Avec les bons espaces, c’est mieux…
Bonjour,
Voici le compte-rendu de nos 24 jours en Afrique du Sud, Lesotho et Swaziland. En espérant que vous y trouverez des informations. C’est long, alors si jamais il y a un petit résumé à la fin.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas…
1er jour : après un vol très agréable avec Air France, prise du camping-car chez Maui à Kempton Park. Ne pas être trop pressé, mais gens très sympas. Véhicule en bon état, bien équipé, conforme à la description. A l’agence, il y a une cuisine, des douches pour les clients et même des chambres que l’on peut réserver (bon à savoir pour le retour). Supermarché juste en bas de la rue, pratique pour faire les premières provisions. On fait ensuite un bout de route jusqu’à Frankfort. La sortie de Johannesburg prend un peu de temp, mais les routes sont bonnes et on trouve plein de vendeurs de fruits et légumes aux carrefours (avocats, mandarines, noix, etc à des prix dérisoires). On arrive à Aanleg Caravan Park à la tombée de la nuit, car on a eu du mal à trouver même avec maps.me. Camping presque vide dans une jolie clairière au bord de la rivière. On file au lit. Mais la nuit fut glaciale car nous n’avions pas mis l’électricité et donc le chauffage. En arrivant en début de soirée, nous avions trouvé la température agréable… Cela nous a au moins servi de leçon pour la suite.
2 : Direction le Royal Natal Park à environ 3 heures de route. On traverse de beaux paysages (notamment le long du barrage Sterkfontein où il y des points de vue indiqués). On fait halte à Harrismith pour les courses et arrivons dans l’après-midi au camping Mahai du Royal Natal. L’endroit est superbe, entouré de montagnes, il y a des pintades, des gazelles et pas trop de monde. Il y a de la pelouse au sol et de nombreux enfants en profitent pour jouer. Evidemment, comme dans pratiquement tous les campings en Afrique du Sud, il y a un grill pour les fameux brai. On se lance dans première petite balade qui part du camping (son nom est Cascades) et qui longe la rivière jusqu’à un coin sympa avec des petites… cascades. Une heure de marche sans difficulté.
3 : On part pour une plus longue virée, en suivant les conseils du surveillant du camping. Au menu, Devil’s Hoek qui part du parking juste en bas du Thendele Camp. On démarre dans une forêt où les babouins sont nombreux, puis on découvre une magnifique vallée, avec des montagnes comme on en trouve pas chez nous. Le début de la promenade est sympa, mais ensuite l’itinéraire n’est pas très clair malgré la carte reçue à l’entrée du parc. Résultat on s’enfile sur un chemin envahi par les hautes herbes et la progression est pénible. Au bout d’un (long) moment, on fait marche arrière. On apprendra plus tard que nous étions sur le bon chemin et qu’en fait Devil’s Hoek est une vallée et qu’il n’y a pas de but en soi à atteindre. On retrouve avec grand plaisir le camping et un superbe coucher de soleil sur les montagnes.
4 : nous avions prévu 2 nuits à Mahai, mais l’endroit nous plaît tellement et les possibilités de balades sont si tentantes que nous prolongeons d’une nuit. Ce sont les vacances sud-africaines, mais il y a bien assez de place. Reste plus qu’à choisir une nouvelle expédition. Les Tulega Gorges nous avaient tapé dans l’œil au moment de la préparation du voyage, mais avec trois enfants (8, 5 et 1 ans), on s’était dit que 5-6 heures de marche c’était trop. Les paysages traversés les 2 premiers jours nous ont motivés à tenter le coup malgré tout, quitte à rebrousser chemin si c’est trop pénible. On parc au Thendele Camp, ce qui nous évite les 20 minutes de montée depuis le parking. Et après, let’s go pour l’aventure. Le décor est encore plus splendide que la veille, notamment cet amphithéâtre de montagnes qui fait la réputation des lieux. Le chemin est excellent, ça monte légèrement, il y a quelques forêts avec leurs babouins à traverser, quelques passages caillouteux mais rien de bien compliqué avec des enfants. Au bout de 3 heures, les gorges… On s’y faufile facilement au début tant elles sont larges puis on s’enfonce dans un couloir étroit, avec un torrent au fond. Hop, on enlève ses chaussures, on serre les dents (oui, c’est très froid) et on avance jusqu’où on peut. Il y a aussi des échelles qui permettent d’aller voir les gorges d’en haut ou de prolonger le chemin, mais elles étaient fermées au moment de notre passage. Par contre, le chemin qui part à gauche sur la montagne vaut le détour. Il y a une montée de 20 minutes qui offre un splendide panorama.
