Revers de la médaille

Forum Cuba

Je voudrais ici faire un petit compte rendu de mon expérience, sous forme d’avertissement à ceux qui vont pour la première fois à Cuba. Si j’ai aidé ne serait ce qu’une personne à savoir où il met les pieds, je suis content.

Comment parler honnêtement de ce qui fut une expérience positive et de ce qui fut dérangeant sur plus d’un niveau ? Mon voyage n’a pas été dans la facilité, genre station balnéaire avec une excursion où on voit le pays à travers les carreaux du bus air-conditionné. Non, on parle de 2 semaines en contact direct avec les cubains, 2 semaines “puro español” sans un mot en français. Ce voyage restera mémorable pour les personnes rencontrées, les très nombreuses et longues conversations et puis surtout les deux familles chez qui j’ai logé, des gens tellement attachants, chez qui je me suis très vite senti en famille. J’ai vraiment adoré !
Par contre, comme je m’étais documenté - et que je me suis fait avoir par le Lonely Planet qui utilise des superlatifs à tour de bras ; beau, merveilleux, vue imprenable et j’en passe - et que je pensais retrouver le niveau de vie d’un pays comme le Mexique, j’ai été surpris de voir une misère qui me rappelle l’Inde. Dans certains quartiers de La Havane je me croyais à New Delhi. J’avais déjà lu, sans trop y croire, que le salaire de base est environ de 10 euros mais c’est la vérité. Cela complique beaucoup les rapports qui sont rarement désintéressés, sans parler de toutes les arnaques en tout genre qu’il faut se farcir, mais aussi quand on rencontre des gens authentiques car on sait qu’on ne pourra pas changer leurs vies.
Puis j’ai souvent eu l’impression que l’histoire du pays n’a commencé qu’en 1950. Culturellement, Cuba n’a pas grand chose à offrir en dehors de sa révolution. Dès qu’ils ont 2 ou 3 babioles ils en font un musée et il y a une chance sur deux que ce soit fermé pour rénovation ! En fait, Fidel a paralysé le pays en 1959. Pire, tout s’étiole, part en morceaux. Il n’y a que ce qui touche le tourisme qui est rafraichi, qui est en état. C’est pour cela que le touriste de Varadero avec son excursion en bus ne s’en rendra pas vraiment compte. J’ajoute que mon expérience tient sans doute au fait que j’ai une bonne base en espagnol, que je suis parti seul avec mon sac à dos, que les paysages et la nature ne sont pas importants pour moi, et qu’en voyage, ce qui me parle c’est les gens, l’histoire du pays, leur culture.

Seul pays au monde où circule 2 monnaies.

A Cuba, il y a une grande différence de niveau de vie entre ceux qui ont accès aux devises étrangères, remesas ou devises du tourisme, et ceux qui ont seulement accès à la monnaie nationale (salaire/dépenses).On (les observateurs avertis) estime à environ 50% de la population qui a accès aux devises.

Il devait y avoir disparition du cuc. Mais pas si simple à mettre en oeuvre apparemment.

ne changera aucune des équations du problème :

la parité CUC dollar permet de vendre, en CUC justement, les marchandises importées ou confectionnées à Cuba par des entreprises à capitaux étrangers - (Nestlé par ex) ou avec des emprunts (Etecsa) qui sont payées, justement, en devises pour leurs services

le fait de ramener ces prix en CUP ne les rendra pas plus bas en terme de cout de revient, ils conserveront, obligatoirement, une étiquette spatiale…

tant que Cuba ne générera pas plus de devises pour ses échanges avec l’étranger tout cela n’ira guère loin, je le crains

Bonjour

bonne analyse, pour la monnaie il est clair que le fait d’en supprimer une ne changera rien au problème.
Seul un esprit simple peut penser le contraire.

Le seule chose qui pourrait aider Cuba, pour sortir de cet imbroglio serait de créer un nouveau peso MN, en le réévaluant en 2 étapes, afin que les salaires augmentent sensiblement, sans que les prix actuel en Cuc augmentent.
De toutes façon, le coût de la vie étant actuellement tellement haut, (plus cher qu’en Europe) qu’il n’est pas possible d’augmenter encore

Jacques DEPOLLIER du site JDSDF a Cuba

Bonjour

Oui, vous l’avez bien senti, ce Cuba.
Ce n’est pas celui des cartes postales et de ceux qui affirment toujours que Cuba c’est le seul paradis au monde.
Il est vrai que la culture est faible, très faible car tout à été déformé, annulé, annihilé par la révolution qui c’est prolongé par le blocage totale de l’évolution de pays par la main mise d’une famille et d’un pouvoir central unique.

Tout est en ruines, on a l’impression qu’il vient de subir une guerre et ce qui brille, ce qui est remis à neuf, c’est tout simplement nous qui payons avec les organismes Internationaux.

J’ai beaucoup voyagé sur Cuba, comme vous, en contact direct avec la population. Dix huit ans de Cuba et plus de 60 voyages, et toujours, je suis à la recherche du passé, à l’écoute des anciens pour comprendre ce que fut Cuba avant le Révolution…ce n’est pas facile de savoir, tout s’efface petit à petit car ils sont de moins en moins nombreux à pouvoir témoigner. Et aussi après tant d’années d’emprise du système et de propagande, tout se mélange et tout est flou, plus rien n’est réel.

Je partage votre vision du voyage, ce qui m’intéresse le plus ce sont les gens, pas les musées, c’est le peuple qui à lui seul est un livre ouvert, une encyclopédie vivante. Il faut savoir saisir la chance de pouvoir l’écouter lorsqu’il parle.

Jacques DEPOLLIER du site JDSDF a Cuba

Cuba c’est 90% de fonctionnaires.Une agriculture atone. Une industrie à l’image de ses usines, déglingués. Aujourd’hui c’est SOS investisseurs étrangers, avec bonus fiscal de 8 ans d’exonération d’impôt sur les sociétés.Les mesurettes d’ouverture n’ont rien changé. Absence de cash.

Beaucoup de pays ont annulé la dette de Cuba, mais celà ne dure pas aussi longtemps que les impôts…

bonjour
je pars seule avec un vol, sec 3 semaines a Cuba à la rencontre des cubains de leur histoire de leur culture dans une volonté d’écoute et de partage
j’y vais aussi justement aussi pour voir a quoi ressemble un pays en dehors du temps dont l’histoire “s’arrete” en 1950
en plus je vais voir des payages des styles architecturaux mélangés uniques liés à leur histoire je suis une acrro de photo et je fixe le temps et mes émotions sur photos
je fuis les sites touristiques et les touristes c’est bien pour cela que je pars sans francais et dans des casas parlant espagnol après réflexion et sur les conseils des routards meme si je ne fais balbultie que qq mots en espagnols
Que me conseillez vous pour réussir cette partie importante de mon voyage vivre et partager Cuba?
Par ailleurs sur le conseil de routards j’emporte avec moi des produits de première nécessité : médiacaments de base, produits d’hygiène, vêtements.
Comment en faire bénéficier ceux qui en ont vraiment besoin et ne pas me faire “pieger”?
Merci si quelqu’un peut me répondre car ces questions sont très importantes pour moi.

