Extrait de carnet de voyage, Kyoto, Tokyo

Forum Japon

Je m’appelle Flore, j’ai 24 ans, je suis originaire de Metz et étudiante en mode à Paris (je suis en troisième et dernière année), et je suis partie au Japon un mois à l’été 2017. J’ai passé quelques jours à visiter Kyoto, avant de rejoindre Tokyo pour suivre des cours à l’école de mode ESMOD Tokyo (du 20 au 27 août Kyoto, du 28 août au 15 septembre Tokyo).
Je partage avec vous ici un extrait du carnet de voyage que j’ai tenu jour après jour sur place.

Mardi 22 août : Osaka-Kyoto

Il fait 32 degrés, il fait tellement humide que le ressenti est de 40 degrés

Je vais à pied dans le cœur d’Osaka, et découvre une grande animation à Dotombōri, quartier de rues commerçantes, galeries, et vendeurs de street food. Des voix crachées par des micros crient partout « Hirashaimasé ! » ça veut dire « bonjours, soyez le bienvenu » et c’est une phrase qu’on entent partout et tout le temps au Japon dans les magasins et restaurants.

Les habitudes de consommation sont très différentes de chez nous

J’ai terriblement chaud, car même si ici il fait environ 32 degrés, il fait tellement humide que le ressenti est de 40 degrés, et pour me rafraichir je fais des stops dans pleins de magasins japonais très climatisés.

Au cours du voyage, je vais me rendre compte que les habitudes de consommation sont très différentes de chez nous. Il y a partout ce qu’on appelle des « kombini », c’est une supérette locale où on peut acheter des « bento » c’est-à-dire des plateaux repas, des nouilles instantanées, mais aussi des brochettes de poulet ou de saucisse chaude, une soupe chaude pour pas très cher. Il y a aussi une très petite partie pour les produits d’entretien et parfois des fruits mais c’est tout, et les kombinis sont ouverts 24h/24, c’est ici aussi que l’on retire son argent. Ensuite, il y a aussi des supermarchés un peu plus grands pour acheter tout le reste. Mais au Japon, les conditionnements de tous les produits alimentaires sont très petits. Par exemple, on ne peut pas acheter un paquet de biscuits qui dure toute la semaine, on ne trouve que de toutes petites boites de 50 g au maximum. Les plaques de chocolat aussi par exemple font 50 g (contre 100 à 200 g chez nous). Par ailleurs, les fruits et légumes sont très chers, et les expatriés me diront tous qu’il revient plus cher de se faire à manger chez soi plutôt que d’aller au restaurant à cause de cela. Dernière chose importante, les japonais sont des fous du packaging, par exemple, si on va au kombini et qu’on achète seulement un paquet de chewing gum, le vendeur nous donne le paquet de chewing gum dans un sachet en plastique (même en achetant une bouteille d’eau elle est vendue dans un sac en plastique), et ensuite on ouvre le paquet, et chaque dragée de chewing gum individuelle est emballée dans un petit papier). Chez nous, on réduit tous les sachets plastiques à cause de la pollution, mais les japonais n’ont pas ce problème, ils sont très disciplinés et on ne voit jamais un seul papier traîner par terre.

Je goûte ensuite à l’un des stand à des crêpes locales au poulpe en forme de boules, sans savoir que c’est la spécialité d’Osaka (je choisis cela parce que beaucoup de japonais mangent cela alors je fais comme eux). C’est plutôt bon, ça s’appelle tokoyaki.

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Les rues perpendiculaires à l’avenue de Dotombōri sont très calmes, c’est reposant pour moi. Je suis contente, car j’arrive à trouver grâce au plan une curiosité décrite par le lonely planet qui est assez à l’écart des rues passantes. Il s’agit du temple Hōzen-ji Yokochō, construit autour d’une statue bouddhique recouverte de mousse, car les fidèles l’aspergent d’eau en guise d’offrande !

