnel et peu ou pas de touristes occidenaux.

Jeudi 3 avril
Je quitte la homestay à 09h30 et retourne à Khonoma en taxi. A l’arrivée, un taxi partagé est sur le point de partir, il prend mon sac, le monte sur le toit, je m’installe dans la voiture et nous démarrons. Ce chauffeur conduit moins vite que celui à l’aller.
Nous arrivons à Dimapur, l’arrêt est sur le parking de la gare qui est proche de l’hôtel que je regagne à pieds. Le personnel m’accueille chaleureusement avec un grand sourire et m’installe dans une chambre à côté de celle que j’avais eu la dernière fois.
Une fois installée, je pars à la gare vérifier les horaires du train pour le lendemain matin. Il est bien à 09h10 et sans réservation.
Aujourd’hui la ville est plus animée et j’en profite pour faire les boutiques d’artisanat local. La tentation est grande mais le voyage est encore long et le sac est lourd donc je reste sage.
En continuant ma promenade j’aperçois un marché couvert et ça je ne peux passer sans y faire un tour. Que de surprises m’y attendent mais ne le sachant pas j’y pars confiante.
Les légumes se côtoient avec les crapauds plus ou moins gros, maintenant j’ai « l’habitude », les limaces sont également bien présentes.

Ce marché est sur trois rangées, je suis sur une extrémité et je file sur la 3ème rangée où je vois des étalages de fruits. Je choisis quelques mandarines, et deux mangues.

Je vois et entends sur l’allée du milieu des poules et des coqs. Je passe devant un stand de viande rouge sans y prêter attention et je pars d’un pas décidé voir les poules. Avant d’arriver, je m’arrête net, mon cœur s’accélère et je n’en crois pas mes yeux. D’un air à la fois surpris, dégoûté et craintif je m’approche doucement des cages et ce n’est pas une vision ce sont bien des souris blanches en cage au dessus de cuys.

Le vendeur me regarde amusé, je recule craintive, oui j’ai une peur panique des souris, et je lui demande s’il les mange. Avec un grand sourire il me fait signe que oui, que c’est très bon et veut m’en vendre. Non merci mais je n’en reviens pas et d’un air écoeuré je prends le chemin de la sortie en longeant cette allée.

Je retombe sur cette viande rouge et cette fois-ci j’y prête attention en me demandant de quel animal il peut s’agir. Je pense un mouton mais non c’est pas ça, je vois des pattes qui dépassent d’une bassine et je demande à la vendeuse,

Dog, sorry, je repose la question dog ? yes dog. Ah non c’est pas vrai, des souris maintenant des chiens mais où suis-je ?

Je regarde toutes les bassines et dans la dernière c’est carrément la tête.

Dans des sacs en jute et bien attachés je vois des chiens qui attendent l’abattoir.

Je sors de là les mains sur la tête mais jamais, jamais je ne me serai imaginée que l’on puisse manger comme ça en Inde. Au Vietnam, je savais qu’on mangeait du chien mais en Inde non, ça me semble irréel, décidément ce pays me réservera toujours des surprises.
En sortant je tombe sur une boutique de vannerie et elles sont belles mais un peu encombrantes pour les ramener en France.

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Vendredi 4 avril
Le train est à l’heure et il y a déjà beaucoup de monde à l’intérieur. Je trouve malgré tout assez facilement une place, portes et fenêtres sont ouvertes, nous sommes bien ventés.

Nous longeons des plantations de thé parsemées d’arbres pour l’ombrage, c’est toujours beau tous ces verts qui se mélangent dans la nature.

Ce train s’arrête souvent et les effluves des latrines se répartissent dans le wagon, vivement qu’on reparte, en roulant nous n’avons pas les odeurs. Mes compagnons de voyage sont sympathiques. Nous faisons un arrêt qui dure une bonne heure et les longs arrêts vont s’enchaîner jusqu’à Bhoji où je descends avec 2 heures de retard. Je suis épuisée. Je prends un rickshaw qui me conduit à l’hôtel Majestic à Sonari. Cet hôtel est tenu par un couple de jeunes très accueillant. Une petite chambre (1400 rs) me fera l’affaire pour cette nuit. Le resto est ouvert et je vais me restaurer car le petit déjeuner est loin et je commence à avoir faim. Je suis tellement épuisée que je me couche à 21h et je m’endors rapidement.

Samedi 05 avril
Après un bon petit déjeuner je quitte l’hôtel avec un tuc tuc qui me conduit à l’endroit où le sumo est censé partir. Aujourd’hui, il ne roule pas car c’est la fête à Mon. Je dois aller jusqu’à Tiznit à quelques kilomètres. Le tuc tuc avec sa voiture électrique ne peut pas faire le trajet, il me conduit chez un de ses collègues. Nous longeons les plantations de thé, c’est toujours impressionnant de voir toutes ces étendues. Le long de la route je vois des personnes qui sont habillées en tenue traditionnelle.
Nous arrivons à Tiznit à 09h20 et là j’apprends qu’avec la fête à Mon, il n’y aura qu’une voiture à 11h30. Oh là là, je suis dégoûtée c’est le dernier jour de la fête et je ne vais pas pouvoir y assister. J’ai voulu réserver une chambre à la homestay avant Noël, celle-ci était déjà complète jusqu’à aujourd’hui. Je n’ai pas trouvé d’autre logement et maintenant je n’ai pas de transport.

En attendant j’observe la vie locale. Le marchand de glaces arrive à vélo et les locaux n’attendent pas longtemps pour se rafraichir.

Finalement, nous sommes nombreux à attendre la voiture, le chauffeur se décide à partir à 10h30. Nous sommes 10 adultes plus le chauffeur et 3 enfants sur les genoux des mamans. Les normes de sécurité ici sont bien différentes qu’en France.

Le chauffeur s’arrête souvent pendant le trajet et ajoute de l’eau dans le radiateur .Arriverons nous à bon port, c’est bien la question que je me pose à chaque arrêt. Tiznit est à 35 kms de Mon et nous mettons 1h30 pour y arriver. En descendant de la voiture, je trouve un taxi qui me conduit à Aihan homestay. Les propriétaires sont absents pour la semaine. L’homme de service qui m’accueille est très aimable et fait de son mieux pour m’aider. La fête est à plus de 4kms d’ici et je dois prendre un tuctuc pour m’y rendre. Le gardien m’accompagne jusqu’au centre du village pour trouver un taxi. Sur la route principale, une voiture avec un jeune couple s’arrête à mon niveau et me propose de monter avec eux pour aller à la fête. Je suis ravie et nous filons rapidement mais nous sommes très nombreux à nous rendre à cet endroit et on perd beaucoup de temps pour trouver une place pour se garer. Le temps passant rapidement et vu les embouteillages, la dame me conseille de descendre et de rejoindre la fête à pieds et elle a bien eu raison, je ne les ai pas revu.
Le premier spectacle de l’après-midi est terminé.
Deux groupes de femmes avec des tenues différentes sont assises sous le chapiteau.

Ici aussi, il y a des morungs, ils sont différents de ceux de Khonoma et aujourd’hui il y a du monde à l’intérieur.

Je peux prendre des photos et avec l’ambiance de la fête tout le monde accepte et pose avec le sourire. Un petit groupe d’hommes est installé autour d’un feu.

Les plus jeunes frappent le tambour en bois.

à l’extérieur je ne peux pas résister à photographier ces hommes avec des tenues et des bijoux bien particuliers.

Ici Les touristes sont peu nombreux, j’en ai compté une dizaine sous le chapiteau à ciel ouvert. Une fois de plus dans ce voyage je suis en train de vivre un moment extraordinaire et hors du commun.
Je vois différentes troupes défilées et elles vont s’installer sous le chapiteau.

Le spectacle va reprendre, je suis le mouvement et je cherche une place avec une bonne visibilité.
Chaque tribu à des tenues différentes et c’est génial de pouvoir participer à cet évènement.

Les femmes dansent pieds nus, certaines ont un fusil et n’ont pas peur de s’en servir, elles tirent heureusement vers le sol en sautillant, j’espère que ce sont des fausses balles, ça fait du bruit et de la poussière.

Un orage nous tombe dessus vers 16h et dure un bon moment. La majorité des spectateurs regagne leur véhicule, je me mets à l’abri dans un morung et hésite à rentrer. La pluie terminée, je repars à l’extérieur, un homme dans une voiture descend avec une bouteille d’eau et une brique de jus de fruit et vient me les offrir. Il me dit de rester car la fête va reprendre et si je ne trouve pas de voiture pour rentrer à la fin du spectacle il me ramènera à Mon. Mais quel accueil ici, je regagne, l’esprit tranquille, le chapiteau. Plusieurs personnes photographient les troupes, je prends mon appareil et les imite.

Les hommes débutent fusil en main

Plusieurs danses ont lieu en même temps. Une troupe d’hommes s’installe sur la scène et ils poussent des cris comme le haka de Nouvelle Zélande, c’est impressionnant.

Les hommes tatoués se laissent photographier aujourd’hui sans monnayer.

A la fin du spectacle, je repars vers la voiture, le chauffeur est absent. Une dame un peu plus loin me repère et m’appelle, elle veut des selfies. Nous faisons plusieurs photos et me propose de me ramener à Mon où ils habitent. Je leur demande si demain dimanche la fête aura lieu et non c’est terminé car le dimanche c’est un jour sacré et donc tout est fermé on va à l’église et on reste à la maison.
De retour à la chambre j’envoie un message à la propriétaire lui demandant
si je peux avoir un guide et une voiture pour visiter la région dès demain. Bon le dimanche on ne travaille pas donc je suis coincée à Mon. Dimanche soir un guide viendra me rencontrer à la maison et nous organiserons la journée de lundi.
Ce soir coupure d’électricité la soirée est longue même si une ampoule fonctionne avec la batterie.

