Carte d'identité Afrique du Sud

- Superficie : 1 219 912 km² (plus de deux fois la France).
- Population : 56,5 millions d’habitants (estimation 2016).
- Capitales : Pretoria (administrative), Cape Town (législative), Bloemfontein (judiciaire).
- Régime : république parlementaire.
- Président de la République : Cyril Ramaphosa, depuis février 2018.
- Monnaie : le rand.
- Peuples et ethnies : 79 % de Noirs, 9,5 % de Blancs (Afrikaners et Blancs d'origine britannique), 9 % de métis (coloured people) et 2,5 % d'Indiens. La population noire est composée de plusieurs ethnies : Zoulous, Xhosas, peuples Sothos du Nord et Vendas...
- Langues : 11 langues officielles, dont l'afrikaans, le zoulou et l'anglais. Et aussi le ndebele, le sotho, le swazi, le tswana, le venda, le xhosa (la plus parlée avec le zoulou).
- Symboles nationaux : la protea (fleur typique d’Afrique du Sud) et le springbok, l’antilope.
- Croissance économique : 0,6 % (2017).
- Chômage : 27 % (2018). En hausse constante depuis quelques années.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les sites des hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et environs ; uKhalamba / parc du Drakensberg ; Robben Island ; le parc de la zone humide d’iSimangaliso ; les aires protégées de la région florale du Cap.

Économie

L’Afrique du Sud a longtemps été la première puissance économique du continent, mais elle s’est fait dépasser par le Nigeria en 2014 avant de reprendre la première place en août 2016 et de la reperdre en octobre de la même année. La croissance atone en Afrique du Sud fait que le Nigeria s’est depuis détaché en tête du classement et l’Égypte rattrape l’Afrique du Sud, pour la dépasser très prochainement, si ce n’est déjà fait.
L’Afrique du Sud demeure néanmoins à la première place pour le PIB par habitant mais la richesse est très inégalement répartie sur le territoire. La province du Gauteng (1,5 % du territoire) crée environ 35 % du PIB du pays.
L'Afrique du Sud demeure le poids lourd dans l'économie régionale. Elle est présente sur tout le continent, tant en matière de programmes TV que de dans le BTP.
À l’échelon international, elle appartient depuis 2011 au BRIC, un petit club réunissant les grands pays émergents, même si nombre d’économistes considèrent qu’elle n’y a pas sa place et qu’on l’y a intégrée car il fallait un pays représentant l’Afrique.

L’héritage économique de l’apartheid

Dans les années 1960 et 1970, l'Afrique du Sud blanche était riche. Elle bénéficiait d'une économie mondiale centrée sur les matières premières et ne faisait pas encore l'objet des sanctions et des boycotts de l'ONU. C'est durant ces années que la politique d'apartheid fut la plus dure, que les inégalités furent les plus marquées.
Le premier gouvernement démocratique a dû composer avec une population quasiment analphabète, ce qui explique en partie le taux de chômage évalué autour de 40 % dans les townships. La période de lutte contre l’apartheid a produit une génération sacrifiée. Afin de promouvoir les chances des plus déshérités de trouver un travail, les charges patronales ont été réduites à un niveau plancher.

Le gouvernement a créé en 2018 un salaire minimum de 3 500 R par mois (soit un peu moins de 250 €), une première en Afrique du Sud. Un « salaire d’esclave », ont protesté les syndicats...

Une amorce de changement

Dans les grandes villes, cependant, les effets de la transition démocratique sont bien visibles. La middle class colorée existe bel et bien, elle est très importante et étale sa réussite. Pour elle, les réalités économiques bougent à une vitesse fulgurante, et la place prise par ces jeunes Noirs tout juste sortis de l’université témoigne de ce nouveau dynamisme.

Si la ségrégation raciale semble avoir cédé le pas, sur le plan économique, le fossé se creuse (l’Afrique du Sud serait ainsi le 2e pays au monde en termes d’inégalité des revenus), et les plus déshérités restent encore largement en marge de la nouvelle société sud-africaine. Une misère qui touche aussi , à un degré moindre, une frange de la population blanche, la couleur seule ne protégeant plus du chômage.

Une gronde sociale qui coûte cher

Pour garder de bonnes relations avec ses alliés étrangers, l’ANC s’est toujours refusé à nationaliser les grandes entreprises aux mains des Blancs. Pourtant, une partie des capitaux a peu à peu été transférée à des investisseurs noirs. Peu soucieux d’améliorer les conditions de travail, ces notables sont devenus le symbole de la trahison des élites envers le peuple.

