Traditions et coutumes États-Unis

Religions et croyances

Les Américains continuent d'accorder un rôle essentiel à la religion dans la vie sociale et politique de leur pays. Depuis l'école aux serments du président sur la Bible, la religion s'immisce dans tous les aspects de la vie civile, comme les grands sujets de société tels l’avortement ou l’homosexualité (même si en juin 2015 la Cour suprême a autorisé le mariage homosexuel sur tout le territoire).
La radio, la télévision et surtout Internet sont devenus les composants majeurs de l’outil religieux. L’explosion de la visibilité permet aux sectes, même mineures, de s’épanouir. La population est en prise directe et permanente avec le contenu religieux.
Une grande majorité d'Américains est affiliée à une paroisse, et le choix de résidence est le plus souvent assujetti à l'emplacement d'un lieu de culte. Le moindre bled compte toute une tripotée d’églises, se concurrençant les unes et les autres à coups de slogans publicitaires.

Le phénomène des « megachurches » est un exemple probant de l'instrumentalisation de la religion au service des idéaux libéraux. Ces établissements conceptuels du « tout religieux » dépassent largement le cadre du simple lieu de culte. On y trouve des garderies, des bibliothèques, des salles de spectacle et même des terrains de sport. Tout a été pensé pour le confort intellectuel du croyant, ce qui incite les familles à venir y passer leur temps libre.

Donald Trump et son aéropage d’évangélistes

Qu’un président des États-Unis s’entoure de conseillers spirituels n’a rien d’étonnant, Obama comme tant d’autres l’ont fait avant lui. Mais Donald Trump, lui, n’y va pas avec le dos de la cuillère : son evangelical advisory board compte pas moins de 24 conseillers ! Tous sont de grandes figures de l’évangélisme blanc conservateur, des personnes le plus souvent engagées dans la lutte anti-avortement ou l’opposition au mariage entre personnes du même sexe.
Il est vrai qu’il s’agit là du cœur de son électorat puisque 81 % des évangélistes ont porté Trump à la Maison-Blanche en 2016. Des personnalités qui s’avèrent être avant tout des hommes et des femmes d’affaires qui, bien que n’ayant aucun pouvoir décisionnel, essaient autant que faire se peut de tirer les marrons du feu, business oblige.
Rien d’étonnant alors que pour contrer la politique anti-islamisation et le muslim ban du président Trump, de nombreux musulmans s’engagent désormais en politique, motivés par sa rhétorique antimusulmane et la montée de l’islamophobie, triste réalité dans un pays qui a inscrit la liberté religieuse dans sa Constitution.

Les religions aux États-Unis en chiffres

Eglise Vermont © SeanPavonePhoto - Adobe Stock - Eglise dans le Vermont

Les États-Unis forment donc un véritable patchwork de religions. Sur les 80 % d'Américains qui se déclarent croyants, on compte environ 46 % de protestants, 20 % de catholiques, 1,9 % de juifs, 1,6 % de mormons et 1 % de musulmans.
Mais cette répartition n'est pas constante. Chaque année, de nombreux Hispaniques, à l'origine catholiques, quittent leur religion pour embrasser une Église évangélique, comme le pentecôtisme. Ces Églises ont connu une croissance importante depuis les années 1970.

Savoir-vivre et coutumes

Bien que l’on constate des différences énormes de comportements entre les côtes Est et Ouest d’une part, et les États du Sud et du Middle West d’autre part, quelques grands principes se dégagent.
Les Américains sont dans l’ensemble puritains. Ils adorent les émissions TV où l’émotion déborde de partout, mais s’indignent peu de savoir que les enfants du Bangladesh fabriquent leurs Nike. La compassion est ici à géométrie très variable, comme partout certainement, mais peut-être un peu plus qu’ailleurs.

