Retour de voyage en Ouzbékistan : Khiva, Boukhara, Samarcande et Tachkent (10 jours)

Forum Ouzbékistan

Bonjour ! :uzbekistan:

Voici un retour sur notre voyage en Ouzbékistan qui a eu lieu du 26 décembre au 6 janvier 2026. Nous sommes un couple (29 et 33 ans).

Au programme :

  • Khiva (2 jours / 1 nuit) dont excursion aux forteresses du désert de Kyzylkoum
  • Boukhara (3 jours / 4 nuits)
  • Samarcande (3 jours / 3 nuits) dont excursion à Chakhrisabz
  • Tachkent (2 jours / 2 nuits)

► FORMALITÉS ◄

ENTRÉE EN OUZBÉKISTAN

Aucun visa n’est exigé pour les ressortissants français, belges, suisses, canadiens pour un séjour inférieur à 30 jours. Un visa sera nécessaire pour plus de 30 jours de voyage.
Le passeport doit avoir une validité d’au moins 6 mois à compter de la date de voyage prévue.

Pour tout séjour supérieur à 72h, les ressortissants étrangers doivent s’enregistrer auprès de l’OVIR (département des visas et de l’enregistrement). Les hôtels et établissements autorisés à accueillir des voyageurs font l’enregistrement automatiquement. Ils donnent une fiche justifiant du séjour, à garder jusqu’à la sortie du pays.
Il faut penser à faire cette formalité soi-même si on loge chez un particulier, ou que l’on fait du camping. Le site pour l’enregistrement est : http://www.emehmon.uz/
Bon, personnellement, nous avons complètement zappé ce détail, donc nous n’avons pas vérifié si nos hôtes faisaient la démarche… Mais nous n’avons pas eu de problème pour repartir.

Autre formalité, mais facultative, l’enregistrement du téléphone portable. Cela concerne les personnes souhaitant rester plus de 30 jours ou revenir en Ouzbékistan avec le même téléphone. Il faut enregistrer son téléphone auprès de l’agence UzIMEI. Pour se faire, il faut le déclarer à la douane dans l’aéroport, qui transmet un formulaire. Ce formulaire est à utiliser pour faire l’enregistrement sur : https://uzimei.uz/
Au bout de 30 jours, un téléphone étranger équipé d’une carte sim ouzbek est automatiquement banni du réseau s’il n’a pas été enregistré auprès de l’UzIMEI (il est tout de même possible de débloquer la situation à la douane). Pour les personnes restant moins de 30 jours et/ou n’ayant pas prévu de revenir ou pas avec le même téléphone ne sont pas concernées.
Nous n’avons pas fait cette démarche.

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COMMUNICATION

La langue officielle de l’Ouzbékistan est l’ouzbek, une langue turcique parlée pour l’instant par 66 % de la population, mais en essor.
Le tadjik, variété du persan, est parlé par 10 à 20 % de la population, notamment à Boukhara et Samarcande où l’on retrouve une large population d’origine tadjike. Généralement cette population parle aussi bien l’ouzbek que le tadjik.
Le russe, bien qu’en perte de vitesse depuis l’indépendance de l’Ouzbékistan vis à vis de l’URSS, reste une langue largement parlée et comprise, notamment dans les grandes villes. A Tachkent, cette langue est presque majoritaire car c’est ici que vit la minorité russe du pays, qui représente 20 % de la population de la ville.
Dans la république autonome du Karakalpakstan, région de l’Ouzbékistan, la population parle karakalpak, une langue turcique proche du kazakh. Dans les territoires plus reculés, on peut croiser des locuteurs kazakhs.
L’anglais se répand dans les zones touristiques, c’est-à-dire les grandes villes de la roue de la soie.
Au final, les Ouzbeks, de part la multiethnicité de leur pays, sont polyglottes et parlent pour beaucoup l’ouzbek, le russe, parfois le tadjik et l’anglais pour les plus jeunes.

Personnellement, nous avons réussi à communiquer durant tout notre voyage. Avec les jeunes, nous avons pu échanger en anglais même s’il a été rare de pouvoir faire de grandes conversations (sauf avec un chauffeur). Les personnes plus âgées (et parfois moins âgées à l’ouest du pays) ont plutôt appris le russe et ne connaissent pas l’anglais. Dans ce cas, nous avons utilisé une application de traduction (ex : Google Translate) pour communiquer avec eux.

L’ouzbek s’écrit depuis 1995 avec l’alphabet latin, après avoir été écrit en alphabet cyrillique pendant la période soviétique et en alphabet perso-arabe encore avant.
On trouve ainsi des inscriptions principalement en alphabet latin, mais aussi très régulièrement en alphabet cyrillique. Les inscriptions en alphabet perso-arabe se retrouvent dans les vieux monuments et manuscrits.

Pour le téléphone , étant hors Europe, il faut acheter une carte sim, une carte e-sim ou disposer d’un forfait avec des options internationales. C’est facile de se procurer une carte sim dans un magasin de téléphonie mobile ou dans un commerce de détail. Il y a des magasins de téléphonie à la sortie de l’aéroport.
L’Ouzbékistan est compris dans les destinations du forfait Free 5G. Mais pour avoir testé, c’est vraiment qu’à Samarcande et Tachkent que nous avons capté le réseau internet. Dans les autres villes, cela ne fonctionnait pas (nous avions des cartes sim locales).
Pour l’enregistrement du téléphone portable auprès de l’agence UzIMEI, voir la section ci-dessus. :arrow_up:

MONNAIE

La monnaie nationale ouzbèke est le sum ou soʻm (UZS). Fin 2025, 1 € → 14 220 sums.
Pour se procurer des sums, le mieux est de prendre des billets en euros pour les échanger en Ouzbékistan dans des bureaux de change ou à la banque. Il y en a dans les aéroports et en ville.

Beaucoup de choses se paient en espèces : petits restaurants, hôtels, boutiques de souvenirs, petits commerces, taxi/VTC, etc.
D’autres choses peuvent se payer en carte bancaire : restaurants de plus grande taille, supermarchés, entrées dans des monuments, etc.

LOGEMENTS

Comme pour d’autres destinations, on peut réserver des logements (hôtels, hostels, appartements, maisons d’hôtes) en ligne, par exemple sur Booking.
On trouve de nombreuses maisons d’hôtes tenues par la famille à Samarcande, Boukhara et Khiva. La famille vit sur place et sert des petits-déjeuners. C’est un peu comme les riads marocains et les dars tunisiens.
Pour les paiements, tous nos logements ont demandé à être payés sur place.

GUIDE / AGENCE DE VOYAGE ?

L’Ouzbékistan développe son tourisme d’années en années. Il n’est pas difficile de visiter les grandes villes touristiques du pays en autonomie, sans guide : Samarcande, Boukhara, Khiva, Tachkent. On peut se déplacer en transport en commun ou en taxi/VTC.
D’une ville à l’autre, il est possible de se déplacer en train ou en autocar.
Toutefois, les régions plus rurales nécessitent une voiture pour se déplacer d’un village ou point d’intérêt à l’autre. Attention pour conduire une voiture, il faut soit avoir un permis international, soit faire une traduction certifiée en russe de son permis.
Si vous n’avez pas prévu de conduire une voiture par vous-même(s), un guide, un chauffeur ou une excursion organisée peuvent alors être nécessaires pour visiter ces régions qui nécessitent d’être véhiculé. Vous pouvez demander un contact à votre logement ou bien chercher sur Internet. Il y a des services de chauffeurs sur 12go, des excursions touristiques sur GetYourGuide.

SE DÉPLACER

○ En ville : Dans les grandes villes, vous pourrez vous déplacer en taxi. Deux possibilités : héler un taxi et négocier la course avec lui ou passer par l’application Yandex (= équivalent de Uber). C’est très pratique et rapide. Le paiement se fait à l’arrivée, en espèces.
En ville, vous pouvez aussi vous déplacer en bus de ville… Spécifiquement à Tachkent, vous avez le métro, dont le prix est dérisoire.

○ Entre deux villes : Vous avez plusieurs possibilités : en avion, en train, en autocar et en marchroutki, qui est un taxi collectif qui part quand il est plein. S’il est totalement possible de réserver son ticket de train ou de certains autocars en ligne, un marchroutki ne se réserve pas.

  • Le train me semble être la solution la plus simple, efficace et confortable pour voyager. La ligne principale relie Tachkent, Samarcande, Boukhara, Khiva, Ourgentch, Noukous. Il existe ensuite d’autres lignes plus petites, notamment vers le sud. Les tickets sont réservables sur le site officiel www.railway.uz et sa billetterie https://eticket.railway.uz/en/. Nous n’avons pas eu de problème pour réserver sur le site depuis la France, avec la version anglaise du site. Les tickets sont mis en ligne environ 45 jours à l’avance, mais cela dépend des lignes. En haute saison et pendant les fêtes, il vaut mieux réserver vite pour choisir ses places et être ensemble (quand on est en groupe). Lorsque vous prévoyez votre voyage, prenez en compte que certains trajets se font plusieurs fois par jour, tous les jours, mais d’autres ne se font que certains jours de la semaine ! Les horaires et jours de départ sont donnés sur le site officiel (il faut mettre le nom des lignes) : https://eticket.railway.uz/en/pages/schedule
    Il existe plusieurs classes de wagons selon le type de places (que l’on ne retrouve pas forcément sur toutes les lignes) :
    Sitting : Place assise.
    Sleeper : Place en couchette simple. Le couloir sépare un emplacement pour 4 (2 couchettes en haut, 2 couchettes en bas) et un emplacement pour 2 (1 couchette en haut, 1 couchette en bas). Les couchettes ne sont pas repliées en journée (même s’il est possible de le faire afin d’avoir des sièges). Donc si vous vous retrouvez sur la couchette du haut, vous risquez de devoir rester couché pendant le voyage, sauf si la personne de la couchette du bas a replié sa couchette.
    Coupe : Place en cabine privée de 4 couchettes (2 en haut, 2 en bas), qui ressemble à l’emplacement pour 4 des “Sleeper” mais avec une porte.
    SV ou Lux : Place en cabine privée de 2 couchettes, également avec une porte.
    → Sur les TGV Afrosiyob (que de Tachkent à Boukhara), on trouve également des places assises VIP, Business Class et Econom Class. La différence réside dans la largeur des sièges, leur confort, l’espacement entre chaque siège et l’espace pour les bagages. En VIP, il y a 2 sièges d’un côté + 1 siège de l’autre qui se font face, avec tablette. En Business Class, il y a 2 sièges face à face ou côte à côte ou 1 siège seul, avec tablette. Enfin, en Econom Class, il y a 4 sièges face à face sans tablette au milieu.
    Les places plus haut de gamme restent très abordables (ex : 32060 sums soit 22 €/pers pour Samarcande → Tashkent en SV).
    Dans les wagons avec couchettes, de nouveaux draps sont remis aux nouveaux arrivants. Il y a un contrôleur dans chaque wagon qui veille à ce que tout se passe bien et réveille les passagers quand le train arrive à leur gare d’arrivée (il note les arrivées de chaque personne).
    Il y a un gros samovar (sorte de ballon d’eau chaude) où les passagers peuvent venir se servir pour faire du thé ou des soupes. Des sachets de thé sont donnés.
    Selon le type de train, il peut y avoir un wagon-restaurant (par exemple dans les Sharq). Selon les classes de wagon, il peut y avoir la climatisation et des prises USB (Afrosiyob, Sharq en Business, Passenger).
    Un guide des trains intéressant : The Complete Uzbekistan Railways Guide: How To Travel By Train In Uzbekistan In 2025

    Emplacement de 4 en “Sleeper”.

    Cabine “SV”.
  • Les autocars relient aussi bien les villes principales que les petits villages. Par contre, la vallée de Ferghana et la route allant de Samarcande à Chakhrisabz sont inaccessibles en autocar, la route étant trop dangereuse. Voici un nom de compagnie : Yutong Bus Uzbekistan. Elle n’a pas de site internet mais on peut réserver un ticket sur les plates-formes 12go ou Bookaway… Nous n’avons pas testé ce type de transport, donc nous n’en savons pas plus.
  • En voiture ? Comme expliqué plus haut, pour conduire une voiture en Ouzbékistan, il faut soit avoir un permis international, soit faire une traduction certifiée en russe de son permis. Toutefois, il est possible de louer une voiture avec un chauffeur. Il est aussi possible de demander directement les services d’un chauffeur ou d’un guide. Vous pouvez demander un contact à votre logement ou bien réserver sur 12go (transfert avec chauffeur), ou sur GetYourGuide ou autre plate-forme d’excursions touristiques (privées ou en groupes).

TENUE VESTIMENTAIRE

Il n’y a pas spécialement de tenue vestimentaire à suivre en Ouzbékistan. Je dirais juste d’éviter les tenues trop échancrées (décolletés importants, jupes/short très courts) et de penser à prendre de quoi se protéger du soleil dès que les beaux jours arrivent. Nous avons visité en hiver, donc il fait plutôt froid en Ouzbékistan. Nous avons donc prévu manteaux, bonnets, gants, écharpes pour l’occasion.

Les personnes souhaitant visiter les mosquées doivent porter des tenues plus couvrantes : épaules et jambes couvertes pour les hommes comme pour les femmes, et cheveux couverts pour les femmes. Nous avons trouvé les ouzbeks plutôt flexibles car des femmes simplement couvertes d’une capuche pouvaient rentrer. Malheureusement, certain(e)s touristes profitent aussi de cette flexibilité pour se découvrir pour faire des photos, ce qui est assez irrespectueux pour les locaux.
→ Ces règles vestimentaires valent principalement pour les mosquées fréquentées par les fidèles. Les mausolées, madrasas et anciens monuments religieux ne sont généralement pas concernés (en gros tout ce qui est touristique avec ticket d’entrée, ou presque).

MÉTÉO

Voici un site plutôt complet donnant des données météorologiques sur les pays, régions et villes du monde :

https://www.ou-et-quand.net/partir/quand/asie-centrale/ouzbekistan/

Personnellement, nous avons voyagé fin décembre - début janvier. Nous avions lu que les températures en hiver allaient être très froides, mais en regardant les températures moyennes en décembre, nous avons constaté que ce n’est pas si différent qu’en France. Il y a tout de même des différences selon les régions : Khiva et le Karakalpakstan subissent les climats les plus froids, tandis que les températures sont plus douces à Tachkent. Au final, nous n’avons pas subi le froid plus que cela durant notre voyage.
En hiver, il peut y avoir des problèmes de gaz, d’électricité et de chutes de neige, mais nous n’avons pas vécu cela.
Les paysages sont un peu plus ternes qu’au printemps, en été ou en automne, mais il y a beaucoup moins de touristes. Par contre, la période de fin d’année est très festive en Ouzbékistan donc c’est aussi très sympa à découvrir.

REPAS

Nous avons trouvé des restaurants de cuisine traditionnelle (milliy taomlar) dans toutes les villes visitées. Nous pouvons distinguer les restaurants pour touristes (plus chers avec beaucoup de choix) des restaurants pour locaux (moins chers avec moins de choix et pas forcément de desserts, mais souvent meilleurs).
De part l’influence de l’ex URSS, on trouve de nombreux restaurants russes, géorgiens ou azéris. La Turquie exerce également son influence culinaire et de nombreux restaurants et fast-foods turcs sont disponibles. Avec le développement du tourisme, les fast-foods occidentaux ainsi que les restaurants italiens apparaissent de plus en plus dans les grandes villes.

Voici un exemple de prix extrêmes : 557 000 sums soit 39,5 € pour 2 dans le restaurant touristique le plus cher que nous avons testés VS 80 000 sums soit 5,6 € pour 2 dans un petit restaurant local. Le restaurant à 557 000 sums reste un extrême, et nous avons trouvé beaucoup de restaurants touristiques à 200 000 - 300 000 sums, soit 14 - 21 € pour 2.

Le plat national ouzbek est le och ou plov (= mot russe qui dérive du persan pilau et du turc pilaf). C’est un riz sauté avec des légumes (carottes jaunes et oranges, pois chiches, raisins secs, ail), de la viande (principalement mouton, mais aussi bœuf, poulet) et d’épices (cumin, coriandre, curcuma). Selon les régions, il peut être agrémenté de feuilles de vignes farcies (type dolma) et d’œufs durs de caille. Il existe aussi une version des juifs de Boukhara : le bakhsh ou plov vert à base de coriandre, de persil et d’aneth. On retrouve le plov dans d’autres pays d’Asie centrale : Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Turkménistan, Afghanistan (kabuli palau). Il se rapproche des pilao et biryanis indiens, pakistanais et bangladais.
Autre plat extrêmement courant : les laghman, un plat de nouilles tirées préparées en soupe ou sautées, avec de la viande, des légumes, des œufs. Ce plat trouve son origine dans le Xinjiang (région des Ouighours) en Chine mais s’est diffusé en Asie centrale où il est très populaire. Dans la région de Khiva, on trouve une variante appelée shivit osh où les nouilles sont teintes en vert par l’aneth et accompagnées d’une sauce blanche au lait caillé.
On trouve également beaucoup de mantı, des raviolis turcs qui se sont diffusés en Asie centrale où ils ont gonflé de volume. Ils sont fourrés à la viande ou au potiron. On les nomme tchoutchvara lorsqu’ils baignent dans un bouillon, en version mini. En version géante et couvert de sauce tomate, il existe le khanum.
Le bechbarmak est un autre plat notable. A base de nouilles et de viande bouillie de cheval, de mouton ou de bœuf, il s’agit du plat typique des nomades turciques. Le naryn est un autre plat à base de cheval. Il existe aussi des ragoûts comme le dimlama ainsi que de nombreuses soupes comme le mashhurda, la shurpa, la golupsi (importée de la Russie).
Une autre spécialité d’Asie centrale et du Caucase est le chachlyk (dérivé du mot turc chich qui veut dire broche). Il s’agit de brochettes de viande (bœuf, mouton, poulet, foie) grillées que l’on peut trouver aussi bien dans des restaurants touristiques que dans des restaurants locaux spécialisés en grillades. Je vous conseille de les goûter dans des restaurants locaux de grillades, elles seront beaucoup moins chères, mieux fournies et bien meilleures. Il est aussi possible de trouver des kebabs à base de viande hachée servis en assiette ou dans diverses types de pains plats comme le lavash ou le pita.
En parlant de pains non, il en existe une multitude selon les régions : lepyoshka, chalpak, obi non, Samarkand non, Bukhara obi non, etc.
Les somsa, les cheburek et les bishap sont des petits chaussons de différentes formes et pâtes fourrés à la viande appréciés en entrée ou comme street food.
Les ouzbeks produisent aussi un fromage assez particulier : le kurut, qurt ou kashk selon les pays. Il s’agit d’un fromage séché en forme de boule. On trouve aussi d’autres formes de fromages comme le kolbasniy sir ou “fromage saucisson” soviétique.
Côté sucré, il existe plusieurs spécialités. Tout d’abord le halva, dont la version centre-asiatique diffère des versions turques et maghrébines. Il en existe plusieurs variétés, notamment la kokand halva, à base de lait.
Les ouzbeks consomment plein d’autres sucreries : kunjutli (cacahuètes ou amandes caramélisées avec des graines de sésame), navat (sucre cristallisé), parvarda (bonbon friable), pashmak (barbe à papa), kush-tili (beignet), etc.
Ensuite, il y a le baklava version ouzbèque à base d’une pâte différente de la pâte phyllo et de noix. D’ailleurs, on trouve aussi bien des “baklava turcs” que des “baklava ouzbeks” dans les restaurants. Autre pâtisserie orientale notable : le chak-chak, à base de pâte et de miel.
Des gâteaux sont aussi populaires, mais ont plutôt une origine des pays ex-soviétiques voisins : le Napoléon, mille-feuille imbibé, et le medovik, gâteau à étages au miel et au lait concentré.
Les fruits sont aussi très consommés : grenade, melon, pastèque, raisin, abricot, poire, pomme, cerise, citron, figue, datte, noix, amandes, cacahuètes, etc.
Enfin, concernant les boissons, le thé choy (vert comme noir) occupe une place centrale. Il existe de nombreuses saveurs de thés choisissables en restaurant ou achetable en magasin. Le chalap, boisson froide au yaourt salé ressemblant à l’ayran, est aussi très populaire. Il peut être fait à base d’eau gazeuse. On trouve aussi le sharbat , une boisson fruitée sucrée préparée en faisant bouillir des fruits ou aromates séchés. Quelques exemples : rayhon (basilic), anor (grenade), na’tak (églantier), olcha (cerise), atirgül (rose), tut (mûrier), etc. Le kompot est aussi une boisson d’origine russe fruitée faites à partir de fruits séchés, mais ceux-ci sont laissés dans la boisson. Le jus de grenade est très populaire.
Côté alcools, il existe des bières, des vins et des vodkas ouzbèques. On peut en acheter au supermarché ou en supérette, et en consommer dans les restaurants touristiques ou les bars. Quant à l’eau, il vaut mieux la boire en bouteille et éviter l’eau du robinet.


