Itinéraires conseillés Macédoine

La Macédoine étant un petit pays, on peut en faire le tour en quelques jours. Mais il est préférable de prendre son temps pour découvrir ses richesses culturelles et naturelles, et son identité complexe.

Pour ceux qui ne disposent que d’un long week-end, l’idéal est de rester sur Skopje et ses environs.

En une semaine, on peut déjà faire un bon itinéraire dans le pays, en sélectionnant les étapes en fonction de ce que l’on recherche (patrimoine, nature, sport…), histoire de ne pas voyager sur le mode « zapping ».

Enfin, à partir d’une dizaine de jours, on peut vraiment s’immerger dans la culture macédonienne, prendre son temps et s’accorder des détours sur les petites routes qui offrent aussi leur lot de surprises et de rencontres.

Skopje

Au nord de la Macédoine, Skopje, la capitale, a connu une histoire mouvementée, dont elle garde encore les traces. Elle a vu passer les Romains, les Bulgares, les Serbes, les Byzantins, puis les Ottomans, avant d’être intégrée au royaume puis à la République socialiste de Yougoslavie. Elle fut détruite par un incendie en 1689 et par plusieurs séismes, dont le dernier, qui a ravagé la cité le 26 juillet 1963, est encore dans tous les esprits.

Aujourd’hui centre économique du pays, elle a toutes les attentions du gouvernement, qui y a lancé un projet urbanistique aussi pharaonique que ruineux : « Skopje 2014 ». Sur les rives du Vardar, des bâtiments grandiloquents et des statues monumentales ont ainsi fleuri, la ville nouvelle étant occupée par un immense chantier qui semble ne jamais devoir finir. Au centre de la grande place de Macédoine se dresse la fontaine-statue d’Alexandre le Grand. Plus loin, on a construit un mémorial en l’honneur de Mère Teresa, native de Skopje.

De l’autre côté du fleuve s’alignent de grands édifices, dont le musée archéologique. À quelques pas de là, on retrouve l’âme de l’ancienne Skopje et le patrimoine légué par les siècles passés.

Le vieux bazar (Old Bazaar) est le plus grand des Balkans, après Istanbul. L’héritage de l’Empire ottoman est bien présent : caravansérails (Souli An et Kapan An), anciens hammams (Daout Pacha et Tchifté), Bezistan et mosquées (Mustafa Pacha, Sultan Murat).

On trouve aussi dans le quartier plusieurs églises, comme Saint-Sauveur, qui possède une iconostase remarquable. Enfin, surplombant la vieille ville, la forteresse de Kale, construite par l’empereur byzantin Justinien, est aujourd’hui un lieu de fouilles archéologiques.

Pour sortir, aller boire un verre ou dîner au restaurant, c’est dans la vieille ville qu’il faut aller. Les petites ruelles et les terrasses y sont animées. On peut aussi se rendre dans le quartier « bohème », le Debar Maalo, où se retrouvent les Skopiotes, dans une ambiance authentique et conviviale.

Pour en savoir plus, voir notre idée week-end à Skopje

Le canyon de Matka

Aux portes de la capitale, c’est là que les habitants de Skopje viennent se mettre au vert, dès qu’ils en ont l’occasion. La rivière Treska, sauvage, s’écoule entre les falaises du canyon.

Après le barrage s’étend le lac artificiel de Matka. On peut y déjeuner, faire du bateau ou du kayak, partir en randonnée, ou visiter les monastères et les églises (Saint-André, Saint-Nicolas).

Tetovo

Tetovo est la « capitale » officieuse des Albanais de Macédoine, musulmans. Elle possède une très belle mosquée peinte, construite au XVe siècle, sous l’Empire ottoman, et qui fut financée à l’époque par deux sœurs, dont les tombes se trouvent dans le petit jardin devant l’édifice.

À voir également : le tekke Arabati Baba, monastère des derviches de la communauté des Bektachis. Fondé en 1538, il est aujourd’hui occupé par les sunnites depuis 2002, à l’exception de la parcelle autour du cimetière où reposent les saints hommes de l’ordre. Un dernier derviche, Mutalib Bekiri, veille sur les lieux, et accueille avec chaleur les visiteurs de passage.

