Santorin, nos coups de cœur

Santorin, nos coups de cœur
Santorin © Patryk Kosmider - stock.adobe.com

Santorin, l’île star des Cyclades, avec sa baie extraordinaire née d’une éruption volcanique, ses falaises noires, ocre, rouges surgissant des eaux de la mer Égée et coiffées de villages bleus et blancs… Santorin, icône de la Grèce mondialement célèbre et désormais hyper touristique, se savoure idéalement hors saison, pour ses panoramas parmi les plus beaux du globe, ses petits villages, ses sites archéologiques, ses plages ou ses bons vins. Découvrez nos coups de cœur dans cette île-volcan singulière, résolument à part dans l’archipel des Cyclades.

L’arrivée en bateau à Santorin

L’arrivée en bateau à Santorin
Falaise de Santorin © aerial-drone - stock.adobe.com

C’est incontestablement par la mer qu’il faut faire connaissance avec Santorin. Cette île offre l’un des spectacles naturels les plus saisissants de la Méditerranée, d’une splendeur à couper le souffle ! D’origine volcanique, l’actuelle Santorin doit sa physionomie à l’une des plus violentes éruptions des 10 000 dernières années, qui a provoqué l’effondrement de l’île d’alors, ne laissant qu’un vaste croissant de lune enserrant une caldeira ennoyée de 83 km2.

L’arrivée en bateau donne à voir une falaise en à-pic s’élevant sur des kilomètres et jusqu’à 300 m au-dessus de la Méditerranée, où se superposent différentes couches géologiques, déclinant une palette de teintes brunes et rouges. Au sommet, des villages d’une blancheur éclatante, agrippés à la roche, semblent défier le vide. Une vision sublime et inoubliable, d’une puissance tellurique exceptionnelle.

Les plus beaux panoramas sur la caldeira : Oia, Fira, Imerovigli et le sud

Les plus beaux panoramas sur la caldeira : Oia, Fira, Imerovigli et le sud
Les gens se rassemblent à Oia pour le coucher du soleil © smoxx - stock.adobe.com

On l’aura compris, Santorin doit sa singulière beauté au spectacle de sa caldeira engloutie et cernée par les falaises. On ne se lasse pas de l’admirer, changeant selon les points de vue et les moments de la journée.

C’est tout au nord de l’île, depuis le pittoresque village d’Oia, que le panorama est sans doute le plus saisissant et le plus convoité. Vue d’Oia, la baie semble pratiquement fermée par la falaise, offrant le tableau d’un cratère de volcan envahi par les eaux. Vous ne serez pas les seuls à l’admirer, loin de là, notamment lors des couchers de soleil où il y a foule pour profiter, depuis le kastro, de l’un des musts de Santorin…

Quant à Oia, ses demeures troglodytiques (presque toutes transformées en hôtels hors de prix), ses moulins blancs et ses églises aux dômes lumineux, perchées au-dessus du bleu de la Méditerranée, symbolisent la Grèce tout entière.

Rocher de Skaros © hardyuno - stock.adobe.com

Autre point de vue populaire, la corniche à Fira, d’où la vue est exceptionnelle : un balcon sur la caldeira à l’eau d’un bleu intense, piquetée d’îlots, de ferries, de paquebots et de voiliers. Pour être un peu plus au calme, nous vous conseillons de rejoindre Firostéfani, à 10 min à pied, ou, mieux encore, Imerovigli, le coin chic et haut perché de Fira, où l’on trouve hôtels de luxe et magnifiques points de vue. Le meilleur reste celui depuis les ruines du rocher de Skaros, qui s’avance dans la mer au milieu de la caldeira.

Enfin, au sud de l’île, à quelques kilomètres à l’ouest d’Akrotiri, la perspective sur le cratère est inversée depuis la route qui conduit au phare. Panorama splendide depuis la pointe.

Randonnée le long de la caldeira, de Fira à Oia

Randonnée le long de la caldeira, de Fira à Oia
Sentier de Oia à Fira © smallredgirl - stock.adobe.com

C’est sans doute l’un des plus beaux itinéraires de randonnée de Méditerranée. Une corniche relie Fira à Oia sur le flanc de la falaise, en passant par Firostéfani et Imerovigli. L’emprunter reste le seul moyen d’admirer le paysage, la route passant par l’intérieur des terres.

