En route !
Les aires de
services dédiées aux camping-cars
Dépassées par l’explosion du nombre de camping-caristes, les communes ont construit
des aires de service, destinées aux vidanges et à l’approvisionnement en eau.
On en recense 3 700 dans l’Hexagone. Vous y trouverez un point d’eau potable,
une borne de vidange des eaux usées, un vidoir pour les eaux noires (WC) et un
dépôt pour les ordures ménagères. Un raccordement électrique complète parfois
ce service. Certaines aires sont payantes. Attention, la halte nocturne n’est
pas toujours autorisée, elle concerne uniquement les «aires d’accueil». Gare
à l’effet «boîte à sardine» !
Le camping
Tous les campings disposent de terrains dédiés aux camping-cars.
Cela peut être l’occasion d’une halte pour vidanger, faire
ses lessives ou s’installer quelques jours. Dans les grandes
villes, les campings sont bien pratiques car les sites
de stationnement sont rares. Souvent, vous trouverez sans
problème un bus pour vous conduire dans le centre.
Le stationnement
« libre »
En France
Le camping-car obéit à la même législation que les voitures
mais certaines restrictions sont liées à son gabarit. Ainsi,
vous ne pouvez pas séjourner librement sur les rivages de
la mer, dans les sites inscrits, les sites classés, dans
le champ de vision des édifices, parcs et jardins classés,
dans les zones de protection du patrimoine urbain et paysager
et dans un rayon de 200 mètres autour des points de captage
des eaux. Les maires ou les préfets peuvent imposer certaines
contraintes supplémentaires aux campings-caristes… Méfiez-vous
donc des régions très touristiques, notamment de la Côte
d’Azur.
L’idéal est bien sûr de trouver un coin
tranquille en pleine nature ou dans un village calme, où
vous pourrez vous approvisionner le matin. Dans ce domaine,
point de règle si ce n’est de se fier à son instinct ! Il
faut s’attendre parfois à de mauvaises surprises, le petit
coin paisible devenant à la nuit tombée le rendez-vous favoris
des motards du coin… La mairie et l’office de tourisme vous
renseigneront sur les étapes possibles de la commune.
Consultez également les sites et forums
spécialisés : certains internautes livrent les clés de leurs
petits paradis. L’association Camping-car Liberté recense
par exemple 5700 étapes en France. Parkings de restaurant
ou de salle des fêtes, places de village, prairies… «Plus
la liste sera longue, moins l’on risquera de se concentrer
tous au même endroit», souligne Alain Guillard, à l’origine
de cette initiative. Vous y trouverez également des «BTS»,
comprenez des coins «Beauté, tranquillité, sécurité».
«Ce sont ces petits lieux exceptionnels qui laissent
un goût de “on reviendra”», précise le site. En parallèle,
l’association mène un sérieux travail de sensibilisation
envers les usagers et les communes pour que la pratique du
camping-car en liberté puisse continuer d’exister (Voir ci-dessous
la rubrique «En savoir
plus»).
La sécurité
Question sécurité, ne soyez pas paranos mais ne prenez pas
de risques inconsidérés non plus. Ne laissez rien de visible
de l’extérieur, soyez prudents dans les grandes villes
et ne stationnez pas sur les aires autoroute. Beaucoup
ont le réflexe de s’installer à côté d’un autre camping-car
en croyant être ainsi plus en sécurité… ce qui n’est pas
forcément vérifié.
Si vous prévoyez d’embarquer le camping-car
sur un cargo, mieux vaut prévoir des aménagements. Les véhicules
dotés d’un double plancher permettent d’enfermer du matériel
de valeur. De même, certains fabriquent une grille amovible
pour isoler une partie du véhicule.
À l’étranger
Renseignez-vous sur votre destination avant de partir. Si
l’on peut stationner partout en Thaïlande ou au Portugal,
ce n’est pas recommandé au Brésil. Chaque pays dispose
de sa propre réglementation et les usages varient. En Australie,
vous pouvez écoper d’une amende de 1 000 dollars australiens
si vous campez dans une zone interdite ! En Nouvelle-Zélande,
où le stationnement est autorisé partout, il ne l’est pas
dans les parcs nationaux. Les parkings des hôtels ou des
guest-houses peuvent être de bonnes solutions.
Peut-on aller
partout en camping-car ?
D’après les voyageurs, oui. Rares sont les destinations ou
vous serez mal accueillis. Bien sûr, certains pays se prêtent
davantage à ce mode de transport que d’autres, à voir selon
vos envies.
Embarquer sur
un ferry
Pour les petits trajets maritimes, vous pouvez embarquer
le camping-car, il vous en coûtera un peu plus cher que pour
une voiture. Il est parfois possible de dormir à bord de
votre véhicule pendant la traversée (option « open deck »
ou « camping on board »).
Les traversées
en cargos, mode d’emploi
Les traversées en cargo ne sont pas une partie de plaisir…
« Un enfer » confient même certains ! Et pourtant ce sont
des passages obligés pour les camping-caristes qui veulent
passer d’un continent à un autre. Il n’existe pas de solution
miracle pour trouver le meilleur prix et il faut s’armer
de patience… Commencez par lister les compagnies maritimes
qui assurent la liaison désirée. Surtout, utilisez les forums
pour trouver les témoignages d’autres voyageurs. «En
moyenne, nous comptions trois semaines sur place pour trouver
un embarquement, indique Corinne Tsagalos. On obtient difficilement
des renseignements par internet, il faut la plupart du temps
se rendre dans les ports.»
Trois solutions s’offrent à vous :
le RoRo (Roll On Roll Off),
est une sorte de ferry sur lequel vous embarquez en roulant
comme si vous entriez dans un parking. C’est l’option la
plus simple, bien qu’elle nécessite quelques précautions
de sécurité car vous devez laisser les clés du véhicule… Le
container peut parfois être possible selon la taille
de votre engin. Enfin, le flat-rack est
un plateau sur lequel le camping-car est fixé pour être ensuite
déposé sur les containers à l'aide d'une grue. Moins courant,
ce mode de transport est aussi plus risqué.
La plupart du temps vous n’aurez pas d’autre
choix que de passer par un transitaire, les compagnies maritimes
refusant de traiter en direct avec les particuliers. Essayez
néanmoins de leur soutirer leur tarif, pour le comparer avec
ce que le transitaire vous annonce… Enfin, sachez que les
cargos sont rarement ponctuels, il vous faudra souvent attendre
votre véhicule à destination et passer quelques nuits à l’hôtel ! |