Les lacs italiens, côté jardins

Lac Majeur : Isola Madre, la naturelle

Lac Majeur : Isola Madre, la naturelle
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À mi-distance des côtes de Stresa et Verbania, Isola Madre (photo), la plus grande île du lac Majeur appartient également à l’illustre famille Borromée. Entièrement couverte de végétation, elle arbore un visage aussi naturel que celui d’Isola Bella est sophistiqué. Faisans dorés et argentés, paons et perroquets y filent des jours heureux.

Le spectacle de sa nature en perpétuelle transformation fut immortalisé par Flaubert : "L'Isola Madre, paradis terrestre. Arbres à feuilles d'or que le soleil dorait". Le palais, coquette gentilhommière couverte de bougainvilliers de juillet à octobre, fut d’abord entouré de vergers et d’oliveraies.

Embrasant l’Europe au XIXe s., la fièvre de la botanique emporte l’île à son tour. Elle se transforme alors en un archétype de jardin à l’anglaise, tout en courbes et en ondulations. Allées et ruisseaux serpentent entre pelouses, massifs de fleurs et bosquets. Un pont par ici, un petit port du XVIe s. par-là, la gamme des paysages à découvrir sur ces 8 ha semble infinie.

Le microclimat d’Isola Madre accueille les espèces les plus exotiques. Planté en 1862, un cyprès du Cachemire est l’emblème de l’île. Né d’une graine envoyée d’Himalaya par un correspondant des Borromée, il est le plus grand d’Europe et l’un des plus vieux.

Le caroubier mérite son anecdote : ses graines sont si bien calibrées qu’elles furent utilisées dès l’Antiquité comme unités de mesure des pierres précieuses, sous le nom de… carats ! Autres espèces exotiques : le savonnier des Andes, les camellias en fleurs jusqu’en mai, les arbres fougères d’Australie et les lotus, qui profitent de l’été pour se mirer dans l’eau d’un bassin.

Texte : Stéphanie Déro et Dominique Roland

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