La randonnée magnifique de 11 km (3 h de marche) permet d’observer au plus près les formidables stratifications rocheuses de l’île. Si les premiers kilomètres sont assez fréquentés, on se retrouve nettement plus au calme par la suite. À faire tôt le matin ou en fin de journée pour éviter la grosse chaleur. Emporter absolument de l’eau, un casse-croûte, de la crème solaire et un chapeau.

Pyrgos et les villages de l’intérieur

Pyrgos et les villages de l’intérieur
Pyrgos © aerial-drone - stock.adobe.com

De bonnes idées d’excursions pour découvrir un autre visage de Santorin, sensiblement différent des cartes postales de Fira et Oia. Direction Pyrgos qui, perché sur une colline, est le village le plus élevé de Santorin. Ancienne capitale de l’île, Pyrgos est resté à l’écart des flux touristiques, plutôt calme et pittoresque.

Balade agréable dans le dédale de ruelles pour monter jusqu’au kastro, d’où la vue embrasse une grande partie de l’île. On peut également visiter la cathédrale orthodoxe et un petit musée consacré aux icônes des 15e et 16e s.

Eglise d'Akrotiri © Emma - stock.adobe.com

Autre joli village où faire une halte : Mégalochori, à 3 km au sud de Pyrgos et près des vignobles, avec ses maisons traditionnelles, ses treilles et ses bougainvillées, de petits restos autour de la place centrale ombragée. Également au sud de Santorin, Akrotiri, dominé par les vestiges d’un kastro, a pas mal de charme, notamment avec sa jolie église avec absides à dômes et petit campanile.

Le site archéologique d’Akrotiri, la Pompéi des Cyclades

Le site archéologique d’Akrotiri, la Pompéi des Cyclades
Site archéologique d'Akrotiri © Ker - stock.adobe.com

Tout près du village, le site archéologique d’Akrotiri fait figure de « Pompéi grecque » en plus modeste. On y admire les vestiges d’une ville ensevelie conservée sous les cendres d’une éruption volcanique pendant près de 3 500 ans. Elle a été découverte par un archéologue grec, Spyridon Marinatos, il y a une cinquantaine d’années.

Le site est pourvu d’un toit bioclimatique et de passerelles permettant d'en faire le tour en surplombant les ruines, qui donnent une idée de ce que pouvait être une ville de la civilisation cycladique. On peut ainsi voir les vestiges d’édifices publics et de maisons qui contenaient des fresques désormais hébergées au Musée préhistorique de Fira. Un conseil : ne visitez pas Akrotiri sans y avoir fait au préalable un tour.

Les trésors du Musée préhistorique de Fira

Les trésors du Musée préhistorique de Fira
Musée préhistorique de Fira © Jean-Philippe Damiani

Une visite intéressante, où l’on peut voir objets et fragments de fresques extraits lors des fouilles réalisées sur Santorin, en particulier à Akrotiri. Le Musée préhistorique permet de mieux comprendre la formation de cette île singulière, mais aussi d’avoir un aperçu didactique des richesses de la civilisation des Cyclades. On commence par la stratigraphie de la caldeira et quelques rares fossiles de feuilles vitrifiées dans le matériau volcanique, âgés de 60 000 ans.

Fresque des Singes bleus © Jean-Philippe Damiani

La collection du musée contient des objets de la vie quotidienne des 2e ou 3e millénaires avant notre ère, comme une table d’offrande peinte et décorée de dauphins, et quelques belles statuettes cycladiques. Le clou de la visite reste les fragments des fresques d’Akrotiri, rassemblés et complétés, notamment la fresque des Singes bleus et celle de la maison des Femmes.

Le site archéologique perché de l’ancienne Thera

Le site archéologique perché de l’ancienne Thera
Ancienne Thera © gatsi - stock.adobe.com

Avec Akrotiri, l’ancienne Thera est l’autre site archéologique à visiter de Santorin. Perché sur le nid d’aigle du Messavouno, à 369 m au-dessus de Kamari et Perissa, il offre un incroyable panorama à 360° sur le sud de l’île et la mer Égée.

Cette ville morte est aujourd’hui un champ de ruines de 800 m sur 150 m. Les Doriens, conduits par leur chef Théras (qui laissa son nom à l’île), s’y installèrent au 9e s av. J.-C., suivis, 600 ans plus tard, par les Ptolémées égyptiens qui y placèrent une garnison.

