France : nos randonnées en forêt

06 mai 2016

« Si, marchant dans la forêt, tu rencontres deux fois le même arbre, c’est que tu es perdu », dit le proverbe…
Se perdre en forêt ? Il n’en est pas question avec ces circuits de randonnées !
Un monde à part s’ouvre sous l’ombre verte. Les arbres remarquables, les clairières sublimes, les rochers mystérieux sont les derniers témoins de la forêt primitive.
La nature reste à l’écoute. Le renard et le mulot sont à l’affût, la biche et le lièvre pointent leurs oreilles. Les oiseaux donnent l’alerte ou chantent de plaisir.
Herboriser, chercher des champignons et des myrtilles, suivre la trace des animaux dans la neige, remonter un ruisseau, on ne s’ennuie jamais en forêt…
Attention, ces randonnées sont données à titre indicatif. Un topoguide ou une carte détaillée sont fortement conseillés pour les réaliser. Les itinéraires peuvent être suivis, pour la plupart, en VTT. Se renseigner auprès des offices de tourisme.
Randos en forêt : Île-de-France
Une sélection de randonnées pour s'oxygéner autour de Paris, à compléter par notre article Île-de-France : randonnées en forêt
Bois de Boulogne (Paris)

8,5 km, 3 h, balisage blanc-rouge. Depuis le métro Porte Maillot (ligne 1, RER C). Retour Métro Porte Dauphine (ligne 2, RER C).
Le bois de Boulogne, l’un des poumons verts de Paris, couvre près de 850 hectares. Aménagé par l’ingénieur Alphand au 19e siècle, il fut longtemps le rendez-vous des élégances parisiennes.
Traverser la porte Maillot par le souterrain pour rejoindre le bois, porte des Sablons. Non loin du Jardin d’Acclimatation, l’île aux Cèdres attire le randonneur. Continuer vers la mare Saint-James et la porte de Madrid sur Neuilly.
Longer le parc de Bagatelle jusqu’à l’hippodrome de Longchamp et la Grande Cascade et son pavillon, bel exemple d’architecture du 19e siècle. Le balisage blanc-rouge se faufile dans les rochers en grès de Fontainebleau qui décorent la grotte, telle une sorte de folie impériale où les mariés aiment à se faire photographier.
Traverser la route de Suresnes et longer le ruisseau de Longchamp vers le Pré-Catelan. Cinq grands platanes centenaires marquent la route des lacs de Bagatelle. Franchir plusieurs ruisseaux pour atteindre le lac Inférieur. Contourner le Pavillon Royal et poursuivre jusqu’à la porte Dauphine. L’entrée du métro avenue Foch, signée Hector Guimard, est l’une des plus significatives de Paris.
Parcs, jardins et bois de Paris à pied, éd. FFRP, 2011
Consultez notre guide sur Paris.
Forêt de Fontainebleau (Seine-et-Marne)

4 h, 12 km, balisage blanc-rouge, bleu. Depuis le parking de La Faisanderie, D 409 à l’ouest de Fontainebleau.
Son ancienne dénomination de Forêt de Bière, pour bruyères, définit la flore de ce massif forestier de 25 000 hectares, l’un des plus importants de France.
Décrit comme un « lieu d’horreur, fort désert et affreux » au 17e siècle, la forêt de Fontainebleau attire les princes et les artistes à l’époque romantique. En 1839, Claude-François Denecourt sera le premier à aménager des sentiers et publier un Guide des promenades.
Les chênes, les pins, mais aussi les formes étranges des chaos gréseux sur fond de sable siliceux inspirent Chateaubriand, Victor Hugo, Stendhal, George Sand, Alfred de Musset et les peintres impressionnistes.
De nos jours, les grimpeurs s’entraînent sur les différents parcours rocheux de « Bleau ».
Rejoindre le carrefour du Houx puis la route de la Mare-aux-Pigeons. Toujours vers l’ouest, les ruines de l’ermitage de Franchard, près du centre d’Écotourisme, marquent l’entrée des gorges de Franchard. Descendre l’escalier et retrouver le sentier 7 balisé bleu.
Revenir vers l’est jusqu’aux rochers et aux platières sableuses des gorges du Houx pour suivre le sentier 7-8 vers les rochers du Long-Boyau.
Emprunter le sentier 8 jusqu’à un panorama circulaire puis redescendre vers le point de départ.
La Seine-et-Marne à pied, éd. FFRP, 2012
Forêt de Meudon (Yvelines)

