Vol: agence et compagnie aérienne refusent d'annuler suite à maladie

Forum Avion

Bonjour,

Mon fils cloué au lit a dû annuler son voyage Brussels-Zakynthos (vol aller le 14 août et vol retour le 19 août). Il était passé par le site Edreams pour réserver ces vols au départ de Bruxelles.

Si le vol aller (assuré par Thomas Cook) a pu être annulé par Edreams, le vol retour ne peut pas pour l’instant être annulé, Edreams et Jetairfly (compagnie assurant le vol retour) se renvoyant la balle sur la gestion du dossier et le déclenchement de l’annulation.

Or, il a besoin de cette annulation et d’une attestation pour faire la valoir auprès de son assureur en vue d’une prise en charge.

Je vous remercie pour votre appui. Que peut-il faire ?

Bien cordialement

Jean-Marie LAFFINEUR

Bonjour,

Dès qu’il y a l’embryon d’une difficulté, il faut oublier jusqu’à l’existence même du téléphone !!! Et ceci au profit de la lettre recommandé avec AR.

A l’avenir, achetez vos billets directement à la compagnie aérienne, et non à des intermédiaires inutiles qui ne font que compliquer les choses en cas de problème!!!

En l’occurence, il faut envoyer une lettre recommandée avec AR à la Compagnie aérienne (et, pour plus de sûreté, à l’agence de voyages aussi) afin d’annuler le vol en exposant le motif.

Et, en parallèle, vous adressez un autre courrier recommandé avec AR à l’assurance voyage en joignant une copie (ou photocopie) des courriers recommandés mentionnés ci-dessus + la photocopie des recipissés d’envois recommandés + la photocopie du certificat médical prescrivant de rester à son domicile.

Cordialement

tu dois tout simplement annuler ton voyage aupres de l’agence par lettre en R / e mail, tu t’en fous qu’ils annulent la place su rle vol ou pas, et tu fais ton dossier aupres de la cie d’assurance; tu demandes bien sur à ton agence une attestation d’annulation.

c est tout!

Bonjour,

Le problème de Lafgui est, précisément, qu’il n’arrive pas à obtenir l’attestation de la compagnie aérienne, puisque compagnie aérienne et agence de voyage se renvoient la balle !!!

Et dans ce cas, à défaut d’attestation, la bonne procédure est bien
1° d’adresser une lettre recommandée avec AR à la compagnie aérienne, et une autre à l’agence de voyages exposant le motif d’annulation.

2° d’envoyer une autre lettre recommandée à l’assurance voyage avec le justificatif médical (photocopie) prescrivant de garder la chambre, la copie des courriers recommandés à la compagnie aérienne et à l’agence, et la photocopie des récépissés d’envois recommandés.

Pourquoi tout à la fois une lettre recommandée à la compagnie aérienne et à l’agence de voyage : je n’ai pas le contrat d’assurance voyage sous les yeux et donc ne connais pas les termes précis employés dans les conditions générales du contrat.
Et, dans ce cas, il vaut mieux, par conséquent, prévoir toutes les éventualités.

Et, comme toujours en cas de litige : le téléphone ça n’existe pas !!!

Cordialement

d’alerter tous les acteurs…

une suele chose est d’informer le vendeur et uniquement lui de l’annulation,sans donner de raisons particulière, puis informer l’assurance dans un delai court( en france c 'est 5 jours) reunir le spieces necessaires et constituer le donner auprès de la cie assurance dès qu’elle l’a renvoyé au client;

simple non?

Edreams comme toutes les agences du groupe Odigeo sont à fuir !Faîtes une demande d’annulation sur leur site directement, pas besoin de recommandé qui ne sera jamais répondu !
Faîtes bien un imprime-écran de votre demande d’annulation en ligne pour en garder la trace
Vous pouvez également les relancer sur leur page Facebook et via le formulaire à disposition sur cette page : https://www.facebook.com/eDreams.FR/app_404487592919788
Et comme le dit Pascal, le seul interlocuteur est l’agence et pas la compagnie, puisque vous avez acheté à l’agence

Bonjour,

Il n’y a pas de règle générale : il faut toujours se reporter aux conditions définies au contrat d’assurance voyage dont on bénéficie pour savoir quel est le bon interlocuteur (ou quels sont les bons interlocuteurs, et dans quels délais il faut agir.

