Bonjour,
Je suis rentrée depuis fin avril , j’ai passer presque 2 semaines à Cuba . Je logeais chez l’habitant comme à Vinales , La Havane et Sancti Spiritus. J’ai toujours bue de l’eau bouillie à température ambiante +30° ou plus chaude . Je n’ai jamais été malade. Je suis peut-être moins sensible que d’autres et je suis vacinée contre l’hépatite A. J’ai juste été piquée par des moustiques. je me suis converte dans les bus trop froid! J’ai eu trop chaud et j’ai remarqué que les cubains aussi souffraient de la chaleur. Ils m’ont dit que au fils du temps c’est de pire en pire chaque année. J’ai été très étonnée. C’est vrai que j’ai eu que de la chaleur séche. Juste après mon départ des orages violents ont faits des dégâts et des morts sur La Havane.
Question sécurité , j’étais en confiance même si je voyagais seule avec sacs à dos (1 gros au début + 1 petit) , je ne me suis jamais sentie en danger. J’ai utilisé les bus Viazur et Transtour et transport urbain à Sancti Spiritus. J’ai été interpellée, plusieurs fois alors que je n’en avait pas besoin, par les chauffeurs de taxi qui avaient de l’humour et le sourire.
Je mangeais des crudités même au restaurant.
J’ai pu me rentre compte que certains cubains fonctionnaires(qui se considèrent comme dans la classe moyenne) ne mangent pas à leur faim ou insufisament comme leurs enfants !!! (pas assez de protéines, de fruits et légumes frais…). En leur demandant combien ils leur faudraient pour vivre bien, c’est juste le double de leurs salaires (mari+ femme avec 2 enfants).
Peuple très attachant et foncièrement gentil pour moi , vue ma petite expérience.
Cordialement
MD
Bonjour,
Moi aussi je me suis interrogé sur le fait de savoir si les Cubains “mangent à leur faim”.
Globalement, je les ai trouvés physiquement plutôt bien portants, souvent plus petits et fluets que nous, quoiqu’avec une propension certaine au “rembourrage”, aux “poignées d’amour”, y compris chez les jeunes femmes, avec consommation forte de sodas etc. Nourriture accessible partout en monnaie nationnale (je parle de la rue ou de la campagne, pas des hôtels ou des restaurants pour touristes), mais je ne me rends pas compte à quel prix relatif pour les Cubains en livret de rationnement, et à compléter comment sur quelles denrées.
L’embonpoint relatif n’atteint cependant pas ce que l’on peut voir au Mexique, qui commence à le disputer en terme d’obésité à leur grand voisin commun Nord-Américain. Et tout récemment dans un marché d’un bourg rural et pauvre de Picardie, j’ai pu remarquer beaucoup de nos concitoyens dont l’état physique m’a semblé assez délabré à âge relativement jeune (peau, visage, quasi-obésité, démarche), plus par la “malbouffe” et le trop manger (par ailleurs le stress de la dureté de la vie avec ou sans chômage), que par la privation quantitative.
Le débat est ouvert, je n’ai aucune donnée scientifique ou statistique, mais j’ai l’impression que ce pays sous-développé (Cuba) donnerait assez à manger à sa population, et que le sentiment de “pas assez” correspond plutôt à une aspiration générale à notre train de vie occidental, qui passe dans les populations pauvres par la “malbouffe” influencée par les grands groupes alimentaires. Plus globalement on ressent leur pauvreté, et la lutte quotidienne, mais peut-être aussi sur d’autres sujets que la nourriture.
Optimiste ou pessimiste je ne sais pas, mais j’imagine être réaliste en disant qu’avec le processus cubain d’ouverture plus ou moins rapide, ils accèderont aux possibilités de consommation plus élargie, et de sur-consommation sur le basique (la nourriture transformée en “malbouffe”).
Même en France j’ai discuté avec des gens qui, pour illustrer les réels problèmes apportés par la pauvreté (chômage etc.) disaient “nous n’avons pas assez à manger”, ce qui dans les cas considérés n’était objectivement pas le cas. Ecrivant cela je ne méconnais pas les cas de signalement de faim dans notre pays, par exemple les problèmes posés par la suppression du repas de midi à la cantine scolaire dans certaines municipalités.
