Villes et villages fleuris de France

05 janvier 2012

Fleurs rouges sur panneau jaune, elles marquent les entrées de plus de 3 600 communes de France. C’est le label des villes et villages fleuris, décerné depuis 60 ans lors d’un concours annuel. Un atout séducteur qui améliore le cadre de vie, la visite touristique, le développement économique, et créé un véritable lien entre les habitants d’une cité.
Le tour de France des villes et villages fleuris sent bon et porte beau, suivant la mode et les saisons. Et n’hésitez pas à poser des questions à l’homme (ou la femme) de terrain, ils vous répondront avec passion.
Un concours qui épanouit

Longtemps les jardins et les parcs furent le domaine des notables et des princes. Ouverts principalement à partir du Second Empire, les jardins publics des villes et des villages font maintenant le plaisir de tous.
Une longue bataille… de fleurs qui s’est poursuivie à travers les corsos fleuris de la Belle Époque et les premiers prix des « villages coquets » et des « balcons fleuris » de l’avant-guerre.
Créé en 1959, le concours annuel des villes et villages fleuris récompense actuellement quelque 3 600 communes, soit 1/10e du territoire français pour 12 000 prétendants. Ce label de 1 à 4 fleurs, encourage les jardiniers et les habitants bénévoles qui se démènent sans compter pour améliorer ainsi leur cadre de vie, avec parfois des mentions spéciales pour les arbres, le patrimoine ou le département.
Résultats ? L’environnement s’améliore, les monuments et les jardins historiques se parent de fleurs, le choix des plantes et des parterres se fait plus artistique tout en tenant compte des impératifs écologiques. Mais surtout, le jardinage public tisse un lien social entre les habitants, motive les enfants des écoles, est sujet aux rencontres.
En zone touristique, le fleurissement est un atout, en zone urbanisée il aide au développement économique. Les hôtels et les gîtes, voire même les entreprises s’installent plus facilement dans les lieux labellisés. Les exemples ne manquent pas en ce sens. Certains « 4 Fleurs » et bien d’autres méritent ainsi le détour.
« La vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins, semons des fleurs », disait le philosophe Montaigne au XVIe siècle.
L’Alsace et la Lorraine, géraniums et nouvelle déco
Le géranium, fleur incontournable de l’Alsace, s’agrémente de nouvelles espèces. La Lorraine se lance dans la décoration contemporaine.
Gélaucourt (54)

(63 habitants, 30 km S-O de Nancy)
L’équipe de la mairie et les habitants ont transformé le minuscule village lorrain de Gélaucourt. Les trottoirs utilisés autrefois comme « usoirs » pour le fumier, sont dorénavant recouverts de massifs inventifs où les légumes et autres cucurbitacées aux drôles de formes, s’associent aux vivaces. Les plantes de marais du Jardin d’eau, avec plus de 900 variétés, sont à voir.
Bitche (57)

(6 538 habitants, 74 km N de Strasbourg)
Bitche, ville militaire perdue dans les forêts vosgiennes, demandait à être adoucie. Un parcours végétal d’avant-garde mène par le Jardin de la Paix. Les Jardins éphémères à la décoration atypique et les expositions paysagées du parc du Stadtweiher relaxent, après la visite de la citadelle Vauban.
Colmar (68)

(67 000 habitants, 35 km N de Mulhouse)
Cette pimpante bourgade de la plaine alsacienne, attire tous les touristes. Ajoutés aux géraniums, des mélanges aux harmonies élégantes envahissent les corbeilles du quartier des Tanneurs et de la Petite Venise. À ne pas oublier, les jardins familiaux, en pourtour de la ville, qui sentent bon le céleri et le romarin.
Eguisheim (68)

