Inde : le Rajasthan, au pays des maharajas

Claude Hervé-Bazin
par Claude Hervé-Bazin

23 février 2016

Inde Rajasthan Deshnoke
© Claude Hervé-Bazin

Les autos-rickshaws klaxonnent en un concert assourdissant, slaloment entre les passants, les étals instables, les vélos surchargés, les vaches qui déambulent en quête de tas d’ordures à brouter. Devant le cinéma, la foule s’amasse, l’heure de Bollywood a sonné.

Plus loin, des cris résonnent aux sons des tambours : défilé religieux ou syndicaliste ? Rouges ou nationalistes ? Un sâdhu passe, impavide. Des drapeaux volent. Les scooters foncent et freinent brutalement, repartent et recommencent. Les touristes sursautent à chaque instant, se déportent, au risque de faire dérailler cette mécanique du chaos bien huilée.

L’Inde est de retour, avec son cortège de merveilles et d’infamies, ses promesses d’éternité rêvée et ses contraintes quotidiennes nées d’1,2 milliard d’êtres humains. Carnet de voyage de Jaipur au désert du Thar, à la découverte des splendeurs du Rajasthan, entre palais de maharajas, parcs nationaux et cités sacrées.

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Tout commence à Jaipur

Inde Rajasthan Jaipur
Hawa Mahal © Claude Hervé-Bazin
C’est à l’aube qu’il faut se lever pour rencontrer le pays de nos imaginations : une Inde intemporelle, dont les façades rosées s’éveillent doucement sous un soleil pas encore assassin. Dans Johari Bazar, les devantures des joailliers, des merciers, des vendeurs de tissus et de chaussures sont encore toutes tirées. Ils ne débutent vraiment leur journée que vers 10h30, 11h, au gré d’un premier chaï bien épicé.

Au grand carrefour de Tripolia Bazar, une œuvre fragile se dresse au-dessus de l’artère : Hawa Mahal, le si bien nommé Palais des Vents. C’est le maharajah Sawai Pratap Singh qui en ordonna la construction en 1799, pour mieux aérer ses femmes et concubines en été – et leur permettre de deviner le monde à travers le treillis de pierre de ses façades ajourées. Vue de la rue, cette drôle de pièce montée, enchâssée d’une quarantaine de jarokhas (oriels), ne laisse guère deviner son étroitesse : 4-5 m tout au plus au 5e étage, bastion d’où se révèle la cité.

On doit la couleur de bonbon qui nimbe Jaipur (photo) au prince de Galles – ou, plus exactement, à ceux qui, en 1876, repeignirent tout ce que la ville comptait de bâtiments pour mieux l’accueillir. Ils firent aussi bâtir un fort bel édifice, avant même de se demander ce à quoi il servirait. Près d’un siècle et demi plus tard, l’Albert Hall Museum n’a guère bougé : on y pénètre encore par un tourniquet victorien, avant d’admirer ses collections d’artisanat et de miniatures alignées dans de vénérables vitrines en bois. Pour le reste, la nostalgie coloniale s’arrête là : l’Inde, guère friande de ses années passées sous la férule britannique, s’ingénie à les oublier.

Derrière les murs des palais de Jaipur

Inde Rajasthan Jaipur
City Palace © Claude Hervé-Bazin
Bien sûr, dans les palaces (comme au luxueux Rambagh), la nostalgie garde droit de cité, entre colonnades et gazons immaculés, fontaines et plafonds rehaussés d’or. Les murs couverts de miroirs font toute la gloire des havelis (palais) des princes devenus hôteliers.

Vous ne pouvez pas descendre dans un hôtel de luxe ? C’est au City Palace (photo) qu’il faut se rendre, pour plonger dans le monde merveilleux des maharajahs. Le plus grand d’entre eux, Sawai Jai Singh II, fut à l’origine de Jaipur, au début du XVIIIe siècle. Les Moghols affaiblis par le luxe, il n’y avait plus de danger, alors, à descendre des hauteurs d’Amber pour s’installer dans la plaine.

Sawai Jai Singh II participa à la conception de la ville, tracée au cordeau, et à celle de sa demeure. Toujours habitée en partie par la famille du maharajah, elle tient un peu du dédale, avec son ensemble de cours et de passages.

Qu’y découvre-t-on ? Le costume de Sawai Mado Singh I, géant de deux quintaux et demi, conservé dans le pavillon du Mubarak Mahal. Une porte encadrée d’éléphants de pierre (Rajendra Pol) et de gardes au turban pourpre et moustache altière – en chair et en os.