Cordialement
il n’y a pas de problème de malnutrition à Cuba, grosso modo les gens arrivent à manger autant de legumes frais ou secs qu’ils veulent, idem pour les fruits ou les oeufs, beaucoup de choses sont disponibles en CUP via ou sans libreta
la viande de porc ou le poulet sont couteuses mais il y en a
le boeuf et l’agneau sont quasiment inconnus de la population
le problème de chaine du froid fait que le poisson, hors des zones cotières, n’est pas ou peu consommé par les cubains
ce qui est dispo, en supermarché en devises, est hors de prix
Et nous disposons de données objectives par le tout récent rapport sur la faim dans le monde, établi par la très sérieuse Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) :
http://www.fao.org/hunger/fr/
En grossissant la carte de la zone antillaise on voit très bien que Cuba se porte bien sur cet aspect (même couleur que le Mexique, les USA ou l’Europe), contrairement à ses voisins comparables (Amérique centrale, République dominicaine, Jamaïque).
“j’ai l’impression que ce pays sous-développé (Cuba)”
Pour mémoire Cuba occupe le 3eme rang au niveau developpemnt humain pour les pays d’Amérique centrale et du sud juste derrière l’argentine le Chili et l’uruguay .
Cela se vérifie en parlant avec une grande partie de la population éduquée et bénéficiant de soins médicaux de bon niveau , ce qui est loin d’être le cas dans les pays avoisinant de la zone Caribe .
Cuba occupe la 44e place au niveau mondial devant + de 200 pays!
http://cubanismo.net/cms/fr/articles/rapport-2013-du-d-veloppement-humain-le-niveau-de-cuba-est-lev
Bonjour
OUI, les Cubains ne mangent pas correctement et à leur faim (je ne parle pas de la haute classe politique, des généraux, et de tous les responsables d’entreprises d’état et bien sur des familles de chacun…)
Pour la seule et bonne raison, qu’avec un salaire de 8 à 12 Cuc = dollars par mois et de 20 à 25 pour les médecins, comment peut manger à sa faim ?
Ce n’est pas avec les magasins d’état et le carnet de rationnement que l’on peut se nourrir raisonnablement avec du riz et des fayots en permanence, ou encore avec des saucisses qui gonflent dans l’estomacs pour donner la sensation de non faim.
Il faut faire de longues queues quand le oeufs arrivent dans les quartiers, une fois par mois pour être vendus avec la libreta, ceux qui ont de l’argent peuvent en acheter plus.
Les spaghettis sont vendus à 2,50 dollars les 250 grammes dans les magasins en Cuc.
Le riz, quand il ne pue pas le mazout des cales des bateaux Vietnamien, est un riz de seconde zone livré par la chine ou les Vietnamiens, car le bon riz Cubain est exporter ou réserver aux hôtels et la la alta classe Cubaine.
Le poulet, c’est du survitaminé Américain, qui transit par le Canada.
Une famille avec 2 enfants, quand elle peut acheter une cuisse, elle se la partage en quatre!
Le peuple souffre énormément de cela. Les enfants et les adultes ont une nourriture déséquilibrée. Cela se voit sur la population.
Par le passé, tous les enfants recevaient à l’école du lait(en poudre) et un sandwich… c’est terminé tout cela depuis quelques années.
La majorité des personnes vont travailler le ventre vide, (juste un petit café cubano) juste pour attendre le petit casse croûte de 10 h et le repas de midi (l 'almuerzo) qui étaient donnés gratuitement par le passé, aujourd’hui c’est payant, mais pas cher du tout.
Quand au statistiques concernant Cuba, toutes les données sont fausses, tout est bricolé pour faire de l’île la plus belle et la plus grande du monde.
Et quand on sait qu’avec 2 dollar jours, ont et considéré comme pauvre ! Il y a vraiment 2 poids 2 mesures!
Essayez de vivre à Cuba, avec 0,50 dollar (la moitié d’un dollar) par jour, seul ou en famille !
Jacques DEPOLLIER du JDSF a CUBA.
1995 >< 2015 = 20 ans de Cuba = + de 70 voyages réels
Le terme “sous-développé” n’est effectivement plus utilisé, je suis un peu vieux-jeu, désolé.