(1 600 habitants, 5 km S de Colmar)
Village médiéval, Eguisheim est une halte sur la route des Vins. Les maisons à colombages croulent sous les fleurs. Un camaïeu de coloris sur fond de grès rose pour les roses trémières et les herbacées, autour des fontaines et de la grande rue. Idéal pour les kilbes et autres fêtes folkloriques.
Nord et Picardie, « Les fleurs, on en veut ! »
Lutter contre la grisaille ? Les villes et villages du Nord comptent parmi les plus anciens dans la croisade pour le fleurissement.
Beauvais (60)

(57 300 habitants, 80 km N de Paris)
« Les plantations sont conçues comme une succession d’événements qui rythment les saisons », expliquent les jardiniers de Beauvais. La magnifique cathédrale gothique et la manufacture royale de la Tapisserie environnent des massifs au mobilier inventif, du potager au jardin aromatique.
Boubers-sur-Canche (62)

630 habitants, 50 km N d’Amiens)
Sur les rives de la Canche, Boubers fut le premier village fleuri français labellisé en 1959. Sous les tilleuls et les rosiers, le jardinage est devenu l’affaire des habitants et des écoliers. Un dynamisme qui a permis le maintien des entreprises dans ce village rural favorisé par les collections de la pépinière Hennebelle.
Le Touquet (62)

(5 600 habitants, 31 km S de Boulogne-sur-Mer)
Station balnéaire, le Touquet-Paris-Plage a été créé sous le Second Empire dans un site de dunes sauvages. Autour des villas anglo-normandes, les espaces boisés de pins, de bouleaux, de chênes, d’argousiers et d’araucarias pénètrent au cœur de la ville. Des massifs raffinés se remarquent autour du palais de l’Europe et au jardin d’Ypres.
Guyencourt-Saulcourt (80)

(150 habitants, 14 km N de Péronne)
Après la visite de l’Historial de la Grande Guerre à Péronne, faites un détour par ce petit village picard. Depuis dix ans, il s’est transformé en un véritable jardin botanique grâce à la passion de ses habitants qui produisent et plantent sur cette terre au lourd passé militaire. Bois et fermes préservent le paysage champêtre, autour des 15 000 plants répartis à Guyencourt, même à Noël.
L’Ouest, un fleurissement océanique
Douceur du climat, influence « british », les éléments sont favorables à la variété végétale.
Marans (17)

(4 654 habitants, 20 km N-E de La Rochelle)
Marans, c’est l’expression d’un jardinier poète, Michel Gallais. Il n’a pas hésité à introduire vivaces et graminées aériennes dans les massifs, luttant contre le risque de pénurie d’eau de l’argile poitevin. C’est beau, c’est fou, c’est romantique, même devant les lotissements et dans les parkings...
Lyons-la-Forêt (27)

(806 habitants, 43 km E de Rouen)
Ce village classé au cœur d’une hêtraie, conjugue les coloris végétaux sur fond de briques et pans de bois. Des compositions légères où les sauges, les verveines, les carex et les cosmos sont privilégiés, agrémentent les halles (XVIIIe siècle), les ruelles et le jardin des Trois Moulins. Un décor « à la Bovary » qui a inspiré les cinéastes Jean Renoir et Claude Chabrol.
Dinard (35)

(11 000 habitants, 70 km N-O de Rennes)
Face à Saint-Malo, la station balnéaire de Dinard est une ville jardin en bord de mer. Longer les villas à l’architecture romantique, saluer la statue d’Alfred Hitchcock, s’émerveiller devant le paysage marin sous les palmiers et les mimosas, admirer les lantanas, les daturas, les grenadiers de la digue en se promenant au clair de lune… Ce n’est pas étonnant que Dinard ait mérité le prix de l’Arbre.
La Gacilly (56)

