Traditions Andalousie

Patios

Bien avant les Arabes, ce sont les Romains qui instituèrent l'ordonnancement de l'habitat autour du patio, petite cour centrale non couverte.
Le patio permet d'avoir le sentiment d'être chez soi tout en étant à l'extérieur, il protège des regards curieux ainsi que du soleil. C'est un lieu de réunion, de rencontre de toute la famille. Une multitude de géraniums furieusement rouges et autres plantes en pots en tapisse les murs, tandis qu'une fontaine centrale fait bruire un filet d'eau rafraîchissant.

Les patios de Cordoue sont les plus beaux d'Andalousie : petits pavés mal ajustés au sol, beaux panneaux d'azulejos sur la partie basse des murs, grille en fer forgé élégamment travaillée à l'entrée. On peut en visiter certains, et en plus un concours annuel (la fête des patios à Cordoue) est organisé pour célébrer les plus beaux !

La Semaine sainte (Semana santa) en Andalousie

Pendant la Semaine sainte, qui s'étale du dimanche des Rameaux à Pâques (la date de Pâques varie entre le 22 mars et le 25 avril ; en 2019, dimanche 21 avril), les grandes villes andalouses sont envahies par les touristes, eux-mêmes noyés dans la foule espagnole !

La tradition veut que les grands moments de la passion du Christ y soient donnés en spectacle, dans une ambiance où pénitence et dévotion se le disputent au plaisir de la mise en scène. On ne sait plus très bien si l'on est venu pour se repentir ou si seul nous a attiré là le plaisir d'admirer les costumes insolites des pénitents et de voir défiler les pasos surchargés au son des fanfares jouant des marches de circonstance.

La Semaine sainte est-elle une fête de la piété ou permet-elle seulement aux Espagnols de faire la fête ? Les mécréants y verront une parade digne d'un carnaval, occasion rêvée d'aller au spectacle, tandis que ceux qui sont pénétrés de sentiments religieux ou mystiques seront d'abord sensibles à ce qui semble être une communion fervente et qui l'est peut-être bien...

Plus d'infos :

Le rituel

Chaque paroisse, association ou corps social constitué peut former une confrérie (cofradía), ou une fraternité (hermandad), qui prépare, pendant toute une année, costumes et accessoires.

Au jour J, qui varie d'une confrérie à l'autre, la confrérie part de son église et se dirige en procession vers le centre de la ville, rejoignant souvent d'autres confréries en un cortège qui peut devenir interminable. Dans chaque confrérie, les pénitents (nazarenos), encagoulés (encapuchados) et porteurs de cierges, suivent une imposante croix de bois, les plus jeunes ouvrant la marche. Ils avancent au son de marches jouées par des percussions, des cuivres et souvent des vents, puisées dans un répertoire spécifique alliant mélancolie déchirante et rythme martelé, au son desquelles progressent, lentement, lourdement, les pasos.
Ces larges plates-formes de bois brut, décorées de façon baroque et généreusement fleuries, sont en général au nombre de 2 par confrérie : l'une consacrée au Christ souffrant et l'autre à la Vierge en larmes. Pesant jusqu'à 6 tonnes à Málaga, elles sont portées à dos d'homme par plusieurs dizaines de malabars (près de 200 pour les plus lourdes !), souvent cachés en dessous et guidés, dans l'entrelacs des ruelles de la vieille ville, par un contremaître (capataz) qui leur donne les indications nécessaires pour frôler les façades, éviter les indescriptibles nœuds des câbles électriques et téléphoniques... et prendre les pauses permettant de récupérer de leur fatigue.
Impressionnant d'accompagner ce cortège, impressionnant vraiment ! Et, si vous avez le moindre sens mystique, souvent très émouvant.

Voyager en Andalousie pendant la Semaine sainte

Nous conseillons à nos lecteurs de voyager d’une ville à l’autre tout au long de cette Semaine sainte, car l’ambiance y est très différente, surtout entre petites bourgades et grandes villes.

Dans les grandes villes, la procession n’a lieu que le Jeudi et le Vendredi saints, alors que chaque jour connaît son lot de cortèges dans les secondes :

  • Séville, avec la particularité des nombreuses processions nocturnes de la Madrugá, la nuit du Jeudi au Vendredi saints ;
  • Grenade, l’une des rares villes avec Séville où une procession a lieu le Samedi saint ;
  • Málaga, qui donne volontiers dans la démesure ;
  • Cordoue, où l’on observe peut-être plus de gravité qu’ailleurs.

Si vous préférez une ville moyenne, nous vous suggérons plus particulièrement Jaén ou Lorca (avec leur folklore spécifique), Ronda ou Úbeda.

Mais les festivités des petites villes sont très attachantes par leur simplicité.

N’attendez surtout pas le dimanche de Pâques, car les célébrations y sont, en général, mineures.

La corrida

Retour aux sources

La corrida comme on la connaît n’existe pas depuis si longtemps. Cela ressemblait probablement plutôt à des capeas en plein centre du village. Pendant le Moyen Âge, il était pourtant interdit de tuer le taureau à pied. Il fallait monter à cheval.
Les règles actuelles datent du XIXe siècle. Au début, c’étaient les picadors qui avaient le plus d’importance, puis, petit à petit, le matador à pied grignota du terrain, réclamant bientôt ses habits de lumière.

Alors, rite barbare ou art sublime ?

Lors de toute tentative de réponse à cette question, il faut se souvenir que le taureau est un mammifère, donc un animal équipé d'un système nerveux développé du même type que celui de l'homme...
Comment croire un instant qu’un animal capable de déceler une mouche sur sa croupe et de la chasser d’un coup de queue ne ressente rien lorsqu’on lui enfonce 5 cm de métal dans l’échine, qui plus est à plusieurs reprises ? La souffrance d’un animal peut-elle être érigée en spectacle ?

À cette problématique s'ajoutent des pratiques contestables (et illégales pour la plupart) utilisées lors de la préparation des animaux avant même les corridas. Taureaux mutilés par la pratique de l'afeitado, ou taureaux drogués aux tranquillisants ou malades et qui s'effondrent dès leur entrée dans l'arène. On est bien loin du fantasme du « combat à armes égales » dont se réclament les pro-corridas...

D’autre part, les chiffres sont là : le nombre de corridas organisées en Espagne est en baisse. Les nouvelles générations vouent un intérêt pour le moins discret à la tauromachie. Tout comme en France, les manifestations contre la fiesta nacional se succèdent, rythmées par des slogans soulignant la cruauté d’une tradition jugée barbare.

Ce qu'il faut savoir sur la corrida

Les corridas de toros, ont lieu pendant les jours de feria et lors d'autres fêtes, et tous les dimanches en saison dans les grandes villes. Pour la plupart, ce sont des novilladas où les taureaux (novillos) ont moins de 4 ans, où les novilleros n'ont pas reçu la consécration de l'alternative (investiture solennelle), où il n'y a pas souvent de picadors. Les novilleros désireux de faire carrière y donnent le meilleur d'eux-mêmes.

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