cr de 13 jours en itinérance dans les Pouilles et Matera
Italie, les pouilles, en train
Les Pouilles, région d’Italie située à l’extrême sud-est du pays, forment le “talon et l’éperon de la botte italienne**”**. Elle s’étend sur 19 358 km², abrite 3,86 millions d’habitants (chiffre au 31/08/2025) et se caractérise par un climat méditerranéen, avec des étés chauds et secs, et des hivers doux. La région est bordée par la mer Adriatique à l’est et la mer Ionienne au sud, offrant plus de 830 km de côtes – la plus longue côte des régions continentales italiennes.
J1 : 1/6 19h15 MRS ETA 22h55 Bari (escale Rome)
On tombe sur le premier vol inaugural de la liaison quotidienne Marseille-Rome. Petit pot d’accueil et gateau offer à cette occasion avant l’embarquement.
Les italiens appellent “métro” le train qui relie l’aéroport au centre ville. Dernier train de l’aéroport vers le centre ville- 23:33 (lundi-samedi). Les billets sont pris à la machine avant d’aller sur le quai. Le train est à 700 m environ de l’aéroport. Bien indiqué. Pour la ville, 5,30 euros/personne. Très propre, pas de tag, pas ou peu de papier par terre. Ca change de la France. On doit s’arrêter à une station mais impossible d’ouvrir la porte ! on s’arrête donc à la suivante en changeant de porte. On est à 20 mn de l’hôtel. C’est en fait un appartement, très bien, boîte à clé avec 4 antipasti d’accueil, de quoi manger pour le pdj. Nuit un peu courte mais bonne
Le moyen de transport le moins cher pour se rendre au centre de Bari est la ligne de bus suburbaine 16 de la compagnie de transport AMTAB (horaires et informations : amtab.it/en), qui circule toutes les 30 à 60 minutes entre l’aéroport de Bari et la gare ferroviaire. 1,50€ à bord
Nuitée Bari Hôtel mivigio 40 Via Libertà, 70123 Bari, chambre pour 2 : 79 euros.
Mardi 2/6 : Monopoli ( Monos polis : singulièrement unique (signification). Habitée depuis l’an 500 avant JC, elle tire son nom de la cité grec qui y a été fondée.
Monopoli : Le port, les églises anciennes, ruelles avec des peintures religieuses
On part pour essayer de prendre un train plus tôt que celui réservé. Mais notre billet ne le permet pas. Donc on attend le train de 9h02, direction Lecce. Paysage côtier, bord de l’adriatique, oliveraies et vignes bâchées. 9h35 on arrive à Monopoli. Le GPS nous fait prendre des détours jusqu’à la via Garibaldi où se trouve notre hôtel. Dépôt des sacs à dos et balade jusqu’au vieux port. Beaucoup de ruelles étroites, maisons blanches aux volets colorés (bleu, vert). Un vrai dédale. On débouche sur des placettes fleuries, des impasses, des ruelles pavées, des églises et façades anciennes.
Les billets de train achetés via internet mentionnent « no valid » mais ne pas s’inquiéter car ils se valident tout seul quand vous montez dans le train en respectant l’horaire mentionné sur le billet.
On prend possession de la chambre dans l’hôtel particulier puis on part pour prendre un café. Les Italiens mangent vers 14h30/15h, donc les cafés ne sont pas servis sauf si l’on mange.
On avait d’ailleurs pris un petit en-cas près du palacio palmieri (avec échafaudage) : courgette, parmesan grillé et jambon. Ils nous facturent l’eau du robinet mais peut-être qu’elle venait d’un bidon d’eau minérale ! 2 Train Bari – Monopoli le 2/6 : 9h02 ETA 9h38 : 4 euros
Chiesa san maria almafitana, XII (ci-dessous)
Visite Monopoli, son port, centre historique, façade renaissance (église S domenica, baroque (piazza del vescovado) cattedrale (sta maria della madia : style roman et baroque, très chargée). En 1107 début de la construction. La légende raconte que l’on a dû interrompre la construction de l’église parce qu’il n’y avait plus de poutres pour le toit. Par chance, un radeau transportant une image de la vierge a dérivé dans le port et les planches ont été utilisées pour terminer le toit. Eglise en bois remplacée ensuite par la cathédrale baroque, porto vecchio et ses gozzi (barques typiques).
