Bonjour ! ![]()
Voici un retour sur notre voyage en Ouzbékistan qui a eu lieu du 26 décembre au 6 janvier 2026. Nous sommes un couple (29 et 33 ans).
Au programme :
- Khiva (2 jours / 1 nuit) dont excursion aux forteresses du désert de Kyzylkoum
- Boukhara (3 jours / 4 nuits)
- Samarcande (3 jours / 3 nuits) dont excursion à Chakhrisabz
- Tachkent (2 jours / 2 nuits)
► FORMALITÉS ◄
ENTRÉE EN OUZBÉKISTAN
Aucun visa n’est exigé pour les ressortissants français, belges, suisses, canadiens pour un séjour inférieur à 30 jours. Un visa sera nécessaire pour plus de 30 jours de voyage.
Le passeport doit avoir une validité d’au moins 6 mois à compter de la date de voyage prévue.
Pour tout séjour supérieur à 72h, les ressortissants étrangers doivent s’enregistrer auprès de l’OVIR (département des visas et de l’enregistrement). Les hôtels et établissements autorisés à accueillir des voyageurs font l’enregistrement automatiquement. Ils donnent une fiche justifiant du séjour, à garder jusqu’à la sortie du pays.
Il faut penser à faire cette formalité soi-même si on loge chez un particulier, ou que l’on fait du camping. Le site pour l’enregistrement est : http://www.emehmon.uz/
Bon, personnellement, nous avons complètement zappé ce détail, donc nous n’avons pas vérifié si nos hôtes faisaient la démarche… Mais nous n’avons pas eu de problème pour repartir.
Autre formalité, mais facultative, l’enregistrement du téléphone portable. Cela concerne les personnes souhaitant rester plus de 30 jours ou revenir en Ouzbékistan avec le même téléphone. Il faut enregistrer son téléphone auprès de l’agence UzIMEI. Pour se faire, il faut le déclarer à la douane dans l’aéroport, qui transmet un formulaire. Ce formulaire est à utiliser pour faire l’enregistrement sur : https://uzimei.uz/
Au bout de 30 jours, un téléphone étranger équipé d’une carte sim ouzbek est automatiquement banni du réseau s’il n’a pas été enregistré auprès de l’UzIMEI (il est tout de même possible de débloquer la situation à la douane). Pour les personnes restant moins de 30 jours et/ou n’ayant pas prévu de revenir ou pas avec le même téléphone ne sont pas concernées.
Nous n’avons pas fait cette démarche.
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COMMUNICATION
La langue officielle de l’Ouzbékistan est l’ouzbek, une langue turcique parlée pour l’instant par 66 % de la population, mais en essor.
Le tadjik, variété du persan, est parlé par 10 à 20 % de la population, notamment à Boukhara et Samarcande où l’on retrouve une large population d’origine tadjike. Généralement cette population parle aussi bien l’ouzbek que le tadjik.
Le russe, bien qu’en perte de vitesse depuis l’indépendance de l’Ouzbékistan vis à vis de l’URSS, reste une langue largement parlée et comprise, notamment dans les grandes villes. A Tachkent, cette langue est presque majoritaire car c’est ici que vit la minorité russe du pays, qui représente 20 % de la population de la ville.
Dans la république autonome du Karakalpakstan, région de l’Ouzbékistan, la population parle karakalpak, une langue turcique proche du kazakh. Dans les territoires plus reculés, on peut croiser des locuteurs kazakhs.
L’anglais se répand dans les zones touristiques, c’est-à-dire les grandes villes de la roue de la soie.
Au final, les Ouzbeks, de part la multiethnicité de leur pays, sont polyglottes et parlent pour beaucoup l’ouzbek, le russe, parfois le tadjik et l’anglais pour les plus jeunes.
Personnellement, nous avons réussi à communiquer durant tout notre voyage. Avec les jeunes, nous avons pu échanger en anglais même s’il a été rare de pouvoir faire de grandes conversations (sauf avec un chauffeur). Les personnes plus âgées (et parfois moins âgées à l’ouest du pays) ont plutôt appris le russe et ne connaissent pas l’anglais. Dans ce cas, nous avons utilisé une application de traduction (ex : Google Translate) pour communiquer avec eux.
L’ouzbek s’écrit depuis 1995 avec l’alphabet latin, après avoir été écrit en alphabet cyrillique pendant la période soviétique et en alphabet perso-arabe encore avant.
On trouve ainsi des inscriptions principalement en alphabet latin, mais aussi très régulièrement en alphabet cyrillique. Les inscriptions en alphabet perso-arabe se retrouvent dans les vieux monuments et manuscrits.
Pour le téléphone , étant hors Europe, il faut acheter une carte sim, une carte e-sim ou disposer d’un forfait avec des options internationales. C’est facile de se procurer une carte sim dans un magasin de téléphonie mobile ou dans un commerce de détail. Il y a des magasins de téléphonie à la sortie de l’aéroport.
L’Ouzbékistan est compris dans les destinations du forfait Free 5G. Mais pour avoir testé, c’est vraiment qu’à Samarcande et Tachkent que nous avons capté le réseau internet. Dans les autres villes, cela ne fonctionnait pas (nous avions des cartes sim locales).
Pour l’enregistrement du téléphone portable auprès de l’agence UzIMEI, voir la section ci-dessus. ![]()
MONNAIE
La monnaie nationale ouzbèke est le sum ou soʻm (UZS). Fin 2025, 1 € → 14 220 sums.
Pour se procurer des sums, le mieux est de prendre des billets en euros pour les échanger en Ouzbékistan dans des bureaux de change ou à la banque. Il y en a dans les aéroports et en ville.
Beaucoup de choses se paient en espèces : petits restaurants, hôtels, boutiques de souvenirs, petits commerces, taxi/VTC, etc.
D’autres choses peuvent se payer en carte bancaire : restaurants de plus grande taille, supermarchés, entrées dans des monuments, etc.
