Retour, jour par jour, de notre périple en Islande

Forum Islande

Jour 1: Arrivée sur la Lune

Il est 15h30, heure islandaise, lorsque notre avion se pose sur la piste de l’aéroport international de Keflavik sous un ciel plombé et une fine pluie. Dès notre sortie de l’avion et alors que nous ne sommes encore que dans la passerelle nous amenant à l’aéroport proprement dit, notre première impression est la même: sommes nous arrivés sur la lune ? Aussi loin que notre regard porte, il n’y a rien ! Ou plus exactement, pas grand chose. L’aéroport se trouve au beau milieu d’une plaine sans aucun relief, constituée uniquement de pierres noires volcaniques et d’une mousse verte qui les recouvre. Pas un arbre, pas une colline, pas une habitation si ce n’est le hall de l’aéroport sur des kilomètres à la ronde. On a hâte de découvrir la suite !

Récupérer nos sacs à dos se fait très vite et nous partons, passeport à la main, en direction des contrôles de la douane. Après quelques mètres, nous débouchons dans le hall des arrivées sans avoir croisé qui que ce soit ! En gros, depuis Bruxelles, n’importe qui aurait pu prendre notre place car nous n’avons pas eu à le présenter une seule fois ! En attendant, ça nous évite de perdre du temps et nous pouvons plus rapidement nous mettre en quête du bureau de location de voiture ou nous avons une réservation.

Notre choix s’était porté sur une agence islandaise ayant d’excellents retours et qui offre l’avantage d’être 40 à 50% moins cher que les grandes compagnies internationales. Quand on sait que pour 12 jours, nous avons déjà payé la bagatelle de 600 euros (un peu plus cher que pour un mois aux USA !) pour une minuscule Hyunday, notre décision n’a pas été difficile à prendre. Evidemment, qui dit plus petit dit aussi un moins bon emplacement. Après avoir passé en revue tout les bureaux, il faut se rendre à l’évidence: la compagnie Geysir n’est pas dans le hall de l’aéroport. Nous cherchons donc quelqu’un qui pourra nous aiguiller et c’est chose faite assez vite ! On a 500 mètres à parcourir sous une fine pluie jusqu’au bureau situé derrière l’hôtel de l’aéroport. C’est donc assez humide que nous nous présentons face à un employé de la compagnie. Les démarches sont très rapide et se font sans problème, on reçoit notre clé et on nous avertit que la voiture est neuve et n’a donc théoriquement aucun problème. Pour la forme, je fais quand même un tour complet du véhicule avant de m’installer au volant. On se met à l’aise, on enclenche le gps téléchargé sur notre téléphone (et qui ne nécessite aucune connexion internet) et nous nous mettons enfin en route pour notre premier objectif: le Blue Lagoon !

Le Blue Lagoon, c’est quoi ? C’est un petit lac artificiel rempli d’une eau riche en silice et chauffée naturellement par l’activité volcanique de l’île jusqu’à la température parfaite de 38 degrés ! Dans la pratique, c’est une espèce d’immense espace bien-être en extérieur, très touristique et très cher.

Nous avions lu un peu partout qu’il était mieux de réserver son entrée sur internet sous peine de se faire rembarrer (ce qui est arrivé à des amis à nous). Nous avions donc choisi de réserver pour 17h, ce qui nous laisse théoriquement le temps d’en profiter avant de filer sur Reykjavik. Les vingt minutes de route sont vite avalées et lorsque nous arrivons à proximité du parking, de vieux souvenirs nous reviennent: une odeur d’œufs pourri envahit l’habitacle de notre voiture, la même odeur qu’à Yellowstone et qui est en fait celle des sources d’eau chaude. Il y a aussi quelques petites mares d’une eau bleue presque grise qui jure méchamment dans cet environnement majoritairement noir. Le parking quand à lui se situe au milieu de rien et depuis celui-ci, on ne voit même pas les installations. Peut-être est-ce du au brouillard qui s’étend partout ?

En attendant, nous récupérons nos maillots (que nous avions pris soin de placer au sommet de notre sac à dos !) et nous nous dirigeons vers le petit chemin d’accès qui se faufile entre deux petits talus de gros cailloux noirs. La pluie s’intensifie juste à ce moment-là et c’est fort humide que nous arrivons dans le hall principal. Il y a du monde mais au vu de ce qu’ils sont capables d’accueillir comme file, je pense que l’on est pas à plaindre. Après dix petites minutes d’attente, nous arrivons enfin à l’accueil ou on nous remet nos bracelets-carte de crédit-fermeur de casier. On nous donne aussi notre serviette (comprise dans le pack que nous avions choisi mais pas dans l’offre de base !) ainsi qu’un petit sac renfermant des masques et autres gommages que je m’empresse de refiler à ma chère et tendre.

Nous nous rendons chacun dans le vestiaire adéquat pour nous changer. Aucune cabine particulière, ce sont de grands espaces communs assez moderne. Même chez les hommes, on trouve de grandes coiffeuses avec sèche-cheveux pour refaire son brushing. Après s’être changé, passage obligé sous la douche et tout nu ! On ne rigole pas avec l’hygiène et il faut se frotter partout. Des panneaux nous indiquent même les endroits ou insister. Bon, pour les plus pudiques, de petites cabines individuelles permettent de le faire à l’abri des regards mais c’est tellement normal pour les Islandais que je décide de faire comme eux !

Après cela, je retrouve mon épouse et c’est donc simplement habillé de notre maillot que nous ouvrons les portes vers l’extérieur et ces 8 degrés ! Ça caille atrocement et après avoir déposé nos essuies à un crochet, nous nous jetons directement dans ce grand bassin d’eau chaude. On est mieux dedans que dehors ! Après s’être réchauffé, je regarde autour de moi pour découvrir une ambiance assez mystique. On ne voit pas le fond du bassin car la surface est recouverte d’un brouillard, l’eau (salée) a cette même couleur bleu laiteux et 20 centimètres sous la surface, je ne vois plus mes mains. A certains endroits, il y a presqu’un mètre cinquante de profondeur mais la plupart du temps, on atteint à peine le mètre ce qui oblige tout le monde à avancer accroupi pour conserver un maximum de peau sous la surface chaude. Le sol est constitué de sable noir et on avance prudemment car de grosses pierres parsèment le fond. A certains endroits, des grands seaux remplis d’une crème blanche à base de silice et de boue sont mises à disposition gratuitement. Tout le monde s’en tartine joyeusement et dans ce coin du Blue Lagoon, les gens ressemblent à des fantômes. Il y a aussi un bain à vapeur et un sauna dans lequel nous ne nous rendrons pas: l’eau est bien assez agréable comme cela ! Notre forfait nous donne aussi droit à une boisson au Lagoon Bar qui se situe dans un coin du bassin. Nous décidons de respecter notre tradition personnelle en essayant la bière locale, la Gull. Bon, pour mon goût personnel, ce n’est pas la meilleure mais pas la pire non plus: une Jupiler froide mais un peu plate et moins amère. Rien d’exceptionnel mais comme il est important de rester hydrater dans cette chaleur, elle passe sans problème. Celle-ci était gratuite mais attention, les prix ici au Blue Lagoon sont proprement hallucinant ! Presque 8 euros pour une bière et un euro de moins pour un soft ! Les crèmes sont vendues à des prix démentiels et mon épouse a vu les petits sacs reçus à notre arrivée (contenant deux micro-gommages) vendus 20 euros dans la boutique ! Déjà que le forfait de base était à 45 euros par personne !

Enfin, après deux bonnes heures à profiter de la chaleur, il est temps de tout doucement se mettre en route. C’est qu’il y a encore 45 minutes de route jusque Reykjavik et la faim commence à se faire sentir. Nous décidons donc d’affronter à nouveau le froid extérieur et rentrons bien vite nous mettre à l’abri. Un quart d’heure après, nous voilà fin prêt à repartir direction la capitale islandaise.

La route jusque là se fera sous la pluie et nous ne verrons pas grand chose de cette partie. J’avais à l’avance repéré un « restaurant » appelé la Fabrique à Hamburger situé non loin de la guesthouse ou nous irons dormir et qui a de bonnes critiques. L’endroit est bondé et on nous fait patienter quelques minutes avant de nous amener à notre table. Au mur, un tableau indique la population totale en Islande (qui est apparement régulièrement remis à jour). Un peu de musique islandaise et un bon gros burger plus tard et nous nous rendons à la guesthouse situé à quelques minutes de voiture de là. C’est assez fatigué (la chaleur du Blue Lagoon plus un gros repas plus l’heure tardive) que nous prenons possession de notre chambre et le sommeil ne tarde pas à nous avoir !

Vous pouvez lire ce récit et bien d’autres sur http://aetaenvoyage.wordpress.com :wink:


Cette première nuit fût difficile ! Non pas parce que le matelas est tout mou ou parce que l’oreiller est tout dégonflé mais parce que contrairement à ce que j’avais cru comprendre, le soleil ne se couche jamais vraiment. Etant donné que notre chambre n’est pourvue que de stores, il ne fait jamais sombre et c’est assez perturbant ! Vers 1h du matin, je me décide même à prendre une photo depuis la cuisine de notre guesthouse, non pas pour ce qu’il y a voir mais pour immortaliser un phénomène nouveau pour moi !

La « nuit » se finit tout doucement, nous allons nous apprêter et un peu avant 8h, nous sommes fin prêt à nous élancer sur le parcours du Cercle d’Or, sujet de notre journée. Le Cercle d’Or, c’est quoi ? Une appellation donnée par les agences de voyage à un ensemble de trois sites proches de Reykjavik, facile d’accès et qui seront donc probablement envahis par les touristes que nous sommes. Nous sommes loin d’être friands de la foule mais ça reste malgré tout un incontournable du pays, nous ne pouvons donc pas faire l’impasse dessus.

Avant de nous mettre en route, nous rencontrons la propriétaire de la guesthouse que nous n’avions pas vu hier soir. Très sympa, elle nous dit que à 200 mètres de là, il y a une petite épicerie et une boulangerie. Nous nous étions déjà résignés à trouver un truc vite fait dans une pompe à essence donc nous n’hésitons pas une seconde. On achète de quoi manger à midi à la supérette et un petit déjeuner à la boulangerie. Parfait, nous voilà réellement prêt à partir !

Les rues de Reykjavik sont presques vides alors qu’il est passé 8h du matin. La raison en est simple: aujourd’hui, c’est la fête nationale et c’est donc jour férié ! C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous sommes partis visiter aujourd’hui le Cercle d’Or et que nous visiterons le lendemain Reykjavik (et non pas l’inverse comme la logique de mes hébergements l’auraient voulus). A peine 15 minutes après avoir démarré, la ville n’est déjà plus qu’un souvenir et nous nous enfonçons progressivement vers le centre du pays. Les paysages sont déjà à couper le souffle: de grandes plaines à l’herbe rare que quelques chevaux tentent tant bien que mal de manger encadrés par de grosses collines à l’aspect rébarbatif. Ou bien ici, une petite église posée sur sa colline au milieu de pas grand chose ! Evidemment, ce n’est que le début mais il est rassurant de constater que nous continuons à nous émerveiller de tout ce qui nous entoure !

Après une bonne heure de trajet (arrêt photos inclus), nous nous garons sur le petit parking (compte tenu de la popularité du site) de Thingvellir, première étape de ce Cercle d’Or. Nous nous apprêtons: veste et pantalon de pluie seront l’équipement indispensable à cette journée ou la pluie passera son temps à apparaître et à disparaître. Après un rapide passage par le visitor center pour y récupérer une petite carte assez rudimentaire auprès d’un employé pas franchement motivé, nous nous retrouvons face à la première passerelle … envahie par les masses de touristes descendant des nombreux cars qui ne cessent d’arriver. Je le savais mais c’est autre chose de l’accepter … Chacun voyage comme il l’entend mais il faut avouer que directement, l’effet de foule est énorme ! On décide donc de passer ce point de vue pour directement nous enfoncer dans le site proprement dit.

Thingvellir, c’est quoi ? Je laisse l’ami Wikipédia vous l’expliquer:

« Le parc national de Þingvellir, en islandais þjóðgarður Þingvellir, est un parc national du sud-ouest de l’Islande, en bordure des Hautes Terres. Cette aire protégée centrée sur un graben, les Þingvellir, regroupe plusieurs montagnes, volcans, lacs,cours d’eau et une forêt. En bordure des Þingvellir, la faille d’Almannagjá et le Lögberg, le « Rocher de la loi », constituent le principal lieu historique national puisqu’il constitue le lieu de rassemblement originel d’un des plus vieux parlements du monde (l’Alþing) qui y fut fondé dès 930 et l’indépendance de l’Islande y fut proclamée le 17 juin 1944, le jour du 133e anniversaire de la naissance de Jón Sigurðsson, leader des mouvements pacifistes pour l’indépendance de l’Islande au xixe siècle. Le site est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004. Il abrite également la résidence d’été du premier ministre de l’Islande. »

C’est donc cette faille d’Almannagja que nous venons visiter. Elle est le résultat de l’éloignement des plaques tectoniques européenne et américaine et qui ne cesse de s’agrandir: près de 3mm par an. Je vous l’accorde, ça ne se voit pas à l’œil nu mais quand même ! Depuis le parking, nous nous élançons donc dans une petite pente coincée entre les deux parois de la faille.

Le site est particulièrement agréable malgré les hordes de touristes qui nous talonnent en faisant un bruit de tout les diables. Au bout de cette première allée, une micro-chute amène une touche légèrement différente à cet environnement minéral.

Sur le plan, la chute d’eau marque déjà la fin du site mais ça nous paraît étonnamment court. Nous nous apprêtions à descendre dans la plaine voisine pour finir la visite quand nous nous rendons compte du piège. En réalité, ce que nous avons vu n’est que le résidu de la vraie chute d’eau, située un peu plus loin. Nous faisons donc demi-tour et reprenons notre route. Le gros point positif de cette partie, c’est que les groupes n’y vont pas. Pour cela, il faudrait avoir plus d’une demi-heure à consacré au site et c’est donc pratiquement seul que nous attaquons les quelques marches qui nous amènent à un T. A gauche, la chute d’eau et à droite, on ne sait pas trop. Nous partons donc d’abord en direction de la chute de Oxararfoss (foss signifiant chute d’eau en islandais). Elle n’est pas spécialement impressionnante de par sa taille ou son débit mais le site est agréable et quasi-désert.