Je prends ensuite le train direction Kyoto ! Osaka et Kyoto sont chacune à 50 km l’une de l’autre mais c’est une vraie galère. Je dois d’abord prendre le métro, un train local, un deuxième train local, un troisième… Je mets environ 1h30 pour arriver avec tous ces changements. En fait c’est parce qu’entre les villes de Kobe, Osaka, Kyoto, Nara, le réseau est plus pensé comme une sorte de plan de métro géant avec des connections partout plutôt que sur des lignes directes.

Je rencontre un bavard moine bouddhiste à l’auberge de jeunesse qui m’offre une bouteille de thé. La communication est un peu difficile on parle anglo-japonais. Il me montre dans le guide tous les temples selon lui à voir. Il étudie le chant bouddhique (Ôoooooommm !) à l’université de Kyoto.

Gion était au XVIIIe siècle le plus grand quartier des plaisirs de Kyoto

Je pars ensuite me balader vers le quartier de Gion qui est à 4 km. Pour cela, je suis une rue traversée en son milieu par une rivière et avec de part et d’autres quelques arbres, de temps en temps de mignons petits ponts pour traverser, et le tout au son des cigales. A la tombée de la nuit, c’est très bucolique !

A Gion, je me rend dans le micro-quartier Hanamachi « ville fleur » où vivent et travaillent les geishas. Je vais d’ailleurs en croiser quelques-unes ce soir. Il n’y a plus que 500 geishas au Japon, et la façon de les distinguer des japonaises en costume traditionnel, est d’observer la qualité des tissus de leur tenue d’une part, et bien regarder la façon dont elles sont maquillées d’autre part. Les geishas, ont le visage blanc, et une partie de leur nuque est également peinte en blanc. Gion était au XVIIIe siècle le plus grand quartier des plaisirs de Kyoto. Il y a dans ce quartier une ambiance feutrée spéciale du fait de la disposition des éclairages, et d’ailleurs avec pas mal de touristes faisant la queue devant des établissements pour dîner et faire des photos.

Moi, j’y vais au feeling et je tombe sur un charmant restaurant de sushis 100% japonais et fréquenté seulement par des japonais. L’intérieur entier est habillé de bois clair et au milieu de la pièce trône le comptoir du maître sushi qui prépare tout devant les clients.

Les clients du resto, qui ont l’air d’être des habitués, sont étonnés de voir une touriste comme moi ici, l’un me pose des questions et me demande qu’est ce que j’ai sur le bras (le capteur de glycémie). Je lui dit que c’est le diabète en anglais mais je ne suis pas sûre qu’il ait compris.

Les sushis sont très bons, le chef met l’ambiance en lançant à la volée des Ōi !! Hiraishaimasé ! En partant, je le remercie en disant Oishikatta ! (c’était très bon). Par contre, il faut faire attention car le prix indiqué sur la carte est seulement pour un seul sushi et non pas pour un pack de six comme chez nous. Il faut donc en commander plusieurs !

Les sushis : un ingrédient – poisson cru, omelette, concombre etc. – est posé sur un lit de riz compact et le tout scellé (ou pas) par un morceau d’algue
Les sashimis : seulement le poisson cru. C’est un goût très doux, ça sent à peine le poisson, les poissons japonais sont assez gras et on a une sensation agréable de moelleux. On m’expliquera ensuite que plus un poisson est gras, plus il est prestigieux et cher, et c’est la même chose avec la viande.
Les makis : un ingrédient entouré d’une feuille d’algue, avec ou sans riz.

Vendredi 25 août : Kyoto, Fushimi Inari

Je me lance le défi de faire l’ascension du sanctuaire Fushimi-Inari

Je loue un vélo avec l’idée d’aller sur le site Fushimi-Inari, un immense sanctuaire shintoiste sur une grande forêt boisée, où une galerie de torii (portiques sanctuaires) rouges se succèdent sans fin. C’est très touristique, il y a pleins de japonais habillés en kimono qui ont loué le fameux kimono pour faire des photos devant les temples majestueux très connus au Japon. Il y a foule en bas, mais quand on monte, il y a de moins en moins de monde, beaucoup se contentant de rester en bas faire des photos (les pauvres « geishas » sont bien empêtrées dans leur kimono et leur tong en bois).C’est très impressionnant toutes ces portes rouges, il se dégage un calme et une sérénité du lieu religieux sacré pour les japonais.