3 h, 10 km, balisage jaune-rouge, blanc-rouge. Depuis l’étang de l’Ursine, au sud-est de Chaville.
Réputée pour ses chênes remarquables, la forêt domaniale de Meudon (1 100 hectares) est la plus proche de la capitale. Sables, grès et reliefs escarpés composent ses sous-bois silencieux dominant la Seine.
Traverser les dernières maisons de Vélizy pour rejoindre le Rond de l’Ursine et l’étang des Écrevisses, fréquenté des ragondins, cormorans et hérons.
Pénétrer le domaine de Viroflay par le curieux chêne de la Vierge recouvert d’ex-votos. Un remerciement qui date du 19e siècle, lorsque la Vierge protégea les habitants d’une épidémie de choléra…
Suivre la piste cavalière et les carrefours des Trois-Barrières, de la Voie Rouge et de la Butte-à-Liard jusqu’à l’étang du Trou-aux-Gants.
Vers le nord, ne pas manquer le chêne des Missions, reconnaissable à ses 32 m d’envergure. Les mégalithes au pied de cet ancêtre ont été érigés en 1895 par les missionnaires bretons de Meudon et on fait longtemps l’objet de culte druidique !
Revenir par le carrefour du Belvédère. La tour hertzienne de Meudon domine de ses 70 m, l’ouest de la capitale.
Les Yvelines à pied, éd. FFRP, 2014
Forêt de Marly (Yvelines)

3 h, 9,5 km, balisage jaune-rouge, blanc-rouge. Depuis la gare de Bougival.
Appelée Forêt de Cruye jusqu’au 18e siècle, la forêt domaniale de Marly s’étend sur 2 000 hectares traversés par l’autoroute de Normandie (A13).
Elle fut le lieu de prédilection des chasses royales puis présidentielles, supprimées en 1995. La forêt est dorénavant classée en zone naturelle ZNIEFF.
Rejoindre le bois de Louveciennes, que l’on traverse par un parcours accidenté.
Pénétrer dans le parc de Marly-le-Roi. Descendre l’allée royale vers l’emplacement de l’ancien château édifié par Louis XIV en 1679. La perspective s’ouvre sur l’abreuvoir encadré des copies des statues des chevaux de Marly. En haut des escaliers, le Musée-Promenade retrace l’histoire des lieux.
Sortir du domaine par un chemin forestier et reprendre sur la droite vers Marly-le-Roi. Redescendre vers la gare de Saint-Nom-la-Bretèche, en lisière d’agglomération.
Les Yvelines à pied, éd. FFRP, 2014
Randos en forêt : Ouest de la France
Du fabuleux Val sans Retour à l’immense forêt des Landes, quelques suggestions de balades à savourer en famille ou entre amis.
Forêt d’Eu (Seine-Maritime)

2 h 45, 11 km, balisage jaune, jaune-rouge. Depuis la place de la République à Incheville, à 7 km d’Eu.
Au nord-est de Dieppe, l’ancienne forêt des seigneurs d’Eu, devenue domaniale, s’étend sur 9 300 hectares entre les vallées de l’Yères et de la Bresle. Il s’agit de l’une des plus grandes forêts de la Seine-Maritime, ancienne propriété de la famille d’Orléans. Essentiellement peuplée de hêtres, la forêt d’Eu comporte aussi des chênes, des charmes, des frênes, des merisiers et des résineux.
Les huttes en bois des charbonniers, ou carcahoux, y étaient autrefois fréquentes, le charbon de bois servant aux fours des verreries de la Bresle. De nombreux poteaux en fonte, à l’allure très anglaise, indiquent les carrefours forestiers.
L’itinéraire se dirige vers le sud d’Incheville jusqu’à la Cour du Bosc. Le Hêtre des Princes et le Chêne, ou « Quesne » au Loup attirent l’attention sur le parcours forestier menant au rond-point d’Orléans.
Le retour se fait en sous-bois jusqu’à Incheville. Avis aux amateurs, ils sont réputés pour les tapis de jacinthes sauvages bleues au printemps et pour leurs champignons sous les fougères à la saison…
La Seine-Maritime à pied, éd. FFRP, 2010
Val sans Retour (Morbihan)