► LE VOYAGE ◄

► JOUR 1 :

Vol Toulouse > Tachkent le 26 décembre 2025, départ de Toulouse à 11h30, escale de 2h20 à Istanbul, arrivée à Tachkent à 01h50 (heure locale).
Prix : 710 €/pers (aller-retour) avec Turkish Airlines, réservé 5 mois à l’avance.

► JOUR 2 :

• Arrivés à l’aéroport de Tachkent, nous commençons par passer les contrôles de police et échanger un peu d’euros en sums. Puis, nous récupérons nos bagages en soute. Nous sommes actuellement dans l’aéroport international. Notre voyage ne s’arrête pas ici puisque nous prendrons dans quelques heures un vol pour nous rendre à Ourgentch, à côté de Khiva. Mais nous devons nous rendre dans le terminal des vols locaux. Faire le tour prend environ 5 km, donc nous prenons un VTC.
Arrivés à l’aéroport local, il nous reste plus qu’à attendre. A la base, nous ne devions pas attendre temps que ça, nous prenons le premier vol de la journée. Malheureusement le vol a environ 2h de retard. Nous prenons un petit-déjeuner à l’aéroport pour 105 000 sums soit 7,58 € à 2.

Vol Tachkent > Ourgentch le 27 décembre 2025, départ de Tachkent initialement prévu à 05h45 (réalité : 07h10), arrivée initialement prévue à Ourgentch à 07h20 (réalité : 09h45).
Prix : 657631 sum/pers soit 47,5 €/pers (aller simple) avec Centrum Air, réservé 4,5 mois à l’avance.

• Nous arrivons à Ourgentch, la grande ville de la région de Khorezm, où se trouve également Khiva. Aussi nommée Novy-Urgench (Nouvelle-Ourgentch), il ne faut pas la confondre avec l’autre Ourgentch, Kunya-Urgench (Ancienne-Ourgentch), dont les vestiges sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette ancienne ville est située à 150 km de la nouvelle, au Turkménistan.
Notre Ourgentch est située à 31 km de Khiva (environ 39 min). L’hôte de notre logement est venu nous chercher pour 20$. C’est probablement assez cher, mais nous ne voulions pas nous embêter en arrivant après nos vols.

KHIVA :uzbekistan:

Khiva (Xiva en ouzbek) est une ville de 95200 habitants situées dans la région du Khorezm (ou Khwarezm), à l’est de l’Ouzbékistan, à quelques kilomètres de la frontière turkmène. La ville a été fondée il y a environ 2500 ans. Elle n’est pas située sur la Route de la Soie, mais a tout de même prospéré par le passage de caravaniers. Khiva est la ville de naissance du mathématicien Al-Khwârizmî (VIIIe siècle) qui a donné son nom à l’ “algorithme”. Le médecin et philosophe Ibn Sînâ (Avicenne), né à côté de Boukhara (Xe siècle), y vit pendant 9 ans.
Elle devient la capitale du khanat (= royaume) du même nom, indépendant du XVIIe siècle jusqu’en 1873 où il passe sous protectorat russe. Puis en 1920, les révolutions bolchéviques donnent naissance à la république soviétique populaire du Khorezm, intégrée à l’URSS. En 1924, cette république est divisée et rattachée à d’autres entités : les républiques socialistes soviétiques d’Ouzbékistan et du Turkménistan, ainsi que l’oblast autonome karakalpak.
Khiva est connue pour sa vieille ville fortifiée, nommée Itchan Kala “forteresse intérieure”. La ville nouvelle (ou robod) est aussi connue sous le nom de Dishan Kala “forteresse extérieure”.

Le mot “kala” vient de l’arabe “qal’a” signifiant forteresse, emprunté par le persan qui le diffuse dans les langues turciques. C’est pour cela que l’on trouve des kalaa et des qal’a du Maghreb à l’Asie Centrale, en passant par le Moyen-Orient.
Pour en revenir à Itchan Kala, cette vieille ville est très ancienne, mais il reste très peu de vestiges de l’époque médiévale (un mur datant de l’invasion mongole, le mausolée de Said Alovuddin…). Les monuments actuels ont été construits entre les XVIIe et XIXe siècles. Ils représentent bien l’architecture musulmane de l’Asie Centrale, ce qui vaut à la vieille ville une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le logement choisi : Khiva Otabek B&B Hotel, réservé sur Booking et payé sur place en cash en sums (équivalent de 22 € pour 2 pendant 1 nuit, soit 11 €/nuit/pers). C’est une maison d’hôtes située dans la vieille ville Itchan Kala. Une famille vit dans la maison et le petit-déjeuner est compris.

• Nous commençons notre visite de la ville. Bon, nous nous rendons compte que notre forfait Free 5G (qui couvre l’Ouzbékistan) ne fonctionne pas à Khiva. Direction un magasin de téléphonie pour acheter des cartes sim locales. Il y en a un au nord-ouest de la vieille ville, non loin du palais de Nurallabai, à côté du restaurant Brand Burger. Il me semble qu’il se nomme Qadr. Nous achetons des cartes sim de 15 Go pour 65000 sum/pers soit 4,69 €/pers.

• Puis direction le palais de Nurallabai (Nurullaboy en ouzbek), situé juste à côté. C’est un palais bâti en 1912 en dehors de la vieille ville pour manque de place, à la demande du khan (= dirigeant d’un khanat, terme turcique et mongol) de Khiva, Muhammad Rahimkhan II. Il porte le nom de Nurallabai, un riche marchand qui possédait le jardin sur lequel il a été construit. L’édifice est habité par le khan et sa famille jusqu’à l’établissement de la République soviétique populaire du Khorezm en 1920. De nos jours, ce palais abrite un petit musée avec des objets et photographies locaux anciens.
L’entrée coûte 100000 sum/pers soit 7,22 €/pers.


Palais de Nurallabai.

• Nous partons ensuite déjeuner dans un restaurant local proche du palais puis nous retournons en direction de la vieille ville Itchan Kala. Nous en profitons pour marcher le long des fortifications. Nous entrons par la porte nord Bogcha Darvoza, la plus ancienne porte encore debout, datant du XVIIIe siècle.


Fortifications d’Itchan Kala.


Devant l’entrée ouest, Ota Darvoza.


Porte nord, Bogcha Darvoza.

• Nous revoilà donc dans Itchan Kala. J’en ai déjà parlé plus haut, mais pour ajouter quelques informations supplémentaires, cette vieille ville fortifiée comporte 51 monuments historiques et 250 vieilles maisons, construits entre les XVIIe et XIXe siècles. De ce fait, cette forteresse est un véritable musée à ciel ouvert. Les murailles actuelles datent de XVIIIe siècle mais elles remplacent d’anciennes constructions datant du XVIe siècle, sachant que les premières traces de fortification datent du Ve siècle avant J-C.
De nos jours Itchan Kala est toujours habitée, mais le tourisme se développe de plus en plus. De nombreux hôtels, maison d’hôtes et restaurants pour touristes voient rapidement le jour et les boutiques de souvenirs sont très nombreuses dans les rues.
Pour visiter les monuments et musées d’Itchan Kala, il faut acheter un ticket combiné donnant accès à 18 édifices pendant 48h (voir liste dans la photo ci-dessous). Ce ticket vaut 250000 sums/pers soit 18 €/pers. Il n’est pas possible d’acheter des tickets seuls pour les monuments compris dans ce pass.
Certains monuments requièrent un ticket spécial est à acheter : minaret Islam Khoja (ascension), mausolée de Pakhlavan Makhmoud, Ak-Sheikh-Bobo la tour de guet de la citadelle Kunya-Ark (ascension), et la section nord des Murailles (monter dessus). Tous ces tickets s’achètent aux Ticket Offices situés aux 4 portes de la forteresse.
N’ayez crainte, il n’est pas obligatoire d’acheter un ticket pour entrer dans Itchan Kala. Donc si vous logez dans la vieille ville, entrez tout simplement par les portes de la ville, et si l’on vous pose une question, expliquez que vous logez ici.
Beaucoup de monuments peuvent s’admirer de l’extérieur, mais le pass combiné est nécessaire pour entrer dans les magnifiques mosquée Juma et palais Tach Khaouli par exemple.


Liste des monuments compris dans le pass combiné.


Fresque des principaux monuments d’Itchan Kala, compris et non compris dans le pass.


Itchan Kala.
Les photos ne sont pas dans l’ordre.

• Quelques focus sur certains édifices d’Itchan Kala, dans l’ordre dans lesquels nous les avons croisés. Tout d’abord, la madrassa Amir Tora. Une madrassa (ou medersa, madrasah) est une école coranique, donc qui étudie la théologie musulmane. Cette madrassa a été bâtie vers 1870 grâce à un don d’Amir Tora, frère du khan de Khiva Muhammad Rahimkhan II. Sa façade est dépourvue de décorations car l’expédition de Khiva menée par l’empire russe en 1873 a stoppé la fin de la construction de la madrasa… et a provoqué la soumission du khanat de Khiva à l’empire russe. Des rénovations sont réalisées entre 2017 et 2019.
Quand nous sommes venus, cette madrassa était fermée.


Madrassa Amir Tora.

• Nous passons également devant la madrassa Islam Khoja et son minaret Islam Khoja, visible depuis de nombreux points de la vieille ville. La madrassa porte le nom d’Islam Khoja, visir et beau-père du dernier khan de Khiva, Asfandiarkhan. Elle a été fondée en 1908. Son minaret est le monument le plus haut de la vieille ville et mesure 56,6 m.
La madrassa abrite aujourd’hui le musée des arts appliqués de Khiva, accessible avec le pass. L’ascension du minaret requiert un ticket spécial, d’une valeur de 100000 sums/pers soit 7,2 €/pers.


Minaret Islam Khoja et minaret de la mosquée Juma.


Madrassa et minaret Islam Khoja.

• Encore une, la madrassa Kutlugmurad Inaq. Celle-ci a été érigée en 1812. Elle porte le nom de Kutlugmurad Inak, l’oncle d’Allakuli Bahadurkhan, autre khan de Khiva. Elle est bordée par une place sur laquelle se trouvaient des échoppes. Il s’agit du seul monument de Khiva doté de décorations en relief créées par la méthode d’impression : la façade et le mionsaray (couloir) sont ornés de ganch sculptés colorés, et les arches sont remplies de muqarnas. La madrassa comporte un réservoir souterrain au milieu de sa cour intérieure qui permettait d’alimenter en eau potable toute la population d’Itchan Kala.
L’entrée est possible avec le pass.



Madrassa Kutlug Murad Inaq.

• Juste en face, se trouve la madrassa Allakuli Khan, fondée en 1834 par Allakuli Bahadurkhan. Il s’agissait d’un des centres d’éducations majeurs de son époque. On pouvait y croiser de nombreux étudiants étrangers, notamment kazakhs et turkmènes.
Il semblerait que cette madrassa ne se visite pas.


Madrassa Allakuli Khan.

• Nous laissons de côté les madrassas pour notre prochaine destination, le palais Tach Khaouli. Bâti de 1830 à 1841 pour Allakuli Khan, son nom signifie “palais de pierre”. Il comprend plus de 260 pièces autour de 3 cours : celle du harem où vivaient ses 4 épouses ainsi qu’une trentaine de concubines, celle du Ichrat Khaouli (ou salle de réception) et celle de Arz Khaouli (cour de justice). Dans la cour du harem, on retrouve 5 grands iwan (voûte fermée sur 3 côtés) pour le khan et ses 4 femmes, faisant office d’appartements. Ces derniers sont organisés de la même manière : un iwan orienté nord-ouest pour éviter la chaleur de l’été ainsi qu’une petite pièce attenante pour garder la chaleur en hiver. Les autres membres de la famille et les concubines habitaient dans d’autres pièces avec la même architecture mais plus petites.
La visite de ce palais, dont l’entrée est comprise dans le pass, se fait en 2 parties avec 2 entrées séparées : celle du harem au nord, et celle de la salle de réception et de la cour de justice au sud. Il fait aussi office de musée de l’Artisanat de Khiva avec des collections d’objets.


Tach Khaouli, partie harem.


Tach Khaouli, partie réception et cour de justice. La 4e photo est la mosquée.

• Nous passons aussi devant le caravanserail d’Allakuli Khan, construit en 1833 alors que les échanges commerciaux avec Boukhara, mais aussi avec l’Iran et la Russie, augmentent. Il permet aux marchands de passage de se loger confortablement et de stocker leurs marchandises.


Caravanserail d’Allakuli Khan.

• Retour aux madrassas, avec la madrassa Mohammed Rahimkhan. Elle porte le nom du khan Mohammed Rahimkhan II qui l’a fait construire en 1876. Il s’agit d’une des madrassas les plus grandes de Khiva, avec ses 2 cours et ses 76 chambres étudiantes. Elle abrite le musée de l’histoire des khans et se visite avec le pass.


Madrassa Mohammed Rahimkhan.

• Puis, nous nous rendons au mausolée Saïd Allaouddine. Ce mausolée a été érigé par un céramiste Amir Koulal - dépeint selon les sources soit en céramiste, soit en érudit -, en l’honneur du cheikh soufi Saïd Allaouddine en 1303. Il souhaitait être enterré à côté du cheikh mais il est mort à Boukhara, et n’a pas pu pas être enterré ici. Les majoliques du tombeau sont d’époque. L’entrée dans le mausolée coûte 2000 sums/pers.


Mausolée Saïd Allaouddine.

• Enfin, nous terminons notre visite de la journée par l’emblème de la ville Kalta Minor. Comme sont nom l’indique, il s’agit d’un minaret (minor). Son nom signifie “minaret court”. Il a été construit entre 1852 et 1855 sur demande du khan Mohammed Aminkhan qui voulait réaliser le minaret le plus haut d’orient. Il devait mesurer entre 70 et 80 mètres de haut. Finalement, il ne mesure que 29 mètres pour un diamètre de base de 14,2 mètres. La légende raconte que lorsque l’émir de Boukhara a entendu parlé de la construction de ce très grand minaret et a demandé à l’architecture du Kalta Minor de venir à Boukhara pour en construire un encore plus grand quand il aura terminé son chantier. Mohammed Aminkhan, en entendant parler de l’affaire, aurait ordonné l’exécution de l’architecte après la fin du chantier. L’architecte, se serait enfui en apprenant la nouvelle, en laissant les travaux inachevés. En réalité, les travaux se seraient plutôt arrêtés à cause des risques d’effondrement ! D’autres sources expliquent tout simplement que les travaux se sont arrêtés à la mort de Mohammed Aminkhan en 1855.


Kalta Minor.

• Après ce dernier monument, le soleil commence à se coucher et nous rentrons pour une pause avant de ressortir pour dîner et aller admirer les monuments illuminés pour la nuit.


Les rues d’Itchan Kala la nuit.

► JOUR 3 :

• Ce matin, nous partons pour une excursion vers les anciennes forteresses du désert situées au nord de Khiva, dans le désert de Kyzylkoum, dans la région historique du Khwarezm, dans la république autonome du Karakalpakstan, une région autonome d’Ouzbékistan. Les karakalpaks sont un peuple turcique, originellement nomade, de confession musulmane sunnite hannafite comme les ouzbeks et la majorité des autres peuples d’Asie Centrale. Ils parlent karakalpake et ouzbek.
Dans le Khwarezm, on trouve plus de 50 anciennes forteresses (kala) datant de l’Antiquité. La plupart d’entre elles sont bâties entre le IVe siècle av. J-C et le IVe siècle ap. J-C, mais les plus anciennes datent du VIe siècle av. J-C. Elles continuent d’être utilisées et restaurées pour certaines jusqu’au XIIIe siècle ap. J-C. La région était richement cultivée et habitée par différents peuples iraniens (persans ou non) et turques, zoroastres et musulmans principalement, jusqu’à l’invasion mongole de Gengis Khan en 1221 qui a tout ravagé.
Parmi ces nombreuses forteresses, nous en visitons 3 pour cette demi-journée. Pour se faire, la veille, nous avons demandé un contact de chauffeur à notre maison d’hôte pour réaliser l’excursion. Le chauffeur nous amène aux 3 forteresses et nous y attend, avant de nous ramener à Khiva en début d’après-midi. Les forteresses se situent à 1h45-1h50 de distance de Khiva (90 km environ) et sont plus ou moins éloignées de plusieurs km les unes des autres. Nous payons 50 $ pour 2. Malheureusement, le temps a été très brumeux pendant toute l’excursion, ce qui n’a pas aidé pour avoir de belles vues.

• Nous arrivons à notre première destination, la plus lointaine, Ayaz Kala (ou Aiaz Qala). Il s’agit d’un ensemble de ruines de 3 fortifications.
Ayaz Kala 1 est une forteresse militaire située en haut d’une colline de 100 m de haut, datant du III-IVe siècles av. J-C. Elle protégeait une partie de la frontière de l’empire Kouchan (peuple indo-européen d’Asie centrale et du sous-continent Indien). C’est la mieux conservée, on y distingue des murs de 10m de haut maximum, des portes, des voutes, des tours (il y en avait 45). Elle a servi jusqu’au Ier siècle ap. J-C et a peut-être abrité des populations au Moyen-Âge.
Ayaz Kala 2 est une forteresse féodale située au sud-ouest d’Ayaz Kala 1, sur une colline de 40 m de haut. Elle date des VI-VIIIe siècles, période afrighide (dynastie iranienne du Khwarezm). On y trouve un bâtiment principal qui devait être un palais avec ses appartements, ainsi que des remparts.
Ayaz Kala 3 est une garnison d’environ 5 hectares, construite aux I-IIe siècles par les Kouchan au sud d’Ayaz Kala 1 et 2. Elle servait de résidence du dirigeant, de garnison mais aussi de refuge pour la population agricole locale, tandis qu’Ayaz Kala 1 servait de poste d’observation.
Notre chauffeur s’arrête au campement de yourtes d’Ayaz Kala. Vraisemblablement, c’est ce camp qui gère le site archéologique. Puis nous partons à pied explorer. Malheureusement, il y a beaucoup de brouillard, ce qui gâche l’expérience. Parmi les 3 sites que nous visitons ce matin, Ayaz Kala est celui qui nécessite le plus d’avoir de la visibilité pour profiter des vues. Le site est également beaucoup plus grand que les 2 autres, et on pourrait largement y passer plusieurs heures, si le temps s’y prête.
A notre retour au campement, nous payons 200000 sums/pers soit 14 €/pers.


Ayaz Kala 2.


Désert de Kyzylkum.


Camp de yourtes d’Ayaz Kala.

• Puis nous nous rendons à Toprak Kala (ou Topraq Qala). Il s’agit de l’ancienne capitale du Khwarezm, sous les Afrighides. Elle a été érigée au Ier siècle av. J-C et a été utilisée jusqu’au Ve siècle ap. J-C. Nous visitons les ruines du palais, qui atteignait les 40 m de haut pour 150 salles. Des remparts de 8-9 m entouraient le tout. Le site a été partiellement rénové pour laisser apparaître certaines salles. Nous avons visité gratuitement mais durant la saison touristique, c’est à priori payant.


Toprak Kala.

• Enfin, direction Kyzyl Kala (ou Qyzyl Qala), forteresse bâtie aux I-IVe siècles. Il s’agissait d’une fortification défensive pour Toprak Kala, située à 1 km d’ici. Elle est utilisée jusqu’au XIIIe siècle. Son dernier utilisateur est le souverain de l’empire khwarezmien Ala ad-Din Muhammad, jusqu’aux invasions mongoles. Ses murailles ont fait l’objet d’une rénovation moderne, pour montrer à quoi ressemblait les forteresses de la région à leur origine. Par contre, l’intérieur est laissé en l’état. Là aussi, nous avons visité gratuitement, mais c’est payant durant la saison touristique.


Kyzyl Kala.

• Une fois cette dernière visite faite, nous rentrons à Khiva. Nous déjeunons vers 15h en ville avant de terminer notre visite d’Itchan Kala.

• Nous partons voir le mausolée Pakhlavan Makhmoud. Il a été construit en 1664 sur la tombe du poète soufi ouzbek Pakhlavan Makhmoud, mort en 1322. Il est devenu avec le temps le saint patron de Khiva et est aussi. Initialement, le mausolée n’était rien d’autre que l’atelier de maroquinerie du poète, puis il a pris de l’ampleur et a été complété avec d’autres bâtiments dont une salle pour les pèlerins et une khanqah (équivalent d’un couvent). Le complexe est reconnaissable par sa décoration de briquettes émaillées bleues. Des souverains de Khiva sont aussi inhumés ici : Abulgazikhan, Shahniyazkhan, Temur Gazikhan et Muhammad Rahimkhan Ier. A noter que Pakhlavan Makhmoud a également une tombe à Khoy en Iran, où il est nommé Pouryā-ye Vali… donc où est-il vraiment enterré ?
Ce monument n’est pas compris dans le pass. Il faut payer 30000 sums/pers soit 2,12 €/pers. Il faut également se couvrir pour entrer mais des foulards sont prêtés si besoin.


Mausolée Pakhlavan Makhmoud.