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Dimanche 6 avril
J’ai passé une bonne nuit avec un réveil très matinal. L’électricité n’est toujours pas revenue et mon tél est HS.
Akai, l’homme de service m’apporte un thermo d’eau chaude et me fait visiter la terrasse de la maison. Un moment plus tard il revient avec mon petit déjeuner, deux œufs fris, un thé au lait, et 3 bananes. Je lui demande des toasts mais il n’en a plus et aujourd’hui dimanche les boutiques sont fermées. Je commence à déjeuner et très vite il revient le sourire aux lèvres, tout content, il a réussi à me trouver 2 toasts, c’est mieux que rien.
Un peu plus tard, Akai revient avec une multiprise spéciale pour batterie. Je suis sauvée je vais pouvoir recharger mon téléphone.
Aujourd’hui, dimanche, je ne peux rien faire puisque tout est fermé, je vais donc visiter l’église. Je pars vers 9h30 et je ne suis pas la seule à y venir, que de monde, le parvis sert de parking et il est complet et sous l’église je vois un parking souterrain qui lui aussi est complet.

Les personnes sont toutes endimanchées. A l’entrée de l’église les fidèles remettent une enveloppe à deux personnes qui sont assises derrière une table. Je me faufile à l’entrée, je reste au fond mais très vite des personnes assises me font signe de m’avancer pour mieux voir l’intérieur. Elle est encore plus grande qu’à Kohima , dans le même style arrondi avec un étage. Elle se remplie petit à petit, c’est impressionnant tout ce monde ici.

Je suis venue juste pour la visiter mais maintenant je suis coincée, tout le monde est assis et prie. Un homme s’installe derrière un pupitre et énumère le nom et la somme des donateurs. Cela dure très longtemps vu que pratiquement chaque personne avait une enveloppe à la main en arrivant. Ile seront plusieurs à se relayer derrière le pupitre. Ils font la place à une chorale et aux musiciens qui interprèteront trois morceaux. A nouveau, les hommes se relaient à énumérer les noms des donateurs, ça n’en finit pas.

La messe commence enfin, les fidèles ont tous un missel en main et chantonnent avec la chorale et les musiciens qui sont revenus. Les prières se succèdent, tout le monde écoute et pour moi c’est très très long. L’office est retransmis sur un grand écran pour les personnes installées à l’étage. A côté de moi les personnes suivent l’office sur leur téléphone. Je pense mettre légèrement endormie et enfin à 12h30 les premières personnes se lèvent et prennent la direction de la sortie, je les suis, je n’en peu plu. En sortant les habitants reprennent le chemin de leur maison et se suivent les uns derrière les autres, il n’y a pas de bavardage ici, ni de bar ouvert pour aller prendre l’apéro comme on pouvait le voir lorsque j’étais enfant, maintenant je ne sais pas comment ça se passe chez nous.
Je cherche désespéramment un restaurant ouvert ou une alimentation mais tout est fermé. Le Nagaland est vraiment différent du reste de l’Inde et j’ai l’impression d’être dans un autre pays depuis que je suis arrivée dans cet état.
Je rentre à la maison récupérer mon tel qui s’est chargé, l ‘électricité n’est toujours pas revenue. Je repars dans le village à la recherche de quelque chose à grignoter, je n’ai rien et je commence à avoir faim. Je vais jusqu’au marché et je trouve un homme qui doit m’attendre sur un trottoir. J’en profite pour lui demander où je peux aller pour déjeuner mais j’ai toujours la même réponse, aujourd’hui c’est dimanche et le dimanche c’est sacré tout est fermé. Il réfléchit et m’amène chez un commerçant, nous passons derrière la boutique et je peux ainsi acheter de l’eau, des chips et des biscuits, c’est mieux que rien. Il ne me reste plus qu’à rentrer à la maison.
Dans la soirée, comme prévu le guide vient me rendre visite et nous préparons les visites pour les deux prochains jours. Je ne pourrai pas aller dans tous les villages que j’ai noté, les distances sont trop éloignées et les routes pas très bonnes. Le guide m’apprend que les photos des hommes tatoués sont payantes, 100rs par personne et dans le village dès qu’ils voient un touriste, ils se regroupent et viennent à 4 ou 5 pour se faire photographier et 500rs pour des photos ça fait cher. Le principe ne plait pas au guide et à moi non plus donc c’est décidé je n’irai pas dans ce village.
Le guide doit se renseigner pour la réservation de mon prochain sumo pour me rendre à Mokokchung et ça ne semble pas très facile.
Au dîner, je n’ai toujours pas d’électricité ni de wifi, la journée a été très longue. Ce soir au menu, du porc très dur, chou fleur et riz. Enfin un autre légume que des pommes de terre.
Pas d’électricité donc coucher à 21h

Lundi 07 avril
Le guide arrive à 08h30 avec le chauffeur. Nous commençons par nous rendre à la police pour m’enregistrer, ici c’est gratuit, j’avais dû payer une modique somme pour entrer au village de Kohima.
De là nous allons réserver mon billet pour Mokokchung. Mercredi matin il n’y aura qu’un seul sumo et il est déjà complet, je suis bien embêtée, je râle un peu mais que faire c’est complet. Je réfléchis pour éventuellement y partir jeudi tout en ayant bien en tête que le 12 avril je suis attendue à Naharkatia.
Nous prenons la route de Longwa, en chemin le guide me partage sa wifi ce qui me permet d’envoyer de mes nouvelles en France. J’en profite pour envoyer un message à Nirupam qui me confirme qu’il m’attend chez lui le 12. Je dois annuler tout le séjour à Mokokchung c’est trop compliqué ainsi qu’une nuit à Sivasagar. Je réfléchis à ce que je peux faire du 09 au 12 avril, le plus simple serait de rester une journée supplémentaire à Mon et d’ici partir à Dibrugarh. Le 10 avril le guide et le taxi sont libres mais le tarif est assez onéreux je vais longuement réfléchir avant de prendre ma décision finale.
La route pour Longwa ressemble plus à une mauvaise piste qu’à une route sinueuse. Le ciel est toujours brumeux mais les paysages montagneux sont magnifiques et différents de ceux de la région de Kohima.

Nous nous approchons de la frontière avec le Myanmar et ça m’excite. J’aurai tellement aimé visiter ce pays qui était sur ma liste « pays à visiter à la retraite “.
Nous nous arrêtons visiter un vieux morung. Dès l’entrée les décorations et les sculptures en bois sont superbes.

un tambour en bois bien sculpté avec une tête de tigre est sous l’auvent.

En entrant, il me faut un petit moment pour m’habituer à la pénombre. Les poutres sont sculptées et des têtes d’animaux y sont accrochés.

Des personnes sont autour du feu que la dame attise en soufflant dans un bambou.

à la sortie un homme s’occupe de ses petits enfants.

A l’entrée du village, nous descendons de voiture, une femme tisse devant sa maison.

nous prenons un sentier qui longe la forêt

nous arrivons dans une maison bien traditionnelle. A l’entrée l’homme tatoué sur tout le visage nettoie un de ses fusils. Plusieurs sont suspendus au mur sur le côté.

Il appartient à la tribu Konyak, ce sont des guerriers et chasseurs de tête. Plusieurs fusils sont suspendus contre le mur ainsi que son « chapeau traditionnel » en forme de cône fait d’os et de plumes. Il porte son collier traditionnel et dans ses lobes d’oreille il porte des cornes de chèvre en guise de boucles d’oreilles. Pour la photo il prend également une lance de chasse. Le guide me prévient, pour le photographier je dois lui donner 100rs. Je ne pense pas revenir ici et j’accepte de payer. Quelques photos souvenir et nous remontons jusqu’au village.

L’armée est présente dans tout le village. Nous cherchons le chef à qui je montre mon passeport qu’il photographie ainsi que le permis pour visiter le Nagaland.
Un panneau indique la direction du Myanmar et la frontière est à quelques pas.

Le chef accepte que je fasse une dizaine de pas mais me surveille la mitraillette à la main. Je fais quelques clichés et le remercie, en échange nous faisons des selfies.

Nous repartons un peu plus loin en voiture, chez le roi de Longwa appelé le Angh, c’est un des derniers rois de l’Inde, qui dirige son royaume.

Cette maison est unique, la moitié est en Inde l’autre moitié au Myanmar.

Les chambres sont en Inde, la cuisine et les autres pièces sont au Myanmar, du coup les habitants ont la double nationalité.
Deux dames sont à l’entrée l’une indienne et l’autre birmane et vendent des bracelets en perles et des statues en bois sculptés que l’on ne trouve qu’ici. J’en choisis une que je garderai en souvenir de cette belle journée exceptionnelle.

Avant d’entrée dans la maison, j’observe tous les trophées exposés en façade.

le tambour en bois à une belle tête de tigre.

Nous visitons l’intérieur de la maison qui est très sombre ici aussi. Des photos du roi sont exposées sur les murs, il pose avec différentes personnalités comme le roi d’Angleterre.
Au milieu de la pièce principale on retrouve la cheminée, au dessus sont suspendues des vanneries qui ont bien noircies ainsi que des becs de calao…

Les paysages sur le Myanmar sont magnifiques, ici personne ne me surveille je peux m’approcher.