LOGEMENTS
Comme pour d’autres destinations, on peut réserver des logements (hôtels, hostels, appartements, maisons d’hôtes) en ligne, par exemple sur Booking.
On trouve de nombreuses maisons d’hôtes tenues par la famille à Samarcande, Boukhara et Khiva. La famille vit sur place et sert des petits-déjeuners. C’est un peu comme les riads marocains et les dars tunisiens.
Pour les paiements, tous nos logements ont demandé à être payés sur place.
GUIDE / AGENCE DE VOYAGE ?
L’Ouzbékistan développe son tourisme d’années en années. Il n’est pas difficile de visiter les grandes villes touristiques du pays en autonomie, sans guide : Samarcande, Boukhara, Khiva, Tachkent. On peut se déplacer en transport en commun ou en taxi/VTC.
D’une ville à l’autre, il est possible de se déplacer en train ou en autocar.
Toutefois, les régions plus rurales nécessitent une voiture pour se déplacer d’un village ou point d’intérêt à l’autre. Attention pour conduire une voiture, il faut soit avoir un permis international, soit faire une traduction certifiée en russe de son permis.
Si vous n’avez pas prévu de conduire une voiture par vous-même(s), un guide, un chauffeur ou une excursion organisée peuvent alors être nécessaires pour visiter ces régions qui nécessitent d’être véhiculé. Vous pouvez demander un contact à votre logement ou bien chercher sur Internet. Il y a des services de chauffeurs sur 12go, des excursions touristiques sur GetYourGuide.
SE DÉPLACER
○ En ville : Dans les grandes villes, vous pourrez vous déplacer en taxi. Deux possibilités : héler un taxi et négocier la course avec lui ou passer par l’application Yandex (= équivalent de Uber). C’est très pratique et rapide. Le paiement se fait à l’arrivée, en espèces.
En ville, vous pouvez aussi vous déplacer en bus de ville… Spécifiquement à Tachkent, vous avez le métro, dont le prix est dérisoire.
○ Entre deux villes : Vous avez plusieurs possibilités : en avion, en train, en autocar et en marchroutki, qui est un taxi collectif qui part quand il est plein. S’il est totalement possible de réserver son ticket de train ou de certains autocars en ligne, un marchroutki ne se réserve pas.
- Le train me semble être la solution la plus simple, efficace et confortable pour voyager. La ligne principale relie Tachkent, Samarcande, Boukhara, Khiva, Ourgentch, Noukous. Il existe ensuite d’autres lignes plus petites, notamment vers le sud. Les tickets sont réservables sur le site officiel www.railway.uz et sa billetterie https://eticket.railway.uz/en/. Nous n’avons pas eu de problème pour réserver sur le site depuis la France, avec la version anglaise du site. Les tickets sont mis en ligne environ 45 jours à l’avance, mais cela dépend des lignes. En haute saison et pendant les fêtes, il vaut mieux réserver vite pour choisir ses places et être ensemble (quand on est en groupe). Lorsque vous prévoyez votre voyage, prenez en compte que certains trajets se font plusieurs fois par jour, tous les jours, mais d’autres ne se font que certains jours de la semaine ! Les horaires et jours de départ sont donnés sur le site officiel (il faut mettre le nom des lignes) : https://eticket.railway.uz/en/pages/schedule
Il existe plusieurs classes de wagons selon le type de places (que l’on ne retrouve pas forcément sur toutes les lignes) :
→ Sitting : Place assise.
→ Sleeper : Place en couchette simple. Le couloir sépare un emplacement pour 4 (2 couchettes en haut, 2 couchettes en bas) et un emplacement pour 2 (1 couchette en haut, 1 couchette en bas). Les couchettes ne sont pas repliées en journée (même s’il est possible de le faire afin d’avoir des sièges). Donc si vous vous retrouvez sur la couchette du haut, vous risquez de devoir rester couché pendant le voyage, sauf si la personne de la couchette du bas a replié sa couchette.
→ Coupe : Place en cabine privée de 4 couchettes (2 en haut, 2 en bas), qui ressemble à l’emplacement pour 4 des “Sleeper” mais avec une porte.
→ SV ou Lux : Place en cabine privée de 2 couchettes, également avec une porte.
→ Sur les TGV Afrosiyob (que de Tachkent à Boukhara), on trouve également des places assises VIP, Business Class et Econom Class. La différence réside dans la largeur des sièges, leur confort, l’espacement entre chaque siège et l’espace pour les bagages. En VIP, il y a 2 sièges d’un côté + 1 siège de l’autre qui se font face, avec tablette. En Business Class, il y a 2 sièges face à face ou côte à côte ou 1 siège seul, avec tablette. Enfin, en Econom Class, il y a 4 sièges face à face sans tablette au milieu.
Les places plus haut de gamme restent très abordables (ex : 32060 sums soit 22 €/pers pour Samarcande → Tashkent en SV).
Dans les wagons avec couchettes, de nouveaux draps sont remis aux nouveaux arrivants. Il y a un contrôleur dans chaque wagon qui veille à ce que tout se passe bien et réveille les passagers quand le train arrive à leur gare d’arrivée (il note les arrivées de chaque personne).
Il y a un gros samovar (sorte de ballon d’eau chaude) où les passagers peuvent venir se servir pour faire du thé ou des soupes. Des sachets de thé sont donnés.
Selon le type de train, il peut y avoir un wagon-restaurant (par exemple dans les Sharq). Selon les classes de wagon, il peut y avoir la climatisation et des prises USB (Afrosiyob, Sharq en Business, Passenger).
Un guide des trains intéressant : The Complete Uzbekistan Railways Guide: How To Travel By Train In Uzbekistan In 2025
Emplacement de 4 en “Sleeper”.
