Ils le seront. Déjà, pour les périodes exceptionnelles comme les carnavals, le prix peut aller jusqu’à tripler voire davantage (dans des villes de carnaval légendaire comme Olinda centro, infiniment plus) alors là pour un événement planétaire qui ne se reproduira pas au Brésil avant plusieurs décennies…
Des hôtels ont engagé des frais soit pour leur rénovation, soit pour la miseen conformités - enfin! - avec les standards de sécurité et ils veulent se rattraper
Pour la sécurité pendant la Coupe, je recommande de suivre les migrations aux heures de celles ci (aller au stade par les moyens mis en place, métro sécurisé au Brésil quand il existe mais ça sera bondé, cars mis en place pour la circonstance, taxis officiels, surtout pas informels, etc.): la police sera sur les dents pour les sécuriser.
En dehors des heures des matchs, la police (et sans doute l’armée) sécuriseront les lieux habituels de résidence des touristes et pas les abords des stades. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, Copacabana n’est pas sûr (50% des agressions commises sur touristes) Je recommande d’aller voir dans la journée mais de ne pas y vivre: en plus, c’est cher. Flamengo, Catete, sont plus sympas.
On obéit sans discuter aux injonctions des policiers militaires, quelque peu bourrins, qui auront les lacrymos et la matraque faciles. S’ils disent d’aller par ici, on ne cherche surtout pas à aller par là! (cela vaut pour tous les mouvements de foule au Brésil. Au Cirio de Nazaré, j’ai fait un malaise et pour avoir voulu traverser l’avenue vers le poste de la Croix Rouge alors que la PM venait de la barrer sans que je le vois, j’ai été gazé dans la seconde). A noter que les foules latinos sont si exubérantes que finalement, une telle rigidité est sans doute le meilleur moyen de ne pas avoir de drames: il n’y a pas de mouvement de foules qui se développent par trop.
N’emmenez pas votre passeport sur vous: un scan de celui ci avec une cartinha de l’hôtel agrafée. En plus de votre fric (en quantité raisonnable) cent réais dans une chaussette. Si d’aventure on se fait dépouiller - il ne faut surtout pas résister - on a au moins de quoi rentrer à l’hôtel.
Éviter de porter des couleurs de fringues (en dehors des stades ou dans les stades si on n’est pas dans le bon coin) susceptibles d’attirer l’animosité.
Pendant un “France Brésil”, on ne porte pas un t shirt bleu dans la rue ou dans le stade au milieu des supporters brésiliens! Je ne parle même pas du maillot de l’équipe mais bel et bien d’un t shirt banal de la couleur du maillot de l’équipe ennemie. Ne mettez le maillot de votre équipe chérie que si vous êtes dans le coin du stade réservé à ses supporters, qui seront protégés par la police.
Les supporters sont moins fanatiques qu’il y a quelques décennies mais bière et excitation du moment aidant, il suffit de tomber sur quelques abrutis pour se voir passé à tabac voire pire. Donc coordonnez vos fringues avec les matchs du moment^^
Un bon moyen de se suicider: se mélanger à des supporters brésiliens et applaudir quand la seleção encaisse un but ou un coup franc litigieux (je ne dis même pas un penalty… et savoir que tous les coup-francs, tous les penalties tous les cartons qu’elle encaissera seront litigieux, injustes, inacceptables^^)