(2 350 habitants, 60 km E de Vannes)
Le village de La Gacilly a retrouvé vie vers les années cinquante, grâce à un enfant du pays bien connu, Yves Rocher. Créateur de cosmétiques à base de plantes, Yves Rocher ne pouvait qu’encourager le fleurissement omniprésent dans ce village d’ardoise et de schiste. À découvrir à pied en passant par les venelles où les vivaces aromatiques se marient à la pierre. Ne manquez pas le Végétarium, musée du végétal, et le Jardin botanique Yves-Rocher avec une collection nationale sur les armoises.
Le Sud-ouest reste sur ses plates-bandes
Vers les Pyrénées, tout pousse au naturel… Les efforts de fleurissement y sont d’autant plus remarquables.
Ordan-Larroque (32)

(920 habitants, 8 km 0 d’Auch)
Sur un éperon rocheux face aux Pyrénées, le village médiéval d’Ordan-Larroque est l’un des plus fleuris de la région, avec une foire aux plantes rares à la mi-octobre. Récoltant des prix depuis 1999, les habitants bénévoles et les jardiniers récupèrent les eaux pluviales, paillent les massifs et travaillent avec les élèves de l’école.
Mont-de-Marsan (40)

(32 234 habitants, 120 km S de Bordeaux)
Au confluent de la Midouze, la ville landaise de Mont-de-Marsan a toujours été prospère. Des jardins à thèmes enrichissent cette ville à la campagne : plantes de rocailles, fougères, hydrangeas ou annuelles avec 160 variétés étiquetées. Ne manquez pas les platanes jumelés du parc Jean-Rameau, les vivaces du jardin du 21 août 1944 et la promenade du parc Lacaze.
Pau (64)

(82 300 habitants, 105 km E de Biarritz)
Un climat doux en hiver, humide en été ainsi qu’une fréquentation anglaise dès le Second Empire ont favorisé les nombreux espaces verts de la ville natale d’Henri IV. Palmiers, cèdres, bananiers, roseraie, camélias et arbres de Judée animent les jardins du parc Beaumont et le boulevard des Pyrénées, avec les montagnes pour horizon. Les parcs du château, la palmeraie du Gave, les sentiers du Roy et les ronds-points de la ville témoignent de sa réputation. Diou Biban ! comme disent les Béarnais.
Albi (81)

(49 106 habitants, 80 km au N-E de Toulouse)
Le magnifique patrimoine bâti en brique d’Albi lui a valu le surnom de « ville rouge ». Ce sont des balades fleuries à n’en plus finir par les broderies végétales des jardins de la Berbie, les bambous du jardin National, le circuit des Jardins cachés, l’échappée Verte le long du Tarn, sans oublier les îlots de verdure où triomphent la vigne, l’osier, le buis et le saule, les jardins familiaux et le centre horticole des Issards.
Quand la Loire déborde de fleurs
Terroir des rois de France, les rives de la Loire s’épanouissent sous les variétés de roses.
Aubigny-sur-Nère (18)

(6 055 habitants, 37 km N de Bourges)
Ancien fief des Ecossais, Aubigny-sur-Nère a conservé les colombages de sa vieille ville et le château Renaissance des Stuart. On admire, dans les jardins inspirés par Le Nôtre, des séquoias séculaires et des charmilles à l’ancienne. Après un verre du whisky Aubigny Auld Alliance, peut-être verrez-vous se multiplier les jardinières de la Grande-Rue et de l’église Saint-Martin ?
Saint-Cyr-sur-Loire (37)

(17 000 habitants, 3 km 0 de Tours)
« Une maison sise à mi-côte, près d’un fleuve ravissant, couverte de fleurs, de chèvrefeuilles… », décrit Honoré de Balzac, à Saint-Cyr en 1830. Proche de Tours, ville 4-Fleurs, les arbres remarquables du parc de la Perraudière prolongent l’environnement de Saint-Cyr. La promenade des gabares en bord de Loire, la coulée verte du parc de Montjoie et le Carré Vert sont autant d’espaces fleuris. Même les transformateurs et le cimetière sont habillés de végétaux !
La Baule-Escoublac (44)

