Le mal du pays

Les pièges à éviter

Les pièges à éviter
© Jacob Lund - Adobe Stock

Piège n° 1 : ne rester qu'entre Français

Attention : s'il est tout à fait normal de chercher la compagnie de ses compatriotes quand on débarque dans un pays étranger et que l'on se sent un peu perdu, il ne faut pas non plus tomber dans le travers de ne fréquenter que des ressortissants de son pays. C'est sans aucun doute la solution la plus facile pour limiter ce vague-à-l'âme, mais aussi le meilleur moyen pour passer à côté de belles rencontres. Vivre dans un pays étranger est une expérience unique et extrêmement enrichissante. Ce n'est pas seulement manger différemment, entendre les gens autour de soi parler une langue qui n'est pas la nôtre et s'habituer à un climat différent. C'est aussi et surtout la découverte d'une autre culture, d'un autre mode de vie et d'autres personnes.

Alors faites-vous violence et jetez-vous à l'eau. Une fois que vous vous sentirez un peu plus à l'aise dans votre nouvel environnement, faites l'effort d'aller vers les autres et de vous intégrer dans votre pays d'accueil. Les pots au bureau, les travaux de groupe à la fac, les clubs sportifs, les associations de quartier sont autant d'occasions de rencontrer des gens, des voisins, des collègues et de se faire des ami(e)s.

Pensez aussi à aller du côté des Alliances françaises, présentes dans plus de 130 pays. Elles ont pour mission de mettre en relation des francophiles et de promouvoir la culture française. Avec un peu de chance, vous pourrez rencontrer des personnes désireuses de rencontrer un Français et qui se feront un plaisir de vous faire découvrir leur pays.

Piège n° 2 : refuser d'apprendre la langue

Si vous avez la chance (ou la malchance, c'est selon) de vous retrouver dans un pays non francophone, vous avez deux solutions : soit vous refusez catégoriquement d'apprendre la langue du pays et estimez que vous pourrez très bien vous débrouiller en parlant anglais ou avec le langage des mains, soit vous faites l'effort de vous y mettre et de potasser une méthode Assimil ou de prendre des cours sur place. Car enfin, regardons les choses en face : comment comptez-vous vous intégrer, vous faire des amis ou tout simplement aller au cinéma, si vous ne comprenez pas un traître mot de ce que l'on vous dit ? Non seulement vous ne profiterez pas à fond de votre séjour, mais surtout vous serez complètement isolé. Et autant dire que ça, ce n'est pas très bon pour le moral, mais excellent en revanche pour développer le mal du pays…

Et enfin…

Ne passez pas votre temps à rouspéter, critiquer, vous plaindre… bref, à gaspiller votre énergie pour rien. Souvenez-vous de la chance que vous avez de vivre à l'étranger et laissez de côté vos remarques désobligeantes du style « ils ne savent vraiment pas cuisiner ici » ou « franchement, ce sont tous des imbéciles ». Ça ne sert à rien (si ce n'est à vous rendre encore plus nostalgique de votre pays où tout est forcément mieux) et cela vous empêche d'aller de l'avant et de vous faire des ami(e)s. Soyez positifs, curieux mais sans juger, désireux de comprendre et de faire des rencontres. Bref, adoptez la « routard attitude » et ce méchant mal du pays se transformera en lointain souvenir…

Texte : Laetitia Périer

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