Le site étant un cul-de-sac, nous faisons demi-tour jusqu’à revenir à l’intersection. Plutôt que de revenir sur le site principal, nous décidons d’emprunter l’autre branche afin de voir ce qu’il s’y passe. Je suis en plus un peu embêté car j’avais vu des photos de la faille mais ça ne ressemblait pas à ce que nous avions vu jusque là. Bien nous en a pris car après quelques centaines de mètres et une toute petite ascension, je peux enfin contempler la vue que je cherchais ! Bien plus belle que depuis l’autre côté du site, on voit bien mieux la faille d’ici !

Voilà déjà 1h30 que nous arpentons ce site et ce n’est pas fini. Nous décidons donc de redescendre vers le site principal et de nous enfoncer dans la plaine qui jouxte la faille. Envahie par des petits lacs ou évoluent quelques canards, le site est agréable même si il est moins spectaculaire que son voisin. Au bout de celle-ci, une petite église dont le nom m’échappe amène une petite touche différente au site.

Mais cela fait déjà plus de deux heures que nous évoluons ici et il est temps de tout doucement remonter au parking. Pour traverser plus vite la plaine, des passerelles sont aménagées en différents endroits, ce qui fait qu’un gros quart d’heure plus tard nous sommes à la voiture. Après un rapide passage aux toilettes payantes (200 ISK, soit 1,3 euro !), nous nous mettons en route pour la deuxième étape de notre journée: Geysir !

Il nous faut près d’une heure sur une belle petite route qui serpente au milieu de nul part pour nous y rendre. En chemin, nous avons croisé notre première construction au toit en herbe, caractéristique du pays. Je dois avouer que celle-ci me laisse perplexe. Est-ce une habitation ? Je n’en sais trop rien car je ne pas essayer de pousser la porte.

Nous arrivons enfin sur le parking du site sous la pluie ou se presse une foule considérable. Il est presque 13h et nous décidons de pique-niquer dans la voiture, à l’abri. Le temps de manger et la pluie a quasi-disparu ! Nous réenfilons donc nos couches de protection et nous traversons la route pour entrer sur le site à proprement parler. Ici, nous allons revoir des solfatares ainsi qu’un geyser comme nous avions déjà pu voir à Yellowstone, aux USA. Autant vous dire que j’étais assez excité à l’idée ! Malheureusement, en toute honnêteté, le site est un petit peu décevant. L’odeur de souffre est bien présente et quelques petites fumerolles amènent un aspect désolé au site mais c’est à peu près tout.

Seul le geyser Strokkur (et pas le geyser Geysir – qui a donné son nom à tout les autres geysers – qui ne crache quasi plus à cause de la bétise des touristes qui s’amusaient à jeter des cailloux dedans pour le faire réagir. Résultat, il est maintenant quasi-bouché !) sauve le site avec ses jets extrêmement réguliers envoyant des gerbes sur plusieurs dizaines de mètres de hauteur. Pour le coup, c’est toujours aussi chouette à voir mais la comparaison avec Yellowstone est trop tentante et n’est pas à l’avantage de ce site. J’essaye à plusieurs reprises de capter la bulle, ce moment très rapide ou l’eau se soulève en forme de bulle avant d’être projeter en l’air. Malheureusement, je ne suis ni assez rapide ni assez patient et la photo ci-après sera mon meilleur résultat.

La pluie quasi-permanente qui nous tombe dessus depuis notre arrivée sur le site n’encourage pas à l’optimisme et nous décidons de continuer notre route. Après un rapide passage aux toilettes (gratuite celles-ci) et une visite éclair de la boutique-souvenirs (Aie les prix !), nous remontons en voiture pour parcourir les quelques kilomètres qui nous séparent de Gullfoss. Pour ceux qui ont bien suivis, c’est donc à une nouvelle chute d’eau que nous rendons visite maintenant.

Le site est bien pensé avec des passerelles permettant d’observer d’en haut et au niveau de l’eau. Nous attaquons d’abord par la et ce que nous voyons est très impressionnant ! La chute est constituée de deux sauts pour une hauteur totale de 31 mètres avant de s’engouffrer dans une faille perpendiculaire à celle-ci. Une passerelle permet même d’arriver entre les deux sauts, avec l’humidité que ça comporte !

Nous finissons ensuite par remonter et de longer la falaise pour l’observer du haut … mais pas au sec ! En effet, la bruine remonte le long de la paroi et nous atteint plusieurs dizaines de mètres plus haut.

Nous resterons au total près d’une heure sur ce site à contempler la puissance de la nature. Mais il est temps de se remettre en route car la fatigue commence malgré tout à nous gagner et nous avons encore un peu de route pour rentrer. De plus, je ne veux pas reprendre la route directe et nous allons faire un petit détour par une petite église dont les images m’avaient bien plu.

C’est donc vers l’église de Skalholt que nous mettons le cap, située à 40 minutes de route de Gullfoss. Le site est quasi-désert à notre arrivée et nous avons le temps de tourner autour de ce beau petit édifice. L’intérieur est relativement moderne et chaleureux mais nous ne nous y attardons pas. Juste à côté de cette église se trouve une chapelle au toit recouvert d’herbe. Celle-ci est bien plus grande que la première construction de ce type que nous avions croisée et nous pourrons même y pénétrer. L’ensemble église/chapelle/lac donne un cadre magique et unique !

Nous décidons ensuite de remettre le cap sur Reykjavik par le chemin le plus direct. Sur la route, nous ferons notre premier arrêt dans un Bonus – le Lidl islandais – pour y faire des courses pour les prochains jours. Impossible de manger à l’extérieur à chaque repas, notre budget ne nous le permettrait pas ! Mais ce soir, nous sommes fatigués et décidons de mettre le cap sur un petit restaurant thaï à la bonne réputation avant de rentrer nous coucher !


La nuit fût toujours aussi compliquée pour moi et il est un peu après 5h du matin quand je me réveille difficilement. Je laisse bien évidemment mon épouse dormir tout son saoul et j’en profite pour écrire l’article de la veille. Vers 8h, je me décide quand même à la réveiller car il nous faut encore nous apprêter et déjeuner avant d’attaquer le programme – plus light – de la journée. Au menu, visite du centre de Reykjavik au matin et tattoo en début d’après-midi.

Il est presque 9h quand nous nous mettons en route. J’avais prévu de nous rendre jusque dans le centre à pied, notre hôtel étant situé à trois kilomètres de celui-ci en longeant l’océan. L’idée de nous balader sur la digue nous tentait bien et, malgré une fine pluie qui tombe sans discontinuer depuis mon réveil, nous nous mettons en route. Malheureusement, après un quart d’heure de ballade, il faut se rendre à l’évidence: il n’y a rien de très agréable à marcher avec la pluie – qui forcit de minute en minute – qui vient de face. Malgré nos vêtements de pluie qui nous protège très efficacement, nous décidons de faire demi-tour et de prendre la voiture pour nous rapprocher du centre.

Une grosse vingtaine de minutes plus tard, nous sommes garés non loin du premier lieu que nous souhaitions visiter: Harpa, la toute récente et immense salle de concert de Reykjavik à l’architecture délirante. On ne peut pas la rater avec son enchevêtrement de blocs aux formes irrégulières et aux fenêtres multicolores. Construit il y a quatre ans sous la protestation populaire (le projet a coûté un fric dingue en pleine crise financière !) tout à côté du port, on aime ou pas son côté hyper moderne. Pas spécialement fan du contemporain, on doit avouer que celui-ci nous aura bien plu !

Et si l’extérieur est original, c’est encore plus vrai à l’intérieur ! Ou que l’on regarde, ces amas de fenêtres aux formes incongrues sautent aux yeux. Des passerelles grimpent un peu partout et des bancs sont installés un peu partout pour profiter des lieux et de la vue. Mais ce qui marque le plus dans ce lieu, c’est le calme qui s’en dégage. Peut-être avons nous eu de la chance mais qu’est ce qu’il est agréable d’être au chaud dans une ambiance si feutrée alors qu’il pleut et que des travaux font un tintamarre de tout les diables à l’extérieur !

Mais finalement, il faut quand même bien avancé dans nos pérégrinations et nous devons ressortir. Quelle joie de constater que la pluie s’est complètement arrêtée ! Nous décidons donc de nous enfoncer sans tarder dans le centre-ville en direction de l’Adalstraeti, la plus vieille rue de Reykjavik ou se trouve au numéro 10, la plus ancienne maison de la ville. Bon, elle n’a rien d’extraordinaire et si je ne l’avais pas lu, je serais passé sans la voir.

Alors que nous marchons un peu au hasard des rues du centre, nous faisons deux constatations: Reykjavik n’a pas grand chose d’exceptionnel en soi mais qu’il est bon de marcher dans une ville aussi tranquille. C’est la première capitale de ce genre que nous visitons et finalement ça a aussi son charme !

Nos pas nous ont emmenés naturellement vers un deuxième édifice, lui aussi construit probablement par un fou: Hallgrimskirkja ou l’Eglise du Christ-Roi. Son architecture rappelle les orgues basaltiques présent en nombre en Islande et que nous verrons plus tard dans notre voyage. Comme nous en avions déjà vu en Irlande, nous voyons bien de quoi il retourne mais il n’empêche que pour le coup, je suis nettement moins fan ! Entièrement construite en béton, il aura fallu plus de 40 ans pour la terminer ! Sa flèche perchée à 75 mètres en a fait le plus haut bâtiment d’Islande jusqu’il y a peu mais à part cela, pas grand chose à signaler. Devant le bâtiment trône une statue d’un viking, fils d’Erik le Rouge qui a « découvert » l’Amérique.

L’intérieur n’est guère plus intéressant car … il n’y a rien à voir ou presque ! L’ensemble est complètement dénudé si ce n’est un magnifique orgue composé de plus de 5000 tuyaux. Chance pour nous, une dame est en train d’en jouer au moment ou nous y sommes. Nous l’écoutons quelques minutes mais on ne peut pas dire que nous sommes de bons clients et nous ne traînons pas. Un ascenseur payant permet de grimper au sommet du monument mais ça ne nous tente pas plus que cela vu le monde qui attend.

La matinée est déjà quasi finie et nous avons juste le temps de redescendre jusqu’au parking car notre ticket arrive à expiration. Vu le nombre d’amendes aperçue sur les pare-brises dans tout le centre, nous décidons de ne pas jouer avec le feu. En passant devant une cabane à hot-dog, nous décidons de nous y essayer car j’avais lu que les Islandais en faisait de très bon. Mouais, en fait c’est juste un sandwich mou avec une saucisse de Strasbourg chaude et un peu de ketchup. Pas de moutarde ni de choucroute donc pas grand chose à se mettre sous la dent ! Nous finissons par arriver quelques minutes avant l’heure H et nous mettons le cap sur notre guesthouse pour y manger les pistolets achetés en chemin (au sésame, très bon !).

Il nous reste une heure avant de devoir partir pour mon rendez-vous et nous en profitons pour finir nos sacs et fermer les yeux quelques minutes. Arrivé sur place, on nous annonce qu’il nous faudra patienter une quarantaine de minutes car nous ne sommes pas les seuls et ils ont un peu de retard. Pas de souci, nous partons donc « visiter » le quartier qui à part quelques boutiques n’a pas grand chose à proposer. Par curiosité, nous rentrons dans les magasins pour constater qu’ici en Islande, tout coûte très très cher ! Le moindre carnet de voyage est à 20 euros, des magnets pour frigo à presque 10 euros ou des mugs à 8 ! C’est du grand n’importe quoi et nous repartons les mains vides. Notre souvenir sera le tattoo et c’est déjà très bien comme cela.

Après la double séance (pour moi et pour mon épouse) avec un jeune italien échoué en Islande, nous décidons de partir pour notre prochaine guesthouse à Selfoss. Pour ce faire, nous réempruntons la route 1 utilisée en grande partie la veille pour revenir du Cercle d’Or. Rien à signaler si ce n’est un brouillard à couper au couteau sur les « hauteurs » et qui disparaîtra dès que nous redescendrons. Nous faisons un arrêt dans un Liquor Store afin d’acheter de quoi nous faire des apéritifs durant notre séjour mais les prix nous refroidissent à nouveau: une simple bouteille de Bacardi blanc coûte … presque 40 euros ! A ce prix là, on se passera sans problème d’alcool pour notre séjour ! Finalement, l’eau c’est très bien aussi …

A Selfoss, non seulement il ne pleut plus mais quelques minutes après être arrivé, un ciel bleu de plus en plus large fait son apparition. Nous décidons donc d’aller nous balader dans le petit centre-ville et de chercher après le restaurant de ce soir. Nous nous déciderons à nouveau pour un restaurant thaï conseillé par notre guide. Nous ne serons pas déçu même si l’addition se révélera encore salée ! Près de 50 euros pour deux avec juste un petit menu et un coca chacun. C’est le prix à payer si on veut éviter les traditionnelles pizzas et hamburgers … Nous flânerons encore quelques temps avant de prendre la direction de notre guesthouse et de son salon très agréable ou j’ai pu écrire confortablement ce récit.

Vous pouvez lire ce récit et bien d’autres agrémentés de photos sur http://aetaenvoyage.wordpress.com


Aujourd’hui, il n’est pas encore 8h lorsque nous quittons Selfoss en direction de l’est. Nous avons rendez-vous à une heure de route de là, à l’embarcadère du ferry, direction l’archipel des îles Vestmann ou nous allons passer la journée et la nuit. Pour ce faire, nous empruntons la route principale en Islande très justement nommé route 1 et qui fait le tour complet de l’île sur 1339 kilomètres. La portion ou nous roulons traverse d’immenses plaines d’une magnifique banalité: des moutons, des chevaux puis des chevaux et des moutons. Puis régulièrement, des fermes dont le plus proche voisin est une autre ferme située à plusieurs centaines de mètres de la. Pas de risque de déranger les voisins dans ces contrées ! Quelques collines amènent quand même une légère variation dans ce paysage de fin du monde.

Une heure après, nous avons quitté la route 1 pour quelques kilomètres en direction de l’océan. Après quelques kilomètres, nous arrivons effectivement à un petit port, perdu au milieu de nul part. Comme nous embarquerons sur le ferry avec la voiture, je me mets dans les files réservées à cet effet et nous partons nous renseigner sur la manière dont cela fonctionne. En réalité, il n’y a rien d’autres à faire qu’attendre le ferry et montrer nos tickets (réservés sur le net) au préposé à l’embarquement. Seule petite chose à respecter: seul le conducteur a le droit d’embarquer dans la voiture. Les autres passagers ont leur accès à part. Le ferry arrivant bien à l’avance, à peu près tout le monde a embarqué plus d’un quart d’heure à l’avance mais comme d’habitude, on doit attendre les retardataires.