Les Américains ne sont pas à une contradiction près. Ils sont en majorité contre les lois visant à restreindre la liberté de port d’arme, mais s’interrogent quand leurs enfants sont assassinés à la sortie du lycée. Ils se goinfrent de pop-corn et de crème glacée (surtout dans les États du Sud), pour mieux s’inscrire à de coûteux programmes de régime.

Au quotidien, les Américains savent faire preuve d’un grand civisme, d’un savoir-vivre étonnant et d’une gentillesse qui fait parfois passer les Français pour de curieux rustres. Tombez en panne et vous vous émerveillerez de toute l’aide que l’on vous proposera... Ouvrez une carte dans la rue et on viendra vous aider à vous diriger. Impensable chez nous.

- Les files d'attente dans les lieux publics ne sont pas un vain mot. Pas question de gruger quelques places à la poste ou dans la queue d'un musée. Le petit rigolo qui triche ou qui ne respecte pas la distance de sécurité au guichet est vite remis en place.

- How are you today ? est la question qui vous accueille partout dans ce pays, dans les boutiques comme dans les restos, etc.

- En arrivant dans un restaurant, on ne s’installe pas à n’importe quelle table. Le panneau « Wait to be seated » indique que quelqu’un va venir vous installer.

- Dans les restos et les cafés, ne vous attendez pas à un service à l’européenne, du genre nappe, petite cuillère pour le café, couvert à poisson, etc. Ici, c’est l’efficacité et le rendement qui priment. Ne pas s’étonner de se faire servir un espresso dans une grande tasse ou d’avoir l’addition avant la fin du repas. Pour s’assurer que tout tourne à la bonne vitesse, certains serveurs n’hésiteront pas à vous rendre visite plusieurs fois pour savoir si tout va bien, et toujours avec le sourire !

- Les petits restes : si, dans un restaurant, vous avez du mal à terminer votre plat (ça arrive souvent !), n’ayez pas de scrupules à demander une barquette pour emporter vos restes, tout le monde le fait. Avant, on disait pudiquement « C’est pour mon chien », et il était alors question de doggy bag. Aujourd’hui, on demande tout simplement : « Would you give me a box, please ? » ou « Would you wrap this up for me, please ? » (« Pourriez-vous me l’emballer, s’il vous plaît ? »). Après tout, ça évite le gâchis.

- La climatisation : les Américains ont la manie de pousser la clim à fond dans la plupart des lieux publics (musées, restos, navettes dans les parcs...). Ayez donc toujours un petit pull sur vous pour éviter les chocs thermiques. Ils ont aussi tendance à laisser la clim allumée dans les chambres d’hôtel... même s’il n’y a personne à l’intérieur.

- Le code de la route est respecté. L’automobile est majoritairement considérée comme un moyen de locomotion, pas comme un engin de course. Lorsque deux files se regroupent sur une seule, chacun passe à tour de rôle : simple et efficace. Et puis, vous ne verrez jamais une voiture stationnée sur le trottoir. Non tant par peur des représailles policières, mais tout simplement parce que ça empêche les piétons de passer !
Ne transgressez pas ce genre de règles, ça vous coûterait cher.
Si quelqu’un est devant un passage pour piétons, les voitures s’arrêtent automatiquement pour le laisser passer. Les voitures s’arrêtent même pour laisser traverser quelqu’un en dehors des passages prévus (cela dit, ce n’est pas très bien vu). Avant de traverser, n’hésitez pas à appuyer sur le bouton poussoir pour que le petit bonhomme passe au vert. En général, ça accélère le système de régulation des feux.

- Les crottes de chien : les Américains savent ramasser les déjections de leurs toutous, un geste simple, civique et évident aux États-Unis.

- Les toilettes publiques (restrooms) : elles sont presque toujours gratuites et bien tenues. Vous en trouverez dans chaque office de tourisme, dans les bus stations, les stations-service, les grands centres commerciaux et grands magasins. Dans les halls des hôtels et les cafétérias, une pancarte précise souvent « Customers only ».