Puis un hall des audiences (Diwan-i-Khas) où trônent deux jarres en argent gigantesques, que le maharajah trimbala jusqu’à Londres, remplies de l’eau du Gange pour ses ablutions matinales… Un discret couloir mène à la cour Pitam Niwas Chowk, aux quatre portes évoquant les quatre saisons.

Le plus étonnant se trouve en face du palais, au Jantar Mantar. Passionné d’astronomie et d’astrologie, Sawai Jai Singh II fit élever cinq observatoires en Inde du Nord dans les années 1720. Celui de Jaipur est le plus impressionnant. Le plus grand cadran solaire au monde, haut de 27 m, y mesure le temps qui s’écoule à 2 secondes près !

Jaighart, bastion inexpugnable

Inde Rajasthan Jaipur Jal Mahal
Jal Mahal © Claude Hervé-Bazin
Quittant Jaipur, la route de Delhi longe un lac serein, au centre duquel semble couler un palais abandonné aux murs couleur de soleil : le Jal Mahal (photo). Plus loin sur la route, une autre image d’éternité : dominant une gorge, une puissante forteresse sur un piton, à l’abri d’un second bastion en surplomb… Voici Amber, l’ancienne capitale des maharajahs de Jaipur, et Jaigarth.

On ne rejoint pas Amber sans effort. Les économes y montent à pied, en suant, pour déboucher sur la Suraj Pol, la Porte du Soleil. Les autres choisissent la jeep ou l’éléphant, caparaçonné de tissus chatoyants. Là-haut, l’ascension n’est pas terminée. Agrandie et embellie au fil du temps, la forteresse s’est dotée d’un vaste palais aux terrasses successives.

Dans le Zenana Bagh, le « jardin des femmes », une fontaine parfumée à l’eau de rose était alimentée par des canalisations s’écoulant à travers les murs pour rafraîchir l’atmosphère… Dans ce lieu idyllique, les 12 épouses et favorites du maharajah demeuraient cloîtrées. Chacune disposait d’appartements privés, donnant sur la cour du Man Singh Palace, où elles se retrouvaient dans un pavillon, entre intrigues et trahisons.

Il faut bien 30 minutes, encore, pour atteindre le nid d’aigle de Jaigarth. Conçue pour verrouiller le défilé et servir de refuge au maharajah, la forteresse se perche au rebord d’une falaise. Sa fonderie de canons, conservée en l’état, a produit l’énorme Jaivana (6 m pour 50 tonnes !) posté à proximité. Du chemin de ronde du Garden Palace, se révèlent la forteresse d’Amber, la ville en contrebas et la fantastique dentelle de remparts courant sur les crêtes alentours.

Nemrod d’opérette

Inde Rajasthan Réserve de Sariska Cerf
Réserve de Sariska © Claude Hervé-Bazin
Les princes indiens possédaient tous, jadis, de vastes domaines destinés à la chasse. Il en va ainsi du maharajah d’Alwar, cette grosse bourgade perdue au nord-est de Jaipur. Pour être bien sûr de ne pas rater ses cibles, il fit aménager un poste de tir à moins de 20 m d’un point d’eau…

Englobant une partie des monts Aravalli, la réserve de Sariska (photo) est aujourd’hui gérée par le Fonds râjasthâni pour la faune. Celui-ci tente de sauver les tigres (5 individus au dernier compte), en encourageant financièrement les villageois à déménager. Le succès reste limité, mais la faune est nombreuse : antilopes, cervidés, singes en pagaille, familles entières de paons, et parfois même, une panthère.

Le maharajah de Bharatpur se fit, lui aussi, tailler un territoire de chasse aux portes mêmes de sa ville, en détournant les eaux de deux rivières, pour mieux attirer canards et gibier d’eau. Les lieux, toujours inondés artificiellement deux fois l’an, à la faveur de la mousson d’été, forment aujourd’hui le parc national de Keoladeo, réputé dans le monde entier auprès des ornithologues amateurs.

Si la rarissime grue de Sibérie a cessé de faire le voyage depuis quelques années, on y rencontre encore, les bonnes années, une multitude d’aigrettes, hérons, spatules, cigognes, marabouts et autres échassiers. L’hiver, la horde ailée, fuyant les frimas du nord de l’Asie, est telle qu’elle emplit l’air d’un brouhaha de caquètements et criaillements.

Tout au bout de la piste, accessible en vélo, un panneau rappelle les exploits du maharajah et de ses hôtes prestigieux, duc d’Edimbourg, vice-rois britanniques, shahs d’Iran et d’Afghanistan, roi du Népal. À chaque coup de fusil, des dizaines d’oiseaux tombaient comme des fruits mûrs.