Il vaut mieux maintenant utiliser les termes du rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) :
http://www.fao.org/hunger/fr/ .
Dans ce rapport Cuba est classé dans les pays en développement.
Ce qu’il est, c’est évident quand on se promène, notamment tout ce qui relève de l’utilisation de l’énergie animale (on en voit aussi en Roumanie). Et aussi l’aspiration à l’émigration vers les pays développés. Ce qui n’empêche pas Cuba d’être mieux placé généralement que ses voisins caribéens ou centro-américains sur de multiples aspects, et là aussi ça se voit en se promenant dans cette zone.
Mais pour ce qui est de la faim objet de cette discussion, le même rapport, et il faut bien avoir des références sinon en en reste au subjectif ou aux exagérations, met clairement Cuba dans les pays certes en développement, mais sortis du problème nutritionnel.
Bonjour,
Pour une fois, je suis cien por ciento d’accord avec les propos de Jacques JDSDF. Plutot qu’un long discours, il suffit d’ouvrir un frigo d’une famille cubaine qui n’a pas accès aux CUC. Ou la demonstration par le vide…
Je voudrais rajouter:
Les aliments de la libreta sont basiques et pour la plupart répugnants.On retrouve toujours le même problème lié à la double monnaie. Ceux qui ont accès aux CUC (donc 25x plus de CUP) peuvent acheter de l’alimentation au marché officiel ou noir.Quand un cubain possède (un peu) de CUC. Il achète prioritairement de l’alimentaire. Puis du vestimentaire.Cette situation économique fait de Cuba une destination pour tourisme sexuel.Quand au péril de sa vie (et parfois des siens), on navigue en balsa dans le détroit de Floride, c’est pas pour jouer “la croisiere s’amuse”…L’émmigration a toujours une cause.Il existe un coupe-faim à Cuba: l’alcool ! L’alcoolisme fait des ravages.La corruption est une religion. Le mensonge aussi.Oui, les meilleurs produits alimentaires sont prioritairement destinés au tourisme. Et ils sont pillés par les employés et remplacés par des ersatz.Moi non plus, je ne crois pas aux chiffres livrés clé en main par le régime.
Je ne sais pas si on peut parler de malnutrition à Cuba. Je n’ai pas les compétences médicales pour. Je parlerais plutot de carences alimentaires pour ceux et celles qui ont une difficile vie en CUP.
Et pour ce qui concerne la santé, visitez un hopital de province et après revenez débattre du merveilleux systeme de santé cubain…
Todo es mentira.
Bonjour
et j’approuve vos dires. qui complètent les miens et qui reflètent bien la réalité du terrain.
>>>>Pour une fois, je suis cien por ciento d’accord avec les propos de Chavitomiamor. Plutot qu’un long discours, il suffit d’ouvrir un frigo d’une famille cubaine qui n’a pas accès aux CUC. Ou la demonstration par le vide… <<<
Jacques DEPOLLIER du JDSDF a CUBA
J’ai retrouvé ces deux photos, complétant mon précédent courriel sur le porc à Cuba et les gens de la rue plutôt replets
:

Bonjour,
La production porcine est insuffisante pour satisfaire la demande. Pour ceux qui survivent en CUP, sa consommation se limite à quelques jours dans l’année. De 30 à 50 CUP la livre suivant le morceau. Pas trop compter sur la libreta pour l’avoir à un prix preferentiel. Comme dit une chanson: la pàgina se queda en blanco…
Le porc ne fait pas partie des aliments distribués par la Libreta, il est donc inutile de compter dessus pour en avoir, même à un prix élevé.
Seuls le poulet, le poisson (remplacé par plus de poulet) et les oeufs (5) sont les produits animaliers distribués par la libreta (plus le lait en poudre pour les enfants jusqu’à 6 ans).
Le porc se trouve aux marchés privés à 30/40 CUP la livre (prix du mois dernier, selon les marchés), et un peu moins cher aux marchés de la FAR (prix subventionnés) mais moins approvisionnés. Beaucoup de Cubains engraissent des porcs pour la revente ou pour une occasion spéciale. Un porc entier se vend entre environ 20 CUP la livre, mais il devient difficile d’en trouver.