Ainsi dans le contrat d’assurance voyage dont bénéficient tous les détenteurs de carte Visa Premier en France, à condition que le voyage ait été payé au moyen de la carte, si on doit procéder à l’annulation du billet d’avion auprès du voyagiste OU auprès de la compagnie aérienne dans les 72 heures, on doit déclarer le sinistre à l’assurance dans les 15 jours :

“la garantie modification ou annulation de voyage”, article 2, en rubrique “important” : “Sauf cas fortuit ou de force majeure, l’Assuré doit immédiatement faire les démarches nécessaires à l’annulation ou la modification de son voyage garanti auprès du voyagiste OU de la compagnie aérienne, et au plus tard dans les 72 heures suivant la première constatation de l’evénement (pour la déclaration de sinistre se rapporter au chapitre 7 " Comment mettre en jeu les garanties”). "
Chapitre 7 “Comment mettre en jeu les garanties ?” :
“L’assuré ou le bénéficiaire doit déclarer tout sinistre de nature à entraîner la mise en jeu de la garantie prévue par le présent contrat dans les 15 jours qui suivent la date à laquelle l’assuré ou le bénéficiaire en a eu connaissance.”

Il n’est donc pas du tout question d’un délai de 5 jours : c’est 72 heures d’une part, et 15 jours d’autre part.

Il ne faut surtout pas tirer, de ce qui précède, une règle générale : il faut toujours vérifier ce qui est écrit dans le contrat dont on bénéficie. Chaque contrat peut comporter des exigences différentes de conditions de mise en oeuvre de la garantie, de procédure à respecter, ou de délais qui lui sont propres.

En aucun cas on ne pourra contester (la compagnie d’assurance ou, si besoin était, le juge) que le nécessaire a été fait auprès du voyagiste OU de la compagnie aérienne, et ceci dans les délais, si on justifie d’un receppissé d’envoi recommandé, lequel est daté, et comporte l’adresse du destinataire. Tout autre moyen peut être susceptible d’être contesté.

Enfin, il ne faudrait pas croire que pour tout problème relatif à un voyage comportant un transport aérien, le seul interlocuteur valable est le voyagiste (si on a acheté son voyage à un voyagiste).

Le cas le plus frappant est celui dans lequel on réclame l’application des obligations d’assistance et d’indemnisation forfaitaire prévues par le règlement 261/2004 de Parlement Européen et du Conseil du 11/02/2004 notamment pour les cas d’annulation de vol, de refus d’embarquement, ou, en vertu de la jurisprudence Sturgeon et dudit règlement, en cas de retard égal ou supérieur à 3 heures.
Un juge de proximité avait mis ces obligations à la charge du voyagiste dans la procédure initiée par le voyageur contre le voyagiste. Mais le voyagiste s’est pourvu en cassation et a gagné. Ce qui signifie que dans tout cas comparable, le voyagiste gagnera.

Arrêt de la cour de cassation du 8 mars 2012 :
“Qu’en statuant ainsi, alors que le règlement communautaire désigne le “transporteur aérien effectif” comme débiteur exclusif des obligations d’assistance et d’indemnisation qu’il édicte, de sorte qu’il ne peut être invoqué à l’encontre de l’agence de voyages, quand seules les dispositions du code du tourisme ont vocation à régir la responsabilité de celle-ci à l’égard de son client en raison de l’inexécution ou de la mauvaise exécution des obligations résultant du contrat qui les lie, la juridiction de proximité a violé les textes susvisés :
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi incident ;
CASSE ET ANNULE, mais seulement en ce qu’il a condamné la société Thomas Cook à régler aux époux X… la somme de 641,16 euros, le jugement rendu le 10 novembre 2010, entre les parties, par la juridiction de proximité de Marseille ; remet, en conséquence, sur ce point, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit jugement et, pour être fait droit, les renvoie devant la juridiction de proximité d’Aix-en-Provence”

Et de la même manière, si on a acheté un billet (par l’intermédiaire d’une agence de voyage ou pas) auprès d’une compagnie aérienne, mais que celle-ci vous fait voyager sur un avion d’une autre compagnie (par exemple, vous achetez chez IBERIA qui vous fait voler sur British Airways) , ce n’est ni à l’agence de voyage, ni à la Compagnie à laquelle vous avez acheté votre billet, que vous devez réclamer l’application du règlement 261/2004, mais exclusivement à la compagnie qui vous a effectivement transporté.

Cordialement

En France, si un voyage a été acheté à une agence de voyages, toutes les conséquences du voyage à l’égard de l’acheteur relèvent de sa responsabilité de plein droit (loi n° 92-645 du 13 juillet 1992, articles L. 211-16 et L. 211-7 du Code du tourisme).

Vous devez donc faire votre réclamation à l’agence, qui doit elle se retourner vers ses différents fournisseurs. Mais elle reste votre seul interlocuteur.

Bonjour,

En matière de droit, l’agence de voyage n’est liée que par le Code du Tourisme.
Elle n’est liée, ni par le Code des assurances (donc il faudra faire la déclaration de sinistre auprès de la Compagnie d’assurances), ni par les obligations d’assistance et d’indemnisation prévues par le règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil, en dépit du fait que les agences de voyage peuvent engager une action récursoire contre le responsable.