Ranthambore : vous avez dit tigre ?

Inde Rajasthan Ranthambore Tigre
Tigre à Ranthambore © Claude Hervé-Bazin

Le parc national de Ranthambore formait une réserve de chasse, propriété du puissant maharajah de Jaipur. Étendu sur 282 km2, il s’entoure désormais d’une zone cinq fois plus vaste, gérée par l’organisme d’État Project Tiger, chargé de veiller à la survie du tigre du Bengale. Selon les derniers chiffres, le pays compterait quelque 1 400 spécimens de ces animaux, dont une quarantaine à Ranthambhore – l’un des sites les plus favorables à leur observation.

Jeep ou camion ouvert, les safaris partent chaque matin et après-midi en quête du mythique félin. Lors de la saison sèche, la forêt s’effeuille, libérant le regard. Bien vite, les premiers animaux apparaissent. Des langurs au poil argenté et au visage noir se cherchent des poux. De jeunes crocodiles prennent le soleil dans une mare.

Passé le check point, c’est un sambhar (cerf) qui traverse la piste ; puis une famille entière. Un nilgaut (grosse antilope) solitaire toise les visiteurs du haut d’une crête. Le véhicule s’arrête. Un cri d’alerte vient d’être entendu. Silence total, regard perdu dans les fourrés, à guetter la robe tigrée glissant vers sa proie. Silence radio. Les cris s’apaisent, le félin a passé son chemin.

Plus loin, des paons font la roue, des banians géants étendent leurs racines aériennes. Des hordes de chitals (sorte de daims) peuplent une plaine humide, à l’herbe encore verte. Mais, déjà, le retour s’impose, sans l’ombre d’un tigre au compteur.

Certains sont chanceux, le voient à leur première sortie. D’autres reviennent deux, trois, quatre fois avant de le voir. Ils seront deux, finalement, le dernier soir : un mâle superbe et puissant, couché dans les fourrés, l’air serein ; un autre allongé dans une mare, cherchant la fraîcheur avant de repartir en chasse. Magique !

Pushkar et Ajmer, villes saintes

Inde Rajasthan Pushkar
Pushkar © Claude Hervé-Bazin
Peu de pays sont autant associés à une religion que l’Inde : l’hindouisme y sous-tend la structure même de la société, jusqu’à sa répartition en castes, encore ancrée dans les mentalités. Ici, la foi imprègne chaque chose, chaque instant, chaque action – à commencer par les nécessaires puja (rituels), destinés à se purifier, appeler le divin auprès de soi et s’y fondre.

Célèbre pour sa foire aux dromadaires automnale, Pushkar, à 3h de bus à l’ouest de Jaipur, est l’un des principaux lieux saints de l’hindouisme. Brahmâ y aurait laissé tomber un pétale de fleur de lotus, donnant naissance à son lac. Cinquante-deux ghâts (escaliers) permettent aux fidèles de descendre jusqu’aux eaux sacrées (mais bien sales) et de s’y immerger au petit matin.

Alentour, plusieurs centaines de temples, petits et grands, invitent aux offrandes et à la méditation. Le plus important, aux colonnes corinthiennes bleu ciel et à la coupole orangée, est l’un des seuls d’Inde à être dédiés à Brahmâ – divinité créatrice pourtant reléguée au second plan.

À une demi-heure de route, Ajmer a été choisie par les sultans de Delhi comme base pour la propagation de l’islam après la conquête du nord de l’Inde au XIIe siècle (13,4 % des Indiens sont musulmans). Tous les pèlerins convergent ici vers la Dargah, le tombeau d’un saint soufi.

Mais, Ajmer n’est pas qu’une ville sainte. C’est aussi l’un des bastions de la haute éducation en Inde depuis la création, en 1874, du Mayo College. Aujourd'hui, l’« Eton de l’Est » éduque encore les enfants des grandes familles indiennes. Une sorte d'université des maharajahs.

Des rats, en veux-tu en voilà

Inde Rajasthan Deshnoke Temple des rats Karni Mata
Temple des rats de Karni Mata © Claude Hervé-Bazin
Un nouveau voyage dans le voyage débute, aux confins du désert du Thar. Le long de la route, les champs, les vaches, les maisonnettes cèdent la place à des broussailles éparses, une poussière envahissante et de plus en plus de dromadaires attelés.