Nous revenons au village pour déjeuner dans une gargote… On se balade un peu autour pour admirer ces beaux paysages et nous passons devant un camping car de français. Mais que font- ils ici ? mystère mystère, je ne les ai pas croisé, dommage.

Dans la gargote, une dame âgée est assise dans un coin et porte sur son dos une couverture à mode de sac à dos où dort un bébé.

Elle est belle cette dame avec ses beaux bijoux.

Deux enfants nous regardent manger nos chapatis, le guide et moi mes partageons avec eux.

avant de les quitter une dernière photo.

Nous faisons une petite marche à travers le village.

et croisons des enfants qui rentrent de l’école.

Nous reprenons la route pour Mon, le guide me propose de modifier la journée de demain. Nous devions aller à Hongphoi, village des hommes guerriers tatoués mais les photos étant devenues trop commerciale il tient pas à m’y amener. Il me propose d’aller visiter trois autres villages.
De retour à la maison, l’électricité est de retour mais la wifi ne fonctionne pas.
Près de l’église j’ai repéré une boutique Vishal où je vais faire quelques emplettes.
Au retour à la maison l’électricité joue au chat et à la souris.

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Mardi 08 avril.
Après le petit déjeuner, je demande à nouveau la wifi, je pense que la box est déconnectée, c’est pas possible que ça ne fonctionne pas ici. Akai ne doit pas avoir l’autorisation de monter à l’étage où se trouve la box. Le fils de la maison est présent, j’en profite pour lui demander, mais ne semble pas décider à vérifier. Je repars dans ma chambre en grognassant. 5 mn après Akai arrive le sourire aux oreilles, wifi ok ça fonctionne et l’électricité est sur batterie, la box était donc débranchée.
Le guide arrive à 09h et nous partons visiter le village de Phuktong. Nous nous baladons en prenant des petits sentiers qui permettent de traverser le village. Les points de vue sont toujours beaux.

Nous continuons la route jusqu’au village de Sheanghah.
et nous terminons par un morung.

La charpente à l’intérieur est bien travaillée, mon père aurait aimé voir ça, petit moment de nostalgie en pensant à lui. Le bois de charpente est soit du teck, soit du sal, ces bois sont connus pour leur résistance .Les piliers servent d’éléments décoratifs avec divers motifs.

Nous passons près de ces maisons en bambous aux toits de chaume fabriqué à partir de feuilles de palmier tressées.

Nous rentrons à Mon pour déjeuner dans un petit restaurant dans le village.
L’après-midi nous visiterons les morungs sur le site où a eu lieu le festival. Ils sont très beaux avec des formes différentes que ceux de Khonoma.

Nous rentrons assez tôt à la homestay où je passerai ma dernière soirée. Je suis décidée demain matin je quitte Mon pour Dibrugarh, je n’ai pas besoin de réserver le sumo. Je dois réserver un hôtel sur booking pour 3 nuits.
En quittant le Nagaland je prends conscience des moments uniques que je viens de vivre ces derniers jours. Le Nagaland, est à mon avis, c’est mon ressenti, un état très pauvre essentiellement la région de Dimapur ainsi que les villages dans les montagnes. Dimapur est une ville qui m’a un peu dérouté en y arrivant un dimanche où tout est fermé, ville morte et poussiéreuse, peu de circulation, je ne me sentais pas en Inde. Je ne reparlerai pas du marché où j’ai cru halluciner. J’en ai parlé à mon ami Raja qui n’a pas voulu me prévenir et il attendait ma réaction et il a bien ri.
A Mon , l’approche est différente, c’est un village et y arriver au moment du festival cela a rendu l’atmosphère plus joyeuse et vivante avec toute cette circulation . J’ai vraiment été très surprise de voir en majorité des grosses voitures, récentes circuler pour se rendre à la fête.
Dès qu’on entre au Nagaland, l’état des routes est déplorable, la différence entre l’Assam et le Nagaland est impressionnante.
Les villages autour de Mon sont également très pauvres avec les nombreuses maisons en bambous , tous les enfants ne vont pas à l’école , l’électricité n’est pas toujours présente. La nourriture n’est pas très variée, beaucoup de riz et de pommes de terre par contre ils mangent de la viande, poulets et porcs qu’ils élèvent chez eux et du poisson de rivière de toute taille. J’ai reçu un très bon accueil aussi bien à Dimapur, à Kohima qu’à Mon mais c’est un état bien particulier avec des coutumes inhabituelles.
Je ne sais pas si je reviendrai dans cet état mais si l’occasion se présente ça sera à Mon au moment du festival et j’en profiterai pour aller jusqu’à Mokokchung.

Mercredi 09 avril

Le sumo est à 06h30 et je dois quitter la maison à 06h avec Akai qui m’accompagne à pieds jusqu’au sumo. Hier soir, il m’a dit qu’il se levait tous les jours à 05h et qu’il se couchait à 21h. Ce matin, je ne l’entends pas à l’extérieur, rien ne bouge. Je vais jeter un œil et tout est fermé, j’essaie de faire un peu de bruit près de son logement. Il se lève précipitamment et court dans la cuisine vérifier la pendule et s’excuse pour sa panne de réveil. Le pauvre, il me fait de la peine, il est tellement gentil. Il monte vite à ma chambre récupérer mon sac qui est lourd, je tiens à l’aider pour le porter, je dois insister pour qu’il accepte. Nous prenons un chemin étroit qui monte directement dans la rue principale près de l’agence où se trouve le sumo. Il porte mon sac sur son épaule et avance rapidement, je le suis de près. En arrivant je lui donne un billet et il est gêné, il ne veut pas l’accepter, j’insiste et me remercie avec un grand sourire, c’est homme est vraiment aimable et serviable.

Je prends mon billet, mon sac est déjà sur le toit de la voiture qui se remplit rapidement.

Je change de voiture à Sonari, le sumo est sur le départ et me dépose à Manran où je change à nouveau pour Dibrugarh. A Dibrugarh, le rickshaw connait le quartier où j’ai réservé l’hôtel Dibrugarh tea residency et j’y arrive à 12h. Le quartier est bien animé, ça fait du bien de voir du monde et de l’animation.

Je vais me balader à pieds jusqu’au Brahmapoutre . Une promenade permet de le longer.

Je passe devant le coin des potiers. Ils font sécher les pots en bordure de la promenade. Ils travaillent l’argile qu’ils recueillent sur les berges du Brahmapoutre.

Plus loin, des femmes pêchent sur les berges et deux hommes dans une barque reviennent sur le bord.

Tout le long du Brahmapoutre , on honore Durga, Kali et d’autres déesses 2 fois par an. A cette occasion on fabrique des statues en terre colorée des différentes représentations de Durga auxquelles on présente des offrandes. Déposées sur les berges, les sculptures seront noyées au moment des crues de la mousson sauf celles qui ont été placées en hauteur et qui finissent en se décomposant lentement.

Je continue sur la promenade et j’arrive au quartier des dhobis wallahs, puis les menuisiers.
Tout au long, des petits shops , ce coin est bien vivant.

Je rentre à l’hôtel en prenant un chemin plus rapide qu’à l’aller en passant au milieu des habitations.

Je dîne dans un bon resto pâtisserie.

Jeudi 10 avril
Hier soir il faisait très chaud dans la chambre et j’ai branché la clim, le split est au dessus du lit. Je bouquine un moment et j’ai l’impression de recevoir de temps en temps une goutte d’eau sur la tête. Les gouttes s’intensifient et l’oreiller est bien mouillé. J’appelle le réceptionniste qui vient constater le problème et il tél à un agent de service, il est 23h et celui –ci arrive rapidement. L’hôtel est complet , je ne peux donc pas changer de chambre. L’agent de service monte sur les bois du lit, et ôte les filtres, le problème est réglé et effectivement je ne reçois plus de gouttes d’eau.
Après le petit déjeuner servi en chambre, je dois changer de chambre, je refais mon sac et le personnel se chargera de le déménager lorsqu’une chambre se libèrera dans la matinée.
Ce matin j’ai prévu de visiter le Radha Krishna temple, je prends un rickshaw au bout de la rue et il me conduit au Jagannath temple. Nous traversons la ville et très vite nous sommes au milieu des plantations de thé et je ne m’en lasse pas c’est toujours très beau.

Ce temple du XVIII° est une réplique de celui de Puri. Il a une structure pyramidale sur trois niveaux, appelée Vimana.

Le sanctuaire abrite la divinité Jagannath, son frère Balabhadra et sa sœur Subhadra.

Le complexe se compose de plusieurs petits temples et de jardins bien entretenus. L’endroit est calme, paisible où il fait bon se promener et se poser.

J’échange quelques selfies avec plusieurs familles de touristes indiens

A la sortie, je demande au chauffeur de m’amener visiter une manufacture de thés. Nous revenons sur nos pas et nous arrivons dans de grands entrepôts. Au fond j’aperçois des personnes et je m’avance pour leur demander si je peux visiter. Je n’ai pas d’autorisation, la visite ne sera pas possible.

Le chauffeur me dépose au même endroit où je l’avais pris le matin et je continue à pieds vers le Brahmapoutre.

Je passe dans le coin réservé aux dhobis wallahs

Je fais des arrêts photos avec les dames qui sont dans les petites boutiques. Elles sont fières et amusées de se voir en photo et les unes après les autres posent.

L’une d’entre elles doit protéger sa peau avec une pâte de curcuma je suppose. En Asie , les femmes protègent leur visage et ici c’est le décolleté et c’est la seule fois où j’ai vu ceci.

Avant de rentrer je fais un arrêt au resto , je ne connais pas le nom de ce que je mange mais c’est frais, légèrement épicé et à la fois un peu sucré et très bon.