2 h 40, 8 km, balisage blanc-rouge, jaune. Depuis le manoir des Rues-Neuves, au sud de Tréhorenteuc.
Schiste pourpre et ajoncs d’or en forêt de Paimpont peuvent devenir le cercueil des infidèles ! La malédiction agit-elle encore ? Vous le saurez en vous engageant dans le Val sans Retour où la fée Morgane enferma son amant infidèle et ses chevaliers. Vingt ans plus tard, ils furent délivrés de cette prison d’air invisible par Lancelot. Le Val des Faux-Amants est devenu le symbole même de la quête de soi et de l’errance…
L’église de Tréhorenteuc mérite la visite pour les étranges vitraux de l’abbé Gillard racontant la légende du roi Arthur et la quête du Graal. Rejoindre le manoir des Rues-Neuves (13e s) et sa tourelle ronde.
Monter par les landes de Gautro et ses crêtes rocheuses. Étangs, brume et ambiance frissonnante enveloppent le marcheur jusqu'à la digue du Miroir aux Fées. François Davin est l’auteur de l’Arbre d’Or, un châtaignier doré à la feuille commémorant les divers incendies de la forêt, reboisée depuis.
Reprendre vers l’est par le Val Sans Retour, puis la vallée des Portes. Sous les saules, les pins et les bouleaux, l’imaginaire aidant, la Maison de Viviane (à 200 m) baptise un tumulus qui a donné de nombreux objets de fouilles. Au sud, la Croix Lucas marque un chemin bordé de chênes. Il ramène au Miroir aux Fées où l’on rejoint par l’Arbre d’Or, le bourg de Tréhorenteuc.
Brocéliandre à pied, éd. FFRP, 2013
Lire aussi notre page sur la Forêt de Brocéliande
Forêt de la Haute-Saintonge (Charente-Maritime)

5 h, 18 km, balisage jaune. Départ de la Maison de la Forêt, 1 km à l’ouest de Montlieu-la-Garde, au sud-est de Jonzac.
Les pins maritimes de la Saintonge, replantés au début du 19e siècle, ont été utilisés pour les bois de charpente, les pieux des bouchots et des vignobles bordelais, et la fabrication de l’essence de thérébentine.
Le vent dans les pinèdes continue à embaumer sur près de 30 000 hectares, mais les immenses forêts de la Haute-Saintonge ont retrouvé leur calme d’antan.
Après la visite de la Maison de la Forêt de Montlieu-la-Garde et ses animations (sentier découverte, scierie et village du bois), traverser la D 730 et continuer en face.
À Jipson, le sentier passe en sous-bois pour atteindre l’église romane templière de Linière. Traverser Million puis les landes de Transac pour s’élever par la colline boisée de l’ancien télégraphe Chappe.
Avant Joyeux, prendre à droite et arriver Chez Bonnet, puis Chez Chadeau, expressions courantes pour désigner les fermes saintongeaises.
Depuis l’église Saint-Vivien, prendre à gauche, traverser la N 10 et retrouver le chemin de l’aller à la hauteur de Jipson.
La Charente-Maritime à pied, éd. FFRP, 2015
La Pignada des Landes (Landes)
3 h 30, 13 km, balisage bleu. Depuis l’église de Pissos, 57 km au nord de Mont-de-Marsan.
Le pin maritime règne en maître dans cette forêt aménagée au 19e siècle sur un sol sablonneux, sec et pauvre, entremêlé de pierres ferrugineuses, ou garluche. L’église romane de Pissos témoigne du passage de l’un des chemins de Compostelle. Au cœur du parc régional des Landes de Gascogne, la faible densité de population préserve le calme des immenses étendues naturelles.
Rejoindre la D 34 au sud de Pissos et traverser la pinède sur la droite vers les maisons traditionnelles landaises d’Escoursolles.
Un détour (2 km) par Daugnague permet aux plus courageux d’admirer d’autres maisons à colombages et au toit en « queue de palombe » formant l’oustaù. Reprendre vers le nord sur la droite et traverser la D 43. Toujours en sous-bois, revenir à Pissos par la maison des Artisans.
Les Landes à pied, éd. FFRP, 2008
Randos en forêt : Centre de la France
Dans le Loiret, la Creuse ou l’Allier, trois randonnées à découvrir et à pratiquer dès le retour des beaux jours.
Forêt d’Orléans (Loiret)