(15 000 habitants, 75 km 0 de Nantes)
Les pinèdes de cette station balnéaire créée en 1879, fixent le sol sableux de « la plus belle plage d’Europe ». C’est dire si les arbres sont particulièrement entretenus à La Baule ! Les perspectives du parc des Dryades contrastent avec les massifs rectilignes du jardin de la Victoire. Le Boulevard de la Mer, la gare et l’Hôtel de Ville sont décorés de plantes marines et de mosaïcultures à thèmes. Elles fleurissent toute l’année sous l’air marin et salé des marais de Guérande.
Briare-le-Canal (45)

(6 200 habitants, 80 km S-E d’Orléans)
Briare, centre de tourisme fluvial sur le canal « de Loyre en Seine » créé par Henri IV, se couvre volontiers de rosiers et d’arbustes. Puis les chrysanthèmes en cascades, les bruyères et les choux se succèdent sur le pont-canal métallique, long de 662 mètres. Un sentier botanique parcourt la forêt de Trousse-Bois et les plantes aquatiques s’étagent dans le jardin d’Eau. Normal dans ce terroir environné de canaux.
Les massifs du Centre fleurissent classique
Sous un climat continental, le fleurissement en cœur de France s’oriente vers des massifs traditionnels.
Châtillon-sur-Chalaronne (01)

(5 019 habitants, 25 km S-O de Bourg-en-Bresse)
Cette cité médiévale, au cœur des étangs de la Dombes, était déjà prédestinée aux fleurs. En 1727, elle vit naître Philibert Commerson, botaniste du roi. Des plantes annuelles fleurissent les ponts sur la Chalaronne ainsi que les magnifiques halles du XV-XVIIIe siècle. À voir : la collection de pivoines du Clos Janin et les jachères apicoles innovantes, plantées d’espèces mellifères tels le mélilot, le lotier, le trèfle et la centaurée.
Craon (53)

(4 800 habitants, 30 km S-O de Laval)
Les jardins familiaux Isidore-Pasquier, route de Laval à Craon, ont bien mérité le prix national des Jardins familiaux. Ils se veulent un modèle du genre, avec « zéro phyto » et « jardinage bio ». Entre poireaux et lys, les parfums se mélangent… Une visite intéressante avant de se rendre au domaine surréaliste Robert-Tatin à Cossé-le-Vivien, ou au refuge des animaux de l’Arche à Château-Gontier, ville 4-Fleurs.
Cogners (72)
(205 habitants, 35 km E du Mans)
Ce petit village sarthois est surtout connu pour son fleurissement, même si Alfred de Musset y passa quelques années de vacances enfantines… Mais c’est l’exemple laborieux de son ancien maire agriculteur, Michel Jouanneau, qui incita ses habitants à fleurir, il y a… quarante ans. Au milieu des champs jaillissent des parterres de fleurs, un jardin de rocaille et des compositions colorées autour de l’église. Il n’en faut pas plus pour vivre heureux.
Limoges (87)

(137 502 habitants, 400 km S de Paris)
49 m2 d’espaces verts par habitant… Les jardins de l’Evêché s’étagent au pied de la cathédrale, avec un jardin botanique de 3 000 plants. Le parc Victor-Thuillat est planté d’arbres rares et d’une collection de 700 espèces de vivaces déclinant les couleurs de l’arc-en-ciel. Le jardin du Champ de Juillet, monument historique, présente 70 000 plantes à massif en fresques et en mosaïcultures. Les Limougeauds ont de la chance !
Le grand Est fleurit un max…
Les saisons sont rudes pour les fleurs de l’Est, mais elles tiennent bon tout au long de l’année.
Beaune (21)

