Bonjour
Bilingues français-italien et passionnés par les civilisations étrusques et romaines, nous allons plusieurs fois par année en Italie. Pour cette nouvelle exploration dans le Lazio, nous avons suivi les traces des Étrusques à travers plusieurs sites. Certains sont connus et bien balisés, d’autres beaucoup plus sauvages, parfois difficiles à trouver.
Nous n’avons évidemment pas la prétention d’avoir tout visité. Nous planifions d’ailleurs déjà un autre voyage en septembre. Il y a des centaines de sites étrusques, et probablement encore des milliers de tombes non découvertes. Autant dire que le sujet ne se boucle pas en 1 mois, même avec de bonnes chaussures et beaucoup d’enthousiasme.
Dans certains cas, Google Maps ne nous a pas beaucoup aidés. Il indique parfois des parkings là où il n’y en a pas vraiment, il ne connait pas les emplacements, se trompe carrément par exemple à Tarquinia, ou alors reste très vague sur les sentiers d’accès
Nous avons surtout utilisé Mapy.com, disponible en application smartphone, ainsi que le Portail cartographique du Lazio : https://geoportale.regione.lazio.it le plus complet qui propose des cartes jusqu’au 1/500ème avec coordonnées GPS.
Il faut aussi savoir que la signalisation routière est très aléatoire. Parfois, un panneau annonce le site, tout semble en ordre, puis quelques kilomètres plus loin, plus rien. On se retrouve à hésiter entre un chemin de terre, une oliveraie et un vieux portail rouillé. Bref, ne comptez pas uniquement sur la signalisation locale pour arriver à destination.
Les chemins d’accès méritent eux aussi d’être pris au sérieux. En dehors des sites gérés et aménagés, il s’agit très souvent de chemins agricoles, parfois caillouteux, étroits ou en mauvais état. Une voiture très basse de châssis n’est donc pas la meilleure idée.
Plusieurs sites ont une présence sur Internet, mais restez prudents : les informations ne sont pas toujours à jour. Le plus sûr est de téléphoner directement au numéro indiqué pour vérifier l’accessibilité, ou tout simplement de discuter avec les gens du coin. Et autant le préciser tout de suite : cette partie du Lazio n’est pas vraiment touristique, et pratiquement personne ne parle autre chose que l’italien.
Un guide nous a été très utile : Escursionismo d’Autore nella Terra degli Etruschi – III volume: Viaggio nella Tuscia. Il contient des cartes détaillées et les points GPS des parkings. À certains endroits, une boussole reste d’ailleurs très utile, car les sentiers ne sont pas toujours visibles sur le terrain.
Le livre indique les coordonnées des emplacements au format UTM beaucoup plus précises qu’en degrés, pas reconnues par GoogleMap mais par Mapy.
Vous trouvez ce livre sur leur site : https://www.editricelaurum.it ou à Viterbo au Palazzo Dei Papi. (Et non je ne touche pas de commission sur les ventes et je ne suis pas affilié)
Côté fréquentation, nous avons souvent été seuls.
À Norchia, Antica Monterano et Castel d’Asso, il n’y avait personne d’autre sur le site. C’est magnifique, presque irréel par moments, mais cela veut aussi dire qu’il faut être un minimum préparé.
L’accès à certains lieux, notamment Norchia, demande de bonnes jambes et de vraies chaussures de marche. La descente se fait dans la falaise, par un sentier raide et encombré de rochers. Ce n’est clairement pas une balade en tongs entre deux cappuccini.
Enfin, comme toujours pour ce genre de visite : prenez de l’eau, et prévenez une personne de confiance de l’endroit où vous allez et de l’heure approximative de votre retour. Certains sites n’ont aucune couverture téléphonique, et bien entendu, il n’y a ni buvette, ni kiosque à souvenirs, ni panneau « vous êtes ici ». C’est aussi ce qui fait tout leur charme.
Commençons la visite.
Antica Monterano
Le site a été occupé par les Étrusques il y a plus de 2500 ans, puis par les Romains, avant qu’un village ne se développe à partir du haut Moyen Âge. À la fin des années 1700, la malaria a décimé la population, puis les troupes françaises ont brûlé le village en 1799. Il n’a jamais été réoccupé : les derniers habitants ont fondé Canale Monterano, à quelques kilomètres de là.
