Voyager responsable

Clémentine Bougrat
par Clémentine Bougrat

05 janvier 2017

Randonnée écotourisme Femme
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Effet de mode ou évolution durable des mentalités ? Le respect de l’environnement et des populations est une préoccupation de plus en plus partagée. À l’échelle des modestes routards que nous sommes, cela passe par un engagement de tous les jours, celui d’une consommation "intelligente" qui privilégie par exemple l’achat de produits du commerce équitable. Est-ce que cela induit à voyager autrement ?

La question se pose, quand on connaît les dégâts que le tourisme de masse peut provoquer (pollution des sites, acculturation des populations locales…). On entend de plus en plus parler de tourisme "équitable" ou "solidaire", d"écotourisme" et pléthore d’autres termes qui interpellent les citoyens concernés que nous sommes en majorité. Mais qu’est-ce que cela veut dire exactement ?

Les belles intentions des voyagistes qui déclarent contribuer au développement durable de notre planète - argument éminemment commercial - sont-elles appliquées dans les faits ? Comment voyager réellement "responsable" ? Ce dossier lance des pistes pour décoder ce vaste concept et vous aider à faire en sorte que votre voyage ait du sens.

Le tourisme : responsable de quoi ?

Montagne écotourisme Homme
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En 2021, le tourisme mondial a augmenté de 4% par rapport à 2020, soit 415 millions contre 400 millions, et sa contribution économique était de 1 900 milliards d’USD, contre 3 500 milliards avant la pandémie selon l’Organisation Mondiale du Tourisme. En 2021, le tourisme représentait donc 6,1 % du PIB mondial, contre 10,3 % en 2019. Toujours selon l’OMT, plus de 1,8 milliard de touristes circuleront dans le monde d’ici 2030.

Face à l’accroissement de la demande de voyages, l’offre explose elle aussi. Malgré la hausse inexorable du prix des carburants, le trafic aérien est en constante augmentation. Sur tous les continents, d’immenses complexes touristiques sont construits pour accueillir toujours plus de clients.

Enfin, avec l’avènement du phénomène low cost et des séjours à prix cassés sur Internet, de plus en plus de personnes qui n’en avaient jusque-là pas les moyens peuvent s’offrir quelques jours de farniente sur une plage paradisiaque du bout du monde.

Mais voilà, tout cela n’est pas sans conséquences. Si le tourisme est une activité économique lucrative, mais aussi de préservation du patrimoine dans certains cas, il peut aussi avoir de réels impacts négatifs, dont voici les principaux :

• Il contribue au réchauffement de la planète : le seul fait de prendre l’avion ou la voiture pour partir en voyage y participe. En 2019, selon un rapport de l’ONU, 4 à 6 % du total des émissions de gaz à effet de serre sont liées au tourisme. Parmi celles-ci, 40 % proviennent du transport aérien, 32 % des déplacements en voiture et 21 % sont le fait des hébergements touristiques. En 2018, une étude a également été réalisée par des chercheurs de l'Université de Sydney et indique que l’émission de gaz à effet de serre serait passée à 8 %.

Le tourisme de masse provoque une forte pression écologique sur des sites souvent fragiles : augmentation de la consommation d’eau et d’électricité, accumulation des déchets, menace sur la biodiversité lorsque faune, flore et hommes ne cohabitent pas harmonieusement… On assiste ainsi à la destruction de récifs de coraux par les ancres des bateaux, à la disparition de mangroves au profit de complexes hôteliers géants, à la dégradation de montagnes pour y aménager des pistes de ski… Par ailleurs, face à l'afflux des touristes, certains sites patrimoniaux sont menacés, comme le Machu Picchu qui croule sous la surfréquentation qui impose désormais un quota de visiteurs pour la réduire, ou la grotte de Lascaux, fermée au public depuis 1963.

• Le développement du tourisme se fait parfois au détriment des populations locales : expropriations de territoires ancestraux pour y construire des complexes touristiques, acculturation et perte de repères ou, souvent en parallèle, folklorisation de coutumes qui sont vidées de leur sens pour "distraire" les touristes. On ne peut pas non plus ignorer que le tourisme est parfois source de travail forcé ou des enfants, sans oublier les ravages du tourisme sexuel.

• Ironie suprême, les populations locales ne profitent souvent même pas des retombées économiques du tourisme dans leur pays. Les capitaux engendrés au Sud fuient allègrement au Nord, directement dans les poches des transporteurs, voyagistes et chaînes hôtelières internationales qui empocheraient de 60 à 80 % des recettes. Il est souvent plus tentant de faire construire son hôtel par une entreprise occidentale, d’y envoyer des guides et employés déjà formés… En revanche, si l’on emploie des locaux, on les (sous-)paye bien entendu au tarif en vigueur dans le pays d’accueil !

