Géographie et paysages Québec

Trois facteurs sont déterminants dans la géographie du Québec. Tout d'abord, le fleuve Saint-Laurent. Il prend sa source dans les Grands Lacs et se jette dans l'Atlantique. Entre-temps, il traverse le Canada sur 1 140 km ! Ce cours d'eau extraordinaire, dont le débit équivaut à ceux du Rhin, de la Volga et du Nil réunis, constitue la principale voie de pénétration du territoire et a toujours joué un rôle primordial dans le développement du pays.
À son embouchure dans le golfe,
quelque part entre la Gaspésie au sud et la Côte-Nord au... nord, sa largeur atteint 130 km ! On se demande parfois si ce n’est pas l’océan qui s’étend à perte de vue.

Autre facteur géographique important : les Appalaches. Cette chaîne montagneuse, étirée jusqu'au sud-est des États-Unis, longe les basses terres du Québec jusqu'à la péninsule gaspésienne, où ses derniers contreforts viennent mourir en une débauche de falaises. Ces montagnes fortement érodées (qui dépassent rarement les 1 000 m) forment des paysages vallonnés que l'on retrouve tout le long du Saint-Laurent.

Enfin, une très vieille cordillère recouvre les 80 % restants du territoire québécois. Cette chaîne de montagnes s'étend des deux côtés de la baie d'Hudson et forme ce qu'on appelle le « Bouclier canadien », très largement arasé par les glaciers lors de la dernière période glaciaire. Ces terres possèdent de nombreuses forêts et un immense réseau hydrographique dont plusieurs rivières servent à la production d'électricité.

Environnement

La forêt au Québec

À la tête de 9 % des forêts mondiales, le Canada était encore en 2017 le 1er exportateur mondial de sciages (21 %). Cependant, le secteur ayant connu une certaine régression ces dernières années, le pays a dû s’adapter en investissant dans des services et matériaux innovateurs.
Si 94 % de la forêt canadienne pousse sur des terres appartenant à l’État, près des ¾ se trouvent dans la zone boréale. Celle-ci ne concerne que 2,5 millions d’habitants, dont un grand nombre de d’Amérindiens, lesquels dépendent grandement de la forêt pour leur stabilité économique.

Quand bien même l’activité humaine (exploitation des ressources, activités industrielles et non les incendies comme on l’entend souvent) a fait augmenter le déboisement dans certaines régions, le Canada est parvenu à inverser la tendance ces 20 dernières années. Il se place aujourd’hui comme l’un des pionniers grâce à son contrôle de la déforestation.

Les forêts au Québec couvrent plus de 761 000 km², soit 46 % de la superficie totale de la province. Ah, la belle image... Du vert à perte de vue, rien que du vert ! La forêt québécoise comprend trois zones de végétation du sud au nord :

  • feuillue mélangée (érables, sapins et bouleaux jaunes),
  • boréale (épinettes, sapins et bouleaux blancs)
  • et taïga.

Au-delà débute la toundra. Sur les 50 espèces d’arbres recensées, aucune n’est menacée à l’exception de l’orme, comme partout en Amérique.

L’industrie forestière québécoise, qui emploie directement plus de 60 000 personnes, représente environ 2 % des actifs de la Belle Province.

Le gouvernement québécois gère plus de 90 % des ressources forestières. Depuis la loi de 1986, les coupes sont sévèrement réglementées et il est, en principe, interdit de toucher aux lisières des lacs et des cours d’eau. Les compagnies forestières sont en outre tenues de reboiser.
La drave (flottage du bois) a été interdite en 1995 en raison de la grave pollution qu’elle provoquait dans les rivières. Mais des problèmes demeurent.

En 2013, une commission d’enquête chargée d’examiner la gestion forestière a fixé les bases d’un nouveau régime d’exploitation. Les Québécois ont de plus en plus conscience de la richesse de leur patrimoine forestier et des dangers d’une exploitation anarchique.

En 2019, des consultations visaient d’ailleurs à abandonner le principe des coupes en mosaïque. Jusqu’ici, il s’agissait d’alterner les superficies de forêt coupée avec des zones intactes. Considérant que les trajets pour rejoindre les sites de coupe génèrent plus de désagréments que d’avantage pour la faune, professionnels et spécialistes s’accordent pour privilégier des coupes plus grandes, et laisser par conséquent de plus grands secteurs indemnes. L’ennui, c’est que le projet n’évoque pas de limite pour ces futures zones d’exploitation...

Quelques réponses aux problèmes environnementaux

Une décision positive : depuis 2012, le Québec a renoncé au nucléaire. En 2017, le gouvernement a adopté un vaste plan qui vise à réduire de 40 % le pétrole consommé dans la province d’ici à 2030. Une des conséquences de ce projet sera de réduire les achats d’hydrocarbures. Cette mesure pourrait équilibrer la balance commerciale.

Un autre projet consiste à construire un méga-parc solaire. Le programme prévoit aussi de mettre en circulation près de 100 000 véhicules électriques sur les routes du Québec en 2020. L’éthanol et le gaz naturel devraient être disponibles dans les stations-services, pour alimenter une partie du parc automobile.

Un des objectifs majeurs du plan est de contraindre les cimenteries et les usines d’aluminium à cesser d’utiliser du charbon, et à choisir une source d’énergie moins polluante.

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