Écosse, les Highlands grandeur nature

Montagnes masquées par la brume, plages aux eaux turquoise, landes mystérieuses, lochs battus par les vents... Des images teintées de légendes viennent à l'esprit lorsqu'on parle de l'Écosse. Gilles Havet (alias havetg) est parti en famille à la découverte des Highlands, de l'île de Skye et des Hébrides. Il en a rapporté des images qui subliment la nature brute et sauvage de ces paysages envoûtants.
À lire également, l'interview de Gilles Havet.

Les Highlands en vidéo

On commence le voyage par une magnifique vidéo :


Et on continue en photos :

En famille au paradis

En famille au paradis
© Gilles Havet

Quelle sensation incroyable de pouvoir observer de telles beautés ! L’île d’Harris est un émerveillement de chaque instant.

La Highland cattle, une icône

La Highland cattle, une icône
© Gilles Havet

La rencontre se faisant souvent au-détour d’un chemin, ces paisibles vaches à la chevelure de surfeur sont extrêmement photogéniques.

Neist Point, royaume du vent

Neist Point, royaume du vent
© Gilles Havet

Réaliser des photos par drone peut être un exercice parfois difficile en raison du vent. À Neist Point, flanqué de son fameux phare, la photo de famille ne fut pas si simple. Mais quel moment vivifiant.

La mythique île de Skye

La mythique île de Skye
© Gilles Havet

Son nom évoque tant de paysages épiques. L’île de Skye est un lieu incontournable pour les amoureux de photographie et de nature d’une manière générale.

Plage de Bunessan

Plage de Bunessan
© Gilles Havet

Seul au monde. Repéré grâce au drone sur l’île de Mull, cette magnifique plage de Bunessan est accessible en traversant plusieurs pâtures et est uniquement fréquentée par nous… et les moutons.

Fairy Pools

Fairy Pools
© Gilles Havet

Comme une envie de baignade. Les Fairy Pools concentrent un ensemble de cascades et de bassins au cœur des montagnes de Skye. Certaines personnes y font des baignades revigorantes.

Luskentyre

Luskentyre
© Gilles Havet

Des plages immenses de sable fin, on se croirait au Caraïbes. Luskentyre, sur l’île d’Harris est probablement l’une des plus belles au monde, l’eau y est d’un turquoise intense.

Au sommet du Ben A’an

Au sommet du Ben A’an
© Gilles Havet

Une ascension physique mais si bien récompensée par la vue spectaculaire sur le Loch Katrine, dans la région des Trossachs. De quoi se sentir pousser des ailes.

Une rencontre touchante

Une rencontre touchante
© Gilles Havet

Sur les falaises de l’île de Staffa, une colonie de macareux a élu domicile. Observer ces adorables oiseaux en train de pêcher en virevoltant à la surface de l’eau est une expérience toujours émouvante.

Randonnée à Glencoe

Randonnée à Glencoe
© Gilles Havet

Quoi de mieux pour une première randonnée avec nos enfants que les chemins bien entretenus qui sillonnent Glencoe. Incontournable en Écosse, cette vallée est un endroit magique, surtout lorsque la lumière est changeante.

5000 ans de coucher de soleil

5000 ans de coucher de soleil
© Gilles Havet

A Callanish, sur l’île de Lewis, le cercle mégalithique est magique. L’observer lors du coucher de Soleil est un véritable privilège.

Bienvenue sur l’île de Lewis

Bienvenue sur l’île de Lewis
© Gilles Havet

L’ouest de Lewis est une succession de plages immaculées, baignées par des eaux limpides. Une fois de plus, on y rencontre peu de touristes.

Un studio de cinéma

Un studio de cinéma
© Gilles Havet

Nombreux sont les sites en Écosse qui ont servi de lieu de tournage pour le cinéma. En route vers Glen Etive, nous parcourons la même route que celle prise par James Bond dans le film Skyfall.

L’île de Staffa

L’île de Staffa
© Gilles Havet

Une sortie en mer permet de poser le pied sur les surprenants orgues basaltiques de l’île de Staffa et de partir à la découverte de la grotte de Fingal. En chemin, la rencontre avec les phoques ravit les enfants.

