Le Blyde River Canyon dans la province du Mpumalanga - Afrique du Sud
Le Blyde River Canyon dans la province du Mpumalanga - Afrique du Sud © Miroslav Srb - stock.adobe.com

Carte d'identité Afrique du Sud

Préparez votre voyage en Afrique du Sud avec nos partenaires
Plus de services

- Superficie : 1 219 912 km² (plus de deux fois la France).
- Population : 64,7 millions d’habitants (estimation 2025).
- Capitales : Pretoria (administrative), Cape Town (législative), Bloemfontein (judiciaire).
- Régime : république parlementaire.
- Président de la République : Cyril Ramaphosa, depuis février 2018.
- Monnaie : le rand.
Indice de développement humain : 0,713 (109e rang mondial sur 189).
- Peuples et ethnies : 80,7 % de Noirs, 7,9 % de Blancs (Afrikaners et Blancs d'origine britannique), 8,8 % de métis (coloured people) et 2,6 % d'Indiens. La population noire est composée de plusieurs ethnies : Zoulous, Xhosas, peuples Sothos du Nord et Vendas...
- Langues : 11 langues officielles, dont l'afrikaans, le zoulou et l'anglais. Et aussi le ndebele, le sotho, le swazi, le tswana, le venda, le xhosa (la plus parlée avec le zoulou).
- Symboles nationaux : la protea (fleur typique d’Afrique du Sud) et le springbok, l’antilope.
- Chômage : 32,9 % (2025).

- Signes particuliers : seul pays au monde avec 6 couleurs sur son drapeau et un hymne en 5 langues.

- Sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco : les sites des hominidés fossiles de Sterkfontein, Swartkrans, Kromdraai et environs ; uKhalamba / parc du Drakensberg ; Robben Island ; le parc de la zone humide d’iSimangaliso ; les aires protégées de la région florale du Cap ; le Dôme de Vredefort ; les montagnes de Barberton ; le paysage culturel et botanique du Richtersveld ; les paysages culturels de Mapungubwe et Khomani ; des sites liés à Nelson Mandela : les bâtiments de l’Union à Pretoria, la Grande Place de Mqhekezweni et les sites de Sharpeville.

Économie

L’Afrique du Sud a longtemps été la 1re puissance économique du continent, mais elle s’est fait dépasser par le Nigeria. Elle demeure néanmoins devant pour le PIB par habitant, mais la richesse est très inégalement répartie sur le territoire. La province du Gauteng (1,5 % du territoire) représente à elle seule un tiers du PIB du pays. Il suffit de prendre l’autoroute de Johannesburg à Pretoria pour comprendre à quel point cette province est le cœur économique de la nation, avec ses alignements de sièges sociaux de compagnies informatiques, de services et de télécoms. L’Afrique du Sud est indéniablement le poids lourd de l’Afrique australe : à Lusaka, Maputo et ailleurs, de nombreuses enseignes sont sud-africaines. Plus largement, elle est également présente sur tout le continent. Longtemps tournée vers l’Occident, l’Afrique du Sud lorgne désormais ses voisins.

L’héritage économique de l’apartheid

Dans les années 1960 et 1970, l'Afrique du Sud blanche était riche. Elle bénéficiait d'une économie mondiale centrée sur les matières premières et ne faisait pas encore l'objet des sanctions et des boycotts de l'ONU. C'est durant ces années que la politique d'apartheid fut la plus dure, que les inégalités furent les plus marquées. 
Le 1er gouvernement démocratique a dû composer avec une population largement sous-éduquée, ce qui explique en partie le taux de chômage évalué autour de 40 % dans les townships, et qui ne décroît pas (au 1er trimestre 2021, le taux de chômage était officiellement de 32,6 %, avec une pointe à plus de 50 % pour les 15-24 ans noirs – et encore, ces chiffres ne correspondent-ils qu’à la définition dite « étroite » du chômage, sinon on atteint 43,2 % !). La période de lutte contre l’apartheid a en effet produit une génération sacrifiée, celle qui mettait le feu aux écoles. Une partie non négligeable des adultes noirs de 30 à 50 ans vit de petits boulots et a du mal à voir les avantages de la démocratie. Afin de promouvoir au maximum les chances des plus déshérités de trouver un travail, les charges patronales ont été réduites à un niveau plancher. Si le salaire horaire est extrêmement bas, cette politique est supposée permettre à un maximum de personnes de trouver un petit boulot. Évidemment, les conditions de travail sont loin d’être reluisantes. Le gouvernement a néanmoins créé en 2019 un salaire minimum, une nouveauté à l’échelle de l’Afrique. En 2025, il s’élevait à 4 600 R par mois (environ 230 €). Un « salaire d’esclave », ont protesté les syndicats...