Palazzo martinelli (19ème), balcon à colonnettes ; château carlo V : forteresse 16ème s, sous le règne de Charles V (architecture de la renaissance : témoin du pouvoir et de l’impact historique de l’empire espagnol). Il servait à protéger la ville contre les attaques maritimes.
16 km parcouru
colonne infâme – torre civica cathédrale - chiesa san teresa
Torre civica (horloge) ou tour infâme, XIIème A sa base, elle intègre une colonne qui était autrefois utilisée pour attacher les personnes soumises à la punition publique. Le vieux port, cala paradiso est en fait dans le port, le château Carlos V : jolie vue
Nuitée Monopoli B&B Palazzo Antonelli sdb privée 69 € hors taxes (2€/pers) 39 349 893 1371. On peut laisser nos bagages
J3 : mercredi 3/6 : Monopoli – Ostuni - Brindisi
Train 8h30 ETA 8h51: 6€70 pour 2
Il existe des consignes bagages mais on peut aussi laisser nos sacs dans un café (ils sont souvent aimables et acceptent volontiers après avoir pris un café).
Oliveraies en montant vers Ostuni - convento di S Francisco d’assisi
Départ de bonne heure de Monopoli mais là encore pas possible de changer le billet de train. On part à l’heure prévue, on arrive à la gare d’ostuni située à environ 4 km de la ville haute. Il y a des bus qui vous y amènent. Nous avons laissé au café de la gare pour 5 euros/sac nos sacs à dos et on arrive ¾ d’heure plus tard à Ostuni. Ville en effet toute blanche, ruelles, escaliers bien pentus, le couvent sur la place, colonne san’t gronzo (1771). Ostuni, surnommée la « Città Bianca » (Ville Blanche), est une ville italienne de la province de Brindisi, dans les Pouilles, perchée sur trois collines à 218 mètres d’altitude. Située à 8 km de la côte de l’Adriatique, elle est célèbre pour ses maisons blanchies à la chaux, une tradition initiée au XVIIe siècle pour lutter contre la peste
15km est de Cisternino : plazza della liberta ; la via cattedrale jusqu’au centre historique, la terra (la plus haute des 3 collines dans la ville, 218 m alt) ; cathédrale Sta Maria Assunta , 15ème siècle :immense rosace sculptée, une des plus belles des pouilles. L’arco scoppa, arche baroque du 18ème s
15,1 km parcouru
la Piazzetta Martiri delle Foibe. Il y a un belvédère qui offre beau point de vue sur le sanctuaire et l’église de la Madonna della Grata, ainsi que les oliveraies et la mer au loin.
Train ostuni – Brindisi 15h51 ETA 16h14 : 7,60euros
Brindisi a joué un rôle essentiel dans les échanges commerciaux, stratégie militaire. C’est un port naturel et un point d’embarquement clé vers l’orient dans l’Antiquité, puis capitale provisoire de l’Italie pendant la seconde guerre mondiale, de 1943 à 1944. Le roi d’Italie Victor-Emmanuel III et ses partisans s’y réfugièrent.
Nuitée Brindisi
J4 : jeudi 4/6 Brindisi
Après avoir bu un prosecco à deux la veille, nous avons passé une bonne nuit !
Vestiges romains le monument aux marins Le templo di san griovanni
Brindisi, 85 000 habitants, le port ; piazza duomo : 2 édifices médiévaux, la loggia Balsamo et portico del templari (12 et 13ème). Loge qui habita les hospitaliers de St Jean de Jérusalem ; cattedrale (8h-19h)
On part pour prendre le bus pour Torre sabina mais l’horaire du bus sur internet est peut-être le bon, valable à partir du 10 juin. On se rabat donc sur un bus 4 de l’hôpital jusqu’à la plage avant Apani (2€/pers à bord). ¾ d’h après, après avoir passé par des quartiers populaires sur les hauteurs puis vers le port on trouve un bel endroit pour se poser et goûter la température de l’Adriatique : environ 21 degrés. On s’y baigne. Retour arrêt de bus mais pas d’horaire affiché. On fait alors du stop et on nous laisse proche du port (on cueillera des feuilles d’eucalyptus). On longe le port militaire. On commence notre visite de Brindisi : la cathédrale (11-12èmes) sur la plazza Duomo, colonne romaine. Le castello alfonsino (ou svevo) de loin car celui-ci est sur une île. Le templo di san griovanni (11ème) circulaire qui est une reproduction d’un temple à Jérusalem. Le monument du marin qu’on aperçoit au loin, la promenade Regina Margherita, les ruelles pavées.