Le lien avec la grande histoire de Rome, c’est la famille Altieri, propriétaire du village, qui a donné le pape Clément X. Les Altieri ont engagé Le Bernin pour embellir Monterano : on lui doit la Fontana del Leone et l’église San Bonaventura. Le même Bernin a réalisé, entre autres, une des fontaines de la Piazza Navona, les statues du pont Castel Sant’Angelo et la colonnade de la place Saint-Pierre.
Le site a aussi servi de décor à de nombreux films : la vallée des lépreux de Ben-Hur (1959), L’Évangile selon saint Matthieu de Pasolini (1964), et surtout Il Marchese del Grillo avec Alberto Sordi — le repaire du brigand Don Bastiano, c’est l’église San Bonaventura.
Accès : le parking se trouve facilement avec Google Maps. Attention toutefois, la route est très étroite, mal entretenue, et les croisements y sont difficiles. Elle passe en sens unique les samedis, dimanches, jours fériés et pendant les vacances : durant ces périodes, pour repartir du site, prenez la route qui part à gauche environ deux kilomètres plus loin.
Une fois garé, suivez le chemin qui part au bout du parking (refermez bien la barrière, il y a du bétail) sur environ 2 kilomètres, jusqu’à l’aqueduc. Contrairement aux apparences, il ne date pas des Romains mais des années 1700 : il alimentait le village en eau. Continuez le chemin, vous passerez à l’arrière du château, où des tombes étrusques sont taillées dans la roche. Vous arriverez ensuite aux ruines de la Chiesa di San Bonaventura. De là, prenez le chemin sur la droite pour rejoindre les ruines du Palazzo Altieri, la cathédrale Santa Maria Assunta et l’église San Rocco. Toute la plaine entre San Bonaventura et le Palazzo Altieri correspondait au village : il n’en reste pratiquement rien.
Parking : https://maps.app.goo.gl/ARs6wyMZes6jTWmA7
Tarquinia — Necropoli dei Monterozzi
Changement complet d’ambiance par rapport aux sites sauvages : ici, l’accès est facile et le site est bien aménagé. C’est la plus célèbre nécropole étrusque, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, et elle abrite les plus belles tombes peintes connues. Les fresques ont plus de 2500 ans.
Pour les préserver, on ne peut pas entrer dans les tombes : chacune est fermée par une porte vitrée, derrière laquelle on descend par un escalier pour observer les peintures. Le système fonctionne bien et les fresques restent parfaitement visibles.
Malgré la renommée du lieu, il y avait peu de touristes lors de notre visite. C’est un incontournable, ne serait-ce que pour la Tomba dei Leopardi, la Tomba della Caccia e della Pesca , la Tomba dei Tori , la Tomba del Triclinio.
Parking: https://maps.app.goo.gl/2Re9aUfGWgnVEDhx7
Sutri
Facile d’accès, et pour une fois, un vrai village vivant à visiter avant les ruines. Passez par la place du village : cafés et restaurants ne manquent pas.
Parking : en bas du village, le Parcheggio Via delle Cassie offre une centaine de places, mais il peut se remplir vite.
Autre solution : se garer à l’amphithéâtre romain, à 300 mètres du village.
Le Mitreo di Sutri, à voir absolument. L’accès se fait uniquement par groupes de 10 personnes maximum, et il n’est pas garanti. Allez prendre votre billet suffisamment tôt dans la journée. Si un car de touristes arrive, il faudra être patient : les groupes ont la priorité. Cela dit, en discutant un peu avec les guides — on est en Italie, à 50 kilomètres de Rome — on peut parfois s’arranger. Nous sommes passés devant un groupe de 50 personnes. À noter : la visite à l’intérieur est limitée à 10 minutes maximum.
Achat des billets : https://maps.app.goo.gl/F3p8JnV37FRZ6ifD9
site officiel : https://cultura.gov.it/luogo/mitreo-di-sutri
La balade à faire ensuite: prenez le chemin qui monte à droite du Mitreo pour arriver à la Villa Savorelli et à la Chiesa di Santa Maria del Monte. D’après leur site Internet, la villa et l’église se visitent, mais en réalité elle sont fermées pour travaux.