3 h, 9,5 km, balisage jaune, blanc-rouge. Depuis l’église de Chanteau.
Du celte Cantogil, clairière, Chanteau, situé au nord-est d’Orléans, est environné par la forêt d’Orléans. Cette forêt domaniale, l’une des plus grandes de France, rendue célèbre par son maquis durant la Résistance, s’étend sur 50 000 hectares. De nombreux gouffres d’effondrement creusent son sous-sol calcaire.
Rejoindre la forêt par La Brosette, en direction de Chevilly. Les routes de l’Ardelet, des Bois-Bains et de Cercœur marquent l’itinéraire en sous-bois. Parmi les chênes pédonculés et les pins sylvestres majoritaires, le Chêne de l’Évangile, remplacé au 19e siècle, symbolise la réconciliation de trois frères sous l’arbre où leur mère lisait l’évangile.
L’aigle botté, le circaète Jean-le-Blanc, la bondrée apivore et le balbuzard pêcheur voisinent avec les lézards et les salamandres. Rejoindre le chemin de Chanteloup et la fontaine Sainte-Émérance pour revenir à l’église de Chanteau (15e siècle).
Orléans et ses environs à pied, éd. FFRP, 2009
Forêt de Chabrières (Creuse)

2 h 30, 7,5 km, balisage jaune. Depuis le parc animalier des Loups-de-Chabrières, près de Guéret.
Aux portes de Guéret, les chaos granitiques du massif forestier de Chabrières (2 000 hectares) se prêtent aux légendes…
Enfoncez-vous dans la forêt de Chabrières, à l’ouest de Bandant. Par monts et par vaux, atteindre la pierre Chabranle, le hêtre et les chênes des Trois Amis et la Pierre du Trésor. Un sentier de découverte apprend le milieu forestier sur 1,5 km.
Les appellations des rochers font rêver devant l’Ermite, la Tribune et le Loup. Les fantômes du passé hantent une magnifique hêtraie avant de revenir par la D 33.
Objet de tous les fantasmes, le loup et son regard fascinant méritent une visite au parc animalier des Loups-de-Chabrières, où l’on peut les observer en semi-liberté.
Le Limousin à pied, éd. FFRP 2008,
Forêt de Tronçais (Allier)

2 h 30, 7,5 km, balisage jaune. Depuis le rond du Vieux Morat, au nord de Saint-Bonnet-Tronçais.
Les magnifiques fûts de chêne de la forêt domaniale de Tronçais (11 000 hectares) étaient utilisés autrefois pour les mâts de la marine royale. Une quarantaine de ces arbres est actuellement classée, entre les chênes de forme naturelle comme Le Saint-Louis et ceux de forme rectiligne tel Le Stebbing…
La route forestière longe l’étang de Morat par le chêne Saint-Louis (450 ans). Depuis le rond Neuf et la réserve Colbert, faire un léger détour pour admirer le chêne de la Résistance (310 ans). La Ligne des Étrangers mène au chêne Stebbing (380 ans). Par le rond Apollon et le rond de la Pelloterie, continuer vers le magnifique chêne de La Sentinelle (450 ans) et les deux chênes des Jumeaux (375 ans), aux silhouettes naturelles. La route forestière ramène en lisière au point de départ.
L’Allier à pied, éd. FFRP, 2009
À lire : Un tour de Tronçais en 40 arbres remarquables, par Y. Le Jean et J.-Y. Bourgain, Société des Amis de la Forêt de Tronçais, 2012
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Randos en forêt : Nord et Est de la France
Aux portes de Lille ou au cœur des Vosges, trois itinéraires pour faire le plein d’air pur. En route !
Forêt de Phalempin (Nord)