12,8 km parcourus Nuitée brindisi
J 5 vendredi 5/6 Cisternino
Des bus directs partent chaque heure de la gare de Brindisi (Via Indipendenza) pour Cisternino. On prendra celui qui part de l’hôpital à 8h30 ETA Cisternino avec environ 85 arrêts à 10h15. Il nous laisse à environ 1,3km de la gare. En fait cette gare n’a pas de dépôt de bagages. Il faut remonter avec nos sacs à dos ce qu’on a fait à l’aller pour visiter la ville blanche.
Chiesa de San Nicola (18èmes) non ouverte, la torre civica normanno (ci-dessus), vue sur la vallée d’itria, ses oliviers, des trulli.
le Square Garibaldi. qui se termine par un panorama sur la vallée d’Itria.
Le puccia (pain ovale mais pas de farce dans la boulangerie). Françoise goûte un pain qui ressemble à une pâte feuilletée avec tomate et mozzarella.
Les trulli dans la vallée d’Itria, construction en pierres sèches caractérisée par leur toit en cône autoportant sans mortier. Epoque paléolithique mais les trulli modernes datent du 17ème siècle
Architecture développée sous le compte Gian Girolamo II, acquaviva d’Aragon pour des raisons fiscales et stratégiques : absence de mortier permettant ainsi de démanteler les habitations lors des inspections royales évitant le paiement d’impôts sur les nouvelles constructions. Aujourd’hui, ces structures autrefois utilisées, comme habitas temporaires ou permanents pour les agriculteurs figurent dans le paysage
ATTENTION : la compagnie trenitalia ne dessert que 3 petites gares depuis Cisternino CITTA et pas Lecce. La gare proprement dite de Cisternino se trouve à 13km de la ville blanche par la route. On commence à prendre la route en marchant et on décide au rond-point de ne pas tenter en stop Lecce (notre destination pour ce jour), le mieux étant d’aller à la gare Cisternino où l’on sera plus sûre d’arriver, même à pied. Un Italien nous prend en stop après avoir dit que c’était loin. En lui proposant 10 euros il accepte, route très tortueuse, sans accotement, en descente. Il dit aussi que c’est bizarre qu’il y ait 2 gares avec le même nom (ou presque). Cisternino est sur la commune de Fasano. Bref, on prend le train de 16h43 en expliquant notre cas à la contrôleuse qui nous fait grâce de payer puisque nous avions un train, que nous avions raté, de Cisternino à Lecce. Il s’arrête à Ostuni (problème avec un passage à niveau). On doit alors changer de train. Arrivée à 19h30 au logement (2,3 km de la gare). On est bien cassé !
On aura traversé avant tout des oliveraies. De Brindisi à Lecce : des champs de blé, plusieurs vignobles et toujours les oliveraies
15 km parcourus
Cité fondée par les Messapiens, avant même l’arrivée des Romains
Caffè leccese : expresso glacé au lait d’amande : très bon (en fait je pense qu’il s’agit d’un sirop d’orgeat car le café est très sucré).
Basilica de Sta Croce (façade baroque ++)
Pour midi : puccia, pain rond farci légumes, fromages ou viande) / Giardini pubbici – Castello Carlo V, place forte (12èmes)
Airbnb avec cuisine partagée et sdb 95.95€ pour 2 nuits
L’appartement est un peu bruyant (il donne sur la rue) mais notre hôte Marco est très gentil.
J 6 : samedi 6/6 : Lecce (40km de Brindisi) 93 670 hab
Visite ville : Son architecture travaillée lui vaut le surnom de « Florence baroque »
L’obélisque, Porta napoli, duomo, séminaire évêché (18ème) théâtre romain, différentes églises dont S Mattero, palais carafa, piazza sant’bronzo (colonne baroque avec statue de Ste Oronce, patron de la cité ; reste d’un amphi (1ès), cathédrale (6€), via palmieri (agréable rue beaux palais du 18ème) ;
Chiesa de la maria de la provvidenza
théâtre romain
Chiesa di santa chiara
Castello di carlo V (8€) 9h-21h) : il n’a jamais accueilli l’empereur espagnol mais sous son règne, d’ancien château normand des comptes de Lecce, il a été remanié. La basilique St Croce (1659-1695, villa comunale.