Je retourne à l’hôtel, une jeune fille bien sympathique est à l’accueil et me demande évidemment d ‘où je viens, mon âge, si je voyage seule, c’est toujours très impressionnant pour eux de voir une femme voyager toute seule et surtout depuis la France, ça les laisse rêveur. Je prends rapidement possession de ma chambre et je retourne me balader dans la quartier. Je trouve un petit marché de fruits et légumes et poissons à Thana Chariali à 500m de l’hôtel.

c’est tellement bien présenté que tout fait envie.

je ne connaissais pas les vermicelles en couleur, sont ils parfumés selon la couleur ?

et le street food toujours présent

Je retourne à l’hôtel attendre l’heure du repas. Au moment de sortir, un gros orage éclate avec pluie et grêle et ça dure au moins une demi- heure.

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Vendredi 11 avril

Nirupam m’envoie un message, il veut venir me chercher cet après-midi. Lui et sa famille ont hâte de me rencontrer.

Il me perturbe dès le réveil, il ne veut pas que je prenne un bus pour me rendre à Naharkatia. Je ne devais me rendre chez lui qu’àpartir de demain mais sachant que je suis à Dibrugarh il veut que j’aille chez lui dès aujourd’hui. Quelle histoire, nous ne nous connaissons pas. Nirupam est aquarelliste, mondialement connu. Michèle m’a donné des tuyaux pour réaliser ce voyage et m’a mis en contact avec lui. Elle est elle aussi aquarelliste à côté de Bordeaux et je ne la connais pas non plus. Il tient à venir me chercher car je suis son invitée et il doit prendre soin de moi. Il a tout de même plus de 3h de route pour venir à Dibrugarh.

Je profite de la matinée pour faire quelques achats. Nous approchons de la fête Bihu, je vais donc à la pâtisserie acheter des baklavas pour offrir à la famille.

Nirupam arrivera plus tard que prévu car il y a beaucoup d’embouteillage, il est un peu fatigué et il a à nouveau 3 heures de route, quelle folie.

Je lui avais pourtant dit que je n’étais pas une princesse et vu mon âge je ne le deviendrai pas , mais c’est pas la peine de discuter c’est décidé ainsi je dois m’y plier.

Il vit avec ses parents, il est marié, il a deux enfants, une fille de 3 ans et un garçon de 7 mois. Son épouse est prof d’anglais et son père est également prof.

Il vient en France tous les ans animé des stages d’aquarelle dans les villes qui organisent des biennales, il connait bien la Bretagne, Bordeaux, Montauban… et sera à Brioude à partir du 10 juillet.

En arrivant chez lui, sa famille m’accueille chaleureusement comme si nous nous connaissions depuis toujours.

Je leur offre les cadeaux que j’ai amenés de France ainsi que les baklavas.

Je dîne avec Nirupam par contre ses parents et son épouse dîneront plus tard lorsque nous auront terminé, au menu poulet, riz et légumes bien cuisinés, c’est très bon. Je ne m’habituerai jamais à cette tradition de ne pas partager les repas tous ensembles mais bon c’est comme ça ici en Inde.

Je monte dans ma chambre après le repas.

Samedi 12 avril

Il est 5h, j’entends du bruit, ouverture des portes et un peu de bruit à l’extérieur. Dois- je déjà me lever ?

C’est trop tôt pour me lever j’attends 6h pour descendre et nous prenons le premier petit déjeuner, thé et quelques biscuits , dont un en forme de cigarette que l’on trouve pendant la période de Bihu, nouvel an en Assam, l’arrivée du printemps et le début de la saison des récoltes. Cette pâtisserie traditionnelle se nomme tilor pitha . Elle est à base de poudre de riz , du jaggery, de la noix de coco râpée, du sésame.

Nirupam m’amène visiter un jardin de thés, c’est un endroit très vallonné, c’est beau et calme, il n’y a personne à cette-ci.

nous montons l’allée avec de nombreuses marches.

et nous arrivons sur une plateforme avec de beaux points de vue et un temple.

Des bancs sont installés tout autour et il fait bon se poser .Ce lieu bien calme et magnifique est propice à la méditation et nous nous installons séparément pendant un petit moment.

Au retour nous croisons les cueilleuses qui arrivent les unes à la suite des autres.

Nous rentrons à la maison où nous attend le 2ème petit déjeuner, plus copieux cette fois, chapatis, dhal, légumes, thé. Je ne pensai pas être capable de manger ainsi à 09h du matin mais c’est bon et ça descend bien.
Après ça une pause de 1heure, je ne suis pas habituée à ce rythme aussi tranquille.
Aujourd’hui c’est la fête à l’école où travaille l’épouse de Nirupam et les étudiantes dansent, nous allons donc y assister.

Nous poursuivons les visites jusqu’au monastère bouddhiste de Namphaké, c’est le seul en Assam. Le bouddhisme pratiqué ici est le Theravada le même qu’en Asie du sud est et au Sri Lanka. Le monastère est donc très différent des monastères tibétains.

Nous poursuivons jusqu’à l’école du village , les enfants s’amusent dans la cour et le directeur me fait visiter les locaux. Les enfants des villages voisins viennent à pieds et ont souvent 2heures de marche pour arriver. Avant de reprendre les cours tous les élèves se rangent en file indienne sous l’œil attentif du directeur et entonne l’hymne national.

Nous rentrons à la maison où le déjeuner nous attend.
En fin d’après-midi nous partons avec sa maman, son épouse et les enfants dans un autre village rendre visite à la sœur de la maman. Le jardin est bien fleuri , orchidées, gardénia, hibiscus…

Nous allons chez la voisine qui a elle aussi un beau jardin bien fleuri. Près de la maison, je vois un métier à tisser où se prépare un gamosa. (tissu blanc bordé de rouge et orné de motifs tissés aux extrémités. Il est utilisé en foulard, sur la tête, recouvre l’autel de prière. C’est également un symbole d’hospitalité , d’amitié et de respect.
Nous prenons le thé avec des biscuits dans la famille et la sœur de la maman m’offre mon premièr gamosa.

Nous dînons et à la fin du repas, je reçois un cadeau de la maman et de l’épouse de Nirupam, un saree que je dois porter le 15 avril, jour de Bihu.
Avant de monter me coucher, Nirupam m’annonce que demain nous partirons à 5h pour de nouvelles visites. Ah oui quand même c’est très tôt mais ok je serai prête.

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Dimanche 13 avril.
Je suis bien à l’heure ce qui n’est pas le cas de Nirupam.
Nous prenons comme d’habitude le premier petit déjeuner sucré tous ensemble.
Ses parents viennent avec nous et ensemble nous attendons le chauffeur qui n’a pas encore pris sa douche.
Nous partons visiter Chairadeo Maidams , nous avons de la route à faire aux alentour de trois heures tout de même , c’est tout proche de Soneri et de Sivsagar.
Avant d’y arriver nous nous arrêtons pour le petit déjeuner plus copieux, pour moi ça sera un puri avec dhal. Ils sont surpris par mon choix, ils se regardent ,rigolent , je ne comprends pas pourquoi. Nirupam me dit que sa maman n’a pas osé me faire des puris, elle pensait que je n’aimerai pas. Ses parents prennent la même chose que moi et pour Nirupam ça sera un masala dosa.

Les maidams sont des lieux de sépulture des rois et reines Ahom et datent de 700ans.
L’extérieur du maidam se compose d’une voûte, d’un monticule hémisphérique en terre recouvrant la chambre, sa taille varie d’un modeste monticule à une butte d’une vingtaine de mètres selon le pouvoir, le statut et les ressources de la personne enterrée ,et une structure en briques destinées aux offrandes, et un mur d’enceinte octogonal à la base du monticule, et d’une porte voûtée à l’ouest. Les maidams plus petits ne possédaient pas tous ces éléments.

Nous sommes les premiers visiteurs , nous passons sous la voûte qui nous mène dans une antichambre

Il est possible de se promener autour des tumulus.

Il faut passer par le musée pour avoir les explications sur ces maidams bien particuliers.

Nous reprenons la route pour Naharkatia et faisons un arrêt déjeuner, un thali qu’ils ont trouvé trop épicé mais pour moi ça allait bien !!!
Retour à la maison et pour le dîner je demande juste des légumes, je n’ai pas faim , je ne suis pas habituée à faire autant de repas, ça me change des repas au Nagaland.

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Lundi 14 avril
Aujourd’hui nous célébrons la fête Bihu, nouvel an en Assam. Ce nouvel an est également célébré dans plusieurs états en Inde, au Penjab, au Tamil Nadu, au Karnataka et au Kérala.
Aujourd’hui nous échangeons des cadeaux et évidemment je n’ai pas attendu ce jour pour les offrir, je les ai donnés à mon arrivée. Le père de Nirupam m’offre un gamosa, le deuxième du séjour.
Le petit déjeuner ce matin est toujours sucré avec plusieurs pâtisseries différentes spéciales Bihu, des pithas évidemment, du jolpan à base de différents riz, du yaourt du jaggery, de la noiX de coco. La préparation est très longue en plusieurs étapes et c’est bonnn. Il y a également des laru, boule à base de noix de coco, et des boules à base de sésame noir, c’est un régal tout ça.