• Enfin, nous terminons notre visite de Khiva en montant sur les murailles de la ville. Pour cela, il faut se rendre à une des portes et acheter un ticket extra pour 40000 sums/pers soit 2,8 €/pers. Puis, il faut aller au nord d’Itchan Kala, à côté de la porte Bakcha Darvoza. Là, nous trouvons une personne qui se charge d’ouvrir l’accès. Cela n’a pas été facile à trouver pour nous, d’autant plus que nous avons confondu le lieu avec la tour Ak-Sheikh-Bobo, que nous aurions préféré visiter, quitte à choisir entre les 2 (plus le temps de faire les 2). Les murailles sont sympas, mais ce n’est pas très haut et elles n’offrent pas de vue panoramique sur la ville, contrairement à Bobo Tower.


Murailles de Khiva.


Vue depuis les murailles.

• C’est la fin de notre visite de Khiva ! Nous avons loupés quelques monuments dont nous avons lu les recommandations, donc les voici : la citadelle Kunya Ark, la mosquée Juma et Ak-Sheikh-Bobo pour la vue.
Nous avons notre train à prendre donc nous récupérons nos affaires à notre logement et nous partons à pied pour la gare. Celle-ci est située à l’est d’Itchan Kala, au bout d’une rue piétonne toute neuve qui va sûrement être bordée d’hôtels, restaurants et boutiques pour touristes. Il y a 15-20 min de marche depuis la porte est Palvan Darvoza. La gare n’est pas très grande, il est facile de s’y retrouver mais il ne faut pas hésiter à demander aux employés, bien qu’ils ne parlent pas forcément anglais. Selon le type de train, il n’y a pas forcément de wagon-restaurant, donc pensez à acheter de quoi manger si le trajet est long. Il y a d’ailleurs une boutique, où l’employée nous a conseillé de prendre des nouilles instantanées, facile à réchauffer grâce au gros samovar d’eau chaude présent dans chaque wagon.
Nous montons ensuite dans le train, le contrôleur note notre place et notre gare d’arrivée car il prévient tous les passagers de son wagon de leur arrivée prochaine.
Dans le train, nous mangeons nos nouilles instantanées et la famille à côté de nous nous donne gentiment un peu de pain pour aller avec.

Train Khiva > Boukhara le 28 décembre 2025, départ de Khiva à 18h00, arrivée à Boukhara à 00h30.
Prix : 167000 sums/pers soit 12 €/pers (place Sleeper), réservé 1 mois à l’avance.

• Nous arrivons à la gare ferroviaire “Boukhara 1”, qui en réalité est située dans la ville d’à côté, Kogon. Il existe une gare “Boukhara 2” située plus proche de la ville, mais c’est une gare de frèt qui ne prend aucun passager, donc à ne pas confondre. Nous rentrons à notre logement en commandant un VTC Yandex pour 30000 sums, soit 2 € (14 km).

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BOUKHARA :uzbekistan:

Boukhara (ou Buxoro en ouzbek) est une ville de 266000 habitants. La population parle ouzbek, mais on trouve aussi une minorité tadjike (variété du persan). Il existe aussi une communauté juive historique, les juifs boukhariotes, de langue tadjike aussi, mais celle-ci a presque disparu de nos jours. Au cœur de la Route de la Soie, l’oasis de Boukhara est active dès l’Antiquité. Au fil des siècles, elle intègre de nombreux royaumes et empires (Perse, Macédoine, Kouchan, Huns blancs, Samanides, Qarakhanides, Ali-Burhan, Timourides, Chaybanides, Djanides, Russes, etc). En 1599, elle devient la capitale du khanat de Boukhara, fondé par les Chaybanides. Cet État englobe également la ville de Samarcande. Il passe sous protectorat russe en 1873. Suite aux révolutions bolchéviques, il est rattaché à république soviétique populaire de Boukhara en 1920, puis à la république socialiste soviétique d’Ouzbékistan au sein de l’URSS, jusqu’à l’indépendance en 1991 (ça manque de détails, mais en gros).
Lors de la dynastie des Samanides (819-999), Boukhara connait son âge d’or scientifique et économique. Elle devient le centre intellectuel du monde musulman, rivalisant avec Bagdad, et voit le soufisme se développer dans la région. La ville contribue aussi à la naissance de la culture perso-islamique. Pendant cette période, elle abrité de nombreux savants : l’érudit musulman imam Mouhammad al-Boukhari, le médecin et philosophe Ibn Sînâ (Avicenne), le poète Roudaki, le savant al-Biruni, etc. Cet âge d’or cesse lors de l’invasion de Gengis Khan, qui rase une partie de la ville en 1220. La ville et sa région sont intégrés à l’empire mongole et au khanat de Djaghataï (fils de Gengis Khan) qui le constitue à l’époque avec 3 autres khanats.
Boukhrara connait ensuite une renaissance avec l’arrivée des Timourides (Timour alias Tamerlan et ses successeurs), conquérants turco-mongols. Contrairement à Gengis Khan, ils ne pillent pas la ville (bien que la conquête reste violente) mais l’intègrent à leur empire comme cœur spirituel. Des artisans de l’empire entier viennent reconstruire Boukhara, ce qui donne cette architecture ouzbèke particulière, l’architecture timouride, mélange d’inspirations persane, irakienne, chinoise et indienne, avec une omniprésence du bleu “bleu de Samarcande” et d’émail.
De nos jours, le centre historique de Boukhara est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le logement choisi : Parivash Guest House, réservé sur Booking et payé sur place en cash en sums (équivalent de 117 € pour 2 pendant 4 nuits, soit 14,6 €/nuit/pers). C’est une maison d’hôtes située dans le centre historique de Boukhara, non loin de plusieurs madrassas. Une famille vit également dans la maison et le petit-déjeuner est compris.

► JOUR 4 :

• Nous commençons notre visite de Boukhara par la maison-musée Fayzulla Khodjaev. Il s’agit d’un musée commémoratif construit dans une maison du XIXe siècle, dédié à Fayzulla Khodjaev, premier chef du gouvernement de la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan, exécuté en 1938 lors des purges staliniennes. Le bâtiment a été rénové en 2023 et permet de découvrir l’architecture d’une maison ouzbèke bourgeoise du début du XXe siècle et la vie d’un riche marchand de cette époque. L’entrée coûte 30000 sums/pers soit 2 €/pers.

Maison-musée Fayzulla Khodjaev

Maison-musée Fayzulla Khodjaev

Maison-musée Fayzulla Khodjaev

Maison-musée Fayzulla Khodjaev

Maison-musée Fayzulla Khodjaev
Maison-musée Fayzulla Khodjaev.

• Nous traversons ensuite un quartier résidentiel puis entrons dans le parc des Samanides, anciennement nommé parc Sergueï Kirov. Il s’agit d’un parc de loisirs urbain, probablement très agréable lorsque les températures remontent et que la végétation renait. On y trouve un petit canal, des stands et des attractions pour enfants. Nous arrivons ensuite au mausolée des Samanides. Érigé en 892, il serait le tombeau d’Ismaïl Ier, émir perse samanide. C’est un exemple d’architecture funéraire islamique très ancien mais conservé en excellent état.
L’entrée coûte 15000 sums/pers soit 1 €/pers.

Parc des Samanides

Mausolée des Samanides

Mausolée des Samanides

Mausolée des Samanides

Mausolée des Samanides
Mausolée des Samanides.

• Puis, nous sortons du parc et arrivons au mausolée Chashmayi Ayyub. Son nom signifie “Puits d’Ayoub” (ou Job) et provient de la légende selon laquelle le prophète Ayoub/Job aurait visité ce lieu et creusé un puits en frappant le sol de son bâton. Sa construction se serait déroulée sur plusieurs périodes : XI-XIVe siècles. Il est aussi bien vénéré par les musulmans que par les chrétiens orthodoxes de l’église de Boukhara. L’édifice abrite un musée historique consacré à l’histoire de l’approvisionnement en eau de Boukhara.
L’entrée coûte 20000 sums/pers soit 1,4 €/pers.

Mausolée Chashmayi Ayyub

Mausolée Chashmayi Ayyub

Mausolée Chashmayi Ayyub

Mausolée Chashmayi Ayyub

Mausolée Chashmayi Ayyub
Mausolée Chashmayi Ayyub.

• Juste en face, se trouve le musée commémoratif de l’imam Al-Boukhari, construit en 2001. C’est un petit musée situé dans un bâtiment moderne en forme de livre. Mouhammad al-Boukhari est un érudit musulman sunnite d’origine perse ayant vécu au IXe siècle dans la région de Boukhara. Il est connu mondialement pour son ouvrage de compilation de hadiths, le Sahih al-Boukhari. Ce livre est considéré comme le plus authentique de l’islam sunnite après le Coran, avec ses 600 000 hadiths.
L’entrée coûte 20000 sums/pers soit 1,4 €/pers.

Musée commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Musée commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Musée commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Musée commémoratif de l'imam Al-Boukhari
Musée commémoratif de l’imam Al-Boukhari.

• Puis nous entrons dans le bazar central ou markaziy bozor en ouzbek. Ce gros marché est composé de nombreuses boutiques de viande, légumes, épices, vêtements, tissus, produits ménagers, électroménager, objets en tous genres, etc. On y trouve également de petits restaurants locaux, et c’est l’occasion de tester des plats authentiques à petits prix. C’est d’ailleurs ce que nous avons fait.
Fin décembre, comme vous pouvez le voir sur mes photos, on trouve des décorations de Noël à vendre. Les ouzbeks sont pour la plupart musulmans et ne fêtent pas Noël de façon religieuse. Ils fêtent la nouvelle année ou Yangi Yil le 31 décembre, sur laquelle ils ont transféré toutes les traditions festives païennes liées à Noël (sapin, cadeaux, repas de famille). D’ailleurs, le sapin de Noël s’appelle ici arbre du nouvel an. Le père Noël est ici le Qor Bobo ou “grand-père des neiges” et il est accompagné de sa petite fille Qor Qiz “fille des neiges”. Ils sont plutôt habillés en bleu, parfois avec des broderies ouzbèkes. C’est en fait un héritage de l’ère soviétique. Il existe un autre nouvel an nommé Navrouz, le 21 mars, c’est le nouvel an ancestral perse et centre-asiatique, qui est la fête traditionnelle marquant le printemps.

Marché central

Marché central

Marché central
Marché central.

• Après déjeuner, nous partons pour la mosquée Bolo Haouz. Construite en 1712, il s’agit de la “mosquée du vendredi”, donc la mosquée centrale de la ville où les fidèles viennent pour la grande prière du vendredi. Les colonnes ont été ajoutées devant l’iwan en 1917 afin de créer une salle de prière d’été. Un minaret court a été ajouté la même année. L’intérieur est typique des mosquées centre-asiatiques du XVIIIe siècle. Le bassin devant s’appelle un haouz et on en retrouve souvent devant les mosquées ou sur certaines places résidentielles. Il s’agit d’anciennes réserves d’eau qui alimentaient des réseaux de canaux. Ces réserves permettaient aussi de rafraichir la zone et étaient propices à la plantation d’arbres.
L’entrée est gratuite (venez en dehors des heures de prière) mais il faut adopter une tenue adéquate (vêtements suffisamment couvrants + voile).

Mosquée Bolo Haouz

Mosquée Bolo Haouz

Mosquée Bolo Haouz

Mosquée Bolo Haouz

Mosquée Bolo Haouz
Mosquée Bolo Haouz.

• Nous traversons la rue et nous arrivons à la place du Registan de Boukhara sur laquelle se trouve la citadelle d’Ark. Cette forteresse est le monument le plus ancienne de la ville, construite au Ve siècle et reconstruite plusieurs fois. Les bâtiments restants de nos jours datent des XVIII-XIXe siècles. A l’intérieur de la citadelle, on trouve une partie du palais avec la salle du trône, une mosquée et une zone laissée détruite suite aux bombardements de 1920 lors de la révolution de Boukhara qui a mené à la fin du khanat de Boukhara et à la création de la république soviétique populaire de Boukhara au sein de l’URSS. Cette zone détruite comporte des vestiges d’anciennes maisons, une mosquée, une prison, et une partie du palais. Elle permet d’avoir une vue panoramique sur la ville.
La place du Registan date de l’époque des Samanides (X-XIIIe siècles) mais a été détruite par les mongols en 1220 avant de trouver sa configuration actuelle au XVIe siècle. Registan signifie “place sablonneuse” en persan. Aujourd’hui, c’est une place animée, notamment en cette fin d’année avec des attractions pour enfants, des stands et un sapin.
L’entrée à la citadelle d’Ark coûte 60000 sums/pers soit 4,3 €/pers. Comme il ne faisait pas beau ce jour-là, nous sommes revenus le lendemain en fin de journée pour profiter de la vue une seconde fois.

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Citadelle d'Ark

Registan

Registan
Citadelle d’Ark et Registan de Boukhara.

• A partir de là, nous arrivons dans la zone piétonne de la vieille ville de Boukhara. C’est très agréable de s’y balader. Nous poursuivons notre visite par Poi Kalon, nom qui signifie “Au pied du Grand” en tadjik. Ce complexe est disposé en koch : deux structures (madrassa, caravansérail, mosquée, etc) se font face sur le même axe. Parfois une troisième ferme le troisième côté de la place. Ici, nous retrouvons : la mosquée Kalon, la madrassa Mir-i Arab en face et la madrassa de l’émir Alim Khan pour compléter le koch. Il y a également un grand minaret nommé minaret Kalon.
○ La mosquée Kalon est l’ancienne mosquée principale de Boukhara, érigée en 1514 sur l’emplacement d’anciennes mosquées du VIIIe siècle. C’est un bon exemple d’architecture timouride, avec un karchana (= cour à 4 iwans), des galeries et des coupoles de faïence bleue. L’iwan principal (ou pishtaq) est orienté vers la Mecque (c’est la qibla). La cour pouvait accueillir 12000 fidèles.
L’entrée dans la mosquée coûte 15000 sums/pers soit 1 €/pers et il faut adopter une tenue couvrante (des voiles sont prêtés à l’entrée). Nous sommes revenus le lendemain pour de meilleures photos.
○ Le minaret Kalon date de 1127 et n’a pas subi la destruction des mongoles. Il mesure 47 mètres de haut.
○ La madrassa Mir-i Arab a été bâtie en 1512 ou 1535 selon les sources, par le cheikh soufi yéménite Abdoullah Yamani, guide spirituel de l’émir de Boukhara, Ubaid-Allah Shah (1487-1540). Elle a été l’une des madrassas les plus prestigieuses d’Asie centrale. Fermée en 1920, elle est aujourd’hui fréquentée par une centaine d’étudiantes mais sa visite n’est pas autorisée.
○ Enfin la madrassa de l’émir Alim Khan a été fondée en 1915 à l’emplacement des bains Kazi Kalian. Une fois l’intégration de la région dans l’URSS, elle devient une bibliothèque. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle était visitable.
La place Poi Kalon est bordée par des boutiques, notamment boutiques de souvenirs, des cafés et des restaurants pour les touristes.

Mosquée et minaret Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon
Mosquée et minaret Kalon (extérieur et intérieur).

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon

Mosquée Kalon
Mosquée Kalon (arrière).

Madrassa Mir-i Arab
Madrassa Mir-i Arab.

Madrassa de l'émir Alim Khan

Madrassa de l'émir Alim Khan
Madrassa de l’émir Alim Khan.

• Enfin, nous terminons notre visite par les coupoles marchandes. Construites au XVIe siècle, elles sont au nombre de 4 : coupole des bijoutiers, coupole des changeurs, coupole des chapeliers, et coupoles marchandes Tim Abdullahkhan. Elles permettaient d’accueillir les marchands et leurs marchandises. De nos jours, on y trouve des boutiques de souvenirs (vêtements, bijoux, tapis, sculptures, tableaux, maroquinerie) ainsi que des cafés.

Coupole des bijoutiers

Coupole des bijoutiers

Coupole des bijoutiers

Coupole des bijoutiers

Coupole des bijoutiers
Coupole des bijoutiers.

• Nous rentrons faire une pause avant de sortir dîner. Nous allons également observer les illuminations nocturnes de Poi Kalon. Puis nous continuons jusqu’à la place du Registan, qui est très animée la nuit avec les fêtes de fin d’année. Nous y trouvons de nombreux jeux de fêtes foraines ainsi que des stands de snacks et de jouets. Cela forme une sorte de marché de fin d’année ou de fête foraine, et c’est très orienté pour les enfants et les familles. D’ailleurs, les gens ont l’air de beaucoup sortir en famille. Nous terminons par le minaret de la mosquée Bolo Haouz et la tour Choukhov de Boukhara, une tour radio dans laquelle on peut monter et qui s’illumine de nuit.

Poi Kalon
Poi Kalon.

Place du Registan

Place du Registan

Place du Registan
Animations de fin d’année sur la place du Registan.

Tour Choukhov de Boukhara

Minaret Bolo Haouz et tour Choukhov de Boukhara
Minaret Bolo Haouz et tour Choukhov de Boukhara.

► JOUR 5 :

• Nous commençons notre journée par la zone piétonne située au sud-est de Poi Kalon. Elle regorge de bâtiments anciens : mosquée Magoki-Attari datant du XIIe siècle, madrassa et mosquée Khodzha Gaukushon datant du XVIe siècle, madrassa Abdurakhmona A’lama datant du XIXe siècle. On trouve également des fouilles archéologiques où d’anciennes habitations, des remparts, des anciens bains publics ont été exhumés.

Madrassa Khodzha Gaukushon
Madrassa Khodzha Gaukushon.

Mosquée Khodzha Gaukushon
Mosquée Khodzha Gaukushon.

Madrassa Abdurakhmona A'lama
Madrassa Abdurakhmona A’lama.

Mosquée Magoki-Attari

Mosquée Magoki-Attari
Mosquée Magoki-Attari.

Fouilles archéologiques
Fouilles archéologiques.

• Direction la place Liabi Khaouz pour voir un autre koch composé des : khanqah Nadir Divan-Begui, madrassa Nodir Devonbegi et madrassa Koukeldash. Au centre de l’ensemble, se trouve un haouz.
○ La khanqah Nadir Divan-Begui a été construite en 1619 par le dignitaire Nadir Divanbegui, de la famille du khan de Boukhara Imam Koulikhan. Il est visitable (petit musée) mais était fermé les fois où nous sommes passés.
○ La madrassa Nodir Devonbegi a été bâtie en 1622 par Imam Koulikhan pour servir de caravansérail avant de devenir une madrassa. Elle se distingue par les magnifiques mosaïques de son iwan principal : deux simorgh (= oiseaux mythologiques iraniens) tenant ans leurs serres deux daims et regardant un soleil anthropomorphisé (pouvant être aussi associé au dieu zoroastrien Mithra). L’intérieur est visitable gratuitement et on y trouve des boutiques de souvenirs.
○ La madrassa Koukeldash a été construite en 1568 par le khan de Boukhara Abdoullahkhan II. C’est la plus grande madrassa d’Asie Centrale avec ses 86 mètres х 69 mètres et ses 169 cellules. L’intérieur est visitable gratuitement aussi et abrite des boutiques de souvenirs.
○ Sur la place, on trouve aussi la statue de Nasreddine Khodja, personnage de contes mythique des pays où l’islam s’est diffusé. C’est une sorte de Robin des Bois du monde musulman, intelligent et malicieux. Selon les pays, son nom diffère : Nasreddine Khodja en Asie Centrale, Nasreddin Hodja en Turquie et dans les Balkans, Mulla Nasreddine en Iran, Azerbaïdjan et Afghanistan, Nasirdin Afanti chez les Ouïghours, Djuha au Maghreb et au Moyen-Orient. Plusieurs pays revendiquent sa parentalité, dont la Turquie et l’Ouzbékistan. La tradition du récit des anecdotes de ce personnages est inscrite au patrimoine de l’UNESCO pour les pays d’Asie Centrale et la Turquie.

Khanqah Nadir Divan-Begui
Khanqah Nadir Divan-Begui.

Madrassa Koukeldash

Madrassa Koukeldash

Madrassa Koukeldash
Madrassa Koukeldash.

Madrassa Nodir Devonbegi

Madrassa Nodir Devonbegi

Madrassa Nodir Devonbegi
Madrassa Nodir Devonbegi.

Statue de Nasreddine Khodja
Statue de Nasreddine Khodja.

• Puis nous continuons à pied jusqu’à Chor Minor, aussi nommé madrassa de Khalif Niazkhoul. C’est un monument contruit en 1806, doté de 4 tours à la coupole turquoise symbolisant 4 villes : La Mecque, Ourguentch, Termez et Denaou. Ces 4 tours n’ont pas la fonction de minarets, mais le nom “Chor Minor” signifie bien “Quatre minarets”. De nos jours, le rez-de-chaussé a été transformé en boutique de souvenirs.

Chor Minor

Chor Minor
Chor Minor.