Pour La havane, voici une adresse où j’ai eu la chance de vivre des vraies soirées en famille quand j’ai dit que je voulais manger avec eux, comme eux. Ce fut magique.

Habana Viega
Casa Marcia
Calle Sol 3, entre Av del Puerto et Oficios
estadichv@infomed.sld.cu
(+53 7) 860 6301

A Cienfuegos, il y a ce couple où au bout de 24h je me sentais comme en famille, comme si j’étais un lointain cousin en visite.

Cienfuegos
VISTA AL MAR
Gertrudis Fernández
Calle 37 No. 210 e/ 2 y 4 . Punta Gorda
Cienfuegos. Cuba
Telf: (53)(43)518378
Tel cell: (53)52845737
www.vistaalmarcuba.com
gertrudis_fernandez@yahoo.es

Je suis aussi passé par Trinidad et Matanzas dont je peux te donner les adresses des casas, ce fut très bien, mais plus “courtois”, je n’ai pas été aussi proche d’eux. Si tu as des questions c’est avec plaisir

Pour répondre à ta question sur les produits de première nécessité, c’est un truc que j’avais fait en Inde, et cela ne m’a pas donné le sentiment d’avoir fait qq chose de vraiment utile. Je me suis emmerdé à trimballer ces choses, finalement ce n’est qu’une aide ponctuelle qui va pas changer leurs vies, qu’ils vont probablement revendre … De toutes façons ils t’arnaquerons à chaque occasion et là tu aide déjà le pays :slight_smile:

Pour Jacques qui cherche d’anciens témoignages, cette vidéo bien chaloupante dans les bars à La Havane, en 1961, deux ans après la Révolution, des défauts techniques mais de ces types humains ! sur : http://www.youtube.com/watch?v=XupwIWqsxxU

Je ne pense pas que Jacques soit à la recherche de témoignages d’avant révolution, et d’après. Je crois qu’il en a déjà eu beaucoup, mais qu’il se plaît à les écouter, ou en entendre de nouveaux… comme moi…

On m’a plusieurs fois fait le reproche, ici, qu’à Cuba je reste à l’intérieur. Comme Richard ou Jacques, je ne suis plus intéressé par l’architecture ou les paysages. J’adore les rencontres, les longues discussions avec la famille, les amis, la famille des amis. L’arrière-grand-père de mon fils, hélas décédé il y a 2 ans le lendemain d’avoir connu son arrière petit fils, été le plus bavard. Sa vision d’avant et d’après la révolution change de celle d’une autre famille. L’un avait un petit commerce qui lui permettait de faire vivre sa famille (3 enfants), et a tout perdu à la révolution, et ne pouvait plus vivre seul avec son épouse ces 20 dernières années.
L’autre famille, heureuse d’être devenue propriétaire après la révolution, vit bien grâce à un haut placé de chez Etecsa.
2 discours différents, chacun y voyant ce qu’il a perdu et gagné…
Les autres témoignages, certainement influencés par la situation actuelle et la lucha permanente, n’envoient aucune fleur à la famille Castro.

Mais à discuter avec eux, aucun ne parle de la double monnaie comme un réel problème. Ils n’aiment pas le CUC car il reste dessus le fantôme bien présent du Chavito (billet de Monopoly ou Ticket resto-touristico). Tous les Cubains sans exception ont accès à cette seconde monnaie, il leur suffit d’aller dans une Cadeca pour en demander. 1 CUC (de CUban Convertible = Peso Convertible) leur coûtera 25 CUP (de CUban Peso = Peso Cubain ou Peso (Moneda) Nacional). Le réel problème est que ce qu’il leur manque réellement, ce sont des Pesos.

La population qu’on appelle, à tort, ceux qui ont accès aux CUC, ne doit certainement pas représenter les 50%. Je ne sais pas qui sont ces “observateurs avertis”, mais ils n’ont dû observer que les 2 principales rues de la Vieille Havane et de Varadero.

Cette population est généralement des personnes recevant des “remesas” (argent envoyé par leurs familles vivant à l’étranger), ou ayant un petit commerce (parfois illégal = marché noir), ou travaillant avec le tourisme. Ce n’est pas cette population là qui crée la misère. Elle crée, involontairement, un gouffre grandissant entre eux et ceux qui vivent exclusivement avec leur petit salaire ou leur pension de misère et la libreta. Le tourisme et les familles à l’étranger sont les responsables de ce gouffre, de ces magasins TRD (Tienda Récupératrices de Devises) ou Pharmacie PRD (Pharmacies Récupératrices de Devises) dont la grande majorité des clients est le peuple.

Dans les campagnes, beaucoup se passent sans problème des CUC.

Richard a très bien vu et compris que le touriste du Tout Inclus (et d’autres) ne voient qu’à travers les vitres du bus climatisé les belles façades rénovées, les rues touristiques pleines de musiques, restaurants et bars, mais ne verra jamais cette grande partie du peuple qui n’a jamais mis les pieds dans ces rues là, ou qui y passe juste pour les yeux et les odeurs. Un cochon grillé dans un terre plein devient une photo inoubliable qu’il faut montrer au monde entier. La banalité et le quotidien d’un peuple devient une chose incompréhensible pour d’autres “observateurs”. La torréfaction du café (ou du cacao) dans un coin du jardin, juste avant d’y cuire le poisson, la langouste, d’y faire une soupe avec des crabes, n’est rien de rare. Mais les bus climatisés et les touristes avec appareils photos ne passent jamais devant ces jardins là. En plus de 15 ans, je n’ai vu que 2 touristes… français (en plus de ceux que j’y ai envoyés).

La richesse de Cuba, c’est justement l’envers de la médaille, ou plutôt le flanc (celui qu’on ne regarde jamais).

Bonjour,

Merci pour votre post. J’aurais sans doute l’occasion d’y revenir avant mon prochain voyage.

Pour les bars de la Havane montrés par la vidéo (que j’ai vue la première fois dans une exposition à la Maison de l’Amérique Latine, consacrée au réalisateur Feitas (?)), savez-vous si ils existent toujours et où ? Bien sûr je suppose que l’ambiance a notablement changé de toute façon, les nouvelles autorités d’ailleurs n’avaient pas apprécié ce témoignage peu “édifiant”.

Je ne pense pas que dans les campagnes on se passe facilement de CUC. Comme ailleurs, on aimerait bien en avoir pour s’acheter une télé, un matelas, ou tout simplement des chaussures ou des vêtements… Cuba est un pays profondément rural. Il y a beaucoup d’habitations sans eau courante (puits) et sans électricité. Beaucoup de foyers vivent en autarcie avec leur production et les quelques denrées de la bodega.
Il faut sortir des sentiers battus pour prétendre bien connaitre Cuba. Beaucoup de hameaux sont inaccessibles en voiture. Seulement à pied, à cheval…ou en VTT pour les yumas.

Le problème de la double monnaie est simple. Les produits manufacturés sont vendus en us-dollar (CUC). Une devise forte.
Et les salaires sont versés en CUP. Monnaie de singe.