Porte San Biagio : est l’une des trois portes historiques d’accès au centre ancien de Lecce, située au sud-est de la ville, près de la Piazza d’Italia. Reconstruite en 1774 par le gouverneur Tommaso Ruffo pour remplacer une porte médiévale commandée par Charles Quint, cette structure emblématique du Barocco
porta san biaggio
Leccese mesure 17,3 mètres de haut. La porte est dédiée à saint Blaise, saint Biagio, évêque de la ville de Sebaste en Arménie au IVe siècle. Évêque du IVe siècle, et présente une architecture caractérisée par des paires de colonnes lisses, des volutes et un tympan courbe. Elle est ornée des blasons du roi Ferdinand IV de Bourbon et de la ville de Lecce, surmontés d’une sculpture du saint en habits épiscopaux, la structure date de 1774
Fontaine de l’harmonie devant le château Carlo V. On goûte au café leccese (sirop d’amande, expresso le tout glacé)
Pierre de lecce , roche calcaire locale malléable permet ainsi des façades élaborées. Dédale de ruelles et places, labyrinthe, églises baroques, palais nobles.
On se prend aussi un puccia (pain ovale avec légumes et mozzarella) avec un prosecco. On goûte aussi à la madeleine fourrée avec de la crème : 2,20 €
On n’arrive pas à trouver le palais Palmieri ; par contre pas loin de l’obélisque, la mura urbiche
Chemin qui monte au villaggio di sant’agostino (60 marches), jusqu’au belvédère
Biscuits croquants fourrés de confiture = bocconotti
15,8 km parcourus. Dîner avec limoccello et fougasse
J 7 : dimanche 7/6 lecce - Martina Franca
Départ 8h55 en bus pour Francaville puis train à Martina Franca
Jusqu’à Francaville, beaucoup d’oliveraies et champs de blé et vignobles jusqu’à Martina
On arrive à 11h50 en bas de la ville (ville moderne). On monte à la vieille ville où se trouve le logement (boite à clé) et le numéro de la rue était erronée sur booking, donc compliqué de la trouver.
En fait, la propriétaire travaille et on l’apprend grâce à une romano-italienne qui connaît le logement et appelle le mari. Etonné que l’on n’ait pas reçu le code, je rappelle qu’on nous avait dit ok pour laisser les sacs avant 15h. Bref, la dame appelle 2 fois le mari et enfin, 10 à 15mn plus tard, la mère de Pamela arrive. On part pour la visite, plus légères.
Au sommet la vieille ville et remparts. Palazzo ducale (17èmes) ouvert au public gratuit (10h30-12h30/17h-19h)
Martina Franca est une ville italienne d’environ 47 000 habitants située dans la province de Tarente,.Son centre historique est ceint d’une muraille de remparts percée de portes baroques qui s’ouvrent sur un dédale de ruelles étroites et sinueuses. Le nom Martina dérive de la dévotion des habitants fondateurs de la cité envers Martin de Tours. L’adjectif Franca se réfère au statut économique de la ville franche et fut ajouté en 1310 à l’initiative de Philippe Ier d’Anjou , prince de Tarente. À partir du xive siècle, une communauté juive venue de France s’installe dans la région et, se convertissant peu à peu au christianisme, finit par se fondre dans la population locale. En 1495, elle représentait encore un tiers de la population de Martina Franca, soit environ 150 familles. Les sites de l’ancienne synagogue et du cimetière juif sont désormais recouverts par une église.
L’agriculture, essentiellement tournée vers la production d’huile d’olive, se concentre sur les champs fertiles et les vallées étroites. L’élevage de moutons et de chèvres n’est pas en reste, ainsi que des chevaux de race Murgese et des ânes de Martina Franca. Le territoire communal fait partie de la zone de production de la mozzarella di Gioia del Colle L’industrie la plus développée est celle du domaine textile,
L’hôtel de ville : ancien palais ducal de Petracone Caracciolo (1668), mêlant éléments Renaissance et baroques. L’église San Domenico (1750) /L’église du Carmine (1758)/La basilique San Martino (1763), architecture baroque, abrite un autel en marbre polychrome et plusieurs toiles de Domenico Antonio Carella : Dédiée au saint patron de la ville, sa façade baroque est ornée de sculptures complexes qui méritent un examen attentif. À l’intérieur, des reliques sacrées et des chapelles.