A l’heure pile, nous démarrons, installés bien au chaud sur le pont inférieur. La traversée est annoncée en 35 minutes et au bout d’un quart d’heure, nous décidons de monter à l’étage pour photographier l’archipel qui apparaît au loin. Au début, on ne voit qu’une seule île, toute grise sous ce ciel couvert. Petit à petit apparaît ensuite une deuxième puis une troisième île. Théoriquement, une seule – celle de Heimaey – est réellement habitée. Néanmoins, des originaux ont décidés de construire leur maison, seul sur leur caillou. Plus tard, je poserai la question à la propriétaire de notre guesthouse qui nous expliquera que des gens y vivent quelques semaines sur l’année, un peu comme une maison de vacances. J’adore !

Peu de temps après, nous arrivons réellement à destination. L’arrivée sur l’île est spectaculaire car notre ferry doit se faufiler entre d’énormes rochers troués comme du gruyère et ou des centaines d’oiseaux ont élus domicile. Le port se trouve en effet dans une petite crique dont l’entrée ne fait que quelques mètres de plus que notre embarcation. C’est vraiment de toute beauté !

Le débarquement se fait très vite, je récupère mon épouse et nous nous rendons à l’office du tourisme indiqué dans notre guide. La préposée qui nous accueille est bien gentille mais d’une totale inutilité: la seule chose qu’elle fera sera de nous remettre une carte grossière de l’île sans nous donner de réelles explications. Heureusement, j’avais un peu bossé mon sujet et avait déjà noté quelques idées. Avant de partir explorer les environs, nous nous mettons en quête d’une boulangerie pour acheter notre repas de ce midi ce qui est chose faite assez vite. Nous sommes assez surpris de constater qu’ils ont vraiment toutes les commodités sur place (heureusement pour eux d’ailleurs) et je dois avouer que je m’attendais à une ville un peu plus … « perdue »: plusieurs pompes à essence, supermarchés, restaurants, banque, poste, pharmacie. Bref, tout ce qu’il faut pour vivre tranquillement !

L’île ressemble un peu à un triangle sur pointe large de 4 kilomètres et sur 7 de long. La ville occupe le haut du triangle et notre premier objectif est de nous rendre au point opposé de la. Pour mieux comprendre l’origine de cette île, je vais me référer une fois encore à l’ami Wikipédia:

» Plus grande île des îles Vestmann, Heimaey est la seule île de cet archipel à s’être formée au cours de différentes éruptions volcaniques. L’une d’entre elles donna naissance à l’Helgafell il y a 5 000 ans dans le cratère né d’une précédente éruption. La projection de scories de lave a constitué le cône actuel par lequel se sont échappées des coulées de lave qui ont connecté entre elles des petites îles formant de nos jours différentes parties d’Heimaey.

La dernière éruption survenue sur Heimaey est celle de l’Eldfell qui se situe dans l’Est de l’île. Sa première et seule éruption s’est déroulée du 23 janvier au 28 juin 1973. Au cours de ces cinq mois, plusieurs coulées de lave et projections de scories ont agrandi l’île de 2,3 km2 et menacé de boucher l’entrée de la baie qui sert de port naturel. Malgré la destruction de presque 400 maisons et en raison de l’évacuation de la totalité de la population de l’île dès les premières heures de l’éruption, seule une victime fut à déplorer. Depuis son unique éruption, l’ascension de Eldfell constitue une randonnée très appréciée des visiteurs de l’archipel »

Le GPS nous emmène donc à quelques kilomètres de la. En chemin, nous ferons des tours et des détours pour photographier les merveilles qui s’offrent à nous. En effet, dès le départ nous sommes séduits par ces lieux magiques. Les moutons sont partout et dès que nous approchons de leurs immenses enclos, ils se ruent sur nous pour nous sentir. Comportement inhabituel à mes yeux mais rigolo quand une mère et ses deux agneaux ont piqué un sprint de plus de cent mètres alors que j’avais à peine posé le pied au sol.

Plus loin, nous arrivons à notre but. En réalité au bout de la pointe du « triangle » se trouve une petite excroissance nommée Stórhöfði (ça se prononce comme ça s’écrit !). La vue sur la petite crique qui s’est formée est vraiment belle !

Mais si on vient ici, c’est surtout pour observer l’avifaune de l’île et plus particulièrement son représentant le plus connu: le macareux à l’aspect comique. Leur site de nidification se trouve dans une sorte de grotte en contrebas et on peut les observer soit d’une petite cabane soit directement depuis la grande pente herbeuse qui se termine par une falaise de plusieurs dizaines de mètres de hauteurs. C’est la solution que nous choisirons, au même titre que les photographes amateurs d’oiseaux. Pour notre part, nous ne sommes pas assez bien équipés pour les prendre en photos depuis l’endroit ou nous sommes et nous nous contentons de les admirer de loin (pour voir à quoi ça ressemble, cliquez ici: un macareux ).

Nous resterons la un bon bout de temps, assis dans l’herbe avec les inévitables moutons qui broutent non loin. Le calme n’est troublé que par les rafales de photos prises par les quelques ornithologues en herbe présents près de nous.

Il est déjà passé midi quand nous nous décidons à lever l’ancre. Mon épouse émet le souhait de longer la côte par l’ouest et de faire le tour de l’île. Nous chercherons un endroit ou nous arrêter pour pique-niquer en chemin. Aussitôt dit, aussitôt fait et après quelques kilomètres parcourus ou nous nous arrêtons tout les cinquante mètres pour des pauses photos, nous arrivons en vue d’un golf (!) installé au milieu d’un demi-cirque (pas avec des clowns et tout ça mais une grande paroi de roche en demi-cercle). Ils ont l’art de choisir des cadres d’exception, les amis golfeurs ! Juste à côté se trouve un petit camping ainsi que ces fameuses maisons au toit en herbe. Je rentre dans celles-ci et j’y découvre des tables de camping et un foyer pour y faire un feu. Le tout est bien aménagé mais il y fait froid et humide. On mangera donc dehors !

Après notre rapide repas, nous continuons notre tour de l’île en tournant systématiquement à gauche pour toujours longer la côte. Ce faisant, nous sommes de retour à la ville et plus particulièrement au port. Je reste fidèle à ma ligne de conduite et je traverse celui-ci, conduisant au milieu de gros bateaux de pèche (l’industrie principale de l’île) jusqu’à arriver par hasard le long d’une plage de sable noir. Nous stoppons la et décidons d’aller un peu nous promener sur celle-ci. La vue que nous avons est encore une fois magique !

Des escaliers très raides permettent de gravir le gros rocher qui se trouve à droite sur la photo (il a un nom mais il m’échappe !) mais mon épouse ne le sent pas. En effet, ça a l’air un peu casse-gueule et le vent qui souffle assez fort nous conforte dans l’idée de rester bien sagement sur le plancher des vaches (plutôt des moutons ici !). Nous continuons néanmoins notre progression au milieu de gros rochers posé au pied de leur grand frère. D’ailleurs, ne serait-ce pas des morceaux qui s’en seraient détachés ?

Il est passé 14h quand nous nous décidons à quitter ce superbe endroit. Notre prochaine étape sera pour notre guesthouse ou nous aimerions déposer nos sacs à dos avant d’entreprendre l’ascension de l’Eldfell, le volcan star de l’île. En chemin, nous tombons sur un panneau indiquant un point de vue ou nous nous arrêtons. En fait de point de vue, c’est un sentier de rando qui démarre et nous l’empruntons sur plusieurs centaines de mètres. La vue est tout simplement belle !

Etant donné que nous ne savons pas vraiment ou ça nous mène et que nous souhaitons vraiment faire l’ascension aujourd’hui, nous faisons demi tour et remontons en voiture. Arrivé à notre guesthouse, un petit mot nous demande de venir chercher la propriétaire chez elle, dans la rue parallèle à la notre. Je laisse mon épouse avec les sacs et part à sa recherche. Je ne trouverai que sa jeune fille qui ne parle pas un mot d’anglais et qui se précipitera sur le téléphone pour me passer sa mère. Pas de souci, elle arrive tout de suite et en effet, nous arriverons en même temps sur place. Très sympa, elle nous montrera notre chambre et nous expliquera plein de choses sur l’île. Je vois d’ailleurs l’heure qui tourne et au bout d’un moment, nous nous excusons et nous filons au pied du volcan.

La propriétaire (ainsi que l’employée à l’office du tourisme) nous avait donné comme temps de référence une heure aller et une heure retour pour gravir ce volcan culminant à 279 mètres d’altitude. Je gare la voiture sur le petit parking au pied de celui-ci et c’est parti pour la grimpette. Sur la photo suivante, notre destination !

En réalité, l’ascension sera particulièrement aisée et à part deux petites côtes ou on s’enfoncera un peu dans ce sol volcanique, nous effectuerons la marche sans aucun souci. De plus, il nous faudra (sans courir) à peine une demi-heure pour arriver au sommet. Mais la récompense vaudra bien ce petit effort !

Au sommet, je pose ma main en dessous des rochers pour constater ce que la propriétaire nous avait dit: les pierres volcaniques, 42 ans après l’éruption sont encore chaudes ! Malheureusement pour nous, à peine arrivé au sommet qu’un immense banc de brouillard s’installe à nos pieds bouchant de plus en plus la vue. Nous décidons donc de redescendre avant de ne plus rien voir. Bien nous en a pris car une pluie fine et froide s’abat sur nous et c’est trempé que nous rejoignons la voiture.

Nous finirons la journée en allant manger une grosse pizza dans un petit restaurant conseillé par la propriétaire non loin de la. Au soir, nous discuterons avec une mère et sa fille qui loge au même endroit que nous avant d’aller nous coucher, bien fatigué par cette magnifique journée !


Le réveil se fait sous la pluie aujourd’hui. Notre projet de retourner au sommet de l’Edjfell pour y avoir une vue plus dégagée que la veille tombant malheureusement à l’eau (c’est le cas de le dire), nous ne sommes pas vraiment pressé par le temps. En effet, les îles Vestmann sont assez petites et nous avons déjà parcourus les gros points d’intérêts hier. Nous repasserons donc par les quelques endroits que nous n’avions pas su/pu faire correctement avant de retourner prendre le ferry du retour en début d’après-midi.

Il est donc près de 9h quand nous démarrons notre exploration. Pour commencer, nous décidons de retourner du côté du golf ou nous avons mangé hier car un rocher aurait du nous évoquer un éléphant et nous n’en avons pas de souvenir. En chemin, nous passerons refaire le plein de notre cacahuète pour éviter toute mauvaise surprise pour la suite. On est jamais trop prudent ! Nous retournons donc nous garer la ou nous avions dîné la veille, on remet nos vêtements de pluie et nous partons à travers le parcours, sur un petit sentier de randonnée. Très vite, nous arrivons devant le fameux rocher et effectivement, avec beaucoup d’imagination, on peut y voir un éléphant. Et en forçant un peu la vue, nous en voyons même deux ! L’ « original » étant celui de gauche …

La promenade est agréable et, malgré la pluie qui tombe de plus en plus fort, nous poursuivons en longeant la côte. Néanmoins, à part une statue représentant une espèce de fée Clochette, il n’y a plus grand chose à voir. Nous décidons de revenir sur nos pas pour nous mettre un peu à l’abri dans la voiture. Par contre, les golfeurs imperturbables continuent leurs 18 trous sans se soucier une seconde des litres d’eau qui leur tombent dessus.

Le reste de la matinée nous verra faire le tour des quelques endroits que nous n’avions pas encore vu, comme la plus vieille maison de l’île ou la reconstitution d’une église du 12ème siècle offerte par les norvégiens pour les 1000 ans de présence du christianisme en Islande. En soi, ce n’est pas vilain mais avec cette pluie qui ne s’arrête plus, il est difficile d’être à fond dans toutes les visites. Nous décidons de terminer cette matinée dans un des cafés de l’île ou nous boirons un chocolat bien chaud qui réchauffera nos corps transis. Une heure avant l’embarquement, nous décidons de retourner au port pour y manger nos sandwichs à la salade d’œufs (en réalité de crevettes mais ils ont réussi l’exploit d’en mettre deux sur tout le pot !).

L’embarquement se fera en à peine quinze minutes – passagers et véhicules compris – et la traversée se fera sans problème (on s’est endormi tout le trajet !).

Revenu sur le « continent », notre première étape sera pour Seljalandsfoss, une chute d’eau se trouvant à peine à vingt minutes de route. Le petit parking situé non loin est complètement remplis et c’est un va-et-vient de véhicules auxquels nous avons droit: en effet, cette chute est très facile d’accès et située à moins de deux heures de route de Reykjavik, ce qui en fait une destination prisée pour les voyageurs ayant peu de temps. En attendant, nous trouvons très vite à nous garer, nous nous habillons complètement en prévision des trombes d’eaux qui vont nous tomber dessus. et nous voilà parti en direction de la chute.

Haute de 65 mètres, la grande particularité de cette chute est le petit sentier qui permet de passer derrière le rideau et d’en faire le tour afin d’offrir un point de vue différent. Evidemment, si il est possible de passer derrière, c’est au prix d’une bonne douche ! Pour notre part, nous sommes bien équipés avec nos capes et nos pantalons de pluie et nous en sortirons quasi sec mais certains viennent ici en « touriste » et mon épouse en verra même une en sandales ! Avec le froid, l’humidité et la boue, elle a du s’amuser celle-là !

Le chemin continue en longeant le pied de la crête d’ou s’écoule la chute. Un panneau indique juste Gljufrabui à 560 mètres. Par curiosité, nous décidons d’aller voir car nous ne sommes pas vraiment pressé par le temps. On passe devant de minuscules cascades sans grand intérêt et nous sommes prêt à faire demi-tour avant de nous raviser et de continuer. Bien nous en a pris car nous arrivons face à une crevasse verticale derrière laquelle s’écoule une autre cascade. En soi, rien d’extraordinaire si on reste là mais on décide d’entrer dans le trou et on se retrouve au cœur de l’action. Forcément, nous sommes encore plus trempé qu’avant mais ça en valait le coup !

Après cette première étape rafraîchissante et très agréable, il est temps pour nous de reprendre la route en direction d’une seconde chute, celle de Skogafoss située à moins d’une demi-heure de route, toujours en direction de l’est sur la route 1. Le parking est ici nettement plus grand mais tout aussi rempli. On se gare et nous partons admirer cette chute légèrement plus petite que la précédente (de trois mètres !) qui a elle aussi une particularité: une série de 380 marches permettent de l’observer du dessus. C’est par là que nous commencerons et c’est le cœur vaillant que nous attaquons la grimpette !