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Je me lance le défi de faire l’ascension en entier, il n’y a que 4 km mais la moitié du temps en montée d’escaliers, et dans une chaleur humide à peine supportable (33° ressenti 40° à cause de l’humidité). Gros coup de barre au milieu, et je suis inquiète car mon pod commence à se décoller à cause de l’humidité. Je persévère et arrive finalement en haut, contente d’avoir relevé le défi même si le point culminant est finalement un endroit comme un autre, c’était plus bas qu’on pouvait avoir le beau panorama sur la ville. Après la descente en marche rapide, mes jambes sont tétanisées, ce n’est pas très agréable.

Quand je reviens de mon tour, le vélo a disparu !

Vers 14h, je déjeune de mets achetés dans un kombini, puis je reprends le vélo pour me rendre à un grand temple shintoïste fameux à Kyoto. Le lieu, sur les hauteurs de la ville, est superbe et surtout à cette heure de la journée une heure avant le coucher du soleil car la lumière est différente et moins agressive du plein jour.

Je continue mon chemin à vélo vers un autre temple plus loin, et je gare mon vélo sur un parking à voitures. Je ne le sais pas mais c’est une grave erreur !! C’est totalement interdit, et quand je reviens de mon tour, le vélo a disparu. Je me rends vite compte qu’il est posé un peu plus loin sur le côté, quelqu’un la déplacé. Quand je rentre à l’hôtel, l’hôtesse m’explique qu’il est interdit de se garer sur un parking de voitures à vélo, et que la personne qui a trouvé le vélo l’a immédiatement appelé car le nom de l’hôtel «était sur le vélo (pour lui demander si elle m’avait bien expliqué le règlement !!!). Elle a dû se rendre sur place et c’est elle qui a dû déplacer le vélo… Je l’ai donc bien mise dans l’embarras, je m’excuse au moins trois fois.

Après cette journée riche en émotions, je repars dans le quartier de Gion pour manger, serviette et shampoing en poche avec la vague idée d’aller aux bains (sento en japonais) mais sans trop y croire vu mon état de fatigue et vu qu’il est déjà 20h30. Je dîne dans un boui boui de raviolis grillés. Le bain où je veux aller est une adresse fournie par Sakura Guest House, car j’ai gagné l’entrée comme je suis restée 3 nuits chez eux. J’ai le nom de l’établissement, je cherche l’adresse sur google maps.

On est pris de mouvements musculaires involontaires compulsifs dans les mains, les bras, le dos, …. Une sorte de tétanie

C’est tout de même à trois kilomètres et une fois arrivée sur place au point indiqué par Google, rien ! Je demande de l’aide à deux japonaises qui regardent sur leur téléphone, et m’indiquent un endroit à cinq rues de là (merci Google pour la marge d’erreur…). L’endroit est reculé des artères vivantes de la ville, j’ai juste quelques indications des deux japonaises, et je sens que je dois activer mes antennes pour arriver à trouver l’endroit, car il commence aussi à être tard, il est 22h. Je photographie mentalement les kanjis du nom de l’établissement. Et c’est effectivement grâce à cette photographie et à mon sens de l’observation que je trouve le lieu ! Absolument rien d’autre que ces caractères japonais n’indique qu’il s’agit là de bains… Je suis d’autant plus contente d’avoir trouvé !