On rentre bien fatigués mais heureux de cette belle journée dans un coin vraiment magnifique. Au Thendele Camp, les enfants ont bien mérité une glace. Ouf, juste avant la fermeture.
5 : On traverse le Golden Gate National Park et décidons de poser notre camping-car au camping du parc, à 1 h 30 de route. Nous sommes seuls, mis à part les babouins. Le camping est situé au pied de champignons montagneux aux couleurs rouge-orange. On part pour une petite balade de 45 minutes en direction de ces champignons. Très sympa. Ensuite on prolonge avec 45 autres minutes en direction d’une gorge. Cette fois, rien d’exceptionnel. En camping-car, on fait aussi les deux «loop» situés à quelques kilomètres du camping. On ne voit pas d’animaux, mais on apprécie les paysages.
6 : Le Lesotho figurait en bonne place dans notre planning, nous y entrons avec beaucoup d’attentes. Après un passage à Clarens pour les courses (bonne boulangerie à l’entrée de la ville), nous franchissons tranquillement la frontière à Caledonspoort. Les formalités sont réglées en 20 minutes et nous voilà dans un autre monde. En ville c’est l’effervescence ; marchands dans tous les coins, bruits, odeurs, animaux, Butha Buthe ressemble à la vraie Afrique. Ici, pas l’ombre d’un Blanc. Puis une fois sorti de la ville, le calme, les champs de maïs, les vaches, les ânes, les moutons et des Basotho avec leur couverture et leur bonnet caractéristiques. Souvent, il vous salue. Les enfants, eux, réclament fréquemment un petit quelque chose. On s’arrête avant un village perdu sur la route du Katse Dam. Quatre bambins, sales, dépaillés, souriants, viennent à notre rencontre. Ils observent le camping-car, demandent de voir à l’intérieur. Nos enfants leur montrent leurs jouets, ils essayent. Deux mondes face à face. Nous leur offrons du pain, des oranges et du chocolat, ils sont aux anges. On leur demande de faire des photos, aucun problème. Un chouette moment de découverte et de partage.
La route vers le Katse Dam, longue, sinueuse, mais d’une beauté rare, se poursuit. On traverse des villages du bout du monde, on s’enfile dans des vallées arides et rocailleuses, on croise d’innombrables troupeaux avec leurs (jeunes) guides, on suit les bras du lac créé par le Kaste Dam qui insufflent des airs de fjords à cet endroit hors du temps… Puis arrivée au barrage après une longue journée de route. Comme nous sommes habitués à ce genre d’édifice, nous ne sommes pas impressionnés plus que tant. Mais l’endroit est beau, comme perdu, reculé, préservé. On fait halte au centre d’informations qui ne recèle rien de bien intéressant si ce n’est une vue plus proche du barrage et des toilettes. Pour la nuit, les possibilités sont limitées. En fait, nous ne trouvons que le Katse Dam Lodge qui fait office de camping (merci Maps.me). Il y a quelques emplacements, juste au-dessus du lac et depuis le restaurant, la vue est remarquable. D’ailleurs, on tente même notre premier restaurant du voyage et la truite du lac s’avère plutôt pas mal, tout comme le bœuf si vous aimez beaucoup le poivre. Dès la nuit tombée, il fait bien froid.