Cabine “SV”. - Les autocars relient aussi bien les villes principales que les petits villages. Par contre, la vallée de Ferghana et la route allant de Samarcande à Chakhrisabz sont inaccessibles en autocar, la route étant trop dangereuse. Voici un nom de compagnie : Yutong Bus Uzbekistan. Elle n’a pas de site internet mais on peut réserver un ticket sur les plates-formes 12go ou Bookaway… Nous n’avons pas testé ce type de transport, donc nous n’en savons pas plus.
- En voiture ? Comme expliqué plus haut, pour conduire une voiture en Ouzbékistan, il faut soit avoir un permis international, soit faire une traduction certifiée en russe de son permis. Toutefois, il est possible de louer une voiture avec un chauffeur. Il est aussi possible de demander directement les services d’un chauffeur ou d’un guide. Vous pouvez demander un contact à votre logement ou bien réserver sur 12go (transfert avec chauffeur), ou sur GetYourGuide ou autre plate-forme d’excursions touristiques (privées ou en groupes).
TENUE VESTIMENTAIRE
Il n’y a pas spécialement de tenue vestimentaire à suivre en Ouzbékistan. Je dirais juste d’éviter les tenues trop échancrées (décolletés importants, jupes/short très courts) et de penser à prendre de quoi se protéger du soleil dès que les beaux jours arrivent. Nous avons visité en hiver, donc il fait plutôt froid en Ouzbékistan. Nous avons donc prévu manteaux, bonnets, gants, écharpes pour l’occasion.
Les personnes souhaitant visiter les mosquées doivent porter des tenues plus couvrantes : épaules et jambes couvertes pour les hommes comme pour les femmes, et cheveux couverts pour les femmes. Nous avons trouvé les ouzbeks plutôt flexibles car des femmes simplement couvertes d’une capuche pouvaient rentrer. Malheureusement, certain(e)s touristes profitent aussi de cette flexibilité pour se découvrir pour faire des photos, ce qui est assez irrespectueux pour les locaux.
→ Ces règles vestimentaires valent principalement pour les mosquées fréquentées par les fidèles. Les mausolées, madrasas et anciens monuments religieux ne sont généralement pas concernés (en gros tout ce qui est touristique avec ticket d’entrée, ou presque).
MÉTÉO
Voici un site plutôt complet donnant des données météorologiques sur les pays, régions et villes du monde :
https://www.ou-et-quand.net/partir/quand/asie-centrale/ouzbekistan/
Personnellement, nous avons voyagé fin décembre - début janvier. Nous avions lu que les températures en hiver allaient être très froides, mais en regardant les températures moyennes en décembre, nous avons constaté que ce n’est pas si différent qu’en France. Il y a tout de même des différences selon les régions : Khiva et le Karakalpakstan subissent les climats les plus froids, tandis que les températures sont plus douces à Tachkent. Au final, nous n’avons pas subi le froid plus que cela durant notre voyage.
En hiver, il peut y avoir des problèmes de gaz, d’électricité et de chutes de neige, mais nous n’avons pas vécu cela.
Les paysages sont un peu plus ternes qu’au printemps, en été ou en automne, mais il y a beaucoup moins de touristes. Par contre, la période de fin d’année est très festive en Ouzbékistan donc c’est aussi très sympa à découvrir.
REPAS
Nous avons trouvé des restaurants de cuisine traditionnelle (milliy taomlar) dans toutes les villes visitées. Nous pouvons distinguer les restaurants pour touristes (plus chers avec beaucoup de choix) des restaurants pour locaux (moins chers avec moins de choix et pas forcément de desserts, mais souvent meilleurs).
De part l’influence de l’ex URSS, on trouve de nombreux restaurants russes, géorgiens ou azéris. La Turquie exerce également son influence culinaire et de nombreux restaurants et fast-foods turcs sont disponibles. Avec le développement du tourisme, les fast-foods occidentaux ainsi que les restaurants italiens apparaissent de plus en plus dans les grandes villes.
Voici un exemple de prix extrêmes : 557 000 sums soit 39,5 € pour 2 dans le restaurant touristique le plus cher que nous avons testés VS 80 000 sums soit 5,6 € pour 2 dans un petit restaurant local. Le restaurant à 557 000 sums reste un extrême, et nous avons trouvé beaucoup de restaurants touristiques à 200 000 - 300 000 sums, soit 14 - 21 € pour 2.
Le plat national ouzbek est le och ou plov (= mot russe qui dérive du persan pilau et du turc pilaf). C’est un riz sauté avec des légumes (carottes jaunes et oranges, pois chiches, raisins secs, ail), de la viande (principalement mouton, mais aussi bœuf, poulet) et d’épices (cumin, coriandre, curcuma). Selon les régions, il peut être agrémenté de feuilles de vignes farcies (type dolma) et d’œufs durs de caille. Il existe aussi une version des juifs de Boukhara : le bakhsh ou plov vert à base de coriandre, de persil et d’aneth. On retrouve le plov dans d’autres pays d’Asie centrale : Tadjikistan, Kazakhstan, Kirghizistan, Turkménistan, Afghanistan (kabuli palau). Il se rapproche des pilao et biryanis indiens, pakistanais et bangladais.
Autre plat extrêmement courant : les laghman, un plat de nouilles tirées préparées en soupe ou sautées, avec de la viande, des légumes, des œufs. Ce plat trouve son origine dans le Xinjiang (région des Ouighours) en Chine mais s’est diffusé en Asie centrale où il est très populaire. Dans la région de Khiva, on trouve une variante appelée shivit osh où les nouilles sont teintes en vert par l’aneth et accompagnées d’une sauce blanche au lait caillé.
On trouve également beaucoup de mantı, des raviolis turcs qui se sont diffusés en Asie centrale où ils ont gonflé de volume. Ils sont fourrés à la viande ou au potiron. On les nomme tchoutchvara lorsqu’ils baignent dans un bouillon, en version mini. En version géante et couvert de sauce tomate, il existe le khanum.