Les ruines datent surtout des époques hellénistique et romaine, comme le théâtre, face à la mer. À voir notamment, le temenos, avec des reliefs rupestres ptolémaïques représentant lion, aigle et dauphin.

Même s’il ne reste pas grand-chose à y admirer, l’ancienne Thera vaut le détour pour la spectaculaire route en épingle à cheveux qui y conduit et la vue depuis le sommet, battu en permanence par des vents impétueux.

Le port d’Ammoudi et ses tavernes

Le port d’Ammoudi et ses tavernes
Ammoudi © Lucian Bolca - stock.adobe.com

Une fois à Oia, la balade jusqu’au petit port d’Ammoudi vaut le coup, par exemple pour aller dîner à ses quelques tavernes face à la mer après avoir admiré le coucher de soleil. Accès à pied par le chemin, ou par la route qui contourne le village.

La descente, débouchant sur un petit port avec quelques restos, s’avère vertigineuse, et la montée sportive (200 marches). La vue sur la caldeira est imprenable, offrant un point de vue différent, car Ammoudi se trouve au pied de l’imposante falaise, au-dessous d’Oia.

Les plages de Santorin

Les plages de Santorin
Red Beach © klemen - stock.adobe.com

N’oubliez pas votre maillot de bain, car Santorin compte quelques plages dignes d’intérêt. La plus photogénique est de loin Red Beach, une plage de sable noir nichée au pied de falaises rouges d’origine volcanique. Mais elle est très fréquentée et les transats y sont assez chers. Juste à côté, White Beach est, quant à elle, accessible uniquement en bateau. Plus à l’ouest, sur la route du phare, une piste d’environ 1 km conduit à Messa Pigadia (Black beach), une plage abritée avec des galets volcaniques...

Ambiance nettement plus balnéaire sur les plages de Périssa, Perivolos, Agios Georgios et Kamari, au sud-est de Santorin, avec alignements de transats et tavernes pour clients d’hôtels tout inclus.

Vlychada Beach © Aleh Varanishcha - stock.adobe.com

On peut leur préférer par exemple, à quelques kilomètres de là, la grande plage de sable de Vlychada de plus en plus sauvage à mesure qu’on s’éloigne vers l’ouest, et assez tranquille. Bordée de belles falaises blondes plissées par l’érosion, elle se trouve à proximité de l’un des meilleurs restaurants de l’île : To Psaraki, que l’on vous recommande chaudement.

Excursions aux îles Kaménès et Thirassia

Excursions aux îles Kaménès et Thirassia
Randonnée sur Néa Kaméni © artistique7 - stock.adobe.com

De jolies excursions en mer permettent de rejoindre les îlots situés au milieu de la caldeira. Pour les îles Kaménès, les départs se font soit du port d’Athinios, soit de celui de Fira.

Le grand îlot, Néa Kaméni, sorti des flots en 1573, offre un spectaculaire paysage d’anciennes coulées de lave noire et de fumerolles. Prévoir de bonnes chaussures, de l’eau en quantité et un chapeau. Sur le petit îlot de Paléa Kaméni, apparu en 196 av. J.-C., on peut se baigner dans une petite baie où l’eau sulfureuse est naturellement chaude. Compter de 18 à 50 € la sortie, selon la durée et les activités.

Manolas sur l'île de Thirassia © ventura - stock.adobe.com

On peut se rendre à Thirassia située plus au nord, depuis le port d’Ammoudi (3 traversées par jour en été). Il s’agit d’une véritable île un peu hors du temps, où vivent quelque 250 habitants, avec quelques jolies chapelles, des maisons traditionnelles et une poignée de restos sur le port de Manolas. C’est une sorte de Santorin d’avant la vague touristique.

Enfin, notez que des excursions au soleil couchant sont également proposées dans la caldeira, mais c’est cher (45-50 €).

Vins et gastronomie de Santorin

Vins et gastronomie de Santorin
Vin de Santorin © Santorines - stock.adobe.com

À Santorin, la culture de la vigne se perpétue depuis 3 500 ans. L’éruption du volcan, qui date de 1 600 av. J.-C. a donné un sol de nature volcanique qui a été épargné par le phylloxera au 19e s.

