Traditions et coutumes Japon

Religions et croyances

Des croyances non exclusives

Les habitants de l'Archipel ne sont pas de fervents adeptes attachés à un dogme, à un livre saint ou à un dieu unique. Au cours de sa vie, un Japonais peut avoir son baptême dans un sanctuaire shinto, la bénédiction de son mariage dans une église chrétienne et ses funérailles dans un temple bouddhique.
Laïque, le pays compte quelque 225 000 organisations religieuses, dont 89 000 shintoïstes, 87 000 bouddhistes, 9 000 chrétiennes et 40 000 « autres ». Être à la fois bouddhiste et shintoïste au Japon – 95 % de la population religieuse –, c’est aussi une bonne manière d’« augmenter ses chances » de succès pour atteindre le paradis !

Dans les maisons, on voit souvent dans une pièce un autel bouddhique, et dans une autre un sanctuaire shinto...

La tradition religieuse nippone a donné le jour à un « bricolage » très souple entre les pratiques shinto et bouddhique, auxquelles se mêlent des croyances populaires teintées de taoïsme et de confucianisme.

Shinto ou la « voie des dieux »

Le shinto ou « voie des kami » est la plus ancienne religion du Japon.
Religion animiste et panthéiste, le shinto vénère les kami, « esprits supérieurs » ou « forces vitales ». Ces derniers sont une myriade de divinités présentes dans tous les aspects de la vie, qui se manifestent sous différentes formes : kami de la nature, des clans guerriers... Ils sont souvent représentés par des symboles (shintai).

Le sanctuaire, souvent bâti sur un site naturel exceptionnel, comporte un torii, portique sacré qui en marque l’entrée.

Les fidèles, après s'être purifié les mains et la bouche à l'aide d'une louche (hishaku), tentent d'attirer l'attention des kami en faisant sonner une cloche ou en frappant 2 fois dans leurs mains avant de prier. Au pilier du sanctuaire, les plus superstitieux accrochent des ex-voto (ema). On implore les kami en particulier pour tout ce qui touche à la fécondité.

Bouddhisme mahayana ou « Grand Véhicule »

Le sage, selon la doctrine bouddhique pour laquelle la douleur, universellement répandue, tire son origine du désir et de l'ignorance, peut, par l'ascèse et la méditation, parvenir à l'éveil et se libérer du cycle des réincarnations pour devenir bouddha.
Le bouddhisme mahayana insiste sur l'importance des bosatsu (bodhisattvas en japonais), ces êtres sur la voie de l'éveil qui renoncent au nirvana pour se consacrer au salut de l'humanité tout entière.
Autre caractéristique du bouddhisme japonais : la multiplicité des sectes et des écoles, elles-mêmes subdivisées en une pléiade de branches et de sous-branches, qui ont en commun d'avoir opéré une synthèse avec les anciennes croyances shinto, au point que les kami ont été réinterprétés comme des incarnations des bouddhas et des bodhisattvas.

Le zen ou l'« ici et maintenant »

Le zen, venu de Chine, affirme au contraire la possibilité d'atteindre l'éveil par soi-même, « ici et maintenant ».

Taoïsme et confucianisme

On retrouve l'influence notable du taoïsme chinois sur la culture japonaise à travers l'astronomie, la divination et la prédiction de l'avenir. La théorie du yin et du yang (onmyôdô), de même, est à l'origine de nombreuses croyances concernant les tabous, l'observance des jours fastes et néfastes pour les cérémonies, etc.
Le confucianisme, qui a joué, avec le zen, un rôle majeur dans l'élaboration du code des samouraïs (bushido), a également contribué à mettre en place une morale politique fondée sur l'harmonie sociale, les vertus d'obéissance et de loyauté, et est venu renforcer le culte des ancêtres et celui de l'empereur.