En 6h de bus, Deshnoke (photo) est atteint. C’est dans cette bourgade que se trouve le fameux temple des rats de Karni Mata – une sainte femme qui, au XVe siècle, aurait ressuscité un enfant mort sous la forme d’un rat, donnant naissance au culte de ces animaux…

Depuis, des milliers de pèlerins affluent pour faire leurs offrandes : du lait, des granulés (puants), des céréales, déversés dans les auges prévues à cet effet, ou à même le sol. Les rongeurs pullulent. Gardez l’œil bien ouvert : voir un rat blanc assure bonheur et prospérité.

Un saut de rat, encore, et voici Bikaner. La ville s’étale autour de la puissante forteresse de Junagarth (XVIe s). Édifiée dans la plaine, elle s’entoure par précaution de puissantes murailles rougeâtres, longues de près d’1 km, hautes de 12 m et entrecoupées de 37 bastions.

Dans le dédale des salles et cours d’apparat, quelques surprises : des trônes, le premier ascenseur du Rajasthan et une chambre entièrement peinte de nuages et d’éclairs. Ici, comme au proche Prachina Cultural Center et au musée du Lallgarh Palace, les souvenirs de maharajahs abondent : des robes de princesses brodées d’or, de la vaisselle, de l’argenterie, du cristal, des photos et même un wagon luxueux…

Jaisalmer, la cité dorée

Inde Rajasthan Jaisalmer
Temple à Jaisalmer © Claude Hervé-Bazin
En bus, en train, il faut absolument rejoindre Jaisalmer, dont la citadelle se hisse au-dessus du désert comme un navire sur des eaux poussiéreuses. Cette ville haute est un petit miracle, enserrant dans ses 5 km de remparts un méli-mélo de venelles, de maisons croulantes et de havelis (palais) aux façades merveilleusement ciselées. Il y a là une austère demeure de maharajah (Rajmahal), haute de sept étages, veillant une placette où, par deux fois, les maharanis préférèrent s’immoler plutôt que de tomber aux mains de l’ennemi – une coutume qui a pour nom johar.

Il y a aussi, à deux pas, un ensemble de temples jaïns incroyables. Ils s’amarrent les uns aux autres, leur pierre sculptée de 1001 merveilles, dont les statuettes de tirthankaras (prophètes) – au nombre de 666 dans chaque sanctuaire. Plus que les hindous, les jaïns font de la non-violence leur maxime. Ils refusent d’attenter à la moindre vie animale, fut-elle fourmi ou simple moustique.

Enrichis par le trafic des caravanes, les Jaïns formaient jadis une communauté de commerçants prospères à Jaisalmer. C’est l’un d’eux qui fit bâtir, dans la ville basse, la Patwah-ki-Haveli. Il ne fallut pas moins de soixante années de travaux pour achever ces cinq maisons attenantes, destinées à chacun de ses cinq fils… Les façades ne sont que pierre ouvragée et jarokhas (oriels).

À l’intérieur, les salles dissimulent des caches, où les propriétaires plaçaient leurs économies et la plus précieuse de leurs marchandises : l’opium. La Nathmal-ki-Haveli, à deux pas, et la Salam Singh-ki-Haveli sont précédées d’une paire d’éléphants de pierre, signalant la résidence d’un premier ministre. Le temps a passé, mais le faste demeure, entre ornements géométriques et miracle d’une loggia comme suspendue dans les airs.

Dans le désert du Thar

Inde Rajasthan Bada Bagh
Bada Bagh © Claude Hervé-Bazin
À Jaisalmer, on touche aux confins de l’Inde. Le Pakistan n’est plus très loin et les routes s’époumonent bientôt dans le désert, jusqu’à se faire rues de poussière.

De courtes balades mènent aisément aux jolis cénotaphes des maharajahs alignés sur une crête à Bada Bagh (photo), aux jardins et au temple jaïn d’Amar Sagar, puis à la vieille capitale, Lodruva, où un autre de ces sanctuaires s’enorgueillit d’un étonnant honneur : un grand cobra habiterait ses fondations. Deux fois par jour, on le nourrit rituellement de lait, dans l’espoir, peu raisonnable, de le voir surgir.

Plus avant, la nature reprend pour de bon ses droits. Kuldhara et Khaba ne sont plus que ruines, villages abandonnés en une nuit, affirme la légende, après que le maharajah de Jaisalmer eut exigé d’eux des impôts si accablants qu’ils ne pouvaient être payés. Le vent y souffle en toute liberté, gommant peu à peu les murs éventrés en les recouvrant de sable.

Plus loin encore, s’étendent des champs de dunes. Celles de Sam ont trop perdu de leur quiétude et de leur virginité. Celles de Khuri, un peu moins envahies, ondulent, corpulentes, aux portes mêmes de la bourgade. Le rituel voudrait qu’on les gravisse à dos de dromadaire. Cahin-caha, la bête s’approche.