Villa Savorelli https://maps.app.goo.gl/uUSk9QPjy1Vx4Xud7
Chiesa di Santa Maria del Monte: https://maps.app.goo.gl/viEG9XXZGPbLWE556
Continuez le chemin pour arriver au-dessus de l’amphithéâtre romain, entièrement taillé dans la roche. https://maps.app.goo.gl/8NYiSW1YbF5fAHvF8
Redescendez ensuite par le même chemin et, à la hauteur du Mitreo, prenez le chemin à gauche pour contourner la colline. De l’autre côté, vous découvrirez une sépulture étrusque et, au milieu de la forêt, les ruines de la Torre Romana.
sépulture: https://maps.app.goo.gl/JxrRiGLMPwoT1Bnu5
Torre Romana : https://maps.app.goo.gl/gSs5aUXBL7KHUh2Y7
La visite de l’amphithéâtre est payante, avec un billet combiné incluant le Mitreo. L’accès se fait en face du bureau d’information et l’entier du site est accessible.
Norchia — la nécropole de Pile
Le site le plus sauvage de notre périple, et sans doute le plus impressionnant. Nous y avons passé la journée entière sans croiser personne.
Un peu d’histoire : Norchia était une ville étrusque sous l’influence de Tarquinia, à son apogée entre le IVe et le IIIe siècle avant J.-C. Sa particularité, ce sont ses tombes rupestres monumentales : des façades entières taillées directement dans les falaises de tuf, sur plusieurs niveaux, dominant les gorges des torrents Pile et Acqualta. Le site est resté occupé à l’époque romaine puis au Moyen Âge — les ruines du château se dressent encore sur la colline en face de la nécropole — avant d’être abandonné, la malaria étant passée par là ici aussi.
Accès, et c’est là que ça se corse : Google Maps est utilisable jusqu’au parking, après il est perdu. D’où la nécessité des cartes citées plus haut.
Ce n’est pas réellement un parking mais un coin de champ dégagé en pleine campagne, gratuit, non surveillé mais vu la fréquentation, c’est-à-dire personne, il n’y a aucun risque….
https://maps.app.goo.gl/xi2ePCfAMKqvhjer9
La route d’accès est étroite, en terre parfois et non entretenue et en cas de pluie ça peut vite devenir compliqué. Aucune indication sur place pour trouver le site : la carte du guide cité en introduction et une boussole sont nécessaires. Depuis le parking, il faut d’abord marcher près d’un kilomètre dans la campagne avant d’atteindre le sentier escarpé, encombré de rochers, qui descend au fond du vallon, là où se trouve la nécropole. Le sentier est classé « chemin de montagne ».
départ du sentier : https://maps.app.goo.gl/bJ3EnKbJAsAH3bFTA
Quelques précautions :
Sur le tronçon entre le parking et le début de la descente, vous pouvez croiser des moutons : passez au large, les troupeaux sont accompagnés de chiens de garde. Côté équipement : pantalon, eau, et de vraies chaussures de marche — confortables ne veut pas dire sandales, il faut des semelles crantées et des chaussettes. Emportez aussi une lampe de poche puissante pour explorer les tombeaux.
Et préparez-vous psychologiquement : des milliers de mouches tapissent le plafond de certaines chambres funéraires. Après… vous faites comme vous voulez, mais rappelez-vous que les téléphones ne fonctionnent pas dans le vallon. Il n’y a absolument rien sur place.
La récompense est à la hauteur de l’effort : un site grandiose, immense, avec des centaines de tombeaux. Certains sont accessibles, d’autres disparaissent sous la végétation. Aucun aménagement, aucune barrière, aucun panneau : la nécropole est restée en l’état.
Depuis la nécropole, il est en principe possible de rejoindre le château en continuant le sentier : on traverse le ruisseau puis on remonte sur la colline opposée. Lors de notre passage, le chemin était toutefois fermé pour cause d’exercices militaires, un camp de l’armée se trouvant juste à côté.
Castel d’Asso
Un peu d’histoire pour situer : Castel d’Asso, l’antique Axia citée par Cicéron, était un centre étrusque du territoire de Tarquinia, à quelques kilomètres de l’actuelle Viterbe. Comme à Norchia, les tombes datent principalement du IVe au IIe siècle avant J.-C., avec des façades monumentales taillées dans le tuf, alignées le long du vallon. C’est d’ailleurs ici que ce type de nécropole rupestre a été identifié et étudié pour la première fois, au début du XIXe siècle.