Avec ses ruelles blanchies à la chaux, ses balcons en fer forgé et ses édifices baroques tardifs
La porte Santo Stefano (1764) porte de pierre à l’entrée de la vieille ville de Martina Franca, marquait autrefois l’entrée principale de la ville. Construite ne l’honneur du patron de la ville, San Martin, représente à cheval au-dessus de la porte
Tour civique, siège du parlement
Eglise San Domingo 1746
La collégiale di San Martino (ci-dessus) sur la place plebiscito où se trouve l’horloge, la basilique San Martin, architecture baroque (1747)
Françoise goûte un vin blanc sec local
Retour sur la partie du trajet Francaville à Martina Franca : le train passe par Cisternino Citta, donc pour optimiser le circuit, je propose Monopoli, ostuni/brindisi (et dormir à Lecce), puis bus-train Francoville et arrêt cisternino citta puis martina Franca
Nuitée Martina Franca : pamela house, 59.38 €,(taxe séjour et tva inclus)
J8 : lundi 8/6 ;locorotondo (= lieu rond) célèbre pour son centre historique de forme circulaire. Toits avec tuile de pierres calcaires
Bus Martina à Locorotondo : 1,80 euros puis loco à alberobello 1,80 euros
Piazza roma, plebiscito, maria immacolata (des arches)
Le clocher de la basilique : 431 m alt, les ruelles pavées, les portails sculptées
Départ de Martina Franca viale Europa (attention à corso Italia, le bus ne s’arrête pas), 15 mn plus tard, on arrive à locorotondo, joli village blanc en circulaire. On laisse nos sacs dans un café
Visite : église San Rocco, piazza Vittorio (on aura traversé des vignobles, cerisiers, fruitiers (abricotiers probablement), noyers, oliveraies. Belle vue depuis le panorama sur les trulli. Petite balade en bas de la ville vers les trullis et cerisiers (très bonnes !)
Le bus repart à 11h50 pour alberobello, arrivée 12h05. On mange un genre de tourte aux oignons, /tomates, un capuccino et on laisse nos sacs.
Visite du trullo sovrano (2,50 €/pers), l’unique trullo avec 1 étage (autre chambre et métier à tisser) ; Petit vin blanc et café leccese dans le patio.
La basilique est simple, la pierre plutôt jaune. On passe sur le belvédère, en descendant et on va de l’autre côté de la ville où se trouvent plein de trullis occupés par des boutiques. En remontant jusqu’à l’église avec toitures type trullo. Original. Incroyable village avec autant d’habitations sans presque pas de fenêtres, construits en pierres sèches. Sûrement froides en hiver. Quelques-unes ont des cheminées
Le quartier Rione Monti abritent plus de 1000 trullis. Le logement est sans fenêtre mais très joli, cave voûtée cependant très humide
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO,
Rione Monti Sans doute le quartier le plus célèbre d’Alberobello, Situé à flanc de colline, ce quartier abrite plus d’un millier de trulli, alignés l’un après l’autre le long des ruelles pavées. La plupart des trulli ont été transformées en boutiques de souvenirs, petits musées ou encore des galeries et restaurants. On peut entrer dans les trulli ouverts aux visiteurs et voir les intrigues architecturales : pierres calcaires, toits sans mortier, symboles peints à la chaux, etc.
Rione Aia Piccola : De l’autre côté de la rue principale, le quartier de Rione Aia Piccola est plus tranquille. Il regroupe environ 400 trulli encore habités. Ici, les habitations sont bien conservées, une vraie atmosphère de village. Endroit idéal pour se promener, loin de l’agitation.
Plat d’orecchiette alle cime di rapa : pâtes rondes et creuses, avec pousses de brocolis
Nuitée Alberobello Art Rooms Joyful People 2.3 km du centre.et 1,3 km de la gare
J9 : mardi 9/6 Alberobello – Bari - Matera
Nuit calme, jardin avec cerisier et jasmin. On arrive après 2,3 km à la gare d’alberobello. Le car est à l’heure (substitution à la gare en rénovation).