Une amorce de changement

Dans les grandes villes, cependant, les effets de la transition démocratique (et des politiques de discrimination positive – affirmative action) sont bien visibles. La middle class « colorée » existe bel et bien, elle est très importante (environ 2 millions) et étale sa réussite sans complexe. Pour elle, les réalités économiques bougent à une vitesse fulgurante, et la place prise par ces jeunes Noirs tout juste sortis de l’université témoigne de ce nouveau dynamisme. Mais si cette nouvelle classe de Buppies (Black yuppies) ou Black Diamonds (Diamants noirs) roule en BMW, les enfants pauvres font encore des bornes et des bornes chaque jour sur le bord des routes vers l’école. Il est loin le beau projet social du parti au pouvoir.
Source d’espoir, on voit dans certains townships le développement (marginal mais réel) d’un habitat de classe moyenne, avec maison en dur, bout de jardin et... barrières de défense, d’ordinaire l’apanage des riches. Cela n’efface pas, bien sûr, la misère de la grande majorité de la population noire ni les conditions, souvent terribles, dans lesquelles vivent de nombreux travailleurs agricoles... Une étude a ainsi montré que plus de 60 % des postes de direction étaient encore tenus par des Blancs. L’équilibre dans la répartition des richesses progresse certainement, mais à petits, tout petits pas. Le fossé entre riches et pauvres aurait même tendance à se creuser encore, l’Afrique du Sud se plaçant presque systématiquement dans le peloton de tête des pays du monde les plus inégaux en termes de revenus. Résultat : les plus déshérités restent encore largement en marge de la nouvelle société sud-africaine. Cette misère touche aussi, à un degré moindre, une frange de la population blanche, la couleur seule ne protégeant plus du chômage.

Une fronde sociale qui coûte cher

Pour garder de bonnes relations avec ses alliés étrangers, l’ANC s’est toujours refusé à nationaliser les grandes entreprises du pays (mines notamment), toutes aux mains des Blancs. Une partie des capitaux a bien, peu à peu, été transférée à des investisseurs noirs, mais... des pontes de l’ANC ! Peu soucieux d’améliorer les conditions de travail, ces notables, qui pensent avant tout à leurs propres intérêts, sont devenus le symbole de la trahison des élites noires envers le peuple.

Des perspectives assez sombres

En 2020, suite à la crise sanitaire, la croissance économique (déjà faible) s’est effondrée à -7,2 %. Et malgré un net rebond de 4,9 % en 2021, et une progression d’environ 0,6 % entre 2023 et 2024, de nombreux secteurs restent en difficulté : c’est le cas de l’industrie minière notamment. L’emblématique production d’or a subi un net recul depuis 2018 en perdant sa place de 1er producteur africain. Résultat : les plans de licenciement se sont succédé. Le pays ne pointe plus désormais qu’à la 9e place mondiale, alors qu’il était encore le 1er producteur dans les années 1980. Le secteur souffre cependant d’un retard technologique criant : 80 % de la production est manuelle (et, en conséquence, très dangereuse pour les mineurs), et les coupures d’électricité fréquentes ralentissent encore l’exploitation. Heureusement pour le pays, il reste les diamants (production également en recul), le manganèse, le charbon, l’uranium, le nickel, le fer, le cuivre, l’étain... mais le pays reste tributaire des cours mondiaux et doit urgemment diversifier sa production et ne plus se contenter de vivre sur ses acquis. Les politiques sociales, qui permettent, dans le système clientéliste existant, de maintenir le mécontentement à un niveau relativement bas, coûtent cher au budget de la nation. Mais les géants privés du secteur, comme AngloGold Ashanti, en sont à mettre en place des plans de restructuration, voire à vendre des mines, avec encore d’autres licenciements à la clé.
Comme ailleurs sur la planète, la transition énergétique est une nécessité : l’Afrique du Sud, très dépendante des centrales à charbon (82 % de la production d’électricité), s’est lancée dans un programme éolien sur les côtes ouest et sud. Le pays est confronté à une grave crise de l’approvisionnement en électricité (fréquentes coupures de courant) et à de très sérieuses difficultés de gestion ; Eskom, la société nationale d’électricité, dont la dette est abyssale, a ainsi plusieurs fois frôlé la faillite ces dernières années. Leur objectif est également de diminuer de 65 %, d’ici à 2030, la consommation de charbon. Le défi paraît impossible à relever dans ce pays classé 8e producteur mondial (2 % du PIB), qui possède 95 % des réserves de charbon d’Afrique...
Le pays enregistre une maigre croissance en 2024 (0,6 %), similaire à celle de l’année précédente, mais qui reste globalement en deçà des attentes. Les secteurs de la construction, de l’agriculture et du commerce continuent de se contracter, et le chômage (chez les jeunes en particulier) est toujours aussi abyssal.