Arrivé à mi-chemin, un sentier s’éloigne de l’escalier pour admirer la chute à mi-hauteur. Pas sur que ce soit un chemin « officiel » mais il est bien formé de par le passage de nombreuses personnes. Il faut néanmoins faire attention car il est bien boueux et à flan de « falaise » mais ça se fait sans problème. De plus, la récompense vaut le léger risque pris !

On continue ensuite notre ascension jusqu’au sommet pour arriver sur une petite plate-forme qui surplombe en effet la chute. Néanmoins, la vue d’ici est nettement moins intéressante et on peut clairement se contenter de celle à mi-parcours. Nous sommes malgré tout content de l’avoir fait !

Nous finissons par redescendre la volée d’escaliers jusqu’à revenir au pied de la chute. La vue que l’on a d’ici est elle aussi extraordinaire et nous la photographions sous tout les angles. Je remets même ma cape de pluie (devenue superficielle depuis quelques minutes car le soleil a fait son apparition !) pour aller au plus près de la chute. C’est à un véritable bouillon auquel j’ai droit ! Et les photos ne donneront rien en plus …

Le site est vraiment super et c’est avec un peu de regret que nous l’abandonnons. En effet, nous prenons notre temps à chaque fois et l’après-midi est déjà bien avancée. Nous n’avons plus beaucoup de kilomètres jusque Vik, village ou nous dormirons, mais nous avons encore deux endroits ou nous voulons nous rendre.

Le premier d’entre eux se nomme Dyrholaey et est en fait une petite péninsule dans laquelle se dresse d’énormes rochers rappelant un peu les falaises d’Etretat. On emprunte la route 218 qui démarre sur notre droite pour nous y rendre. Celle-ci serpente entre deux plans d’eaux jusqu’à un petit parking. Deux chemins partent de la et offrent des points de vue différents. Malgré la pluie qui ne s’arrête plus de tomber (à nouveau …), le site est splendide et nous donne l’impression que la fin du monde est pour bientôt !

Nous descendrons sur la petite plage pour nous retrouver au pied des falaises mais nous devons constamment faire attention aux vagues qui s’approchent de plus en plus de nous. Nous devons même à deux reprises courir pour mettre nos pieds à l’abri ! Malheureusement, la pluie s’invitera sur mon objectif et toutes les photos seront entachées de grosses gouttes …

Nous repartons tranquillement vers Vik et nous ne ferons qu’un dernier arrêt dans un petit village se trouvant sur le chemin 215 et conseillé par notre guide de voyage. Le site est effectivement agréable mais la pluie qui tombe encore et encore aura raison de notre motivation. Nous prendrons donc une photo de la mignonne petite église avant de repartir en direction de Vik.

Il est presque 19h quand nous nous installons dans l’un des rares « restaurants » de ce beau petit village, crevés mais heureux de cette magnifique journée !

Vous pouvez lire ce récit et bien d’autres sur http://aetaenvoyage.wordpress.com

Bonjour
Merci de faire partager tes aventures.
Actuellement j’y suis (reveil a Djupivogur). C’est marrant de reconnaitre les lieux ou je suis passe il y a quelques jours.
Je n’ai pas pu faire les iles Vestmann, car pour l’excursion, il y avait un risque de ne pas avoir de bateaux de retour.
J’ai eu Vik sous grand soleil.
Bonne suite du recit.

Bonjour

Merci pour ce périple détaillé. Nous partons en famille découvrir l’Islande du 10 au 21 juillet 2015. Nous ferons le même itinéraire que vous. A vous lire, les vêtements de pluie et les bonnes chaussures sont indispensables.
Nous avons hâte de connaître la suite.
Profitez bien de votre séjour


Réveil plus matinal aujourd’hui car nous avons un peu de route avant d’arriver à notre première étape: le parc national de Skaftafell. Il est donc 7h pile quand nous démarrons de Vik en direction de l’est. Le GPS nous indique un temps de trajet d’un peu moins de deux heures, nous sommes donc exactement dans les temps souhaités.

Comme depuis quelques jours, c’est sur la route 1 que nous roulons. Plus on avance et plus celle-ci est magnifique, traversant des paysages de plus en plus sauvages. Ceux-ci changent d’ailleurs en un rien de temps passant des grandes prairies verdoyantes aux champs de laves refroidies.

Loin d’être monotone, cette route nous surprend régulièrement et c’est finalement assez vite que nous apercevons notre but: le parc national de Skaftafell et son immense glacier: le Skaftafellsjokul.

Arrivé au visitor center, le petit parking est déjà fort rempli. Heureusement pour nous, la plupart des gens sont là pour autre chose que les chemins de randonnées. En effet, c’est d’ici que partent les excursions permettant de marcher SUR le glacier. Même si on est bien tenté, le prix est malgré tout assez élevé (10000 ISK soit un peu plus de 60 euros par personne) et notre budget extra a déjà été bien entamé. Ce sera donc pour une autre fois et c’est sans regret que, après un rapide passage aux sanitaires, nous partons sur le petit chemin traversant le camping.

L’avantage à cette heure-ci est qu’il y a encore très peu de monde et nous sommes donc tranquille pour attaquer le chemin en pente qui doit nous permettre d’arriver à Svartifoss, la chute d’eau but de notre rando. En effet, à partir de la fin du camping et ce jusqu’à la chute, le chemin ne fera que grimper durant 45 minutes. Heureusement, ici et contrairement à d’autres randos effectuées dans d’autres pays, la chaleur et/ou l’altitude ne sont pas nos ennemis, et la difficulté sera absorbée sans souci.

Après une quinzaine de minutes, nous arrivons à une première petite chute appelée Hundafoss (chute aux chiens en islandais car les chiens étaient autrefois emporté dans la chute en essayant de traverser la rivière … morbide, non ?). Elle n’est pas vilaine cette chute mais comparée à celles que nous avons vu précédemment, elle est finalement assez banale et nous ne nous y attardons pas plus d’une petite dizaine de minutes avant de reprendre notre grimpette.

Finalement, après un dernier effort, nous arrivons au sommet, sur un terrain à peu près plat. Devant nous, à quelques centaines de mètres se trouve le but de notre rando: Svartifoss. On constate aussi qu’il n’y a quasi personne en bas, ce qui nous fait bien plaisir car j’ai lu des récits ou les gens se plaignaient de la foule présente sur le site. Nous ne traînons donc pas pour descendre le petit sentier.

Ce qui fait la renommée de cette chute n’est pas sa taille ou sa puissance (somme toute assez faible par rapport aux autres déjà vues ici en Islande) mais bien le cadre exceptionnel dans laquelle elle se trouve. Elle est encadrée par de magnifiques formations rocheuses appelées orgues basaltiques, phénomène assez rare et que nous revoyons avec plaisir (nous en avions vus de magnifiques en Irlande du Nord il y a quelques années). De plus, la présence de jeunes arbres – finalement assez rare en Islande – rajoute un côté rafraîchissant à ce site vraiment très agréable ! Et comme prévu, il n’y a qu’une personne à notre arrivée. Nous ne nous gênons donc pas pour prendre toutes les photos que nous souhaitons !

Nous resterons sur site pendant une petite demi-heure avant d’être chassé par l’arrivée de plus en plus nombreuses d’autres randonneurs. Nous laissons donc notre place et nous nous remettons en route pour le visitor center en empruntant la suite de notre boucle. Pour cela, nous traversons le petit pont qui fait face à la chute et nous réattaquons une côte assez courte faite de marches rudimentaires. En nous retournant, nous pouvons constater que l’on a bien fait de démarrer tôt ce matin car le rocher ou l’on se trouvait il y a un peu moins d’une heure et qui surplombe le site est maintenant littéralement envahis ! Nous ne les attendons pas et nous continuons notre chemin.

Arrivé à une intersection, nous hésitons légèrement: soit nous montons sur notre droite jusqu’à un point de vue situé plus haut soit nous allons à gauche et suivons l’itinéraire planifié. Mon épouse discutant avec une mère et sa fille, j’en profite pour gravir en trottinant cette pente et c’est les poumons en feu que j’arrive au sommet. La vue que j’ai depuis là-haut est belle avec le glacier Morsarjokull en toile de fond mais l’effort n’était pas vraiment nécessaire, je le constaterai après.

Lorsque je redescends, les françaises avec qui discutaient mon épouse viennent de partir et après avoir bu une gorgée d’eau, nous les suivons. Au croisement suivant, nous prenons en direction d’une ancienne bergerie, ce qui rallonge légèrement le trajet mais permettra d’aller voir de plus près ce qu’il en est. Bien nous en a pris car sur le chemin, la vue que nous avons est la même qu’en haut, en mieux !

La bergerie, avec ses toits en herbe, est bien conservée mais nous sommes plus intéressés par un groupe de chevaux jouant comme des enfants dans la prairie tout à côté. Après les avoir observés quelques minutes, nous reprenons notre descente jusqu’au visitor center. En chemin, nous croiserons de plus en plus de monde et ça devient vite une « autoroute » sur ce petit sentier ! Au total, il nous aura fallu un peu plus de deux heures aller et retour avec tous les arrêts photos et mon petit détour.

Revenu à notre point de départ, nous enchaînons directement par une autre ballade, sur du plat cette fois-ci en direction du glacier aperçu à notre arrivée. Nous ne marcherons qu’une vingtaine de minutes jusque là mais ça nous semblera une éternité ! En effet, c’est plat, le sol est en macadam (moins agréable que de la terre quand même !) et on a l’impression de ne plus avancer. Heureusement, la vue à l’arrivée compense assez bien ce trajet un peu barbant ! Devant nous se dresse le glacier qui se déverse dans un petit lac. Quelques icebergs s’en sont détachés mais nous décidons de ne pas pousser jusque là. En effet, il nous faut encore revenir sur nos pas et dans l’après-midi, nous devrions aller voir quelque chose d’assez semblable. On profite donc quelques minutes de la vue et nous faisons demi-tour.

Après avoir pique-niqué sur les petites tables du visitor center, nous nous remettons en route, direction le Jokulsarlon se trouvant à 45 minutes de route d’ici toujours en direction de l’est. Les paysages traversés sont toujours aussi beau et le temps passe donc toujours aussi vite.

Un ou deux kilomètres avant d’arriver, un petit panneau parking nous indique ce que nous cherchions: un endroit un peu plus tranquille pour observer le Jokulsarlon, un lac ou débouche le glacier Vatnajokull et apparu assez récemment (il y a 80 ans seulement !). Pour ce faire, nous devons franchir un petit talus pour se retrouver face à une vue à couper le souffle ! Un immense lac ou flotte des dizaines d’icebergs avec cet immense glacier en toile de fond ! C’est magique et nous sommes seuls pour en profiter !

A l’opposé du glacier s’ouvre une « rivière » ou se rassemble tout les icebergs qui font route vers l’océan tout proche. C’est aussi de là-bas que démarre les bateaux permettant d’aller les voir de plus près et qui sont source de pollution aussi bien environnementales que visuelles voir même acoustique ! Nous irons là-bas juste après mais hors de question de payer pour cela, d’autant plus qu’on ne verra rien de plus à bord que ce que l’on peut voir depuis les berges. Nous profitons un maximum de la tranquillité des lieux en nous baladant le long des berges. Lorsque nous faisons demi-tour, nous constatons que notre solitude est terminée: en effet, un car vient de déverser son flot de touristes ! Nous ne demandons pas notre reste et nous décampons aussi vite.

Nous rejoignons donc le point de vue « principal » du lac, à l’embouchure de cette petite rivière. Ici, il y nettement plus de monde mais le site est tellement grand que nous ne sommes finalement pas vraiment dérangés les uns par les autres. Les icebergs sont aussi beaucoup plus nombreux et leurs couleurs bleues contrastent joliment avec la couleur noire du lac et le fond blanc du glacier.

Juste de l’autre côté de la route 1 se trouve l’océan et deux petites plages ou s’échouent les icebergs. C’est donc sur la moins peuplée des deux (celle avant le pont en venant de l’ouest) que nous nous rendons. Il y a moins de monde car les icebergs qui s’y échouent sont moins gros mais tout aussi beaux ! A peine arrivé sur la plage que j’aperçois un mouvement dans l’eau: c’est un phoque qui joue à plonger et à réapparaître plus loin. Je le montre à un père et à sa fille qui appellent à leur tour leur famille et c’est donc à plusieurs que nous jouons à retrouver ce bel animal. Malheureusement, il est quasi impossible de le prendre en photo tant il replonge aussi vite qu’il apparaît. Nous le laissons donc là et nous partons voir ces fameux icebergs de plus près. Ils sont vraiment très beaux avec leur couleur bleutée, contrastant avec le noir de la plage. En fond, la mer qui s’agite de plus en plus et des centaines d’oiseaux (on dirait des hirondelles à cause de leurs queues à deux fourches mais je n’en suis vraiment pas sur) plongent dans la mer à la recherche de leur dîner. C’est vraiment magnifique comme lieu !

Je dois avouer que j’étais un peu craintif concernant ce lieu, du au côté hyper touristique du lieu mais finalement, il vaut plus que largement le détour ! L’après-midi est déjà bien avancée et nous devons nous remettre en route: en effet, c’est journée corvée avec les courses et les lessives à faire. Si on veut avoir le temps, il ne faut pas que nous arrivons trop tard à Hofn, petite ville située à une heure de route du lac.

Les paysages sont toujours aussi beaux le long de la route et quelques kilomètres avant notre arrivée, nous embarquons une auto-stoppeuse. Malheureusement, suite à une incompréhension, nous la déposons à notre guesthouse (elle croyait que nous dormions au même endroit qu’elle, le nom de nos logements se ressemblant à peu près …).

Notre guesthouse, se trouve par contre à quelques kilomètres de la ville, perdue au milieu de nul part. C’est en fait une ferme encore en activité qui loue quatre petites mais superbes chambres très confortables. Nous sommes accueillis par un couple de jeunes super sympas qui n’hésite pas à nous expliquer plein de lieux à visiter dans le coin. Lorsque nous leur demandons ou on peut laver le linge, ils n’hésitent pas une seconde à nous proposer de le laver et le sécher pour nous. Une chose en moins à penser !

