Bonjour,
De retour d’un voyage en Colombie (2 semaines en mars 2025), je vous partage quelques informations supplémentaires qu’on ne trouve pas dans l’édition 2025 du routard ainsi que quelques correctifs.
1. Bogota
L’accès au Monserrate se fait via le funiculaire ou le téléphérique. L’achat du billet peut se faire via Internet sur le site https://www.tiqets.com/widgets/product/1003913?partner=monserrate.co, ce qui évite une queue assez importante aux caisses (dans ce cas, prendre le passage sur la droite qui mène directement au tourniquet de contrôle).
Si la vue du sommet et la basilique ont un intérêt tout relatif, il est possible d’arpenter un sentier permettant de voir des colibris et autres oiseaux peuplant la montagne. Pour ce faire, l’accès à ce sentier se trouve à côté de la gare d’arrivée du funiculaire. Il faudra payer 75 000$/pers. (paiement par carte possible mais il faudra alors monter à la caisse du téléphérique). Un guide vous donne alors accès à un parcours privé de 400m très tranquille à l’écart de la foule présente au sommet, avec un petit livret sur les oiseaux qu’on peut observer et quelques informations.
Même s’il est possible d’observer des oiseaux dans des environnements plus sauvages en Colombie, ce parcours constitue une première approche intéressante et très accessible.
2. Villa de Leyva
Le village est effectivement très joli, mais :
- c’est hyper touristique, les rues sont remplies de boutiques souvenirs qui s’alignent les unes à côté des autres
- il n’est pas possible de randonner dans les montagnes sans guide (seul le Christ à 1 700m du centre est accessible seul).
Nous avons choisi d’aller visiter la réserve de Rogitama (version en français ici). Il s’agit d’une forêt tropicale replantée sur 29 hectares de terres agricoles il y a 40 ans. Deux sentiers peuvent être parcourus, sans guide, sur un peu plus de 2h, au milieu d’une végétation dense.
La visite peut se faire de Villa de Leyva : prendre le bus jusqu’à Arcabuco (départs à 6h, 7h15, 8h, 10h, 13h30, comptez 1h de trajet). Puis taxi jusqu’à la réserve (25 000$ - 20 minutes). Prévoir des chaussures de marche car les sentiers sont très humides et en pente). Sur place, quelques explications en espagnol sur le parcours, très peu de monde mais pas de cafet’ ou de restaurant, il faudra attendre le retour à Arcabuco.
3. Mongui
Je vous conseille de monter à Mapagua (vous trouverez de la pub un peu partout dans le village). Il s’agit d’un chemin d’accès tout récemment créé par deux habitants du village qui permet d’accéder à une petite crête où on a une belle vue sur le village et le páramo. L’accès au chemin de fait en suivant la route montant à la cascade du Sanctuario de la Sagrada Familia sur environ 1,8 km (200m de dénivelé sur une route goudronnée, peut être fait en taxi), jusqu’à un carrefour indiquant Mapagua à droite. Après quelques centaines de mètres, on accède au point de départ du sentier où il faudra alors payer le droit d’entrée (10 000$/pers). Il vous restera 140m de dénivelé à grimper sur 800m par un sentier très bien aménagé, ponctué de quelques curiosités faites en bois pour amuser les enfants. De la crête, la vue est magnifique pour un effort assez raisonnable. Au total, la promenade depuis la place centrale prend entre 3 et 4h (sans taxi), environ 2h avec le taxi.
De retour au village, nous retenons 2 bonnes adresses :
- Full Arepa, au premier étage à côté du vieux Pont. Je vous laisse deviner la spécialité de la maison.
- la Casa del Frailejon, à côté de la petite église. Service pas très rapide mais café mémorable.
Pour accéder au páramo de Oceta, le guide est obligatoire (nombreux contrôles, si vous êtes surpris seuls, c’est 2 000 000 $ d’amende).
4. Minca
Comme nous aimons bien marcher, nous avons décidé de monter à pied jusqu’à la Hacienda La Victoria. Sur un peu plus de 5km (et 500m de dénivelé positif), la route serpente dans la forêt tropicale où oiseaux et écureuils peuvent être aperçus. Bon, pour ceux que 5km à pied sur une route rebute, on peut se contenter d’aller au Pozo Azul par ce moyen : la circulation sur la route n’est pas trop gênante, il y a des petits café sur le chemin avec de belles vues sur la vallée et c’est une promenade sans aucune difficulté puisqu’on marche sur une route.
S’agissant du Pozo Azul, c’est certes très fréquenté mais je vous assure qu’après la montée à pied, l’eau cristalline et fraîche du torrent sera bien appréciée. Pour y accéder, il vous en coûtera 7 000 $/pers. Sur place, il y a une cabine pour se changer (3 000 $/pers) et évidemment largement de quoi se restaurer. Aucun problème pour redescendre en moto à Minca, elles attendent à l’entrée du site.
5. Leticia
L’accès à la ville s’accompagne désormais d’une taxe touristique de 50 000 $/pers qu’on vous demandera de régler à l’aéroport.
6. Puerto Nariño
Le trajet en Lancha depuis Leticia s’effectue par 3 compagnies qui se partagent le marché en assurant les liaisons journalière l’une après l’autre (Líneas Amazonas, Transfluviam et Expresos Unidos 3 Fronteras). Il faut donc savoir quelle compagnie assure la liaison le jour de votre voyage pour acheter votre billet auprès de cette compagnie (leurs bureaux se trouve toutes devant le port, se renseigner sur place). Il faudra faire de même pour le retour (billet qui peut être également acheté à Puerto Nariño). Le trajet coûte 45 000 $/pers. Nous étions dans une période touristique plutôt creuse mais pourtant les lanchas étaient pleins à chaque trajet, nous vous conseillons donc de réserver un peu en avance.
Les départs depuis Leticia se font à 7h, 9h, 12h et 14h. Le retour à 7h, 10h, 13h30 et 15h30. Il n’est pas nécessaire de se présenter 1h30 en avance, 30 minutes d’avance suffiront largement. Nous vous conseillons de vous installer plutôt à tribord du bateau à l’aller car celui-ci longe la côte colombienne sur l’Amazone. Vous verrez donc de plus près la jungle.
La taxe à Puerto Nariño est passée à 30 000 $/pers. En compensation, l’accès au mirador n’est plus payant, il vous faudra monter l’attestation du paiement de la taxe.
Côté logement, nous vous déconseillons ceux situés sur les calles 3 et 4 car un générateur présent au Sud-Est de la ville émet un bourdonnement permanent qui est assez gênant (sur MapsMe, le générateur est représenté par un terrain militaire).
Une fois à Puerto Nariño, nous avons eu recours aux services d’un guide indépendant, Neider. Calme et attentionné, s’exprimant clairement et très bien informé sur la faune et la flore, je ne peux que vous le conseiller. Son catalogue de prestations est disponible sur WhatsApp (+57 311 35 19 701 - Conviveamazonastours).








