Mascate - Oman
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Patrimoine culturel de Mascate

Au bord du golfe d’Oman,  bâtie au milieu d’une plaine fertile où se dressent des rochers escarpés, la capitale omanaise est une ville très étendue éclatée en plusieurs pôles, répartis sur une distance de 40 km entre, d’un côté, l’aéroport international et le Mascate moderne des affaires, à l’ouest, et de l’autre, Mutrah, le vieux Mascate et Al Bustan, à l’est. La géographie urbaine de la ville et ses nombreuses voies de circulation est ainsi difficile à décrypter et nécessite absolument un véhicule pour se déplacer.. Mascate est aussi l’une des plus chaudes capitales au monde, avec des températures atteignant les 45 °C de mai à août.

Vu de la rade, le vieux Mascate   offre un spectacle imposant, avec ses murailles crénelées comme au Moyen Âge et le palais bleu et or du sultan (Al Alam) terminé en 1970,  considéré par les Omanais comme un symbole de la renaissance du pays.

L’urbanisme de la capitale est conforme aux traditions de l’architecture arabe : pas d’immeubles hauts (l’inverse de Dubaï !), pas de toits inclinés, rues propres, couleur sable ou blanche des constructions.

Le vieux Mascate est donc à voir absolument. Et notamment ce palais Al Alam, lieu de réception des personnalités et invités du sultan Haitham bin Tareq Al Said. Bâti dans un style architectural contemporain qui respecte le style islamique traditionnel.  Il est flanqué  des forts  Al Jalali et Al Mirani, construits par les Portugais en bord de mer, témoins majestueux du passé. Le fort Al Mirani est désormais ouvert à la visite. Le quartier abrite aussi le musée National, le musée franco-omanais (actuellement en restauration) et le musée Bait Al Zubahir (ethnogaphie).

Plus à l’est encore, Al Bustan est bordé par une belle plage que domine l’hôtel de luxe historique de la capitale, le Al Bustan Palace Spa by Ritz-Carlton, et son hall clinquant. Si vous le pouvez, faites aussi un tour au marché du vendredi au souk Al Jouma, à Wadi Kabir, près du quartier d’Al Bustan.Proche du vieux Mascate, le port de Mutrah est l’autre pôle touristique de la capitale. On ira se promener sur la corniche de 3 km, en longeant la rade où mouille parfois l’immense yacht du sultan, jusqu’au marché aux poissons, installé sous une halle design. On visitera aussi le souk, très animé avec ses échoppes de produits orientaux en tous genres. En début de soirée, on ne manquera pas de grimper, au milieu des familles omanaises, au fort dominant le port pour observer le magnifique coucher de soleil.

Entre Mutrah et le Mascate des quartiers d’affaires, passage obligé par le quartier et la plage d’Al Qurum. C’est un quartier résidentiel prisé, avec sa longue plage et sa colline où se dresse l’un des hôtels de luxe de la capitale, le Crown Plaza. 

Aux marges du quartier d’Al Qurum se trouve le Royal Opera House. Inauguré en 2011, ce palais de la culture voulu par le sultan Qaboos – qui était grand amateur de musique -, affiche sa magnificence avec son marbre d’Italie et ses matériaux précieux omanais. Sa salle peut accueillir 1 100 spectateurs. Des visites guidées sont organisées plusieurs fois par jour.

En direction de l’aéroport, Mascate connaît une expansion progressive depuis les années 1970 et dispose de plusieurs nouveaux quartiers commerciaux et d’habitation. C’est dans l’un de ces quartiers, Bashwar, au bord de la voie express, que se trouve la grande mosquée du sultan Qabous, Inaugurée en 2001, il s’agit d’un édifice imposant et très luxueux, financé par les fonds personnels du sultan. L’extérieur est composé de 3 allées principales, de 5 minarets, de plusieurs cours d’ablutions et de trois passages voûtés. La salle de prières pour les hommes est immense. On remarquera le magnifique dôme (éclairé le soir, il a l’apparence d’une dentelle) et le lustre, monumental, considéré comme le second plus grand au monde.