Train direct 8h45 ETA 10h 10.40€ pour 2 On prend ensuite un bus de l’aéroport de Bari jusqu’à Matera donc il faut aller comme si on prenait l’avion. Les bus sont à droite en sortant de l’aéroport. Al ‘heure. On traverse necore des oliveraies à perte de vue , des champs de blé fauchés, quelques collines. Alberobello se trouve à 65 km de Matera Arrivées à 11h50. On est à 800 m du logement. On se cale au parc proche du logement.
Après alberobello, on aura aperçu quelques vaches, des trullis jusqu’à 20 km après alberobnello, ensuite plus de trulli. Des vignes protégées par des nylons ou filet (pour la grêle ?)
Comme prévu on arrive à 13h30 pour laisser nos sacs au logement. Bon accueil. On part ¼ d’heure plus tard pour la visite
Les ruelles, les sassi (on en visite 1 de plus de 15 000 ans, habité jusqu’en 1961).
Tous les sassi avaient un puits (l’eau se trouvant à environ 5 m de profondeur). Humide, il y avait une cave où l’on stockait de la nourriture. Chaque famille fabriquait son pain et avant de le cuire dans le four communal, elle y apposait un sceau afin de les distinguer.
Panoramas supers, beaucoup d’escaliers, vue sur la rivière avec un circuit rando et passerelle : 15 €/ pers , chaussures fermées obligatoires ; On n’y va pas, trop cher pour ce sentier visible à l’œil nu et qui ne doit pas faire plus de 2,5 km
Eglise rupestre face à la rivière Gravina : 7€/pers,
Le haut de l’église Agostino, autre vue sur la ville
Depuis que les Sassi inscrits a patrimoine mondial de l’Unesco, retour dans des grottes, non pour y vivre mais pour les rénover en créant des hôtels, restos et galeries d’art. Où est la raison officielle de l’insalubrité ???
La honte nationale : le Sud, considéré le plus pauvre et marginalisé, délaissé par le gouvernement. Pendant Mussolini, le sud était le lieu de déportation, des militants antifascistes . L’un d’eux, Carlo Levi, peintre et écrivain italien, médecin de profession y a été déporté et a écrit pendant son exil un livre publié 3 ans plus tard. Christ stoppe in Ebola, 1945. En 1952, désinstallation forcée des 15 000 habitants « déportés » dans des lotissements construits dans le quartier de Piano. Les habitants déracinés ont essayé de retourner car ne pouvaient pas s’adapter aux conditions de vie des appartements.
Matera a 7 000 ans d’histoire avant JC, au paléolithique. Seule Petra l une histoire plus longue.
2 circonstances : proximité de l’eau, la Gravina et douceur des roches avec outils primitifs, ça suffisait pour creuser une grotte.
Attention Ponte Tibetano della gravina : 15 €, voir plus haut
Cahtédrale Matera, 13ème à l’emplacement d’un ancien château normand
Françoise goûte le pecorino
Belvédère dela Murgia
Au début, chaque famille avait un four privé. Par la suite, fours publics, creusés dans la roche.
Les tampons : statuettes en bois sur lesquelles étaient gravées à la base les initiales du chef de famille.
Palombaro lungo, le plus grand réservoir d’eau souterraine de Matera. Sous la piazza vittorio venato
Eglise san giovanni Baltista : très romane et sobre, pierre foncée
Palazzo lanfranchi : hôtel de la région avec horloge, palazzo dell’ annuziata
Cimetière dans les pouilles et à alberobbello, en particulier : similaire au père Lachaise, de grandes bombes, type mausolées, grands monuments funéraires
12,5 km parcourus
J10 : mercredi 10/6 : Matera (hauts plateaux de la Murgia), région de la basilicate
Nuit calme, appartement très propre et une grande salle de bain privée dans le couloir. Bon accueil
On part pour le parc des sculptures (2,4 km de l’appartement). On passe dans une grande étendue d’anciennes grottes. Le parco scultura la palomba et l’église rupestre della palomba (fermée). On est sur un GR et comme le sentier « canyon Gravina » est noté à partir de l’église, on le continue jusqu’au belvédère très belle vue de Matera de l’autre côté de la Gravina. Une petite église rupestre et des grottes et on passe avant par un site paléolithique où il ne reste que des « trous ». On veut continuer à partir du belvédère pour faire le tour et passer de l’autre côté de la rivière à pied mais le seul chemin indiqué est celui qui passe par la passerelle (payante, comme dit plus haut).