(23 000 habitants, 40 km S de Dijon)
Fleurir les monuments : un style qui nécessite l’utilisation de nombreuses espèces, voire de plantes sauvages. Une balade sous les platanes en suivant les remparts, des squares aux massifs sophistiqués, des arbres séculaires au parc de la Bouzaise, des plantations inventives au cœur des célèbres Hospices sont les exemples de ce végétal, élégant et raffiné.
Oger (51)
(580 habitants, 12 km S d’Epernay)
Encerclé par les vignobles champenois, le village d’Oger s’épanouit à travers les fleurs. Ses rues étroites obligent à des suspensions verticales autour des lavoirs et des fontaines, toutes les terres étant réservées à Sa Majesté le champagne. Les sauges, verveines, gauras et ipomées jaillissent des tonneaux, des hottes ou des paniers à vendanges. Un crapaud en mosaïculture évoque les habitants surnommés petits crapauds ou Botterets. Ils étaient chargés autrefois par leur seigneur de chasser ces batraciens afin de préserver son sommeil ! À voir : le curieux musée du Mariage.
Sens (89)

(27 000 habitants, 110 km S-E de Paris)
Ville monumentale et fleurie, il n’est pas étonnant que Sens ait mérité le prix du Patrimoine. La restauration du jardin de l’Orangerie, au pied du palais des Archevêques, en est le meilleur exemple. Ses magnifiques parterres sont adossés à la promenade des remparts, véritable ceinture végétale de la ville. Une roseraie paysagère, une fougeraie et un arboretum peuplent le parc du Moulin à Tan. Les serres tropicales abritent des collections spectaculaires dont de gigantesques Cornes d’Elans et une étonnante plante aquatique, la Victoria Cruziana.
Rougegoutte (90)

(911 habitants, 20 km N de Belfort)
Chaque année, les Rougegouttois installent plus de 47 000 plants dans les parterres qui ornent leur village. Et pourquoi Rougegoutte ? L’église domine un ruisseau, la Goutte, dont le sol de grès rose rougit l’eau, après la pluie. Près d’un tilleul quadri centenaire, les massifs sont jardinés par des bénévoles et des écoliers. Même l’hiver se pare de décorations fleuries : la forêt n’est pas loin…
Balcons fleuris Méditerranée-Alpes
Sous le soleil, le jardinier se repose et les fleurs poussent (presque) toutes seules…
Nice (06)

(346 000 habitants, 500 km S-E de Lyon)
Batailles des fleurs, corsos fleuris, les Niçois vivent depuis longtemps au rythme des fleurs. Un micro climat favorable aux 2 500 espèces de plantes du parc Phoenix et à la serre tropicale, l’une des plus grandes d’Europe. Le jardin Albert-I er et la promenade du Paillon sont le départ d’une coulée verte merveilleusement fleurie. Les collections nationales de sauges et d’agaves du jardin Botanique, les harmonies pourpres et grises du jardin du Monastère de Cimiez, les arbres méditerranéens et les papyrus plumeux de la Promenade des Anglais, laissent le visiteur fatigué mais enthousiaste.
Martigues (13)

(47 056 habitants, 35 km 0 de Marseille)
La Venise provençale avait déjà ses amoureux : Dumas, Ziem, Picabia, Dufy, Fernandel et bien d’autres... Pétrolière de charme, Martigues se couvre de fleurs dans les jardins Ziem, de Ferrières, de La Rode et du Gour. Elle fait collection de lauriers roses et ses serres tropicales sont remarquables. On randonne volontiers par les essences méditerranéennes du parc de Figuerolles ainsi que sur le sentier du littoral.
Morestel (38)

(3 097 habitants, 65 km E de Lyon)
Lorsque la centrale EDF de Morestel ferma ses portes en 1997, ce fut un drame économique. Réputée de longue date pour son site auprès des artistes, tels Corot ou Turner, la ville se reconvertit alors dans le fleurissement. Celui-ci insuffla une nouvelle vie touristique avec les innombrables jardinières de la vieille ville, les variétés botaniques du jardin Alpin et les massifs du jardin de Ville, aux coloris dignes de la palette d’un peintre.
Mégève (74)