La ville compte également 3 parcs naturels : Qourm, Seeb plage et Wadi Kabir.

Patrimoine culturel dans les environs de Mascate

Mascate est le point de départ idéal pour les excursions dans les vallées et les forts de l’intérieur, le long de la côte jusqu’à Sohar au nord ou bien Sour et les sables de Wahiba plus au sud.

La plaine littorale

La Bâtinah est la région côtière la plus peuplée et la plus fertile du pays. Au nord-ouest de Mascate, elle  s’étire sur 300 km au pied des montagnes du Hajar occidental. Cette plaine étroite (entre 1 et 5 km de largeur) constitue la voie naturelle entre le littoral (golfe d’Oman), l’axe montagneux et les plateaux intérieurs à la frontière avec les Émirats. Les villages de pêcheurs s’alignent le long de la côte depuis Al Khaboura au sud jusqu’à Shinas au nord. .

L’intérieur se caractérise par les palmeraies blotties au pied des montagnes et par les petites exploitations agricoles et d’élevage. C’est ici que l’on trouve une multitude de wadis ou oueds, ces lits de rivière généralement à sec, sauf après de fortes pluies. Les oasis se développent autour de ruisseaux et de petits lacs enfouis derrière les pierres, les palmiers dattiers et les broussailles.

La montagne

Au nord du pays, le djebel Akhdar, la « montagne verte », culminant à 3 009 m  d’altitude (au Jebel Shams), est la partie centrale et la plus élevée des monts Hajar, l’épine dorsale du pays. Elle sépare la Bâtinah (littéralement le « ventre »), la plaine côtière qui borde les montagnes, de la Dahirah (le « dos »), les plateaux de l’intérieur.

La ville principale de l’arrière-pays est Nizwa, l’ancienne capitale, située dans une grande oasis, à la rencontre des pistes des caravaniers du nord et du sud. Il faut visiter les villages de montagne et les cultures en terrasse.

Ouvert en 2023, on ira visiter le splendide et très design Oman Across Ages Museum, près de Nizwa. Bâti sur un plateau de rocaille, ce musée glorifie le passé et le présent du pays, à travers une scénographie « techno » très immersive (écrans géants, panneaux tactiles, maquettes à taille réelle, vidéos…). Un parfait musée du XXIe s. !

Au sud, dans la province du Dhofar, on trouve la chaîne montagneuse homonyme, dont le djebel Samhan (1 381 m) constitue le pic le plus élevé. 

Le djebel Akhdar se trouvant dans une zone militaire protégée, il faut demander un permis (délivré par le gouvernement et obtenu facilement auprès des hôtels de Nizwa, par exemple) avant de visiter la région.

Le désert

Il occupe les deux tiers du territoire. Au fur et à mesure qu’on s’éloigne des côtes vers l’intérieur, il change de couleur et de hauteur passant des zones sableuses  où prédominent le blanc, puis le jaune et le rouge, avec des  dunes qui peuvent atteindre les 300 m de hauteur, aux plateaux rocailleux piqués d’une rare végétation arbustive.

À la lisière des sables de Wahiba, on trouve une poignée de marchés bédouins, comme à Al Wasil et à Al Mintarib. . Le Roub al-Khali, que l’on rejoint plus aisément au départ de Salalah, demeure le plus vaste désert du monde, mal connu et rarement traversé, sauf par quelques tribus omanaises.

La côte

Oman possède au total 3 165 km  de côtes. Au nord de Mascate, la zone des plages s’étend depuis la ville de Barka jusqu’à Shinas.  Au sud de Mascate, jusqu’à Sour, une bonne partie du littoral sur  le golfe d’Oman longe  la montagne, une plaine étroite où se succèdent les plages, souvent non aménagées. 