Les Cuillins, par la mer

Les Cuillins, par la mer
© Gilles Havet

Les Cuillins forment une chaine de montagne impressionnante et difficilement accessible sur l’île de Skye. Une manière originale d’y arriver en plein cœur est de prendre le bateau au départ d’Elgol vers le Loch Coruisk.

Questions à Gilles Havet

Le Routard : C'était ton premier voyage en Écosse ? Qu'est-ce qui t'a fait choisir ce pays ?

Gilles Havet : Oui en effet, c’était la première fois. Nous y avons séjourné pendant 3 semaines en juillet dernier, parcourant Edimbourg, les Trossachs, Glencoe, le Loch Ness, les îles de Mull, de Skye et d’Harris et Lewis. Nous y pensions déjà depuis longtemps, nous voulions attendre le bon moment pour toute la famille. Ce que nous recherchions avant tout, c’était un contact avec une nature authentique et grandiose. Nous voulions faire découvrir cette sensation à nos enfants de 3 et 6 ans, cette même sensation de grands espaces que nous avions ressentie, mon épouse et moi, lors d’un voyage précédent en Islande. Et nous n’avons pas été déçus.

Le Routard : As-tu des coups de cœur et expériences qui t'ont particulièrement marqué et que tu recommanderais ?

Gilles Havet : Des expériences, nous en avons eu beaucoup, comme passer la nuit dans le ferry, rouler à gauche, partir à l’assaut des Munros, ou pique-niquer dans des endroits d’une beauté irréelle. Mais si l’on ne devait retenir que quelques coups de cœur, l’île d’Harris et Lewis serait en haut de la liste. Des couleurs incroyables, des plages de cartes postales, de l’authenticité et très peu de présence humaine. Ou lorsque nous étions sur l’île de Mull, à Bunessan, et que nous partions en azimut à travers la tourbe à la recherche d’une plage immaculée uniquement fréquentée par les moutons. Je conseillerais également la visite de l’île de Staffa avec ces énormes orgues basaltiques et sa fameuse grotte de Fingal, mais aussi l’émouvante observation des macareux avec les enfants. Un autre lieu moins connu des guides de voyage est Chanonry Point, près d’Inverness. Pouvoir observer les dauphins en train de chasser les saumons à 15m de la plage est un phénomène très rare dans le monde et est un rendez-vous incontournable pour les photographes animaliers.

Le Routard : Comment as-tu organisé ton voyage, quels types de transports et d'hébergements as-tu utilisé ?

Gilles Havet : Une fois la destination fixée, j’ai commencé à consulter beaucoup de forums de voyage et à lire les guides pour déterminer un itinéraire afin d’avoir un maximum de dépaysement et de variété. Il fallait aussi éviter un rythme trop soutenu pour nos enfants. Nous avons commencé les réservations 8 mois à l’avance par la réservation de la traversée en ferry. Nous avons préféré ce moyen de transport pour pouvoir emmener avec notre voiture un maximum de choses indispensables pour les enfants, mais également pour ne pas devoir trop sélectionner dans le matériel photographique que j’emmenais avec moi. Nous avons ensuite réservé les nuitées sur une plateforme bien connue de bed & breakfast. C’était l’idéal pour nous qui cherchions de petites maisons ou appartements nous permettant de séjourner sur un même endroit entre 2 et 4 nuits.  On a chaque fois privilégié la situation pour limiter le temps passé sur les routes. Tout était réservé avant notre départ, comme les ferries entre les différentes îles, car on ne voulait pas avoir de mauvaises surprises.

Le Routard : Es-tu vidéaste professionnel, comment as-tu appris à réaliser d'aussi belles images ?

Gilles Havet : Cela me trottait dans la tête depuis quelques temps mais suite aux nombreux retours positifs de ma vidéo, j’ai décidé de passer professionnel. Cela fait plusieurs années que j’apprends par moi-même, en dehors de mon métier d’enseignant. Je lis beaucoup, internet est une mine d’or pour apprendre grâce aux meilleurs de la discipline. La technique, le travail des couleurs et le montage sont autant de domaines qui me passionnent. Mais au-delà des belles images, j’essaie surtout de faire partager mes émotions et d’arriver à une symbiose entre le visuel et le sonore.