• Nous continuons notre marche jusqu’à l’église de l’archange Michael, une église orthodoxe russe. Sa première construction en bois date de 1860, mais elle a été reconstruire en briques en 1875. Pendant la péride soviétique, comme beaucoup d’autres édifices religieux, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou juifs, elle a été réformée et utilisée comme entrepôts. Elle rouvre ses portes en 1992, à l’indépendance de l’Ouzbékistan, mais les fidèles ne sont pas nombreux (la communauté chrétienne est bien plus importante à Tachkent). L’entrée est gratuite, mais une tenue respectueuse est requise.

Église de l'archange Michael

Église de l'archange Michael

Église de l'archange Michael
Église de l’archange Michael.

• Puis direction le mausolée de Bouyankoulikhan et le mausolée de Sayf al-Dîn Bâkharzî.
Le mausolée de Bouyankoulikhan a été édifié en 1358 pour le souverain gengiskhanide Bouyankoulikhan du khanat de Djaghataï, royaume qui précède le khanat de Boukhara.
A côté, le mausolée Sayf al-Dîn Bâkharzî est composé de deux bâtiments, l’un construit à la 2e moitié du XIIIe siècle et l’autree à la fin du XIVe siècle sur l’emplacement d’un ancien tombeau. Il est dédié au cheikh soufi et poète Sayf al-Dîn Bâkharzî (mort en 1260), à ses deux fils, son petit fils et deux de ses arrières petits fils.
Ces trois bâtiments sont ce qu’il reste d’un complexe plus vaste. La zone est encore en cours de rénovation, donc les intérieurs n’étaient pas accessibles.

Mausolée de Bouyankoulikhan
Mausolée de Bouyankoulikhan.

Mausolée de Sayf al-Dîn Bâkharzî

Mausolée de Sayf al-Dîn Bâkharzî
Mausolée de Sayf al-Dîn Bâkharzî.

• Nous prenons ensuite un VTC Yandex pour rentrer plus au centre pour 22000 sums, soit 1,6 €. Nous profitons du beau temps pour retourner à Poi Kalon refaire des photos, puis nous déjeunons.

• Nous nous rendons ensuite à pied au complexe Khodja Zaïnouddine. C’est un ensemble érigé au XVIe siècle, composé d’une mosquée-khanqah et d’un haouz. La mosquée est richement décorée, du sol jusqu’au plafond avec des mosaïques et des peintures florales. Elle est toujours en activité. Pour entrer, il faut se couvrir les cheveux.
La légende raconte que le haouz a été construit à l’emplacement de la résidence d’enfance de l’imam Al-Boukhari.

Complexe Khodja Zaïnouddine

Complexe Khodja Zaïnouddine

Complexe Khodja Zaïnouddine

Complexe Khodja Zaïnouddine

Complexe Khodja Zaïnouddine

Complexe Khodja Zaïnouddine
Complexe Khodja Zaïnouddine.

• Direction un autre koch, composé de la madrassa Abdullakhan et la madrassa Modarykhan.
○ La madrassa Abdullakhan a été érigée en 1590 par le khan Abdullahkhan II. L’intérieur n’était pas visitable quand nous sommes venus, il me semble à cause de l’éfondrement d’un mur en 2021.
○ La madrassa Modarykhan a été édifiée en 1567 en l’honneur de la mère du khan Abdullahkhan II, comme son nom l’indique (“modar” signifie “mère”). Sa cour est visitable gratuitement, et comprend des boutiques de souvenirs.

Madrassa Abdullakhan et madrassa Modarykhan
Madrassa Abdullakhan (à gauche) et madrassa Modarykhan (à droite).

Madrassa Abdullakhan

Madrassa Abdullakhan
Madrassa Abdullakhan.

Madrassa Modarykhan

Madrassa Modarykhan
Madrassa Modarykhan.

• Puis nous allons à la mosquée Baland, construite au début du XVIe siècle. Historiquement, elle est composée d’une salle de prière d’hiver, située dans le bâtiment cubique et une salle de prière d’été, située devant, sous l’iwan. La salle de prière d’hiver est décorée de fresques, de mosaïques et de dorures. Nous n’avons pas pu entrer car elle était fermée, nous n’avons pu voir l’intérieur que depuis les fenêtres. Mais normalement, elle peut se visiter et elle vaut vraiment le coup.
Il existe une salle de prière récente, jolie également, dont l’accès était possible gratuitement, à condition de se couvrir, comme dans toute mosquée.

Mosquée Baland

Mosquée Baland

Mosquée Baland

Mosquée Baland
Mosquée Baland : extérieur (1), salle de prière d’hiver (2, 3), salle de prière récente (4).

• Notre dernière visite est la nécropole Chor-Bakr, située dans le village de Soumitan, à 8 km de Boukhara. Pour s’y rendre, nous prenons un VTC Yandex pour 25000 sums, soit 1,8 €.
Son nom signifie “quatre Bakr”, en référence à 4 descendants du prophète Mohamed enterrés ici en 970 : Sayid Abou Bakr et ses 3 frères. Les derviches de l’ordre des Khodjagon, qui soutiennent le pouvoir des khans, s’installent autour des tombes.
La construction de la nécropole commence à l’époque des Samanides à la fin du Xe siècle, mais les principaux bâtiments sont construits de 1560 à 1563 par Abdullahkhan (dynastie des Chaybanides) : une mosquée, une madrassa et une khanqah. Des mausolées et des tombes sont ajoutés au fil des siècles par la noblesse de Boukhara. Des rues, des cours et des portes sont construites, ce qui fait ressembler la nécropole à une cité des morts. Il n’y a pas de maisons, mais des dakhmâ : des tombeaux surélevés pour que les corps ne se décomposent pas au sol (héritage zoroastrien). Un cimetière moderne borde le complexe et offre des vues sur les dômes. C’est aussi l’occasion de voir comment sont faites les tombes, car pour le coup, nous avons été étonnés par l’allure des tombes, loin de la sobriété attendue des tombes musulmanes : certaines sont notamment dotées de grands portraits gravés dans la pierre (mais nous verrons plus tard à Tachkent qu’elles peuvent être encore plus “originales”). Apparemment, c’est un héritage soviétique.
L’entrée coûte 15000 sums/pers, soit 1 €/pers. Pour entrer dans la mosquée, il faut se couvrir, mais des voiles sont prêtés si besoin. Un responsable de la nécropole nous a accueilli chaleureusement.

Chor-Bakr

Chor-Bakr

Chor-Bakr

Chor-Bakr

Chor-Bakr

Chor-Bakr

Chor-Bakr

Chor-Bakr

Chor-Bakr
Chor-Bakr.

• C’est la fin de la visite pour la journée, nous rentrons en VTC Yandex pour 15000 sums, soit 1 €. Nous rentrons nous reposer avant de ressortir pour dîner et profiter des animations de fin d’année comme la veille.

► JOUR 6 :

• Nous commençons notre journée par nous rendre au complexe Bahâ’uddin Naqshbandi, à Kasri Orifon (10 km de Boukhara) en VTC Yandex au pour 35 000 sums, soit 2,5 €. Ce complexe est celui de l’ordre derviche (soufi) de Naqshbandiyya. Il s’agit d’une tariqa ou confrérie soufie de l’islam sunnite dont la lignée spirituelle se rattache au prophète Mohamed par l’intermédiaire du premier calife Abou Bakr As-Siddiq, et par l’imam Ja’far al-Sâdiq, point de jonction des héritages prophétiques. Elle tire son nom de Bahâ’uddin Naqshband, considéré comme son maître spirituel, même s’il ne l’ait pas fondée. En effet, il a vécu au XIVe siècle, alors que la confrérie tire son origine de maîtres soufis du XIIe siècle : Yusuf Hamadani et Abdul-Khaliq al-Ghujdawani. Cette confrérie est la plus répandue dans le monde. Comme dans toutes les confréries, il existe des pratiques spirituelles particulières. Il s’agit ici des 11 principes nakshbandi, notamment le dhikr (souvenir de Dieu) silencieux.
Pour en revenir au complexe, celui-ci commence a se construire à la mort de Bahâ’uddin Naqshband en 1389, autour de sa tombe. Il se développe fortement au XVIe siècle sous la dynastie des Chaybanides avec une khanqah et une dakhmâ pour les souverains Timourides, Chaybanides puis Djanides et Magnytes, ainsi que pour la noblesse de Boukhara. Entre les XVIIIe et XIXe siècles, une madrassa, un minaret et deux mosquées sont ajoutées par les différents khans de l’époque. De nos jours, le complexe attire de nombreux croyants, c’est un lieu de recueillement. Il est inscrit au patrimoine de l’UNESCO.
L’entrée est gratuite. Seule l’entrée dans le petit musée dédié à l’ordre Naqshbandiyya est payante : 20000 sums/pers soit 1,4 €/pers. Pour entrer dans les mosquées, il faut se couvrir.

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi
Complexe Bahâ’uddin Naqshbandi.

Musée du complexe Bahâ’uddin Naqshbandi

Musée du complexe Bahâ’uddin Naqshbandi
Musée du complexe Bahâ’uddin Naqshbandi.

• Puis nous reprenons un VTC Yandex en direction du palais d’été de Boukhara pour 41 000 sums soit 3 €. Ce palais, aussi nommé palais Sitoraï Mokhi Khossa, est l’ancienne résidence d’été du dernier khan de Boukhara : Akimkhan. Il a été construit entre 1912 et 1918 sur une ancienne résidence de khans du XVIIIe siècle, dans un style européen, russe notamment, et persan. Lors des révolutions bolchéviques, en 1920, le khan et sa famille sont chassés. Le palais est très rapidement converti (1927) en musée des arts décoratifs et appliqués de Boukhara, qui comprend une partie sur la vie des anciens khans avec des vêtements et objets de Boukhara.
L’entrée coûte 60000 sums/pers, soit 4,3 €/pers.

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara

Palais d'été de Boukhara
Palais d’été de Boukhara.

• Après cette visite, nous rentrons au centre de Boukhara en VTC Yandex pour 20000 sums, soit 1,4 €. Nous cherchons un restaurant pour déjeuner, nous sommes le 31 décembre, et il s’avère que ce jour-là et le 1er de l’an sont des jours fériés. Donc beaucoup de commerces et de restaurants sont fermés. Il en est de même pour les banques. Nous nous retrouvons à manger dans un restaurant à touristes très cher que nous ne recommanderons pas.

• Notre visite suivante aurait dû être l’ancienne maison juive de Boukhara. La veille, nous étions passés devant et avions discuté avec le propriétaire. La visite était un peu longue et nous préférions repasser le lendemain. Mais nous n’avions pas fait attention que certains sites à visiter puissent être fermés. La plupart des monuments d’État restent ouverts, mais cette vieille maison est un petit musée privé (voir photos ici). Donc pour ceux qui voyageront à la même époque, faites attention à cela !
Cette ancienne permet de découvrir l’architecture et la décoration d’une ancienne maison bourgeoise de juifs de Boukhara. Elle permet d’observer une collection d’objets et retrace l’histoire des juifs de Boukhara. C’est le nom que l’on donne aux juifs d’Asie Centrale, population installée dans la région depuis l’Antiquité, et proche des tadjiks dont ils partagent de nombreuses coutumes et la langue. Ils portent le nom de Boukhara car une grande communauté y vivait historiquement. Contrairement à des idées reçues, c’est durant l’ère soviétique que leur population atteint son maximum. Elle décline fortement à l’indépendance par peur du nationalisme ouzbek, mais aussi à cause de l’effondrement économique post-URSS et à cause de l’influence d’Israël et des États-Unis qui ont favorisé l’émigration massive de la communauté. Dans les années 90, 90% de la population quitte la région. De nos jours, il ne reste plus que 150-200 juifs de Boukhara, à Boukhara.

• Dernière visite de Boukhara, un dernier koch composé de la madrassa d’Ulugh Beg et la madrassa Abdulazizkhan.
○ La madrassa d’Ulugh Beg a été édifiée en 1417 par Ulugh Beg, sultan et astronome timouride, petit-fils de Timour. De nos jours, sa cour intérieure abrite des boutiques de souvenirs et un petit musée de la caligraphie.
○ La madrassa Abdulazizkhan a été bâtie en 1654 par le khan Abdulazizkhan. Sa décoration extérieure est inachevée, car le khan a été détrôné alors que la construction n’était pas terminée. On constate tout de même un iwan doté de muqarnas richement décorés. Aujourd’hui, sa cour intérieure est également composée de boutiques de souvenirs. Nous les avons loupées car c’était le 31 décembre, mais comme les boutiques sont faites dans les salles de la madrassa, certaines bénéficient de décors somptueux qui méritent d’être découverts, même s’ils ne sont pas rénovés (exemple ici).
L’entrée est gratuite dans les deux monuments. Nous sommes passés plusieurs fois devant, donc les photos ne sont pas toutes du même jour.

Madrassa Abdulazizkhan

Madrassa Abdulazizkhan
Madrassa Abdulazizkhan.

Madrassa d'Ulugh Beg

Madrassa d'Ulugh Beg

Madrassa d'Ulugh Beg

Madrassa d'Ulugh Beg
Madrassa d’Ulugh Beg.

• Nous consacrons la fin de notre après-midi à l’achats de souvenirs au bazar central. Puis nous rentrons faire une pause avant de sortir dîner. Nous trouvons un restaurant local de grillades délicieuses nommé Mixran Restaurant où nous nous rendons en VTC Yandex. Après manger, nous retournons sur la place du Registan pour observer les festivités. Comme c’est le 31 décembre, de nombreuses personnes sont de sortie.

Place du Régistan

Place du Régistan

Place du Régistan
Animations de fin d’année sur la place du Registan.

► JOUR 7 :

• 1er janvier 2026 : c’est la fin de notre séjour à Boukhara. Nous partons au très petit matin vers la gare pour prendre notre train pour Samarcande. Pour se faire, nous prenons un VTC Yandex pour 40000 sums soit 2,8 €.

Train Boukhara > Samarcande le 01 janvier 2026, départ de Boukhara à 05h17, arrivée à Samarcande à 07h38.
Prix : 152950 sums/pers soit 10,85 €/pers (place Sleeper), réservé 1 mois à l’avance.

• Nous arrivons à la gare de Samarcande puis nous prenons un VTC Yandex pour notre logement pour 25000 sums soit 1,8 €.

SAMARCANDE :uzbekistan:

Samarcande (Samarqand en ouzbek) est la 2e ville d’Ouzbékistan avec ses 540 400 habitants. A l’instar de Boukhara, la population parle ouzbek, mais on trouve aussi une importante communauté tadjike bilingue, une communauté de juifs de Boukhara (que l’on appelle ainsi même hors de Boukhara) très petite de nos jours, mais aussi des communautés iraniennes, russes, arméniennes, azéries, roms… Toujours comme Boukhara, Samarcande est une ville millénaire qui a tenu un rôle majeur comme carrefour culturel et commercial de la Roue de la Soie. Elle trouve ses origines en 700 av. J-C sous le nom d’Afrosyab, fondée par les Sodgiens, avant de prendre le nom de Maracanda suite aux conquêtes d’Alexandre Le Grand en 329 av. J-C. Comme Boukhara, la ville est intégrée dans différents empires et royaumes d’Europe et d’Asie : Séleucide, Gréco-bactrien, Kouchan, Sassanides, Göktürks, Tang, Omeyyades, Abbassides, Samanides, Mongoles, Timourides, Chaybanides, Djanides, Russes, etc.
Samarcande subit le même sort que Boukhara en 1220, quand Gengis Khan et les mongols la ravagent. Elle connait ensuite un renouveau - non sans violence - avec la conquête de Timour et des timourides qui en font la capitale de leur empire. C’est à cette époque que sont érigés ses chefs-d’œuvre architecturaux aux dômes turquoise.
En 1599, elle est rattachée au khanat de Boukhara. Il passe sous protectorat russe en 1873. Suite aux révolutions bolchéviques, il est - en gros - rattaché à république soviétique populaire de Boukhara en 1920, puis à la république socialiste soviétique d’Ouzbékistan au sein de l’URSS. L’Ouzbékistan prend son indépendance en 1991.
De nos jours, la ville historique de Samarcande est inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le logement choisi : Tilyakori Hotel, réservé sur Booking et payé sur place en cash en sums (équivalent de 88 € pour 2 pendant 3 nuits, soit 14,6 €/nuit/pers). C’est une maison d’hôtes située à côté du Régistan de Samarcande. Une famille vit également dans la maison et le petit-déjeuner est compris.

• Première visite de 2026 : le Régistan de Samarcande ! Cette place mythique est la place du marché de la Samarcande du Moyen-Âge. Il s’agit d’un koch composé de : la madrassa d’Ulugh Beg, la madrassa Cher-Dor, et la madrassa Tilla Qari.
○ La madrassa d’Ulugh Beg (à l’ouest) a été fondée en 1420 par le sultan et astronome Ulugh Beg. Son pishtaq (= iwan principal) mesure 10,7 m de haut et on retrouve cette inscription en alphabet arabe : « Cette magnifique façade a une hauteur deux fois supérieure à celle du ciel et un poids tel qu’il ralentit la rotation de la Terre. ». On trouve également dessus des mosaïques formant des constellations, décoration que l’on pourrait associer à Ulugh Beg et sa passion pour l’astronomie.
○ La madrassa Cher-Dor (à l’est) a été érigée en 1619 par le hākim (= gouverneur, maire) de Samarcande, Yalangtouch Bahadour, à l’emplacement d’une ancienne khanqah établie par Ulugh Beg à la même époque que la madrassa d’Ulugh Beg. “Cher-Dor” signifie “porte des lions”. Effectivement, cette madrassa se distingue par une scène de chasse représentant deux lions-tigres portant chacun la tête du soleil entourée de rayons (tête pouvant être associée au dieu zoroastrien Mithra), et chassant deux biches blanches. Ce “lion solaire” est d’ailleurs un motif pré-islamique que l’on retrouve comme emblème de la Perse puis de l’Iran de 1576 à 1979.
○ La madrassa Tilla Qari (au nord) a aussi été fondée par Yalangtouch Bahadour, en 1660, à l’emplacement d’un ancien caravansérail. Sa façade reprend le style architectural de Boukhara. “Tilla Qari” signifie “couverte d’or”, en référence aux décorations intérieures de sa mosquées : des motifs rouges et dorés sur fond bleu.
L’entrée pour ces trois madrassas coûte 100000 sums/pers soit 7 €/pers. A savoir que la vue panoramique sur l’ensemble de la place du Régistan est accessible gratuitement.

Régistan de Samarcande
Régistan de Samarcande : madrassa d’Ulugh Beg (à gauche), madrassa Cher-Dor (à droite) et madrassa Tikka Qari (au centre).

Madrassa d'Ulugh Beg

Madrassa d'Ulugh Beg

Madrassa d'Ulugh Beg

Madrassa d'Ulugh Beg

Madrassa d'Ulugh Beg
Madrassa d’Ulugh Beg.

Madrassa Cher-Dor

Madrassa Cher-Dor

Madrassa Cher-Dor

Madrassa Cher-Dor

Madrassa Cher-Dor

Madrassa Cher-Dor

Madrassa Cher-Dor

Madrassa Cher-Dor
Madrassa Cher-Dor.

Madrassa Tilla Qari

Madrassa Tilla Qari

Madrassa Tilla Qari

Madrassa Tilla Qari

Madrassa Tilla Qari

Madrassa Tilla Qari
Madrassa Tilla Qari.

• Juste à côté, se trouve le Chorsu. C’est un petit monument construit par l’émir de Boukhara, Chakhmourad, en 1785. Jusqu’au XXe siècle, le bâtiment sert de marché où viennent les marchands de vêtements, de chapeaux, de médicaments, de livres. De nos jours, c’est une galerie d’art dont l’entrée est gratuite. Toutefois, le 1er janvier 2026 est férié et le Chorsu était fermé ce jour-là.

Chorsu
Chorsu.

• Nous passons également devant la statue d’Islam Karimov, dans un grand parc aménagé à côté du Régistan. Cette statue en bronze a été inaugurée en 2017, en l’honneur d’Islam Karimov. Il s’agit du premier président de la république d’Ouzbékistan, de 1991 à sa mort en 2016. Il a été président de la république socialiste soviétique d’Ouzbékistan de 1990 à 1991, et c’est lui qui a proclamé l’indépendance du pays. Il est considéré comme le père de l’Ouzbékistan moderne, et a maintenu la stabilité du pays alors que le contexte régional est explosif (guerre civile au Tadjikistan voisin, montée des talibans en Afghanistan). Il base l’identité nationale de l’Ouzbékistan sur des figures fortes comme Timour (ou Tamerlan), pour remplacer l’identité soviétique. Il est aussi connu pour sa lutte contre les mouvements islamistes radicaux. En revanche, c’est également un président autoritaire et répressif où les opposants politiques sont torturés ou assassinés, les droits de l’homme réprimés avec du travail forcé, et la liberté d’expression étouffée.

Statue d'Islam Karimov
Statue d’Islam Karimov.