Typiques de l’île, l’assyrtiko ou le nykteri sont deux excellents blancs secs du cru. Il existe également des vins rouges fruités. Star de l’île, le vinsanto est un vin doux aux reflets dorés et au goût de fruits jaunes et de miel : excellent !

Sur l’île, on peut visiter des caves traditionnelles comme la Canava J. S. Roussos , le musée du Vin de la maison Koutsoyannopoulos, situé dans une cave de 300 m de long à 8 m sous terre, ou des domaines réputés comme Gavalas et Sigalas, qui passe pour l’un des meilleurs de l’île.

Fava © FotoHelin - stock.adobe.com

Enfin, parmi les spécialités culinaires locales, citons la délicieuse fava (purée de gesses, sortes de lentilles), les aubergines blanches, les tomates cerises (tomatini), les concombres (katsounia), les câpres et le chloro (fromage de chèvre) … et bien sûr les poissons, poulpes et fruits de mer de la mer Égée.

Fiche pratique

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Comment y aller ?

En avion : vols directs en été depuis plusieurs aéroports français (Orly, Marseille, Lyon, Nantes, Toulouse…) avec Transavia et Volotea. Vols avec correspondance à Athènes avec Aegean et Olympic. Trouvez votre billet d’avion

En ferry : 3-5 liaisons par jours avec Le Pirée, Naxos et Paros en saison. Santorin est également reliée à la plupart des Cyclades, ainsi que la Crète, Kos et Rhodes. Horaires sur gtp.gr

Infos sur les transports à Santorin

Adresses

- Fira Backpackers Place : dans une impasse perpendiculaire à odos Agiou Athanassiou. Une AJ proche du centre de Fira. Petits dortoirs de 4 à 10 lits, dont 2 pour les filles. Tous avec sanitaires à l’intérieur et casiers... à l’extérieur ! Correct mais cher l’été. En dortoir, env 15-40 €/pers selon taille et période.

Sofi Rooms : Agios Minas à Fira. Des petites chambres discrètes, en contrebas de la cathédrale orthodoxe. Magnifique panorama sur la caldeira et accueil adorable. Avr-oct. Env 80-130 € selon saison.

- Kokkinos Villas : à l’entrée d’Akrotiri sur la droite. Amarré à flanc de falaises, l’hôtel offre une vue incomparable sur la caldeira depuis le sud de Santorin. Chambres en partie refaites, avec de nouvelles salles de bains, TV à écran plat, frigo et clim. De fin avr à mi-oct. Selon saison : doubles 99-159 € ; petit déj compris.

- Aris Caves : sur la falaise, à Oia. Pour dormir à flanc de falaise face à la caldeira : 7 studios, 2 appartements avec clim, frigo et plein de petites attentions… L’un des meilleurs rapports qualité-prix de ce coin pas donné du tout ! Avr-oct. Pour 2 pers, studios à partir de 235-255 € selon taille et saison, apparts à partir de 260-350 €.

- Kapari Taverna : odos 25-Martiou à Firostefani. La taverne classique, avec une cuisine grecque déclinée sous forme de mezze... L’endroit donne sur la route, mais il en est protégé par un écran de verdure. Plats 12-20 €.

- To Psaraki : à Vlychada. Au début de la route reliant Vlychada à Perivolos. Avec une terrasse surplombant le port de Vlychada, cette taverne cuisine avec brio des produits de la mer d’une grande fraîcheur et les légumes phares de l’île : petite tomate, aubergine blanche, fava, courgette ronde... L’une des meilleures adresses de Santorin, nichée tout au sud de l’île. Réservation indispensable. Compter min 25-30 €.

- Anemomilos : à l’entrée du village d’Oia, sur la droite. Cuisine familiale et plats régionaux, faits à partir de produits locaux (légumes du jardin). L’un des meilleurs rapports qualité-prix d’Oia. Grande terrasse agréable et bon accueil. Mars-oct. Entrées env 4-6 € ; plats 8-16 €.

- Tavernes de la plage d’Ammoudi : accès du bout du village, par le chemin en zigzag ou par la route. Compter min 15 € et env 55-60 €/kg pour du poisson frais. Plusieurs tavernes traditionnelles, devenues touristiques, s’alignent le long du petit port d’embarquement pour l’île de Thirassia.

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Texte : Routard.com

Mise en ligne :

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