Le bechbarmak est un autre plat notable. A base de nouilles et de viande bouillie de cheval, de mouton ou de bœuf, il s’agit du plat typique des nomades turciques. Le naryn est un autre plat à base de cheval. Il existe aussi des ragoûts comme le dimlama ainsi que de nombreuses soupes comme le mashhurda, la shurpa, la golupsi (importée de la Russie).
Une autre spécialité d’Asie centrale et du Caucase est le chachlyk (dérivé du mot turc chich qui veut dire broche). Il s’agit de brochettes de viande (bœuf, mouton, poulet, foie) grillées que l’on peut trouver aussi bien dans des restaurants touristiques que dans des restaurants locaux spécialisés en grillades. Je vous conseille de les goûter dans des restaurants locaux de grillades, elles seront beaucoup moins chères, mieux fournies et bien meilleures. Il est aussi possible de trouver des kebabs à base de viande hachée servis en assiette ou dans diverses types de pains plats comme le lavash ou le pita.
En parlant de pains non, il en existe une multitude selon les régions : lepyoshka, chalpak, obi non, Samarkand non, Bukhara obi non, etc.
Les somsa, les cheburek et les bishap sont des petits chaussons de différentes formes et pâtes fourrés à la viande appréciés en entrée ou comme street food.
Les ouzbeks produisent aussi un fromage assez particulier : le kurut, qurt ou kashk selon les pays. Il s’agit d’un fromage séché en forme de boule. On trouve aussi d’autres formes de fromages comme le kolbasniy sir ou “fromage saucisson” soviétique.
Côté sucré, il existe plusieurs spécialités. Tout d’abord le halva, dont la version centre-asiatique diffère des versions turques et maghrébines. Il en existe plusieurs variétés, notamment la kokand halva, à base de lait.
Les ouzbeks consomment plein d’autres sucreries : kunjutli (cacahuètes ou amandes caramélisées avec des graines de sésame), navat (sucre cristallisé), parvarda (bonbon friable), pashmak (barbe à papa), kush-tili (beignet), etc.
Ensuite, il y a le baklava version ouzbèque à base d’une pâte différente de la pâte phyllo et de noix. D’ailleurs, on trouve aussi bien des “baklava turcs” que des “baklava ouzbeks” dans les restaurants. Autre pâtisserie orientale notable : le chak-chak, à base de pâte et de miel.
Des gâteaux sont aussi populaires, mais ont plutôt une origine des pays ex-soviétiques voisins : le Napoléon, mille-feuille imbibé, et le medovik, gâteau à étages au miel et au lait concentré.
Les fruits sont aussi très consommés : grenade, melon, pastèque, raisin, abricot, poire, pomme, cerise, citron, figue, datte, noix, amandes, cacahuètes, etc.
Enfin, concernant les boissons, le thé choy (vert comme noir) occupe une place centrale. Il existe de nombreuses saveurs de thés choisissables en restaurant ou achetable en magasin. Le chalap, boisson froide au yaourt salé ressemblant à l’ayran, est aussi très populaire. Il peut être fait à base d’eau gazeuse. On trouve aussi le sharbat , une boisson fruitée sucrée préparée en faisant bouillir des fruits ou aromates séchés. Quelques exemples : rayhon (basilic), anor (grenade), na’tak (églantier), olcha (cerise), atirgül (rose), tut (mûrier), etc. Le kompot est aussi une boisson d’origine russe fruitée faites à partir de fruits séchés, mais ceux-ci sont laissés dans la boisson. Le jus de grenade est très populaire.
Côté alcools, il existe des bières, des vins et des vodkas ouzbèques. On peut en acheter au supermarché ou en supérette, et en consommer dans les restaurants touristiques ou les bars. Quant à l’eau, il vaut mieux la boire en bouteille et éviter l’eau du robinet.
► LE VOYAGE ◄
► JOUR 1 :
→ Vol Toulouse > Tachkent le 26 décembre 2025, départ de Toulouse à 11h30, escale de 2h20 à Istanbul, arrivée à Tachkent à 01h50 (heure locale).
Prix : 710 €/pers (aller-retour) avec Turkish Airlines, réservé 5 mois à l’avance.
► JOUR 2 :
• Arrivés à l’aéroport de Tachkent, nous commençons par passer les contrôles de police et échanger un peu d’euros en sums. Puis, nous récupérons nos bagages en soute. Nous sommes actuellement dans l’aéroport international. Notre voyage ne s’arrête pas ici puisque nous prendrons dans quelques heures un vol pour nous rendre à Ourgentch, à côté de Khiva. Mais nous devons nous rendre dans le terminal des vols locaux. Faire le tour prend environ 5 km, donc nous prenons un VTC.
Arrivés à l’aéroport local, il nous reste plus qu’à attendre. A la base, nous ne devions pas attendre temps que ça, nous prenons le premier vol de la journée. Malheureusement le vol a environ 2h de retard. Nous prenons un petit-déjeuner à l’aéroport pour 105 000 sums soit 7,58 € à 2.
→ Vol Tachkent > Ourgentch le 27 décembre 2025, départ de Tachkent initialement prévu à 05h45 (réalité : 07h10), arrivée initialement prévue à Ourgentch à 07h20 (réalité : 09h45).
Prix : 657631 sum/pers soit 47,5 €/pers (aller simple) avec Centrum Air, réservé 4,5 mois à l’avance.
• Nous arrivons à Ourgentch, la grande ville de la région de Khorezm, où se trouve également Khiva. Aussi nommée Novy-Urgench (Nouvelle-Ourgentch), il ne faut pas la confondre avec l’autre Ourgentch, Kunya-Urgench (Ancienne-Ourgentch), dont les vestiges sont classés au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cette ancienne ville est située à 150 km de la nouvelle, au Turkménistan.
Notre Ourgentch est située à 31 km de Khiva (environ 39 min). L’hôte de notre logement est venu nous chercher pour 20$. C’est probablement assez cher, mais nous ne voulions pas nous embêter en arrivant après nos vols.