7 : Direction Semonkong, avec un arrêt prévu en cours de route, car le trajet est long. On ne sait pas encore où on campera. Après avoir demandé si la piste entre et était praticable en camping-car, nous nous élançons sur celle-ci. Environ 60 kilomètres à une moyenne de 20 km/h tant la piste n’est pas bonne. Les paysages restent magiques, mais la progression est lente. On ne voit pas grand touriste dans le coin. Quand la piste se termine à, c’est un peu la délivrance. Enfin du goudron. Quoique, le début est en travaux et on avance une fois de plus au ralenti. La journée se passe au volant, cela fait beaucoup pour les enfants. La petite vomit, merci les contours, et on fait le grand nettoyage dans un torrent glacé. Puis la nuit se fait menaçante et il est temps de trouver un logement. Maps.me nous indique un camping à Roma. Nous arrivons à la tombée de la nuit et le camping est heureusement ouvert. On y est même seuls.
8 : on doit faire le plein avant Semonkong où il n’y a pas de station. Nous trouvons la seule station de Roma après avoir demandé au camping. En route pour le Semonkong Lodge qui offre quelques places de camping. Toujours de magnifiques paysages et des routes cette fois-ci excellentes. Seul moment compliqué, les 2 kilomètres pour atteindre le lodge. Une piste défoncée qui met le camping-car à rude épreuve. Mais ça passe, par les poils. Le lodge est très sympa, avec un grand restaurant-pub où il y a même un billard gratuit. Les enfants sont ravis. Pour camper, il y a une petite place pas loin de la rivière. Des oies animent le lieu. On réserve une virée à cheval pour le lendemain, environ 30 euros par personne.
9 : c’est parti pour 3 heures à cheval, jusqu’à la cascade de Maletsunyane. Nous avons 3 guides avec nous, tous très sympas. Un est à cheval et prend notre petite dernière avec lui, les 2 autres encadrent nos deux grands enfants qui montent seul. Comme nous ne sommes pas des habitués, les premiers mètres sont hésitants, les descentes un peu chaotiques, le terrain accidenté, mais heureusement on avance doucement. A l’approche de la cascade, le chemin se resserre et c’est vertigineux sur quelques mètres. Papa préfère poursuivre à pied. La vue sur la chute est superbe, on profite pour se balader à pied le long de la falaise.
Retour au lodge, avec un petit arrêt pour regarder une course de chevaux qui réunit la moitié du village. Nous sommes les seuls Blancs au milieu de dizaines de locaux en habits traditionnels. Une halte très sympa, mais le froid se fait de plus en plus pesant. On rentre au lodge à la tombée de la nuit. Au final, une sortie vraiment sympa. Les enfants ont beaucoup aimé, malgré le froid sur la fin.
Souper au restaurant du lodge. Le pain maison est divin, le reste du repas bien mais sans plus.
10 : cette fois, place aux ânes pour une excursion en ville d’une heure environ. Nos deux grands enfants ont chacun leur (petite) monture, avec chacun un guide qui tient la bride. Nous suivons à pied. Malheureusement, le vent souffle fort et il fait très très froid. Les enfants ont rapidement besoin de se réchauffer. On s’arrête alors au «supermarché». Puis dégustation de bière de sorgho qu’un vieux type fabrique sous trois planches : il faut s’accrocher, c’est juste… imbuvable. Retour au lodge, près du feu.
11 : coupure de courant pendant la nuit (il paraît que c’est fréquent dans le coin) et donc pas de chauffage. Comme il a fait -7, tout le monde a greloté, pour ne pas dire plus. A peine debout, on file à la réception pour profiter du feu. Soulagement, car on a vraiment souffert malgré les duvets et les couvertures. Le camping-car aussi, il ne démarre plus. Il faut attendre le soleil pour réchauffer le moteur et un jeune du lodge vient ponter notre batterie. Après trois heures d’attente, on peut enfin prendre la route direction Qacha’s Nek, non sans avoir acheté quelques pains pour la journée.
Nous avons de la chance car la route vers le Sud est bonne, au contraire de celle que nous avions prise pour venir à Semonkong qui elle est désormais gelée dans un col et donc impraticable. Résultat, plusieurs accidents et des personnes bloquées.