• Puis nous descendons jusqu’au mémorial des Tigres de Samarcande. Il est dédié aux tigres de la Caspienne qui vivaient en Asie centrale jusqu’aux années 1970 avant d’être complètement exterminés par l’activité humaine. En face, on peut admirer une fresque soviétique sur le mur d’un immeuble. Son style se nomme modernisme ouzbek car il mélange l’esthétique soviétique avec des symboles traditionnels ouzbeks. L’objectif était de promouvoir une identité nationale dans la forme, socialiste dans le fond.

Mémorial des Tigres de Samarcande

Mémorial des Tigres de Samarcande
Mémorial des Tigres de Samarcande.

Fresque soviétique
Fresque soviétique.

• Nous arrivons ensuite au mausolée de Rukhabad ou mausolée de Cheikh Burhoniddin Sogarji, savant, cheikh et saint. Il a été érigé en 1380 sur demande de Timour.
L’entrée est gratuite.

Mausolée de Rukhabad

Mausolée de Rukhabad

Mausolée de Rukhabad
Mausolée de Rukhabad.

• Juste à côté, se trouve le Gour Emir, le mausolée de Timour et de ses descendants. Un premier mausolée est construit en 1401 par Muhammad Sultan, petit fils et successeur de Timour pour enterrer son grand-père dans le futur (encore vivant lors de la construction). Mais Muhammad Sultan est tué en 1403 lors d’une campagne en Perse, et Timour fait alors construire un mausolée bien plus grand pour lui. En 1405, Timour meurt à son tour et est enterré aux côtés de son petit fils. Un autre de ses petits fils, Ulugh Beg fait recouvrir la tombe de Timour de jade et de marbre. Plus tard, d’autres tombes viennent compléter les 2 premières : notamment deux fils de Timour et aussi Ulugh Beg. En tout il y a 7 tombes, mais en réalité il s’agit de cénotaphes car il n’y a pas de corps en dessous.
L’entrée coûte 75000 sums/pers, soit 5,3 €/pers.

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir

Gour Emir
Gour Emir ; la tombe noire est celle de Timour.

• Puis nous allons déjeuner (nous arrivons à trouver des restaurants ouverts le 1er janvier). Ensuite, nous partons en direction du monument de Timour. Cette statue imposante a été érigée en 1996, à l’occasion du 660e anniversaire de naissance du conquérant.
Ce héros national est omniprésent lorsque l’on visite les monuments d’Ouzbékistan. Timour (ou Tamerlan, ou Amir Temur) est né en 1336 près de Chakhrisabz (actuel Ouzbékistan) et mort en 1405 à Otrar (actuel Kazakhstan). D’origine turco-mongole, il est le père de la dynastie des timourides. Il ne descend pas directement de Gengis Khan mais a réussi à réunifier les tribus turco-mongoles par son génie militaire. Son empire à son apogée s’étend de l’Inde à la Turquie. Il bat la Horde d’or (empire mongol), le sultanat mamelouk, l’empire ottoman, le sultanat de Delhi, et est alors considéré comme le dirigeant le plus puissant du monde musulman, mais aussi comme un des plus brutaux et meurtriers. On estime ses victimes à entre 1 et 17 millions (5% de la population mondiale à l’époque). A côté de cette violence génocidaire, on lui reconnait une passion pour les arts et l’architecture. Il est à l’origine de l’architecture timouride, que l’on retrouve sur les monuments de Boukhara et Samarcande. Pour faire de Samarcande une “perle de l’Orient”, il déporte les artisans, architectes et intellectuels des villes qu’il conquiert. Ses descendants ont contribué à la renaissance timouride, période durant laquelle l’Asie centrale est un centre mondial de la science, de la poésie et de la peinture miniature.
Timour devient un héros national à partir de 1991, via le président Islam Karimov. Avant cela, sous l’URSS, il est généralement décrit comme un tyran féodal cruel, et est effacé comme de nombreux héros locaux. Malgré sa violence, les ouzbeks l’apprécient car il est une preuve qu’ils ont leur propre histoire, antérieure à l’union soviétique ; c’est une sorte de décolonisation culturelle.

Monument de Timour

Monument de Timour
Monument de Timour.

• Pour la suite de la visite de la journée, nous nous concentrons sur des points à l’ouest de la ville. Ce ne sont pas les plus importants à visiter, mais nous nous organisons par zones. Les incontournables arriveront demain. En attendant, nous voici à l’église Saint-Alexis Métropolite de Moscou. C’est une église orthodoxe russe datant de 1912. Elle a été consacrée une première fois en 1912, puis une autre fois en 1996 par le patriarche Alexis II de Moscou lorsqu’elle a été rendue au culte après la période soviétique.
L’entrée est gratuite, mais une tenue respectueuse est requise.

Église Saint-Alexis Métropolite de Moscou

Église Saint-Alexis Métropolite de Moscou

Église Saint-Alexis Métropolite de Moscou
Église Saint-Alexis Métropolite de Moscou.

• Puis, nous arrivons à l’église Saint-Jean-Baptiste. Il s’agit d’une église catholique, construite en 1916 pour les commerçants, fonctionnaires et prisonniers de guerre polonais, autrichiens et hongrois. Elle est fermée en 1930 par les autorités soviétiques et transformée en salle de sport. Elle redevient une église catholique en 1997.
Elle est à priori visitable, mais était fermée le 1er janvier, donc nous ne sommes pas entrés.

Église Saint-Jean-Baptiste
Église Saint-Jean-Baptiste.

• Direction l’église apostolique arménienne de la Sainte-Vierge Marie. C’est une église catholique arménienne ouverte en 1903. Comme les autres lieux de culte, elle ferme durant la période soviétique et rouvre en 1996. Samarcande compte environ 12000 arméniens.
Elle aussi est normalement visitable, mais fermée ce jour-là.

Église apostolique arménienne de la Sainte-Vierge Marie
Église apostolique arménienne de la Sainte-Vierge Marie.

• Pendant notre balade, nous passons par un parc nommé Central Park, où nous croisons plusieurs statues et une fontaine. La statue qui nous intéresse ici est la statue d’Alisher Navoi.
Alisher Navoi est une autre personnalité importante de l’histoire ouzbèke. Né en 1441 à Hérat (actuel Afghanistan) dans l’empire Timouride, c’est un poète et homme d’État perso-ouzbek ayant vécu durant la Renaissance timouride. Sous le sultan timouride Husayn Bayqara, il devient premier vizir (chef des ministres) et émir. Il est à l’origine de la construction d’hôpitaux, de madrassas, de ponts, d’auberges et a financé des poètes, historiens et peintres. Il écrit de nombreux poèmes en tchaghataï (≃ ancêtre de l’ouzbek moderne), à une époque où le persan est la langue noble de la poésie, et où les langues turciques sont considérées comme vulgaires. Il est donc à l’origine de la diffusion à l’écrit des langues turciques. Il est notamment l’auteur d’une version turcique du poème Ferhat et Shirine. Il meurt en 1501 à Hérat.

Statue d'Alisher Navoi
Statue d’Alisher Navoi.

• Nous arrivons à une dernière église, l’église de l’Intercession de la Très Sainte Mère de Dieu. Il s’agit d’une église orthodoxe grecque érigée en 1903. Elle ferme en 1930 durant la période soviétique et rouvre en 1998.
L’entrée est gratuite, mais une tenue respectueuse est requise.

Église de l'Intercession de la Très Sainte Mère de Dieu

Église de l'Intercession de la Très Sainte Mère de Dieu
Église de l’Intercession de la Très Sainte Mère de Dieu.

• Sur le chemin, nous avons pu découvrir les rues résidentielles de ce quartier de Samarcande. Les plaques jaunes sur les devantures de maisons signifie qu’il s’agit de maisons historiques protégées.

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande

Rues de Samarcande
Rues de Samarcande.

• Nous revenons à la statue de Timour. Dans le parc Hamid Alimjan en face, est installé un marché de fin d’année. Nous y trouvons de nombreux stands de jouets et de snacks, ainsi que des jeux de fêtes forraines.

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année
Marché de fin d’année.

• Le ciel s’est levé avec le coucher du soleil et nous apercevons les montagnes Zeravshan cachées derrière les monuments de Samarcande. Puis nous rentrons pour une pause avant de ressortir dîner.

Mausolée de Rukhabad et montagnes
Mausolée de Rukhabad et montagnes.

Gour-Emir et montagnes
Gour-Emir et montagnes.

Régistan
Régistan.

• Après dîner, nous retournons au marché de fin d’année pour voir ses illuminations et animations. A vrai dire, nous voulions voir les illuminations du Régistan (c’était quand même notre priorité par rapport au marché… :grimacing:), mais nous avons dépassé l’extinction des feux et tout était éteint. Ce sera pour demain !

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année

Marché de fin d'année
Marché de fin d’année.

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► JOUR 8 :

• Ce matin, nous partons visiter l’ensemble de monuments historiques situés au nord-est du Régistan. Nous passons par une grande allée piétonne nommée Toshkent yo’li, rue de Tachkent en français. Elle est bordée des deux côtés par des boutiques de souvenirs et des restaurants pour touristes.

• Nous arrivons à la mosquée Bibi-Khanoum, nommée par rapport à une des femmes d’Emir Temur : Bibi Khanoum, de son vrai nom Saray Mulk Khanoum. C’est une princesse d’origine mongole qui a vécu entre 1341 et 1405 environ. Elle a élevé Ulugh Beg, bien qu’il ne s’agisse pas de son fils, mais de son beau-petit-fils.
La légende raconte qu’elle aurait ordonné la construction de la mosquée que nous sommes venus visiter, afin de surprendre Emir Temur à son retour de campagne militaire. En réalité, il serait plus probable qu’Emir Temur ait commandé lui-même la construction de cette mosquée, en 1399. Il aurait voulu doter sa capitale d’une mosquée monumentale, avec son pishtaq de 35 m de haut. Elle était dotée dans le passé de 2 minarets de 50 m de haut. La mosquée a été fortement endommagée lors d’un tremblement de terre en 1897 avant d’être partiellement restaurée par le gouvernement soviétique en 1974. D’autres campagnes de restauration ont eu lieu pour rendre de sa superbe à l’édifice.
L’entrée coûte 75000 sums/pers, soit 5,2 €/pers.

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum

Mosquée Bibi-Khanoum
Mosquée Bibi-Khanoum.

• En face, se tient le mausolée Bibi-Khanoum. Il a été construit au début des années 1400 pour Bibi-Khanoum et d’autres femmes timourides.
L’entrée coûte 50000 sums/pers, soit 3,5 €/pers.

Mausolée Bibi-Khanoum

Mausolée Bibi-Khanoum

Mausolée Bibi-Khanoum

Mausolée Bibi-Khanoum
Mausolée Bibi-Khanoum.

• A quelques pas d’ici, nous trouvons le bazar Siyab, le plus grand bazar de Samarcande. Là-bas se vendent des productions alimentaires (légumes, épices, viandes, poissons) pour les locaux mais aussi des vêtements et des souvenirs pour les touristes. Autour, se trouvent des boutiques plus grandes, des restaurants, certains pour les touristes, d’autres pour les locaux.

Bazar Siyab

Bazar Siyab

Bazar Siyab

Bazar Siyab

Bazar Siyab
Bazar Siyab.

• De l’autre côté de la rue, il y a la mosquée Hazrat Khizr. Cette mosquée de 1855 a été construite en l’honneur du prophète légendaire Hazrat Khizr (ou Al-Khidr). Une première mosquée aurait été construite au VIIIe siècle mais aurait été détruite lors de l’invasion mongole de 1220. Elle a fait l’objet d’une restructuration en 1919. Elle comporte une khanqah, mais aussi le mausolée d’Islam Karimov ou mausolée Makhsum-bobo depuis 2018. Islam Karimov est enterré dans le territoire de la mosquée depuis sa mort en 1991 et ce mausolée a été érigé en l’honneur de ses 80 ans. Il a été construit selon un style respectant celui de la mosquée de 1855, celle-ci étant protégée par l’UNESCO ce qui limite les prises de libertés architecturales.
L’entrée est gratuite, il faut se couvrir d’un voile.

Mosquée Hazrat Khizr

Mosquée Hazrat Khizr

Mosquée Hazrat Khizr

Mosquée Hazrat Khizr

Mosquée Hazrat Khizr

Mosquée Hazrat Khizr

Mosquée Hazrat Khizr
Mosquée Hazrat Khizr.

Mausolée d'Islam Karimov

Mausolée d'Islam Karimov

Mausolée d'Islam Karimov
Mausolée d’Islam Karimov.

Vue depuis la mosquée Hazrat Khizr
Vue depuis la mosquée Hazrat Khizr : mosquée Bibi-Khanoum.

Vue depuis la mosquée Hazrat Khizr
Vue depuis la mosquée Hazrat Khizr : nécropole Shah-i-Zinda.

• Puis, nous arrivons à la nécropole Shah-i-Zinda. Il s’agit d’un ensemble de mausolées et mosquées construits principalement aux XIVe et XVe siècles. Le site est en réalité plus ancien mais a été ravagé par l’invasion mongole ; on trouve entre autres les restes d’une mosquée du XIe siècle. Shah-i-Zinda se trouve dans une nécropole au sud de la colline d’Afrosyab et comprend plusieurs cimetières musulmans et juifs. Le grand pishtaq, nommé Darvazakhana, a été construit par Ulugh Beg, en l’honneur de son fils Abdulazizkhan. Voici la liste des monuments dans l’ordre de visite :

  • Madrassa de Davlet Kouchbegi, diginitaire du khanat de Boukhara (1813)
  • Mosquée d’été Davlet Kouchbegi (1854)
  • Mausolée de Qadi-Zadeh Roumi, astronome (1425)
  • Mausolée de l’émir Hussein bin Qara Tughluk, militaire important sous Timour (1376)
  • Mausolée de l’émir Zade, signifiant juste “fils de l’émir” (identité inconnue) (1386)
  • Mausolée de Chadi Moulk Aka, nièce de Timour, et de Turkan Aka, sœur de Timour (1372)
  • Mausolée de Chirin Bika Aka, soeur de Timour (1386)
  • Mausolée octogonal (XVe siècle) et deux autres mausolées anonymes : l’un n°1 nommé Alim Nassafi pour son architecte (1385), l’autre n°2 nommé “de la maîtresse de maison” (1390)
  • Mausolée d’Ouloug Sultan Begoum, descendante de la lignée royale timouride (1385)
  • Mausolée de l’émir Bourondouk, général de Timour (1390)
  • Mosquée et mausolée de Touman Aka, épouse de Timour (1405)
  • Mausolée de Khodja Ahmed, probablement un dignitaire (1350)
  • Mausolée de Koutloug Aka, épouse de Timour (1361)
  • Mosquée de Koussam Ibn Abbas, cousin germain du prophète Mohamed (mort au VIIe siècle, mais mosquée datant du XIe siècle avec rénovation au XVe siècle).
  • Chillahkhana, des petites cellules enterrées servant aux pèlerins pour effectuer des retraites spirituelles de 40 jours (le chillah).

L’entrée coûte 80000 sums/pers soit 5,6 €/pers.

Nécropole Shah-i-Zinda
Nécropole Shah-i-Zinda.

Pishtaq Darvazakhana
Pishtaq Darvazakhana.

Mausolées de l'émir Zade et de Chadi Moulk Aka
Mausolée de l’émir Zade et mausolée de Chadi Moulk Aka.

Mausolées de l'émir Zade et de Chadi Moulk Aka

Mausolée Chadi Moulk Aka

Mausolée Chadi Moulk Aka

Mausolée Chadi Moulk Aka
Mausolée de Chadi Moulk Aka.

Mausolée de Chirin Bika Aka

Mausolée de Chirin Bika Aka

Mausolée de Chirin Bika Aka
Mausolée de Chirin Bika Aka.

Mausolée octogonal
Mausolée octogonal.

Mausolée de Qadi-Zadeh Roumi et mausolée octogonal
Mausolée de Qadi-Zadeh Roumi et mausolée octogonal.

Complexe de Touman Aka
Complexe de Touman Aka.

Mausolées inconnus

Mausolées inconnus
Mausolées inconnus : d’Alim Nasafi et de la maîtresse de maison.

Mausolée d'Alim Nasafi

Mausolée d'Alim Nasafi

Mausolée d'Alim Nasafi
Mausolée d’Alim Nasafi.

Mausolée de la maîtresse de maison
Mausolée de la maîtresse de maison.

Mausolée de l'émir Bourondouk
Mausolée de l’émir Bourondouk.

Mausolées de Touman Aka et de Khodja Ahmed
Mausolée de Touman Aka et mausolée de Khodja Ahmed.

Mausolée de Koutloug Aka

Mausolée de Koutloug Aka
Mausolée de Koutloug Aka.

Mausolée de Touman Aka

Mausolée de Khodja Ahmed
Mausolée de Khodja Ahmed.

Mausolées de Khodja Ahmed et de Koutloug Aka
Mausolées de Khodja Ahmed et de Koutloug Aka.

Mausolées de Touman Aka, de Khodja Ahmed et de Koutloug Aka
Mausolées de Touman Aka, de Khodja Ahmed et de Koutloug Aka.

Mausolée de l'émir Hussein

Mausolée de l'émir Hussein
Mausolée de l’émir Hussein.

Mosquée de Koussam Ibn Abbas
Mosquée de Koussam Ibn Abbas.

• Après cette grosse visite, nous partons déjeuner. Nous avons trouvé un super restaurant local qui ne sert que des mantis : Manti na Zakaz. Ils sont vraiment très bons, gros et bien farcis (ce qui n’est pas le cas dans tous les restaurants), pour pas cher. Nous avons ensuite souhaité visiter le mausolée de l’imam Abou Mansur al-Mâturîdî. Il s’agit d’un important théologien sunnite du Xe siècle, né et mort ici, fondateur éponyme du maturidisme, l’une des principales écoles théologiques de l’islam.
Le mausolée est entouré par un cimetière historique nommé Chokardiza où de nombreux autres scientifiques célèbres du monde de l’islam furent également enterrés. L’ensemble a été rasé en 1947 et reconstruit en 2000. Il fait à nouveau l’objet de rénovations et de travaux d’agrandissement importants qui viennent de commencer. Quand nous sommes venus, le complexe n’était pas accessible.

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Mausolée de l'imam Abou Mansur al-Mâturîdî

Mausolée de l'imam Abou Mansur al-Mâturîdî
Mausolée de l’imam Abou Mansur al-Mâturîdî en rénovation.

• Nous prenons ensuite un VTC Yandex pour 75000 sums soit 5,3 € pour nous rendre au complexe commémoratif de l’imam Al-Boukhari, situé dans le village de Hartang à environ 25 km de Samarcande. Mouhammad al-Boukhari a été enterré là-bas en 870. Au XVIe siècle, une crypte et une mosquée sont construits sur sa tombe. Puis en 1998, pour marquer le 1225e anniversaire de sa naissance, un nouveau complexe commémoratif plus grand a été érigé. Enfin, de nouveaux travaux d’agrandissement ont pris place et se sont terminés début 2026. Le complexe peut accueillir jusqu’à 65000 visiteurs par jour (contre 12000 auparavant). Il comprend aussi un musée présentant la vie et l’œuvre de l’Imam al-Boukhari et expliquant le processus de collecte et d’enregistrement des hadiths. En plus de cela, toute une zone touristique avec des hôtels a été construite.
Quand nous sommes venus, le site était terminé mais pas encore inauguré, donc nous ne sommes pas entrés et avons juste profité du jardin. Toutefois, la tombe n’était pas accessible. Il a été inauguré fin mars 2026.

Complexe commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Complexe commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Complexe commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Complexe commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Complexe commémoratif de l'imam Al-Boukhari

Complexe commémoratif de l'imam Al-Boukhari
Complexe commémoratif de l’imam Al-Boukhari.

• Retour sur Samarcande avec un VTC Yandex pour 80000 sums soit 5,6 €. Nous nous rendons au mausolée du prophète Daniel ou mausolée Khodja Donior. Selon la légende, la dépouille (ou une relique) du prophète de l’Ancien Testament Daniel aurait été ramenée de Suse (actuelle Iran) à Samarcande par Timour. Le cheval tirant la caravane transportant le corps se serait arrêté là où se trouve actuellement le mausolée. Il aurait donné un coup de sabot à l’emplacement de la source d’une eau réputée curative, toujours selon la légende. Au fil des ans, la dépouille se serait mise à grandir de quelques centimètres chaque année, atteignant aujourd’hui une longueur de 18 m. Cela aurait nécessité d’allonger progressivement le mausolée.
Ce qui est certain, c’est que le mausolée a été construit à cette époque (XIVe siècle) et a fait l’objet de rénovations, notamment au XXe siècle. Ce mausolée est très important car sacré aussi bien pour les musulmans, chrétiens et juifs.
L’entrée coûte 40000 sums/pers soit 2,8 €/pers.

Mausolée du prophète Daniel

Mausolée du prophète Daniel

Mausolée du prophète Daniel

Mausolée du prophète Daniel
Mausolée du prophète Daniel.