KHIVA 
Khiva (Xiva en ouzbek) est une ville de 95200 habitants situées dans la région du Khorezm (ou Khwarezm), à l’est de l’Ouzbékistan, à quelques kilomètres de la frontière turkmène. La ville a été fondée il y a environ 2500 ans. Elle n’est pas située sur la Route de la Soie, mais a tout de même prospéré par le passage de caravaniers. Khiva est la ville de naissance du mathématicien Al-Khwârizmî (VIIIe siècle) qui a donné son nom à l’ “algorithme”. Le médecin et philosophe Ibn Sînâ (Avicenne), né à côté de Boukhara (Xe siècle), y vit pendant 9 ans.
Elle devient la capitale du khanat (= royaume) du même nom, indépendant du XVIIe siècle jusqu’en 1873 où il passe sous protectorat russe. Puis en 1920, les révolutions bolchéviques donnent naissance à la république soviétique populaire du Khorezm, intégrée à l’URSS. En 1924, cette république est divisée et rattachée à d’autres entités : les républiques socialistes soviétiques d’Ouzbékistan et du Turkménistan, ainsi que l’oblast autonome karakalpak.
Khiva est connue pour sa vieille ville fortifiée, nommée Itchan Kala “forteresse intérieure”. La ville nouvelle (ou robod) est aussi connue sous le nom de Dishan Kala “forteresse extérieure”.
Le mot “kala” vient de l’arabe “qal’a” signifiant forteresse, emprunté par le persan qui le diffuse dans les langues turciques. C’est pour cela que l’on trouve des kalaa et des qal’a du Maghreb à l’Asie Centrale, en passant par le Moyen-Orient.
Pour en revenir à Itchan Kala, cette vieille ville est très ancienne, mais il reste très peu de vestiges de l’époque médiévale (un mur datant de l’invasion mongole, le mausolée de Said Alovuddin…). Les monuments actuels ont été construits entre les XVIIe et XIXe siècles. Ils représentent bien l’architecture musulmane de l’Asie Centrale, ce qui vaut à la vieille ville une inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO.
→ Le logement choisi : Khiva Otabek B&B Hotel, réservé sur Booking et payé sur place en cash en sums (équivalent de 22 € pour 2 pendant 1 nuit, soit 11 €/nuit/pers). C’est une maison d’hôtes située dans la vieille ville Itchan Kala. Une famille vit dans la maison et le petit-déjeuner est compris.
• Nous commençons notre visite de la ville. Bon, nous nous rendons compte que notre forfait Free 5G (qui couvre l’Ouzbékistan) ne fonctionne pas à Khiva. Direction un magasin de téléphonie pour acheter des cartes sim locales. Il y en a un au nord-ouest de la vieille ville, non loin du palais de Nurallabai, à côté du restaurant Brand Burger. Il me semble qu’il se nomme Qadr. Nous achetons des cartes sim de 15 Go pour 65000 sum/pers soit 4,69 €/pers.
• Puis direction le palais de Nurallabai (Nurullaboy en ouzbek), situé juste à côté. C’est un palais bâti en 1912 en dehors de la vieille ville pour manque de place, à la demande du khan (= dirigeant d’un khanat, terme turcique et mongol) de Khiva, Muhammad Rahimkhan II. Il porte le nom de Nurallabai, un riche marchand qui possédait le jardin sur lequel il a été construit. L’édifice est habité par le khan et sa famille jusqu’à l’établissement de la République soviétique populaire du Khorezm en 1920. De nos jours, ce palais abrite un petit musée avec des objets et photographies locaux anciens.
L’entrée coûte 100000 sum/pers soit 7,22 €/pers.
Palais de Nurallabai.
• Nous partons ensuite déjeuner dans un restaurant local proche du palais puis nous retournons en direction de la vieille ville Itchan Kala. Nous en profitons pour marcher le long des fortifications. Nous entrons par la porte nord Bogcha Darvoza, la plus ancienne porte encore debout, datant du XVIIIe siècle.
Fortifications d’Itchan Kala.
Devant l’entrée ouest, Ota Darvoza.
Porte nord, Bogcha Darvoza.
• Nous revoilà donc dans Itchan Kala. J’en ai déjà parlé plus haut, mais pour ajouter quelques informations supplémentaires, cette vieille ville fortifiée comporte 51 monuments historiques et 250 vieilles maisons, construits entre les XVIIe et XIXe siècles. De ce fait, cette forteresse est un véritable musée à ciel ouvert. Les murailles actuelles datent de XVIIIe siècle mais elles remplacent d’anciennes constructions datant du XVIe siècle, sachant que les premières traces de fortification datent du Ve siècle avant J-C.
De nos jours Itchan Kala est toujours habitée, mais le tourisme se développe de plus en plus. De nombreux hôtels, maison d’hôtes et restaurants pour touristes voient rapidement le jour et les boutiques de souvenirs sont très nombreuses dans les rues.
Pour visiter les monuments et musées d’Itchan Kala, il faut acheter un ticket combiné donnant accès à 18 édifices pendant 48h (voir liste dans la photo ci-dessous). Ce ticket vaut 250000 sums/pers soit 18 €/pers. Il n’est pas possible d’acheter des tickets seuls pour les monuments compris dans ce pass.
Certains monuments requièrent un ticket spécial est à acheter : minaret Islam Khoja (ascension), mausolée de Pakhlavan Makhmoud, Ak-Sheikh-Bobo la tour de guet de la citadelle Kunya-Ark (ascension), et la section nord des Murailles (monter dessus). Tous ces tickets s’achètent aux Ticket Offices situés aux 4 portes de la forteresse.
N’ayez crainte, il n’est pas obligatoire d’acheter un ticket pour entrer dans Itchan Kala. Donc si vous logez dans la vieille ville, entrez tout simplement par les portes de la ville, et si l’on vous pose une question, expliquez que vous logez ici.
Beaucoup de monuments peuvent s’admirer de l’extérieur, mais le pass combiné est nécessaire pour entrer dans les magnifiques mosquée Juma et palais Tach Khaouli par exemple.