C’est en application de votre raisonnement (qui, d’ailleurs découle de la logique - mais logique et droit ne font pas toujours bon ménage…), fondé sur le Code du Tourisme, que le voyageur concerné avait introduit sa procédure contre le voyagiste, et non contre la compagnie aérienne, pour contraindre la voyagiste à l’indemniser en vertu du règlement 261/2004 du Parlement Européen et du Conseil.

Et le juge de proximité avait suivi ce raisonnement puisque les agences de voyage disposent du droit d’engager en justice une action récursoire contre le responsable du dommage.

La cour de cassation a cassé le jugement rendu par le Juge de Proximité. En effet, les obligations d’indemnisation et d’assistance prévues par le règlement 261/2004 reposent exclusivement sur “le transporteur aérien effectif” et non sur les agences de voyage.

On peut le déplorer car cela complique singulièrement les choses pour un voyageur qui s’adresse à une agence de voyage (ou un voyagiste) française, laquelle le fait voyager sur une compagnie non européenne.
En effet, dans ce cas, les dispositions du règlement 261/2004 ne s’appliquent qu’au vol aller, décollant de la Communauté Européenne, et non au vol retour, atterrissant en Communauté Européenne.
Si en outre, le transporteur aérien effectif n’est inscrit à aucun registre de commerce et des sociétés dans la Communauté Européenne, obtenir l’exécution du jugement relève, pour des sommes d’aussi faible importance, de l’impossible.

Par ailleurs, si le transporteur aérien effectif a un registre de commerce et des sociétés dans un pays membre de la Communauté Européenne, mais pas en France, pour pouvoir obtenir l’exécution du jugement, sans passer par la procédure de l’exquatur, il sera préférable d’engager la “procédure de règlement des petits litiges européens” hors de France, en utilisant la langue du pays concerné !!! Bien moins facile que la justice de proximité en France devant laquelle on peut faire comparaître un voyagiste français !!!

Il était donc nettement plus “logique” de permettre aux voyageurs d’assigner leur voyagiste au lieu du “transporteur aérien effectif” puisque le voyagiste dispose du droit d’engager une action récursoire. Mais “logique” et droit, ne font pas toujours bon ménage.

Mais cette façon d’ester en justice n’est plus possible depuis cet arrêt de la Cour de Cassation.

Et c’est ainsi : le droit (tout comme l’assurance d’ailleurs), s’applique, suivant le texte auquel on se réfère, à la virgule près. Et, en conséquence le pourvoi en cassation du voyagiste était, en droit, tout à fait justifié puisque les obligations d’assistance et d’indemnisation prévues par le règlement 261/2004 ne reposent que sur “le transporteur aérien effectif”, et donc la Cour de Cassation n’a pu que lui donner raison.
Par ailleurs, tout arrêt de la cour de cassation s’applique d’office à tout cas similaire. C’est ce qui s’appelle la jurisprudence.

En conséquence, quiquonque s’adresserait à son agence de voyage (ou voyagiste) au lieu du “transporteur aérien effectif” pour obtenir l’application du règlement 261/2004 du 11 février 2004 du Parlement Européen et du Conseil, ne pourra pas obtenir gain de cause, quand bien même il aurait raison sur le fond : les agences de voyages ne sont pas tenues à l’application du règlement 261/2004, lequel ne s’applique qu’aux “transporteurs aériens effectifs” puisqu’elles ne sont tenues qu’à l’application du code du tourisme, et ceci en dépit de leur droit à engager une action, récursoire.
Ansi en a décidé la Cour de Cassation.

Vous aurez d’ailleurs remarqué que la Cour de Cassation rappelle expressément que les agences de voyage ne sont régies que par le Code du Tourisme.

Et, de la même manière, les agences de voyage n’étant tenues que par le Code du Tourisme et non par le Code des Assurances, une déclaration de sinistre visant à mettre en oeuvre une garantie d’assurance, même relative à un voyage acheté auprès d’un voyagiste, ne peut être faite, sans aucune possibilité de contestation, qu’auprès de la compagnie d’assurances. Pas auprès du voyagiste, même si ce dernier a la faculté de transmettre la déclaration de sinistre. Mais si le voyagiste ne fait pas suivre cette déclaration à la compagnie d’assurances, le voyageur n’aura que ses yeux pour pleurer.

Donc non, le voyagiste n’est pas l’unique interlocuteur d’un voyageur car il y a des cas ou il DEVRA s’adresser à un autre interlocuteur, sous peine de ne pas pouvoir voir sa demande aboutir, même si le voyageur a raison sur le fond.

Mais, comme apparemment, vous ne semblez pouvoir croire que ce que vous voyez, je vous donne ici le lien sur lequel vous pourrez prendre connaissance, sur le site même de la Cour de Cassation, de l’arrêt rendu:
http://www.courdecassation.fr/jurisprudence_2/premiere_chambre_civile_568/273_8_22471.html

Cordialement

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