Avec Nirupam et Elena, sa fille, nous partons faire une promenade à pieds dans son quartier. Il est content de montrer à son voisinage qu’il reçoit une invitée de « grande importance “ haha !!
Au retour à la maison nous partons faire des achats pour célébrer Bihu. Il ne veut pas prendre sa voiture, il veut y aller en auto rickshaw cela me permettra de mieux voir la vie locale et surtout c’est le plus important on me verra mieux ainsi. Je crois rêver en entendant ces propos et ça m’amuse bien de jouer à la reine qui salut d’un geste de la main la population.
Nous allons dans une petite bijouterie acheter le collier typique que portent les femmes pour la fête ainsi que les bracelets. Je dois insister pour les régler moi-même, Nirupam se choisit une bague que je lui offre et nous rigolons car elle coûte 2 euros, je suis très généreuse aujourd’hui !!!
Nous rentrons pour le lunch, porc, riz et légumes accompagné d’un vin de goyave, je ne savais pas que ça existait. Il a un goût particulier mais pas désagréable.

L’après-midi Nirupam, Ghritachi son épouse et moi-même repartons au village, en voiture cette fois-ci faire à nouveau du shopping. Nous allons acheter des sarees, un bustier et un jupon pour la star que je suis ici.
Au retour et bien c’est l’heure du thé et sucreries, oh là là heureusement que je ne vis pas ici je deviendrai vite diabétique.
Dans la soirée un groupe de femmes vient danser devant la maison, elles font le porte à porte. Elles restent avec nous un bon moment et je suis invitée à me joindre au groupe. Je ne pourrai pas vous montrer la vidéo mais des amies m’ont demandé d’ouvrir une école de danse, heureusement nous n’avons pas de locaux !!!.

A la fin de la représentation nous leur donnons un peu d’argent et nous faisons quelques photos.
Un peu plus tard nous repartons marcher, cette fois ci Putoli, la maman nous accompagne.
Ce soir je refais mon sac, le séjour dans cette belle famille se termine.

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Mardi 15 avril.
Ce matin, ça y est le grand jour pour porter le saree est arrivée. Ce n’est pas vraiment un saree car cette tenue se compose d’un bustier, d’un premier jupon uni recouvert du second imprimé identique au saree. Les deux femmes m’habillent, posent des épingles à nourrice un peu partout et c’est plus prudent car je bouge beaucoup et je ne suis pas habituée à porter autant de tissus. Le résultat final est magnifique, la tenue me va très bien mais juste pour une journée. Il faut avoir l’habitude de porter cette tenue tous les jours et ça tient très chaud avec toutes ces épaisseurs, le saree n’a pas de jupon et je suppose plus confortable du coup.


Nous faisons beaucoup de photos, beaucoup d’accolades avec les parents.

  • Avec Nirupam et Ghritachi nous partons à Sivasagar où a lieu la fête Bihu.
    En chemin nous faisons un arrêt petit déjeuner, pour moi ça sera juste un thé.
    Ghritachi est de Sivasagar et nous nous rendons chez ses parents. En arrivant nous prenons à nouveau un petit déjeuner sucré, je commence à avoir l’habitude.
    Avec Nirupam, nous partons à la fête, Ghritachi reste avec ses parents et sa sœur.
    Sivasagar était connue sous le nom de Rangpur, et capitale du royaume Ahom.
    Nous allons à RamGarh, en arrivant il n’y a pas beaucoup de monde. Le bâtiment compte deux étages, le toit à la forme d’un long bateau. Ce bâtiment servait de pavillon sportif royal où les rois et les nobles Ahom étaient spectateurs de jeux comme les combats de buffles…

En arrivant à RamGarh la foule n’est pas encore là ce qui nous permet de visiter le bâtiment tranquillement. Il est dans un grand jardin bien entretenu, une allée nous permet d’y accéder. Les femmes arrivent avec leur beau saree spécifique pour le jour de Bihu, il est beige avec un liseret rouge et le bas du saree avec des motifs différents. Elles portent toutes le collier spécial pour la fête avec des boucles d’oreilles assorties, certaines portent une orchidée dans les cheveux. Elles sont toutes très élégantes et sont toujours gracieuses dans cette tenue bien plus que nous avec nos jeans et tee shirt.
Et ohh surprise nous faisons beaucoup de séances photos, selfies et l’ambiance est vraiment très cool. Je passe un bon moment tout en visitant ce beau bâtiment du coup bien vivant aujourd’hui.

Nous prenons place à l’ombre sous le chapiteau pour assister au spectacle. Nirupam m’abandonne, je ne sais pas où il est parti, je garde sa place et les spectateurs arrivent et le chapiteau se remplit rapidement. A l’extérieur je vois de l’agitation et j’essaie de m’approcher pour voir ce qui se passe. Un éléphant portant 3 personnes accompagné par des musiciens approchent de la scène.

Le jeune roi, tout habillé de blanc approche de la scène où ont pris place les musiciens et déclare l’ouverture de la fête.

Je ne vois pas très bien et je pars m’installer sur les pelouses, pratiquement la place d’honneur comme les ViP et de là je peux faire des vidéos, des photos et profiter du moment encore une fois magique.

Nous quittons les lieux vers 13h30 et là l’enfer commence, il y a une circulation de folies, toutes les routes sont bouchées. Il nous faudra 2 bonnes heures pour traverser la ville et rejoindre la maison.
Le lunch nous attend, un riz aux légumes cuisiné différemment je me régale.
Vu la circulation je prendrai un tuktuk pour rejoindre la guesthouse qui est proche de Ramgarh. Je dois payer la course un peu plus chère que la normale vu la circulation.
Avant de nous quitter nous faisons les dernières photos souvenir, le père de Ghritachi m’offre un nouveau gamosa, le 3ème du séjour dans la famille.

Nous avons tous le coeur gros de nous quitter.
En arrivant à la guesthouse, une dame m’accueille et m’installe dans une chambre assez grande et correcte. Ils ont un problème d’internet et je dois attendre la fille de la maison qui gère la guesthouse. Jess arrive dans la soirée, elle est jeune, très dynamique et très sympathique. Elle me donne une carte sim d’une de ses employées qui est absente en ce moment ce qui me permet d’avoir internet, elle est trop mignonne. Je l’impressionne beaucoup de voyager seule jusqu’ici. Elle aimerait venir visiter l’Europe et la France mais craignait de partir seule. De me voir voyager ainsi et à mon âge cela lui donne du courage et espère pouvoir venir cet automne et venir me voir.
Elle tient à me montrer la campagne autour de Sivasagar et nous y partons en voiture. Jess veut m’y ramener demain pour le coucher de soleil si je rentre assez tôt donc à voir. Le soir elle emmène le personnel à la fête et me propose d’aller avec elles. Nous déposons les filles de la maison, je suis tout de même fatiguée après cette belle journée et nous rentrons à 23h et je pars me coucher.
Jess doit s’occuper de me réserver le bus pour rejoindre Guwahati et un tuktuk pour les visites de demain. Il est bien tard, je verrai bien demain matin.

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Récit toujours aussi passionnant.

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Mercredi 16 avril
Le petit déjeuner n’est pas compris dans le prix de la chambre mais Jess me l’offre. Je dois attendre 8h30 pour voir arriver la personne qui m’a accueilie hier avec le plateau garni, omelette, toasts, thé de quoi tenir une bonne partie de la journée.
Jess s’est endormie, je quitte la gh et je pars à pieds avec l’aide de mapsme pour ma première visite aux temples Sivadol, Vishnoudol et Devidol.
En chemin je passe devant plusieurs boutiques de vanneries. Elles sont très belles et trop importantes pour en ramener chez moi, et les faire expédier c’est vraiment trop onéreux.
La promenade jusqu’aux temples est agréable et j’y arrive facilement. Les touristes indiens qui sont venus célébrer Bihu, sont présents aujourd’hui et je ne suis donc pas seule ici ce matin.
L’entrée se fait sur le grand temple du milieu, le Sivadol, le plus beau. Des personnes viennent me voir, curieuses de me rencontrer et toujours les mêmes questions me sont posées, d’où je viens, si je voyage seule, mon âge, combien d’heures d’avion pour venir ici… cela les laisse songeur et sont contents de se faire photographier avec moi. A cette fête Biu j’ai constaté que les gamines très jeunes portaient le saree qui en principe ne se porte que lorsque la jeune fille est menstruée ici c’est donc différent.

Ce temple possède une haute tour centrale et serait la plus haute de tous les temples Shiva en
Inde. Les murs extérieurs sont ornés de sculptures et de motifs floraux en bas reliefs., une antichambre semblable à une hutte traditionnelle de l’Assam.

La déesse Durga est représentée avec 16 bras.

A sa droite se trouve le Vishnudol avec un dôme orné de motifs en nids d’abeille.

A sa gauche le Devidol.

A la sortie plusieurs autorickshaw attendent des clients. J’en prends un au hasard et tous arrivent pour savoir où je veux aller. Karenghar qui est situé en dehors de la ville, à Gargaon sur la route de Charaideo Maidam.
C’est une maison royale des rois Tai-Ahom. C’est une construction sur 7 étages, les trois sous le niveau du sol sont nommés Talatal Ghar et ceux au dessus du sol sont nommés Kareng Ghar. Elle a la forme d’une pyramide en briques rouge. J’aime beaucoup cet endroit et j’y reste un bon moment.

Le dernier étage est coiffé d’un dôme avec une chambre. A l’origine il comportait quatre tours de guets, il n’en reste que deux aujourd’hui.

Un jeune visiteur s’approche de moi pour une photo et se souvient m’avoir vu la veille en grande tenue à la fête.
Je retourne à Sivasagar et je me fais déposer à Sivadol. Je veux aller à Talatal Ghar à 4 kms mais le chauffeur me demande un prix beaucoup trop élevé, je pars donc à pieds. En chemin un taxi partagé s’arrête à mon niveau et me propose un tarif intéressant que j’accepte.