Le Routard : La réalisation de vidéo occupe-t-elle une place importante lors de tes voyages ?

Gilles Havet : Je vais être franc, la réalisation d’une vidéo de qualité était un de mes objectifs mais il faut aussi vivre le moment sans fixer l’écran. Dans chacun de nos voyages, je tente de capter les beautés et les ambiances. Quand on arrive au lieu que nous avons prévu de découvrir, il y a, bien entendu, le temps de la prise de vue proprement dite, mais surtout le temps d’observation et de réflexion par rapport au cadrage et aux réglages de ma caméra. Pendant ce temps, je vis le moment différemment de ma famille, c’est sûr. Après ça, je profite alors à 100% avec eux.

Le Routard : Est-ce que tu planifies ton film avant de partir ou tu sélectionnes tes sujets une fois sur place ?

Gilles Havet : Avant le départ, je me renseigne sur les différents endroits que nous aimerions visiter, en découvrant des photos ou des vidéos des différents spots. Cela me permet, sur place, de tenter de donner un autre regard, d’essayer de surprendre, ou de montrer des détails. Mais j’aime beaucoup découvrir des lieux peu connus. Cela demande beaucoup de recherche pour trouver la localisation exacte notamment. Il y a bien sûr une grande part d’improvisation sur place car il y beaucoup d’inconnues comme l’affluence touristique, la météo et la lumière qui est très changeante et peut magnifier le paysage.

Le Routard : Comment articules-tu prise de vue et visite, comment se déroule une journée type ?

Gilles Havet : En fonction de la région que nous allons découvrir, je détermine le site qui sera le mieux exposé par la lumière du matin et celle de fin de journée. Etant donné qu’il s’agit d’un voyage itinérant en famille, je n’avais pas le droit à un 2ème essai et je devais composer avec les éléments du moment. Sur l’île de Skye, qui est plus touristique, nous partions plus tôt pour éviter le monde autant que possible. Mais un départ matinal accroit le risque de brume, ce qui peut se révéler très gênant. Parfois on est chanceux, parfois moins. Je prévoyais en général 3 à 4 sites par jour. On s’arrêtait souvent en route aussi car tout en chemin n’était qu’émerveillement. Les prises de vues par drone ou les time-lapses nécessitent plus de temps, j’essaie donc de les faire coïncider avec une pause ou le pique-nique. Le soir était le moment propice pour visionner les images ensemble, se remémorer la journée et préparer la journée suivante.

Le Routard : Quel équipement utilises-tu, pour la prise de vue et le travail de montage ensuite ?

Gilles Havet : Pour les prises de vue au sol, j’utilise 2 caméras hybrides : un Panasonic GH5 monté avec des objectifs grands angles, et un Sony A6300 monté avec des plus longues focales. Cela me permet de varier mes valeurs de plans sans devoir effectuer trop de manipulations d’objectifs et de risquer d’encrasser le capteur. Je privilégie le matériel léger et discret. Pour donner plus de dynamique à mes prises de vue, j’utilise un rail de travelling et un stabilisateur électronique.

Pour les prises de vue aériennes, j’utilise un DJI Phantom 4 Pro. Beaucoup de touristes et locaux m’interrogeaient souvent sur le drone et son utilisation, toujours de manière très positive.

Durant le voyage, j’avais donc 2 sacs, un pour le drone et un pour les prises au sol. Etant donné que je portais souvent sur mon dos ma fille de 3 ans, je devais faire un choix en fonction du lieu visité et du type d’image que je voulais ramener. Au final, j’avais parfois jusqu’à 30kg sur le dos, ce qui ajoute un défi physique.

Ensuite, je monte les images sur Final Cut Pro avec lequel je travaille aussi la colorimétrie et le son.  Concernant la réalisation des time-lapses, ils sont réalisés avec le logiciel Adobe Lightroom.

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