Nous décidons, avant d’aller faire les courses en ville, de nous rendre à Stokksnes situé un peu plus loin sur la route 1. C’est un lieu que le propriétaire nous décrit comme splendide. Pour s’y rendre, nous quittons la route pour rouler sur une piste en assez bon état…Après avoir passé quelques habitations (le propriétaire nous a prévenus que de temps en temps, les habitants demandent un droit de passage « illégal » mais ça ne sera pas le cas pour nous), nous arrivons en vue d’un radar en bord de mer … Rien d’exceptionnel et nous ne comprenons pas trop ce que nous devions voir ici. On est soulagé de ne pas avoir payé pour cela et nous décidons de faire demi-tour. C’est un peu avant les habitations que le site prend tout son intérêt: la montagne, la plage de sable noir et la mer déchainée offre un panorama de fin du monde juste splendide !

Nous ne traînons malgré tout pas trop car l’après-midi touche à sa fin et il nous faut encore aller à Hofn pour faire des courses et trouver l’endroit ou manger. Les deux seront finalement assez vite fait et avant de manger, nous décidons d’aller tout au bout du port, à un lieu appelé Osland et conseillé à nouveau par le propriétaire. C’est ici que des centaines d’oiseaux (toujours des hirondelles ?) viennent pondre leurs œufs. Il faut donc faire attention car ils sont alors extrêmement agressifs et n’hésite pas à attaquer. Sur place, un groupe de photographes amateurs sont là, effectivement pris par les assauts incessants des volatiles. Ça me fait franchement marrer et je m’approche pour filmer jusqu’à être à mon tour pris pour cible par un parent inquiet. Ils ont beaux être petit, ce n’en est pas moins impressionnant de se faire charger ainsi par un oiseau qui crie de cette manière !

La journée se terminera face à mon premier fish’n’chips, plat excellent pris dans une petite cahute en bord de mer. Avant de rentrer, nous allons faire le plein du veau car demain, c’est une longue journée de route qui nous attend, direction le nord-est et le lac Myvatn !

Merci à tout ceux qui m’encourage par des petits mots sympas ! Comme d’habitude, vous pouvez lire ce récit et bien d’autres agrémentés de photos sur ma page http://aetaenvoyage.wordpress.com


Aujourd’hui, on se réveille comme d’habitude dans les environs de 6h du matin mais nous ne sommes pas pressé car le petit-déjeuner nous est servi en chambre à 8h. On se prépare donc tranquillement, on refait les sacs avec les vêtements que la propriétaire nous a lavé gracieusement et on attend notre repas. Au menu: toasts, des espèces de Cracotte, un petit gâteau au chocolat (pas terrible pour le coup …), confiture, fromage, yaourt, chocolat chaud et jus d’orange ! Bref, que du bonheur pour attaquer cette longue journée de route qui nous attend !

Il est 8h30 quand la voiture est chargée et que nous nous mettons en route, direction le nord-est de l’île et le fjord de Mjdifjordur (ça se prononce comme ça s’écrit) à presque 300 kilomètres de notre position. Le GPS indique 4h30 de route pour y aller, il est donc temps de démarrer.

La route 1 que nous suivons maintenant depuis plusieurs jours continue, kilomètre après kilomètre, de nous émerveiller. Les paysages traversés sont au fur et à mesure de plus en plus époustouflant et on avale les bornes sans même s’en rendre compte. Nous nous retrouvons très vite dans la région des fjords, que nous suivons les uns après les autres. Par contre, nous nous arrêtons assez peu sur cette partie pour essayer de rester dans le timing que nous nous étions imposés. Malgré tout, après avoir traversé un long tunnel et alors que nous abordons un nouveau fjord, mon épouse me crie de m’arrêter. La raison ? Une baleine est en train de plonger, à une centaine de mètre de nous ! Spectacle toujours aussi fascinant, d’autant plus que c’est inattendu !

Peu avant la petite ville d’Egilsstadir, nous quittons la route principale pour nous engager sur une piste de terre et de graviers qui s’enfonce dans une large vallée en direction du fjord que nous souhaitions découvrir. Nous devons parcourir 32 kilomètres avec notre veau en guise de monture mais nous sommes confiants ! Après quelques centaines de mètres de mètres parcourus, nous nous arrêtons pour charger une auto-stoppeuse qui se rend au même endroit que nous. Nous allons donc avoir le temps de faire connaissance d’autant plus que cette jeune fille est française, la conversation en sera d’autant plus facilitée.

La vallée dans laquelle nous nous enfonçons est splendide, coupée en deux par une rivière et des cascades en profusion.

Mais alors que nous continuons notre chemin, un brouillard très dense se lève d’un coup ce qui complique nettement la conduite sur cette piste de plus en plus tourbillonnante et défoncée ! Nous devons franchir un col et tant que nous ne serons pas passé de l’autre côté, la situation ne risque pas de s’améliorer. Arrivé au sommet, la situation ne change guère, la route est bordée par une couche de neige de plus d’un mètre d’épaisseur, la piste est humide et je ne suis pas aidé par les 1000cc de notre veau. Nous descendons donc tant bien que mal jusqu’à ce que la vue se dégage et la, nous sommes content d’être venu ! Le fjord s’étend devant nous, paisible et magnifique !

La piste continue de descendre jusqu’à rejoindre le bord de l’eau. Deux « maisons » sont posées ici mais la piste continue de s’enfoncer dans la vallée en longeant le bras de mer jusqu’à un minuscule village appelé Dalatangi, terminus de notre route. La vue qui s’offre à nous est splendide même si tous les trois nous avons une préférence pour celle à l’entrée.

C’est ici, au milieu de nul part que nous mangerons notre pique-nique pendant que notre jeune auto-stoppeuse (elle n’a que 19 ans et fait un trip de trois semaines seule, respect !) se fait sa popotte. Nous en profitons pour échanger sur ce que l’on a déjà fait, ce que l’on veut faire et sur les voyages en général. Un moment convivial comme on les aime en voyage !

Malheureusement, nous avons encore près de trois heures de route et des courses à faire pour arriver à notre futur hébergement à Reykjahlid, dans le nord-est de l’île. Notre compagne hésite à revenir avec nous jusqu’à l’entrée du fjord pour y planter sa tente mais décide finalement de rester là encore un peu. Elle ne s’inquiète pas et elle pense trouver quelqu’un pour la ramener au cas ou. Nous lui souhaitons donc une bonne continuation et nous reprenons notre route en sens inverse. La remontée vers le col est encore plus périlleuse dans ce sens car les pentes sont vraiment raides et la voiture a tendance a déraper dans les virages. Mon épouse croise tout ce qu’elle peut à côté de moi mais je la ramène sans encombre à la route principale après une heure de piste. Au passage, nous n’avons rien vu de plus dans le col car le brouillard ne s’était toujours pas levé.

Arrivé à Egilsstadir, nous nous arrêtons pour refaire le plein (enfin, une moitié de plein plutôt, mieux vaut être prévenant dans ces régions isolées) et faire nos courses pour nos repas des prochains jours dans le Bonus du coin (supermarché discount islandais avec comme emblème un gros cochon tirelire sur fond jaune). Nous décidons de laisser tomber notre restaurant du soir pour les prochains jours car ça devient vite un budget énorme pour manger sensiblement la même chose. Pour les futurs partant, compter au grand minimum 1500 couronnes et même plutôt 2000 couronnes pour le moindre en-cas dans le plus simple des fast-foods …

Après cela, il nous reste encore deux heures de route dans un paysage similaire à celui que l’on devrait trouver sur la Lune ou toute autre planète désolée dans l’univers. C’est véritablement impressionnant car il n’y a ici, rien de rien de rien du tout si ce n’est un panorama splendide !

Après cette traversée du désert, nous finissons par arriver sur le lac Myvatn et le petit village de Reykjahlid ou nous avons réservé pour trois nuits. La descente vers le lac est impressionnante mais nous aurons l’occasion de la photographier les jours suivants car nos visites nous feront rebrousser chemin sur quelques kilomètres.

Même si je n’ai fait quasi que conduire durant la journée, les paysages et les rencontres de tout type l’ont rendue très intéressante à plus d’un titre. Demain, nous irons nous balader dans un parc national des environs, on a déjà hâte !

Comme d’habitude, ce récit et bien d’autres sont sur ma page http://aetaenvoyage.wordpress.com


La nuit fût tranquille et lorsque nous nous réveillons, le soleil bat son plein et aucun nuage ne vient troubler ce ciel limpide. Après le petit-déjeuner gargantuesque proposé par nos hôtes et une discution sympa avec un couple de londoniens, nous préparons nos sacs et nous nous mettons en route pour les visites prévues ce jour, direction le parc national de Jökulsargljufur situé à quelques dizaines de kilomètres au nord de notre position.

Pour s’y rendre, nous devons d’abord reprendre la route 1 en sens inverse pour bifurquer sur une piste de terre et de graviers que nous allons parcourir dans son entièreté du sud au nord. Celle-ci est en bon état et notre petit veau avance sans souci dessus.

Notre premier arrêt sera pour le site de Dettifoss ou se trouve la chute homonyme et considérée comme la plus puissante d’Europe avec un minimum de 200.000 litres à la seconde qui s’en écoule. D’après les panneaux explicatifs, elle peut même doubler son débit en cas de pluie ! On est encore loin des chutes du Niagara qui a un débit douze fois supérieur en temps normal mais bon, c’est déjà pas mal !

Le petit parking ou nous nous garons est le point de départ du court sentier qui doit nous emmener jusqu’à la chute. Mais dès notre sortie de la voiture, des indésirables vont rendre la visite bien plus énervante que prévu: des millions de milliards de petites mouches – qui ne piquent pas, heureusement ! – nous assaillent et rentrent dans les narines, dans la bouche ou se pose sur nos cils. C’est insupportable et le seul moyen que je trouve pour me protéger est de garder mon bandana sur mon visage ! Nous entamons malgré tout la descente accompagné de ces *!$? de bestioles et heureusement, très vite, ce que l’on a sous les yeux soulage un peu notre fardeau: le canyon dans lequel s’écoule le fleuve Jokulsa se déroule devant nous, dans toute sa splendeur !

Un peu plus loin, nous arrivons en effet face à cette fameuse chute d’eau. Son débit est effectivement puissant et le cadre assez joli mais la présence (je sais, je me répète !) des milliards de mouche autour de nos têtes gâchent vraiment notre plaisir. Nous essayons malgré tout de faire abstraction mais elles sont vraiment insistantes ! On aurait du essayer de se procurer des filets anti-mouche vendus apparemment dans la région mais on a jamais imaginé que ça allait être un si gros problème.

Un sentier de randonnée de deux kilomètres permet de rejoindre la chute d’eau de Selfoss, en amont de celle-ci. Notre idée était de nous y rendre mais après dix minutes de marches, nous jetons l’éponge: ces bestioles nous rendent complètement dingue et nous décidons de faire demi-tour. Tant pis pour la ballade !

Notre prochaine étape se situe un peu plus loin sur la piste et a pour but la troisième chute d’eau de ce canyon: Hafragilsfoss. Depuis ce point de vue, on n’approche pas vraiment de la chute mais par contre, la vue d’ensemble que l’on a depuis ici est réellement SPLENDIDE !!! De plus, la majorité des gens se concentrent sur Dettifoss et ont l’air de faire l’impasse sur celle-ci. Tant pis pour eux et tant mieux pour nous, ça nous permet d’être à peu de choses près seul à profiter de ce panorama unique. Un petit sentier permet de prendre un peu de recul mais si ce n’est qu’il permet de voir la suite du canyon, son intérêt est plus limité. Les mouches sont toujours présentes mais en moins grand nombre et en moins agressive. Nous pouvons donc plus facilement nous laisser absorber par ce que l’on voit et nous profitons pleinement de ce moment.

Nous reprenons la piste peu après 11h, toujours en direction du nord et notre troisième étape: Asbyrgi, un canyon qui selon la légende serait l’empreinte de Sleipnir, le cheval à huit pattes d’Odin. Pour s’y rendre, il faut terminer la piste et rejoindre la route 85 puis quelques centaines de mètres plus loin sur la gauche, s’arrêter au visitor center du parc. Celui-ci est le plus beau que nous ayons vu jusqu’à présent et l’employée qui s’y trouve est de bon conseil. Elle nous propose tout d’abord de nous rendre en voiture dans le fond du canyon et de faire une petite marche pour une vue d’ensemble du site vu d’en bas. Ensuite, il est possible de faire une randonnée sur le dessus du canyon pour une autre vue, cette fois en hauteur. On souscrit à ce programme et nous nous mettons en route.

Une petite route goudronnée nous amène sans encombre jusqu’à un petit parking. Cette fois-ci, nous laissons vestes (il fait trop chaud, oui oui !) et sacs à dos et n’embarquons que l’appareil photo et la caméra. Pas de bol pour nous, un car vient de débarquer et s’est déjà engagé sur le sentier. Nous décidons donc de leur laisser prendre de l’avance avant de partir nous aussi.

En quelques minutes, nous arrivons à un petit étang appelé le Botnstjörn ou nage paisiblement pas mal de canards et leurs canetons. C’est bien joli mais ce n’est pas d’ici que l’on peut voir ce qui se trouve autour de nous. Par contre, deux plate-formes situées en hauteur devraient faire l’affaire. Pour l’heure, elles sont squattées par le groupe mais à peine une minute après, ils sont déjà en train de redescendre. On file donc à leur rencontre et on s’engage dans la volée d’escaliers. Au départ, nous nous mettons sur le côté car ce n’est pas fort large mais après que dix personnes soient passées devant nous sans même un signe de remerciement, je décide de ne pas me poser de question et je force le passage sous le regard noir du groupe. Je m’en moque, ils n’ont qu’à être poli !

Arrivé au sommet, la vue sur le canyon est très belle et on devine facilement d’ici le « fer à cheval ». De plus, chose assez rare ici en Islande, nous nous trouvons dans un bois. En effet, il y a très très peu d’arbres ici et c’est le plus grand rassemblement que nous ayons vu depuis notre arrivée. Un couple âgé arrive à leur tour et engage la conversation avec nous dans un français impeccable malgré un accent très prononcé. Ils sont anglais mais vivent en France la moitié de l’année. Nous discutons avec eux durant un bon quart d’heure avant qu’ils ne décident de repartir. Quelques minutes après, nous les suivons à notre tour pour revenir au parking.