Je reste un peu surpris de ce que je lis. Concernant les TV, tous les foyers en ont une, et ils tous eu la possibilité ou presque d’en acheter une nouvelle il y a quelques années à crédit, et… en Pesos (Monnaie Nationale, Moneda Nacional, CUP).
Les matelas en CUC sont achetés par ceux qui reçoivent de bonnes “remesas” de l’étranger ou par leur famille en visite à Cuba, un encore ceux qui vivent d’un “marché noir” fleurissant. Sinon, ils se le font faire sur mesure, en pesos cubains, pour beaucoup moins cher. J’ai fait faire ceux de chez ma belle famille (2 lits doubles + 1 simple) pour moins cher qu’un simple en France. Certes, ils ne sont pas aussi beaux, mais si tu y mets un peu plus d’argent, ils sont très bien. Je me souviens même du prix : 1 matelas de 2 m. X 1,90, + 1 de 1,60 sur 1,80 + 1 de 0,80 sur 1,80 pour 2.000 pesos, et au final j’ai rajouté 1.000 pesos pour les rembourer un peu plus et pour réparer les 2 anciens (le grand était nouveau). 3.000 pesos = 125 dollars (livrés à domicile).
Pourquoi aller acheter en CUC un matelas simple qui coûte plus de 125 CUC ? Et oui,

Les vêtements et chaussures, on en revient toujours au même problème, la marque et la qualité. Enormément de Cubains savent se passer de cela, et achètent, là-aussi, en pesos cubains, et surtout dans les campagnes.

Comme tu le dis, beaucoup de foyers vivent en autarcie, et donc sans CUC.

Cela fait plus de 15 ans que je sors et vis hors des sentiers battus à Cuba, que j’y ai dépensé beaucoup plus de pesos cubains que de CUC (à valeur égale), pesos que j’ai bien sûr obtenus avec des CUC.

Je crois vraiment que la double monnaie est très mal comprise, et que beaucoup inversent leurs “forces”. Si le dollar est une monnaie forte au niveau international, le CUC n’en est nullement une tout au contraire. C’est une monnaie qui coûte cher (il faut 25 pesos pour avoir 1 CUC). Les Cubains privilégient l’achat en Pesos plutôt qu’en CUC, sauf s’ils n’ont pas le choix. S’ils ont besoin d’acheter en CUC, ils vont tout simplement dans une Cadeca acheter des CUC avec leurs Pesos.

Pourquoi le Cubain aime le CUC ? Parce qu’avec, il obtiendra des Pesos.
Pourquoi le Cubain déteste le CUC ? Parce que c’est (ou c’était) une monnaie sans aucune valeur, puisqu’avant d’être émise par la banque, elle était émise par l’Institut du Tourisme Cubain, d’où son nom de Chavito, nom donné aux billets de Monopoly. Le nom est resté, et son famtôme est toujours présent. D’ailleurs, allez dans une Cadeca, et vous verrez beaucoup plus de monde changer des CUC pour avoir des Pesos… surtout ces 12 derniers mois.
Où se trouve la monnaie de singe ?

Pour finir, les salaires sont versés en CUP ? Heu… n’y a t-il pas déjà quelques années que les salaires ne sont versés qu’en partie en CUP ? Et qu’à la demande du peuple, ils font marche arrière ! Cela prouve bien que le Peso Cubain a bien plus de valeur aux yeux des Cubains que le CUC. Le CUC n’a de la valeur surtout que pour le touriste et les riches consommateurs Cubains. Pour les touristes qui sortent et vivent hors des sentiers battus, la majorité de leurs monnaies (euro, dollars…) sera changée en CUC puis, dans la foulée, en Pesos Cubain.

“A la demande du peuple…” Mon Dieu que c’est beau une démocratie !

Oui. Le peuple cubain a mal compris la double monnaie. Pourquoi vouloir une voiture alors qu’on a un vélo ?

Dites ce qui vous fait envie en CUC. Revenant vous dira comment vous en passer en CUP.

Et oui, plusieurs catégories siciales ont demandé que leur salaire soit entièrement versé en CUP. Lorsqu’une partie de leur salaire était versée en CUC, ce n’était pas 1 CUP = 1 CUC, mais 25 CUP = 1 CUC, CUC qu’ils allaient changé la plupart de temps pour 24 CUP.

Seul toi Chavitosuamor dit que le peuple cubain a mal compris la double monnaie. Ce n’est vraiment pas ce que je pense ou écris. Lorsque je dis “beaucoup ont mal compris la double monnaie”, il est facile de voir que je ne fais pas allusion au peuple cubain mais à certains touristes ou “observateurs”, parfois avertis, qui parlent de la double monnaie. La double monnaie, même si elle est critiquée par le peuple cubain, a très bien été assimilée par eux. Tout est payé en CUP ; facture d’électricité, d’eau, de gaz, de téléphone, loyer, transport, musée, hôtel, restaurant, marchés, magasins, artsisans, matériel de construction, et même marché noir. Bien sûr, dans certains endroits, ils peuvent payer en CUC, et le commerçant leur signale que c’est 1 CUC = 24 CUP et non 1 CUC = 25 CUP comme à la banque.
A la banque, le Cubain (ou touriste) donne 1 CUC pour avoir 24 CUP mais doit donner 25 CUP pour avoir 1 CUC.
Chez le commerçant, c’est 24 CUP = 1 CUC.

Le Cubain, je le répète, vit avec des CUP et non avec des CUC. Ce qu’il manque, c’est de l’argent, quel qu’il soit, car il sera changé en CUP.

De plus, c’est vrai, pourquoi vouloir une voiture lorsqu’on a un vélo ? Lorsqu’on voit les prix des voitures, en CUC et donc 24 fois plus en CUP, on n’en a vite plus l’envie.

Mais l’essentiel, c’est qu’il faut comprendre que ceux qui ont des CUC n’ont pas 24 fois plus d’argent que ceux qui ont des CUP, et qu’il faut arrêter de vouloir faire croire le contraire.
Si on te paye 250 CUP pour un emploi, tu auras 250 CUP (ou éventuellement qu’une partie en CUP, par exemple 125 CUP et 5 CUC (50/50)). Personne n’aura 250 CUC à la place.

Lorsqu’on parle du gouffre entre ceux qui ont des CUC et ceux qui ont des CUP, c’est que généralement, ceux qui ont des CUC ont un contact avec le tourisme, et vivent mieux. Non pas parce que c’est des CUC, mais parce que le moindre pourboire, le moindre bénéfice, est beaucoup plus important. Souvent, le touriste voit le pourboire par rapport au niveau de vie de son propre pays. 0,50 ou 1 euro = 0,50 ou 1 CUC. Une misère, mais qui représente souvent plus d’une journée de salaire moyen d’un Cubain. Bien ou mal ? Difficile non.