Le bain est tenu par un vieux japonais (qui a l’air étonné de voir une jeune occidentale et ne parle pas un mot d’anglais). La porte d’entrée du bain donne directement sur la pièce où l’on se déshabille, ce qui fait que les gens qui entrent doivent tout de suite refermer derrière eux sinon on peut nous voir nu depuis la rue (pas question de garder ses sous-vêtements ou un maillot de bain). Une japonaise me guide et m’explique brièvement en anglais ce que je dois faire, où mettre mes affaires … J’entre dans la pièce des bains et sur le coup je suis déçue, douche et bains tiennent dans une pièce carrelée de 20 m² tout à fait banale. Il faut d’abord prendre une douche, assis sur un tabouret de plastique (et face à un miroir). Ensuite seulement, on peut se baigner, les bains sont à peine plus grands que des baignoires. Il y a un bain vert fluo chaud, des bains très chauds, et, un bain très très chaud ! C’est-à-dire que ça brûle littéralement quand on y entre et une fois dedans, on est pris de mouvements musculaires involontaires compulsifs dans les mains, les bras, le dos, …. Une sorte de tétanie. J’ai pas de chance car comme je ne lis pas le japonais, c’est le premier bain dans lequel j’entre sans même m’être acclimatée dans les autres avant. Mais bon, je suis bon public et j’en rigole. C’est plutôt déroutant mais on se sent très bien après. Une fois les bains chauds bien testés, il faut se mettre dans un bain froid à 20°, et là « you are in paradise » !!

J’ai adoré cette expérience, cette plongée dans la culture japonaise qui valorise la culture et le soin de soi tout en simplicité et sans chichis.

Mercredi 30 août : Tokyo, Shinjuku

Au temple shintoïste, je croise des hommes d’affaires en costume chemise qui viennent prier

Départ vers 11h pour Shinjuku, où je veux voir le marché des tissus Okadaia. C’est sur cinq étages, il y a surtout un énorme choix, notamment pour ce qui est de la fourrure synthétique.

Je me rends ensuite non loin du temple Hanazono-jinja, sanctuaire shintoïste où je croise des hommes d’affaires en costume chemise qui viennent jeter une pièce et s’incliner devant leur dieu, pour paraît-il la bonne santé de leurs affaires. C’est un endroit assez insolite au milieu du brouhaha de ce quartier ultra-moderne. Je vais voir ensuite la Mode Gakuen Cocoon Tower, building avec une structure réticulée en forme de cocon très connu. Arrêt à la grade boutique Uniqlo, marque de basiques japonaise. J’essaie un T-shirt et pour cela, outre le fait que je doive enlever mes chaussures pour entrer dans la cabine, je dois me mettre une protection sur la tête, pour ne pas salir le vêtement (le protéger du maquillage).

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L’une des conséquences de Fukushima est le prix de l’électricité qui a explosé.

Ce soir, je m’achète un plateau de sushis (699 soit 5,25 €) dans un genre de petit boui boui. Alain, le père de ma famille d’accueil, est très bavard, il m’explique que l’une des conséquences de Fukushima est le prix de l’électricité qui a explosé. Toutes les centrales nucléaires ont fermé, et donc ils ont dû rouvrir les anciennes centrales à charbon et pétrole pour subvenir à leurs besoins. Heureusement pour l’instant, on peut dire que Tokyo n’est pas une ville polluée, et d’ailleurs il y a peu de voitures et en plus la plupart sont hybrides. L’eau est potable au Japon, j’ai lu d’ailleurs qu’elle serait même plus propre que l’eau partout en Europe. Il m’explique que les maisons japonaises ne sont pas du tout isolées (et en plus dotées de grandes baies vitrées partout sans double vitrage) et donc il est très difficile d’être bien chauffé en hiver. Il me dit que même en payant 800 € d’électricité par mois, en hiver ils ont froid. Ils chauffent la pièce à vivre quand ils y sont mais le matin, il fait 8° dans le salon… Mais cela n’est pas un problème pour les japonais selon lui, car ils se couvrent très bien en hiver (il me dit qu’ils mettent une couverture sur leurs jambes et des chaussons au bureau).