Revenu au visitor center, nous nous installons sur les petites tables pour pique-niquer. Après cela, nous nous mettons en route pour une petite marche au cours de laquelle nous allons devoir escalader la paroi de la falaise. Nous avons par contre fait le choix de ne pas aller dans le fond du canyon car la rando fait 10 kilomètres aller/retour et l’après-midi est déjà bien avancée … Mal nous en a pris car la marche en boucle que nous effectuerons sera un véritable fiasco tant elle est inintéressante. Rien à y voir durant 6 kilomètres si ce n’est un grand étang sur lequel quelques personnes font du kayak. Le seul passage plus compliqué sera le moment ou, à l’aide d’une corde (pas indispensable pour ma part), on gravit un tas de caillou formant une sorte d’escalier permettant d’arriver au sommet. A part ça, rien … Seul point positif, les mouches nous ont foutu la paix depuis notre arrivée dans ces lieux. C’est donc soulagé que nous retrouvons le visitor center et notre voiture.

Au départ, nous avions prévu de refaire la piste dans l’autre sens mais notre hôte nous a conseillé de poussé jusque Husavik, sur la côte nord de l’Islande et situé à une soixantaine de kilomètres de là ou nous sommes. Ensuite, la route 87 nous ramènera jusque chez elle. Nous décidons de nous changer les idées et de suivre son conseil. La route que nous suivons longe une falaise magnifique qui donne sur l’océan, d’un bleu profond. En toile de fond, des sommets enneigés offrent un contraste splendide.

Husavik est connue pour être le point de départ des excursions pour aller voir les baleines. Nous n’avions pour notre part pas prévu d’en faire une mais par curiosité nous allons nous renseigner sur les prix: entre 65 et 115 euros en fonction du type de bateau choisi. C’est cher mais je m’attendais, vu les prix dans le pays, à beaucoup plus. Ça ne change rien à nos plans mais vu le temps magnifique auquel nous avons droit en ce moment, nous décidons de boire notre premier verre d’alcool du voyage sur la terrasse avec vue sur l’océan.

Après cela, nous repartons comme prévu par la 87. Goudronnée en grande partie, nous devons malgré tout rouler sur une courte partie caillouteuse, en moins bon état malgré tout que la piste parcourue ce matin. Par contre, l’arrivée par le nord sur le lac vaut le détour et un petit parking permet de voir tout ce panorama. Ce qui m’intéresse le plus est cet énorme cratère, le Hverfjall, que nous allons gravir dans deux jours et que l’on peut voir depuis la cuisine de notre guesthouse. Il est réellement monstrueux et j’ai hâte d’y grimper !

Comme d’habitude,ce récit et bien d’autres avec plein de photos sur ma page http://aetaenvoyage.wordpress.com


Il est 8h30 lorsque nous quittons la guesthouse, sous un ciel fort gris. La propriétaire a tenté de nous rassurer en nous assurant que le soleil devrait se monter très vite mais nous avons un peu de mal à la croire … En attendant, cela ne va pas nous empêcher de réaliser les activités que nous avions planifiées !

Notre première étape est pour un site, le long de la route 1, appelé Hverir et situé à moins de dix minutes en voiture de la ou nous logeons. Nous sommes déjà passé plusieurs fois devant durant ces derniers jours et à chaque fois le parking était noir de monde. Heureusement, le fait de partir relativement tôt nous permet généralement d’être tranquille durant une heure ou deux avant l’invasion et ça se confirme encore aujourd’hui. A notre arrivée, il n’y a qu’une seule voiture de garée, on ne devrait donc pas se marcher dessus. Mais que vient-on voir ici ? Un ensemble de solfatares et de bains de boue bouillonnant sur fond de montagne recouverte de soufre. Comme d’habitude, lorsque l’on approche de ce genre d’endroits, la première chose qui marque est cette odeur d’œufs pourris qui, après un copieux petit-déjeuner, peut vous retourner les estomacs les plus accrochés ! Ensuite, on fait avec et on profite juste du spectacle incroyable qu’offre ces fameux solfatares fumant et crépitant que l’on retrouve un peu partout. On en a déjà vu et pourtant, on continue à être émerveillé, à avoir l’impression de marcher sur le couvercle d’une cocotte-minute prête à exploser !

Il y a aussi des bains de boue qui ont une température proche des 100°C et qui font de grosses bulles qui éclatent sans discontinuer !

Malheureusement, nous ne profiterons pas seuls très longtemps de cet environnement incroyable car, contrairement aux autres jours, un car de lève-tôt se gare sur le petit parking et déverse son lot de touristes bruyant. Heureusement que l’on sait qu’ils ne restent généralement pas plus de dix minutes sur place ! Ne désirant pas spécialement être mêlé à eux, nous décidons d’entreprendre notre première marche de la journée et qui doit nous emmener au sommet du Namafjall, la montagne qui surplombe le site. Un sentier permet de s’y rendre qu’il faut aller chercher derrière d’autres solfatares. En faisant cela, on sait qu’on a peu de chances d’être dérangé car peu de monde s’y rend. On attaque donc notre ascension sur un chemin de biais et un panneau nous indique qu’en cas de pluie, ça peut devenir très glissant. Miracle de la météo islandaise, le ciel gris qui nous accompagnait a disparu intégralement, laissant place à un magnifique ciel bleu ! Mais ce revirement climatique ne changera pas grand chose au résultat final: après quelques centaines de mètres d’ascension, nous devons faire demi-tour car même sec, le chemin est véritablement casse-gueule à cause de la présence de petits graviers dans une pente finalement fort abrupte. Le tout n’est pas de monter mais il faut penser à la redescente et on a pas spécialement envie de prendre bêtement des risques. Preuve que le risque est présent, mon épouse fera une chute, heureusement sans gravité ! Nous terminons donc la visite de Hverir en passant par les quelques bains de boue que nous n’avions pas encore vu et après une heure sur le site, nous remontons en voiture !

Il est temps maintenant de s’attaquer à cette fameuse route menant au mont Krafla et qui démarre juste un peu plus loin que Hverir. Longue d’un peu moins de dix kilomètres et se terminant en cul-de-sac, elle n’en comporte pas moins trois sites à visiter. Le premier d’entre eux n’est pas une merveille de la nature mais une centrale électrique utilisant l’énergie géothermique de la région pour fournir en électricité la ville d’Akureyri (la deuxième ville du pays) ainsi que tout l’est du pays ! D’après notre guide du routard, on y trouve un petit visitor center ainsi que la possibilité d’aller voir les deux grosses turbines de l’usine. Impossible de la rater car le site est présent de chaque côté de la route et des tuyaux partent dans tout les sens, passant même au-dessus de la route pour former une arche. Nous nous garons et rentrons dans le visitor center, très intéressant, qui à l’aide de panneaux explicatifs ainsi que d’une vidéo, retrace le fonctionnement de l’usine. On y apprend notamment que 99% de l’électricité islandaise est créée à partir d’énergie renouvelable ! D’ailleurs, le panneau s’interroge sur la politique des autres pays européens concernant ce sujet … Malheureusement, contrairement à ce qui est écrit, il n’est plus possible d’aller voir les turbines. Ce qui est bien dommage car la visite se termine assez vite ! Nous ne traînons pas et après un rapide passage aux toilettes du visitor center, nous nous remettons en route.

L’arrêt suivant, quelques kilomètres plus loin, est pour le site de Leirhnjukur. Le parking est situé à une dizaine de minutes à pied du site à proprement parler et lorsque nous arrivons, celui-ci est quasi vide ! Nous ne traînons pas pour rejoindre le pied de la colline ou se trouve de nouveaux solfatares et autres bassins d’eaux aux couleurs irréelles. Des passerelles permettent de s’en approcher en toute sécurité et nous en profitons tant que nous sommes seuls pour mitrailler à tout va !

De ses passerelles part un sentier en forme de 8 et permettant de se balader au milieu de la coulée de lave de 1984, encore fumante par endroits.

A force d’avancer, on finit par prendre un peu de hauteur et on arrive petit à petit au sommet de la colline surplombant le site. La vue qui s’offre à nous est tout simplement incroyable, d’une sérénité sans égale ! Du vert pour la mousse, du noir pour la lave et du blanc pour la neige (oui, oui on est bien le 24 juin !) font un tableau magnifique !

Alors qu’à notre arrivée, nous étions à peu près seul, de plus en plus de monde commencent à arriver et nous décidons de leur laisser la place. Nous reprenons donc le sentier pour terminer le 8. Sauf que, au vu de la situation du site, je trouve bizarre la direction que nous prenons. Nous devrions partir complètement à l’opposé ! Nous faisons donc demi-tour, à la recherche de la bonne direction. Pourtant, on a beau cherché, on ne trouve pas et tout le monde a l’air de partir par la. On refait donc le chemin en passant par de grandes plaques de neige, encore épaisse d’une vingtaine de centimètres alors qu’il fait pas loin de 15 degrés aujourd’hui. Qu’est ce que ça doit être en hiver !!! Mais comme je le craignais, le chemin nous ramène vers le parking et nous n’aurons donc pas vu l’autre partie du site. Pas trop grave en soi, cela faisait déjà une heure et demi que nous nous promenions ici et nous avons vu le principal. Nous décidons donc de repartir vers la voiture avec dans l’idée de nous rendre à l’étape suivante ou nous pique-niquerons, l’heure du dîner approchant.

Ce dernier arrêt donc est le terminal de la route. A peine garé que l’odeur d’œuf nous assaille à nouveau. Impossible de manger dans ces conditions et comme nous avons fait à nouveau un bon gros petit-déjeuner (je crois que notre hôte a peur que nous mourrions de faim chez elle !), on décide de se lancer à l’assaut du cratère Viti à quelques mètres de notre voiture. L’avantage (ou le désavantage, c’est selon) du site est que l’on peut le contempler sans fournir d’effort. C’est en fait le cratère d’un volcan encore en semi-activité rempli d’un lac de 300 mètres de diamètre d’un bleu turquoise magnifique !

Comme je le disais, le lac est visible quasi depuis sa voiture mais le plus intéressant est de faire une boucle grimpant sur les parois du cratère. La montée en soi n’est pas bien dure mais refroidit malgré tout pas mal de monde (et notamment les clients des tours organisés qui restent top chrono cinq minutes sur le site !). Pourtant, la vue depuis là-haut est tout simplement magnifique !

De plus, on a une vue sur la centrale électrique située bien plus bas et qui vue d’ici ressemble à un jouet. Mais ce n’est pas tout car la ballade longe aussi un de leurs pipelines et rejoint des petites sphères appelées sphères géodésique et construites en aluminium (d’après ce que l’on a lu au visitor center de la centrale). Le plus drôle dans tout cela est l’énorme sécurité mise en place pour protéger les infrastructures ! Trois panneaux interdisent l’accès et c’est tout: pas de barbelés, de caméras ou de robots tueurs !

Nous finissons donc le tour du cratère, le regard toujours accroché par la couleur du lac. On avait aimé le site précédent mais celui-ci nous a encore plus conquis ! Nous aurons mis finalement plus d’une heure pour en faire le tour, arrêt photos inclus mais qu’est ce que ça nous a plu !

Avec tout cela, il est passé largement 13h et nous n’avons toujours pas dîné. Etant donné qu’il ne nous reste qu’un site à visiter (je ne pensais pas que ça irait si vite, même en prenant notre temps) et qu’il se trouve pas très loin de notre guesthouse, nous décidons d’y retourner pour manger à notre aise. Vers 14h, nous nous remotivons pour enfiler à nouveau nos chaussures de marche et nous nous rendons à quelques minutes de là en voiture pour aller voir les grottes de Grjotagja. Notre guide indique qu’il n’y a quasi plus d’accès et notre hôte n’en sait pas plus, nous allons donc voir par nous-même !

Arrivé sur le petit parking, au milieu de nul part, nous voyons deux entrées qui s’enfoncent sous terre. En fait, le site est effectivement minuscule car la grotte s’est quasi entièrement effondrée et ne reste plus qu’un petit bassin d’eau d’un bleu profond. La température de l’eau est à 45°C, ce qui est fort chaud, même pour y plonger ses pieds (ce qui est de toute façon interdit et expliqué par un panneau à l’entrée). Ça n’empêche évidemment pas une femme de se mettre en maillot et de montrer le mauvais exemple à sa fille et après plusieurs tentatives pour s’immerger, elle renonce car l’eau est vraiment trop chaude.

Au dessus de la grotte, on peut admirer une faille dans le sol d’une belle taille. Nous montons pour la voir et c’est là que nous retombons sur une mère et sa fille que nous avions déjà croisé à Skaftafell et avec qui nous avions fait un petit bout de chemin. C’est la deuxième fois aujourd’hui car ce matin, nous étions retombé sur une autre paire mère-fille rencontrée aux îles Vestmann ! Nous échangeons donc nos impressions sur les visites faites depuis notre rencontre et nous nous quittons en nous promettant un verre si on se rencontre une troisième fois !

Les visites du jour sont terminées et vu le temps splendide auquel nous avons droit, nous décidons d’aller boire un verre en terrasse dans le seul bar de Reykjahlid. Demain, nous allons enfin découvrir le lac Myvatn près duquel nous dormons depuis deux jours et dont nous avons à peine vu la couleur !

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Loin des yeux, loin du coeur … Jamais ce proverbe ne se sera révélé aussi faux qu’aujourd’hui ! Hier, nous avions été tranquille durant toute notre découverte de la route de Krafla mais aujourd’hui, elles sont de retour ! De qui je parle ? De ses sal****** de mouches, bien sur ! Autant dire qu’elles auront réussi à gâcher toutes nos visites de la matinée, en rendant même certaines quasi impossible tant elles étaient nombreuses. Un conseil à tout ceux qui se rendraient là-bas: acheter un filet anti-mouche pour être un peu tranquille. Ces bestioles vous rentrent dans la bouche, dans les narines, dans les oreilles et même sur vos yeux sans vous laisser un instant de répit, c’est un véritable calvaire ! Heureusement, nos bandeaux transformables en cache-bouche nous auront légèrement soulagé mais n’est vraiment pas la solution quand elles sont trop nombreuses. Aujourd’hui, c’était une journée sans !

Tout avait pourtant bien commencé par le maintenant traditionnel énorme petit-déjeuner proposé par notre hôte. Comme c’était le dernier pris chez elle, on en profite bien et à 8h30 – réglé comme des coucous suisses – nous nous mettons en route après avoir pris congé et avoir chargé la voiture. Le programme du jour se concentre essentiellement sur des sites proches du lac Myvatn auprès duquel nous dormons maintenant depuis trois jours. Deux ascensions sont prévues – un sur un cratère et l’autre sur un mont – puis nous devrons rouler jusque Akureyri, deuxième ville du pays et située à une centaine de kilomètre à l’ouest. Autant dire que nous ne devons pas traîner mais notre première étape se trouve à quelques kilomètres seulement de la guesthouse. A 8h45, nous sommes au pied du cratère Hverfjall. Vieux de 2500 ans, haut de 160 mètres pour un diamètre de plus d’un kilomètre, c’est le lieu idéal pour se décrasser et pour avoir comme récompense une belle vue sur les environs. En soi, aucune véritable difficulté (même si pendant 20 minutes, ça grimpe sec) mais la présence des affreuses rend l’ascension nettement moins amusante.