Ce type de dérive n’est pas une fatalité, mais il appartient à chacun de prendre ses responsabilités pour ne pas les encourager. Il s’agit de repenser sa façon de voyager, pour faire en sorte de ne pas provoquer de déséquilibres, qu’ils soient écologiques ou sociaux. Et de redonner au voyage le sens qui en fait toute la richesse : une source de découvertes, de connaissance, d’échanges et d’enrichissement humain.

De plus en plus de personnes en ont pris conscience : selon une étude Harris Interactive pour Routard.com, en 2012, 84 % des Français déclarent avoir déjà entendu parler du tourisme responsable. 20 % d’entre eux affirment même avoir déjà fait au moins un voyage responsable. Cependant, pour beaucoup d’entre eux, ce concept reste flou et à définir. 

Le grand bazar des étiquettes éthiques

Tentes écotourisme Camping
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En l’absence d’une définition officielle et consensuelle du voyage "responsable", on voit fleurir une profusion de termes pour décrire diverses formes de tourisme alternatif et engagé. Voilà qui ne contribue pas à clarifier le concept, ni à le rendre plus accessible aux voyageurs avides de repères. Le tourisme "équitable" est-il plus respectable que le tourisme "éthique" ? Si elles comportent de subtiles nuances, ces différentes appellations s’inscrivent toutefois dans une démarche similaire : faire du voyage un échange, sans laisser une empreinte trop nuisible de son passage. Elles ne sont d’ailleurs pas cloisonnées et se rejoignent sur bien des points. Voici les principales formules du voyage responsable.

Le tourisme durable, responsable, ou éthique

Ces termes désignent le concept dans son acception la plus globale. Ils adaptent au tourisme les principes du développement durable, qui consiste à assurer un équilibre entre développement économique, bien-être social et préservation des ressources naturelles.

Dans sa définition du tourisme durable, l’OMT précise ainsi qu’il faut parvenir au bon équilibre entre les aspects environnemental, économique et socioculturel du développement du tourisme. Cela concerne toutes les formes de tourisme et n’exclut donc pas celui de masse. L’OMT ajoute que « le développement d’un tourisme durable exige la participation éclairée de toutes les parties prenantes concernées » et qu’il doit aussi « assurer la viabilité du tourisme » tout en maintenant « un haut niveau de satisfaction des touristes ».

Le tourisme équitable, ou solidaire

C’est le pendant touristique du commerce équitable (voir notre dossier tourisme et commerce équitables). Il implique l’investissement des populations locales, le plus souvent des pays du Sud, dans l’élaboration et la gestion d’un projet d’accueil touristique. Il s’agit presque exclusivement de gestion communautaire : il n’y a pas de propriétaire privé, car le projet (campements villageois, maisons d’hôtes, etc.) appartient au village tout entier. De même, c’est la population locale qui tire les bénéfices de l’activité. Ils sont utilisés pour financer des projets de développement utiles à l’ensemble de la communauté, par exemple un puits ou un dispensaire.

Selon l’Association pour le tourisme équitable et solidaire, « le tourisme solidaire regroupe les formes de tourisme alternatif qui mettent au centre du voyage l’homme et la rencontre, et qui s’inscrivent dans une logique de développement des territoires. L’implication des populations locales dans les différentes phases du projet touristique, le respect de la personne, des cultures et de la nature, et une répartition plus équitable des ressources générées sont les fondements de ce type de tourisme ».

Dans le tourisme solidaire, les populations locales ne sont pas forcément les instigatrices ou les gérantes du projet, mais une partie des bénéfices du voyagiste ou une participation financière par voyageur leur est reversée pour le développement de projets utiles.

L’écotourisme

Selon la définition donnée par la Société internationale de l’écotourisme, c’est « une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales ». Il se distingue donc du tourisme « vert », qui se déroule aussi dans la nature, par sa dimension engagée : éducation et participation à la préservation de l’environnement, contribution à l’économie locale. Il se pratique généralement en petits groupes, au sein de petites structures.

L’écovolontariat

Il s’agit de missions de bénévolat dont le but est de soutenir des actions de recherche et de protection de l’environnement, directement sur le terrain, en compagnie de professionnels (botanistes, océanologues, etc.). Il faut savoir en effet que bon nombre de programmes de recherche manquent de financements et ne pourraient pas exister sans l’aide des écovolontaires. La dimension pédagogique est indéniable.

De plus, les écovolontaires ont souvent accès à des zones interdites aux touristes, où ils peuvent entrer en contact très étroit avec une espèce et vivre ainsi une expérience privilégiée. La plupart du temps, il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances spécifiques. En revanche, les programmes de volontariat sont rarement gratuits.