Au retour, on goûte le pain de matera qui en fait est classique, juste la forme diffère.
Retour entre midi et 2 puis on part pour voir le palazzo lanfranchi, encore de belles églises, de belles vues et l’église en hauteur Classée unesco 1993(habitation troglodytiques) 60 300 hab, 1 j de visite
Sasso Barisano NE et Sasso Caveoso (SE) églises rupestres) séparés par une butte, la civita, dominé par la cathédrale
Strada panoramica dei sassi
S. Pietro barisano, à côté casa cava, la plus vaste église rupestre de la ville (12ème) ; S Pietro caveoso ++ ; casa grotta di vico solitario ; rione casalnuovo ; palombarr lungo 3€ : ++
Gare en hauteur. Descendre dans les rues jusqu’au pied du palazzo canfranchi sur la piazzetta pascoli ; ville troglodyte (grottes blanches, escaliers)
Habitée depuis 10 000 ans,
Les maisons-grottes de Matera, appelées sassi, constituent l’un des plus anciens ensembles d’habitat troglodytique au monde, occupé de manière continue depuis le Paléolithique (il y a environ 9 000 ans) jusqu’à nos jours. Situées dans la région de Basilicate au sud de l’Italie, ces habitations creusées dans le calcaire du plateau de la Murgia forment deux quartiers historiques distincts : le Sasso Barisano (au nord) et le Sasso Caveoso (au sud). Outre les habitations, le site comprend plus de 150 églises rupestres creusées dans la roche, comme la cathédrale romane de Matera située au sommet du promontoire entre les deux Sassi. Aujourd’hui, environ 3 000 personnes résident à nouveau dans le centre historique, préservant un habitat unique qui témoigne d’une adaptation ingénieuse à un environnement naturel hostile.
Nuitée Matera
J 11 : jeudi 11/6 Matera
Départ vers 9h30 pour aller voir le château de tramontana à Matera, sur les hauteurs. On s’arrête en chemin sur un marché (1/2 kg de cerises à 4 euros/kg, excellentes) tomates séchées et on laisse au vendeur nos sac à dos. On poursuite la visite du parc du château : 3 belles tours, construction 1501 inachevé car le comte gian Carlo Tramontano, seigneur de Matera fut détesté par les habitants avec le poids de lourds impôts. Il décida alors de la construction du château, situé sur une colline, hors de la ville, afin d’exercer un contrôle féodal sur les terres environnantes, plutôt que de défendre la ville elle-même. C’est ainsi que certains citoyens, fatigués du harcèlement continuel se sont réunis, cachés derrière un rocher et ont organisé l’assassinat. Le 29/12/1514, tout juste sorti de la cathédrale, il est tué dans la rue, le château resta inachevé.
Achat peperone crusco (piment séché, utilisé en accompagnement)
On voit un autre mirador sur le gouffre. On arrive 1 h avant à l’arrêt de bus qui est à l’heure, pas de grève alors que la veille il était annoncé des grèves de bus et trains. On arrive à 15h à l’aéroport. On attend le bus 16 à 16h10 1,50 €/pers à bord au lieu de 5€ si c’est le Shuttle. Le temps est orageux et il commence à pleuvoir une fois dans le bus. On sort nos capes de pluies, les trottoirs et rues s’inondent. On a échangé avec le airnbnb qui demandait 5 euros si on déposait les sacs avant l’entrée dans le logement, exigeait qu’on l’appelle 30 mn avant d’arriver, etc. Difficile à trouver mais on y arrive. A 400 m petit magasin mais on ne trouve pas de vraie pizza
J 12 : vendredi 12/6 Bari
Bari , capitale de la région des Pouilles et la deuxième ville la plus peuplée du sud de l’Italie, 316 000 habitants en 2026. Située sur la côte adriatique, elle se distingue comme un port maritime majeur, un centre économique dynamique et un carrefour historique reliant l’Europe et l’Orient. La ville est célèbre pour ses deux quartiers distincts : la Bari Vecchia, une vieille ville labyrinthique abritant la basilique Saint-Nicolas, et le quartier Murat, un centre-ville moderne du XIXe siècle organisé en damier.