Le Talatal Gharest une caserne souterraine, le niveau le plus bas serait relié par un tunnel à la rivière.
J’y retrouve beaucoup de touristes qui étaient à Kareng Ghar et nous refaisons quelques photos.

De là je pars me balader jusqu’à Joysagar lake où je trouve un super restaurant.

Je rentre en taxi partagé jusqu’à Ramghar qui se trouve à proximité de la guesthouse.
A l’heure du diner Jess me dépose en voiture au restaurant, elle me téléphonera plus tard pour savoir si j’ai bien mangé et surtout pour savoir si je suis bien rentrée. Elle m’accompagnera demain matin au bus.
Le bus démarre à 8h en direction de Guwahati. Nous arrivons à 16h30.
Les jardins de thés ont laissé la place aux rizières et je réagi tardivement pour prendre quelques photos pendant le trajet. J’ai le ne collé à la fenêtre et je me refais le film de tout ce voyage hors du commun avec un pincement au cœur à l’idée de quitter l’Assam.

Je retourne à la même guesthouse. J’ai besoin de marcher et je pars me balader jusqu’au parc qui borde le planétarium. Il y a beaucoup d’animations, on célèbre encore Bihu et la foule est bien présente. Un orchestre joue dans le fond mais personne ne danse on se contente de regarder les musiciens, dommage.

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Vendredi 18avril
Nuit à Guwahati.
Avant de quitter la gh, je dépose un petit sac que je récupèrerai à mon retour.
Je prends le tuktuk à 07h40 pour me rendre au départ du sumo pour me rendre à Shillong, capitale du Méghalaya.
Mon sac est monté sur le toit, ma place m’est attribuée et nous devons attendre que la voiture se remplisse.

En attendant je regarde l’animation dans la rue. Je m’amuse à photographier les différents modes de transport qui passent devant moi.

Le temps passe plus vite avec une occupation.
Nous démarrons à 08h20 et le chauffeur fait le porte à porte le long de la route. Nous faisons un premier arrêt de 25mn à 09h10 puis un autre pour le petit déjeuner à 10h10. Le paysage est à nouveau bien différent de l’Assam et Nagaland. Nous longeons une forêt de pins ainsi qu’un grand lac. Il y a de beaux points de vue mais le chauffeur ne fait pas de tourisme donc je dois me contenter de regarder à travers les vitres de la voiture.
Nous arrivons enfin à Shillong à 11h45, il s’arrête loin de partout, je dois remonter la rue pour trouver un taxi. J’en arrête un qui accepte de m’amener dans ma nouvelle guesthouse, la Rockski boutique bed&breakfast. A peine arrivée à la maison qu’un orage avec une belle averse me souhaite la bienvenue.
En arrivant à Guwahati fin octobre, j’avais réservé le guide avec une voiture pour cette semaine. Il n’y a pas de transports en commun pour aller de villages en villages je devais prendre une voiture pour visiter.
Le responsable du tourisme, Sachin m’a envoyé un message pour m’avertir que le chauffeur, Welbis, viendra me chercher demain matin à 08h.
La température est beaucoup plus fraiche ici, il ne fait que 19°.
A 14h30 la pluie a cessé, j’en profite pour aller visiter la ville et je commence par la cathédrale. Aujourd’hui nous sommes vendredi saint je vais aller voir comment on le célèbre ici. Le Méghalaya est un état catholique. Elle n’est pas très loin de la guesthouse, elle est immense et toute bleue.

J’arrive au moment de la messe et il est impossible d’y entrer, les fidèles sont nombreux à l’extérieur sur le parking. Des écrans géants retransmettent la cérémonie.

Je continue ma promenade à la recherche de la cathédrale All Saints. Elle est beaucoup plus petite, elle est ouverte et il n’y a personne. Elle est dans un jardin bien entretenu.
L’extérieur est en colombage avec des toits en pente et des vitraux.

Les vitraux représentent les scènes bibliques. Les nombreuses boiseries qui sont en tek de Birmanie donnent une atmosphère chaleureuse.

Je ne suis pas très loin de Police Bazar où je vais aller passer un moment.
Sur la route, je vois une nouvelle église dans le même style. Je m’y arrête et la visite rapidement, un office va avoir lieu les fidèles arrivent bien endimanchés.

Les tenues vestimentaires sont à nouveau différentes ici par rapport aux états précédents. Le saree est bien abandonné.

Je me balade dans le bazar bien animé.

Avant de rentrer à la gh, je passe devant un grand parc et je décide d’aller y faire un tour
.

En rentrant, j’ai un nouveau message de Sachin qui vient d’arriver à Shillong pour la soirée. Je lui propose de rentrer demain avec nous s’il le désire.
Je dîne dans un resto dans la rue près de la gh.

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Samedi 19 avril
Welbis arrive avec Sachin à 09h et nous prenons la route immédiatement. La traversée de Shillong est longue avec beaucoup d’embouteillages. La route est poussiéreuse et en travaux du coup nous n’avançons pas bien vite.
Nous prenons la direction de Whalkhen, le paysage devient vallonné, c’est beau. Nous arrivons à 11h à la homestay. Je suis la seule touriste. La chambre est très petite mais propre avec une salle de bain. J’ai une terrasse pour moi toute seule.
Ici il fait bien meilleur qu’à Shillong, la température est plus douce et il fait beau.
A 11h30 Welbis et moi partons pour le premier treck, nommé treck bambou. Il y a du monde ici ce sont des touristes indiens d’Arunachal Pradesh.
Dès le départ nous descendons beaucoup de marches et nous arrivons dans un canon. Le paysage est beau, vallonné et bien vert.

Nous arrivons au niveau des ponts en bambous qui se succèdent. C’est impressionnant de les voir mais une fois dessus la traversée se fait facilement, ça ne bouge pas.

Nous voyons des bassines d’eau et petit à petit nous arrivons à la hauteur du point final où tout le monde fait une pause.

Le retour se fait par le même chemin. Nous faisons une halte au bord de l’eau.

Nous sommes de retour à la voiture vers 14h30 et nous rentrons à la homestay. Nous allons déjeuner dans une gargote dans le village.
Welbis ramène Sachin chez lui, et lui sera mon guide et mon chauffeur toute la semaine.

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Dimanche 20 avril
Je descends prendre le petit déjeuner dans la gargote de la homestay. Il sera un peu léger, 2 tranches de cake et un thé.
Nous faisons une visite rapide du village avant de reprendre la voiture pour la nouvelle destination, Mawlynnong.
Le ciel est bien couvert ce matin.

La plupart des maisons sont en tôles. Le village est en pente, des chemins avec des marches permettent d’accéder aux différents niveaux des habitations. Chaque maison a un jardinet bien fleuri.

quel âge peut avoir cet homme? il est très marqué mais ne doit pas être très âgé.

sur une murette Welbis me montre un énorme lézard.

En route nous faisons un arrêt à Pynursla. Nous traversons à pieds le village par des ruelles qui nous mènent sur une grande aire avec un grand parking. Sur la butte se trouve l’église et la population assiste à la messe diffusée sur un grand écran sur ce grand terrain.

Toute la famille vient assister à la messe et ils ont tous sorti les habits du dimanche ça me fait sourire en pensant à ma jeunesse où nous en faisions de même dans mon village des Landes.

Les femmes portent une tenue différente de celles que j’ai pu voir jusqu’à présent. Elles ont une sorte de tablier ouvert sur les côtés qui recouvre la robe.

Les petites filles portent des robes de princesse avec des volants et les garçons sont costumés avec chemise et cravate. Waouh, en France cette époque où l’on s’habillait ainsi est bien loin de nous.

un bisou, trop mignon

Nous allons boire un thé dans une gargote.

Nous continuons la route jusqu’à Riwai root bridge. Ici il y a beaucoup de touristes d’Arunachal Pradesh.

Nous traversons la rivière sur un beau pont racine, il est plus impressionnant de la rive que lorsqu’on le traverse.

Une grosse averse pointe son nez et on essaie de s’abriter sous un auvent en plastic d’une gargote.
Plus loin nous nous arrêtons voir le point de vue, aujourd’hui bien bouché.
Dans les arbres je vois des gros nids que je ne connais pas, ceux sont des nids de fourmis, impressionnant et il y en a plusieurs sur chaque arbre.

Nous arrivons à Mawlinnong aux alentours de 14h.
Mawlinnong est le village le plus propre de toute l’Asie. Il faut payer un droit d’entrée en arrivant. Ce village est très touristique et les homestays sont très nombreux.
La maison où nous descendons, le west corner homestay, est neuve, bien fleurie, la chambre à l’étage est très grande avec deux lits et une salle de bain. Welbis ne sait pas où dormir, les chambres sont trop chères pour lui et dans sa petite voiture ce n’est pas très confortable. Je lui propose de prendre le petit lit, il est gêné mais j’insiste tellement qu’il finit par accepter avec un grand sourire.

Nous allons déjeuner dans une gargote sur le parking, pour moi ça sera des momos pour lui des pâtes.

Je passe l’après-midi à me balader dans les rues où de nombreux touristes indiens sont venus passer la journée.
Les rues sont cimentées, il y des bancs et des petits kiosques en bambous pour se reposer un peu partout. Les maisons sont toutes bien fleuries. C’est la région des hibiscus, il y en a de toutes les couleurs.

Ce soir, dimanche, les restaurants ferment à 19h, nous allons dîner à 18h30 ça sera un thali avec poisson et riz.