Le seul truc à comprendre, c’est qu’il y a des banques et des cadecas. Celui qui veut des CUC va en chercher là-bas. Les “riches” qui vivent du tourismes ou qui reçoivent des remesas de l’étranger “gagnent” des sommes plus élevées qu’un salaire mensuel, souvent en 1 seule journée. Le simple fonctionnaire aura du mal pour s’acheter le lecteur DVD, non pas parce qu’on le paye en CUP, mais parce que les salaires sont très bas, et que même si on leur donnait des CUC à la place des CUP, à moins d’augmenter le salaire de 2500 % (faut pas rêver), ils auront toujours autant de problème pour s’acheter le lecteur DVD.

Deux précisions :
Il n’y a jamais eu de prét au Particulier pour l’achat de téléviseurs; L’etat a fourni il ya à peu prés 20ans aux commune des téléviseurs N/B à installer dans la maison communale, ou sous un chapiteau de palme , pour permettre à la population de regarder celle ci
Les seuls produits qui ont pu obtenir un pret ce sont les réfrigerateurs et les autocuiseurs pour la cuisson du riz. Cette mesure a été prise pour permettre de remplacer des produits energivores et economiser du pétrole importé

la deuxieme précision si il y a une vingtaine d’année le CUC etait regardé come des billets de Monopoly, les cubains n’y avait pas accés ainsi qu’au magasin en CUC. Aujourdhui (il faut vivre en son temps) les cubains ont bien saisi l’utilisation des deux monnaies.
A la campagne, loin des lieux fréquentés par les touristes, le Cuc est peu utilisé; on s’approvisionne pour les produits de premiére necessité (riz , haricot, ail, fruits , viande etc…)auprés des paysans et comme dans les villages il n’y a pas de Tienda en CUC, on utilise le CUP. Donc si un villageois gagne 1 CUC avec un touriste qui lui a acheté des fruits par exemple, il le changera en CUP.
Mais si il obtient une somme plus importante en CUC , il se rendra à la ville la plus proche pour acheter des produits manufacturés en CUC dans une tienda (produits de toilette, robe et tee shirt moderne, télévision chaine stéréo etc…)

En ville, c’est identique, le CUP sert pour les petits besoins journaliers , et les autres achats en CUC

Effectivement dans les Cadeca ou les banques, les cubains changent de petites sommes en CUC en CUP; pour les achats courants, mais vivez avec les cubainset vous comprendrez que leurs désirs le plus fort et d’avoir accés au produits manufacturés modernes et non aux produits vieillissant de qualité médiocre que l’on trouve dans les magasins en CUP

Maintenant comment Cuba va régler le probléme des deux monnaies
Soit il baisse les produits en CUC pour faire un alignement avec le CUP méme réevalué ce qui entrainera une augmentation de son déficit commercial, soit il augmente le salaire en CUP , et les finances cubaines ne pourront pas suivre . Actuellement en essayant de développper le secteur privé, il espére ainsi ne pas avoir à supporter cette charge.
A voir , trés fort celui qui donnera une réponse

Il y a 20 ou 25 ans, si, les Cubains ont eu la possibilité d’acheter une TV à crédit. Quelles en étaient les conditions…
Vers 2007, les Cubains ont eu la possibilité de changer leur Réfrigérateur (neveras) et leur Climatiseur (qui devait obligatoirement être en état de fonctionner) contre un Neuf de marque chinoise (Haier pour le frigo). Le prix était intéressant (par rappoort à la TRD), et il y avait possibilité de crédit sur 10 ans (un peu plus de 25 pesos mensuels à payer). Pour avoir ce crédit, il fallait avoir un salaire versé par l’état, et le crédit était directement prélevé sur le salaire. Si pas de salaire de l’état, fallait payer comptant.
Dans la même période, il a été mis en place des offres pour des TV, des Ollas Arrozeras, et quelques articles chinois électrodomestiques, très localisés et sur une courte période, mais très vite pris d’assault. Les TV étaient en priorité pour les “retraités” ou pensionnés. J’en sais quelque chose, les grands-parents de mon épouse ont pu en avoir une, qui est tombée en panne guère plus d’un an après (les neveras ne vallent pas mieux je l’assure).

Il y a une 20aine d’année, le CUC était vu comme un billet de Monopoly non pas parce que le peuple n’y avait pas accès (il a toujours eu accès au CUC) mais parce que dans les années 80 (début 1980 ou 1981), l’Office de Tourisme Cubain a créé les chaînes TRD (Tienda Récupératrice de Devise) où le touriste pouvait dépenser ses devises, et a créé en même temps l’Intur (l’ancètre du CUC), dont la première pièce date de 1981 me semble t-il. Les touristes payaient en dollars, et on leur rendait bien souvent des Intur, qu’ils étaient obligés de dépenser avant de repartir dans leur pays car ce n’était pas une vraie monnaie. Même dans la rue, les Cubains, taxistes entre autres, n’aimaient pas qu’on leur donne des Intur, et conseillaient aux touristes de toujours exiger des dollars en monnaies et non pas des Intur.
Avant que ne soit créé l’Intur (aujourd’hui CUC), les cubains appelaient l’argent du Monopoly (le jeu) les “chavitos”. Cet argent qui n’a aucune réelle valeur !
Aujourd’hui, le nom de “Chavito” est resté, alors que la valeur de la monnaie est désormais réelle et qu’elle est émise part la banque. C’est ça qu’il faut expliquer, et non pas dire que c’est parce que le Cubain n’y avait pas accès.
Et pour revenir à un post plus ancien, l’inconvertibilité d’une monnaie est un choix du gouvernement cubain et non une répercution de l’embargo ou une sanction internationale. Cuba a plus à gagner avec une monnaie inconvertible (puisque les USA n’acceptent pas le Crédit) et que le déficit est faible (surtout que des ardoises sont souvent effacées).

De plus, il y a aussi une grande légende souvent véhiculée par des néophytes sur les interdits et ce qui ne l’était ou ne l’est pas. Les priorités faites à une catégorie sociale deviennent vite des interdits faits aux autres. Le mal-vu devient un interdit. Le pire, c’est que souvent, la police abuse des légendes pour réprimander ou contrôler.

Je vis avec les cubains depuis 1999. ce ne sont pas des petites sommes qu’on change en CUP, mais bien la majorité de l’argent. Il est complètement faut de dire que le Cubain attend d’avoir beaucoup de CUP ou CUC pour les dépenser dans une TRD. Bien sûr, il y a le Cubain matérialiste que les touristes lambdas rencontrent qui éprouvera le besoin d’avoir plus, ou celui vivant d’un marché noir fleurissant, ou encore votre logeur. Mais cela reste une petite minorité dans ce pays de plus de 11 millions d’habitants. Et la majorité du peuple, qui vit souvent avec moins de 15 dollars par mois, vous ne les voyez pas, et ce ne sont pas eux qui vont aller dans un magasin pour acheter un savon à 1 dollar ou un litre d’huile à 2,5 dollars. A Cuba, la vie s’est construite autour du CUP, les marchés, le marché noir, etc. Le peuple sait très bien se passer des TRD, qui ne sont que des vitrines ou des moments de rêves. Bien sûr qu’ils aimeraient pouvoir s’acheter des choses, mais la “lucha”, s’est avant tout pour manger.
Il ne suffit pas de passer 1 semaine chez un cubain qui vous loue une chambre pour voir et comprendre tout cela. Restez 3 mois chez eux et là, vous comprendrez mieux. A Santiago, les seuls CUC que je dépense c’est pour le taxi, pour le mojito à côté de chez mon beau-père, et parfois pour la viande lorsqu’on n’a rien trouvé de beau au marché… et parfois pour les langoustes s’il nous reste peu de CUP. A la Havane, on fait un peu plus de repas, mais souvent, on se fait engueuler par la tante si on achète en CUC. Ca c’est la réalité de la majorité du peuple…

Dans ce genre de débat il ya plusieurs choses à eviter.
De porter un jugement définitif, Cuba et les cubains sont suffisament complexes,il faut mieux approcher avec précautions les sujets.