Liste des monuments compris dans le pass combiné.
Fresque des principaux monuments d’Itchan Kala, compris et non compris dans le pass.
Itchan Kala.
Les photos ne sont pas dans l’ordre.
• Quelques focus sur certains édifices d’Itchan Kala, dans l’ordre dans lesquels nous les avons croisés. Tout d’abord, la madrassa Amir Tora. Une madrassa (ou medersa, madrasah) est une école coranique, donc qui étudie la théologie musulmane. Cette madrassa a été bâtie vers 1870 grâce à un don d’Amir Tora, frère du khan de Khiva Muhammad Rahimkhan II. Sa façade est dépourvue de décorations car l’expédition de Khiva menée par l’empire russe en 1873 a stoppé la fin de la construction de la madrasa… et a provoqué la soumission du khanat de Khiva à l’empire russe. Des rénovations sont réalisées entre 2017 et 2019.
Quand nous sommes venus, cette madrassa était fermée.
Madrassa Amir Tora.
• Nous passons également devant la madrassa Islam Khoja et son minaret Islam Khoja, visible depuis de nombreux points de la vieille ville. La madrassa porte le nom d’Islam Khoja, visir et beau-père du dernier khan de Khiva, Asfandiarkhan. Elle a été fondée en 1908. Son minaret est le monument le plus haut de la vieille ville et mesure 56,6 m.
La madrassa abrite aujourd’hui le musée des arts appliqués de Khiva, accessible avec le pass. L’ascension du minaret requiert un ticket spécial, d’une valeur de 100000 sums/pers soit 7,2 €/pers.
Minaret Islam Khoja et minaret de la mosquée Juma.
Madrassa et minaret Islam Khoja.
• Encore une, la madrassa Kutlugmurad Inaq. Celle-ci a été érigée en 1812. Elle porte le nom de Kutlugmurad Inak, l’oncle d’Allakuli Bahadurkhan, autre khan de Khiva. Elle est bordée par une place sur laquelle se trouvaient des échoppes. Il s’agit du seul monument de Khiva doté de décorations en relief créées par la méthode d’impression : la façade et le mionsaray (couloir) sont ornés de ganch sculptés colorés, et les arches sont remplies de muqarnas. La madrassa comporte un réservoir souterrain au milieu de sa cour intérieure qui permettait d’alimenter en eau potable toute la population d’Itchan Kala.
L’entrée est possible avec le pass.
Madrassa Kutlug Murad Inaq.
• Juste en face, se trouve la madrassa Allakuli Khan, fondée en 1834 par Allakuli Bahadurkhan. Il s’agissait d’un des centres d’éducations majeurs de son époque. On pouvait y croiser de nombreux étudiants étrangers, notamment kazakhs et turkmènes.
Il semblerait que cette madrassa ne se visite pas.
Madrassa Allakuli Khan.
• Nous laissons de côté les madrassas pour notre prochaine destination, le palais Tach Khaouli. Bâti de 1830 à 1841 pour Allakuli Khan, son nom signifie “palais de pierre”. Il comprend plus de 260 pièces autour de 3 cours : celle du harem où vivaient ses 4 épouses ainsi qu’une trentaine de concubines, celle du Ichrat Khaouli (ou salle de réception) et celle de Arz Khaouli (cour de justice). Dans la cour du harem, on retrouve 5 grands iwan (voûte fermée sur 3 côtés) pour le khan et ses 4 femmes, faisant office d’appartements. Ces derniers sont organisés de la même manière : un iwan orienté nord-ouest pour éviter la chaleur de l’été ainsi qu’une petite pièce attenante pour garder la chaleur en hiver. Les autres membres de la famille et les concubines habitaient dans d’autres pièces avec la même architecture mais plus petites.
La visite de ce palais, dont l’entrée est comprise dans le pass, se fait en 2 parties avec 2 entrées séparées : celle du harem au nord, et celle de la salle de réception et de la cour de justice au sud. Il fait aussi office de musée de l’Artisanat de Khiva avec des collections d’objets.
Tach Khaouli, partie harem.
Tach Khaouli, partie réception et cour de justice. La 4e photo est la mosquée.
• Nous passons aussi devant le caravanserail d’Allakuli Khan, construit en 1833 alors que les échanges commerciaux avec Boukhara, mais aussi avec l’Iran et la Russie, augmentent. Il permet aux marchands de passage de se loger confortablement et de stocker leurs marchandises.
Caravanserail d’Allakuli Khan.
• Retour aux madrassas, avec la madrassa Mohammed Rahimkhan. Elle porte le nom du khan Mohammed Rahimkhan II qui l’a fait construire en 1876. Il s’agit d’une des madrassas les plus grandes de Khiva, avec ses 2 cours et ses 76 chambres étudiantes. Elle abrite le musée de l’histoire des khans et se visite avec le pass.
Madrassa Mohammed Rahimkhan.
• Puis, nous nous rendons au mausolée Saïd Allaouddine. Ce mausolée a été érigé par un céramiste Amir Koulal - dépeint selon les sources soit en céramiste, soit en érudit -, en l’honneur du cheikh soufi Saïd Allaouddine en 1303. Il souhaitait être enterré à côté du cheikh mais il est mort à Boukhara, et n’a pas pu pas être enterré ici. Les majoliques du tombeau sont d’époque. L’entrée dans le mausolée coûte 2000 sums/pers.
Mausolée Saïd Allaouddine.