Une nouvelle fois, le trajet est long pour des enfants. Le passage à la frontière de Qacha’s Nek se fait en quelques minutes. Juste après, la piste côté sud africain est vraiment mauvaise et on n’avance pas vite. On rejoint Cedarville à la tombée de la nuit, bien crevés. Nous avions prévu de dormir au Cedarberg Guest Farm, nous trouvons difficilement. L’accueil est chaleureux, l’endroit perdu dans la nature, au bord d’un étang. Très joli, nous sommes seuls, il fait froid.
12 : allez, on file vers le Sud et le chaud. Direction Durban et ses plages. On retrouve petit à petit un climat tempéré, notamment lors de notre halte d’une nuit aux Oribi Gorges. Le camping du parc est petit, mais très chouette. Juste à côté, il y a une vue sur les gorges. On fait également une virée en camping-car au fond des gorges (attention aux branches des arbres). Le soir, grand feu au camping avec les enfants.
13 : on poursuit notre visite des gorges avec un arrêt au Leopard Rock Café dont la terrasse offre une vue splendide. Puis, léger détour à l’hôtel Oribi Gorge qui proposent des ponts suspendus, des points de vue et des tyroliennes de l’extrême (Oribi Wild 5). On se contente des deux premiers. Beau, mais répétitif (pour les points de vue) et la piste est difficile avec un camping-car.
2h30 plus tard nous voilà à Durban. On se pose au Umhlanga Lagoon et sa belle plage. On n’a pas le temps de faire la balade dans la réserve, les enfants préfèrent sauter dans les vagues. Le soir, on trouve un camping à Ballito, au bord de la Salt Rock Beach. C’est le plus cher du voyage, il y a beaucoup de monde (pour une fois), mais franchement au bord de la plage c’est génial. Il y a aussi une sorte de piscine construite dans la mer, des rochers, des dauphins. Et même une place de jeux pour les enfants.
14 : On profite encore de la Salt Rock Beach, avant de poursuivre notre route vers l’Est et Sainte-Lucie que nous atteignons après 3 h de route. On se pose au camping du parc, grand, avec de larges emplacements et peu de monde, mais beaucoup de singes (des vervets). On croise aussi un troupeau de mangouste, enfin quelque chose comme ça. Départ depuis le camping pour une balade vers l’océan. C’est écrit attention aux crocos et aux hippos, mais à part quelques minis antilopes on ne voit rien. La plage est interdite à la baignade à cause des courants et des requins. Souper au restaurant Ocean Basket en ville où le plat de fruits de mer pour 2 est excellent, tout comme la bière de brasserie locale.Saint-Lucie est une toute petite ville, avec une rue principale où il y a surtout des restaurants, des boutiques, des agences qui proposent des tours.
15 : journée dans le parc national Isimangaliso. On rencontre nos premiers animaux « safari » : des zèbres, des gnous, des rhinocéros, des hippos, des kudus, des impalas, etc. Il y a différentes petites boucles sympas et des points de vue. Sans oublier des observatoires pour observer la faune. On apprécie particulièrement la plage de Mission Rocks et ses beaux rochers envahis par des centaines de crabes. Et bien sûr la plage de Cape Vidal propice à la baignade avec au loin les jets d’eau des baleines. Vraiment une journée sympa même si une fois de plus on a beaucoup roulé.
16 : On profite de la sympathique plage de Sainte-Lucie le matin, avant de prendre la direction du Swaziland. Nuit juste avant la frontière de Golela après environ 2 heures de route. On trouve un camping au bord du lac de la réserve Pongola. Nous sommes seuls, il y a un rhino au loin.
17 : passage rapide de la frontière, on fait le plein (et on apprend au passage que l’essence est beaucoup moins chère ici qu’en Afrique du Sud). Et on roule passablement, traversant les grandes villes de Manzini et Mbabane. Entre deux, un arrêt baignade à Cuddle Puddle, une piscine d’eau chaude. C’est petit, les vestiaires minimalistes, mais les enfants adorent se tremper dans l’eau chaude. En plus, nous sommes seuls. Nous n’essayons pas la partie massages et hammam, trop cher.
On pose finalement notre camping-car au camping de la réserve Malolotja (où il y a notamment le Canopy Tour, c’est-à-dire une série de tyroliennes géantes que nous n’expérimenteront pas). Une nouvelle fois, nous sommes seuls. Ici pas d’électricité, mais des paysages verdoyants et des antilopes juste à côté de nous. Les enfants grimpent sur les rochers, se cachent dans les arbres, explorent les environs.