De donner des exemples personnels ou familiiaux comme affirmations fermes et définitives, tous les internautes qui participent à ce genre de discussion , frequentent depuis plusieurs années le pays ou ils ont des attaches ou des amis. Pour ma part je pourrai donner des exemples contraires , j’ai des amis à Mosquitero un petit village perdu dans la sierra, ils ont une petite finca,ils elevent des porcelets, des chévres, des poules et des canards, ils cultivent la malangua et d’autres légumes, avec les produits subventionnés du livret . Ils sont à peu prés en autosuffisance. Quand ils vendent un porcelet ou une chévre, ils sont payés en CUP, mais ils le changent en CUC pour se rendre à la ville d’a coté pour acheter des produits modernes à la Tienda. Un autre exemple une famille d’amis,vivant dans un boyo, à 2km d’un petit village le pére travaille comme forestier dans le parc naturel à coté de la maison(20cuc par mois), la mére et les enfants ramassent les amandes et fabriquent des petits gateaux caramel aux amandes qui vont vendre aux touristes sur la plage à 5 km. 3pour 1cuc en saison et 5 pour 1cuc hors saison… En saison ils se font au minimum 15 cuc par jour, hors saison 8/10cuc. La mére garde ces CUC pour des achats en ville dans une tienda , c’est ainsi qu’il se sont equipés d’une télé, d’une table de cuisson, d’une chaine etc

Que des personnes agés préferent les Cup c’est possible, en France combien de personne agé parlent en ancien France. Mais Cuba est un pays à majorité de jeunes, et qu’ils soient de la campagne ou de la ville n’ont qu’une envie avoir des Cuc pour avoir accés à des produits modernes.
Un détail, il n’y a jamais eu de credit d’état pour l’achat d’un climatiseur pour plusieurs raisons, hors des villes le maisons sont faites pour étre ventilées naturellement, donc rare les climatiseurs et à la ville dans les quartiers populaires la distribution electrique en 110V , depuis peu on assiste au passage de ligne 200V . L’achat d’un climatiseur n’est certainement pas l’achat prioritaire sauf pour les casas particular mais c’est à la charge des propriétaires

Pour conclure, les cubains à part peu étre quelques vieilles personnes ont bien appréhendé la fdouble monnaie et savent les utiliser pour leurs roles

Je vais essayer d’éviter de polémiquer sur le post de Jimini. En gros, moins de 5% de la population a la possibilité de recevoir des devises grâce à leurs familles à l’étranger, ou d’avoir des CUC grâce aux contacts qu’ils ont avec le tourisme Cuba, je le redis, c’est quand même 11 millions d’habitants, qui ne vivent pas qu’à Varadero ou la Vieille Havane touristique. Sur ces 5%, une partie aime montrer sa richesse (c’est un peu le propre de l’homme et même de l’être vivant). Mais de là à dire que tous les Cubains s’empressent de changer leurs CUP pour avoir des CUC afin d’aller les dépenser dans des TRD, c’est quand même très surprenant, surtout si on connait les marchés, le marché noir, et même la vie du peuple. Mais bon, passons, il est peut-être vrai que si un bon ami te donne chaque fois 20 CUC pour une langouste à manger ou un morceau de porc, tu as raison de t’empresser d’aller en ville pour t’acheter une bonne paire de Nike dont tu as besoin pour donner à manger aux poules.

A Cuba, la “Lucha” est avant tout pour mettre de la nourriture dans l’assiette, pas pour s’acheter des Nike à 10 mois de salaires, ni même pour le litre d’huile au prix d’un tiers de salaire. Le marché noir de l’huile est un marché noir très florissant. Seul un très petit pourcentage du peuple va s’acheter un litre d’huile à 2,50 CUC) ou du PQ bien plus cher au poids. Certes, je ne dis pas qu’il n’existe pas de Cubains dépensiers de CUC, je dis juste que ce n’est qu’une petite minorité. Il n’est pas question de jeune ou de vieux. Le jeune est certainement plus matérialiste, mais en général, vieux et jeunes vivent la même Lucha.

Je ne vais pas débattre non plus sur nos expériences personnelles. Certains ici connaissent ma belle-famille qui vit à Cuba. Ils n’ont pas de Nike, à la rigueur quelques fringues venues d’Europe ou de Floride. Ils n’ont pas une TV Led. La TV et le frigo ont été changés (frigo payé comptant par tous les petits enfants et TV à crédit). La famille n’a qu’un seul climatiseur, mais pas chez les grands-parents (mamie ne supporte pas), mais chez un oncle qui répare les pneus crevés de vélo et moto.

D’autres expériences d’autres personnes ont souvent mené le débat, la critique, et la censure du forum. Mais pour que tout le monde soit informé comme il se doit, je les invite à s’informer sur la révolution énergétique à Cuba qui a commencé en 2005.

Cette révolution, pour faire des économies d’énergie, était basée sur le changement des produits gros consommateurs de Watts. Il a été changé, gratuitement, presque 10 millions d’ampoules électriques, et des ventilateurs.
D’autres équipements ont été changés comme je l’ai écrit dans d’autres posts, comme les cocottes électriques pour cuire le riz, mais aussi des plaques de cuissons dévoreuses de gaz non naturel (le gaz non naturel est un gaz qu’il faut fabriquer en dépensant pétrole et électricité). Les cocotes pour le riz étaient prises d’assaut, une opération nationale mais qui faisait apparaître les produits qu’en petite quantité par rapport à la demande, et pas partout en même temps.

La plus grosse opération fut celle de changer 2,5 millions de réfrigérateurs, vieux produits américains ou russes réparés X fois déjà, présents dans tous les foyers. En passant, certains artistes cubains ont eu la possibilité de récupérer quelques vieux réfrigérateurs pour en faire des oeuvres d’art

Mais la révolution énergétique ne s’est pas arrêtée là, puisque les TV et les Climatiseurs étaient compris dans le projet. Pour celui habitué à donner des chiffres, ce sont plus de 250 milles Climatiseurs et plus de 200 milles TV qui ont été changés.

Bien sûr, à part les ampoules et les ventilateurs qui étaient changés gratuitement, le changement de ces autres produits avait un coût. Et une bonne révolution énergétique ne pouvait pas se faire sans coup de pouce de l’état, et pour financer ce changement dans les foyers modestes, il a été mis en place le Crédit Social.