3 h, 11 km, balisage blanc-rouge, jaune. Depuis la gare de Phalempin, 20 km au sud de Lille.
La forêt domaniale de Phalempin (675 ha), aux portes de Lille, accueille 300 000 visiteurs par an. Ancienne propriété de l’abbaye de Phalempin et du domaine royal Duy Plouich, elle a subi bien des dommages lors de la guerre de 14-18. En 1920, la forêt a été replantée en feuillus, et plus particulièrement en chênes sessiles et pédonculés.
Vers le sud-est, rejoindre le parking des Étangs. La Drève des Ports conduit à la lisière de la forêt, que l’on suit jusqu'au château de l’Ermitage en brique et pierre, ancienne résidence de l’intendant forestier royal au 18e siècle. À ce propos, une drève signifie une allée bordée d’arbres en néerlandais…
Emprunter la Grande Drève d’Attiche au nord-est, pour revenir par l’École de la Forêt du Plouick.
Reprendre le sentier de l’Ermitage qui longe des étangs, riches en tritons, grenouilles et flore aquatique, pour regagner la gare.
Le Nord à pied, éd. FFRP, 2009
Forêt du Chanot (Vosges)

2 h, 6 km, balisage rond jaune du Club Vosgien. Depuis le Foyer rural de l’Hôtel-Enfoncé, entre Plombières et le Val-d’Ajol.
Les nobles chanoinesses de Remiremont ne reconnaîtraient sans doute pas leur forêt devenue communale….
Épicéas et sapins ont envahi la forêt du Chanot, dominant le Val d’Ajol. Un paradis pour les écureuils…
Le son de l’épinette et l’odeur des grillades atteignent les profondeurs du bois lors de la grande Foire aux Andouilles du Val-d’Ajol, qui se tient, depuis le Moyen Âge, le 3e lundi de février.
Depuis le Foyer Rural, l’itinéraire panoramique rejoint le relais de télévision et la Feuillée Nouvelle.
Descendre vers la D 20 et reprendre l’allée forestière de la Grande Tranchée pour suivre le sentier de crête. Sortir du bois le temps de contourner l’étang des Prêtres pour rejoindre le parking de départ.
Les Vosges méridionales à pied, éd. FFRP, 2004
Forêt du Banney (Haute-Saône)

2 h 30, 8 km, balisage anneau jaune du Club Vosgien. Depuis le parking du camping-car de l’étang de la Poche.
Au nord-est du massif forestier de Luxeuil-les-Bains, ville historique et thermale, réputée pour son kirsch, la forêt domaniale du Banney, essentiellement en feuillus, est animée de fontaines celtiques. Légendes et chants d’oiseaux sont environnés de grès rose.
À droite, le chemin des Gaulois longe l’étang de la Poche. La rue Saint-Colomban évoque ce moine irlandais qui évangélisa la région. Dépasser un petit tunnel pour suivre les traces de l’ermite en forêt. Rejoindre sur la gauche les fontaines Lévêque, puis du Tonneau. Longer un arboretum et traverser vers l’est la route Napoléon III, aménagée pour les voitures de la suite impériale…
La fontaine des Bons-Cousins permet de se désaltérer, avant d’atteindre le parc à gibier de l’ONF, regroupant des sangliers et des cerfs Sika japonais. Reprendre le tunnel et revenir par le même chemin avant de visiter la magnifique basilique (13e s) et la ville d’art de Luxeuil-les-Bains.
La Haute-Saône à pied, éd. FFRP, 2013
Randos en forêt : Sud-Est de la France
Du Bas-Vallespir à la Grande Chartreuse, plutôt Pyrénées ou plutôt Alpes, une belle offre de randonnées. En voici trois, que nous avons sélectionnées parmi tant d’autres…
Forêt du Bas-Vallespir (Pyrénées-Orientales)