- Dans les campings de certains parcs nationaux, le paiement se fait par un système d’enveloppe. On met la somme demandée dans l’enveloppe que l’on glisse dans la boîte. Le ranger on duty viendra le lendemain ramasser les enveloppes et contrôler que tout le monde a payé. Ce système tend toutefois à se raréfier. On trouve le même principe dans de nombreux parkings publics.

- Pour acheter son journal, il existe des distributeurs automatiques. Il suffit de glisser la somme, et une petite porte s’ouvre pour vous laisser prendre votre quotidien. On pourrait parfaitement en prendre 2, 3 ou 10, mais c’est le principe de confiance qui prévaut.

- Le rapport à l’argent des Américains a souvent tendance à énerver les étrangers, surtout lorsqu’ils font un voyage culturel. Leur guide insistera plus facilement sur le prix de tel tableau, de telle fabuleuse construction plutôt que d’en évoquer les valeurs esthétiques. De même, on parle facilement de l’argent que l’on gagne. Sans forfanteries, mais sans fausse pudeur non plus. L’argent n’est pas une honte.

- Les Américains sont des individualistes forcenés, mais ils sont prêteurs et généreux. Ils n’hésiteront pas, après avoir fait un peu votre connaissance, à vous prêter leur voiture et à vous laisser les clés de leur maison. On s’habitue rapidement à cet état d’esprit friendly.

- Le patriotisme : le drapeau et l’hymne national sont les liens fédérateurs essentiels des différents peuples qui constituent le peuple américain. Afficher (souvent avec fierté) son appartenance à la nation est un geste évident pour un grand nombre d’Américains. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la bannière étoilée a tendance à se multiplier en tous lieux. Plus surprenant encore : les églises qui carillonnent l’hymne national.

- Les Américains se font très rarement la bise. Quand on se connaît peu on se dit « Hi ! » (prononcer « Haïe »), qui veut dire « Salut, bonjour ! ». Quand on est proche et qu'on ne s'est pas vu depuis un moment, c'est l'accolade (le hug) qui prévaut. Il s'agit de s'enlacer en se tapant dans le dos, gentiment avec les femmes, avec de grandes bourrades pour les hommes.
Si vous approchez pour la première fois un Américain en lui faisant la bise, ça risque de le surprendre. Cela dit, la French attitude est plutôt bien vue... Le meilleur moyen de saluer quelqu’un est quand même de lui serrer la main, pratique très courante, même chez les ados.

- Il ne sert à rien de s'énerver et encore moins de hurler dès que quelque chose ne se déroule pas comme on le voudrait. Une attitude malheureusement bien française mais totalement décalée aux États-Unis. Le fait d'élever la voix vous fera passer pour un fou et vous risquez d'être traité comme tel. On vous conseille plutôt de garder votre sang-froid, surtout si vous vous adressez à un policier, cela va sans dire.

- Les malentendus culturels : les Américains, cordiaux et chaleureux, aiment les contacts et sont d'un abord facile. Cet élan immédiat peut laisser croire qu’on se fait de nouveaux amis dans la minute. Mais le premier contact passé, l’analyse de la situation fait dire aux Français que les Américains sont superficiels et légers. À l’inverse, les Américains nous trouveraient froids et distants. Mais ce qui ressort le plus souvent de l’aventure américaine, c’est toujours la gentillesse, les rencontres et la grande serviabilité des gens. Quand ils découvrent que vous êtes français, un grand sourire s’étale sur leur visage « I’d looove to go to Paris one day ! ».

Fêtes

En plus des événements nationaux (4 Juillet en tête), dans les grandes villes de l'Ouest américain, chaque communauté a sa parade. Les Américains en raffolent, alors dès que l'occasion se présente, on parade en toute fanfare.
Pour connaître les dates exactes, voir le Visitor Center de chaque ville.

Voir l'agenda des fêtes et festivals aux États-Unis.

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