(4 509 habitants, 180 km E de Lyon)
Que se passe-t-il à Mégève en été ? Fermes et chalets fleuris succèdent avec bonheur au paysage hivernal de la station alpine. À plus de 1 000 mètres d’altitude, les coloris se font denses face au mont Blanc. Les balconnières de surfinias, mufliers, verveines et autres variétés égayent l’habitat de schiste et de tavaillons. Les plantes alpines animent les massifs des ronds-points. Les « plantes de grand-mère » surgissent dans les hameaux où l’on reconnaît la digitale, la marguerite et le rosier sauvage.
L’Île-de-France plante ses banlieues
En zone urbanisée, la demande est forte pour fleurir et planter. Le béton, sous le vert et la rose, devient alors supportable.
Meaux (77)

(51 000 habitants, 55 km E de Paris)
Une rose mauve et suave, la rose Bossuet, illustre l’ « Aigle de Meaux » dans le jardin Bossuet. Entre l’évêché et les remparts, il a été dessiné en forme de mitre par Le Nôtre en 1639. Une pure merveille où se succèdent les rosiers tiges, les topiaires et les broderies de buis. Un escalier, aménagé dans une tour, monte au cabinet de travail de Bossuet donnant sur un parterre de pivoines. En ville, 400 000 fleurs produites par les serres municipales décorent les rues, les squares, les ponts et la halte fluviale sur la Marne.
Le Vésinet (78)

(16 223 habitants, 18 km 0 de Paris)
Des arbres et encore des arbres pour cette ville-parc ! Le site paysager du Vésinet, créé au XIXe siècle, est classé. Un projet d’urbanisme que l’on reconnaît aux allées bordées d’arbres majestueux, aux coulées de gazon, aux îles et aux rivières cachées sous la verdure. Les arrangements floraux, à la fois naturels et sophistiqués, sont conçus comme des tableaux impressionnistes, à voir aux jardins de la Découverte et de l’île des Ibis.
Courbevoie (92)

(84 415 habitants, 10 km N-O de Paris)
Ancienne villégiature des coteaux de la Seine, Courbevoie a su protéger ses rues-jardins : un cheminement qui concilie la densité urbaine et le besoin de nature des habitants. Les tours voisines de La Défense n’effrayent pas pour autant le rare gobe-mouche gris qui se reproduit dans les aires du talus du parc classé de Bécon. Les plantes aquatiques du square de la République et les massifs des parcs Diderot et Nokovitch ainsi que des scènes végétales au pied des immeubles, agrémentent la ville. On y vendange même la vigne en octobre !
Créteil (94)

(88 400 habitants, 12 km S-E de Paris)
Avec un urbanisme résolument moderne, la ville de Créteil se compose de différents quartiers. Le village avec une balade en bord de Marne où sentiers et passerelles vers les îles et les jardins familiaux semblent être hors du temps. Le Mont-Mesly et le parc Dupeyroux où un curieux hêtre porte l’inscription « Vive la France » depuis 1870. La ville nouvelle autour d’un lac de 42 hectares, bordé de 20 hectares d’espaces verts : une véritable station pour les oiseaux migrateurs…
Fiche pratique

Pour tout savoir sur les villes et villages fleuris en France :
Conseil National des Villes et Villages Fleuris
Ministère de l’Economie de l’Industrie et de l’Emploi
Bâtiment Condorcet - Télédoc 311
6, rue Louise Weiss
75 703 PARIS cedex 13
www.villes-et-villages-fleuris.com
Événements : de nombreuses fêtes des Fleurs, foires, marchés et bourses aux plantes ont lieu, notamment en juin et juillet dans les villes et villages fleuris. Se renseigner auprès des sites.
À lire : 50 ans des villes et villages fleuris, par Anne-Marie Minvielle, éd. Le Lou du Lac, 2010, 200 ill., 25 €.
© VVF
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