Les nouvelles religions

Les nouvelles religions sont issues du bouddhisme et du shinto. Souvent dirigées par des leaders charismatiques, elles promettent des bienfaits rapides, voire l'avènement du paradis sur terre.
L'une des plus florissantes des « religions nouvellement surgies » (shinkô-shûkyô) qui ont connu leur essor après la Seconde Guerre mondiale est la Sôka Gakkai, la « Société pour la création des valeurs », qui présente ses idéaux comme ceux de l'intérêt général et se veut une organisation laïque de fidèles affiliée à une branche mineure du courant bouddhiste. 

N’oublions pas la tristement célèbre Aum Shinrikyo à l’origine de l’attentat du 20 mars 1995. Ses membres ont attaqué 5 rames bondées du métro de Tokyo au gaz sarin : 13 victimes et un millier de personnes blessées. Il s’agit du plus grave attentat au Japon depuis 1945.

À cause du laxisme des lois japonaises face aux sectes et à leur création, les autorités déplorent une nette augmentation de ces mouvements religieux. On peut aujourd’hui les retrouver même en France avec la révolution numérique.

Savoir-vivre et coutumes

La politesse

- Au Japon, le nom de famille précède le prénom. Généralement, on s’adresse aux Japonais par leur nom de famille. L’usage du prénom est réservé aux enfants ou aux amis. Un mot supplémentaire comme sensei ou san peut être ajouté à la fin d’un nom pour indiquer le rang ou l’emploi de la personne.

- Ne jamais embrasser un Japonais ou une Japonaise en public, même si l’occidentalisation du pays progresse aussi dans ce domaine. On ne se fait pas plus la bise. Pour se saluer, on ne serre pas la main non plus (sauf si votre interlocuteur le propose), on s’incline (les mains croisées pour les femmes, les bras le long du corps pour les hommes), au moment de la rencontre et avant de partir. Le degré d’inclinaison du dos indique la position, élevée ou basse, de l’interlocuteur. Entre amis, un simple hochement de la tête suffit.

- On est respectueux vis-à-vis des autres. Les regards, y compris à la dérobée, sont monnaie courante, mais regarder dans le blanc des yeux quelqu’un au Japon, c’est le provoquer.

Les gestes

- Le sourire peut signifier la joie, la colère, le trouble, la gêne ou la contrariété. Dans la conversation, les Japonais hochent la tête en signe d’acquiescement ou de concentration.

- Pour nous désigner, nous avons l’habitude d’indiquer notre poitrine d’un signe de la main. Les Japonais préfèrent montrer le bout de leur nez avec leur index.

- Un dos droit est synonyme de bonne éducation, de bon maintien.

Les échanges avec autrui

- 3 « bonjour » existent au Japon : ohayô (matin), konnichiwa (après-midi) et konbanwa (soirée). Un seul « au revoir » : sayonara.

- Il est de coutume de se présenter... et, avant cela, de s’annoncer. Les Japonais savent parfaitement improviser, mais « entre copains et copines ». Ailleurs, ils prévoient longtemps à l’avance, règlent les moindres détails.

- La ponctualité est une règle au Japon. Généralement, à un rendez-vous, les Japonais arrivent avec quelques minutes d’avance... Le temps de préparer la carte de visite.

- On acquiesce beaucoup lors d’une conversation. C’est parfois un signe d’adhésion, mais beaucoup plus souvent une marque d’intérêt et d’attention pour son interlocuteur.

Intimité

- Vie de couple : au Japon, sauf pour les enterrements, les mariages et les fêtes, un couple ne sort jamais ensemble. Il est donc admis que les femmes se détendent entre elles, retrouvant une liberté de parole qu’elles n’ont pas toujours dans leur foyer ou leur travail.

Hygiène

- On ne se parfume pas.

- On est propre vis-à-vis de soi. Les Japonais se lavent soigneusement.