18 : on avait prévu une petite promenade dans la réserve et un saut au point de vue, mais on rencontre une famille de voyageurs en camping-car, suisse comme nous. Celle-ci effectue un tour du monde sur plusieurs continents et comme leur aventure nous intéresse beaucoup, nous passons la matinée à discuter. Vraiment sympa. Résultat, nous partons un peu tard du camp, car nous devons arriver à Malelane avant la fermeture du parc Kruger. Ce qui sera finalement réussi de justesse. Une fois les formalités d’entrée du Kruger terminées, nous sommes heureux de poser notre camping-car pour nous reposer. Malelane est un petit camp, sympa, avec cuisine extérieure notamment.
19 : c’est parti pour l’exploration du Kruger. Et rapidement, les premiers animaux. Des gazelles bien sûr, mais aussi des éléphants, des girafes, des singes, etc. On a la chance de voir un léopard qui se repose à l’ombre et une hyène. Bien que ce soit les vacances sud-africaines, la foule ne se fait pas trop ressentir dans le parc. Bien sûr, il y a de temps en temps quelques attroupements de voiture quand il y a des animaux à voir, mais rien d’excessif. En début d’après-midi, nous allons à Skukuza pour prendre notre place de camping (réservée avant de partir). Là on constate tout de même qu’il y a du monde, il ne reste que quelques emplacements au choix. Eau, électricité, barbecue, tout le confort. On fait même un saut à la piscine, glacée. A Skukuza, on trouve aussi un supermarché, un restaurant avec une jolie vue sur la rivière, une place de jeu, un snack, un docteur (on a testé car on soupçonnait la malaria chez la petite mais c’était juste une angine), un spa, etc.
Avant la tombée de la nuit, nouveau safari. Avec des rhinos comme principale récompense.
20 : debout aux aurores, on tente le safari très matinal. Moyennement payant. On fait une halte au Lower sabie où on teste aussi la piscine. Le restaurant offre ici également une très belle vue.
Dans l’après-midi, on aperçoit en coup de vent des lions, avant qu’ils ne filent. La suite n’apporte rien de plus, si ce n’est quelques éléphants et girafes. On a roulé presque toute la journée et les enfants se lassent, malgré les animaux. Résultat, nous décidons de ne pas prolonger d’une nuit dans le parc, même si nous avons déjà réservé à Satara.
21 : on quitte donc le Kruger, en direction du Blyde River Canyon. On change de décor avec des forêts de conifères et de la montagne. A l’entrée de Graskop, on trouve un chouette camping où nous sommes à nouveau seuls : le Panorama Chalets & Rest Camp. Il y a une piscine avec des rochers qui offre une vue plongeante sur un canyon (mais glacée à cette période), une place de jeu, des poules, des chiens. A 5 minutes à pied en direction de Graskop, on trouve un hôtel qui propose du saut à l’élastique, pour les plus courageux. Souper en ville au restaurant mozambicain Canimambo (plutôt bon et grand feu à l’extérieur).
22 : visite de la région, avec Lisbon et Berlin Falls, les deux très sympas. C’est vite fait, on parque la voiture à quelques mètres des chutes. Passage aussi à God’s Window (la vue est sans plus) et petite balade dans la «jungle» environnante. Arrêt fort agréable aux Bourke’s Luke Potholes. Les gorges valent le détour, il y a des ponts très hauts, des trous pour tremper les pieds, des petites cascades. Y aller tôt car la foule se presse dans l’après-midi. Nuit au Forever Blyde River Resort qui a tout le nécessaire sur place (magasin, minigolf, places de jeu, piscine géante, station-service, etc.) Les emplacements sont verdoyants, calmes, bien entretenus. Et du fond du camping-lodge, on trouve plusieurs sentiers de randonnées. Et surtout une incroyable vue sur les Three Rondavels. On y est allés deux fois tellement c’était beau. Demander à la réception une carte des balades à faire, il y en a pour tous les goûts. Nous avons opté pour une courte et facile promenade vers une cascade dans la forêt (environ 45 minutes depuis le camping).