Le parc national de Mavrovo

La nature est spectaculaire dans les montagnes du nord-ouest, où s’élèvent les monts Korab, Bistra et Šar. La forêt y est dense, et l’eau omniprésente, entre la rivière Radika qui serpente dans la vallée, les torrents, la cascade du Korab et les lacs glaciaires.

Le parc national (73 000 hectares) protège plus de 80 espèces animales et des plantes endémiques.

À Mavrovo, on skie l’hiver, et l’on se promène autour du lac ou l’on randonne sur les nombreux sentiers durant l’été.

Au départ du village de Janče, où se côtoient une église et une mosquée, on peut rejoindre celui de Galičnik ou le monastère Saint-Jean Bigorski, dans son écrin de verdure. Ce dernier est dédié à saint Jean-Baptiste, Bigorski signifiant « calcaire », en référence à la pierre utilisée pour construire les bâtiments. Son iconostase est remarquable, avec son bois de noyer finement sculpté.

La vieille ville d'Ohrid

Ohrid est l’endroit le plus touristique de Macédoine. Les habitants de Skopje s’y rendent dès qu’ils le peuvent, pour profiter du lac aux beaux jours et de sa douceur de vivre.

La région, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, est peuplée depuis la préhistoire. Durant l’Antiquité, la cité, déjà florissante, s’appelle Lychnidos et possède une acropole et un théâtre, qui sera utilisé comme arène par les Romains et sert aujourd’hui de décor au festival d’été d’Ohrid.

Au IXe siècle, la ville devient un important centre religieux. Saint Clément et saint Naum, disciples de saint Cyrille et Méthode (inventeurs de l’alphabet cyrillique), s’installent ici et y fondent la première université slave et des monastères. Le tombeau de saint Clément se trouve à présent dans le monastère Saint-Panteleimon, sur le site archéologique de Plaošnik, où l’on peut aussi voir les vestiges d’une basilique paléochrétienne. Juste à côté, on construit la future faculté de théologie.

On compte une vingtaine d’églises dans la vieille ville, donc celle de Saint-Clément (anc. église de la Vierge Péribleptos, XIIIe siècle), installée sur la colline. En face, une galerie présente une superbe collection d’icônes.

Dans la cathédrale Saint-Sophie, un des joyaux architecturaux d’Ohrid, on admire des fresques du XIe siècle. Enfin, ne pas manquer d’aller visiter l’église Saint-Jean de Kaneo (XIIIe siècle), installée sur un promontoire rocheux, face au lac.

En haut de la vieille ville, la forteresse médiévale offre une vue imprenable sur le lac, depuis son chemin de ronde. Au gré des ruelles, on croise de belles maisons traditionnelles des XVIIIe et XIXe siècles, dont celle des Robev, transformée en musée.

Dans le bazar s’alignent les boutiques et les cafés. La grande spécialité est la perle d’Ohrid, dont plusieurs familles gardent le secret de fabrication depuis le début du XXe siècle.

Depuis le port, la grande promenade piétonne longe le lac, bordée par des hôtels, des restaurants et des bars de toutes sortes (et même un pub irlandais !), où des groupes jouent de la musique.

Le lac d'Ohrid

À cheval sur deux pays (Macédoine et Albanie) et entouré de montagnes, le lac d’Ohrid, le plus grand du pays (358 km), est souvent comparé à une mer. Il a, en effet, tout d’une destination balnéaire. Sur ses rives se succèdent les plages de galets, les campings, les hôtels, les cafés et les bars lounge où l’on peut boire des cocktails. L’été, l’eau translucide a une température idéale.

Autour du lac, plusieurs étapes valent le détour, comme Trpejca, surnommé le « Saint-Tropez macédonien », et Radožda, petit village de pêcheurs où l’on peut déguster la fameuse truite d’Ohrid au bord de l’eau. Un escalier grimpe dans la falaise jusqu’à une chapelle rupestre ornée de fresques (en demander la clé au restaurant Dva Bisera, « Two Pearls »).

Au nord, Struga, où vivent de nombreux Albanais de Macédoine, est aussi agréable. On peut y faire des balades en bateau.

Autre étape à ne pas manquer : le monastère Saint-Naum, à 30 km au sud d’Ohrid. Très touristique (le complexe comprend un hôtel, un restaurant et une flopée de boutiques de souvenirs), le site, dominé par la chapelle ornée de fresques, mérite le déplacement.