Les années 2012-2014 resteront marquées du sceau de la contestation. Mais c'est le massacre par la police, en août 2012, de 34 grévistes dans la ville minière de Marikana, à l’ouest de Pretoria, qui a révolté le pays. Le secteur minier entre alors en ébullition, d’une part pour réclamer la libération des 270 manifestants mis sous les verrous, d’autre part pour faire valoir ses revendications. Lassés de travailler pour à peine 450 € par mois dans des conditions périlleuses, avec chaque année des dizaines de morts à la clé, les mineurs entament une série de grèves pour réclamer le doublement des salaires.

De nouvelles grèves ont touché les mines de platine en 2014. Brandissant le spectre de la faillite, les compagnies minières en profitent pour licencier plusieurs milliers de grévistes, tout en réfléchissant à une automatisation de la production.
L’arrêt de l’exploitation a fait perdre plusieurs milliards de dollars à l’économie nationale, provoquant une chute des exportations, et l’inquiétude des investisseurs, ce qui a entraîné une forte dépréciation du rand.

Des perspectives assez sombres

Après avoir bénéficié d’une croissance supérieure à 5 % dans les années 2004-2007, l’économie sud-africaine a fortement ralenti : 0,3 % en 2016, 0,6 % en 2017 (prévision de 1,1 % en 2018). Le secteur minier, en particulier, est en difficulté. Il pèse pour 7,3 % du PIB et assure 455 000 empois directs. La production d’or est en net recul.
Heureusement pour le pays, sans même parler des diamants (production également en recul), les autres ressources minières permettent de voir venir, mais le pays doit diversifier sa production et ne pas se contenter de vivre sur ses acquis.

Les politiques sociales, qui permettent, dans le système clientéliste existant, de maintenir le mécontentement à un niveau relativement bas, coûtent cher au budget de la nation.
Mais les géants privés du secteur, comme AngloGold Ashanti, en sont à mettre en place des plans de restructuration, voire à vendre des mines, avec des licenciements à la clé.

Droits de l'homme

Pour les plus optimistes, la démission de Jacob Zuma en février 2018 a marqué un tournant salvateur pour l’Afrique du Sud, plongée dans des affaires de corruption interminables. Le nouveau président Cyril Ramaphosa est même vu comme le symbole d’un « nouveau départ » pour la Nation Arc-en-ciel, dont les couleurs avaient quelque peu pâli ces derniers temps.
Mais l’espoir d’un grand nettoyage, par l’un des responsables plus puissant du parti au pouvoir depuis la fin de l’apartheid, l’ANC, est cependant jugé un peu prématuré.
Malgré d’importantes défaites électorales, le parti est encore très influent, présent à tous les niveaux de l’État, et nombre de ses dirigeants sont compromis dans des affaires. De nombreuses manifestations ont régulièrement lieu, et au Parlement, provocations et affrontements ne sont pas rares.
Chose positive, la justice et les institutions ont su faire preuve d’une réelle indépendance depuis le début des enquêtes contre Zuma, malgré des pressions importantes. Pas certain que cela suffise à calmer les tensions, dans un pays où les inégalités sont toujours aussi importantes.

La question de la réforme des terres est notamment surveillée de près par les ONG. Le dossier, très sensible depuis la chute de l’apartheid, a été rouvert fin février par le Parlement sud-africain, qui envisage une modification de la Constitution devant permettre une expropriation des terres sans compensation, pour une redistribution aux populations noires. Une décision qui risque de remettre en cause les fragiles équilibres établis par Nelson Mandela, mais que de nombreux militants approuvent, au vu des disparités économiques qui continuent d’opposer la minorité blanche à la population noire.

En dépit de l’émergence d’une classe moyenne, voire riche, noire, le pays demeure en effet très inégalitaire. En moyenne, les Noirs (80 % de la population) gagnent 5 fois moins que les familles blanches.La pauvreté est responsable de poussées de violences xénophobes, à l’encontre de populations immigrées. En réponse à la violence des gangs et à la criminalité, la police est elle-même par ailleurs toujours accusée d’exactions, même si la lutte contre l’impunité a connu certains progrès.

Les femmes sont par ailleurs les premières à souffrir de la violence sociétale, l’Afrique du Sud comptant parmi les pays où le taux de violences conjugales est le plus élevé au monde.

Enfin, en dépit d’une hausse des protections judiciaires, les agressions, « viols correctifs », et/ou assassinats de gays, lesbiennes et transsexuels sont toujours d’actualité.

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