Accès : le parking se trouve facilement, Google Maps le connaît. Par contre, rien sur place n’indique que c’est un parking, ni que vous êtes bien à la nécropole de Castel d’Asso. Il est grand et gratuit. Aucune indication non plus pour rejoindre le site : prenez le chemin qui descend à droite, à l’extrémité du parking, et après quelques centaines de mètres vous arriverez à la nécropole.
Parking : https://maps.app.goo.gl/mcqDZEjd5mx2YRHy9
Plusieurs centaines de tombes sont réparties sur quelques hectares, dont la fameuse Tomba Orioli. Toutes sont libres d’accès, à l’exception de celles dont l’entrée est partiellement enfouie sous la terre et la végétation.
La visite est facile avec de bonnes chaussures. Sur place : pas d’eau, pas de téléphone, pas de guide, mais quelques panneaux explicatifs sur les tombeaux. Et là aussi, ne vous laissez pas impressionner par tout ce qui grouille au plafond des tombeaux.
Cerveteri — Necropoli della Banditaccia
Un peu d’histoire : la Banditaccia est la nécropole de Cerveteri, l’antique Caere, qui fut l’une des cités les plus puissantes de l’Étrurie — au point d’entretenir des liens directs avec la Grèce et de posséder son propre trésor au sanctuaire de Delphes. La nécropole a été conçue comme une véritable ville des morts, à l’image de la cité des vivants : rues, quartiers, places, et des tombes construites comme des maisons, avec leurs pièces, leurs portes et leur mobilier taillés dans le tuf. C’est ce qui la rend unique, et c’est ce qui lui vaut son classement au patrimoine mondial de l’UNESCO. La plus célèbre de ses tombes, la Tomba dei Rilievi, reproduit même en relief peint les objets du quotidien : outils, armes, ustensiles de cuisine.
Le site est magnifique, connu pour ses tumulus, et entretenu : chemins d’accès, parking, panneaux explicatifs. Tout est libre d’accès à la visite. Ici, le téléphone passe, et il y a une buvette avec WC à l’extrémité du parc et si la buvette est fermée il y a des distributeurs d’eau et de snacks.
Prévoyez large : la réception nous a annoncé un temps de visite d’environ 2 heures. Nous y avons passé 6 heures, à tout visiter et tout explorer.
Parking : il y en a deux, le premier à 2 kilomètres de l’accueil, le second sur le site lui-même. Les véhicules de plus de 3,5 tonnes s’arrêtent au premier. Et un bon plan : le long de la route qui mène au parking, de nombreux tumulus et tombeaux sont en libre accès, gratuitement.
Tombeaux en libre accès : https://maps.app.goo.gl/5vdVbe7DZqLnAYZg6
Parking véhicules léger : https://maps.app.goo.gl/dkAqVQgKovCEf53AA
Parking plus de 3.5 tonnes : https://maps.app.goo.gl/c5A8SxxV8DKxbPp2A
Vulci — le château, le pont et le parc archéologique
Vulci illustre parfaitement notre conseil de l’introduction : vérifiez directement si un site est ouvert. Sur le site Internet de Vulci, le château est annoncé ouvert. Eh bien non. Il est fermé jusqu’en septembre.
Alors pourquoi y sommes-nous allés quand même ? Parce que c’est sur la route du parc archéologique, et que nous voulions voir le fameux pont.
Le pont et le château. Le Ponte dell’Abbadia, surnommé Ponte del Diavolo (pont du Diable), enjambe la rivière Fiora à une trentaine de mètres de hauteur. Sa base repose sur des fondations étrusques, l’arche principale date de l’époque romaine, et il a été remanié au Moyen Âge : près de 2000 ans d’histoire en un seul ouvrage, toujours praticable à pied. Juste à côté, le Castello dell’Abbadia, forteresse médiévale construite sur une ancienne abbaye, abrite le Musée archéologique national de Vulci — celui qui était fermé lors de notre passage. Grand parking à côté du pont, mais comme d’habitude, les panneaux de signalisation ont disparu.
Parking : https://maps.app.goo.gl/fxp6M2oKCZ5a9zHq8
Ponte dell’Abbadia:https://maps.app.goo.gl/ftemjaJikptJ72LYA
Le parc archéologique de Vulci
Vulci était l’une des grandes cités étrusques, riche et puissante, célèbre pour ses ateliers de bronze et sa production de céramique. C’est aussi de ses nécropoles que provient une grande partie des vases grecs exposés aujourd’hui dans les musées du monde entier, déterrés par milliers au XIXe siècle — notamment lors des fouilles menées par Lucien Bonaparte, frère de Napoléon, propriétaire des terres à l’époque.