- Au Japon, tous les looks sont permis, du moment qu’ils sont propres. Tous les styles se côtoient dans l’Archipel, du plus classe au plus « gnangnan » en passant par l’outrance des Shibuya girls (les fameuses cosplays) ou par le style provocant...

- La voie est propre. Depuis quelques années, certains quartiers ont carrément interdit la cigarette « en marchant ».

Transports

- Les véhicules roulent à gauche.

- Le Japon : pays de l’« étiquette »... à distance ! Dans la rue et les transports en commun, tout d’abord, calme, propreté et « respect » sont de mise en général. Le calme : vous serez surpris, le pays du Soleil-Levant n’est pas l’enfer de décibels qu’on imagine. Les voitures sont silencieuses autant qu’un moteur le permet, et à l’exception des très grandes artères, des lieux hyper touristiques et des hauts lieux de la hi-fi, tel Akihabara à Tokyo, ou encore des assourdissants pachinko, la voie est calme au Japon.

- Ne pas traverser les rues à tort et à travers : les Japonais respectent les feux et les signalisations.

Au restaurant, à l’hôtel

- Pas de malentendu, si vous vous sentez de trop dans un minicafé-restaurant, nulle xénophobie ! Dans la majorité des cas, c’est tellement petit que le resto compte avant tout sur sa clientèle traditionnelle pour vivre et préserver ses habitudes sociales.

- Les Japonais peuvent être bruyants, mais chez eux ou entre amis. Dans les restaurants, bars ou autres lieux de sortie, il vous arrivera peut-être de croiser des Japonais rudement éméchés.

- On se déchausse avant d’entrer chez son hôte ou dans un ryokan. Vous laisserez vos chaussures à l’entrée. Attention aux chaussettes trouées. Le plus souvent, des chaussons attendront vos chaussettes. On n’entre pas dans une pièce à tatamis avec ses chaussons : on les laisse à l’entrée, devant la cloison coulissante et rangés avec la pointe vers l’extérieur. De même, dans les w-c, des chaussons en plastique vous éviteront de mouiller ou tout simplement de salir les « mules » réservées au reste de la maison.

- On ne plante jamais ses baguettes dans le riz, sauf lorsque quelqu’un est mort... Évitez aussi de transmettre de la nourriture de baguettes à baguettes : cela fait également référence aux rites funéraires bouddhiques.

Visiter un temple

- La mort est l’« affaire » du bouddhisme au Japon. Aussi, dans les temples bouddhiques, soyez digne et au courant des quelques gestes qui peuvent éviter... le ridicule. Si vous achetez un bâtonnet d’encens, ne vous promenez pas avec ! Plantez-le dans la grande urne qui est prévue à cet effet.

- Dans les sanctuaires shinto, idem, ou presque. Le shinto s’occupe, lui, de la naissance, de la génération, de la fertilité plutôt. Aussi la propreté, grâce à l’eau, doit être redoublée. C’est pourquoi on se purifie, théoriquement, avant d’entrer et d’adresser ses vœux au(x) kami dans l’enceinte d’un jinja. Vous repérerez rapidement le bassin d’eau purificatrice. Une louche vous y attend. Prenez-la, versez de l’eau sur vos mains et... vous êtes prêt pour la prière.

- Les photos, en général, sont autorisées dans les temples comme dans les sanctuaires, sauf à l’intérieur lors des cérémonies.

Traditions

- Dictature du giri : le giri, qui peut se traduire par « obligation » ou encore « devoir social », est un des principes majeurs dans la société japonaise. Il se base sur l’équilibre entre ce que l’on reçoit des autres et ce que l’on apporte. Lorsque quelqu’un offre un cadeau, le receveur se doit de lui en offrir un en retour. Un cadeau doit se faire en fonction de plusieurs critères, tels que le rang social, l’âge ainsi que la relation que vous entretenez avec le destinataire.

- Ne jamais arriver les mains vides chez quelqu’un. Entre eux, les Japonais se font beaucoup de cadeaux.

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