Il faut savoir aussi que les climatiseurs se trouvent plutôt dans des casas de location, et que le crédit était surtout sous condition de revenus et selon l’usage du produit. Donc, ce n’est qu’une minorité de climatiseurs qui a été changé via un crédit social. Bien évidemment, on trouve des climatiseurs chez des particuliers pour leur usage privé.

Pour résumer : Afin d’économiser l’énergie, un projet appelé “Révolution énergétique” a vu le jour. Ce projet donnait la possibilité (certains disent que c’était obligatoire) aux Cubains de changer leurs produits gros consommateurs. Les produits gros consommateurs sont ceux avec des résistances comme les ampoules à incandescence ou les cocotes électriques (ou encore les chauffe-eaux), les produits réfrigérants (réfrigérateurs, climatiseurs,…), les vieilles télés (qui ont plus d’électrique que d’électroniques), les vieux ventilateurs (dont les réparations sont souvent faites par des courcircuitages d’une partie des bobines.

Pour aider les foyers modestes à financer ces changements, il a été créé le Crédit Social, pour lequel la banque cubaine a financé 4,5 millions d’articles pour une valeur de + de 375 millions de dollars.

Maintenant, je vous envoie un peu de lecture qui appuira tous mes écrits.
Tout d’abord, un fichier pdf qui vous éclaire sur la révolution énergétique (en espagnol, et non écrit par moi) : http://www.oe2.de/fileadmin/user_upload/download/Energierevolution_Cuba_es.pdf

Un lien vers Juventud Rebelbe, et officiel (en espagnol bien-sûr) : http://www.juventudrebelde.cu/cuba/2007-12-04/banca-cubana-puede-asumir-todos-los-creditos-para-el-pago-de-los-equipos-electrodomesticos

Si vous avez le temps, vous pouvez rechercher sur Juventud Rebelbe d’autres articles qui parlent de la révolution énergétique, et/ou de ce crédit social, qui appuieront mon expérience personnelle et le changement de la TV, à crédit, par la grand-mère de mon épouse.

Je pense que tout ceci sera suffisant pour clore cette discution. Je ne vais pas nier que certains veulent et vont s’acheter un écran Led, ni que la majorité des Cubains aimerait se l’acheter. En France, qui ne rêve pas de s’acheter une belle voiture, un 4X4 Porsche ? Mais du rêve à l’économie pour le réaliser, il y a toute une vie, et bien rares sont ceux à Cuba qui attendent en mettant régulièrement une pièce dans une boîte pour s’acheter cette TV.

Bonjour

jiminini dit :

Il s’agit là, précisément d’une mauvaise connaisance de Cuba. Un touriste qui passe un mois à Cuba, reste un touriste. C’est normal, Mais ce qui est relaté est faux.
Depuis toujours, le gouvernement Cubain a fait des prêts (et encore aujourd’hui, à tous ceux qui sont cités et afficher au mur du mérite chaque mois, dans les entreprises.
Le prêt pour une TV couleur est accordé, en CUP (moneda nacional MN ou pesos Cubain) et il court sur 4 ou 5 ans, il est remboursable par mois, prélèvement direct sur le salaire.
Mais il ne faut pas se leurrer, le prix final est 2 fois supérieur au prix de base. Rien n’est gratuit, même à Cuba.
D’ailleurs, jamais n’a jamais été proposé ce système, à ce jour, pour des machines à laver le linge !!! He oui, on comprend mieux le pourquoi d’un prêt pour une TV, c’est cela le plus de la propagande !

Depuis toujours les Cubains ont euent accès, aux 2 monnaies Cuc et MN (moneda nacional ou encore peso cubain).
Ne pas oublier que le Cuc permet au gouvernement de récupérer 4 % sur tous les échanges Cuc/Pesos et Pesos/Cuc. C’est d’ailleurs pour cela que le Cuc à été créé, pour rien d’autre. Toutes les TRD , c’est du blablabla, du badinage, du pur badiner pour cacher la réalité.

Pas du tout, puisqu’aujourd’hui toutes les tiendas (magasins) acceptent aussi bien et indifféremment pour le payement, le peso MN ou le Cuc

Jacques DEPOLLIER de JDSDF a Cuba

La réalité c’est qu’un chauffeur de taxi pour yumas fait en une journée 3x le salaire mensuel d’un ouvrier agricole. 2x le salaire d’un médecin.
Donc à partir de là, la messe est dite.

C’est peut-être aussi pour ça que la cubaine de vingt ans préfère le yuma sénior en scooter au jeune cubain à pied. Non ?

Oui, il y a des frais de change CUP/CUC. D’où l’intérêt de récupérer des CUC d’entrée de jeu.

Les Tiendas TRD n’acceptent pas les CUP, les magasins géres par Sepsa egalement. ce sont dans ces tiendas par exemple la chaine Caraibe que se trouve tous les produits manufacturés impossible à obtenir dans les magasins cubains.

le salaire de base agricole cubain est de l’ordre de 12 CUC soit environ 10 euro

le moindre intervenant touchant au monde du tourisme se fera, sans effort, 60 a 80 CUC par jour en revenu et commissions

le tout étant de trouver les clients !

Pourquoi passer d’une messe à l’autre ? Qui n’aimerait pas avoir un emploi 2 ou 3 fois mieux payé ? La question, ni la messe, n’est pas là !

On dirait que certains cherchent à noyer le poisson dans un verre de pastis pour refuser la réalité. La messe, comme le dit chavitosuamor, se trouve tout simplement dans le fait que Cuba, c’est plus de 11 millions d’habitants, et que ceux qui gagnent des CUC ou reçoivent des devises étrangères restent et resteront une minorité… très petite. Alors faut arrêter de ne voir que les rues touristiques et les TRD, les Cubains qui louent des chambres et ceux qui font le taxi pour touristes, les amis qui vous facturent 20 CUC la langouste, ou la famille qui vous demande sans cesse des CUC. Ce n’est qu’une vitrine du Cuba de “Yumas” et de “papitos”.

Je le redis, tout le monde souhaite avoir plus d’argent, c’est normal. Mais combien, s’ils gagnent mieux leur vie, iront de suite s’acheter l’Iphone 6, les nouvelles pompes Nike sorties cette semaine, 3 kilo de langoustes ou du Caviar, ou 1 kilo de viande de boeuf à la même boucherie que celle de l’Elysées, ou même qui iront faire le plein de carburant à la station BP du coin plutôt qu’au supermaché Leclerc à 4 km ? Faut arrêter de voir les minorités comme une généralité.

Là, Gérald, suis pas très d’accord avec toi. Celui qui loue une chambre, et qui vendra quelques déjeuners, se fera 30 voire 40 CUC maxi par jour, pas 30 jours sur 30 c’est sûr. Sur le mois, une fois la taxe payée, la facture d’électricité acquittée, tu restes très en dessous d’une moyenne de 20 CUC par jours.

Le taxi, son bénéfice sera principalement le pourboire. 50 CUC, c’est que s’il tourne 24h/24 sans mettre le compteur, et encore (il a des obligations). Son salaire (si taxi d’état) étant de 1 CUP pour chaque CUC de course.