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Lundi 21 avril
Ce matin, zut il pleut, les randos de prévues vont être compromises. Welbis veut absolument y aller il ne veut pas aller à Dawki aujourd’hui, frontière avec le Bangladesh.
Nous prenons la route après le petit déjeuner. Nous changeons de vallée, la pluie laisse la place au brouillard et au fur et à mesure que nous avançons nous voyons que la route est sèche. Welbis est content, on va pouvoir aller marcher, tant mieux je lui fais confiance.
Nous allons à Mawkyrnot où se trouve un beau pont racine. (entrée 50rs).

Le début de la rando commence avec une bonne centaine de marches à descendre puis nous continuons le sentier jusqu’au pont. Ah oui, c’est chouette ici, non seulement nous sommes seuls mais en plus ce pont est très particulier, il est en trois parties ce qui permet d’en faire le tour. Nous sommes entourés de beaux arbres, c’est un régal, dommage il manque juste un peu de soleil.

la forêt est tellement épaisse qu’on ne voit pas comment faire le tour mais le passage y est bien.

ce sont des rondins de bois et c’est stable…même pas peur…

Nous retournons jusqu’au point d’eau où deux femmes font la lessive. Une troisième arrive sont panier dans le dos, elle porte une grande jarre qu’elle vient remplir d’eau et repart aussi vite. La charge doit être bien lourde.

Un peu plus loin Welbis prend un autre chemin qui nous conduit à une chute d’eau puis à un autre pont racine et celui-ci est également très beau.

Nous revenons à 14h30 à la voiture, il est temps de chercher un petit resto pour déjeuner.
Nous prenons une assiette de pâtes et une de momos que l’on se partage.
Retour à Maylynnong après une bonne journée nature sans pluie.

Mardi 22 avril
Nous quittons Mawlynnong sous la pluie et le brouillard. Nous allons à Dawki, à la frontière avec le Bangladesh La route est en mauvais état et beaucoup de gros camions circulent jusqu’à la frontière.
Nous longeons la frontière le paysage est plat côté Bangladesh avec des rizières, côté indien une grande clôture avec du fil barbelé sur toute la longueur est installée. L’armée est omniprésente dans ce secteur, ça ne rigole pas.

Dawki est un village que nous traversons et nous allons jusqu’à la frontière Jaflong Zero point. La pluie ne nous a pas quitté depuis le départ, nous allons sous un abri voir le point de vue entre les deux pays.

La promenade en bateau sur la rivière Umngot ne sera hélas pas possible. Nous repartons rapidement avec tout de même quelques regrets.

Welbis m’amène au marché typique de Pynursla où la pluie s’est arrêtée de tomber. Nous y passons un bon moment.

j’admire ce moyen unique de porter son cabas. Je ne l’ai pas encore adopté.

Nous déjeunons dans une gargote typique, riz, aubergine et tchai.

Nous poursuivons après le repas, nous passons devant des petites boutiques puis

le secteur boucherie et volailles, viandes de buffles, de porc, poulets.

la boulangerie

A la sortie de Pynursla, Welbis m’amène visiter le homestay qui lui appartient et qui n’est pas encore ouvert, c’est simple mais correct. Sa maman habite et s’occupera de la maison.
Nous allons plus loin jusqu’au village où nous passerons deux nuits. La homestay est vraiment sommaire. La chambre à l’étage est enclavée avec le bureau où travaille Sachin. Il y a juste une séparation ouverte entre les deux et donc peu d’intimité.

La salle de bain est commune, il faut soit passer par l’extérieur soit par une porte dans la cuisine, c’est vraiment sommaire. L’escalier pour descendre dans la cuisine est bien raide je vais devoir faire très attention cette nuit en allant aux toilettes.
Dès notre arrivée la sœur de Welbis s’est mise à cuisiner légumes et poisson et tout est cuit à 17h. Le repas me sera servi à 19h30 et tout est froid, quel dommage je ne me régale pas.
La soirée va être longue, à l’extérieur orage et trombes d’eau dureront toute la nuit. Je n’ai pas beaucoup dormi cette nuit, et j’ai eu froid malgré les couvertures.

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Mercredi 23 avril
Ce matin la maison est silencieuse, je n’entends que les ronflements de Sachin qui dort derrière son bureau.
Le petit déjeuner arrive assez tard par rapport aux jours précédents. Nous devons partir en balade entre 9 et 10h. Je ferme machinalement mon sac avec le cadenas sans faire attention à ma petite sacoche qui est à l’intérieur. Je débute bien la journée, la clé du cadenas est à l’intérieur de la sacoche, bravo !!! Welbis et Sachin essaient de trouver une solution pour le trancher, une pince puis une lime et le cadenas cède, c’est bon je récupère la sacoche et nous pouvons partir.
Welbis passe au village rencontre un de ses amis qui nous accompagnera toute la journée.
Welbis lui parle de moi, il lui raconte que je lui dis souvent c’est bon, c’est bon mais ne comprend pas ce que cela signifie. Je lui donne la traduction et tout content d’avoir appris ces mots en français il s’en amusera jusqu’à la fin du séjour.
Nous arrivons au premier village. A l’entrée, nous passons à pieds sur un pont d’où l’on observe de grosses chutes d’eau.

Nous allons visiter une maison en bambou.

il n’y a rien d’autre à visiter ici.
Nous sommes en bordure ici aussi de la frontière avec le Bangladesh

Nous partons au second village, identique au précédent, il n’y a rien à y voir donc je refuse d’y aller et je râle un peu car nous aurions pu aller ailleurs dès aujourd’hui, c’est une journée de perdue.
Nous allons plus loin voir des chutes d’eau, le sol est très mouillé, ça glisse et ça descend beaucoup. Je ne veux pas poursuivre, je ne suis pas chaussée pour cette aventure.
Il essaie de combler la journée et m’amène voir des grottes. Il prend un raccourci mais c’est pas le bon jour, nous arrivons à un cul de sac, le pont est en construction.
Il faut revenir jusqu’à Pynursla, changer de vallée, la route est en mauvais état pour sa petite voiture mais il essaie de me satisfaire.
En arrivant, un panneau indique que la grotte est fermée temporairement, c’est pas bon signe.

Welbis et son copain s’y engagent malgré tout et je les suis un peu sceptique. C’est très sombre et nous ne voyons pas grand-chose, nous avançons sur 500m et là il me dit on ne peut pas aller plus loin car c’est fermé mais elle continue sur 4 kms.
Bon il a essayé de son mieux à m’occuper mais ce n’est pas une journée à retenir. Nous reprenons la route pour rentrer, la nuit et le brouillard arrive très vite et les feux de sa voiture sont très mal réglés, on ne voit pratiquement rien. Il n’a pas les moyens de les faire réparer, il ne travaille que lorsqu’il y a des touristes et ils sont assez rares, il garde l’argent pour se nourrir.
En rentrant je modifie la fin du programme de la semaine, la pluie est prévue à Cherrapunjee. Nous ne pourrons pas faire le treck de 5 heures qui était prévu après-demain.
Je reviendrai donc à Shillong un jour en avance et je resterai deux jour de plus à Guwahati.
Je modifie les réservations.
Ce soir au dîner, aubergines, gombos, tomates, pastèque, papaye, c’est bon presque royal.
Mais où sont passées les fraises, elles étaient belles, je les ai donné en arrivant avec tous les légumes et je n’en ai pas goûté une seule. Welbis m’apprend que ce sont les enfants qui les ont toutes mangées, je suis un peu déçue mais ces pauvres gamins ne doivent pas en manger souvent, je pourrai m’en racheter.

Jeudi 24 avril
Cette nuit j’ai mieux dormi.
Nous devions partir à 8h mais on m’apporte le petit déjeuner à cette heure-ci.
Nous quittons la maison vers 9h30. La route est sinueuse et nous longeons le Bangladesh et la clôture c’est impressionnant. Le Bangladesh est bien plat avec des rizières. Le temps est gris, du brouillard dans certains endroits mais pas de pluie pour l’instant.

Nous nous arrêtons visiter des grottes, aujourd’hui elles sont ouvertes et il y a beaucoup de visiteurs.

Nous arrivons à Cherrapunjee vers 12h. Welbis m’amène au marché qui est moins intéressant que celui de Pynursla.

Il connait un bon restaurant qui doit être célèbre vu le nombre de voitures qui stationnent. Le hall d’entrée est plein de monde, il faut commander et régler son plat avant d’entrée dans la salle. Ils sont spécialistes dans les dosas. Welbis ne veut pas déjeuner avec moi, c’est trop cher pour lui. Je l’invite et commande deux butter masala dosa.

Après le repas nous allons à la homestay et la pluie fait son apparition. Welbis ne veut pas de chambre mais la pluie s’intensifie et l’orage fait son apparition. C’est incroyable, c’est un déluge, les coups de tonnerre sont violents, heureusement que je suis à l’abri. Finalement Welbis prend la chambre à côté de la mienne, il n’a pas de salle de bain et vient se doucher chez moi. A l’extérieur l’allée le long des chambres s’est transformée en ruisseau et le niveau monte, pourvu qu’elle n’entre pas dans la chambre, ça devient inquiétant.
Le vent, la pluie et l’orage dureront toute la nuit.

Vendredi 25 avril
La pluie et l’orage ont cessé, l’eau dans l’allée s’est infiltrée. Nous quittons la maison à 7h30, nous traversons le village, la route est sèche il n’y a même pas de flaques d’eau sur les bords de la route, incroyable. Welbis me dit en partant que nous n’aurions pas pu faire le trek aujourd’hui car la pluie va revenir avant ce soir. Nous nous arrêtons à la sortie du village pour prendre le petit déjeuner.