Arrivé au sommet, la vue sur le fond du cratère est impressionnante !

Celle sur les environs est pas mal non plus !

Nous entamons alors le tour du cratère afin d’aller voir ce que l’on peut apercevoir depuis l’autre côté. On continue donc de grimper jusqu’à un des sommets les plus élevés du cratère pour se rendre compte que l’on ne voit pas grand chose de plus. Pire, les mouches commencent réellement à me faire disjoncter et je jette l’éponge: j’en ai assez de ce harcèlement constant et nous faisons demi-tour. La descente sera véritablement insupportable et nous sommes soulagés de pouvoir nous mettre à l’abri.

Quelques kilomètres plus loin se dresse Dimmuborgir, site regroupant des formations rocheuses constituées de lave aux formes improbables. Le mot Dimmuborgir signifie d’ailleurs « châteaux noirs » tant certaines sont imposantes mais malheureusement, une fois encore, les mouches gagnent la partie et nous n’essayons même pas d’avancer. On prend une photo souvenir et on se barre au plus vite, laissant le site aux détenteurs de ce fameux filet anti-mouche.

Encore un peu plus loin, c’est au site de Hofdi que nous rendons visite. C’est là aussi des formations rocheuses mais qui émergent du lac cette fois-ci. Pour les observer, il faut suivre des sentiers à travers un petit bois. La présence de mouches est nettement moindre ici et la balade permet de reposer un peu ses nerfs. Après une quinzaine de minutes, on arrive au bord du lac et elles sont là, artistiquement déposées sur le plan d’eau. Les mouches sont de retour et ne nous permettent pas de profiter pleinement de la quiétude des lieux et des sons bizarres émis par les canards de la région. C’est pas le coin coin habituel de chez nous, on dirait qu’on les étrangle ce qui ne manque pas de provoquer des conversations étranges entre eux. On replonge donc dans le bois en direction de la voiture et arrivé sur le parking, nous partons pour le quatrième site de la journée.

Ce site, c’est celui de Stukustadir et de ses pseudo-cratères. Comme leurs noms l’indique, ce ne sont pas des cratères (mouvement du sol du haut vers le bas) mais plutôt des soulèvements du sol (du bas vers le haut donc). Le site a l’air joli mais on atteint des records de présence mouchières (mot inventé pour l’occasion !). A peine est-il possible de prendre des photos tant elles sont nombreuses et je devrais d’ailleurs en supprimer une bonne partie car elles sont posées sur mon objectif. On rend donc les armes, elles ont gagné !

Nous devions normalement nous rendre au volcan Vindbelgjarfjall pour une vue encore plus époustouflante que celle du Hverfjall de ce matin. Récompense confirmée par le duo mère-fille rencontrée la veille mais trop c’est trop. Nos nerfs sont en pelote et nous décidons de quitter la région plus tôt que prévu ! Pas question de faire une heure d’ascension avec nous foulards sur la bouche à se débattre aux milieux de ces insectes de malheur. Il est 10h30 et on décide de faire route vers Akureyri, tant pis on trouvera bien quelque chose à faire cette après-midi.

Sur la route 1 se dresse à une trentaine de kilomètres du lac les chutes de Godafoss. Ce site est connu et normalement assez touristique mais lors de notre arrivée, aucun car, seulement quelques voitures. Nous profitons donc pleinement de la beauté du site. Décrit comme un des moins impressionnant, il est vrai que ce n’est pas avec ses douze mètres de haut que cette chute interpelle mais plutôt par le paysage environnant avec en toile de fond ces grandes montagnes complètement enneigées. C’est joli, ça mérite bien quelques photos mais on ne sait pas non plus y passer des heures donc nous décidons de repartir jusqu’à l’auberge de jeunesse ou j’ai réservé pour cette nuit, en espérant que l’on pourra avoir notre chambre plutôt pour y déposer nos affaires.

L’arrivée sur la ville, la deuxième du pays si on oublie les deux villes-banlieues de Reykjavik, est superbe. Nichée au fond d’un fjord, on a tout le temps de la contempler avant d’y arriver. De plus, avec le temps superbe auquel nous avons encore droit aujourd’hui, les couleurs de l’océan et de la végétation éclate de mille feux. Arrivé en ville, ça a l’air propre et bien entretenu. Petite touche rigolote: les feux rouge !

Etant donné notre arrivée précoce, impossible d’obtenir notre chambre pour la simple et bonne raison que la réception est fermée jusque 15h, heure officielle pour le check-in. On en est donc pour nos frais et nous décidons d’aller nous balader jusque Dalvik, petit village à une quarantaine de kilomètres au nord et décrit comme agréable par notre guide. En chemin, nous tombons sur un fast-food à l’américaine servant pour un prix raisonnable des hamburgers. Voulant oublier la déception de la matinée, on décide de laisser tomber notre pique-nique traditionnel pour en dévorer un !

La route jusque Dalvik est jolie car elle longe l’autre berge du fjord ou nous sommes mais la ville en soi ne présente aucun intérêt. Le port est même vilain avec ses vieux bateaux de pêche rouillé et aucune vue sur la mer, la faute a d’énormes digues faites de pierre et montée assez haute. Nous ne nous éternisons pas ici et sur le chemin du retour, nous trouvons un accès à une petite plage. C’est de là que démarre les bateaux pour l’île de Hrisey que l’on voit non loin. On a vaguement l’envie de s’y rendre mais le prochain ferry est pour dans deux heures et nous décidons d’aller attendre l’ouverture de notre AJ à Akureyri et de nous reposer un peu. Quand ça veut pas, ça veut pas !

Comme d’habitude, ce récit et bien d’autres sur ma page http://aetaenvoyage.wordpress.com


Après la journée mi-figue mi-raisin de la veille, nous avions hâte de nous remettre en route et de découvrir de nouveaux sites. Le programme du jour doit nous emmener explorer la péninsule de Vatnsnes qui se trouve à deux heures de route d’Akureyri, en direction de Reykjavik. Vers 8h15, nous partons donc sans regret de notre auberge de jeunesse en direction de l’ouest. Les rues sont complètement vide dans ce qui est la deuxième ville du pays. A la même heure chez nous, c’est embouteillage et énervement mais ici, on croise à peine trois voitures le temps de sortir de la ville. C’est très étrange pour nous et en même temps très agréable.

La route 1 nous emmène à travers des paysages de carte postale. Qui pourrait dire si l’on est en Islande ou dans les Alpes en France ou en Suisse ? Des sommets enneigés encadre notre progression au milieu d’immenses prairies bien verte. Des moutons broutent un peu partout et se mettent sur le côté dès que nous arrivons. Et surtout le soleil brille encore et toujours ! Les presques 180 kilomètres de bitume sont avalés sans souci malgré le fait que sur la fin, le temps commence à se couvrir. On revient petit à petit dans l’ouest du pays, réputé plus pluvieux. Mais arrivé, face à l’entrée de la piste 716, le soleil est de retour et bien qui plus est ! Un panneau nous accueille et nous fournit un plan un peu plus précis de la péninsule que nous allons parcourir d’est en ouest jusque Hvammstangi, lieu ou nous passerons ce qui sera notre avant dernière nuit en Islande. Au total, un peu plus de 70 kilomètres de poussière ou l’on devrait voir pas mal de choses sympa.

Peu de monde présent sur la piste à ce moment-là. Elle est étroite mais en très bon état et les trous sont quasi inexistant ainsi que le phénomène de vaguelettes, épuisantes pour la voiture et pour nous. Malgré tout cela, j’avance à un rythme de sénateur car nous ne sommes vraiment pas pressé et nous voulons profiter de cette magnifique journée. Il me faut donc près de vingt minutes pour arriver au premier point d’intérêt: Borgarvirki sur la piste 717. D’après les explications données par le panneau présent à l’entrée du site, c’est un fort construit au IXème siècle et servant à défendre cette région. Ou alors, c’est un lieu qui servait d’enclos pour les animaux. En fait, ils ne savent pas trop mais ça ne nous empêche pas de grimper les quelques marches qui nous amènent dans un petit amphithéâtre construit avec des pierres plates empilées. Le site est en assez mauvais état, si ce n’est le muret à l’entrée mais la possibilité de grimper sans souci sur le « mur » qui forme le cercle permet de mieux voir le site.

Mais ce qui est surtout intéressant ici, c’est la boussole installée là-haut (dans les années 50 il me semble) qui indique en même temps les distances et les directions des différents sites du pays. Intéressante aussi est la vue que nous avons depuis là-haut et qui s’étend à perte de vue !

En soi, le site n’est pas grand ni même d’un intérêt énorme mais il s’en dégage une sérénité vraiment appréciable et nous restons ici presqu’une demi-heure à nous balader au milieu de ces vieilles pierres ou le vent souffle en grosse rafale un air frais et revigorant. Néanmoins, nous décidons de nous remettre en route peu après 11h en direction de Hvitserkur, THE place to be de la péninsule.

Nous croisons de plus en plus de monde sur la piste (qui s’est transformée en 711 maintenant) et nous manquons de peu le petit panneau situé quasi en face d’une AJ et qui indique la direction du site. On entreprend la petite descente qui amène à un semblant de parking ou se presse une dizaine de véhicules, voitures et camping-car confondus, dans un joyeux foutoir. On se gare tant bien que mal entre des grosses pierres et nous suivons un chemin pour accéder au rocher-chien qui boit dans l’eau (pour moi du moins), symbole de la région. Je suis assez surpris de ne pas le voir depuis le « parking » car d’après les photos que j’en avais vu, il est énorme. En fait, il est grand – 15 mètres tout de même – mais pas autant que je l’imaginais. Constitué de basalte, il a la particularité de posséder deux arches naturelles créées grâce à l’érosion marine. La légende raconte que c’est un troll qui a été pétrifié, surpris par les rayons du soleil alors qu’il jetait des pierres sur un monastère. Le chemin amène à une plate-forme duquel on peut l’observer.

Un petit sentier permet de dévaler la falaise jusqu’à la plage en contrebas et je l’emprunte seul, mon épouse trouvant le sentier dangereux. Elle n’a pas tort et par deux fois je manque de partir en avant mais après quelques minutes, je suis en bas sain et sauf. D’ici, on appréhende mieux la beauté du site: la petite plage de sable noir dominé par cet immense rocher d’une part et par la petite falaise que je viens de dévaler ou se niche des dizaines de mouettes. Je suis à peu près seul en bas et c’est très agréable mais je ne m’éternise pas malgré tout. Je remonte donc le sentier – beaucoup plus simple dans ce sens-là – et je rejoins mon épouse. Nous nous asseyons dans l’herbe et nous contemplons la beauté des lieux. A ce moment, nous sommes complètement seuls, la « foule » ayant déserté le site.

Il est passé midi quand nous décidons de retourner à la voiture pour aller manger sur les petites tables de pique-nique de l’AJ. Quelque chose me chiffonne car d’après le plan, il y aurait du y avoir des phoques ici mais nous n’en avons pas vu la moustache d’un seul. C’est alors qu’un peu avant la voiture, je vois des gens partir sur un autre sentier qui m’avait échappé. Serait-ce par là ? Nous les suivons pour arriver à nouveau à flan de falaise avec vue sur la mer. Au loin, vraiment très loin, nous voyons effectivement une petite forme échouée sur une plage. Je zoome au maximum avec mon appareil photo et on peut effectivement constater que c’en est bien un. Un couple de français juste à côté de nous ont des jumelles et je leur demande confirmation. Ils disent que oui et nous prêtent même leurs jumelles pour que l’on puisse voir de plus près le banc de phoques qui se prélassent au soleil un peu plus loin et que n’avions même pas vu ! Cool, ils sont bien là et c’est à ce moment que nous décidons que ce sera notre prochain voyage: une bonne paire de jumelles ! Impossible de descendre sur la plage d’ici et nous décidons d’aller voir si un chemin le long de la piste ,e permettrait pas de descendre jusque sur la plage. A peine arrivons-nous à l’AJ que nous voyons quelques personnes franchir une barrière et s’engager sur un chemin en pente directe vers la plage. Nous garons donc la voiture et nous les suivons. En fait, le fermer propriétaire des lieux autorise le passage sur sa propriété à condition de bien refermer les quelques barrières que l’on trouve sur notre passage. Après dix bonnes minutes de descente, nous arrivons sur la plage et ils sont là, de l’autre côté d’un bras de mer. Comme lorsque nous en avions vu en Argentine, ils ne font rien d’autre que de se réchauffer mais malgré tout, on ne peut s’empêcher de trouver ça beau !

On reste là à les observer pendant un bon quart d’heure, espérant vaguement les voir se mettre en action mais finalement, nos estomacs commencent à gronder et nous décidons de remonter. Nous devrions en voir d’autres plus loin sur la piste et peut-être même de plus près. On pique-nique donc sur le petit parking de l’AJ avant de nous remettre en route.

Arrivé quasiment à la pointe nord de la péninsule (c’est l’endroit le plus au nord ou nous avons mis les pieds pour l’instant !), la petite église de Tjörn veille sur les lieux. Une barrière empêche l’accès direct (ça a l’air privé …) mais nous pouvons malgré tout faire quelques photos sans souci.

Peu après, un autre site – Illugastadir – dont notre Routard parle se présente à nous. Ici aussi, on devrait pouvoir observer des phoques mais contrairement à ce qui était écrit dans notre guide, le site n’ouvre pas avant le 10 juillet et des panneaux avertissent qu’il est illégal de tenter de s’y rendre avant cette date. En réalité, le problème n’est pas les phoques mais bien le fait que les propriétaires des lieux (c’est un site privé) font commerce de plumes d’oiseaux qu’ils ramassent à cette époque. C’est donc purement business et non pour protéger quoi que ce soit que ces braves gens interdisent l’accès à leur plage. Tant pis pour eux, il y en a encore plus loin !

Effectivement, à peine un kilomètre plus loin, se trouve le site de Svalbard. On gare la voiture comme tout le monde sur le bas-côté et nous descendons le chemin qui amène à la plage. A une vingtaine de mètres de nous se trouve un îlot ou un unique phoque fait un petit show. Il agite une patte et relève de temps en temps la tête mais nous sommes encore un peu loin.