Si tu parles revenus brut, 50 CUC c’est déjà beaucoup. Après, en bénéfices, une fois taxe et factures payées, c’est beaucoup moins. Faut peut-être différencier certaines boutiques artisanales ou cuentas proprias où il reste difficiles d’évaluer le bénéfice journalier moyen (impôt sur le revenu oblige).

On oublie bien souvent qu’un loueur de chambre ne paye pas l’électricité au même prix qu’un simple foyer cubain.

Après, comme tu le dis, reste à trouver le client. Cuba se vante des chiffres du tourisme en augmentation, et pourtant, ceux qui vivent du tourisme disent que c’est de plus en plus dur chaque année. La course aux CUC semble perdue depuis longtemps. Fort heureusement, ce ne sont pas 11 millions d’habitants qui perdent cette courses de… privilégiés. On va donner une messe pour eux !

Pourquoi viens-tu parler de Sepsa ? Sepsa ne gère aucun magasin. Les gars dans et devant les magasins, qui portent l’insigne SEPSA, sont dues personnels de Sécurité, pas du personnel du magasin.
Surprenant !!!

En une seule journée, quelqu’un qui travaille pour le tourisme fera 3x (ou plus) le salaire MENSUEL en CUP d’un ouvrier agricole. Par mois l’écart de salaire se situe entre 100 et 200 (voir même plus). Tout le reste est littérature ou propagande.

Première source de revenu de Cuba : le tourisme. Un maximum capté par l’Etat mais les cubains se débrouillent pas mal pour avoir leur part du gateau…
Seconde source de revenu du pays: les remesas (argent envoyé par les expatriés). L’Etat prend sa com lors du change devises/CUC.

On considère qu’une famille cubaine sur deux a accès de près ou de loin aux devises (donc aux CUC).

Mon cher Revenant. Si on prend l’exemple de ton matelas à 2000 CUP. Il faudra 7 mois de salaire à l’ouvrier agricole pour se le payer (avec un taux d’épargne de 100%, ce qui est théoriquement impossible). Alors de deux choses l’une: soit la vie en CUP est impossible, soit tu as payé ton matelas trop cher. A toi de voir.

avec le tourisme hors des sentiers ,je vis a la havane et ca fait belle lurette que je n ai pas de pesos cubain juste pour le parking a la plage de l est 5 pesos cubain ou des fois 10 pas plus ,a la havane tout est en cuc et meme en province les cubains payent en cuc les paladar ,les boites etc,vouloir vivre a la cubaine ce st quoi? juste un routard fauchman qui fait des economies,j ai bcps d ami cubain qui ont plus de fric que moi,alors arreter le delire ,faut pas partir en vacance pour bouffer des pizzas cubaine a 8 pesos ou des boites a 15, avec le carnet d dentite,

Je suis toujours surpris par la tournure que prend les discussions sur ce forum. On fait des allusions certaines limites, des procés d’intention.

Pourtant la réponse à la question est simple
Pour tous les cubains qu’ils soient de la campagne,ouvrier , paysans etc le Cup est la monnaie pour la vie quotidiénne, les petits achats nouritures, boissons transport en commun etc…
Le CUC quand on en posséde par un moyen ou part un autre, en vendant des fruits sur la plage , des gateaux, en les recevant de la part de Parents ou Touristes à l’étranger. et beaucoup d’autres façons , sert à acheter dans les TRD bien achalandés en produits étrangers de toutes sortes non disponibles dans les boutiques en Cup (plancha, machine à laver ,télévision, etc…)
Les cubains ont bien apréhendé le role de ces 2 monnaies , bien sur certains ont plus de CUC que d’autres. C’est tout

D’aprés vos post vous résidez à La Havane, , vous trouverez un magasin Sepsa avenue Galiano au croisement avec la calle San Raphael; Il est à 2 etages vous y trouverez des produits pour le batiment, de la peinture de qualité, des tondeuses auto portés des piscine gonflable , l’électro ménager etc… Seul le CUC est accepté en paiement
Par contre, comme vous je croyai que Sepsa qui appartient à l’armée ne faisait que du gardiennage et biennon d’aprés l’affiche à l’entrée il possede 5 grands magasins

A en lire Jimini, Chavitosuamor, et compagnie on en déduit que :
presque 6 millions de Cubains viennent dépenser leurs CUC dans les boutiques TRD pour acheter machines à laver, TV, matelas…

On en déduit aussi que plutôt que d’acheter un matelas déjà très cher en Pesos Cubains, ils préfèrent aller l’acheter encore beaucoup plus cher en CUC.
===> 2.000 Pesos, c’était pour 3 matelas d’assez bonne qualité (j’ai mis un peu plus car je les aime fermes). 125 dollars pour 3 matelas de bonne qualité, oui c’est peut-être cher, mais c’est beaucoup moins cher que dans une boutique en CUC, là où vous affirmez que 6 millions de Cubains se servent.

De plus, à aucun moment, je n’ai dit que la vie en CUP était possible, j’ai toujours soutenu que la majorité du peuple devait.vivre avec les CUP, mais que ce qu’il avait était largement insuffisant pour vivre.

C’est qui “on” ?. Depuis très longtemps, on parle de moins de 5% de la population (tourisme + remesas), en considérant que la majorité des remesas ne sont pas régulières
Alors j’aimerais bien savoir d’où sortent les chiffres de la moitié du peuple.

On en déduit aussi qu’il reste presque 6 millions de Cubains qui n’ont pas de télé, ni de frigo, qu’ils dorment à même le sol, et que très beaucoup meurent chaque année de faim car ils n’ont pas accès aux CUC, seule monnaie qui leur permet de survivre.

La, c’est sûr, je n’ai pas dû visiter le même Cuba, mon épouse en fait n’est pas Cubaine (quelle menteuse), et même les compagnies d’aviation me mentent lorsque j’achète des billets d’avion pour Cuba.

Mais surtout, je vois que lorsqu’on prouve à quelqu’un qu’il a tort (crédits, entreprise de sécurité, …), il passe vite le sujet.

6 millions de Cubains !!!

En effet, ils possèdent plusieurs magasins, mais il s’agit de Trasval, et non pas de Sepsa. Le gros S rouge, c’est de TraSval, pas de Sepsa…

Dans le Cuba rural, la vie y est très difficile. Beaucoup de foyers n’ont pas l’électricité. Donc une télé ou un frigo ne sont pas d’une grande utilité…
Après on peut discuter les chiffres. Ce qui est certain c’est que je peux vous faire visiter le Cuba des guajiros. Ce monde est rude et misérable.
Le monde rural me parait occuper encore une grande place à Cuba. Mais peut-être suis-je dans l’erreur et devrais-je fréquenter plus les routes carrossables et les quartiers branchés de La Havane.
L’auteur de ce post parle de quartier de la Havane digne de New Dehli.
A-t-il tort ?

Vous pensez sincèrement que toutes ces belles cubaines sont amoureuses de nos routards séniors en vadrouille ?

Ne soyez pas naïfs Revenant. Et regardez la réalité en face.