Il me ramène à Shillong, hier il me disait qu’il en profiterait pour aller consulter un médecin, aujourd’hui il me dit qu’il continue jusqu’à Guwahati où un couple d’Israéliens l’attend et ils iront jusqu’à Kaziranga. Il n’est pas arrivé le pauvre, que de routes.
En arrivant à Shillong, la circulation est infernale et nous mettrons beaucoup de temps pour arriver à la guesthouse. Il est très inquiet car les nouveaux touristes sont arrivés à Guahati et l’attendent à l’aéroport. Il me dépose à l’entrée de la ruelle, je lui donne son pourboire. Il est surpris et ne veut pas accepter mais j’insiste. Il est tellement ému qu’il en a les larmes aux yeux. Il m’a envoyé un message en arrivant, il a dû dormir dans sa voiture, le pauvre après ce long trajet dormir sur son siège c’est pas évident. Sa voiture est trop petite pour installer un matelas. Il me donne de ses nouvelles de temps en temps, il est vraiment très gentil.
Je m’installe dans une chambre près de la réception, elle est beaucoup plus petite que celle de la semaine dernière.
Je pars à pieds pour aller visiter le musée Don Bosco. Il est très loin, je demande à un taxi de m’y conduire. Il me dépose au niveau d’un carrefour et le musée n’est pas ici et il est même très loin. Un homme me voit perdue et s’approche pour savoir ce que je cherche. Il me propose de tél à une moto taxi qui me conduira au musée. Il attend avec moi et explique bien au chauffeur où m’amener. Ils sont vraiment très aimable ici.
Le musée sera fermé demain en hommage aux obsèques du pape. Je n’avais jamais vu ça, fermer un musée pour des obsèques.
Ce musée, est un musée tribal très intéressant. Il est sur plusieurs étages et sur la terrasse que l’on traverse par une espèce de tunnel, la vue sur 360° est incroyable.

A la sortie, je rejoins Police Bazar, je trouve des raccourcis une longue série de marches descendent pratiquement jusqu’au bazar. Je trouve un bon resto pour déjeuner et je rentre tranquillement à la gh. Ce soir je dîne dans un autre bon resto juste en face du glacier dans le quartier où je dors.

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Samedi 26 avril
Je quitte la maison à 8h après le petit déjeuner. Je descends la rue pour trouver un taxi qui me conduit au départ des sumos pour Guwahati. A peine descendue du taxi qu’un homme prend mon sac et l’installe sur le toit du sumo. Nous démarrons enfin à 10h. Le chauffeur est plus rapide que celui à l’aller et nous arrivons à midi à Guwahati. Je prends un rickshaw pour me conduire à la gh. et je le dirige dans la rue jusqu’à la maison.
J’ai la même chambre que la semaine dernière, je récupère le sac que j’avais déposé et me rafraichis avant de sortir.
J’ai quelques achats souvenirs à faire dans une boutique d’artisanat local au bout de la rue. Toute la famille aura son petit cadeau.
Je pars ensuite déjeuner au Hangout restaurant près du planétarium. Le service et la nourriture sont toujours très bien. Ce midi ça sera riz frit aux légumes er panner. J’ai eu bien tort de ne pas y venir plus souvent.

En fin d’après-midi je pars me balader en direction du Bramhapoutre où j’ai repéré un jardin en bordure de celui-ci. Je passe devant les belles maisons coloniales face à la High Cour.
Nous nombreux à venir prendre la fraicheur dans ce parc, l’entrée est payante. La nuit tombe rapidement et les allées bordées d’arbres et de fleurs s’illuminent, les jets d’eau et fontaines dans les bassins se mettent en marche, le jardin prend un autre aspect c’est agréable.

Je retourne dîner au même restaurant avec un Chicken 65, trop copieux j’en laisserai un peu.

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Dimanche 27 avril
Ce matin pour ma dernière journée, je m’accorde une petite grasse matinée et je bouquine un bon moment au lit.
Je pars vers 10h, je retourne à côté du jardin que j’ai visité hier soir où se trouve le Brahmapoutre River Héritage. Les voitures ne sont pas admises dans l’enceinte, une allée piétonne au milieu de pelouses et d’arbres nous conduisent à la maison. Le jardin surplombe le Brahmapoutre et on peut l’admirer sous différents points de vue.

C’est un bungalow patrimonial vieux de 170 ans
Dans le hall d’entrée du bungalow se trouve la galerie d’art où sont exposés des tableaux de différents artistes.

La pièce suivante, le River Lounge a le plafond décoré d’équipements de pêche traditionnels assamais. Des panneaux explicatifs accompagnent les visiteurs, le thème étant la vie au bord du fleuve.

Chaque pièce a un thème différent et toutes sont bien décorées. On arrive dans le salon colonial avec de nombreuses fenêtres, des panneaux en bois et de belles décorations. Le lustre représentant un bateau renversé suspendu au plafond ajoute une touche d’originalité. Le mobilier est de style élégant.

De là on passe dans la salle de réunion avec le thème Naviguer sur le fleuve. Sur les murs sont exposés des photos de navires ayant navigué sur le fleuve.
La salle de la bibliothèque comprend deux parties distinctes. D’un côté, des photos du bungalow d’origine, de sa restauration jusqu’à aujourd’hui y sont exposés.

De l’autre côté de la pièce nommée coin Majuli, des masques y sont exposés.

A l’étage, la salle mansardée est réservée aux nombreux instruments de musique traditionnels.

Aujourd’hui il n’est pas possible d’accéder à la véranda, une réception est cours.
Cette visite est très intéressante, j’ai bien fait de la garder pour la fin du séjour.

Je n’ai rien de prévu pour le reste de la journée. A la sortie, un panneau indique Fanzi bazar, je traverse la rue et je m’y dirige sans savoir où il se trouve.
C’est un marché aux fruits et aux légumes comme j’aime.

Je continue un bon moment sans trop savoir où je vais. J’arrive au niveau d’une voie ferrée, le passage à niveau est fermé, j’attends que le train passe au milieu de la circulation.

Plus loin, dans une rue sous un pont des femmes servent des repas pour les plus démunis.

Vers 15h je me décide à revenir avec l’aide de mapsme car je ne sais pas où je suis.
Je vais au même restaurant manger des momos.

avant de rentrer je fais une halte dans la pâtisserie qui est exceptionnelle. Quel régal pour les gourmands.

Je rentre me reposer et préparer mon sac.
Je commande le taxi pour demain matin 07h30.
Retour à[Dehli, l’après-midi est consacré aux derniers achats avant le vol de retour.

Fin de mon voyage en terre inconnue. Je suis prête pour partir avec Frédéric Lopez si quelqu’un d’entre vous a la chance de le connaître merci de lui glisser un petit mot à son oreille de ma part.
Merci à tous de m’avoir suivi.

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Je vais faire un topo des réservations de tout le voyage sur les lieux où l’on ne trouve pas facilement des infos.
La maison d’Ananda Majuli tel whatsapp : +91 99571 86356
Kohima : Pier Vantage homestay tel: +91 69091 45977
Mon : guide Ngamgang tel whatsapp +91 87328 17972
autre guide : Letwang tel whatsapp +91 96123 70808
Mon: homestay : Aihan homestay tel whatsapp +91 89744 55400
Mokokchung : Abode the mountains +91 81318 59340
Méghalaya
responsable du tourisme : Sachin tel +91 86522 25785
chauffeur Welbis: tel +91 93661 22906
Cherrapunji homestay : tel +91 80143 09903

Ces régions de l’Inde sont vraiment très différentes de tout le reste du pays et très intéressantes à visiter. En dehors de Majuli et du festival à Mon je n’ai pas croisé de touristes occidentaux.
J’espère donner envie à quelques voyageurs d’y partir.
Pour ma part je suis en pleine préparation d’un nouveau voyage dans une autre contrée peu visiter mais je n’en dirai pas plus pour le moment.

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Mariejo, très belle description de voyage !
Comment avoir les autorisations d’entrée pour le nagaland, le Méghalaya, l’Assam, etc. ?
Bonne continuation
Alain

Bonjour Alain
Il faut un permis pour entrer au Nagaland qui est vérifié dans chaque village. On l’obtient en ligne c’est simple et rapide.

Merci pour cette réponse rapide.
Je suis encore émerveillé par votre compte rendu de votre voyage qui a dû être long à écrire. Quel esprit d’entre-aide de routard ! Je ne pensais pas que celà existait encore. Tellement de forums sont pollués par des pubs déguisées …
Il y a quelques années, j’ai circulé 3 mois en Inde du nord et du centre et 2 mois en Inde du sud. Quel émerveillement ! mais n’étant pas doué pour l’écriture et par manque de temps (à l’époque, je suis certainement allé rapidement visiter d’autres pays (il y a tant de choses à voir dans le monde!)) je n’ai pas fait de récit circonstancié de ces aventures. Peut-être dommage!
Revenons à ma question. Faut-il un permis pour les autres provinces limitrophes? Assam, Manipur,Tripura, Méghalaya ?
Quand vous répondez permis obtenu en ligne, faites-vous référence au evisa (et donc, le evisa sert de permis?) ou
au efrro?
Pour s’enregistrer sur ce dernier site, il faut un numéro de téléphone indien (sic!) ce qui semble exclure tous les étrangers vivant hors Inde !!
Merci infiniment par avance pour votre réponse (toutefois, je ne voudrais pas vous déranger trop avec mes questions!).
Bien cordialement, Alain

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