Le lac de Prespa et le parc national du Pelister

De l’autre côté du massif escarpé et forestier de Galičica, le lac Prespa est moins grand que celui l’Ohrid, qu’il alimente, et également moins fréquenté par les touristes. Il s’étend sur trois pays : la Macédoine, qui en possède les deux tiers, le reste étant partagé entre l’Albanie et la Grèce.

Là se trouve l’unique île de Macédoine, Golem Grad, à l’écosystème particulièrement riche.

À l’est, on entre dans le plus ancien parc national du pays : Pelister, qui possède deux lacs glaciaires et culmine à 2 601 m d’altitude. Un paradis pour les amateurs de randonnée en montagne.

Bitola

Il fait bon se promener dans la longue rue piétonne de Širok Sokak, bordée d’élégants immeubles colorés, de magasins, de restaurants et de cafés.

La deuxième ville de Macédoine possède de beaux édifices construits du temps de l’Empire ottoman et de la Belle Époque.

Dans la partie musulmane, on peut voir plusieurs mosquées, un vieux bazar et le Bézisten, un marché couvert datant du XVe siècle.

En dehors de la ville, à environ 2,5 km, reposent 6 200 soldats français tombés sur le Front d’Orient durant la Première Guerre mondiale, dans un émouvant cimetière militaire. Le gardien, qui vit ici avec sa mère, sera ravi d’échanger quelques mots en français avec vous !

Enfin, à 5 km de la ville, le site archéologique d’Heraclea possède de belles mosaïques et un théâtre antique.

Krushevo

Juchée sur une montagne à 1 350 m d’altitude, c’est la ville la plus élevée de Macédoine, voire des Balkans. L’hiver, on peut y faire du ski. Plusieurs minorités y vivent : Valaques, Mijaks, Albanais et Tsiganes. L’architecture y est différente du reste de la Macédoine.

L’une des plus belles maisons accueille la galerie du peintre Nikola Martinoski, né ici au début du siècle dernier.

Tout au nord de la ville, le Makedonium Monument, aux allures de vaisseau spatial, a été construit pour commémorer le soulèvement d’Illinden contre les Ottomans, en 1903, lorsque fut proclamée l’éphémère République de Krushevo, qui fut aussi le premier État indépendant de la Macédoine moderne.

Prilep

La ville est connue pour sa production de tabac (que l’on voit sécher dans les jardins), et sa bière locale.

Le centre, dominé par la tour de l’Horloge, est assez animé. Petit, il se visite rapidement. On peut y voir le vieux bazar et les ruines d’une mosquée du XVe siècle.

Sur les hauteurs, surplombant le quartier de Varoš, se dressent les tours de Marko, les vestiges d’une forteresse du XIVe siècle (Markovi Kuli).

Non loin de là, on peut rendre visite au couvent de l’Archange Saint-Michel, où vit une communauté de nonnes.

La région de Tikveš

En poursuivant vers l’est, on pénètre dans la région viticole de Tikveš, qui commence à se tourner vers l’œnotourisme, même si elle n’en est encore qu’aux balbutiements. La plus grosse exploitation viticole est Tikveš, dont on retrouve les bouteilles dans les restaurants de tout le pays.

Il est possible de visiter les caves de Popova Kula, qui produit des vins de qualité. On peut aussi dîner et dormir sur le domaine.

Non loin, se trouve la Villa Maria, dans son grand parc arboré où se promènent des paons, et, à une demi-heure en remontant vers le nord, la Stobi Winery.

Stobi

La cité antique de Stobi est la plus importante de Macédoine. Fondée à l’époque hellénistique, elle occupe une place stratégique et devient un important centre militaire, culturel, religieux sous les Romains. Les fouilles sont encore en cours, et les vestiges dégagés sont remarquables : théâtre antique, basiliques, mosaïques, riches demeures.

Le sud-est de la Macédoine

Si vous avez du temps, vous pouvez aller visiter le sud-est du pays. Les amoureux de nature sauvage iront faire de belles balades dans la montagne de Belasica, où se trouve la cascade de Smolare, la plus haute du pays (39,5 m), ainsi que celle de Kolešino (15 m).

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