Le parc lui-même est officiel, entretenu, avec billet d’entrée. Comme d’habitude sur ces sites, nous devions être une dizaine de visiteurs. En revanche, il faut fournir un gros travail d’imagination : il ne reste que des ruines, des pans de mur ici et là. Même constat pour la Casa del Criptoportico, une grande demeure aristocratique romaine qui doit son nom à son criptoportique, une galerie souterraine qui servait à ses habitants de passage frais pendant l’été. En surface, il ne reste que des pans de murs, mais l’immense sous-sol se visite, ainsi que le mithraeum voisin, un petit temple dédié au culte de Mithra.
Le parking se trouve ici : (GoogleMaps vous enverra dans le parc lui-même.)
Nos impressions en dehors des sites étrusques
D’abord, gardez en mémoire que nos voyages ont pour but l’archéologie et l’histoire. Nous n’avons donc pas la même vision ni la même sensibilité que les personnes qui préfèrent des vacances à la plage — nos impressions sont à lire avec ce filtre.
Pour situer notre séjour : vol jusqu’à Rome, location d’une voiture sur place, puis quelques jours à Tarquinia et le reste du voyage à Vetralla, deux points de chute à moins d’une heure de voiture de toutes nos visites.
Le Lazio est peu touristique. C’est une région plus pauvre que la Toscane ou Rome, moins habituée aux visiteurs — et tant mieux. Mais cela se ressent dans l’accueil, très différent de la Toscane : moins organisé, plus distant. Les gens sont gentils, jamais hostiles, mais indifférents. On sent qu’on n’est pas attendu ici. On nous tolère, on nous répond poliment, puis chacun retourne à ses affaires. Nous n’étions pas des clients à séduire, juste des passants.
En réalité, ces endroits voient surtout passer des touristes italiens — Rome n’est qu’à une trentaine de kilomètres — et très peu de visiteurs internationaux.
Et encore plus rares sont ceux qui passent leurs vacances à visiter des sites archéologiques au mois de juin.
Tarquinia est une charmante petite ville médiévale, comme on en trouve en Toscane. Vetralla et Viterbo, en revanche, sont des villes de taille moyenne, un peu défavorisées et sans grand intérêt. Dans ces deux villes, trouver un restaurant ou une pizzeria a été un peu laborieux.
Civitavecchia ne nous a pas convaincus, surtout avec le défilé de navires de croisière qui débarquent des milliers de personnes.
Enfin, nous nous sommes arrêtés à Ladispoli pour une journée plage. Très touristique, beaucoup de restaurants sur le front de mer, location de parasol et transat à 30 euros la journée.
Pour finir, deux jours de détente à Ostia avant le retour. Et changement complet d’ambiance par rapport à la campagne étrusque : ici, quelques précautions s’imposent.
Garez votre voiture dans un parking privé, prudence la nuit, évitez absolument le quartier de l’Idroscalo, et renoncez à aller voir le phare : il est en ruine et le coin n’est vraiment pas sûr. Évitez aussi le parking situé au bout de la Via Giuliano da Sangallo.
Idroscalo : https://maps.app.goo.gl/9bVPqorTx7W9GQw4A
Parking à éviter : https://maps.app.goo.gl/Tc3QRboydqqQngmWA
Côté positif : la plage Grigia est gratuite, propre et ouverte aux chiens. Elle se trouve juste avant le Porto Turistico, un secteur tranquille et entièrement piétonnier, avec de bons restaurants et des magasins variés. Attention toutefois, le portail d’accès ferme à 1h00 du matin.
plage : https://maps.app.goo.gl/X5ZS53s447KxWA2u6
Porto turistico : https://maps.app.goo.gl/LUQ4ySGKRsmLhQsGA
Et pour les amateurs de la série Suburra : vous reconnaîtrez le décor…
Nous espérons que ces quelques renseignements vous seront utiles, et que nous vous aurons transmis un peu de notre passion pour ces sites. Si vous avez des questions sur l’un ou l’autre d’entre eux, n’hésitez pas, nous y répondrons volontiers.
T & I








