• Puis nous entrons à pied dans le site archéologique d’Afrosyab (ou Afrassiab). Il s’agit d’une ancienne partie de la ville, habitée à l’Antiquité et au Moyen-Âge, entre 500 avant J-C et 1220 après J-C. Centre de la civilisation sodgienne, elle située sur une colline au nord de Samarcande, la même que celle où se trouvent Shah-i-Zinda, la mosquée Hazrat Khizr, les cimetières historiques et le mausolée du prophète Daniel. Cette ancienne ville comprenait des remparts de 40m de haut en terre crue, des tours, des maisons en brique crue et en bois dont certaines comprenaient des fenêtres, des réservoirs d’eau des conduites de terre cuite acheminant l’eau, des bains publics, un cimetière. On y a également retrouvé des pièces de monnaie de plusieurs empires, de la poterie émaillée, des casques, du verre, des fresques qui étaient aux murs de maisons riches et d’autres éléments architecturaux comme des coupoles. On y trouve aussi les traces de plusieurs cultures et religions : des ossuaires et temples du feu sodgiens zoroastriens, des inscriptions en arabe et en persan, une fresque et des statues bouddhistes, des inscriptions et des croix chrétiennes, d’autres fresques représentant le roi de Samarcande au VIIe siècle Varkhuman avec une ambassade chinoise, une mosquée du VIIIe siècle, etc. Ces vestiges ne sont pas présents en “plein air” mais dans le musée d’histoire d’Afrosyab situé sur l’est de la colline, dont je parle juste après.
La ville est rasée en 1220 par les troupes mongoles de Gengis Khan qui ravagent le système d’irrigation et la rendent inhabitable.
De nos jours, le site est visitable gratuitement. On distingue les formes des murs, mais étant donné qu’ils sont en brique terre crue, ceux-ci se sont fortement érodés avec la météo, contrairement aux sites archéologiques romains ou grecs en pierre ou en marbre. De plus, ils ont subi les destructions des mongoles, et les habitants sont venus chercher les restes de briques qu’il restait pour reconstruire plus au sud. On trouve en réalité sur le site 10 à 15 m de sédiments archéologiques superposés, témoins de 2000 ans d’histoire. Mais on va pas se mentir, comme l’ensemble est fortement dégradé, ce n’est pas aussi beau et impressionnant que d’autres villes antiques mieux conservées et cela fait un peu “terrain vague”.

Afrosyab
Afrosyab.

Muraille d'Afrosyab
Muraille d’Afrosyab, côté sud-ouest (le lendemain).

• Toujours à pied, nous nous rendons au musée d’histoire d’Afrosyab. Ouvert en 1970, il se consacre à l’histoire d’Afrosyab et de ses environs jusqu’à la destruction de la ville en 1220. On y trouve de nombreux artefacts archéologiques, notamment la peinture des Ambassadeurs, créée en 651 et redécouverte en 1965 lors de la construction d’une route. Cette peinture, de 44 m au total, ornait les 4 murs d’une maison privée et représentait : (1) un roi et des soldats goktürks escortant des ambassadeurs venus de Corée, de Chine, et de contrées iraniennes, (2) le monde iranien et Samarcande (avant l’arrivée des mongoles et des turco-mongoles timourides), (3) la Chine impériale, (4) et l’Inde avec qui Samarcande avait des échanges. Comme il n’y a pas d’ambassadeur goktürk sur cette fresque, on suppose que le roi représenté avec les soldats est Ashina Buzhen ou Ashina Mishe, qui ont été des khagans (ou grands khans) turcs, alliés de l’empereur chinois Gaozong de la dynastie Tang.
L’entrée au musée coûte 80000 sums/pers soit 5,7 €/pers.

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab
Musée d’histoire d’Afrosyab.

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab

Musée d'histoire d'Afrosyab
Musée d’histoire d’Afrosyab : peinture des Ambassadeurs.

• Nous prenons un VTC Yandex pour 12000 sums soit 0,86 € pour retourner vers le centre. Nous nous arrêtons au grand cimetière de la ville, juste à côté de la nécropole Shah-i-Zinda. Le cimetière est divisé en deux parties : une partie musulmane et une partie juive. La partie musulmane est tout le temps ouverte et offre de jolies vues sur les monuments des alentours. Comme nous sommes en fin de journée, c’est pour cette raison que nous sommes venus, car à vrai dire, il fait trop noir pour visiter. La partie juive a des horaires d’ouverture et est fermée le samedi pour shabbat. Nous n’avons pas pu la visiter, mais de ce que nous avons pu lire, elle est très bien aménagée avec un mémorial et certaines très jolies tombes. Comme pour les tombes musulmanes, on retrouve sur certaines d’imposants portraits gravés dans la pierre (ce qui les rendent très similaires malgré la différence de croyance). C’est au final un témoin de la présence juive boukhariote depuis des millénaires dans cette région, avant leur exode après la chute de l’URSS (exemple de tombe ici).

Cimetière de Samarcande

Cimetière de Samarcande

Cimetière de Samarcande

Cimetière de Samarcande
Cimetière de Samarcande.

• Nous rentrons ensuite à pied à notre logement pour une pause avant de ressortir. Avant d’aller dîner, nous passons au Régistan pour observer les illuminations nocturnes. Les madrassas sont illuminées à la tombée de la nuit, donc cela dépend de la période de l’année. L’extinction des feux dépend aussi de la période de l’année, par exemple quand nous sommes venus début janvier, c’était vers 22h. Mais quand le soleil se couche plus tard, cet horaire est décalé. En haute saison, un spectacle son et lumière a lieu chaque jour pendant 20-25 min, si j’ai bien compris à 21h. Hors de ce créneau, les illuminations sont fixes.
C’est gratuit, il suffit de se rendre sur la plateforme d’observation panoramique.

Illuminations nocturnes du Régistan
Illuminations nocturnes du Régistan.

► JOUR 9 :

• Première visite de la journée : l’observatoire astronomique d’Ulugh Beg. Nous nous y rendons en VTC Yandex pour 20000 sums soit 1,4 €.
Déjà évoqué précédemment, Ulugh Beg, de son vrai nom Muhammad Tāraghay, est le petit-fils de Timour, né en 1394 à Sultaniya (Iran). “Ulugh beg” est en réalité un titre signifiant “grand prince”, qui a aussi été porté par son grand-père. Il a été représentant de son père le sultan Châhrokh pendant 38 ans, prince de Transoxiane pendant 2 ans, puis à la mort de son père, sultan de l’empire timouride pendant seulement 2 ans. En effet, il est assassiné par son propre fils Abd ul-Latif en 1449 à Samarcande. Il est ensuite considéré comme un martyr après sa mort et est enterré au Gour Emir. Il est aussi connu comme astronome et mathématicien. Il a créé les Tables sultaniennes, un catalogue astronomique qui a marqué un tournant dans l’astronomie. Il est entouré d’une équipe de 60-70 savants dont Qadi-zadeh Roumi, Al-Kashi et Ali Quchtchi (travaux sur les sinus et les tangentes). Ulugh Beg est aussi un grand bâtisseur attaché à embellir sa ville avec de nombreuses madrassas et l’observatoire que nous sommes venus visiter.
L’observatoire astronomique d’Ulugh Beg a été érigé vers 1420. L’objet le plus impressionnant de l’observatoire est un sextant ou quadrant géant (seule la partie souterraine subsiste) gradué de 40 m de rayon, extrêmement précis pour l’époque. C’est ici qu’Ulugh Beg et son équipe faisaient leur recherche. Parmi les travaux réalisés, on peut citer : prévision des éclipses, calcul de l’heure du lever du soleil et calcul de la hauteur maximale d’un corps céleste, calcul d’une année stellaire avec le sextant (le résultat dévie de seulement 25 secondes par rapport aux calculs modernes ; à cette époque les résultats européens déviaient de 11 min). Il a été détruit à la mort d’Ulugh Beg en 1449 mais la recherche en astronomie à Samarcande ont perduré pendant 75 ans de plus.
En 1970, un musée commémoratif est construit dans l’observatoire. L’entrée coûte 75000 sums/pers soit 5,4 €/pers.

Observatoire astronomique d'Ulugh Beg

Observatoire astronomique d'Ulugh Beg

Observatoire astronomique d'Ulugh Beg

Observatoire astronomique d'Ulugh Beg

Observatoire astronomique d'Ulugh Beg
Observatoire astronomique d’Ulugh Beg.

• Nous retournons au centre en VTC Yandex pour 20000 sums soit 1,4 €. Direction la synagogue Gumbaz. Elle a été construite vers 1895 pour la communauté juive boukhariote, autrefois très nombreuse (dizaines de milliers à Samarcande). La salle historique est de rite mizrahim (juifs orientaux dont font partie les juifs boukhariotes). Suite à l’arrivée de juifs ashkénazes venus de l’empire russe puis fuyant la 2nde Guerre Mondiale, une autre salle de rite ashkénaze est construite dans les années 1940. Cette synagogue fait partie des quelques synagogues et édifices religieux qui ne furent pas fermés durant l’ère soviétique. De nos jours, il ne subsiste qu’une toute petite communauté d’environ 100 personnes. La grande majorité des juifs boukhariotes, et de juifs vivant dans les pays anciennement soviétique de manière générale, ont émigré en Israël ou aux États-Unis suite aux politiques de ces deux pays après la chute de l’URSS.
La synagogue est souvent fermée mais un numéro de téléphone est indiqué sur la porte. Il faut appeler pour que le rabbin vienne ouvrir. C’est ce que nous faisons. Le rabbin nous fait visiter les deux salles, puis nous payons notre visite 50000 sums/pers soit 3,6 €/pers comme don pour la synagogue.

Synagogue Gumbaz

Synagogue Gumbaz

Synagogue Gumbaz

Synagogue Gumbaz

Synagogue Gumbaz

Synagogue Gumbaz

Synagogue Gumbaz
Synagogue Gumbaz.

• Puis nous partons pour le bazar Siyab pour faire quelques achats. Nous déjeunons dans un petit restaurant local avant de rentrer à notre logement.

Rue de Samarcande

Rue de Samarcande

Rue de Samarcande

Rue de Samarcande

Rue de Samarcande

Rue de Samarcande
Quelques rues de la vieille ville de Samarcande.

• A notre logement, nous avons donné rendez-vous à un chauffeur pour qu’il nous emmène à Chakhrisabz, située à 92 km de Samarcande (2h20 aller). Nous avons convenu de l’excursion la veille, via le propriétaire de notre logement. L’aller-retour et l’attente sur place nous coûte 80 $. Le chauffeur parle de nombreuses langues, dont l’anglais. C’est l’occasion d’avoir une discussion plus approfondie avec un ouzbek.
La route reliant Samarcande à Chakhrisabz est une ancienne portion de la roue de la Soie qui traverse les monts Zeravchan. Nous passons par le col de Takhtakaracha, à environ 1700 m d’altitude. La route est sinueuse et très fréquentée. Une particularité notable sont les nombreux restaurants de montagne spécialisés dans le tandir kebab. La viande d’agneau est ici cuite dans un tandir (four en terre cuite) avec des branches de genévrier (archcha), ce qui lui donne un goût fumé et boisé. On trouve aussi plein de stands qui vendent du pain et des petits fromages en forme de boule, les qurt.

Route Samarcande <-> Chakhrisabz

Route Samarcande <-> Chakhrisabz
Route Samarcande ↔ Chakhrisabz.

Tandir kebab
Salle des tandirs d’un restaurant de montagne.

Vente de qurts
Vente de qurts.

• Nous arrivons à Chakhrisabz (ou Shahrisabz) en début d’après-midi. C’est une ville d’environ 143 000 habitants, située dans la province de Kachkadaria. Elle est connue pour être la ville natale de Timour. D’ailleurs, “Chakhrisabz” (“ville verte”) est le nom que Temur a donné à la ville, auparavant nommée Kesh. La ville avait une forte importance durant les premières années de l’empire timouride. Timour y avait d’ailleurs érigé son tombeau, avant qu’il ne déplace le centre des activités à Samarcande et qu’il ne se fasse finalement enterré au Gour Emir. De nombreux monuments datant de l’ère timouride ont permis à la vieille ville d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2000. Cependant, en 2015, la destruction de plusieurs zones datant de l’époque médiévale pour créer un parc et des infrastructures touristiques a suscité l’inquiétude de l’UNESCO qui a menacé de remettre en cause cette inscription.

• Notre première visite est le palais Ak Saray. Il a été construit entre 1380 et 1404 par Timour. C’est un immense palais en ruines, détruit au XVIe siècle par le khan de Boukhara Abdullahkhan II, de la dynastie des chaybanides, qui souhaitait faire oublier la dynastie des timourides. Il ne reste qu’un grand portail de 71 m de haut, sur lequel on peut lire “Si tu doutes de notre pouvoir, regarde nos bâtiments”. D’après les écrits de l’époque, le palais était autrefois doté d’une grande cour de plus de 100 m de côté, avec un bassin en son centre, et entourée de bâtiments, dont un de 6 étages.
L’entrée coûte 40000 sums/pers soit 2,9 €/pers.

Ak Saray

Ak Saray

Ak Saray

Ak Saray
Ak Saray.

• Au bout de l’allée, nous tombons sur une statue de Timour, qui date de 2003.

Statue de Timour
Statue de Timour.

• Nous continuons de marcher le long de l’allée et les monuments s’enchaînent. Effectivement, nous constatons ce qu’indiquait l’UNESCO. C’est un parc très récent, totalement aménagé pour le tourisme avec de grandes allées piétonnes, des commerces et des logements. Mais début janvier, ces commerces sont fermés et le parc n’est pas très fréquenté…

Allée du parc de Chakhrisabz
Allée du parc de Chakhrisabz.

• Nous passons devant la madrassa Chubin. Elle a été construite au XVIe siècle. De nos jours, elle a été transformée en musée d’histoire et de culture matérielle Chakhrisabz. Ce petit musée abrite des collections archéologiques, ethnographiques et numismatiques provenant de la ville.
L’entrée coûte 40000 sums/pers, soit 2,9 €/pers.

• Nous arrivons à la madrassa Abdushukur Agalik. Cet édifice a été érigé en 1885 par le dignitaire Abdushukur Agalik. Il ne fait donc pas partie des édifices de l’époque timouride, et est d’ailleurs bien plus sobre.

Madrassa Abdushukur Agalik

Madrassa Abdushukur Agalik

Madrassa Abdushukur Agalik

Madrassa Abdushukur Agalik
Madrassa Abdushukur Agalik.

• Juste à côté, se trouve un ancien hammam de l’époque timouride. Il a été rénové entre-temps mais nous n’en savons pas plus dessus.

Ancien hammam

Ancien hammam
Ancien hammam.

• Nous arrivons ensuite au chorsu de la vieille ville, c’est à dire le bazar couvert. Actuellement en travaux, il n’est pas accessible. Mais habituellement il abrite des boutiques de souvenirs et de tissus.

Chorsu
Chorsu.

• Direction le complexe Dor Us-Siyodat. Un mausolée a été érigé suite à la mort prématurée (à 20 ans) du fils aîné de Timour, Jahangir Mirza. Le lieu a été initialement pensé comme panthéon des timourides, et c’est dans cette envergure que Timour a fait construire sa propre crypte. Toutefois, il a été enterré au Gour Emir. Le complexe a été presque entièrement détruit par Abdullahkhan II. Il comprenait auparavant une mosquée, une madrassa, un jardin avec des fontaines et des logements pour les pèlerins.
L’entrée coûte 40000 sums/pers soit 2,9 €/pers.

Complexe Dor Us-Siyodat

Complexe Dor Us-Siyodat

Complexe Dor Us-Siyodat

Complexe Dor Us-Siyodat
Complexe Dor Us-Siyodat, mausolée de Jahangir Mirza.

Crypte de Timour

Crypte de Timour
Crypte de Timour (vide).

• Enfin, nous visitons le complexe de Dorut Tilavat. C’est un ensemble de mausolées initié par Timour et terminé par Ulugh Beg. Il comporte le mausolée de Shamsiddin Kulol, chef spirituel décédé en 1370, le mausolée Gumbazi Sayyidon et la mosquée Kuk Gumbaz. Le premier mausolée date de 1374 comporte la tombe de Shamsiddin Kulol, de son père Amir Tarog’oy, de ses fils, et de proches. Le second mausolée date de 1437 et comporte les tombes des sayyids (seigneurs, descendants directs du prophète Mohamed) de Termez (ville de la région). La mosquée a été construite en 1435 par Ulugh Beg pour son père Châhrokh.
L’entrée coûte 40000 sums/pers soit 2,9 €/pers.

Complexe de Dorut Tilavat

Complexe de Dorut Tilavat
Complexe de Dorut Tilavat.

Mosquée Kuk Gumbaz

Mosquée Kuk Gumbaz

Mosquée Kuk Gumbaz
Mosquée Kuk Gumbaz.

Mausolée Gumbazi Sayyidon
Mausolée de Shamsiddin Kulol (à gauche) et mausolée Gumbazi Sayyidon (à droite).

Mausolée de Shamsiddin Kulol

Mausolée de Shamsiddin Kulol
Mausolée de Shamsiddin Kulol.

Mausolée Gumbazi Sayyidon
Mausolée Gumbazi Sayyidon.

• Après cette visite, nous retrouvons notre chauffeur pour rentrer à Samarcande pour notre dernière soirée dans la ville.

► JOUR 10 :

• Dans la nuit, il est temps de partir pour la gare de Samarcande afin de prendre notre train pour Tachkent. Nous prenons un VTC Yandex pour 22000 sums soit 1,6 €.

Train Samarcande > Tachkent le 4 janvier 2026, départ de Samarcande à 04h10 arrivée à Tachkent à 08h22.
Prix : 330060 sums/pers soit 23,61 €/pers (place SV → couchettes privées), réservé 1 mois à l’avance.

• Arrivés à la gare de Tachkent, nous prenons un VTC Yandex jusqu’à notre hôtel.

TACHKENT :uzbekistan:

Tachkent (Toshkent en ouzbek) est la capitale de l’Ouzbékistan, avec ses 3,1 millions d’habitants. La région de Tachkent est habitée dès l’Antiquité comme le démontrent les sites archéologiques Kanka, Yuni, ainsi que Tchatch, ville-État considérée comme berceau de Tachkent. Comme les autres villes visitées, elles subit diverses conquêtes au fil des siècles (Sassanides, Arabes, Mongols, Timourides, Chaybanides, Russes…), et plusieurs destructions et reconstructions. En 1867, elle est conquise par l’Empire Russe qui en fait le siège du gouvernement général du Turkestan russe. Tachkent voit ensuite l’arrivée d’une importante immigration des différentes nationalités de l’empire (russe et est-européenne), attirée par le climat. La ville se divise en une nouvelle ville européenne moderne et verte, et une vieille ville traditionnelle et aux infrastructures anciennes. Des restrictions basées sur la religion et l’origine sont mises en place pour brider les ouzbeks locaux. Elles sont levés à la révolution bolchévique. En 1918, Tachkent devient la capitale de la république soviétique autonome du Turkestan puis de la république socialiste soviétique d’Ouzbékistan. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle accueille des centaines de milliers de familles soviétiques qui fuient les invasions n•zies. Des usines y sont également relocalisées, ce qui favorisera par la suite l’industrialisation de la ville. Cette immigration permet aussi un élan pour la science et la culture. En 1966, Tachkent est fortement endommagée par un tremblement de terre, ce qui mène à d’importantes reconstructions. Elle adopte un style moderne typiquement soviétique. A l’indépendance de l’Ouzbékistan en 1991, Tachkent devient la capitale. De nos jours, Tachkent comporte une minorité russe intégrée de 300 000 à 400 000 personnes (10-15% de la population totale de la ville).

Le logement choisi : City Centre Hotel, réservé sur Booking et payé sur place en cash en sums (équivalent de 65 € pour 2 pendant 2 nuits, soit 16,25 €/nuit/pers). C’est un hôtel dans le cœur de la ville, proche de la place Amir Temur.

• Nous commençons notre visite par les alentours de notre hôtel. Nous sommes dans la partie nouvelle de Tachkent. Les rues sont très larges (6 à 8 voies), les bâtiments sont hauts… et les passages piétons sont espacés les uns des autres. En hiver, comme il fait froid, la balade le long des longues voies n’est pas franchement agréable, mais je pense que cela doit être différent quand les beaux temps reviennent car ce quartier regorge de parcs verts. Nous passons devant le hall d’exposition central de l’Académie des arts. C’est un bâtiment inauguré en 1974, au style moderniste et orientaliste soviétique (“régionalisme”) avec des influences ouzbèkes. L’application téléphonique “Modernism” propose un circuit passant devant plusieurs bâtiments au style moderniste comme celui-ci.

Hall d'exposition central de l'Académie des arts

Hall d'exposition central de l'Académie des arts
Hall d’exposition central de l’Académie des arts.