Nous marchons le long de la plage, en nous écartant de la dizaine de personnes qui sont présentes en même temps que nous en espérant que ça nous portera chance mais après un quart d’heure de marche, on doit se rendre à l’évidence: il est seul !

L’après-midi touche tout doucement à sa fin et nous décidons de terminer la piste pour nous rendre à la guesthouse en bord de mer ou j’ai réservé. C’est un lieu vraiment magnifique, un peu en dehors du village et décoré avec goût. Son nom: Mork Homestay !

Comme d’habitude, vous pouvez lire ce récit et bien d’autres agrémentés de photos sur http://aetaenvoyage.wordpress.com

Merci pour ce récit très détaillé qui donne envie, soit d’aller dans ce pays magnifique, soit d’y retourner.
Nous y sommes allés en 2013 et j’apprécie de revivre ce voyage par la lecture.
Je découvre aussi de nouveaux endroits que j’aimerais voir.

Merci pour le partage.


Nous nous réveillons ce matin pour notre dernière journée dans ce beau pays qu’est l’Islande. Demain matin, notre avion nous ramènera chez nous mais pour ce faire, nous devons rejoindre Keflavik. Pas très éloignée par la route directe de cette petite ville ou se situe l’aéroport international du pays (à peine 3h de route par la route 1), nous décidons de faire un détour par une des plus belles péninsules de l’île: la Snaefellsnes. Ça va nous doubler le temps de parcours mais permettra de profiter d’un dernier beau lieu plutôt que d’aller attendre bêtement dans notre guesthouse l’heure du départ. Avant le petit-déjeuner, nos sacs sont déjà chargés dans la voiture. Le petit-déjeuner en question sera juste le meilleur que l’on ai mangé ici (encore meilleur qu’à Reykjahlid !) avec tout plein de bonnes choses préparées minute (mmmmh, leurs mini pancakes !). Il est donc 8h15 quand nous nous mettons en route.

Avant de sortir de Hvammstangi, nous essayons d’aller refaire le plein (il ne manque pas grand chose mais le trajet complet du jour représente tout juste un plein donc on ne prend pas de risque inutile) mais la seule pompe à essence du village est encore fermée. Pas possible pour nous vu que nous payons tout en cash, nous partons malgré tout en se disant qu’on en croisera forcément une en route. En effet à peine trente-cinq kilomètres plus loin, nous en trouvons une bien ouverte cette fois.

Ensuite de quoi, nous quittons la route 1 pour nous engager sur la 68 qui longe l’autre bord du fjord dans lequel nous nous trouvons. La route se transforme alors en piste et pendant une heure, nous roulons au milieu de beaux paysages longeant l’océan. Nous avons de la chance car nous croisons beaucoup de véhicules mais tous vont dans l’autre sens. On se croise doucement en s’écartant le plus possible de l’autre pour éviter de projeter des graviers sur la voiture de l’autre mais ça n’engendre pas beaucoup de perte de temps (avis aux rares qui s’en foutent pas mal !).

Finalement, nous arrivons un peu avant 10h à l’entrée de la péninsule. Dès le départ, les paysages sont splendides, entre océan et montagne. Nous faisons quelques photos en jouant avec le reflet de l’un dans l’autre (le résultat est pas exceptionnel par contre) tout en avançant par sauts de puces.

Un peu plus loin, nous arrivons au panneau affichant la carte de la péninsule. Pratique, ces cartes mettent des photos en légende pour visualiser les différents sites. Nous avions dans l’idée de commencer par le mont Helgafell pas très loin d’ici puis de voir ce que nous avions le temps et l’envie de faire plus loin dans la péninsule.

Après cinq petites minutes de route, nous arrivons au pied de ce qui constituera finalement notre dernière « marche » en Islande: le mont Helgafell. En terme de marche, c’est en réalité une mini ascension (entre cinq et dix minutes de marche) accessible au plus grand nombre. L’intérêt véritable est d’aller voir la vue que l’on a sur les environs mais un enjeu plus mystique existe aussi. En effet, la légende raconte que si on grimpe sans dire un mot, sans se retourner et sans mauvaise pensée alors on peut se tourner vers l’est au sommet en touchant les restes du temple et faire trois vœux. Il est évident que si l’on souhaite les voir se réaliser, il ne faut jamais les révéler, ce que je me garderai bien de faire (sait-on jamais, mmh, mmh). A notre arrivée, trois énormes cars occupent l’entièreté du mini-parking et nous devons nous garer à l’arrache comme on peut pour ne pas gêner. Ça ne commence pas au mieux pour les mauvaises pensées mais nous faisons abstraction et pour éviter d’être tenté de parler ou de se retourner, nous faisons l’ascension séparément à une minute d’intervalle. On doit se donner toutes les chances, non ? Après l’exécution de nos vœux, nous profitons alors pleinement de ce qui nous entoure. Coup de chance, à peine arrivé au sommet que tous les groupes redescendent en nous laissant quasi-seul. La vue de là-haut est belle: d’un côté un échantillon des 2500 îlots de la région, de l’autre les grandes prairies et les montagnes en arrière-plan.

Mais le temps tourne et nous avons comme projet d’aller pique-niquer tout au bout de la péninsule. D’après le GPS, nous en sommes encore à une heure de route et nous décidons de redescendre. Nous traversons ensuite un village (Grundarfjördur) qui doit être sympathique si ce n’est qu’il est littéralement envahi. Des dizaines de touristes marchent dans tout les sens, sur la route, n’importe comment. Nous décidons donc de ne pas nous attarder malgré la beauté évidente des lieux et nous ne prenons qu’une photo à l’entrée du village.

Notre vrai objectif, c’est Hellissandur le petit village du bout de la péninsule. En fait, il n’y a rien d’extraordinaire ici si ce n’est une petite plage après le village ou nous pique-niquerons sous l’œil de la star de la région: le volcan Snaefellsjökul recouvert d’une calotte glaciaire et culminant à 1446 mètres. En terme d’œil, les nôtres ne peuvent distinguer son sommet car pour l’heure, il est recouvert d’un gros nuage.

Mais après nous être remis en route pour passer sur la côte sud de la péninsule, le temps se lève et nous pouvons voir les deux petites cheminées caractéristiques de ce type de volcan (comme le Fuji-Yama au Japon).

Malheureusement, une grosse fatigue s’abat sur nous du probablement à une accumulation de nuit peu reposante (toujours à cause de cette satanée journée infinie) et nous avons encore presque trois heures trente de route jusque notre logement à Keflavik. Nous décidons donc de ne plus que nous arrêter une fois, le temps d’aller voir deux rochers aux formes étranges en bord de mer qui n’ont en fait pas grand chose d’exceptionnel (du moins de ou nous les voyons).

Nous sommes déçus de ne pas pouvoir (ou avoir envie, c’est selon) plus explorer les lieux mais nous ne souhaitons pas arriver trop tard à Keflavik pour avoir le temps de refaire les sacs et de profiter un peu de notre dernière soirée. C’est comme cela et ça nous obligera à revenir prendre le temps d’explorer un peu mieux cette région du pays.

Le chemin du retour se fera dans de bonnes conditions même si l’arrivée sur Borgarnes (une ville sans grand intérêt) nous rappelle que nous approchons de Reykjavik. Avant d’y arriver, nous devons emprunter un long tunnel qui se révélera payant (1000 couronnes pour la voiture tout de même), ce qui constituera notre seule expérience de route payante dans le pays. A partir de là, la circulation va se densifier de plus en plus et la dernière heure de route sera longue et fatigante. Nous ne sommes pas mécontent d’avoir fait le détour par la péninsule malgré tout parce que cette urbanisation est étouffante après les grands espaces que nous traversons depuis dix jours maintenant.

Au soir, nous irons manger une dernière – excellente – pizza dans le centre-ville de Keflavik après avoir récupéré notre chambre (nous avons été surclassé et ça sera la seule fois ou nous aurons une salle de bain privée !) et nous passons la soirée installé tranquillement sur notre grand lit king-size.

Le lendemain, il est 5h30 quand nous nous mettons en route en direction de l’aéroport tout proche (moins de dix minutes). Nous sommes surpris par le nombre de voitures qui s’y rendent à cette heure là, nous qui nous attendions à ne croiser personne à cette heure là. Je dépose mon épouse et les sacs devant le terminal et part faire le check-out tout seul au bureau de Geysir à un petit kilomètre de là. Alors qu’à l’aller, j’ai fait le check-in tout seul sous prétexte que la voiture était neuve, le check-out est une autre affaire. L’employée qui s’occupe de moi se met presque à genoux dans les flaques d’eaux (il a plu pour la première fois depuis une semaine cette nuit) pour tout visionner. Elle ne trouvera rien mais se permettra quand même de mettre en remarque qu’elle n’a pas su faire un examen plus approfondi pour cause de pluie. En Islande ? Sérieux ? Bref, elle me dit ok, me signe mon papier et je m’en vais rejoindre mon épouse.

C’est là que le grand n’importe quoi démarre ! L’aéroport est archi comble ! La plupart des vols à destination de l’Europe démarre dans les deux heures qui arrivent ce qui fait un foutoir monstre pour faire son check-in en ligne et aller enregistrer les bagages. Après avoir été dirigé par plusieurs hôtesses et avoir fait la file pendant une heure trente, nous arrivons enfin au guichet. Surprise, nos sacs à dos sont considérés comme hors-format, nous devons aller les enregistrer ailleurs ! Personne ne pouvait nous prévenir avant ? C’est quoi ce délire ! Furieux (à l’instar d’autres backpackers à d’autres guichets), nous allons au guichet ad hoc. Heureusement, nos sacs sont vite embarqués et nous filons rejoindre le contrôle sécurité (aucun souci, ça été vite) pour nous précipiter sur notre porte d’embarquement situé tout au fond de l’aéroport dans une aile en travaux. Aucun moyen de s’asseoir dans le petit couloir ou les passagers de deux avions s’entassent (le nôtre et un à destination de l’Ecosse) pendant presque une heure. Des enfants dorment à même le sol, dans les coins. C’est vraiment du grand n’importe quoi. Finalement, on peut enfin embarquer, un peu dans la précipitation. Nous décollerons avec une grosse demi-heure de retard pour un vol sans autres histoires.

En résumé, l’Islande est un superbe pays aux paysages incroyables. Nous n’avons en plus fait que le bord de l’île sans jamais nous enfoncer vers son centre, nous ne savons donc pas ce qu’il a encore à nous réserver. A faire et à refaire donc même si nous émettrons deux bémols:

– En premier lieu, le coût de la vie. Tout est horriblement cher ! Alors qu’un restaurant est déjà hors de prix en Belgique, nous n’avons pu que constater que les leurs nous sont encore supérieur en ce domaine. Incroyable de payer presque 45 euros pour deux pizzas et un coca dans un petit restaurant à Keflavik ou de se voir demander 6 euros minimum pour boire une (pas très bonne) bière. Au final, le fait d’avoir cuisiné trois soirs nous a permis de rester dans le budget que nous nous étions fixé et de même en revenir avec une partie. Un conseil donc, repérer sur le site de BONUS ou se trouve leurs magasins (il y en a très peu dans l’est) et faire vos courses pour alléger un peu la note. Nous avons dormi exclusivement en chambre privée sans jamais avoir une salle de bain privée (sauf le dernier soir) dans des guesthouses ou des AJ pour un prix assez élevé (en moyenne 90 euros la nuit) pour un confort somme toute positif. Une seule mauvaise expérience à Vik mais pour le reste, ça variait du correct au très beau (et pas forcément le plus cher pour le plus beau, moins cher même qu’à Vik). L’essence est elle aussi plus cher que chez nous (1.65 euros le litre plus ou moins) mais c’est pratique car toutes les pompes ou que ce soit dans le pays affiche le même prix. Pour le reste, si ce n’est le Blue Lagoon (trèèèèèès cher: 120 euros pour deux pour la deuxième formule) et le ferry pour les îles Vestmann (raisonnable: 60 euros pour les deux allers-retours et la voiture), toutes les activités sont gratuites. Déjà ça !

– Le deuxième bémol n’en est pas vraiment un mais je le répète, cette luminosité incessante et cette façon débile de poser les stores soi-disant occultant (avec un jour de deux centimètres de chaque côté) nous a fatigué. Nous étions excité de voir ce phénomène de journée sans fin avant d’arriver, nous étions content de retrouver la nuit hier soir ! La nuit aura été bien réparatrice. Bien évidemment, personne n’est responsable de ça (à part nous, c’est nous qui avions choisi nos dates) mais nous le prendrons en compte lorsque nous reviendrons explorer un pays nordique.

Malgré cela, en deux mots: ALLEZ-Y !

Voilà, c’est la fin de ce récit, merci à tout ceux qui m’ont envoyé de gentils messages d’encouragements ! Comme d’habitude, vous pouvez lire ce récit et bien d’autres sur ma page http://aetaenvoyage.wordpress.com

bonjour,
pour être allée en Islande en juillet1971, je peux vous dire que le cout de la vie était , déjà, très très élevé
1/2l de lait nous côutait 5Frs à l’époque (environ 080€)
par contre, j’ai eu la chance de déguster de la viande de baleine ce fut excellent
mais, comme vous, de la pluie et toujours de la pluie dans ces paysages lunaires que nous avons faits à pied
merci de m’avoir rappeler de bons souvenirs
Danielle

Ce récit me donne de plsu en plus envie d’y être !
En effet je vais en Islande en 2016 seul pendant 15 jours avec mon sac à dos, ma tente et mon appareil photo ^^

Par rapport aux Douanes ; j’ai lu dans le Routard sur l’Islande qu’une simple carte d’identité suffisait pour se rendre en Islande ; est-ce toujours d’actualité ?

Tout d’abord, merci pour ce récit détaillé qui va m’aider à finaliser mon séjour.

J’ai plusieurs questions concernant la piste qui vous a permis (si j’ai bien compris) de connecter la Route 1 et la route 85 en passant par Dettifoss.

  • Pouvez-vous me confirmer qu’il s’agit de la piste 864?
  • Sans compter les arrêts, à combien de temps estimez-vous le parcours de cette piste dans son intégralité?

En effet, je voudrais aller de Kopasker à Dettifoss puis Myvatn en voiture de location non 4x4 (Kia) et j’étudie le meilleur trajet. J’ai lu beaucoup d’infos sur les forums sur les pistes 862 et 864 mais cela n’est pas encore clair pour moi. Comme je serai avec des enfants de - de 10 ans, je voudrais être sûre que ça ne se transforme pas en galère!

Merci d’avance pour l’aide précieuse que vous pourrez m’apporter.

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