Droits de l'homme

Durant la crise sanitaire des années 2020-2021, l’Afrique du Sud s’était illustrée par l’utilisation excessive de la force contre la population. Et cela continue depuis. Les seuls services de l’Independent Police Investigative Directorate dénombraient en 2024 plus de 1 300 personnes décédées lors d’opérations policières. En revanche, facteur de satisfaction, l’indépendance de la justice s’est accrue dans le pays. En témoigne le fait que certains crimes commis durant l’apartheid pourraient enfin être élucidés, grâce à la nouvelle direction du parquet national, et à la mise en place d’une unité spéciale chargée d’instruire ces affaires. Autre signe encourageant, les enquêtes et procès visant l’ancien président Jacob Zuma dans de vastes opérations de corruption. Déjà condamné dans un 1er temps à 15 mois de prison par la Cour constitutionnelle en 2021, l’ex-homme fort de l’ANC a vu son appel rejeté en juin 2025 pour une affaire de blanchiment d’argent et de racket.
Pas certain néanmoins que cela suffise à calmer les tensions, dans un pays où les inégalités sont toujours aussi importantes. 30 ans après la fin de l’apartheid, près de trois quarts des terres demeurent en effet aux mains de la communauté blanche, qui représente pourtant moins de 8 % de la population. Les Sud-Africains issus de milieux historiquement défavorisés continuent de se heurter à des obstacles systémiques pour accéder à l’emploi, l’éducation et la santé. Et ce en dépit de la promulgation, en mai 2024 de la Loi sur l’assurance maladie nationale. Loi jugée cosmétique par certains tant la dégradation du système public de santé est importante. La pauvreté est par ailleurs responsable de poussées de violences xénophobes à l’encontre de migrants venant du Zimbabwe ou de Somalie. Et d’ailleurs les personnes réfugiées et demandeuses d’asile ont été exclues du cadre de l’accès aux soins.
Par ailleurs, le taux de violences faites aux femmes demeure encore extrêmement élevé. Enfin, en dépit d’une hausse des protections judiciaires, les agressions, « viols correctifs » et/ou assassinats pour motivation homophobe sont toujours d’actualité. Et de manière générale, la police dispose de moins en moins de moyens pour mener les enquêtes sur les homicides. Selon Amnesty International, on déplore, en 12 ans, une baisse de 60 % d’élucidation des crimes dans le pays.
Signalons aussi les alertes lancées par Human Rights Watch à propos de sites miniers délaissés pour lesquels l’État ne prend aucune mesure ni pour les sécuriser ni pour éviter qu’ils ne polluent les nappes phréatiques. Des défaillances de la responsabilité sociale des entreprises que les autorités sud-africaines ne peuvent pas combler à ce jour.

Les derniers reportages sur le meilleur en Afrique du Sud

L'Afrique du Sud par Alain Pallier

L'Afrique du Sud par Alain Pallier

Alain, rédacteur au Routard, nous livre ses impressions sur l'Afrique du Sud où il s’est rendu récemment.Alain a longtemps été lecteur du Routard, qui l’accompagnait toujours pendant ses vacances...
Afrique du Sud : dans les réserves du KwaZulu-Natal

Afrique du Sud : dans les réserves du KwaZulu-Natal

Deuxième province la plus peuplée d’Afrique du Sud, le KwaZulu-Natal résume à merveille la diversité des paysages du pays. Que de contrastes entre la montagne, la brousse et l’océan ! Le matin les...
Sites mythiques d’Afrique australe

Sites mythiques d’Afrique australe

Tout voyage en Afrique du Sud est assurément un périple hors du commun. Entouré par deux océans, Atlantique et Indien, le pays cumule les atouts. Ses paysages sont d’une infinie variété : plages aux...
Afrique du Sud : randonnée dans le Drakensberg

Afrique du Sud : randonnée dans le Drakensberg

Dans le Kwazulu-Natal, à l’ouest de Durban, les montagnes du Drakensberg offrent de splendides panoramas aux amateurs de trek et de randonnée. Exemple au cœur du Parc national de Royal Natal avec la...
Province du Cap : l’Afrique du Sud, côté jardin

Province du Cap : l’Afrique du Sud, côté jardin

Réputée à juste titre pour la beauté de ses paysages, le mythique cap de Bonne-Espérance, ses vignobles et le dynamisme de Cape Town, la province du Cap possède un trésor méconnu, à défaut d’être cach...

Bons plans voyage Afrique du Sud

Agence Afrique du Sud
Agence Afrique du Sud
Créez votre voyage personnalisé en Afrique du Sud avec Comptoir des Voyages, l'agence N°1 du Voyage sur Mesure et en Immersion. Avec plus de 30 ans d'expertise et un taux de satisfaction de 94%, découvrez avec nous le Voyage en Immersion.
Voir l'offre

Vous préparez un voyage en Afrique du Sud ?

Recevez gratuitement nos newsletters personnalisées pour préparer au mieux votre séjour
(2 e-mails avant le départ, 2 à votre retour)

Les événements Afrique du Sud

Photos Afrique du Sud

Oiseau bleu
Oiseau bleu
Puma
Puma
Manchots sur la plage
Manchots sur la plage
Singes
Singes