• Nous passons devant le musée national d’histoire de l’Ouzbékistan. Ce musée fondé en 1876 initialement sous le nom de musée national d’histoire du Turkestan traite de l’archéologie, l’histoire, la numismatique et l’ethnographie (vêtements et objets du quotidien) de l’Ouzbékistan. Il conserve notamment des fragments de têtes de Bouddha témoignant de l’art bouddhique dans la région à l’Antiquité. On y trouve bien évidemment des artefacts des dynasties ayant reigné ici, dont les timourides. Le bâtiment actuel date de 1970 et arbore un style modernisme avec une esthétique brutaliste et des touches orientalistes.
Malheureusement, le musée est en rénovation depuis 2024. Nous aurions bien aimé le visiter pour le coup. Il est censé réouvrir en mai 2026 ! L’entrée coûtait 50000 sums/pers soit 3,5 €/pers avant sa fermeture.

• Nous passons aussi devant l’administration du Président de la République d’Ouzbékistan.

Administration Président République Ouzbékistan
Administration du Président de la République d’Ouzbékistan.

• Puis nous arrivons au palais du grand-duc Nicolas, construit par le grand-duc du même nom en exil en 1891. A sa mort en 1918, il fait don du palais à la ville qui le transforme en musée des beaux-arts de Tachkent. Il était fermé pour rénovation quand nous sommes venus.

Palais du grand-duc Nicolas
Palais du grand-duc Nicolas.

• Nous croisons ensuite le monument Courage, une statue érigée en 1976 pour les 10 ans du tremblement de terre de Tachkent.

Monument Courage
Monument Courage.

• Nous passons devant un petit parc d’attraction nommé The Ankhor Star. La grande roue permet probablement d’avoir une belle vue sur la ville mais nous n’avons pas testé. Plus loin, se trouve un immeuble décoré de mosaïques, créées par l’artiste Nikolay Zharsky en 1977. Celui-ci se trouve rue Shaykhontohur (coordonnées GPS 41.32602, 69.26394) si vous souhaitez le localiser.
Lors de la reconstruction de la ville en 1966, celle-ci a doté ses nouveaux immeubles de mosaïques. Leur style mélange réalisme soviétique, esthétique des miniatures persanes, motifs géométriques islamiques. Les thématiques récurrentes sont l’amitié entre les peuples d’URSS, le folklore et les traditions ouzbeks et la conquête spatiale. En 2024, le gouvernement classe plus de 150 mosaïques au patrimoine culturel national pour les protéger de la destruction, mais il en existe plus de 500. On en trouve beaucoup dans le quartier de Chilanzar, au sud-ouest de la ville (non visité par manque de temps). Ce site répertorie les mosaïques de Tachkent : https://mosaic.tashkent.uz/en/?page=1. Nous en croiserons d’autres par la suite.

Immeuble décoré de mosaïques
Immeuble décoré de mosaïques.

• Nous arrivons devant le ministère de la santé, autre exemple de joli bâtiment au style moderniste et orientaliste soviétique.

Ministère de la santé

Ministère de la santé
Ministère de la santé.

• Nous passons également devant la salle de concert du Turkestan. C’est un bâtiment de style brutaliste tout blanc inauguré en 1993, mais sa construction avait commencé en 1977 et s’était stoppée à cause de manques de fonds. Initialement prévue pour être le théâtre d’art dramatique russe, il est devenu une salle de concert célébrant la culture centre-asiatique. Il fait partie de grands bâtiments soviétiques dont la construction s’était stoppée et relancée après l’indépendance de l’Ouzbékistan par le président Islom Karimov.

Salle de concert du Turkestan

Salle de concert du Turkestan
Salle de concert du Turkestan.

• Puis direction la place de la Mémoire et de l’Honneur située dans le parc Ankhor. C’est un complexe commémoratif dédié à la mémoire des 400 000 soldats ouzbeks morts pendant la Seconde Guerre mondiale, aménagée en 1975 et modernisée en 1999. On y retrouve deux allées couvertes au style traditionnel ouzbek dotées de plaques commémoratives sous forme de grands livres métalliques. L’élément central est la Mère en deuil, du sculpteur Ilhom Jabborov. Elle est positionnée devant une flamme éternelle.

Place de la Mémoire et de l'Honneur

Place de la Mémoire et de l'Honneur

Place de la Mémoire et de l'Honneur
Place de la Mémoire et de l’Honneur.

• Nous arrivons ensuite à la place de l’Indépendance. Cette place a été initialement construite en 1930 sous le nom de place Rouge sur l’emplacement d’une ancienne cathédrale de la fin du XIXe siècle. Plusieurs bâtiments d’administration sont construits autour. En 1956, elle est renommée place Lénine et se dote d’une statue de Lénine. Suite au tremblement de terre de 1966, la place est complétement réaménagée. A l’indépendance en 1991, la statue de Lénine est déboulonnée et remplacée par le monument de l’indépendance et de la vertu, représenté par une femme tenant son enfant dans les bras ainsi qu’un globe terrestre. Suite à des attentats en 1999, plusieurs bâtiments sont démolis et la place réaménagée comme elle l’est de nos jours. L’arche Ezgulik qui comporte 3 cigognes est ajoutée en 2005.

Place de l'Indépendance

Place de l'Indépendance

Place de l'Indépendance
Place de l’Indépendance.

• Direction la statue d’Alisher Navoi, poète ouzbek déjà évoqué plus tôt. Il est situé devant le musée public de littérature Alisher Navoi.

Statue d'Alisher Navoi
Statue d’Alisher Navoi.

• Nous continuons notre route jusqu’à la station de métro Alisher Navoi. Plusieurs stations de métro de Tachkent sont très joliment décorées selon diverses thématiques. Des matériaux nobles ont été utilisés : marbre, granite, bronze, etc. On trouve des bas-reliefs et des mosaïques créées par plusieurs artistes. Ce métro a été creusé à partir de 1977 en respectant des normes antisismiques par crainte d’un tremblement de terre. Le réseau dispose actuellement de 4 lignes pour 48 stations. Le prix d’un ticket dépend des lignes mais cela reste dérisoire : par exemple, 1200 sums soit 0,085 € pour la ligne rouge Chilonzor, 1700 sums soit 0,12 € pour la ligne bleue Oʻzbekiston. Nous payons un ticket pour entrer et nous traversons à pied la station de métro Alisher Navoi qui est reliées sous-terre à la station de métro Pakhtakor.

Station de métro Alisher Navoi

Station de métro Alisher Navoi

Station de métro Alisher Navoi

Station de métro Alisher Navoi
Station de métro Alisher Navoi.

Station de métro Pakhtakor

Station de métro Pakhtakor

Station de métro Pakhtakor

Station de métro Pakhtakor

Station de métro Pakhtakor

Station de métro Pakhtakor

Station de métro Pakhtakor
Station de métro Pakhtakor.

• A côté, se trouve la société nationale de télévision et de radio. Nous venons voir ce bâtiment pour sa mosaïque, créée en 1977 par Evgeny Mikhailovich Ablin.

Mosaïque de la société nationale de télévision et de radio
Mosaïque de la société nationale de télévision et de radio.

• Nous partons ensuite déjeuner au Tashkent City Mall, un gros centre commercial doté de boutiques et de restaurants.

Tashkent City Mall

Tashkent City Mall
Tashkent City Mall.

• Quelques photos de rues de Tachkent…

Rues de Tachkent

Rues de Tachkent

Rues de Tachkent

Rues de Tachkent

Rues de Tachkent

Rues de Tachkent
Rues de Tachkent.

• Nous arrivons à la place Bunyodkor, anciennement nommée place de l’amitié des peuples. Cette place a été construite en 1966 après le tremblement de terre. Au centre de la place, le monument en l’honneur de la famille Shamakhmoudov a été positionné. C’est une statue de 1982 dédiée au couple Shamakhmoudov qui a adopté 15 orphelins de différentes nationalités durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant cette guerre, 1,5 million de personnes provenant de la partie occidentale de l’URSS, dont 400 000 enfants et la moitié d’orphelins ont été évacués en république socialiste soviétique d’Ouzbékistan. L’accueil des évacués a été présenté comme un immense effort de solidarité nationale. Un mouvement populaire a encouragé les familles ouzbèkes à adopter des enfants de toutes origines. Au sud de la place, on trouve le palais de l’amitié des peuples, érigé en 1981 dans une architecture brutaliste en béton et marbre tout en s’inspirant du site archéologique Varakhsha et des muqarnas que l’on retrouve dans de nombreux monuments islamiques depuis l’époque médiévale. Ce palais est une salle de concert.

Monument à la famille Shamakhmoudov

Monument à la famille Shamakhmoudov
Monument en l’honneur de la famille Shamakhmoudov, place Bunyodkor.

Place Bunyodkor

Place Bunyodkor

Place Bunyodkor

Place Bunyodkor

Place Bunyodkor

Place Bunyodkor

Place Bunyodkor
Place Bunyodkor.

• Un peu plus loin sur la route, nous passons devant Oliy Majlis, le parlement bicaméral de la république d’Ouzbékistan.

Oliy Majlis
Oliy Majlis.

• Juste à côté, se trouve la madrassa Abulkasim, construite en 1850. Elle porte le nom de la personne qui commanda sa création, un notable de Tachkent. Ce monument a été un centre de la résistance à l’invasion russe à la fin du XIXe siècle. Un traité de paix y a été signé avec l’empire russe en 1865, un peu avant la prise de la ville. Le bâtiment a été rénové dans les années 80. De nos jours, les cellules sont utilisées comment boutiques de souvenirs.

Madrassa Abulkasim

Madrassa Abulkasim

Madrassa Abulkasim

Madrassa Abulkasim

Madrassa Abulkasim

Madrassa Abulkasim

Madrassa Abulkasim

Madrassa Abulkasim
Madrassa Abulkasim.

• Nous prenons ensuite un VTC Yandex jusqu’à l’église Saint Alexander Nevsky, pour 30000 sums, soit 2,1 €. C’est une église orthodoxe russe datant de 1905, de style néorusse. Elle n’a pas été fermée au culte pendant la période soviétique et a survécu au tremblement de terre de 1966 et à un incendie. Elle est rénovée entièrement en 2014. Elle est située au centre du cimetière Botkin, un grand cimetière orthodoxe de Tachkent datant de 1872. Comme pour les cimetières musulmans et juifs d’Ouzbékistan, on retrouve des tombes ornées de portraits gravés particulièrement imposants et aménagées avec des bancs et des statues. La chapelle de l’Icône de la Mère de Dieu “Joie de tous ceux qui pleurent” a été rénovée en 2008.

Église Saint Alexander Nevsky

Église Saint Alexander Nevsky

Église Saint Alexander Nevsky
Église Saint Alexander Nevsky.

Cimetière Botkin

Cimetière Botkin

Cimetière Botkin
Cimetière Botkin.

Chapelle du cimetière Botkin
Chapelle de l’Icône de la Mère de Dieu “Joie de tous ceux qui pleurent”.

• Puis, nous prenons un autre VTC Yandex, pour 20000 sums, soit 1,4 €, pour nous rendre à la cathédrale du Sacré-Cœur de Tachkent. C’est une église catholique de style néogothique construite en 1912 pour les communautés polonaise et lituanienne de la ville. Elle est fermée au culte de 1925 à 1992. Durant cette période, elle est transformée en entrepôt puis en foyer. Elle est restaurée en 1976 puis en 1993. Depuis sa réouverture, elle accueille également la communauté coréenne de Tachkent. En effet, il y a une minorité coréenne en Ouzbékistan, et particulièrement à Tachkent après que Staline ait ordonné la déportation brutale d’environ de 172 000 coréens qui vivaient dans l’Extrême-Orient russe, par crainte qu’ils n’agissent comme des espions pour le japon. Dans les années 1990, de nombreux missionnaires sud-coréens viennent pour soutenir les communautés locales et diffuser le catholicisme. Aujourd’hui, 180 000 coréens vivent encore dans le pays et y sont intégrés, ce sont les koryo-saram. Les messes de cette églises ont ainsi lieu en 4 langues : russe (pour les ouzbeks d’origine russe et coréenne russophones, la majorité), polonais (pour la communauté d’origine, bien que très minoritaire aujourd’hui), coréen (pour les ouzbeks d’origine coréenne non russophones), anglais (pour les internationaux).

Cathédrale du Sacré-Cœur de Tachkent

Cathédrale du Sacré-Cœur de Tachkent
Cathédrale du Sacré-Cœur de Tachkent.

• Nous reprenons un VTC Yandex pour rentrer dans le centre, pour 20000 sums, soit 1,4 €. Nous passons par le centre culturel français, qui propose des cours et des activités en français. Le bâtiment est assez spécial, cylindrique, tout en briques avec des motifs, dans un style moderniste soviétique. Il a été construit dans les années 1986 comme maison du tourisme . Il était en travaux, il me semble qu’un centre culturel Franco-Ouzbek est en cours de construction, et devrait accueillir une médiathèque et un espace Campus France.

Centre culturel français
Centre culturel français.

• Juste à côté, se trouve le musée national de l’histoire des timourides. Le bâtiment a été inauguré en 1996 et s’inspire de l’architecture timouride. La salle centrale est remarquable car richement décorée. Ensuite, le musée se consacre à l’histoire et l’architecture timouride. On y trouve des objets et artefacts datant de la dynastie timouride (XIVe au XVIIe siècles). Il y a également des cartes de l’empire et des maquettes des principaux monuments construits par les timourides.
J’ai trouvé la collection un peu petite et beaucoup de pièces sont en réalité des reconstitutions, donc après avoir visité Samarcande, Boukhara et Khiva, le musée est un peu moins impressionnant. Toutefois la salle centrale est très belle et le ticket est très peu cher comme tout en Ouzbékistan : 40000 sums/pers soit 2,80 €/pers.

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides

Musée national de l'histoire des timourides
Musée national de l’histoire des timourides.

• Nous passons enfin par la place Tamerlan. Elle a changé de noms plusieurs fois : place Constantinov (1882-1917), place de la Révolution (1917-1994). La place est dotée d’une grande statue de Timour à cheval depuis 1994. A cet emplacement, se sont succédées des statues de de Konstantin Petrovitch von Kaufmann (1910-1919), de Staline (1940-1961) et de Karl Marx (1968-1994). Autour, l’hôtel Ouzbékistan, assez célèbre pour ses dimensions et son style brutaliste des années 1970, le palais des forums internationaux d’Ouzbékistan, une salle de concert de 2009 mélangeant classicisme et modernisme, les carillons de Tachkent, une tour de l’horloge datant de 1947 aux styles soviétique et ouzbek mélangés ainsi que sa jumelle datant de 2009, le musée d’État des timourides où nous étions, et le parc Kashgar doté d’une promenade piétonne nommée rue Sayilgoh (aussi surnommé Broadway) avec des stands et des activités.

Hôtel Ouzbékistan

Hôtel Ouzbékistan et statue du Timour
Hôtel Ouzbékistan et statue du Timour.

Carillons de Tachkent

Carillons de Tachkent

Carillons de Tachkent
Carillons de Tachkent.

Palais des forums internationaux d'Ouzbékistan
Palais des forums internationaux d’Ouzbékistan.

Place Tamerlan
Place Tamerlan.

Promenade piétonne Sayilgoh

Promenade piétonne Sayilgoh
Promenade piétonne Sayilgoh, parc Kashgar.

• Nous rentrons ensuite à pied à l’hôtel pour une pause. Puis avant de dîner, nous nous rendons en VTC Yandex pour 20000 sums soit 1,4 €, au Magic City Park. Mis en place en 2021 sur un ancien parc soviétique, ce parc est un mélange entre galerie commerciale en plein air et parc d’attractions dont le thème est les villes d’Europe… et le Régistan de Samarcande. Chaque soir, le parc est illuminé. On y trouve de nombreuses boutiques à la Vallée Village, des restaurants et snacks et des attractions (petites montagnes russes, grande roue, tyrolienne, frisbee, etc). Il y a aussi un aquarium et un cinéma. Le soir, un spectacle a lieu entre le château de princesse à la Disneyland et l’étang. Le parc est sponsorisé par Pepsi, comme on peut le constater avec les nombreux logos présents. C’est un peu le rival du Tashkent Central Park, dont le sponsor est Coca-Cola. Nous irons le visiter demain.
Le parc est ouvert de 10h à 22h tous les jours de l’année. A la période des fêtes de fin d’année, il est encore plus décoré que d’habitude, ce qui lui donne des allures de marché de Noël. Je trouve que pour cette occasion, c’est une visite sympa le soir, encore plus avec des enfants, même sans faire d’achat ou d’attraction. En tous cas, le parc est blindé de monde en cette période. L’entrée est gratuite.

Magic City Park

Magic City Park

Magic City Park

Magic City Park

Magic City Park

Magic City Park

Magic City Park

Magic City Park
Magic City Park.

→ La suite (4/4) dans le message suivant ! ←

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► JOUR 11 :

• Dernier jour de visite à Tachkent et en Ouzbékistan ! Nous commençons par nous rendre à pied au monument Taras Chevtchenko et à sa mosaïque nommée “Le grand kobzar” ou “mosaïque de l’école n°110”. La mosaïque a été créée en 1969 par Vladimir Sergeevich Kutkin lors de la fondation de l’école ukrainienne “n°110”. Après le tremblement de terre de 1966 à Tachkent, de nombreux ouvriers ukrainiens ont participé à la reconstruction de ce quartier. Cette grande fresque représente le poète ukrainien du XIXe siècle Taras Chevtchenko (ou Shevchenko) avec une kobza. Ce poète a contribué à la diffusion de la culture et la langue ukrainienne dans le monde. Ses écrits ont défendu la liberté et la dignité humaine. En exil, Taras Chevtchenko a passé beaucoup de temps dans les actuels Kazakhstan et Ouzbékistan. La mosaïque est inspirée de son recueil de poèmes Kobzar et représente le long parcours du peuple ukrainien, de l’esclavage à la liberté.
La statue en bronze a été érigée en 202 par Leonid Ryabstev et représente aussi Taras Chevtchenko. L’ensemble marque la connexion entre les cultures ukrainienne et ouzbèke.

Monument Taras Chevtchenko

Monument Taras Chevtchenko

Monument Taras Chevtchenko
Monument Taras Chevtchenko et mosaïque de l’école n°110.

• Nous allons ensuite jusqu’à la station de métro Kosmonavtlar. Là encore, il s’agit d’une station joliment décorée, créée en 1984 par Sergo Sutyagin. Elle rend hommage aux personnalités liées à l’étude de l’espace : les cosmonautes soviétiques Youri Gagarine, Valentina Terechkova, Vladislav Volkov, Vladimir Djanibekov (premier cosmonaute d’Asie centrale et né dans l’actuel Ouzbékistan) ; ainsi que les scientifiques Galilée et Ulugh Beg. On trouve également le personnage mythologique d’Icare ainsi qu’une représentation de Spoutnik 1. Cette station a gagné le prix d’architecture de l’URSS en 1984.

Station de métro Kosmonavtlar

Station de métro Kosmonavtlar

Station de métro Kosmonavtlar

Station de métro Kosmonavtlar

Station de métro Kosmonavtlar
Station de métro Kosmonavtlar.

• A l’extérieur du métro, se trouvent le monument Vladimir Djanibekov et le monument aux cosmonautes (coordonnées GPS 41.303433, 69.275260). Ces deux statues ont été aussi inaugurées en 1984. Le monument aux cosmonautes rend hommage aux scientifiques qui étudiaient l’espace et cosmonautes ouzbeks.

Monument aux cosmonautes

Monument aux cosmonautes

Monument Vladimir Djanibekov
Monument Vladimir Djanibekov et monument aux cosmonautes.

• Nous retournons dans la station et prenons le métro jusqu’à la station Chorsu pour 1700 sums soit 0,12 € (ligne bleue). Nous arrivons ainsi à l’entrée de la vieille ville, au Chorsu, le bazar traditionnel couvert. Le bâtiment est un dôme en mosaïque bleue au style moderniste soviétique orientaliste datant de 1980. On trouve des stands aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur. Il s’agit principalement de commerces alimentaires : huiles, épices, thé, viandes, poissons, légumes (dont légumes en saumure tuzlamalar), fruits, fromages, pains, etc.

Chorsu

Chorsu

Chorsu

Chorsu
Chorsu.

• Dans la même rue, se situe la madrassa Koukeldach. Construite en 1569 lors de la dynastie Chaybanide par les sultans Barakkhan et Dervichkhan, c’est la plus grande des 23 madrassas de la vieille ville de Tachkent. Au XVIIIe siècle, la madrassa cesse d’être une école pour devenir un caravansérail puis une forteresse et une prison durant le khanat de Kokand. Durant l’ère soviétique, elle devient un musée. Depuis les années 1990, elle reprend son rôle initial, celui de madrassa. Lors de la visite, nous pouvons effectivement apercevoir les étudiants et leurs enseignants.
L’entrée coûte 15000 sums/pers soit 1 €/pers.

Madrassa Koukeldach

Madrassa Koukeldach
Madrassa Koukeldach.

• Juste à côté, il y a la mosquée Khodja Akhrar Vali avec ses 3 dômes. Elle date initialement en 1451 mais a été complètement reconstruite en 1888 suite à un tremblement de terre. C’est la 3e plus grande mosquée du vendredi, dépassée par la mosquée Bibi-Khanoum à Samarcande et la mosquée Kalon à Boukhara.
L’entrée est gratuite. Les femmes doivent se couvrir la tête d’un voile.