• Enfin, nous terminons notre visite de la journée par l’emblème de la ville Kalta Minor. Comme sont nom l’indique, il s’agit d’un minaret (minor). Son nom signifie “minaret court”. Il a été construit entre 1852 et 1855 sur demande du khan Mohammed Aminkhan qui voulait réaliser le minaret le plus haut d’orient. Il devait mesurer entre 70 et 80 mètres de haut. Finalement, il ne mesure que 29 mètres pour un diamètre de base de 14,2 mètres. La légende raconte que lorsque l’émir de Boukhara a entendu parlé de la construction de ce très grand minaret et a demandé à l’architecture du Kalta Minor de venir à Boukhara pour en construire un encore plus grand quand il aura terminé son chantier. Mohammed Aminkhan, en entendant parler de l’affaire, aurait ordonné l’exécution de l’architecte après la fin du chantier. L’architecte, se serait enfui en apprenant la nouvelle, en laissant les travaux inachevés. En réalité, les travaux se seraient plutôt arrêtés à cause des risques d’effondrement ! D’autres sources expliquent tout simplement que les travaux se sont arrêtés à la mort de Mohammed Aminkhan en 1855.
Kalta Minor.
• Après ce dernier monument, le soleil commence à se coucher et nous rentrons pour une pause avant de ressortir pour dîner et aller admirer les monuments illuminés pour la nuit.
Les rues d’Itchan Kala la nuit.
► JOUR 3 :
• Ce matin, nous partons pour une excursion vers les anciennes forteresses du désert situées au nord de Khiva, dans le désert de Kyzylkoum, dans la région historique du Khwarezm, dans la république autonome du Karakalpakstan, une région autonome d’Ouzbékistan. Les karakalpaks sont un peuple turcique, originellement nomade, de confession musulmane sunnite hannafite comme les ouzbeks et la majorité des autres peuples d’Asie Centrale. Ils parlent karakalpake et ouzbek.
Dans le Khwarezm, on trouve plus de 50 anciennes forteresses (kala) datant de l’Antiquité. La plupart d’entre elles sont bâties entre le IVe siècle av. J-C et le IVe siècle ap. J-C, mais les plus anciennes datent du VIe siècle av. J-C. Elles continuent d’être utilisées et restaurées pour certaines jusqu’au XIIIe siècle ap. J-C. La région était richement cultivée et habitée par différents peuples iraniens (persans ou non) et turques, zoroastres et musulmans principalement, jusqu’à l’invasion mongole de Gengis Khan en 1221 qui a tout ravagé.
Parmi ces nombreuses forteresses, nous en visitons 3 pour cette demi-journée. Pour se faire, la veille, nous avons demandé un contact de chauffeur à notre maison d’hôte pour réaliser l’excursion. Le chauffeur nous amène aux 3 forteresses et nous y attend, avant de nous ramener à Khiva en début d’après-midi. Les forteresses se situent à 1h45-1h50 de distance de Khiva (90 km environ) et sont plus ou moins éloignées de plusieurs km les unes des autres. Nous payons 50 $ pour 2. Malheureusement, le temps a été très brumeux pendant toute l’excursion, ce qui n’a pas aidé pour avoir de belles vues.
• Nous arrivons à notre première destination, la plus lointaine, Ayaz Kala (ou Aiaz Qala). Il s’agit d’un ensemble de ruines de 3 fortifications.
Ayaz Kala 1 est une forteresse militaire située en haut d’une colline de 100 m de haut, datant du III-IVe siècles av. J-C. Elle protégeait une partie de la frontière de l’empire Kouchan (peuple indo-européen d’Asie centrale et du sous-continent Indien). C’est la mieux conservée, on y distingue des murs de 10m de haut maximum, des portes, des voutes, des tours (il y en avait 45). Elle a servi jusqu’au Ier siècle ap. J-C et a peut-être abrité des populations au Moyen-Âge.
Ayaz Kala 2 est une forteresse féodale située au sud-ouest d’Ayaz Kala 1, sur une colline de 40 m de haut. Elle date des VI-VIIIe siècles, période afrighide (dynastie iranienne du Khwarezm). On y trouve un bâtiment principal qui devait être un palais avec ses appartements, ainsi que des remparts.
Ayaz Kala 3 est une garnison d’environ 5 hectares, construite aux I-IIe siècles par les Kouchan au sud d’Ayaz Kala 1 et 2. Elle servait de résidence du dirigeant, de garnison mais aussi de refuge pour la population agricole locale, tandis qu’Ayaz Kala 1 servait de poste d’observation.
Notre chauffeur s’arrête au campement de yourtes d’Ayaz Kala. Vraisemblablement, c’est ce camp qui gère le site archéologique. Puis nous partons à pied explorer. Malheureusement, il y a beaucoup de brouillard, ce qui gâche l’expérience. Parmi les 3 sites que nous visitons ce matin, Ayaz Kala est celui qui nécessite le plus d’avoir de la visibilité pour profiter des vues. Le site est également beaucoup plus grand que les 2 autres, et on pourrait largement y passer plusieurs heures, si le temps s’y prête.
A notre retour au campement, nous payons 200000 sums/pers soit 14 €/pers.
Ayaz Kala 2.
Désert de Kyzylkum.
Camp de yourtes d’Ayaz Kala.
• Puis nous nous rendons à Toprak Kala (ou Topraq Qala). Il s’agit de l’ancienne capitale du Khwarezm, sous les Afrighides. Elle a été érigée au Ier siècle av. J-C et a été utilisée jusqu’au Ve siècle ap. J-C. Nous visitons les ruines du palais, qui atteignait les 40 m de haut pour 150 salles. Des remparts de 8-9 m entouraient le tout. Le site a été partiellement rénové pour laisser apparaître certaines salles. Nous avons visité gratuitement mais durant la saison touristique, c’est à priori payant.
Toprak Kala.
• Enfin, direction Kyzyl Kala (ou Qyzyl Qala), forteresse bâtie aux I-IVe siècles. Il s’agissait d’une fortification défensive pour Toprak Kala, située à 1 km d’ici. Elle est utilisée jusqu’au XIIIe siècle. Son dernier utilisateur est le souverain de l’empire khwarezmien Ala ad-Din Muhammad, jusqu’aux invasions mongoles. Ses murailles ont fait l’objet d’une rénovation moderne, pour montrer à quoi ressemblait les forteresses de la région à leur origine. Par contre, l’intérieur est laissé en l’état. Là aussi, nous avons visité gratuitement, mais c’est payant durant la saison touristique.
