Sécurité sociale

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La Sécurité sociale

Les frais d’hospitalisation coûtent cher dans certains pays (les États-Unis, par exemple). L’assistance prend en charge vos frais réels (pour le montant maxi assuré, bien sûr).

Hors Europe, ne comptez pas sur la Sécu qui, à condition que vous ayez déjà payé les factures, peut vous rembourser, le cas échéant, d’après son tarif français, c’est-à-dire vraiment peu… parfois moins de 10 % de vos frais réels.

Par contre, la prise en charge est assurée comme en France dans les pays de l’Union européenne, grâce à la carte européenne d'assurance maladie.

Les jeunes

En principe, ils sont rattachés à la caisse d’assurance maladie d’un de leurs parents jusqu’à 16 ans (fin de la scolarité obligatoire). Ceux qui poursuivent leurs études ou suivent un apprentissage restent affiliés à la même caisse jusqu’à 20 ans, s'ils vivent chez leurs parents.

Le principe est de transférer à la Sécu  et la mutuelle pour étudiants (avec cotisation individuelle supplémentaire) les étudiants de l’enseignement secondaire ou universitaire. En principe, les études doivent être effectuées en France ou dans l’Union européenne (bourse Socrate ou programme d’échanges scolaires ou universitaires entre pays).
Ceux qui ont arrêté leurs études bénéficient de la couverture sociale de leurs parents en qualité d'ayant droit. Plus d'infos sur le site droits des jeunes.

Les étudiants

Ils sont favorisés car ils conservent leurs droits à la Sécurité sociale étudiante pendant toute l’année universitaire pour laquelle ils ont pris une inscription. Ils n’ont pas à justifier d’une durée d’affiliation et de cotisation.
Avant de se rendre dans un pays de l’Union européenne, l’étudiant doit demander la carte européenne d'assurance maladie à sa caisse de Sécurité sociale. De cette façon et surtout pour les frais d’hôpital, il peut obtenir une prise en charge.

En dehors de l’Union européenne, la Sécu n’a aucune obligation de verser des prestations sur des dépenses de santé qui de toute manière doivent être payées. Il est donc judicieux de souscrire toutes les garanties nécessaires comme celles d’AVI International, l’ASSURANCE VOYAGE INTÉGRALE.
LMDE (La Mutuelle des Étudiants), 6, rue des Fossés-Saint-Jacques, 75005 Paris. Internet : www.lmde.com .

Les travailleurs

– En général, ils partent pour les vacances seulement, et conservent leurs droits à la Sécu.
– Si vous quittez votre entreprise (démission ou licenciement), vous êtes couvert par la Sécurité sociale pendant un an, pour vos soins en France, si vous n'êtes pas indemnisé par Pôle Emploi. En cas d'indemnisation, vous conservez vos droits tant qu'elle vous sont versées. Plus d'infos sur le site de l'Assurance Maladie.

– Pour un séjour plus long, 3 solutions :

  • si vous êtes envoyé par une entreprise française en tant que "salarié détaché", aucun problème, vous continuez à cotiser et bénéficiez du même régime qu’en France. 
  • si vous êtes expatrié et/ou travaillez pour une entreprise étrangère, vous devez souscrire une assurance volontaire auprès de la Caisse des Français à l’Étranger. Internet : www.cfe.fr.
  • contacter une assurance dans le pays d’emploi.

Il est préférable de souscrire une assurance voyage de longue durée. En effet, la Sécu vous rembourse les frais que vous avez payés selon le tarif de votre pays d’origine. Comme c’est insuffisant, une assistance avec le rapatriement médical et la prise en charge des frais réels d’hospitalisation et de médecine restent pratiquement indispensables.

Dans quel pays partez-vous ?

- Pour les 27 pays de l’Union Européenne, ainsi qu’en Norvège, Lichtenstein, Islande et Suisse, demander la Carte Européenne d’Assurance Maladie. Elle permet la prise en charge de tous les soins en Europe, dans les mêmes conditions que les assurés du pays où vous vous rendez. Pour l’obtenir, adressez vous à votre caisse d’assurance maladie au moins deux semaines avant votre départ, elle est gratuite et valable un an.

Elle est individuelle et nominative, chaque membre de la famille, même les enfants de moins de 16 ans doivent en posséder une. Si votre départ est imminent, votre caisse d’assurance maladie vous délivrera un certificat provisoire valable trois mois. Attention : ce n’est pas un mode de paiement. Plus d'infos : www.ameli.fr

– En Grande-Bretagne, les soins sont gratuits s’ils sont effectués par le General Practitioner (généraliste) du quartier dont vous dépendez. Vous pouvez également vous rendre dans les services d'urgence des hôpitaux où les soins sont gratuits. Si on s’adresse à un médecin indépendant, les frais ne sont pas remboursés en France par la Sécurité sociale, mais ils doivent être pris en charge par l’assurance assistance voyage.

– Si vous partez en vacances hors de l’Europe, vos soins médicaux reçus à l’étranger peuvent être pris en charge sous certaines conditions par votre caisse d’assurance maladie. En général, seuls les soins urgents imprévus le sont.
Vous règlerez vous-même vos frais de soins sur place et veillerez à conserver vos factures et justificatifs de paiement. De retour en France, présentez les à votre caisse d’assurance maladie qui vous indiquera éventuellement si vous pourrez être remboursé dans la limite des tarifs forfaitaires pratiqués en France. Plus d'infos sur les soins à l'étranger sur le site de la Sécu. Mais, attention, dans certains pays comme les Etats-Unis ou le Canada, le coût des soins est exorbitant.

Il est chaudement recommandé - impératif, même!  - de souscrire un bon contrat d’assistance et d’assurance voyage qui vous permet, dans tous les pays,  de demander si nécessaire votre rapatriement médical en cas d’accident ou de maladie ; il vous permet aussi d’obtenir le remboursement, si possible à 100 % sans ticket modérateur, c’est-à-dire sans abattement, de vos dépenses de santé à l’étranger, en complément aux prestations très éventuelles de la Sécurité sociale.

– Vous avez été rapatrié et vous avez besoin d’être hospitalisé ou soigné en France. Vous devez le savoir, les sociétés d’assistance ne prennent jamais en charge vos factures de traitement en France.

En Belgique : pour la partie francophone du pays, le C.N.I.J. (Centre National Information des Jeunes) fournit une information précise, un accueil personnalisé aux jeunes qui les consultent, sur une foule de sujets (droits des jeunes, jobs, vacances, logement, etc.) :
 Internet : www.infojeunes.be.