Vers un tourisme plus responsable

Rivière écotourisme Eau
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Si l’on ne s’est pas encore accordé sur un nom, on est encore plus loin d’un label officiel international qui garantirait qu’un séjour est véritablement responsable. Il faut dire qu’il n’est facile ni d’évaluer ni de contrôler ce genre de chose.

Comme le souligne Françoise El Alaoui, auteur en 1999 d’un mémoire de Master sur le tourisme équitable, il ne suffit pas de labelliser le tourisme pour qu’il soit équitable, mais il « faudrait alors labelliser aussi les touristes pour s’assurer que leur comportement est correct ». Or le développement durable, l’écologie, l’humanitaire sont dans l’air du temps.
Des concepts très « marketing », que des professionnels du tourisme n’hésitent pas à afficher à tort et à travers pour attirer des clients pleins de bonnes intentions… mais pas très curieux de vérifier le bien-fondé d’arguments de vente prétendument équitables.
L’association française EchoWay répertorie dans le monde entier des lieux d’accueil du tourisme équitable, solidaire, écologique ou encore de missions d’écovolontariat. Au cours de leurs enquêtes, ses membres bénévoles relèvent aussi des exemples de structures qui se réclament abusivement de cette mouvance. Ils leur décernent un « carton rouge » et ne manquent pas de faire leur contre-pub sur leur site Internet www.echoway.org. Les exemples sont particulièrement nombreux au Mexique, où s’est développée une industrie qui n’a souvent d’« écotourisme » que le nom.

Les acteurs du tourisme responsable

Face à ces arnaques pas faciles à déceler avant le départ, comment s’assurer que, malgré sa bonne volonté, on voyagera réellement responsable ? Différentes initiatives visant à « encadrer » ou à certifier le tourisme durable sont progressivement mises en place.

Chartes et labels du tourisme responsable

L’Organisation mondiale du tourisme a adopté en 1999 un Code mondial d’éthique du tourisme. Il repose notamment sur les principes suivants :

  • Contribution du tourisme à la compréhension et au respect mutuel entre hommes et sociétés ;
  • Le tourisme doit être vecteur d’épanouissement individuel et collectif ;
  • Il est facteur de développement durable ;
  • Utilisateur du patrimoine culturel de l’humanité, il contribue à son enrichissement ;
  • C’est une activité bénéfique pour les pays et communautés d’accueil.

Le Code stipule également les obligations des acteurs du développement touristique et les droits des travailleurs de l’industrie touristique.

Dans la foulée, le ministère français délégué au Tourisme a édité une charte d’éthique du tourisme. Les professionnels signataires « expriment la volonté de contribuer au développement de l’éthique dans le tourisme et de privilégier un tourisme respectueux des équilibres écologiques, économiques et socioculturels ». Ils s’engagent notamment à :

  • Réaliser des produits touristiques s’intégrant dans un tourisme durable ;
  • Associer les pays d’accueil et leurs populations locales aux activités touristiques afin de leur permettre de bénéficier de leurs retombées économiques ;
  • Lutter contre l’exploitation des êtres humains sous toutes ses formes, notamment sexuelles.

L’application de la charte donne lieu à la délivrance d’un label « Tourisme et éthique » aux entreprises et territoires qui en font la demande. Parmi ses signataires, on trouve Air France, ACCOR, FRAM, Havas Voyages, Nouvelles Frontières… Les principaux voyagistes français, donc. La charte n’ayant toutefois pas de caractère contraignant, on peut légitimement se demander jusqu’où va l’esprit « éthique » de ceux-ci. Ou bien doit-on considérer que les plus importants acteurs du tourisme s’étant subitement convertis à l’éthique, on peut désormais voyager en toute confiance ?

Il existe toutefois en France des groupements de prestataires engagés qui ont créé leur propre charte, parfois un label, aux contraintes plus poussées :

L’Association du tourisme équitable et solidaire (ATES) fédère une vingtaine d’associations françaises qui proposent des voyages solidaires et équitables à l’étranger. La formule la plus répandue est celle du circuit itinérant, en petit groupe accompagné généralement par un guide local. Qu’il s’agisse d’un séjour prolongé au cœur d’un village ou d’un circuit touristique itinérant, le but de ces voyages est toujours la découverte d’une région et du mode de vie de ses habitants.

Afin de s’assurer du réel caractère équitable des activités de ces associations, l’ATES a élaboré une grille de critères permettant d’analyser leur travail. Ces critères correspondent à une charte dont tous les membres de l’ATES sont signataires ; ils s’engagent ainsi à respecter impérativement les critères du tourisme équitable. Parmi ceux-ci :

  • Les populations locales sont au cœur du processus d’accueil et l’opérateur organise ses séjours en partenariat avec elles ;
  • L’opérateur choisit des partenaires organisés autour de projets de développement bénéficiant à la communauté ;
  • L’opérateur favorise la rencontre et l’échange dans la conception de ses voyages ;
  • Il met à disposition du voyageur la répartition du prix du voyage.