23 : on prend notre temps avant de partir, les enfants adorent l’endroit. Puis route en direction de Johannesbourg, pour couper le trajet avant de rendre le camping-car. On a du mal à trouver un camping dans les environ de Middlburg. On déniche finalement quelque chose au bord d’un joli lac (le Maanlig Resort), mais il y a aussi une grande usine qui gâche la vue et la route pour y aller sort des sentiers battus. Pour une nuit ça fera bien l’affaire. Les propriétaires sont sympas, ils nous installent la télévision pour regarder la finale de la Coupe du monde, nous offrent à boire et à manger. On commence à préparer les valises.
24 : derniers kilomètres. On rend le camping-car en fin d’après-midi après l’avoir fait nettoyer pour quelques euros par de sympathiques dames à qui nous donnons les dernières denrées alimentaires. A l’agence, contrôle du véhicule sans souci. Il y a juste une fissure sur le pare-choc avant (merci les pistes du Lesotho) et il y en a pour environ 200 euros de frais (nous avions pris l’assurance complète, chic). On se fait ramener à l’aéroport par la navette de l’agence. En avance, car l’agence fermait. On doit attendre le vol de 23h30. On se demande où aller en ville, il n’est que 18 heures. Puis on constate que notre connexion Amsterdam-Genève a été supprimée, remplacée par un Amsterdam-Francfort, Francfort-Genève. On va demander des infos au guichet de la compagnie et après pas mal de discussions, on arrive à embarquer pour un vol direct jusqu’à Zurich, vol qui nous fait arriver le matin. Génial, en plus pas besoin d’attendre 23h30 et nos bagages enregistrés sur le vol normal seront rapatriées directement chez nous. On sera léger dans le train…
Voici un résumé du voyage en quelques points :
On a aimé :Les paysages d’Afrique du Sud. Ils sont variés, entre Ouest américain, chutes d’eau, savane, plages.Les animaux. Quel plaisir de voir des zèbres, éléphants, girafes, etc, en conduisant son propre véhicule. Avec un camping-car c’est encore mieux, car on peut cuisiner et manger tout en observant.Se baigner dans l’Océan indien. Les plages que nous avons faites n’étaient certes pas dignes des Caraïbes, mais sauter dans les vagues, construire des châteaux de sables, nager non loin des animaux, a plu à tout le monde.Le camping-car. Un excellent moyen de transport dans ces contrées. Les campings sont bien équipés et même si la route s’avère parfois délicate, en prenant son temps, tout se passe bien.Les fruits. Papayes, avocats, fruits de la passion, ananas, oranges, etc, on s’est régalé à des prix dérisoires. Il y a plein de petits marchands le long des routes, n’hésitez pas à vous arrêter.La sécurité. Nous n’avons jamais eu peur de quoi que ce soit. Bien sûr nous avons souvent évité les villes et toujours dormi en camping, ce qui doit aider.Le Lesotho. Unique pour ses paysages, ses gens, ses routes. Un autre monde la vraie Afrique.Les passages des douanes. Faciles, rapides et bucoliques. On vous observe, on rigole, on échange.Les campings. Franchement, on ne s’attendait pas à ce qu’ils soient si bien équipés. Il y a pratiquement toujours un coin pour faire un feu, de l’électricité, voire un robinet sur chaque emplacement.
On a moins aiméLe rapport Blancs/Noirs en Afrique du Sud. Les chefs ce sont les Blancs, les employés les Noirs. Et dans certains discours on a bien senti que l’harmonisation n’était pas pour tout de suite.Le froid. Il a fallu s’accrocher certaines fois, surtout au Lesotho. Sur le moment, on souffre, mais au retour ça en devient presque drôle.Le temps de route. Avec trois enfants en bas âge, nous avons trop roulé (environ 3500 km en tout). Par moment, on a senti un certain énervement de leur part. Voyager en camping-car, ça aide mais ça ne suffit pas. Et regarder des dessins animés sur la tablette, un (petit) moment ça va, mais plus…