3 h 30, 10 km, balisage jaune. Depuis le Mas Can Gall, 200 m après la piste du mas Roviro sur la route du Moulinot à Arles-sur-Tech.
Au nord d’Arles-sur-Tech, une piste forestière s’élève vers la petite forêt domaniale du Bas-Vallespir (650 hectares).
Après la fontaine des Chômeurs, le sentier se fait herbeux par le ravin de Bonabosc, pour mieux grimper vers le mas Pujol et l’étroite corniche panoramique des Échades.
Les chênes verts et les châtaigniers accompagnent le randonneur jusqu’au Pla del Castanyer.
Avec un peu de chance et de patience, la genette, voire le chat sauvage, ou le petit desman des Pyrénées dans les ruisseaux, croiseront vos pas…
La vue sur les Pyrénées, le massif du Canigou enneigé et le Pilon de Belmatx distrait de la descente vers la vallée du Tech, par les mimosas et les arbousiers du mas Roviro et le parking.
Les Pyrénées-Orientales à pied, éd. FFRP, 2011
Forêt de la Grande Chartreuse (Isère)

3 h, 8 km, balisage jaune-rouge, panneaux du parc. Depuis le parking de la Correrie à Saint-Pierre-de-Chartreuse.
1084 : saint Bruno et ses six compagnons choisissent ce bout du monde cerné de sommets calcaires, comme premier ermitage.
Berceau de l’Ordre des Chartreux, le monastère de la Grande Chartreuse deviendra célèbre 600 ans plus tard, pour sa liqueur composée de 130 espèces de plantes montagnardes différentes. Une recette restée secrète...
Sapins et hêtres ponctuent la forêt domaniale de la Grande-Chartreuse où les arbres peuvent dépasser les 40 m de hauteur. Le hibou Grand-Duc, emblème du parc naturel régional, y trouve facilement refuge.
Après la visite du musée de la Grande Chartreuse à La Correrie pour découvrir l’histoire et la vie des Chartreux, contourner les bâtiments sur la gauche et grimper en sous-bois.
Le panorama sur le monastère demande une halte avant de descendre jusqu’à La Bourdoire.
Rejoindre le sentier à gauche venant du col de Bovinant et redescendre par la chapelle Notre-Dame-de-Casalibus. Remarquer la chapelle Saint-Bruno sur un éperon rocheux en amont, seul vestige du premier couvent fondé par l’ermite.
Des arbres remarquables accompagnent le chemin qui longe un étang artificiel, une scierie, puis le mur du monastère qui ne se visite pas, jusqu’à La Correrie.
Les Alpes, du Forez au Diois, éd. FFRP, ONF, 2010
Forêt du Tanargue (Ardèche)

3 h, 11 km, balisage jaune-rouge, panneaux de bois. Depuis la station de la Croix-de-Bauzon, à 40 km à l’est d’Aubenas.
La fraîcheur des sous-bois de la forêt domaniale du Tanargue (5 400 hectares) rafraîchit des ardeurs de la montagne ardèchoise.
Au-dessus des tourbières à myrtilles, la chouette hulotte se cache dans les branchages de la hêtraie-sapinière. Les panoramas s’étendent jusqu’au mont Lozère, aux Alpes et au mont Ventoux.
La piste forestière vers la croix de Millet mène aux carrefours des Camarets et de la Grangette. Descendre dans le vallon et franchir le ruisseau jusqu’à l’aire de pique-nique de la maison forestière.
Remonter par le Coucoulude, jusqu’au signal géodésique (1 448 m), pour atteindre le magnifique panorama du « ron » granitique. Le rocher est équipé de plus de 20 voies d’escalade.
Poursuivre en balcon jusqu’au col de Meyrand et sa proche table d’orientation. Le panorama depuis la D 34 s’élargit sur les Alpes, avant de monter au ron Folatier (1 480 m), point culminant du circuit. À l’est, le Grand-Tanargue (1 511 m), situé sur la ligne de partage des eaux de l’océan Atlantique et de la mer Méditerranée, porte fièrement son surnom de « Montagne du Tonnerre », en hommage au dieu celte Taranis.
La route forestière du Pradas redescend à la station.
Les Alpes, du Forez au Diois, éd. FFRP, ONF, 2010
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