La côte  est basse et rectiligne, souvent précédée de petites îles, de récifs coralliens et de bancs de sable. Les villes principales sont Sour, centre historique de commerce et de constructions navales, et Qouriyat, un port de pêche. Plusieurs centres de plongée se trouvent le long du littoral autour de Mascate (Sawadi et Boustan). 

Beaucoup plus au sud, à Duqm, un vaste projet de construction d’un hub logistique et de pêche est en cours, auquel est associé le port de Lorient. 

Le Dhofar (le sud)

Du point de vue administratif, la province occidentale du Dhofar occupe les deux tiers du pays. La population se concentre dans la partie la plus méridionale - en bordure de la mer d’Arabie,  à la frontière avec le Yémen - dans une région qui juxtapose la plaine littorale, les plateaux et une chaîne montagneuse (les monts du Dhofar, hauteur maximale : 1 381 m  dans le djebel Samhan).

Le Dhofar est relativement peuplé grâce aux pluies estivales de fin de mousson et à son climat chaud et humide. C’est ici que les habitants de Mascate viennent trouver refuge pendant les mois caniculaires de l’été. La population du Dhofar est composée en majorité d’agriculteurs sédentaires cultivant cocotiers, bananiers et boswellia sacra, l’arbre à encens.

La ville principale est Salalah, dont le souk de l’encens est très réputé. Il faut visiter dans la région : Mirbat, l’ancienne capitale du Dhofar, la route vers le désert Roub al-Khali et la cité perdue d’Oubar, les ruines de la cité-port du royaume de la reine de Saba, les plages de Moughsail, et les wadis où pousse l’arbre à encens. Ne pas manquer une visite des villages Jabali dans les montagnes environnantes.

La péninsule de Moussandam (le nord)

Les falaises taillées de gorges profondes du cap rocheux de Moussandam se jettent à pic dans les eaux turquoise du détroit d’Ormuz, dessinant un paysage unique comparable aux fjords des latitudes plus extrêmes. Le point culminant de cette chaîne montagneuse qui se prolonge dans l’arrière-pays est le djebel Harim, dont le point culminant atteint 2 087 m.  Le célèbre et très surveillé détroit d’Ormuz assure une situation stratégique dans le contrôle de la circulation à l’entrée du golfe Persique. ; 20%  de la consommation pétrolière mondiale transite  par le détroit d’Ormuz.

Fait curieux : Oman est l’un des rares pays au monde à être discontinu ; la péninsule de Moussandam étant coupée du reste du pays par une avancée territoriale des Émirats arabes unis (plus précisément l'émirat de Fujeirah ). Les excursions à Moussandam se font en avion depuis Mascate ou par la route depuis Dubaï (en véhicule avec chauffeur, pas en voiture de location).

Une alternative plus sportive est la pratique du cabotage dans les criques et les anses découpées dans la roche. L’un des fjords les plus spectaculaires de la région est le fjord de Khor al Sham, que l’on remonte au départ de Khasab. La baignade, le snorkelling et la visite de minuscules villages de pêcheurs sont les activités les plus prisées du programme.

Moussandam est sans doute le joyau le mieux gardé du sultanat d’Oman. Il s’ouvre aujourd’hui au tourisme, avec ses plages nichées dans de paisibles baies, ses eaux claires et ses fonds poissonneux, ses montagnes et sa nature intacte.

Les îles

Pour ceux qui aiment les espaces naturels secrets et intacts, la grande île d’Al Masirah et les 5 îles de Kuria Muria valent le déplacement. Al Masirah est longue de 40 km, couverte de sable et habitée par les membres de la tribu Janabah, qui vivent de la pêche. Fait rare : sur cette île, aucun arbre ne pousse. Au sud du pays, les  îles de Kuria Muria combleront les plongeurs à la recherche de fonds calcaires très poissonneux. On peut rejoindre l’île de Masirah en avion depuis Mascate.

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