Un café sur la baie à Cuba ...

Forum Cuba

Bonjour,
Si vous voulez prendre un peu l’air et traverser la baie, n’hésitez pas avant à monter au premier étage de l’embarcadère (avenida de Paula) vous pourrez y prendre un café, un cortado ou un cappuccino en cup:



Ensuite, la lancha de gauche vers Casa Blanca (la semaine passée le train Hershey ne fonctionnait pas):

Ou celle de droite vers Regla:

Bon voyage.
zapata.

prix en mn visiblement

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Oh maman! À Cuba, seuls les riches boivent du café

Avec une tradition de culture du café de près de 300 ans, et après avoir été l’un des principaux producteurs de café au monde au XIXe siècle, les Cubains dépendent aujourd’hui des importations pour pouvoir boire une tasse de cette infusion chaque jour, et que, ceux qui peuvent en payer le prix.

Le début de la fin du café à Cuba

Après que le gouvernement a nationalisé les plantations et encouragé la production de café dans le cadre d’un effort de diversification de l’économie, la production de café a subi d’énormes changements sur l’île.

Cuba, qui produisait plus de 60 000 tonnes de céréales en 1961, a commencé à diminuer sa production à partir de cette date, et dans les années 1970 et 1980, le rendement moyen était d’un peu plus de 21 000 tonnes.

Entre les années 1990 et 2000, la production moyenne est tombée à 16 109 tonnes, tandis que de 2002 à 2011, la production moyenne a continué de baisser jusqu’à atteindre 8 000 tonnes.

La vérité est qu’en quelques décennies seulement, l’île est passée du statut d’acteur dominant du secteur à celui de dépendante de facteurs externes pour garantir la consommation intérieure. La petite tasse de café au petit-déjeuner ou après le dîner, qui était autrefois une tradition à Cuba, menace de plus en plus de devenir un privilège réservé à quelques-uns.

Hasta pronto
Chavitomiamor

Qu est ce qu il faut pas lire…les cubains continuent a boire du cafe et a fumer meme si c est hors de prix. Ils font du troc ou grace a l argent de l exterieur.

Bonjour :slightly_smiling_face:,

Ángel Expósito commande un café dans un « hôtel espagnol » à Cuba, et la réponse du serveur lui apprend une leçon sur ce qui se passe dans le pays.

« Il n’y a pas de café à Cuba. » C’est la réponse qu’a reçue Ángel Expósito , réalisateur de La Linterna (COPE), lorsqu’il a demandé une deuxième tasse de café au petit-déjeuner dans un hôtel espagnol haut de gamme sur l’île caribéenne. Le serveur, mêlé de gêne et de résignation, s’est approché de sa table et lui a expliqué qu’il était tout simplement impossible de lui en servir une autre. « Ils n’avaient pas de café. À Cuba. Le pays qui était le symbole du meilleur café des Caraïbes », a raconté Expósito, incrédule, lors de son passage dans l’émission. Cette anecdote, apparemment anodine, est devenue emblématique d’une crise touristique et économique sans précédent qui asphyxie l’île.

Expósito, qui s’est rendu à Cuba à de nombreuses reprises pour son travail, a décidé de profiter de vacances touristiques sur l’île et de séjourner dans un établissement haut de gamme. « C’était un hôtel de marque espagnole, de ceux qui garantissent théoriquement confort et service », a-t-il expliqué. Le premier matin, après avoir bu le café inclus au buffet du petit-déjeuner, il en a demandé un deuxième à la carte. Le serveur s’est approché et, à voix basse, a dit : « Je suis désolé, monsieur, mais nous ne pouvons pas vous en servir un autre. Il n’y a pas de café à l’hôtel. » Expósito a insisté, prétextant qu’il était prêt à le payer séparément. La réponse de l’employé a été encore plus révélatrice : « Ce n’est pas une question d’argent. C’est qu’il n’y en a pas. Sur toute l’île . »

Le directeur de l’émission a qualifié la scène de « surréaliste » : un hôtel de renommée internationale incapable d’offrir un élément essentiel de la culture cubaine.

Ce qu’Expósito a vécu de près n’est que la partie émergée de l’iceberg d’un effondrement systémique. Selon les données officielles de l’Office national de la statistique et de l’information (ONEI), Cuba a enregistré une baisse de 29,1 % des arrivées de touristes au cours des premiers mois de 2025 par rapport à la même période en 2024. Seuls 65 000 touristes espagnols ont visité l’île en 2024, un chiffre qui devrait encore baisser cette année.

Les infrastructures touristiques, autrefois la fierté du régime, se délabrent. Routes défoncées, transports en commun irréguliers et hôtels mal entretenus font fuir les visiteurs. « Le jour où il faudra reconstruire les routes de ce pays, je ne sais pas combien d’argent cela coûtera », prévient Serbeto. De plus, on assiste à une fuite massive des talents : serveurs, réceptionnistes et guides touristiques émigrent à la recherche de meilleures conditions de travail, privant le secteur de professionnels qualifiés.

Hasta pronto
Chavitomiamor

1 « J'aime »

@chavitomiamor
C est une des contradictions.
La bourgeoisie locale et les touristes pourront toujours s offrir une tasse de café.
Un internaute a meme écrit sur ce forum qu en France il paie l ISF, l Impot sur les grandes fortunes.
Et le seuil pour cet impot est en 2025 1,3 millions d euros.
Et ces touristes pourront toujours s offrir un café à Cuba même si c est hors de prix.
L Observatoire des Inégalités a annoncé que 40% des francais n ont pris aucunes vacances en 2025.
Donc ce ne sont pas forcément les pauvres qui arrivent a Cuba.

La production de café à Cuba chute tout le temps.
Et encore plus cette année à cause de la sécheresse et du manque de carburant pour faire actionner leurs rampes d arrosage.
Et pas de carburant pour les tracteurs et pas de pièces de rechange.
La production est en baisse et les feuilles de tabac sont petites.
Tout cela est très bien expliqué dans un reportage d Arte que je mettrais sur ce forum.

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