Le resolver passe par la chasse aux CUC.

Je fréquentais et logeais dans le Cuba rural avant même que vous ne fassiez votre premier voyage à Cuba. J’ai toujours expliqué que je n’étais pas Monsieur plage ou Monsieur Musée ou Monsieur Fotofotos. Il y a 15 ans, je logeais dans des maisons en bois où les toilettes étaient dans la cours avec les poules et les cochons, je traversais Cuba en train plus lent qu’un vieux tracteur et en payant en monnaie nationale (et oui, mais ça personne ne le croit). C’est cette vie là qui m’a vraiment fait aimé cette face cachée de Cuba, avant même que je ne rencontre celle que j’ai épousée. Suis-je bien tombé côté belle-famille ? Oui, certainement, et surtout du côté de ma belle-mère. Je ne vais pas dire qu’ils sont tous, dans ma belle-famille, comme ma belle-mère, car des intéressés il y en a, et des conflits il y en a eu, mais j’ai toujours été soutenu par ma belle-mère. Alors non, je ne suis nullement naîf, et je souris même de voir que certains soi-disant grands connaisseurs de Cuba soient encore si accro aux CUC et que leurs amis ou belle-famille arrivent à leur faire croire que sans CUC de la poule aux oeufs d’or la vie n’est pas possible.

De plus, venir dire que beaucoup dans les campagnes n’ont pas d’électricité, c’est ne pas connaître Cuba. Avant la révolution, plus de la moitié des foyers avaient l’électricité, et 50 ans après, c’est plus de 95% des foyers qui avaient l’électricité. Sur les 4 ou 5% qui restaient sans électricité dans les années 1995-1997, il fut installé pour la plupart des réseaux isolés fonctionant au pétrole ou même par des énergies renouvelables comme le solaire.
Alors avant de venir afirmer quelque chose, on essaye au moins de se renseigner. Et si tu veux des chiffres ou des textes, je peux te les fournir.

La chasse aux CUC, mais réfléchi un peu. C’est quoi la chasse aux CUC ? C’est ce qu’un touriste voit, car un Cubain ira là où il y a de l’argent, chez le touriste. Il ne va pas demander de l’argent à quelqu’un qui en a besoin. Surprenant les réflexiuons de certains !

Juste un petit lien pour te montrer l’enseigne du magasin dont tu parles.
Magasin Sepsa

En cherchant sur internet les magasins de la Havane, vous trouverez sans difficultés les magasins TraSval. Par contre, Sepsa, aucun.
Les sources officielles, comme celles des Crédits au peuple, évitent beaucoup les polémiques. Merci Google.

Sepsa et Trasval sont deux sociétes du méme groupe, ce groupe fait partie des société gérés par l’armée comme Gaviota.

Si vous vous rendez dans ce magasin vous verrez les deux noms accolés.
Sepsa s’occupe de la sécurité, Trasval s’occupe des transferts de fond

Bonjour .effectivement à l’angle de galliano et Raphaël c’est bien une boutique trasval depuis des années . Par contre ce n’est pas achalandé comme le rayon bricolage du BHV loin de la . Salutation.

Après un coup de fil à la Havane passé ce jour, mardi 11 novembre, où la grand-mère a passé une nuit un peu fraiche (déjà ?) nous venons d’apprendre qu’ils viennent de changer le matelas avec l’argent reçu de la mère de mon épouse. Me rappelant de cette discussion disant que même dans les campagnes, les Cubains aimeraient avoir des CUC pour s’acheter un matelas (ceux qui ne reçoivent pas de CUC, 95% de la population, dorment à même le sol), j’ai voulu en savoir un peu plus.
Le matelas acheté est pour un lit double. De très bonne qualité aux dires de la famille, acheté au marché industriel à la Havane, pour 2.500 pesos Mn (Monnaie Nationale), soit 80,00 euro.
Ils m’ont dit que c’est plus cher que chez un artisan, mais chez l’artisan il faut attendre, et parfois tu dois toi-même trouver le rembourage (ça m’a fait rire), et que la qualité dépend beaucoup de ce que tu y mets dedans.
Dans un magasin TRD (en CUC), le prix est 3 ou 4 fois plus élevé (au alentours de 300/380 CUC) pour une qualité légèrement supérieure paraît-il, mais qui ne vaut pas les 200 CUC de plus.
Ils ont aussi acheté de la peinture avec leur voisin. On y trouve beaucoup de choses pour rénover sa maison, même du matériel de construction, en vente libre, et en monnaie nationale.
Je ne comprends donc pas pourquoi TOUS les Cubains veulent avoir des CUC pour aller acheter 4 fois plus cher.

Mais j’ai appronfi mes recherches.
Les marchés industriels existent depuis longtemps, mais si j’ai bien compris, ils sont de mieux en mieux achalandés et reçoivent de plus en plus de visiteurs… (chiffre d’affaire multiplié par 2 entre 2012 et 2013) et tout est en monnaie nationale (pourtant, l’initiative privée a augmenté le nombre de personnes touchant des CUC, c’est paradoxal).

Une bonne alternative pour le peuple qui trouve des choses en Monnaie Nationale, pour mon cher, et qui n’a pas forcément les moyens d’acheter beaucoup plus cher en CUC. Certes, certains produits sont de moins bonne qualité que ceux 4 fois plus cher en CUC, mais le peuple semble en général très satisfait des produits (chiffre d’affaire montant) et on y trouve aussi des produits moins chers et de meilleure qualité.

Alors si mon épouse ou sa famille, ou mon grand ami médecin chef de clinique, me dit qu’ils attendent mon argent pour s’acheter un matelas à 300 CUC parce qu’ils dorment par terre, je me poserais beaucoup de questions quant à leurs réels sentiments. Et lorsque je lis qu’un grand ami qui habite en pleine campagne attend pour changer ses CUP en CUC pour aller à la ville acheter dans une TRD, je n’y crois même pas une seconde, et vois de suite qu’il s’agit d’une expérience personnelle inventée.

Mais comme certains au singulier me dit toujours que j’invente, je vous laisse chercher sur internet “Marché Industriel (“Mercado Industrial” pour celui qui ne parle pas espagnol)”. Il y a des articles très intéressants. Si vous ne trouvez pas, je me ferai un plaisir de vous donner un lien que j’ai enregistré. Moi au moins, si je raconte des expériences personnelles de ou avec ma belle-famille, j’ai de quoi appuyer tous mes dires par des articles officiels.

Ce sont deux entittés indépendante l’une de l’autre, et même si elles sont dans le même domaine (la sécurité), elles n’appartiennent pas au même groupe (quel groupe d’ailleurs ?).
Trasval a ouvert des magasins, qu’elle gère elle-même. Avoir du personnel de sécurité de Sepsa (comme beaucoup de magasins) et un autocollant Sepsa sur sa vitrine (comme beaucoup de magasins) ne veut nullement dire que le magasin est un magasin Sepsa.
Mais suis content de voir que tu as fait des recherches sur Internet, même si tu t’obstines à nier l’évidence et à reconnaître que tu t’es trompé encore une fois.

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