Mosquée Khodja Akhrar Vali

Mosquée Khodja Akhrar Vali

Mosquée Khodja Akhrar Vali
Mosquée Khodja Akhrar Vali.

• Nous sortons par l’arrière de la mosquée et débouchons dans la vieille ville ou eski shahar en ouzbek. Ce quartier est habité depuis très longtemps, on retrouve des traces dès le IIe siècle avant J-C dans cette zone. Toutefois, les monuments datent du XVIe siècle et les maisons actuelles du XIXe siècle car le quartier s’est reconstruit au fil des siècles. Certaines rues ont fait l’objet de rénovations récemment, c’est le cas de la rue Hakikat et la rue Gulbozor par exemple. Les maisons sont restaurées et arborent de jolies portes en bois sculpté. Les rues et les murs sont décorés de plantes, tissus et poteries. Il y a des commerces, des logements touristiques, des galeries d’art. A la haute saison, ce quartier est probablement animé pour attirer les touristes. Début janvier, c’est plutôt calme.
Nous l’avons loupée, mais plus au nord, il y a une très jolie rue de la vieille ville nommée rue Zarkaynar (voir ici).

Vieille ville de Tachkent

Vieille ville de Tachkent
Vieille ville de Tachkent.

• Nous débouchons sur le Sirk, c’est-à-dire le cirque d’État de Tachkent. C’est une salle de spectacle de cirque inaugurée en 1976. Elle a été construite sur une ancienne salle en bois de 1914, détruite lors du tremblement de terre de 1966. Le cirque a une forme de soucoupe volante ou de piala ouzbèke, mesure 77 m de diamètre et peut accueillir 2597 spectateurs, ce qui le classe parmi les plus grandes salles de cirque du monde. Il est toujours en service de nos jours.

Sirk
Sirk.

• Nous marchons ensuite jusqu’au centre pour la civilisation islamique. Inauguré en mars 2026, c’est le plus grand complexe culturel, scientifique et éducatif musulman d’Ouzbékistan. Il comporte notamment un musée sur l’histoire islamique en Asie centrale et en Ouzbékistan. Ses expositions couvrent la civilisation préislamique, l’âge d’or islamique, la renaissance timouride, l’histoire moderne de l’Ouzbékistan. Il y a aussi une salle sur le Coran d’Othman. Une attention particulière est portée à l’héritage scientifique des savants ouzbeks, à l’étude de leurs œuvres, ainsi qu’à la recherche universitaire contemporaine et aux nouvelles découvertes.
Quand nous sommes venus (janvier 2026), le complexe n’était donc pas encore ouvert, mais les bâtiments étaient entièrement terminés. Le style est très proche du complexe commémoratif de l’imam al-Boukhari de Boukhara. De ce que je vois sur Internet, l’intérieur a l’air superbe.

Centre pour la civilisation islamique

Centre pour la civilisation islamique

Centre pour la civilisation islamique
Centre pour la civilisation islamique.

• Juste à coté, se trouve le complexe de l’imam Hazrati. Il porte le nom d’Abu Bakr Muhammad ibn Ali Ismoil al-Kaffal ash-Shoshiy, abrégé en Kaffal Shashi et surnommé l’imam Hazrati. C’est le saint patron de Tachkent et une figure majeure de l’histoire spirituelle de l’Ouzbékistan ayant vécu au Xe siècle. “Imam hazrati” signifie simplement “saint imam”.
C’est un complexe construit à partir du XVIe siècle et agrandi plusieurs fois jusqu’au XXe siècle. La madrassa Barakkhan (1530), le mausolée Kaffal Shashi qui s’est construit sur la tombe de l’imam Hazrati (1542), et le mausolée Cheikh Zaynudin Bobo (1579 - aujourd’hui disparu) ont été construits par Abdullahkhan II. Au XIXe siècle, sont érigés : la mosquée Tillya Cheikh (1902), la madrassa Muy Muborak (1857) et la mosquée Juma (aujourd’hui disparue). La mosquée de l’imam Hazrati est construite en 2007 pour remplacer la mosquée Juma.
La madrassa Muy Muborak abrite le Coran d’Othman, aussi nommé Coran de Tachkent ou Coran de Samarcande. C’est un codex attribué à Othmân ibn Affân, 3e calife, mais en réalité il daterait du VIII au IXe siècle environ (pas de datation plus précise). Il est incomplet et écrit en style calligraphique coufique. Il se trouvait initialement à Koufa (actuel Irak), d’où Timour l’a dérobé pour le ramener à Samarcande où il est resté pendant des siècles. Lors de l’invasion de l’empire Russe en 1868, il est emmené à Saint-Petersbourg. Puis après la Révolution d’octobre en 1917, Lénine le confie à la population musulmane d’Oufa (actuelle Bachkirie, Russie). Mais après des protestations de la population du Turkestan, il est restitué à Tachkent en 1924.
L’entrée dans la madrassa Muy Muborak coûte 60000 sums/pers soit 4,2 €/pers. Quand nous sommes venus, le Coran d’Othman venait d’être transféré au centre pour la civilisation islamique. Je ne sais pas si c’est temporaire ou non. En tous cas, c’est un peu dommage pour la visite même s’il y a d’autres Corans exposés. L’entrée dans les autres monuments est gratuite. Pour les mosquées, il faut penser à se couvrir.

Mosquée de l'imam Hazrati

Mosquée de l'imam Hazrati
Mosquée de l’imam Hazrati.

Madrassa Barakkhan

Madrassa Barakkhan

Madrassa Barakkhan
Madrassa Barakkhan.

Madrassa Muy Muborak

Madrassa Muy Muborak

Madrassa Muy Muborak

Madrassa Muy Muborak
Madrassa Muy Muborak.

Mausolée Kaffal Shashi

Mausolée Kaffal Shashi

Mausolée Kaffal Shashi
Mausolée Kaffal Shashi.

• Nous partons déjeuner dans un restaurant local puis nous nous baladons dans la vieille ville. Cette partie-ci (au nord du complexe de l’imam Hazrati) ne semble pas touristique mais des maisons ont été rénovées comme on peut le voir aux portes et aux pavés tous neufs par endroits. Elle est traversée par le canal Kaykovus (ou Kalkaus) qui date des VI-VIIe siècles. La rue Tumaris est une des rues que nous avons visité (elles n’ont pas toutes de nom), et qui borde le canal. Quand nous sommes venus, ce petit canal historique était à sec, mais je pense que c’est parce que des travaux étaient en cours cet hiver. J’imagine qu’il sera réalimenté en eau par la suite (c’est peut-être déjà le cas à l’heure où ce carnet est publié). Sur les photos, l’eau monte au ras de la route.
Nous passons devant la mosquée Ismatullah Haji avant de déboucher sur une rue plus moderne au nord.
Par contre, je vois que nous avons loupé de jolies ruelles :
→ Dans la partie de la vieille ville longeant le canal Kaykovus, située à l’ouest de la rue Sagban.
→ Le canal principal se divise en 2 à l’intersection des grandes rues Sebzor et Nurafshon, au niveau du centre commercial Riviera. La partie, qui part à l’ouest vers le complexe de l’imam Hazrati, est celle où nous étions, le tout petit canal Kaykovus. La partie qui part vert le nord est un canal beaucoup plus large avec un courant plus fort. Suivez cette portion nommée Kichkirik pour trouver plusieurs cascades sharshera avec de la végétation, des maisons et des salons de thé.
De manière générale, suivre ce petit canal permet de faire une balade agréable dans la vieille ville.
Voici un lien avec des photos estivales de la vieille ville : https://eurasia.travel/fr/uzbekistan/tashkent/kalkaus-canal/

Vieille ville

Vieille ville

Vieille ville

Vieille ville

Vieilletexte en gras ville

Vieille ville
Vieille ville.

• Nous commandons ensuite un VTC Yandex pour 30000 sums soit 2,10 € pour nous rendre au mémorial aux victimes de la répression, datant de 2002. Les dômes bleus sont ceux du musée national de la mémoire des victimes de la répression, ouvert aussi en 2002. L’objectif est de perpétuer le souvenir des ouzbeks réprimés pour leurs activités et actions en faveur de la libération de la patrie sous les régimes tsariste et soviétique. Il comporte des expositions sur la guerre coloniale de l’empire russe en Asie Centrale à partir de 1860 et des répressions qui ont succédé, sur le régime de Staline (1920-1953), et sur l’affaire du Coton dans les années 1980 (travail forcé (dont d’enfants), corruption et fraude de dirigeants ouzbeks qui ont mené aux arrestations, suicides et purges de fonctionnaires). Il a été bâti sur le site des exécutions de masse perpétrées entre le début des années 1920 et la fin des années 1930.
Le mémorial est situé dans un joli parc bordé par le canal Bozsu. De l’autre côté de la route, se trouve la tour de télévision de Tachkent. Il est possible de monter tout en haut pour profiter de la vue.

Mémorial aux victimes de la répression

Mémorial aux victimes de la répression

Mémorial aux victimes de la répression

Mémorial aux victimes de la répression

Mémorial aux victimes de la répression

Mémorial aux victimes de la répression
Mémorial aux victimes de la répression.

• Direction la mosquée Minor en VTC Yandex pour 20000 sums soit 1,4 €. C’est la plus grande mosquée d’Ouzbékistan, inaugurée en 2014, et pouvant accueillir 2400 personnes. Son style, inspiré de l’architecture traditionnelle islamique ouzbèke tout en la modernisant avec du marbre blanc, est semblable à celui du centre pour la civilisation islamique et du complexe commémoratif de l’imam Al-Boukhari.
L’entrée est gratuite, il faut se couvrir la tête avec un voile quand on est une femme.

Mosquée Minor

Mosquée Minor

Mosquée Minor

Mosquée Minor
Mosquée Minor.

• Nous prenons un autre VTC Yandex pour 16000 sums soit 1,1 € en direction de la cathédrale de la Dormition de Tachkent. C’est une église orthodoxe russe bâtie en 1871 puis rénovée en 1990 et en 2010. Elle est fermée au culte de 1933 à 1945.

Cathédrale de la Dormition de Tachkent

Cathédrale de la Dormition de Tachkent

Cathédrale de la Dormition de Tachkent
Cathédrale de la Dormition de Tachkent.

• Enfin, nous rentrons faire une pause avant de ressortir pour notre dernière soirée en Ouzbékistan. Ce soir, nous choisissons de visiter le Tashkent Central Park (ou Mirzo Ulugh bek Central Park), grand parc urbain au centre de la ville. Nous nous y rendons en VTC Yandex pour 21000 sums soit 1,5 €. Inauguré en 1934 sous le nom de Telman Park, ce parc a été entièrement remodelé en 2018. On y trouve des arbres centenaires, un lac artificiel, une Tour Eiffel miniature et plusieurs manèges (carrousel, grande roue, chaises volantes), ainsi que des commerces et snacks. A l’instar du Tashkent Magic City dont le sponsor est Pepsi, le sponsor du Tashkent Central Park est Coca-Cola, dont le logo est omniprésent. Pour les fêtes de fin d’année, le parc est fortement décoré.
L’entrée est gratuite. Nous pensions tomber sur un parc bondé comme le Magic City, mais il est en réalité un peu vide… Mais nous étions un lundi soir après manger, alors que pour le Magic City, c’était un dimanche soir avant manger, ce qui explique peut-être cette différence de fréquentation.

Tashkent Central Park

Tashkent Central Park

Tashkent Central Park

Tashkent Central Park

Tashkent Central Park

• Dernier parc important mais non visité : le Tashkent City Park en plein milieu du quartier des affaires et de ses gratte-ciels. Ce parc, ouvert en 2019, est plus un parc urbain qu’un parc d’attraction. Il est populaire pour son immense fontaine dansante et ses illuminations nocturnes.

• Enfin pour clore notre visite, voici quelques photos de bâtiments de Tachkent de nuit, aux alentours de notre hôtel. Nous passons notamment devant l’opéra de Tachkent.

Rues de Tachkent

Opéra de Tachkent

Opéra de Tachkent
Rues de Tachkent et opéra de Tachkent.

► JOURS 12/13 :

• Tôt le matin, c’est l’heure du départ, mais nos deux vols ont été annulés suite aux intempéries début janvier en Turquie. Turkish Airlines nous propose directement de nouveaux vols que nous accepter. Le premier est le même jour… à 5 min de décalage (?), et le deuxième est le lendemain matin. Nous prenons un VTC Yandex en direction de l’aéroport pour 30000 sums soit 2,1 €.
Turkish Airlines nous propose soit l’option Touristanbul, soit une nuit d’hôtel. Nous choisissons la nuit d’hôtel pour ne pas devoir attendre toute la nuit dans l’aéroport d’Istanbul après l’excursion Touristanbul. Les repas sont pris en charge ainsi que les transports de l’aéroport à l’hôtel.
Pour ceux à qui cela pourrait arriver et qui choisiraient la nuit d’hôtel comme nous, il faut se rendre à un des guichets Turkish Airlines dans le hall de l’aéroport. Ils feront les réservations (gratuitement) et donneront l’heure de départ de la navette vers l’hôtel. Ce sont généralement des hôtels éloignés de la ville (mais rien n’empêche d’y retourner par nos propres moyens en VTC ou taxi ; c’est ce que nous avons fait pour profiter un peu d’Istanbul que nous connaissons déjà).
Pour ceux qui aimeraient faire l’excursion Touristanbul, rendez-vous à un de leurs guichets dans le hall de l’aéroport. Ils sont généralement à côté des guichets Turkish Airlines. Ils ont aussi des guichets dans la zone de transit où ils peuvent donner des renseignements, mais les réservations se font dans ceux du hall. Il y a différents tours en fonction de leur durée, des points à visiter, des heures et des jours.

Mosquée neuve, Istanbul
Mosquée neuve, Istanbul.

ANNULÉ : Vol Tachkent > Toulouse le 6 janvier 2026, départ de Tachkent à 9h55, escale de 2h05 à Istanbul, arrivée à Toulouse à 17h10 (heure locale).

FINALEMENT : Vol Tachkent > Istanbul le 6 janvier 2026, départ de Tachkent à 10h00, arrivée à Istanbul à 13h20 (heure locale).
Puis, Vol Istanbul > Toulouse le 7 janvier 2026, départ d’Istanbul à 08h50, arrivée à Toulouse à 10h35 (heure locale).

► BILAN :

L’Ouzbékistan est une très belle découverte, même en hiver. Les températures sont acceptables pour des personnes vivant en Europe (même s’il me semble que courant janvier et février, il fait plus froid que fin décembre et début janvier, et que les épisodes de neige peuvent ralentir les routes). Toutefois, il faut reconnaître que c’est bien plus agréable de profiter des parcs (très nombreux à Tachkent) lorsque les températures sont plus clémentes et la végétation de retour. Quand il fait froid, on s’attarde un peu moins ! Le + de la saison, ce sont toutes les décorations et l’ambiance festives des fêtes de fin d’année. En contrepartie, les boutiques pour les touristes ne sont pas toutes ouvertes. Les 4 villes visitées valent le détour. Khiva est très mignonne, bien qu’un peu artificielle tellement tout est tourné vers le tourisme. Nous avons préféré Boukhara et Samarcande, avec leurs monuments anciens absolument impressionnants. Boukhara est très agréable car une grosse partie de la vieille ville est piétonne, et beaucoup de points d’intérêts sont donc accessibles à pied. Samarcande est plus étendue et il faut un peu plus se déplacer pour se rendre aux monuments, mais ceci est contrebalancé par leur grandeur. Enfin Tachkent est souvent mise de côté, mais je pense qu’il ne faut pas la comparer aux autres villes. Elle ne dispose que de quelques monuments anciens du XVIe siècle comme Boukhara et Samarcande, mais elle permet de découvrir une histoire plus récente de l’Ouzbékistan, celle des XIXe et XXe siècles. Les bâtiments ne sont pas aussi raffinés, mais ils racontent autre chose (et puis certains apprécient volontiers les architectures modernistes et brutalistes). J’avoue tout de même ne pas être très fan des immenses routes à voitures pas toujours pratiques à traverser, et la marche à pied ne suffit pas pour visiter cette aussi grande ville. Je pense qu’à la belle saison, Tachkent est bien plus jolie que sur mes photos et mérite tout de même quelques jours de visite.
L’histoire de l’Ouzbékistan et de l’Asie centrale est un peu moins connue des occidentaux, et c’est vraiment l’occasion de découvrir toutes ses richesses. Cette région est un carrefour d’échanges humains, culturels et commerciaux. Elle a été un centre intellectuel important durant la période médiévale et a donné naissance à de nombreux savants connus dans le monde entier.
Toutefois, le pays est vaste et nous avons visité les 4 villes les plus connus, c’est le trajet très classique des touristes depuis que le pays s’est ouvert au tourisme en 2019 (seulement !). Voici quelques autres idées de visites : la mer d’Aral, le désert du Kyzyl-Koum (que nous avons entrevus lors de notre visite des forteresses) et le lac Aydar, la vallée de Ferghana, le village de Sentob et les monts Nourata, les monts Zeravchan (entrevus lors de notre excursion à Chakhrisabz) ou encore les montagnes de Chimgan et le lac Charvak, la réserve naturelle de Zaamin, les monts Zeravchan, découvrir des anciens sites bouddhistes (Fayz-Tepe et Zurmala, Termez), etc.

Quelques éléments de budget (fin décembre 2025/début janvier 2026)

Avions : 1er 710 €/pers A/R puis 47,5 €/pers aller → Total 757,5 €/pers
Excursions : 50 $ + 80 $ → Total 130 $ soit 65 €/pers
VTC (Yandex) : 840000 sums soit 58,87 €, 1,9 € en moyenne (toutes durées de trajet confondues)
Métro : 9200 sums soit 0,64 € pour 3 trajets pour 2, soit 0,1 € le ticket
Logements : 290 € pour 10 jours, donc 29 €/jour et 14,5 €/jour/pers
Repas : 4518310 sums soit 316,6 € pour 20 repas, donc 7,9 €/repas/pers (restaurants touristiques et locaux mélangés)
Visites de monuments et musées : 3174000 sums soit 222,43 €, donc 111,2 €/pers
Autres (bouteilles d’eau, cartes sim, souvenirs, goûters…) : 939000 sums soit 65,80 €
:arrow_right: Total : 2608 € à 2 pour 10 jours, soit 1304 €/pers (avions compris) — 546,7 €/pers (hors avions)

:uzbekistan:

1 « J'aime »

Bonjour, J’ai rarement lu un carnet de voyage aussi complet. Bravo. Reste plus qu’à le proposer au Routard pour enrichir leur prochaine version sur l’Ouzbékistan !
Juste une remarque sur le bilan : le tourisme en Ouzbékistan ne s’est pas ouvert en 2019 mais il était déjà poussé depuis longtemps par le régime soviétique. J’y ai fait mon voyage de noces en 1981 (sous le régime de Brejnev) et je m’y étais juré d’y retourner 40 ans après si j’étais toujours mariée avec le même homme : chose faite en 2021 !
En 1981, on voyait déjà de nombreux monuments restaurés dans les 4 villes que vous présentez et c’était déjà magnifique. Ce qui était radicalement différent, c’est le mode de vie des ouzbeks avec qui tout contact nous était interdit et l’absence de mise en avant de leurs traditions culturelles et artisanales qu’ils ont heureusement cultivées en secret pour les faire revivre aujourd’hui. En 2021, j’ai été heureuse de voir un pays qui a su évoluer vers la modernité, l’ouverture au monde d’un côté et le respect de leur histoire et l’envie de transmission de l’autre côté
. Bravo encore à vous

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Bonjour mch38, merci pour votre retour ! Cela me fait plaisir. :grin:
Et merci pour la précision !

Bonjour.
un très très beau souvenir que nous avons de ce voyage en 2024. Nous avons fait ce même circuit avec en plus Fergana. Nous nous sommes pas préoccupés de l’enregistrement de nos passeports et je ne suis pas sûr que les hôtels les ont fait…Nous avons également loué une voiture en passant par Sixt, récupérée à Samarcande et rendue à Tackent. mon permis international ne m’a pas était demandé et pas de traduction en russe non plus. Voyage effectué en mai 2024 avec des températures entre 25 et 30. Un régal.

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Merci pour ce retour et pour ces informations complémentaires ! :blush:

Petite mise à jour ! Depuis le 1er mai 2026, il y a une nouvelle ligne de train nommée “Jaloliddin Manguberdi” qui voyage de Tachkent jusqu’à Khiva, en complément de l’Afrosiyob qui voyageait de Tachkent à Boukhara !
Le trajet Tachkent ↔ Khiva avec ce nouveau TGV dure 7h-8h contre 14h-15h dans les trains de nuit classiques (trains Passenger, Sharq, Express…). Par contre, il n’y a que des places assises comme dans les Afrosiyob.
Le prix est également plus cher, 780000 sums (56 €) la place en Econom class sur le Jaloliddin Manguberdi, contre 245140 sums (17,6 €) la place en Sleeper dans un train de nuit Passenger.

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