Mais pour atteindre le sommet, c’est à pied qu’il faut terminer l’ascension. Deux pas en avant, autant en arrière… Un petit effort, encore, et voici le panorama qui se révèle, grandiose, tandis que le disque orangé disparaît gentiment derrière l’horizon.

Fiche pratique

Inde Rajasthan Jaisalmer
© Claude Hervé-Bazin

Pour préparer votre séjour, consultez notre fiche Rajasthan.

Arriver-Quitter

Vols directs Paris-Delhi avec Air France et Air India. Souvent de meilleurs tarifs avec les compagnies des pays du Golfe (Gulfair, Etihad, Qatar Airways…) et Aeroflot.

De New Delhi, on rejoint le Rajasthan en train, en bus ou en avion. Le premier offre sans doute le meilleur rapport qualité-prix. Au Rajasthan même, vous devrez jongler entre train et bus selon les liaisons, à moins que vous ne préfériez louer une voiture avec chauffeur, ce qui confère une liberté de mouvement appréciable.

Les tarifs ne sont pas trop élevés, mais attention, les arnaques sont courantes, les chauffeurs étant commissionnés sur tout – il est fréquent qu’ils tentent de choisir pour vous les hôtels et les restaurants… Pour éviter tout problème de ce type, vous pouvez contacter par exemple Kalka Travel, très sérieux (et francophone).

Climat

Il est marqué par la mousson, qui s’étend grosso modo de fin juin à septembre ; les trombes d’eau qui s’abattent alors compliquent les déplacements, n’incitant guère au voyage. La meilleure saison débute en novembre et s’étend jusqu’en février-mars. Après, il fait une chaleur torride, avec un mercure grimpant souvent quotidiennement au-dessus de 35-40 °C.

Où dormir ?

Tout dépend de votre budget. On trouve à se loger en Inde dès 200-300 Rps (2,80-4,20 €) la double dans les guest houses les moins chères (compter 50 % de plus à Delhi). À ce prix, ne vous attendez pas à des miracles : vous aurez droit à une piaule au mieux potable, d’une propreté rarement excellente, souvent petite, aveugle, avec douche parfois privée, parfois partagée (eau froide). Quelle que soit la catégorie de l’hébergement, l’entretien fait très souvent défaut.

Pour une chambre un peu plus riante, avec fenêtre, comptez plutôt 500-1200 Rps (7-16,80 €) ; à ce prix, vous aurez parfois droit à un haveli (petit palais) plus ou moins restauré. Les hôtels de milieu de gamme, plus modernes, s’adressent surtout aux groupes et semblent proportionnellement plus chers.

Enfin, en haut de l’affiche, vous pourrez craquer pour un petit établissement de charme (2000-3000 Rps) ou, carrément, un palais de maharajah. Si certains font partie des meilleurs hôtels du monde, comme ceux de la chaîne Oberoi (hors de prix), d’autres sont dans un piteux état… et pas forcément bon marché pour autant. On a vu des chambres craspouillettes sans eau chaude à plus de 10 000 Rps !

Trouvez votre hôtel au Rajasthan.

Safaris à dos de dromadaire

Aussi tentante que soit l’aventure, renseignez-vous bien avant de vous lancer sur les pistes du Rajasthan : les arnaques pullulent et d’innombrables touristes reviennent déçus de leur balade. Toujours plus courte qu’annoncée, elle a souvent lieu trop près de Jaisalmer (ou Bikaner), loin des vraies dunes, ou dans des secteurs sales et peu engageants (comme Sam).

Faites toujours préciser au vendeur ce qui est inclus : un dromadaire par personne ou pour deux (c’est courant), les repas, l’eau, les couvertures, une tente ou non (souvent, on dort à la belle étoile), etc. Tout ce qui n’a pas été défini au départ pourrait vous être vendu dix fois plus cher dans le désert…

Un opérateur sérieux : www.hotelroopmahal.com

Liens utiles

Site officiel du tourisme en Inde (en anglais)

Site officiel du tourisme au Rajasthan (version française issue d’une traduction automatique…)

Rajasthan Wildlife : pour réserver votre safari tigres dans le parc de Ranthambhore (prévoyez bien à l’avance !)

Site du City Palace de Jaipur : pour essayer de réserver votre Royal Grandeur Tour dans les appartements privés du maharajah (bien cher)…

Indian Rail : pour connaître tous les horaires de train et réserver son billet en ligne (en anglais)

Commencez votre voyage en musique, écoutez notre playlist Routard Inde.
Playlist Routard Inde

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