On commence par descendre jusqu’au bord de mer pour voir le quartier « rococco » Murat et la cathédrale S Sabina. Basilique S Nicola (l’autel est étrange et ressemble à un bar ! insolite)
On passe par une ruelle où beaucoup de femmes fabriquent des pâtes fraîches et toutes les formes. Achat 500 g à 2,50 euros pour ce soir (c’est la via arcoles)
Le château de Bari swabian Castle , au bord de l’Adriatique. Château normand-souaba, reconstruit par Frédéric II (site depuis l’Antiquité). Fortification médiévale autour de 1132. Commandé par le roi normand Roger II, détruit en 1156. 1233, l’empereur frédéric II ordonna sa reconstruction ; Plus tard, il servit de prison et caserne, grands bastions d’angle, donjon souabe (souabe : peuple germanique venant de l’Elbe au 1er s avant JC)
La tour horloge cachée derrière la cathédrale (celle-ci est étrange avec une tour type circulaire).
Palazzo della provincia et musée (pinacothèque)
Les Panzerotti : Petits chaussons de pâte à pizza frits ou cuits au four, farcis à la mozzarella et à la sauce tomate, parfois agrémentés d’anchois ou de câpres.
Théâtre petruzzelli (corso cavour) : grand théâtre privé d’Europe et le 4ème en Italie. Reconstruite en 1991 après un incendie
Promenade bord de mer longe les bâtiments mussoliniens et construction XIXème. Jusqu’à la plage pane e pomodoro.
Visite de la ville. Port d’embarquement des croisés. Haut lieu de l’église orthodoxe ‘reliques de St Nicolas, protecteur de la Russie). 313 000 habitants. Edifices publics, imposants et austères venant d’un héritage fasciste. Ruelles jusqu’aux remparts : passagiata au départ de plazza del ferrassese . Plutôt àprès-midi. Palazzo simi, 16ème s. Cattedrale di san saboro (façade pierre blanche, fin 12ème). A gauche, édifice cylindrique = trulli (ancien baptitère de l’église byzantine
Castello normanno suevo, 9€ + via dell arco basso (en face), orecchiette
Retour piazza dell’odegitria, à gauche de la cathédrale, la strada del carmina jusqu’à s nicola (basilique) ; via venezzi : promenade qui longe les remparts et desced vers piazza del ferrasse (vue sur la mer). Piazz mercantile
Lungomare : en front de mer / teatro margherita (sur pilotis, 1914)
4ème étage du palazzo della provincia, 1935 avec tour de l’horloge (62,50m) : œuvres d’art byzantin
18 km parcourus
Nuitée Bari airbnb
J 13 : Samedi 13/6 Départ Bari
Vol 11h20 ETA 18h25 MRS (escale Rome 4h30) Le 2ème vol est annulé et on l’apprend 2 jours avant. Nous sommes rebookées sur un vol Bari-Munich puis Munich Marseille
Budget par personne sur la base de 2 personnes (pour les chambres en particulier)
Transport :370 (avion compris)
Nuitées : 290
Nourriture 190
Excursion 10
Total 775 euros pour 13 jours depuis Marseille
Le top 5
Monopoli, ses ruelles pavées étroites, balcons en fer forgé
Alberobello (trulli)
Matera
Les insolites : impossible d’ouvrir la porte du train pour sortir à une station
Autel de la basilique de Bari
Cathédrale de Bari avec une tour ressemblant à celle d’un château
Erreur sur la gare : Cisternino Citta versus Cisternino
Plus ou moins valables : Brindisi, 15 euros pour une petite rando à Matera
Les rencontres : l’Italien en stop entre Cisternino citta et cisternino
L’italienne à Martina Franca qui a appelé le propriétaire pour que l’on puisse entrer dans le logement
Vieilles portes dans les Pouilles
Cette pierre, surnommée « pierre douce », a permis aux architectes des XVIIe et XVIIIe siècles de créer le barocco leccese, un style caractérisé par une exubérance sculpturale visible sur des monuments emblématiques comme la basilique Santa Croce et la piazza del Duomo
La campagne autour de Martina Franca comporte de nombreux édifices en pierre sèche, dits trulli, ayant servi autrefois d’habitations permanentes ou temporaires aux paysans. Dans certains trulli, le mur de façade a été rehaussé de façon à dissimuler la base des cônes de toiture et donner l’illusion d’une maison classique.