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1) L’ENTRÉE DU TEMPLE HANAZONO-JINJA
2) TABLEAU DE SUSHIS

Mercredi 13 septembre : Tokyo, Ginza, Shinbuya

Ce n’est quand même pas si évident de manger tout ce poisson de bon matin….

e pars à 8h30 de la maison pour me rendre au fameux Tsukiji Fish Market ! Il faut presque une heure pour arriver dans le quartier de ce marché aux poissons, monument de la culture tokyoïte qui se trouve au sud de Tokyo un peu avant le port. Arrivée là-bas, je suis déçue car aujourd’hui, le marché aux poissons est exceptionnellement fermé, comme c’est le cas « certains mercredis », mais on ne peut jamais savoir… On se rabat avec mon amie Alianna sur les ruelles alentour, qui ne sont ni dénuées de charme ni d’animation. Les vendeurs de poissons sous toutes les formes haranguent les passants pour leur proposer un petit déjeuner atypique. Il y a les restaurants de sushi et sashimi partout (sachant qu’ils sont très réputés pour leur qualité du fait de la proximité avec le marché), il y a des vendeurs de produits de la mer séchés (poulpes, sèches, petits poissons…) et il y a aussi les échoppes de barbecue de poisson. Alianna prend une « coquille saint jacques » grillée au chalumeau mais qui ne ressemble pas du tout aux françaises, elle doit faire la taille d’un gros abricot. Je tente une sélection de sashimis, avec du thon rouge, du poisson banc, et des escargots de mer. Il faut agrémenter le poisson cru de sauce soja, mais j’avoue que ce n’est quand même pas si évident de manger tout ce poisson de bon matin, même si c’est frais….

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On a vu quelque chose de nouveau, et de japonais

On enchaîne avec une autre activité typiquement japonaise, en allant au théatre Kabuki-za, un incontournable à Tokyo très connu. Le théâtre est un loisir très populaire au Japon, et dans ce théâtre, on peut acheter un ticket pour n’assister qu’à une seule scène (la pièce comporte plusieurs scènes et dure six heures en tout) pour six euros. Nous sommes placées tout en haut du théâtre dans la « cage à poules » mais on peut quand même bien observer la scène. Traditionnellement, il n’y a que des acteurs hommes au théâtre au Japon, et donc même les rôles de geishas sont joués par des hommes. La pièce à laquelle nous assistons est en fait plutôt une sorte d’opéra, sachant que des musiciens jouent de la musique et chantent durant tout l’acte et qu’à aucun moment les acteurs ne prononcent un mot. Nous ne comprenons pas grand-chose à la pièce (les chants sont en japonais) et je dois me concentrer pour ne pas m’endormir… bref, on est quand même contentes car on a vu quelque chose de nouveau, et de japonais.

En étant curieux et en ouvrant bien ses yeux on ne passe pas à côté des choses importantes

C’est parti pour Shibuya, et Alianna me fait goûter en chemin une spécialité japonaise sucrée, il s’agit d’une sorte de gaufre garnie de pâte à la pomme de terre sucrée. Le tout est cuit dans un moule en forme de poisson, c’est très populaire ici, et super bon !

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Ça fait quand même beaucoup de poisson pour une seule journée.

On va dîner dans un restaurant très connu, qui n’existe qu’à Tokyo, en fait il s’agit d’une sorte de bar à sushi, où l’on voit la nourriture sur un écran et que l’on commande directement à l’écran. Quel est l’intérêt, me direz-vous ? En fait c’est vraiment un bon concept quand il y a des dizaines de sortes de suhis/sashimi/makis différents, car on peut facilement les commander un par un pour tous les goûter. Le plat commandé arrive ensuite devant nous par un petit tapis roulant. Ce concept, par contre, pousse vraiment à la consommation car on a du mal à s’arrêter de commander et on veut tout goûter, mais ça fait quand même beaucoup de poisson pour une seule journée.

Si cet extrait de mon carnet de voyage vous a plu, rendez-vous sur mon blog https://floreaujapon.wordpress.com/ pour plus d’aventures !!!

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