Kyzyl Kala.
• Une fois cette dernière visite faite, nous rentrons à Khiva. Nous déjeunons vers 15h en ville avant de terminer notre visite d’Itchan Kala.
• Nous partons voir le mausolée Pakhlavan Makhmoud. Il a été construit en 1664 sur la tombe du poète soufi ouzbek Pakhlavan Makhmoud, mort en 1322. Il est devenu avec le temps le saint patron de Khiva et est aussi. Initialement, le mausolée n’était rien d’autre que l’atelier de maroquinerie du poète, puis il a pris de l’ampleur et a été complété avec d’autres bâtiments dont une salle pour les pèlerins et une khanqah (équivalent d’un couvent). Le complexe est reconnaissable par sa décoration de briquettes émaillées bleues. Des souverains de Khiva sont aussi inhumés ici : Abulgazikhan, Shahniyazkhan, Temur Gazikhan et Muhammad Rahimkhan Ier. A noter que Pakhlavan Makhmoud a également une tombe à Khoy en Iran, où il est nommé Pouryā-ye Vali… donc où est-il vraiment enterré ?
Ce monument n’est pas compris dans le pass. Il faut payer 30000 sums/pers soit 2,12 €/pers. Il faut également se couvrir pour entrer mais des foulards sont prêtés si besoin.
Mausolée Pakhlavan Makhmoud.
• Enfin, nous terminons notre visite de Khiva en montant sur les murailles de la ville. Pour cela, il faut se rendre à une des portes et acheter un ticket extra pour 40000 sums/pers soit 2,8 €/pers. Puis, il faut aller au nord d’Itchan Kala, à côté de la porte Bakcha Darvoza. Là, nous trouvons une personne qui se charge d’ouvrir l’accès. Cela n’a pas été facile à trouver pour nous, d’autant plus que nous avons confondu le lieu avec la tour Ak-Sheikh-Bobo, que nous aurions préféré visiter, quitte à choisir entre les 2 (plus le temps de faire les 2). Les murailles sont sympas, mais ce n’est pas très haut et elles n’offrent pas de vue panoramique sur la ville, contrairement à Bobo Tower.
Murailles de Khiva.
Vue depuis les murailles.
• C’est la fin de notre visite de Khiva ! Nous avons loupés quelques monuments dont nous avons lu les recommandations, donc les voici : la citadelle Kunya Ark, la mosquée Juma et Ak-Sheikh-Bobo pour la vue.
Nous avons notre train à prendre donc nous récupérons nos affaires à notre logement et nous partons à pied pour la gare. Celle-ci est située à l’est d’Itchan Kala, au bout d’une rue piétonne toute neuve qui va sûrement être bordée d’hôtels, restaurants et boutiques pour touristes. Il y a 15-20 min de marche depuis la porte est Palvan Darvoza. La gare n’est pas très grande, il est facile de s’y retrouver mais il ne faut pas hésiter à demander aux employés, bien qu’ils ne parlent pas forcément anglais. Selon le type de train, il n’y a pas forcément de wagon-restaurant, donc pensez à acheter de quoi manger si le trajet est long. Il y a d’ailleurs une boutique, où l’employée nous a conseillé de prendre des nouilles instantanées, facile à réchauffer grâce au gros samovar d’eau chaude présent dans chaque wagon.
Nous montons ensuite dans le train, le contrôleur note notre place et notre gare d’arrivée car il prévient tous les passagers de son wagon de leur arrivée prochaine.
Dans le train, nous mangeons nos nouilles instantanées et la famille à côté de nous nous donne gentiment un peu de pain pour aller avec.
→ Train Khiva > Boukhara le 28 décembre 2025, départ de Khiva à 18h00, arrivée à Boukhara à 00h30.
Prix : 167000 sums/pers soit 12 €/pers (place Sleeper), réservé 1 mois à l’avance.
• Nous arrivons à la gare ferroviaire “Boukhara 1”, qui en réalité est située dans la ville d’à côté, Kogon. Il existe une gare “Boukhara 2” située plus proche de la ville, mais c’est une gare de frèt qui ne prend aucun passager, donc à ne pas confondre. Nous rentrons à notre logement en commandant un VTC Yandex pour 30000 sums, soit 2 € (14 km).









































































































































































































































































































































































































































































































































































































































