Partir avec une association membre de l’ATES est donc une garantie fiable.

Agir pour un tourisme responsable (ATR) est une autre association, qui fédère des tours-opérateurs spécialistes du tourisme d’aventure. Ceux-ci se sont regroupés autour de valeurs éthiques communes, dans le but de créer une certification officielle : le label « ATR : Tourisme responsable ». C’est chose faite depuis début 2008. Ce label reconnu par l’État, le premier dans le domaine, est délivré par l’AFAQ-AFNOR, au terme d’un audit permettant de certifier que les organismes contrôlés répondent aux critères, quantifiables et vérifiables, du référentiel du label.

Parmi ces critères, citons le respect des pratiques touristiques aux retombées économiques justes et transparentes, le souci du développement durable, la collaboration avec les acteurs locaux, le respect de l’environnement et la valorisation de la culture locale.

Signalons toutefois qu’il existe d’autres associations, encore plus « radicales », qui dénoncent déjà la frilosité du label ATR. L'Association des voyageurs et voyagistes éco-responsables dénonce par exemple la non-obligation de n’employer que des réceptifs originaires du pays visité (le référentiel du label imposant que 60 % des voyageurs soient pris en charge par des réceptifs dont 75 % du personnel soient d’origine régionale…) ! V.V.E participe à l'élaboration de critères au niveau national et international.

Les écogestes du voyageur

La clef du problème réside probablement dans le comportement du voyageur lui-même !

Le tourisme durable est avant tout fondé sur la notion d’échange et de respect : respect de vos hôtes, respect de leur culture et respect de la nature. Voici quelques petits conseils applicables partout dans le monde :

- Renseignez-vous sur les comportements à adopter ou à éviter afin de ne pas choquer les populations locales : selon les pays, caresser la tête d’un enfant, se vêtir de manière trop dénudée ou s’embrasser en public peut en effet s’avérer choquant.

- Sur place, privilégiez autant que possible les hôtels et les prestations proposés par des locaux, et achetez de l’artisanat et des produits régionaux. Goûtez aussi à la cuisine locale.

- Respectez la nature et économisez les ressources naturelles, en particulier l'eau.

Pour aller plus loin

Camping - plage
Viacheslav Yakobchuk - stock.adobe.com

Faites le tour du sujet avec le Routard Tourisme responsable !

Réalisé en collaboration avec L’ADEME et le Comité 21, le Routard Tourisme responsable décrypte des notions comme le tourisme solidaire, équitable, écotourisme, afin de mieux comprendre les enjeux liés à cette question. Il présente ensuite les différents acteurs du tourisme responsable pour faire le bon choix au moment de préparer ses vacances. Enfin, nous avons sélectionné des adresses en France : le tourisme responsable, c’est faisable ici, maintenant et simplement.

Adoptez une attitude responsable en voyage !

Liens utiles

Quelques saines lectures

Voir nos dossiers

« Le Guide du routard voyage écolo » et « Le tourisme solidaire ».

Calendrier éco-responsable

  • La semaine européenne du développement durable, chaque année de mi-septembre à la première semaine d’octobre, est organisée à l'initiative du Ministère de l’Écologie et du Développement durable pour rappeler les comportements écologiquement responsables.
  • Le festival Partir autrement, en juin, est organisé par l'association Aventure du bout du monde au théâtre Montfort, dans le parc Georges-Brassens (XVe arrondissement parisien).
  • La journée mondiale pour un tourisme responsable, chaque année le 2 juin.
  • La festival photo Peuples & Nature à La Gacilly (Morbihan) (de juin à septembre), qui transforme un village breton en galerie d'art en plein air où fourmillent des photos incitant à prendre conscience des enjeux de la biodiversité.
  • La semaine européenne de la mobilité (septembre), pour (re)découvrir les transports doux en France : train, bus, tram, covoiturage, marche...
  • La fête de l'énergie, en février, qui organise des animations gratuites dans plus de 230 espaces Info Énergie.
  • Le festival Le Grand Bivouac à Albertville (octobre), est dédié à la découverte de l’autre et au partage des cultures. Cet événement a été en 2010 lauréat du trophée Information et sensibilisation, l'un des trophées du tourisme responsable.
  • Journée mondiale du climat (aussi appelée journée mondiale contre le changement climatique) : chaque année le 8 décembre, permet une réflexion sur l’impact du réchauffement climatique et rappelle la nécessité d’agir.
  • Journée de la terre : tous les 22 avril, elle célèbre la terre, et soutient la protection de l’environnement dans plus de 193 pays.

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